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‎Melun (Armand, Vicomte de), Le Camus (Comte)‎

Reference : 3993

(1891)

‎Mémoires du vicomte Armand de Melun. Revus et mis en ordre par le Comte Le Camus.‎

‎ 1891 1891 Ancienne Librairie Religieuse H. Oudin, J. Leday et Cie, Paris, 1891.Deuxième parie seule.In-8 broché, [3ff.], 376 pages non coupée.Légère déchirure au mors, bon exemplaire néanmoins.‎


‎ La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné. La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné. ‎

Librairie Ancienne et Moderne P. Frérot - Caen

Phone number : 02 31 86 36 38

EUR20.00

‎Gotteland (Andrée), Camus (Georges)‎

Reference : 8785

(1997)

‎Cadrans solaires de Paris. ‎

‎ 1997 Paris, CNRS, 1997. Un volume in-8 broché, couverture illustrée, 223 pages, illustrations en n&b. Très bon état. ‎


‎ La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné. ‎

Librairie Ancienne et Moderne P. Frérot - Caen

Phone number : 02 31 86 36 38

EUR20.00

‎Quéant (Olivier) (publié sous la direction de), Camus, Barrault, Dussane, Green, Kemp, Cocteau, Maulnier, ‎

Reference : 1789

(1953)

‎Théâtre de France III.‎

‎ 1953 1953 Publications de France, Paris, 1953. 1 volume in-4 cartonné avec jaquette. Bon état‎


‎ La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné. La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné. ‎

Librairie Ancienne et Moderne P. Frérot - Caen

Phone number : 02 31 86 36 38

EUR70.00

‎CAMUS Albert‎

Reference : 46995

(1950)

‎Les justes‎

‎Gallimard, Paris 1950, 11,5x18cm, reliure de l'éditeur.‎


‎Edition originale, un des 1050 exemplaires numérotés sur alfa mousse. Reliure de l'éditeur en plein cartonnage réalisée d'après la maquette originale de Mario Prassinos. Précieux et magnifique envoi autographe signé d'Albert Camus à René Char : " à René Char, frère de ceux-ci, dont il a fait toute la route avec l'admiration et l'affection de son ami. / Albert Camus". «Je tiens René Char pour notre plus grand poète vivant etFureur et mystèrepour ce que la poésie française nous a donné de plus surprenant depuis lesIlluminationsetAlcools» (Albert Camus, préface à l'édition allemande desPoésiesde René Char, 1959). L'amitié entre Albert Camus et René Char figure parmi les plus belles et fructueuses de la littérature française. Rien ne semblait destiner l'écrivain journaliste algérois et le poète provençal à se rencontrer et encore moins à s'apprécier. Camus n'entendait rien à la poésie et Char n'avait aucun goût pour le roman, ceux de Maurice Blanchot mis à part. Pourtant, c'est par leurs uvres respectives que les deux artistes se découvrent et s'apprécient. Ainsi avant Camus et Char se rencontrent Caligula et Hypnos, illustrant tous deux la responsabilité du poète face à la violence du monde. «Dans nos ténèbres, il n'y a pas une place pour la Beauté. Toute la place est pour la Beauté.» (Char,Feuillets d'Hypnos). C'est cette exigence commune de la Beauté comme réponse politique à la démesure des idéologies qui unit les deux artistes au sortir de la guerre. Ferment de leur amitié, cette première «reconnaissance» inaugure une correspondance de douze années au fil de laquelle croît leur affection mutuelle et se révèlent leur convergences artistiques: «Je crois que notre fraternité - sur tous les plans - va encore plus loin que nous l'envisageons et que nous l'éprouvons.» (Char à Camus, 3 novembre 1951). «Quelle bonne et profonde chose que de se détacher peu à peu de tout ce et tous ceux qui ne méritent rien et de reconnaître peu à peu à travers les années et les frontières une famille d'esprits. Comme on se sent beaucoup tout d'un coup à être enfin quelques-uns...» (Camus à Char, 26 février 1950) Ces «quelques-uns», référence à la citation de Gide: «Je crois à la vertu du petit nombre; le monde sera sauvé par quelques-uns», Char et Camus tenteront de les rassembler en fondant ensemble la revueEmpédocle: «Il est peut-être temps que les quelques-uns dont parlait Gide se réunissent» écrit Camus à Guilloux en janvier 1949. Ils publieront des écrits de Gracq, Melville, Grenier, Guilloux, Blanchot, Ponge, Rilke, Kafka... Les dissensions internes auront rapidement raison de la revue, et c'est ensemble qu'ils abandonneront le projet. Leur amitié, elle, est sans ombre. Les deux hommes se retrouvent régulièrement en Provence, terre natale de Char et devenue, grâce à lui, le pays d'adoption de Camus. Ils partagent leurs manuscrits, se confient leur doutes: «Plus je produis et moins je suis sûr. Sur le chemin où marche un artiste, la nuit tombe de plus en plus épaisse. Finalement, il meurt aveugle. Ma seule foi est que la lumière l'habite, au-dedans, et qu'il ne peut la voir, et qu'elle rayonne quand même. Mais comment en être sûr. C'est pourquoi il faut bien s'appuyer sur l'ami, quand il sait et comprend, et qu'il marche lui-même du même pas.» Ils se dédient leurs uvres (la réédition desFeuillets d'HypnosetActuelles) et s'adressent sur chaque nouvel exemplaire des dédicaces qui, chacune, scellent leur fraternité d'armes et d'âme. «à René Char qui aide à vivre, en attendant notre royaume, son ami et son frère en espoir.» (manuscrit deLa Peste) «Pour Albert Camus, un des très rares hommes que j'admire et que j'aime et dont l'uvre est l'honneur de ce temps. René Char» (Fureur et mystère) «[à RENÉ CHAR], frère de route, ce livre de bord d'un commun voyage vers le temps des hommes, en attendant midi. Affectueusement Albert Camus» (Actuelles I) «Pour Albert Camus, dont l'amitié et l'uvre forment une Présence qui éclaire et fortifie les yeux» (Art bref) «Ah si seulement les poètes consentaient à redevenir ce qu'ils étaient autrefois: des voyants qui nous parlent de ce qui est possible... Que ne nous donnent-ils l'avant-goût des vertus à venir. Nietzsche». «A vous cher René, seul poète de votre temps à avoir répondu à cet appel, de la part de votre frère fidèle, A. C.» (Actuelles II) Cette communion atteint son paroxysme à la sortie desJusteset desMatinaux: «Le premier exemplaire desMatinauxsur papier de tête sera pour vous et envoyé par mes soins [...] Si tant est qu'un livre est écrit pour quelqu'un, c'est pour vous que celui-ci l'est (écrit et respiré). C'est un rare visage, affectionné et admiré, que celui que la pensée et le cur appliquent sur la terre d'un livre. Tel est le vôtre.» Camus répond par cette dédicace sur le grand papier desJustes: «à René Char, le premier sur la route du soleil, C[esJustes] qui attendaient sesMatinauxpour être enfin justifiés, avec la fraternelle amitié d'Albert Camus.» Avant cet exemplaire, Camus avait déjà fait envoyer à Char un service de presse, sans dédicace «pour vous faire patienter. Celui que je vous réserve m'attend à Paris et je pourrai vous le dédicacer à loisir». Notre exemplaire, lui, a sans doute été adressé en octobre 1953 avec les autres «reliés» (les cartonnages Prassinos - cf.lettre du 23 octobre 1953). Rédigée à cette date, la dédicace de Camus sur cette uvre prend alors une nouvelle ampleur : dernier opus du cycle sur la révolte,Les Justesannonce la grande uvre théorique de Camus,L'Homme révolté,qui lui vaut les foudres et l'inimitié de l'intelligentsia française, dont Sartre. Camus est très profondément affecté par la violente incompréhension de ses pairs. René Char, confident de la longue maturation de l'uvre, est un des rares à défendre publiquement «ce grand livre de secours, pathétique et net comme une tête trépanée». Peu de temps avant la sortie du livre, Char achevant la lecture du manuscrit, écrivait une lettre prophétique à son ami: «Après avoir lu et relu votreHomme révolté, j'ai cherché qui et quelle uvre de cet ordre - le plus essentiel - avait pouvoir d'approcher de vous et d'elle en ce temps? Personne et aucune uvre. [...] j'ai admiré à quelle hauteur familière (qui ne vous met pas hors d'atteinte, et en vous faisant solidaire, vous expose à tous les coups) vous vous êtes placé pour dévider votre fil de foudre et de bon sens. Quel généreux courage! [...] Comme c'est magnifique de s'enfoncer dans la vérité.» C'est justement cette vérité confrontée à sa propre violence dont traiteLes Justesauquel Camus consacre d'ailleurs un chapitre entier de son essai. A propos desJustes, Char écrivait en 1949: «une grande uvre dont le cur persistant n'a fait que commencer de battre». En 1951, il s'engage «dans le grand combat [commencé dansL'Homme révolté] des seuls arguments - actions valables pour le bienfait de l'homme, de sa conservation en risque et en mouvement.» En l'incluant par sa dédicace dans cesJustes, Camus lui témoigne bien sûr sa reconnaissance pour son soutien mais plus encore souligne leur appartenance commune à l'infime communauté des «quelques-uns». A l'instar de cette lettre qu'il adresse à Char le 26 octobre 1951, après la parution deL'Homme révolté: «Vous savez du moins que vous n'êtes pas seul dans cette recherche. Ce que vous savez peut-être mal c'est à quel point vous êtes un besoin pour ceux qui vous aiment et, qui sans vous, ne vaudraient plus grand chose. Je parle d'abord pour moi qui ne me suis jamais résigné à voir la vie perdre de son sens, et de son sang. [...] On parle de la douleur de vivre. Mais ce n'est pas vrai, c'est la douleur de ne pas vivre qu'il faut dire. [...] Sans vous, sans deux ou trois êtres que je respecte et chéris, une épaisseur manquerait définitivement aux choses. Peut-être ne vous ai-je pas assez dit cela, [...]. Il y a si peu d'occasions d'amitié vraie aujourd'hui que les hommes en sont devenus trop pudiques, parfois.» A la mort de Camus, Char publieLa postérité du soleil,leur uvre commune écrite en 1952, hommage à leur amitié et à : «cet arrière-pays qui est à l'image du nôtre, invisible à autrui». Bel exemplaire d'une exceptionnelle provenance. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR25,000.00

‎CAMUS (Albert)‎

Reference : 6701

(1950)

‎Correspondance adressée à Jean-Louis Barrault et son épouse Madeleine Renaud‎

‎1950 à 1959 6 LAS d'1 page, formant un ensemble de 7 pp., dont 4 sur feuillets in-8 (3 sur papier à en-tête de la nrf), 1 sur une carte in-16 au nom d'Albert Camus et 1 sur un feuillet in-4 Correspondance inédite constituée de 6 lettres autographes signées adressées à Jean-Louis Barrault, et pour une d'entre elles également à son épouse Madeleine Renaud. Elle éclaire lune des grandes passions de la vie de Camus : le théâtre auquel il s'était consacré dès les premières heures à Alger. La collaboration Barrault-Camus se limitera à la mise en scène par le premier de L'Etat de siège, créé le 27 octobre 1948 au Théâtre Marigny, dont Jean-Louis fut le directeur de 1946 à 1956. Ce fut un échec retentissant malgré la musique dArthur Honegger et les costumes de Balthus. "Mon premier chagrin de théâtre", dira le metteur en scène. Ce revers nentacha pas leur amitié, mais ils ne réitérèrent pas lexpérience, en dépit des nombreuses sollicitations de Jean-Louis. La correspondance, empreinte de chaleur et daffection, coïncide avec le retour de Camus au théâtre, dont la littérature et le journalisme lavaient momentanément éloigné. La compagnie Jean-Louis Barrault-Madeleine Renaud partageait alors son temps entre le Théâtre de Marigny et la vie itinérante. Camus, lui, sétait lancé de 1953 à 1959, dans une série dadaptations théâtrales, dont Les Esprits de Pierre Larivey, auteur du XVIe siècle, et Les Possédés de Dostoïevski... Provenance : Collection Fred Feinsilber (Sotheby's, 12 octobre 2006, n°374) 1. LAS à Jean Louis Barrault, 2 pp. in-8 sur papier à en-tête de la nrf, 31 août [1950]. Très belle lettre autographe dans laquelle Camus annonce ne pas se sentir "grand coeur pour travailler de nouveau et personnellement au théâtre" suite à l'échec de L'Etat de siège. Camus félicite Jean-Louis Barrault pour sa mise en scène des Mains Sales de Sartre, représenté à Rio de Janeiro en 1950 et évoque son séjour en Amérique Latine entrepris à l'été 1949. 2. LAS à Jean Louis Barrault, 1 p. in-8 sur papier à en-tête de la nrf, s.d. [circa début des années 1950] Albert Camus envoie un tapuscrit de son adaptation des Esprits de Pierre de Larivey, pièce qui fut finalement créée au festival d'Angers en juin 1953 dans une mise en scène de Marcel Herrand (qui venait de décéder), de Jean Marchat et d'Albert Camus. Il est également question de L'Impromptu, pièce de jeunesse, dont Camus voulait faire une commedia dellarte. 3. LAS à Jean Louis Barrault, , 1 p. in-4, s.d. [début 1952] Albert Camus remercie Jean-Louis Barrault pour sa lettre concernant L'Homme révolté (paru en octobre 1951) : "Ce livre m'a coûté la moitié de mon sang et m'a rendu à certains égards plus solitaire que jamais. C'est pourquoi j'aime qu'on l'aime et qu'on m'y rejoigne et ce que tu me dis m'a fortifié" et s'excuse d'être indisponible en raison de la visite de sa mère. 4. LAS à Jean Louis Barrault et Madeleine Renaud, 1 p. in-8 sur papier à en-tête de la nrf, 1 octobre 1952. Albert Camus ne peut assister à une réception donnée par Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault à Paris et leur souhaite un beau succès pour la représentation d'Occupe-toi d'Amélie de Georges Feydeau au Ziegfeld Theatre à New York. La pièce mise en scène par Jean-Louis Barrault fut jouée du 24 novembre au 20 décembre 1952. Jean-Louis et Madeleine y tenaient les rôles principaux de Mouilletu et d'Amélie. 5. LAS à Jean Louis Barrault, 1 p. in-8 sur papier à en-tête de la nrf, 25novembre 1955. Albert Camus recommande une actrice nommée Rebowska. 6. LAS à Jean Louis Barrault, 1 p. in-16 sur carton au nom d'Albert Camus, 12 avril 1959. Albert Camus refuse une nouvelle proposition de collaboration de Jean-Louis Barrault après à la création des Possédés sur le théâtre Antoine, adapté du roman de Dostoïevski et mis en scène par Albert Camus avec Pierre Vaneck dans le rôle de Nicolas Stavroguine et Catherine Sellers dans celui de Maria Timopheievna Lebiadkine. Jean-Louis Barrault devait initialement coproduire à 50/50 les Possédés, mais se désista. Camus conclut finalement avec Simone Berriau, la directrice du Théâtre Antoine. Retranscription des lettres sur demande.‎


‎. ‎

Librairie Faustroll - Paris

Phone number : 06 67 17 08 42

EUR7,500.00

‎CAMUS Albert & COLLECTIF‎

Reference : 71217

(1936)

‎Révolte dans les Asturies‎

‎Pour les amis du théâtre du travail, Alger 1936, 14x19,5cm, broché.‎


‎Très rare édition originale de cette pièce en quatre actes, première uvre de Camus publiée collectivement avec sa troupe du Théâtre du Travail, Jeanne-Paule Sicard, Bourgeois et Poignant. Bel exemplaire de cette uvre d'apparence modeste et pourtant fondatrice de toute l'uvre de Camus. Notre exemplaire est présenté dans une chemise en demi maroquin maroquin noir, dos lisse, plats de papier, étui du même papier bordé de maroquin noir, ensemble signé de Boichot. Bien plus qu'une simple collaboration de jeunesse, Révolte dans les Asturies est la véritable première uvre d'Albert Camus, écrivain humaniste, dramaturge engagé, philosophe de l'absurde, révolté politique et solidaire. En effet, aucune première tentative littéraire ne porte comme cette Révolte, toute la puissance poétique et politique d'un écrivain appelé à marquer son siècle par ses écrits et son acuité intellectuelle. Presqu'entièrement composée par Camus (seuls les textes de radio, l'interrogatoire de l'acte IV et la scène du conseil des ministres ne sont pas de sa main), cette uvre dite collective, l'est surtout par le désir de solidarité et de communauté humaine du jeune Camus qui, dès l'avant-propos, minimise son évidente paternité de l'uvre?: «?Essai de création collective, disons-nous. C'est vrai. Sa seule valeur vient de là.?». Cette passion pour la réalisation en commun, que Camus découvre dans le football et qu'il tente de retrouver dans le théâtre, constitue un fondement de la pensée de l'auteur de La Peste et du Premier homme. Révolte dans les Asturies, cet «?essai de création collective?» éditée par «?E.C. pour les amis du théâtre du travail?» porte, sur sa couverture même, l'idéal camusien d'une société unie, non individualiste et pourtant combative et solidaire. Et, lorsque Fréminville s'étonnera de ce coquet mais transparent anonymat d'une uvre dont «?il suffit de lire dix lignes pour reconnaitre [le] style [de Camus]?» celui-ci rétorquera?: «?Il serait peut-être temps de revenir à la supériorité de l'uvre sur l'artisan?». Aucun nom ne parait donc sur l'uvre imprimée, même l'éditeur se résume à deux initiales que certains se plaisent à traduire par «?Éditions Camus?». En réalité, derrière E.C. se cache un jeune homme de 21 ans encore inconnu, Edmond Charlot, ami de lycée d'Albert. Comme Camus, il doit à Jean Grenier sa vocation et comme Camus, il débute avec cette uvre anonyme sa carrière d'éditeur. Sans local ni argent, il réussit à faire tirer par un imprimeur bienveillant, Emmanuel Andréo, 500 fragiles opuscules, écoulés en deux semaines mais dont très peu d'exemplaires résisteront aux violents bouleversements du siècle. Cette première collaboration marquera le début d'une des plus fidèles amitiés éditoriales entre Camus et son éditeur algérien qui publiera quelques mois plus tard, la première uvre personnelle de son ami, L'Envers et l'Endroit, puis deviendra, par la suite, l'indispensable relais méditerranéen de l'écrivain exilé loin de sa terre natale. Cette rencontre capitale aurait pu ne pas avoir lieu. Révolte dans les Asturies, initialement conçue comme un «?canevas [sur lequel] les acteurs seraient invités à broder [...] à la manière de la commedia dell'Arte?» (Albert Camus par Olivier Todd) n'avait pas vocation à être imprimée, comme le précise Camus dans son avant-propos, «?Le théâtre ne s'écrit pas ou alors c'est un pis-aller.?». La publication, décidée à la suite de l'interdiction de représentation par les autorités algéroises d'extrême-droite est donc un geste politique fort qui fait suite et écho au thème de la pièce. Inspiré de la violente répression espagnole contre des mineurs l'année précédente qui fit près de 2000 victimes, le sujet choisi par Camus témoigne en effet de son très précoce engagement actif pour la liberté. Il fera preuve du même courage dans ses écrits de résistance de Combats et Lettre à un ami allemand, autant que dans ses prises de positions solidaires contre la peine de mort, ou solitaires pour une utopique alliance franco-arabe dans une Algérie déchirée. C'est d'ailleurs «?au profit de l'enfance malheureuse européenne et indigène?» que doit se jouer ce premier spectacle à l'heure où aucun des futurs intellectuels militants pour l'indépendance algérienne ne se préoccupent encore de la grande injustice raciale du département français d'Algérie. Bien que jamais revendiquée par Camus comme sa véritable première uvre, cette pièce anonyme est traversée par la lumineuse personnalité de son jeune auteur. Mais, si cette Révolte trouve une place légitime en première ligne de l'uvre camusienne, c'est sans doute à travers l'avant-propos qu'il rédige dans l'urgence à l'annonce de l'interdiction de représentation. «?Ne pouvant être jouée, elle sera lue du moins?» écrit Camus, invitant le lecteur à «?traduire en formes, en mouvements, et en lumières ce qui est ici suggéré?» puis «?à remettre à sa vraie place cet essai?». Ainsi présente-t-il cette première tentative littéraire sous la triple égide du théâtre, du récit et de l'essai, les trois modèles d'écriture qui définiront son uvre à venir. Plus encore, cette introduction sous forme de manifeste semble annoncer les trois grands thèmes programmatiques qui guideront le travail de l'écrivain humaniste, le cycle de l'Absurde, de la Révolte et celui, inachevé, de l'Amour?: «?[cet essai] introduit l'action dans un cadre qui ne lui convient guère?: le théâtre. Il suffit d'ailleurs que cette action conduise à la mort, comme c'est le cas ici, pour qu'elle touche à une certaine forme de grandeur qui est particulière aux hommes?: l'absurdité. Et c'est pourquoi, s'il nous fallait choisir un autre titre, nous prendrions La Neige. [...] Il y a deux ans, elle s'étendit sur ceux de nos camarades qui furent tués par les balles de la Légion. L'histoire n'a pas gardé leurs noms.?» - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR10,000.00

‎CAMUS Albert‎

Reference : 46996

(1958)

‎L'envers et l'endroit‎

‎Gallimard, Paris 1958, 11,5x18cm, reliure de l'éditeur.‎


‎Nouvelle édition imprimée à 550 exemplaires numérotés sur vélin labeur. Reliure de l'éditeur en plein cartonnage réalisé d'après la maquette originale de Paul Bonet. Précieux et superbe envoi autographe signé d'Albert Camus à René Char, réalisé quelques mois avant sa mort soudaine en janvier 1960 : "à vous cher René, ces confidences, et une amitié du même cur, fraternellement. / Albert Camus. / Juin 59". A la remise de son prix Nobel, Camus déclarait en conférence de presse: "Notre plus grand poète français selon moi, je veux dire René Char, qui est pour moi non seulement un poète, un grand poète et un écrivain d'immense talent, mais qui est pour moi comme un frère. (...) Depuis Apollinaire(...) il n'y a pas eu dans la littérature française de révolution comparable à celle qu'a accomplie René Char." L'amitié entre Albert Camus et René Char figure parmi les plus belles et fructueuses de la littérature française. Rien ne semblait destiner l'écrivain journaliste algérois et le poète provençal à se rencontrer et encore moins à s'apprécier. Camus n'entendait rien à la poésie et Char n'avait aucun goût pour le roman, ceux de Maurice Blanchot mis à part. Pourtant, c'est par leurs uvres respectives que les deux artistes se découvrent et s'apprécient. Ainsi avant Camus et Char se rencontrent Caligula et Hypnos, illustrant tous deux la responsabilité du poète face à la violence du monde. «Dans nos ténèbres, il n'y a pas une place pour la Beauté. Toute la place est pour la Beauté.» (Char, Feuillets d'Hypnos). C'est cette exigence commune de la Beauté comme réponse politique à la démesure des idéologies qui unit les deux artistes au sortir de la guerre. Ferment de leur amitié, cette première «reconnaissance» inaugure une correspondance de douze années au fil de laquelle croît leur affection mutuelle et se révèlent leur convergences artistiques: «Je crois que notre fraternité - sur tous les plans - va encore plus loin que nous l'envisageons et que nous l'éprouvons.» (Char à Camus, 3 novembre 1951). «Quelle bonne et profonde chose que de se détacher peu à peu de tout ce et tous ceux qui ne méritent rien et de reconnaître peu à peu à travers les années et les frontières une famille d'esprits. Comme on se sent beaucoup tout d'un coup à être enfin quelques-uns...» (Camus à Char, 26 février 1950) Ces «quelques-uns», référence à la citation de Gide: «Je crois à la vertu du petit nombre; le monde sera sauvé par quelques-uns», Char et Camus tenteront de les rassembler en fondant ensemble la revue Empédocle: «Il est peut-être temps que les quelques-uns dont parlait Gide se réunissent» écrit Camus à Guilloux en janvier 1949. Ils publieront des écrits de Gracq, Melville, Grenier, Guilloux, Blanchot, Ponge, Rilke, Kafka... Les dissensions internes auront rapidement raison de la revue, et c'est ensemble qu'ils abandonneront le projet. Leur amitié, elle, est sans ombre. Les deux hommes se retrouvent régulièrement en Provence, terre natale de Char et devenue, grâce à lui, le pays d'adoption de Camus. Ils partagent leurs manuscrits, se confient leur doutes: «Plus je produis et moins je suis sûr. Sur le chemin où marche un artiste, la nuit tombe de plus en plus épaisse. Finalement, il meurt aveugle. Ma seule foi est que la lumière l'habite, au-dedans, et qu'il ne peut la voir, et qu'elle rayonne quand même. Mais comment en être sûr. C'est pourquoi il faut bien s'appuyer sur l'ami, quand il sait et comprend, et qu'il marche lui-même du même pas.» Ils se dédient leurs uvres (la réédition des Feuillets d'Hypnos et Actuelles) et s'adressent sur chaque nouvel exemplaire des dédicaces qui, chacune, scellent leur fraternité d'armes et d'âme. «à René Char qui aide à vivre, en attendant notre royaume, son ami et son frère en espoir.» (manuscrit de La Peste) «Pour Albert Camus, un des très rares hommes que j'admire et que j'aime et dont l'uvre est l'honneur de ce temps. René Char» (Fureur et mystère) «[à RENÉ CHAR], frère de route, ce livre de bord d'un commun voyage vers le temps des hommes, en attendant midi. Affectueusement Albert Camus» (Actuelles I) «Pour Albert Camus, dont l'amitié et l'uvre forment une Présence qui éclaire et fortifie les yeux» (Art bref) «Ah si seulement les poètes consentaient à redevenir ce qu'ils étaient autrefois: des voyants qui nous parlent de ce qui est possible... Que ne nous donnent-ils l'avant-goût des vertus à venir. Nietzsche». «A René Char, frère de ceux-ci, dont il a fait toute la route avec l'admiration et l'affection de son ami. / Albert Camus» A la mort de Camus, Char publieLa postérité du soleil,leur uvre commune écrite en 1952, hommage à leur amitié et à : «cet arrière-pays qui est à l'image du nôtre, invisible à autrui». Très bel exemplaire d'une exceptionnelle provenance. Merci de nous contacter 24 heures à l'avance si vous souhaitez voir cet ouvrage à la librairie. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR15,000.00

‎CAMUS Albert‎

Reference : 46997

(1950)

‎Noces‎

‎Gallimard, Paris 1950, 11,5x18cm, reliure de l'éditeur.‎


‎Nouvelle édition imprimée à 1050 exemplaires numérotés sur vélin Navarre de Voiron. Reliure de l'éditeur en plein cartonnage réalisé d'après la maquette originale de Mario Prassinos. Précieux et important envoi autographe signé d'Albert Camus à René Char: «à René Char, ces premières Noces, avec le meilleur du cur. Albert Camus». L'amitié entre Albert Camus et René Char figure parmi les plus belles et fructueuses de la littérature française. Rien ne semblait destiner l'écrivain journaliste algérois et le poète provençal à se rencontrer et encore moins à s'apprécier. Camus n'entendait rien à la poésie et Char n'avait aucun goût pour le roman, ceux de Maurice Blanchot mis à part. Pourtant, c'est par leurs uvres respectives que les deux artistes se découvrent et s'apprécient. Ainsi avant Camus et Char se rencontrent Caligula et Hypnos, illustrant tous deux la responsabilité du poète face à la violence du monde. «Dans nos ténèbres, il n'y a pas une place pour la Beauté. Toute la place est pour la Beauté.» (Char, Feuillets d'Hypnos). C'est cette exigence commune de la Beauté comme réponse politique à la démesure des idéologies qui unit les deux artistes au sortir de la guerre. Ferment de leur amitié, cette première «reconnaissance» inaugure une correspondance de douze années au fil de laquelle croît leur affection mutuelle et se révèlent leur convergences artistiques: «Je crois que notre fraternité - sur tous les plans - va encore plus loin que nous l'envisageons et que nous l'éprouvons.» (Char à Camus, 3 novembre 1951). «Quelle bonne et profonde chose que de se détacher peu à peu de tout ce et tous ceux qui ne méritent rien et de reconnaître peu à peu à travers les années et les frontières une famille d'esprits. Comme on se sent beaucoup tout d'un coup à être enfin quelques-uns...» (Camus à Char, 26 février 1950) Ces «quelques-uns», référence à la citation de Gide: «Je crois à la vertu du petit nombre; le monde sera sauvé par quelques-uns», Char et Camus tenteront de les rassembler en fondant ensemble la revue Empédocle: «Il est peut-être temps que les quelques-uns dont parlait Gide se réunissent» écrit Camus à Guilloux en janvier 1949. Ils publieront des écrits de Gracq, Melville, Grenier, Guilloux, Blanchot, Ponge, Rilke, Kafka... Les dissensions internes auront rapidement raison de la revue, et c'est ensemble qu'ils abandonneront le projet. Leur amitié, elle, est sans ombre. Les deux hommes se retrouvent régulièrement en Provence, terre natale de Char et devenue, grâce à lui, le pays d'adoption de Camus. Ils partagent leurs manuscrits, se confient leur doutes: «Plus je produis et moins je suis sûr. Sur le chemin où marche un artiste, la nuit tombe de plus en plus épaisse. Finalement, il meurt aveugle. Ma seule foi est que la lumière l'habite, au-dedans, et qu'il ne peut la voir, et qu'elle rayonne quand même. Mais comment en être sûr. C'est pourquoi il faut bien s'appuyer sur l'ami, quand il sait et comprend, et qu'il marche lui-même du même pas.» Ils se dédient leurs uvres (la réédition des Feuillets d'Hypnos et Actuelles) et s'adressent sur chaque nouvel exemplaire des dédicaces qui, chacune, scellent leur fraternité d'armes et d'âme. «à René Char qui aide à vivre, en attendant notre royaume, son ami et son frère en espoir.» (manuscrit de La Peste) «Pour Albert Camus, un des très rares hommes que j'admire et que j'aime et dont l'uvre est l'honneur de ce temps. René Char» (Fureur et mystère) «[à RENÉ CHAR], frère de route, ce livre de bord d'un commun voyage vers le temps des hommes, en attendant midi. Affectueusement Albert Camus» (Actuelles I) «Pour Albert Camus, dont l'amitié et l'uvre forment une Présence qui éclaire et fortifie les yeux» (Art bref) «Ah si seulement les poètes consentaient à redevenir ce qu'ils étaient autrefois: des voyants qui nous parlent de ce qui est possible... Que ne nous donnent-ils l'avant-goût des vertus à venir. Nietzsche». «ARené Char, frère de ceux-ci, dont il a fait toute la route avec l'admiration et l'affection de son ami. / Albert Camus» Notre exemplaire, lui, a sans doute été adressé en octobre 1953 avec les autres « reliés » (les cartonnages Prassinos - cf. lettre du 23 octobre 1953). Camus avait déja adressé à Char un premier exemplaire de cette ode à son pays natal, initialement parue en 1939, bien avant leur rencontre : A René Char, pour ramener entre nous deux ces années où je ne le connaissais pas mais qui contenait déja les raisons de notre amitié.". Cette seconde dédicace sur "ces premières Noces" souligne combien cette oeuvre de jeunesse qui célèbre "les noces de l'homme avec le monde" est une révélation précoce de ce qu'ils nommeront leur "fraternité de planète". A la mort de Camus, Char publieLa postérité du soleil,leur uvre commune écrite en 1952, hommage à leur amitié et à : «cet arrière-pays qui est à l'image du nôtre, invisible à autrui». Très bel exemplaire d'une exceptionnelle provenance. Merci de nous contacter 24 heures à l'avance si vous souhaitez voir cet ouvrage à la librairie. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎CAMUS, ALBERT. - [PRESENTATION-COPY WITH A MOST SPLENDID PROVENANCE]‎

Reference : 58192

‎L'Été. Les essais LXVIII.‎

‎Paris, Gallimard, 1954. Uncut in the original printed wrappers. Excellent copy. First edition, Service de presse-copy, i.e. review-copy ("S.P" to bottom of title-page and to verso of back wrapper), with an excellent presentation-inscription, of Camus' magnificent and highly influential collection of essays entitled "Summer". <br><br>The copy is inscribed to Camus' close friend and ally in numerous respects, Jean Paulhan: "a Jean Paulhan/ en affectueuse pensée/ Albert Camus" on half-title. <br><br>The famous French writer, literary critic and publisher Jean Paulhan (1884-1964) shared many things with Camus, with whom he grew very close. Not only did he participate actively in the publication of Camus' first books by Gallimard, was one of the first to see the true value of Camus' "The Stranger", he was also a confidante of Camus, who considered Paulhan one of the main reasons that he became a proper author. <br><br>In a letter to Paulhan dated September 17, 1952, at the moment of break with Sartre, Camus writes: "Ever since I (thanks to you) became what is called an author, I have not ceased to be astonished by my brethren. Sometimes, it is true, in the sense of admiration. Today it is in another sense." (Depuis que je suis devenu (en peu grâce à vous) ce qu'on apelle écrivain, je n'ai pas cessé d'être étonné par mes confrères. Parfois dans le sens de l'admiration, il est vrai. Aujourd'hui c'est dans un autre sens.).<br><br>Paulhan was an early and active member of the French Resistance, director of the literary magazine Nouvelle Revue Française (NRF) (from 1925 to 1940 and again from 1946 to 1968) and a great translator of Malagasy poetry, which attracted the interest of the likes of Guillaume Apollinaire and Paul Éluard. He also wrote numerous works of literary criticism, "The Flowers of Tarbes, or Terror in Literature" (1941) probably being the most famous, and he wrote several autobiographical short stories. <br><br>After the war, Paulhan he founded "Cahiers de la Pléiade", and in 1953 he re-launched NRF.<br><br>Interestingly, especially in connection with Camus' famous essays in "L'été", which are devoted entirely to his beloved Algiers, Paulhan was loudly against independence for Algeria. He caused great controversy by opposing independence and supporting the French military during the Algerian War. This not only caused public problems for him, it also cost him on the personal front, as for instance Maurice Blanchot denounced him. <br><br>The essays in "L'été" are devoted to Algiers and represent a very personal side of Camus, who provides a marvelous poetic and humorous picture of the provincial simplicities of Oran and Algiers. For many Camus-devotees, "L'Été" constitutes one of the most beloved works, as it gives the feel of a certain intimacy with the author that few of his other works does. "In "Return to Tipasa", perhaps the most confessional essay in "Summer", which dates from a long trip to Algeria in December 1952, Camus issues his now famous testimony of survival - "In the depths of winter, I finally learned that within me lay an invincible summer" (Hawes: Camus, A Romance, 2009, pp. 181-82).‎


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‎[CAMUS (Albert)] FAULKNER (Wiliam)‎

Reference : 18154

(1956)

‎Requiem pour une nonne‎

‎ Paris, Gallimard, (8 octobre) 1956 1 vol. (130 x 195 mm) de 196 pp., [5] et 1 ff. Reliure moderne, dos lisse, couverture et dons conservés, étui bordé. Édition originale de la traduction française. Adaptation d'Albert Camus. Un des 85 exemplaires sur pur-fil -- celui-ci hors commerce.‎


‎Dans la correspondance de Faulkner, on trouve ce mot, date du 15 fevrier 1962 : a Ivan von Auw qui lui demande son accord en vue d'une production polonaise de la version de Requiem pour une nonne par Albert Camus, les droits (de 5%) devant etre egalement partages entre Mme Camus et lui-meme, il repond : « La piece etait essentiellement du Camus. J'accepte la proposition de Mme Camus, quelle qu'elle soit. » (William Faulkner, Lettres choisies, edition etablie par Joseph Blotner, traduit par Didier Coupaye et Michel Gresset, Gallimard, 1981, p. 457). "Albert Camus, faisant l'éloge des écrivains du Sud, fit un jour remarquer à l'un de ses amis que ce qu'il aimait dans leurs livres, c'était "la poussière et la chaleur". Et pour l'homme de l'Afrique du Nord, et de ses souvenirs éblouissant de Noces, ce monde où Paris ne peut jamais entrer, le sens de la couleur locale propre à Faulkner devait être particulièrement émouvant" (Alfred Kazin, The Stillness of Light in August, in Faulkner, : 3 decades of critiscism, pp.249-250). Et bien avant Requiem pour une nonne, et bien avant le Nobel - que Faulkner recevra également -, l'écrivain américain déclarait : "... je pense que Camus s'améliorera ; mais je pense que jamais Sartre ne s'améliorera" (Conférence à l'Université de Virginie, mai 1957). : "oui, je connais très bien Camus et le tiens en très hautre estime. C'est l'homme qui... fait toujours de ce que j'ai essayé de faire, à savoir fouiller... sa propre âme". Très logiquement, on retrouvera dans L'Hommage à Albert Camus, publié par la Nouvelle Revue Française le 1er mars 1960, la traduction de l'article de Faulkner intitulé "L'âme qui interroge" : il y reprend les thèmes essentiels de Camus et, se référant au télégramme envoyé après le Prix Nobel, revient sur "l'âme qui, constammment, se cherche et s'interroge [...]". Camus, de son côté, avouait dans une interview de 1945 à Janine Delpech que l'Etranger utilisait la technique romanesque de Faulkner et Steinbeck, et qu'il tenait Sanctuaire - dont Malraux avait rédigé la préface - pour un chef d'oeuvre. (Hommage de la NRF, p. 538). Enfin, pour un numéro spécial du Harvard Advocat consacré à Faulkner, Camus avait donné une lettre confirmant qu'il était "un grand admirateur de William Faulkner, dont je connais et pratique l'oeuvre depuis longtemps. Il est à mon avis votre plus grand écrivain ; le seul, il me semble, qui s'inscrive dans votre grande tradition littéraire du XIXe siècle [...] Je veux dire qu'il a crée son monde, reconnaissable entre mille et irremplaçable, comme l'avaient fait avant lui Dostoievski ou Proust. Sanctuaire et Pylône sont des chefs-d'oeuvre". (Yale French studies, n°25, Spring 1960, p.122). Bel exemplaire. ‎

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‎[CAMUS (Albert)] FAULKNER‎

Reference : 20290

(1956)

‎Requiem pour une nonne‎

‎ Paris, Gallimard, coll. « Le manteau d'arlequin », (8 octobre) 1956 1 vol. (120 x 190 mm) de 196 pp., [5] et 1 ff. Broché. Édition originale de la traduction française. Adaptation d'Albert Camus. Un des 85 exemplaires sur pur-fil (n°44). Pliure sur la 1e de couverture.‎


‎Dans la correspondance de Faulkner, on trouve ce mot, daté du 15 fevrier 1962 : a Ivan von Auw qui lui demande son accord en vue d'une production polonaise de la version de Requiem pour une nonne par Albert Camus, les droits (de 5%) devant etre egalement partages entre Mme Camus et lui-meme, il repond : « La piece etait essentiellement du Camus. J'accepte la proposition de Mme Camus, quelle qu'elle soit. » (William Faulkner, Lettres choisies, edition etablie par Joseph Blotner, traduit par Didier Coupaye et Michel Gresset, Gallimard, 1981, p. 457). "Albert Camus, faisant l'éloge des écrivains du Sud, fit un jour remarquer à l'un de ses amis que ce qu'il aimait dans leurs livres, c'était "la poussière et la chaleur". Et pour l'homme de l'Afrique du Nord, et de ses souvenirs éblouissant de Noces, ce monde où Paris ne peut jamais entrer, le sens de la couleur locale propre à Faulkner devait êtr particulièrement émouvant" (Alfred Kazin, The Stillness of Light in August, in Faulkner, : 3 decades of critiscism, pp.249-250). Et bien avant Requiem pour une nonne, et bien avant le Nobel - que Faulkner recevra à son tour en ?? -, l'écrivain américain déclarait : "... je pense que Camus s'améliorera ; mais je pense que jamais Sartre ne s'améliorera" (Conférence à l'Université de Virginie, mai 1957). : "oui, je connais très bien Camus et le tiens en très hautre estime. C'est l'homme qui... fait toujours de ce que j'ai essayé de faire, à savoir fouiller... sa propre âme". Très logiquement, on retrouvera dans L'Hommage à Albert Camus, publié par la Nouvelle Revue Française le 1er mars 1960, la traduction de l'article de Faulkner intitulé "L'âme qui interroge" : il y reprend les thèmes essentiels de Camus et, se référant au télégramme envoyé après le Prix Nobel, revient sur "l'âme qui, constammment, se cherche et s'interroge [...]". Camus, de son côté, avouait dans une interview de 1945 à Janine Delpech que l'Etranger utilisait la technique romanesque de Faulkner et Steinbeck, et qu'il tenait Sanctuaire - dont Malraux avait rédigé la préface - pour un chef d'oeuvre. (Hommage de la NRF, p. 538). Enfin, pour un numéro spécial du Harvard Advocat consacré à Faulkner, Camus avait donné une lettre confirmant qu'il était "un grand admirateur de William Faulkner, dont je connais et pratique l'oeuvre depuis longtemps. Il est à mon avis votre plus grand écrivain ; le seul, il me semble, qui s'inscrive dans votre grande tradition littéraire du XIXe siècle [...] Je veux dire qu'il a crée son monde, reconnaissable entre mille et irremplaçable, comme l'avaient fait avant lui Dostoievski ou Proust. Sanctuaire et Pylône sont des chefs-d'oeuvre". (Yale French studies, n°25, Spring 1960, p.122). ‎

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‎CAMUS Albert‎

Reference : 44375

(1954)

‎L'été‎

‎Gallimard, Paris 1954, 12x19cm, broché.‎


‎Edition originale, un des exemplaires du service de presse. Précieux envoi autographe signé d'Albert Camus à Maurice Blanchot : « avec l'amicale et très fidèle pensée d'Albert Camus ». Dos et plats légèrement et marginalement piqués et passés. « Trois ans pour faire un livre, cinq lignes pour le ridiculiser - et les citations fausses. » La réception de L'Etranger par les critiques fut pour Camus une douloureuse déception. Dans son refuge du Panelier, Camus reçoit les "feuilletons" que lui envoie Pascal Pia avec quelques commentaires souvent désabusés comme sur l'article d'Henriot paru dans le Temps : «Je n'avais jamais douté qu'Henriot fut un con. Il a tenu à confirmer cette opinion.»A côté de quelques articles élogieux que Gallimard tient à souligner : «La critique a été absurde en effet. Pourtant il y a eu un bon article d'Arland dans Coemedia et un autre également favorable dans la NRF.»Mais ce sont là des articles "Maison" et d'ailleurs pas nécessairement brillants: «Et quelques réserves que l'on fasse à l'égard de cette pensée (...) l'important est que la position de M. Camus soit sincère...» Camus n'en est pas dupe: «La critique: médiocre en zone libre, excellente à Paris. Finalement tout repose sur des malentendus.» Aussi lorsque Pia lui envoie l'article de Blanchot paru durant l'été 1942 (et repris dans Faux-pas en 1943) il ajoute cette appréciation: « Je crois que c'est jusqu'ici, ce qu'on a écrit de plus intelligent sur votre livre. » L'intérêt que se portent les deux écrivains est immédiat. Dès le mois d'août 1942, Camus se fait envoyer les deux romans de Blanchot et leur consacre un paragraphe dans son carnet : « Thomas découvre la mort en lui qui préfigure son avenir. (...) Tout s'éclaire - mais de la lumière sans éclat qui baigne les asphodèles du séjour mortel. » A l'automne, Blanchot consacre à nouveau une longue analyse à Sisyphe : «le livre de M. Camus mérite d'être apprécié un peu mieux que comme un livre littérairement remarquable.» Liés par une admiration mutuelle, Camus et Blanchot se rencontrent régulièrement au jury de la Pléiade ou aux comités de l'Arche et de Gallimard dont ils sont tous deux membres. Leurs parcours littéraires se font également parfois étrangement écho à l'instar de La Peste et du Très-Haut, « allégories politiques fondées sur le développement imaginaire d'une épidémie dans la cité », publiés à un an d'intervalle. En 1954, date de parution de L'Eté, Blanchot publie plusieurs analyses de l'uvre de Camus, réflexions critiques parfois sévères, mais procédant toujours d'une lecture attentive et rigoureuse qui témoigne de la proximité intellectuelle des deux hommes. A la mort de Camus, Blanchot lui rendra un vibrant hommage (repris plus tard dans L'Amitié): « La mort qui a frappé Camus (...) nous a rendus, dans une part profonde de nous-mêmes, déjà mourants, nous avons senti combien nous étions heureux d'être [son] contemporain et de quelle manière traîtresse ce bonheur se trouvait à la fois révélé et obscurci, davantage encore : comme si le pouvoir d'être contemporains de nous-mêmes, en ce temps auquel nous appartenions avec [lui], se voyait soudain altéré gravement.» - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎[CAMUS] - FAULKNER (Wiliam)‎

Reference : 17211

(1956)

‎Requiem pour une nonne‎

‎ Paris, Gallimard, (8 octobre) 1956. 1 vol. (125 x 190 mm) de 196 pp., [5] et 1 ff. Demi-maroquin marron foncé à bandes, dos lisse, titre doré, date en pied, tête dorée, couverture et dos conservés (reliure signée d'Alix). Edition originale. Un des 16 premiers exemplaires sur hollande (n°10). ‎


‎" Il est à mon avis votre plus grand écrivain ; le seul, il me semble, qui s'inscrive dans votre grande tradition littéraire du XIXe siècle [...] Je veux dire qu'il a crée son monde, reconnaissable entre mille et irremplaçable, comme l'avaient fait avant lui Dostoievski ou Proust. Sanctuaire et Pylône sont des chefs-d'oeuvre" (Albert Camus, in Yale French studies, n°25, Spring 1960, p.122). Dans la correspondance de Faulkner, on trouve ce mot, date du 15 fevrier 1962 : a Ivan von Auw qui lui demande son accord en vue d'une production polonaise de la version de Requiem pour une nonne par Albert Camus, les droits (de 5%) devant etre egalement partages entre Mme Camus et lui-meme, il repond : « La piece etait essentiellement du Camus. J'accepte la proposition de Mme Camus, quelle qu'elle soit. » (William Faulkner, Lettres choisies, edition etablie par Joseph Blotner, traduit par Didier Coupaye et Michel Gresset, Gallimard, 1981, p. 457). "Albert Camus, faisant l'éloge des écrivains du Sud, fit un jour remarquer à l'un de ses amis que ce qu'il aimait dans leurs livres, c'était "la poussière et la chaleur". Et pour l'homme de l'Afrique du Nord, et de ses souvenirs éblouissant de Noces, ce monde où Paris ne peut jamais entrer, le sens de la couleur locale propre à Faulkner devait êtr particulièrement émouvant" (Alfred Kazin, The Stillness of Light in August, in Faulkner, : 3 decades of critiscism, pp.249-250). Et bien avant Requiem pour une nonne, et bien avant le Nobel - que Faulkner recevra à son tour en ?? -, l'écrivain américain déclarait : "... je pense que Camus s'améliorera ; mais je pense que jamais Sartre ne s'améliorera" (Conférence à l'Université de Virginie, mai 1957). : "oui, je connais très bien Camus et le tiens en très hautre estime. C'est l'homme qui... fait toujours de ce que j'ai essayé de faire, à savoir fouiller... sa propre âme". Très logiquement, on retrouvera dans L'Hommage à Albert Camus, publié par la Nouvelle Revue Française le 1er mars 1960, la traduction de l'article de Faulkner intitulé "L'âme qui interroge" : il y reprend les thèmes essentiels de Camus et, se référant au télégramme envoyé après le Prix Nobel, revient sur "l'âme qui, constammment, se cherche et s'interroge [...]". Camus, de son côté, avouait dans une interview de 1945 à Janine Delpech que l'Etranger utilisait la technique romanesque de Faulkner et Steinbeck, et qu'il tenait Sanctuaire - dont Malraux avait rédigé la préface - pour un chef d'oeuvre. (Hommage de la NRF, p. 538). Enfin, pour un numéro spécial du Harvard Advocat consacré à Faulkner, Camus avait donné une lettre confirmant qu'il était "un grand admirateur de William Faulkner, dont je connais et pratique l'oeuvre depuis longtemps. Il est à mon avis votre plus grand écrivain ; le seul, il me semble, qui s'inscrive dans votre grande tradition littéraire du XIXe siècle [...] Je veux dire qu'il a crée son monde, reconnaissable entre mille et irremplaçable, comme l'avaient fait avant lui Dostoievski ou Proust. Sanctuaire et Pylône sont des chefs-d'oeuvre". (Yale French studies, n°25, Spring 1960, p.122). ‎

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‎CAMUS, ALBERT. - [PRESENTATION-COPY FOR BELAMICH]‎

Reference : 57975

‎L'Homme révolté.‎

‎(Paris), Gallimard, (1951). 8vo. Uncut in the original printed wrappers. Light wear to extremities and light brownspotting to spine. Paper browned. All in all a nice and clean copy. Housed in an elegant grey half morocco chemise with siver lettering to spine and a creme paper slip-case (signed Devauchelle). 382, (2) pp. First edition, review-copy (Service de Presse-copy - "S. P." to bottom of title-page and on back cover) of "The Rebel", one of Camus' greatest works, with signed presentation-inscription to front free end-paper to one of his closest friends: "à André Belamich/ pour XXX(?) d'amitié/ affectueusement/ Albert Camus".<br><br>André Belamich was one of the people closest to Camus. They met in 1932, when Camus was merely 19 years old and they were both in high school. They joined the Algerian Communist Party together and both became forerunners of the famous Algerian School of progressive spirits.<br>Belamich also became a famous writer and has translated many important works into French, e.g. by Jane Austen, David Lawrence, and most notably Garcia Lorca, who he introduced to the French-speaking world. <br>The two young Algerians authors enjoyed a close, life-long friendship that did not die with Camus' tragic death. Belamich was with Camus when he received the Nobel Prize and stood by him his entire life. He has contributed to several Camus-biographies, and Camus' last, unfinished novel also reflects their long-standing friendship. <br><br>Famous for it's opening lines "What is a rebel? A man who says no: but whose refusal does not imply a renunciation. He is also a man who says yes as soon as he begins to think for himself. A slave who has taken orders all his life, suddenly decides that he cannot obey some new command. What does he mean by saying 'no'?", the novel addresses themes that have never lost their relevance, like terrorism, rebellion, art, etc., and counts as one of the great literary productions of the 20th century.‎


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‎CAMUS, ALBERT. - [PRESENTATION-COPY]‎

Reference : 58313

‎L'Été. Les essais LXVIII.‎

‎Paris, Gallimard, 1954. Uncut in the original printed wrappers. A very nice copy housed in a beautiful brown half morocco box with gilt lettering to spine and gilt super ex-libris to front board. First edition, Service de presse-copy, i.e. review-copy ("S.P" to bottom of title-page and to verso of back wrapper), of Camus' magnificent and highly influential collection of essays entitled "Summer", inscribed to the famous critic of literature and drama, the writer Guy Dumur (1921-1991): "à Guy Dumur/ l'une des/ [ÉTÉ]s [ÉTÉ being printed an L' crossed out in front, with s added in Camus' hand]/ son vieil et fidele ami/ Albert Camus" on half-title.<br><br>The younger Guy Dumur was a close friend of Camus, who hired him to work on "Combat" with him. It is reported that he had a great talent for discovering new talent. Since childhood, he was extremely passionate about the theatre and came to work with all the great dramatic figures in Paris at the time. He is also famous for a number of well respected novels. <br><br>The essays in "L'été" are devoted to Algiers and represent a very personal side of Camus, who provides a marvelous poetic and humorous picture of the provincial simplicities of Oran and Algiers. For many Camus-devotees, "L'Été" constitutes one of the most beloved works, as it gives the feel of a certain intimacy with the author that few of his other works does. "In "Return to Tipasa", perhaps the most confessional essay in "Summer", which dates from a long trip to Algeria in December 1952, Camus issues his now famous testimony of survival - "In the depths of winter, I finally learned that within me lay an invincible summer" (Hawes: Camus, A Romance, 2009, pp. 181-82).‎


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‎CAMUS (Albert) & CHAR (René)‎

Reference : 17859

(1965)

‎La Postérité du soleil‎

‎ Genève, Edwin Engelberts, Editions de l'Aire, 1965. 1 vol., en ff. Edition originale. Tirage unique à 120 exemplaires (n°76) numérotés et signés par l'éditeur, René Char et Henriette Grindat. ‎


‎La Postérité du soleil est née de l'amitié qui lia après la Libération Albert Camus et René Char. La correspondance des deux écrivains fait plusieurs fois allusion à ce projet de «livre sur le Vaucluse» qui serait la trace fidèle de leur fraternité. Ils en escomptaient une «joie durable». Mais le livre ne put paraître du vivant de Camus, bien que le manuscrit en fût prêt au début des années 1950, après que Char y eut apporté son «luttant et respirant» poème d'ouverture. Les fragments poétiques de Camus y accompagnaient et transfiguraient les photographies d'Henriette Grindat (1923-1986), artiste suisse venue rencontrer Char à L'Isle-sur-la-Sorgue, dans le but de donner un visage à «cette arrière pays qui est à l'image du nôtre, invisible à autrui» (Char). L'amitié entre Char et Camus se concrétisa de manière tout à fait originale dans la création de cet ouvrage publié après la mort de Camus. Il s'origine dans l'amour d'une terre, le Luberon à laquelle sont attachés les deux hommes. René Char commente ainsi la genèse de ce livre : « La Postérité du soleil naquit de la rencontre d'une jeune photographe, Henriette Grindat, du plaisir que Camus prenait de plus en plus à parcourir ce pays, et de mon désir [...] d'obtenir des images, des portraits, des paysages du Vaucluse qui différeraient des photographies cartes postales [...] » En 1952, trente photos sont choisies et illustrées par Camus à travers des poèmes en prose. Marqué par la poésie de Char qu'il admire profondément, il utilise l'aphorisme et cultive le tutoiement dans une forme parfois impérative :« Le matin est radieux ; la lumière pique. Renonce à ta visite. Ils peuvent attendre, et non ta joie. » On observe dans l'ensemble une brièveté syntaxique, des phrases courtes relevant davantage de l'asyndète. L'ensemble dégage une impression de vitesse, de fulgurance. Les manuscrits révèlent qu'au moment de l'édition -dévolue à Char par la force des choses- le poète n'hésitera pas à corriger légèrement tel ou tel fragment. Les thèmes sont ceux de l'imaginaire camusien : ferveur de l'instant, tension entre les forces contraires, nostalgie des origines : « Le Premier amour t'attend à la fin des jours ». Ce beau livre, désormais dans la Pléiade (tome IV), commence par un poème de Char, De moment en moment, et se clôt par l'un des rares textes que le poète ait consacrés à son ami Camus, Naissance et jour levant d'une amitié. ‎

Librairie Walden - Orléans

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EUR4,000.00

‎CAMUS Albert & LARIVEY Pierre de‎

Reference : 51021

(1953)

‎Les esprits‎

‎Gallimard, Paris 1953, 10,5x16,5cm, relié.‎


‎Edition originale de l'adaptation théâtrale établie par Albert Camus, un des 200 exemplaires hors commerce numérotés sur alfama et réservés au service de presse. Reliure en demi maroquin gris anthracite, dos lisse, plats de papier marbré, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure signée de Devauchelle. Précieux envoi autographe signé d'Albert Camus à son proche ami André Belamich. Belamich rencontre Camus en 1932 sur les bancs du cours de philosophie de Jean Grenier au lycée Bugeaud d'Alger, la fameuse «Khâgne africaine ». Après avoir participé ensemble à l'aventure du Parti Communiste Algérien, Camus et Belamich forment avec d'autres penseurs et artistes ce que l'on nomme aujourd'hui "l'Ecole d'Alger" réunissant autour de l'éditeur et libraire Edmond Charlot une génération d'esprits progressistes dont Claude de Fréminville, Max-Pol Fouchet, René-Jean Clot, emmanuel Roblès et Gabriel Audisio. Après plusieurs traductions pour Charlot de Jane Austin et David Lawrence, Belamich devient surtout, à l'initiative et avec le soutien de Camus, le principal traducteur de Garcia Lorca et l'instigateur de sa diffusion en France. L'indéfectible amitié qui l'unit à Camus jusqu'à sa mort - il est à ses côtés lors de la remise de son Prix Nobel - font de lui un des principaux témoins de la vie de l'écrivain comme l'attestent ses contributions aux biographies de Herbert R. Lottman et de Olivier Todd. Quelques petites rousseurs sans gravité. Emouvant et précieux envoi à cet ami des premières heures algériennes qui ont construit l'humanisme de Camus et auxquelles il consacra son dernier roman inachevé: «Le premier homme». - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

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‎CAMUS Albert‎

Reference : 64002

(1944)

‎Pièce autographe signée d'Albert Camus "J'en suis bien content du moins"‎

‎s.d. [1944], 21x26,7cm, une feuille.‎


‎Pièce autographe signée d'Albert Camus, une feuille à l'encre noire. Albert Camus, interrogé sur son uvre parHenri Corbière, laisse ici trois réponses aussi concises qu'intrigantes, révélatrices de son sens aigu de la répartie. Méfiant des tentatives d'intrusion dans sa vie, qu'elle soit privée ou littéraire, Camus élude les questions par des détours où pointe l'ironie,l'un des piliers stylistiques de l'auteur: «Vos débuts littéraires furent-ils heureux ou difficiles? J'en suis bien content, du moins.» Sous le laconisme des réponses se distingue le lien inextricable qui unit le journalisme et la littérature au sein de l'écriture de Camus, contestant le bien-fondé de la distinction qu'établit son interlocuteur : «Des moyens d'existence [...] vous permirent-ils de vous faire un nom dans les lettres ou ne vécûtes-vous que de votre plume?Je suis journaliste de métier». Déjà auteur de deux monuments littéraires, L'Etranger et le Mythe de Sisyphe, Camus reste prudent quant à sa postérité «J'ai publié trop peu de livres pour répondre à cette question». Dérobant aux regards les coulisses de son uvre, Camus demeure fidèle à sa propre formule: «Il n'est pas de vraie création sans secret» (Le Mythe de Sisyphe) - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR2,300.00

‎BABEY (Stéphane) - [CAMUS (Albert)].‎

Reference : 15766

(2010)

‎Camus, une passion algérienne.‎

‎ S.l., Koutoubia, (2010). Un vol. au format in-8 étroit (228 x 138 mm) de 189 pp., broché, sous couverture à rabats rempliés.‎


‎ L'ouvrage s'agrémente de planches photographiques hors-texte. ''Cinquante ans après la mort d'Albert Camus, que reste-t-il de son oeuvre ? Par l'itinéraire qu'il nous propose entre l'Algérie d'hier et celle d'aujourd'hui, sur les lieux-mêmes où Camus se confronta à la condition humaine et aux drames de l'histoire, Stéphane Babey montre la force et la pertinence d'une pensée trop longtemps vouée à la vindicte et à l'incompréhension. D'Annaba où le destin de Camus rencontre celui de saint Augustin à Alger la blanche en passant par Oran la pestiférée, ce livre est un voyage au coeur de la passion algérienne qui anima Camus jusque dans l'exil. Sur les pas d'Albert Camus par le texte et par l'image.'' Excellente condition. ‎

Babel Librairie - Bayeux

Phone number : 06.84.15.59.05

EUR12.00

‎CAMUS Albert‎

Reference : 69649

(1942)

‎L'Etranger‎

‎Gallimard, Paris 1942, 11,5x18,5cm, relié sous étui.‎


‎Édition originale sans mention d'édition pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Reliure en plein maroquin noir, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, gardes et contreplats de box brun taupe, couvertures et dos conservés, toutes tranches dorées, étui bordé de maroquin noir, intérieur de feutrine taupe, plats de papier marbré, reliure signée de Devauchelle. Très bel exemplaire superbement établi dans une parfaite reliure triplée. Provenance?: bibliothèque personnelle de Georges Pompidou avec son ex-libris encollé en tête d'une garde. Il faut sans doute chercher dans le parcours politique et idéologique de Pompidou, la présence dans sa bibliothèque de ce froid récit d'une condamnation à mort, assez éloigné de sa passion pour la poésie et les grands classiques français. Plus qu'une pièce majeure de la collection de ce bibliophile averti, ce bel et rare exemplaire de l'édition originale de L'Étranger de Camus révèle l'attention particulière pour ce texte de celui qui eut, à travers le droit de grâce, le pouvoir de vie et de mort. On connait la position d'Albert Camus sur la peine capitale, dont il fut très tôt un des ardents contempteurs, ce n'est pourtant pas le sujet principal de ce premier roman qui, s'il met en scène un procès se concluant sur la condamnation à mort de Meursault, ne traite pas, ici, de la légitimité de la peine. Georges Pompidou manifesta lui-même très tôt son aversion pour cette justice définitive, et il n'hésita pas à menacer de démissionner de son poste de premier ministre, lorsque le Général de Gaulle voulut refuser la grâce présidentielle au général Jouhaud, un des quatre dirigeants du putsch d'Alger. Élu président, Pompidou utilisera largement cet «?acte de clémence?» présidentiel accordant plus de 8000 grâces pendant son mandat, soit le nombre le plus important de la Vè République. Ce recours systématique à la grâce dans une France encore hésitante devant la question de la peine de mort, contribua à faire évoluer les mentalités. Il connaîtra cependant un point d'arrêt en 1972 lorsque Georges Pompidou pris la décision de gracier Paul Touvier (non de la «?peine de mort?» - déjà prescrite - mais de «?l'interdiction de séjour?» du milicien qui sera à nouveau jugé en 1989 et deviendra le premier condamné à perpétuité pour «?crime contre l'humanité»). Cet excès de clémence valu au président de dures critiques et une forte incompréhension de l'opinion, et, sans doute, Georges Pompidou ressentit alors plus qu'auparavant que l'acte de gracier, n'était pas une simple abrogation conjoncturelle de la peine capitale, mais une responsabilité inhumaine: «?Le droit de grâce n'est pas un cadeau fait au chef de l'État pour lui permettre d'exercer ses fantaisies, déclara-t-il pour sa défense. C'est une responsabilité, parfois effrayante qu'on lui impose, mais qu'il prend, au vu des dossiers bien sûr, mais seul, avec sa conscience?» Exactement un an plus tard, Pompidou refusera pour la première fois d'accorder la grâce présidentielle à Roger Bontems pourtant innocenté du double meurtre d'une infirmière et d'un gardien perpétré à la Centrale de Clairvaux par son codétenu, Claude Buffet, et dont il ne fut jugé que complice. Entre le pardon accordé à un criminel contre l'humanité, au nom d'une France à réconcilier et la condamnation d'un «?homme qui n'a pas tué?», pour apaiser un peuple en colère, le président Pompidou, eut, à travers son impossible choix de la grâce, à juger seul de la vie et de la mort d'un homme. Comme le lecteur de L'Étranger, Pompidou gracie Touvier malgré son crime horrible, mais, comme le tribunal de Meursault, il condamne Bontems, non pour un meurtre qu'il n'a finalement pas commis, mais parce qu'il est, en tant que banni, étranger à la communauté. L'exécution de Bontems fut une tragique défaite pour son avocat, le plus célèbre adversaire de la peine capitale, Robert Badinter, qui implora personnellement la grâce de Pompidou. Dans son ouvrage L'Exécution, Badinter reviendra sur cette terrible affaire et sur la responsabilité du président Pompidou, à l'heure de la demande de grâce de son client?: «?Le président de la République ne nous fit guère attendre. Pourquoi cette hâte s'il ne s'agissait que de gracier?? D'autres condamnés à mort attendaient depuis des mois que le président ait le temps de voir leur avocat. Sans doute se posait le problème de Buffet qui en appelait à la rigueur présidentielle et exigeait qu'on l'exécutât dans les plus brefs délais. Mais précisément cette hâte à décider me paraissait répondre trop bien aux vux de Buffet. Les convictions abolitionnistes du président n'étaient-elles pas aussi absolues que je le croyais?? [...] Allons, mon soupçon était absurde. Bontems serait gracié. Et le plus tôt serait le mieux. Le président avait raison. La presse recommençait, depuis le rejet du pourvoi en cassation, à s'intéresser aux assassins de Clairvaux, selon la formule dont le pluriel me mettait hors de moi. Une prompte décision s'imposait à tous égards. La hâte présidentielle n'exprimait que la conscience de cette nécessité. Rien de plus. [...] Je m'interrogeais sur le droit de grâce. Il me parut receler une ambiguïté sournoise, une de ces mystifications historiques pétries d'idées reçues, d'archétypes qui faussent nos sensibilités. Bien évidemment, le droit de grâce est à l'avantage du condamné. Il lui donne une chance de plus contre l'injustice ou la rigueur des juges. Mais pour le souverain qui l'exerce, qu'implique donc ce droit de vie ou de mort sur autrui?? [...] Juges et jurés ne condamnent pas l'accusé à mourir effectivement sur la guillotine. Ils offrent simplement au prince la possibilité de cette exécution. Ils ouvrent au prince l'alternative?: laisser vivre ou faire mourir. à lui de choisir. [...] Le prince seul en définitive décide. C'est par là qu'il est responsable et totalement responsable puisqu'il peut tout, à son gré, à sa guise, sans rendre compte à quiconque, hormis à lui-même. Puisqu'il dispose souverainement, absolument de la vie de cet homme. Sans doute il n'en disposerait pas si on ne la lui offrait pas. Mais cet homme que l'on jette au prince, enchaîné, déjà rejeté par le peuple et ses juges, pour que le prince en fasse ce que bon lui semble, cette réalité-là, cette responsabilité-là, le prince ne peut la refuser. Il n'y a pas de condamnation à mort. Seulement un vu de mort qui monte de la cour d'assises vers le prince.?» Peut-être à la lecture de L'Étranger, Pompidou ressentit, mieux qu'un autre, la terrible sollicitation de l'auteur. Confronté à l'étrangeté du narrateur, le lecteur ne peut s'identifier pleinement à lui et moins encore à la logique fatale de ses juges. Il est ce prince vers lequel monte le vu de mort et qui doit assumer cette responsabilité que Camus lui impose, mais qu'il prend, au vu du roman bien sûr, mais seul, avec sa conscience. Cependant, tandis que la responsabilité du lecteur de L'Étranger n'est qu'intellectuelle, celle du président est terriblement concrète et définitive. Qu'en est-il de la grâce dans le roman de Camus?? Elle est justement en suspens. Pompidou, contrairement à un lecteur sans cette terrible responsabilité, n'a pas pu passer à côté de ce discret détail de la fin de L'Étranger. Meursault n'est en réalité pas encore définitivement condamné lorsque s'achève le roman et qu'il rejoint enfin la communauté dans la haine qu'il lui inspire. Il attend encore l'éventuelle grâce présidentielle. «?Je devais accepter le rejet de mon pourvoi. à ce moment, a ce moment seulement, j'avais pour ainsi dire le droit, je me donnais en quelque sorte la permission d'aborder la deuxième hypothèse?: j'étais gracié. L'ennuyeux c'est qu'il fallait rendre moins fougueux cet élan du sang et du corps qui me piquait les yeux d'une joie insensée. Il fallait que je m'applique à réduire ce cri à le raisonner. Il fallait que je sois naturel même dans cette hypothèse, pour rendre plus plausible ma résignation dans la première. Quand j'avais réussi, j'avais gagné une heure de calme. Cela tout de même était à considérer.?» L'abolition de la peine de mort fut l'un des grands combats de plusieurs intellectuels et hommes de pouvoir de la seconde partie du XXè siècle, au rang desquels Camus et Pompidou. Mais en 1942, le jeune écrivain ne plaide pas contre la peine capitale, il en expose la mécanique absurde confrontée à l'impénétrabilité humaine. Et, lorsque, dans les années 1960-1970, l'homme d'État Georges Pompidou acquiert cette édition originale, il est lui-même confronté à la terrible réalité de cette «?responsabilité effrayante?» qu'est la condamnation à mort d'un homme. Tandis que Meursault, à la veille de sa probable exécution, s'ouvre, dans la colère, «?à la tendre indifférence du monde?», Camus convoque le jugement ultime du lecteur qui, comme le Président, demeure seul juge de la vie humaine, dans le silence qui suit les «?cris de haine?» qui achèvent le roman. Très bel exemplaire sans mention de la bibliothèque personnelle du président Georges Pompidou parfaitement établi dans une reliure en plein maroquin triplé. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR28,000.00

‎CAMUS, ALBERT. - [A MAGNIFICENT SET OF CAMUS' NOTEBOOKS]‎

Reference : 58825

‎Carnets. 3 volumes. I: janvier 1942 - mars 1951; II: mai 1935 - février 1942; III: mars 1951 - décembre 1959‎

‎(Paris), Gallimard, (1962), (1964), (1989). All thee volumes uniformly bound, uncut with single-leaf gilding to top-edge, in three splendid and very elegant full red morrocco bindings with gilt title to spines and large gilt decorative initials "AC" inside each other to the spine, with the lines of the "A" continuing on to the boards in a gilt line to each. All three volumes with dark red velvet endpapers. Volume III, which appared 35 years after vol. II is larger in size than volumes I and II, but the present set is housed in splendid uniform red paper slipcases with red morocco edges of which the two first have been augmented at the top and to botton so as to fit the size of volume III. The bindings are signed by Miguet. A truly splendid set in near mint condition. Fist edition of this very elegant and completely fresh and crisp complete set of Camus' posthumously published notebooks - rare to find thus. All three are on prémier papier (vol. three also on seul papier), vols. I and II both being: nrs. 79 of 90 on hollande, volume III being nr. 11 of 72 copies on vélin pur chiffon.<br><br>Camus' notebooks are considered very important for an understanding of his other works. They practically cover his entire life, and they constitute both working tools and basically a diary (especially volume III). Camus evokes what is happening around him, the life of a writer who also has a family life, his work with Gallimard, his commitments, the development of his works and the difficulties in making everything in his life coexist. In other words, we follow the state of mind of Camus at all different stages of his life.‎


Herman H. J. Lynge & Son - Copenhagen

Phone number : +45 33 155 335

DKK25,000.00 (€3,353.05 )

‎CAMUS Albert‎

Reference : 51018

(1950)

‎Actuelles. Chroniques 1944-1948‎

‎Gallimard, Paris 1950, 12x19cm, broché sous chemise et étui.‎


‎Edition originale, un des exemplaires du service de presse. Une tache pale au deuxième plat de couverture, papier jauni, notre exemplaire est présenté sous chemise en demi chagrin gris et étui, ensemble signé de signé Devauchelle. Précieux envoi autographe signé des initiales d'Albert Camus à son proche ami André Belamich. Belamich rencontre Camus en 1932 sur les bancs du cours de philosophie de Jean Grenier au lycée Bugeaud d'Alger, la fameuse «Khâgne africaine ». Après avoir participé ensemble à l'aventure du Parti Communiste Algérien, Camus et Belamich forment avec d'autres penseurs et artistes ce que l'on nomme aujourd'hui "l'Ecole d'Alger" réunissant autour de l'éditeur et libraire Edmond Charlot une génération d'esprits progressistes dont Claude de Fréminville, Max-Pol Fouchet, René-Jean Clot, emmanuel Roblès et Gabriel Audisio. Après plusieurs traductions pour Charlot de Jane Austin et David Lawrence, Belamich devient surtout, à l'initiative et avec le soutien de Camus, le principal traducteur de Garcia Lorca et l'instigateur de sa diffusion en France. L'indéfectible amitié qui l'unit à Camus jusqu'à sa mort - il est à ses côtés lors de la remise de son Prix Nobel - font de lui un des principaux témoins de la vie de l'écrivain comme l'attestent ses contributions aux biographies de Herbert R. Lottman et de Olivier Todd. Emouvant et précieux envoi à cet ami des premières heures algériennes qui ont construit l'humanisme de Camus et auxquelles il consacra son dernier roman inachevé: «Le premier homme». - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR2,500.00

‎CAMUS Albert‎

Reference : 51020

(1957)

‎L'exil et le royaume‎

‎Gallimard, Paris 1957, 12x19cm, broché sous chemise et étui.‎


‎Edition originale, un des exemplaires du service de presse. Dos insolé, papier jauni, notre exemplaire est présenté sous chemise en demi chagrin gris et étui, l'ensemble signé de Devauchelle. Précieux envoi autographe signé d'Albert Camus : "A André Belamich, son vieil ami..." Belamich rencontre Camus en 1932 sur les bancs du cours de philosophie de Jean Grenier au lycée Bugeaud d'Alger, la fameuse «Khâgne africaine ». Après avoir participé ensemble à l'aventure du Parti Communiste Algérien, Camus et Belamich forment avec d'autres penseurs et artistes ce que l'on nomme aujourd'hui "l'Ecole d'Alger" réunissant autour de l'éditeur et libraire Edmond Charlot une génération d'esprits progressistes dont Claude de Fréminville, Max-Pol Fouchet, René-Jean Clot, emmanuel Roblès et Gabriel Audisio. Après plusieurs traductions pour Charlot de Jane Austin et David Lawrence, Belamich devient surtout, à l'initiative et avec le soutien de Camus, le principal traducteur de Garcia Lorca et l'instigateur de sa diffusion en France. L'indéfectible amitié qui l'unit à Camus jusqu'à sa mort - il est à ses côtés lors de la remise de son Prix Nobel - font de lui un des principaux témoins de la vie de l'écrivain comme l'attestent ses contributions aux biographies de Herbert R. Lottman et de Olivier Todd. Emouvant et précieux envoi à cet ami des premières heures algériennes qui ont construit l'humanisme de Camus et auxquelles il consacra son dernier roman inachevé: «Le premier homme». - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR3,000.00

‎[CAMUS] PARROT (Louis)‎

Reference : 16094

(1945)

‎Mozart‎

‎ Paris, Robert Laffont, (1er mai) 1945. 1 vol. (120 x 190 mm) de 198 pp. et 1 f. Broché. L'exemplaire d'Albert Camus Edition originale. Envoi signé : « À Albert Camus qui, le premier sans doute, a lu ce livre. Avec les meilleures pensées de Louis Parrot 1945 ».‎


‎Le Mozart de Parrot n'est pas a proprement parlé une biographie mais bien « une nouvelle approche de la création musicale de Mozart » menée avec l'intelligence et la finesse d'un poète. Cet exemplaire dont l'auteur est sûr que Camus en est l'un des premiers lecteurs, ne pouvait en effet mieux convenir à son destinataire. Celui-ci, qui signera le 2 février 1956 dans les colonnes de l'Express un Remerciement à Mozart à l'occasion du bi-centenaire de la mort du compositeur autrichien eut toujours avec la musique une amitié rare et érudite. Notons de manière anecdotique que Camus, comme le rapporte Emmanuel Roblès dans son ouvrage (Camus, frère de soleil), dont la passion pour l'Espagne était grande, prit des cours d'Espagnol avec la femme de Louis Parrot, Denise (qui devait confier plus tard qu'il ne fît guère beaucoup de progrès...). Cette initiation eut lieu après la guerre à l'époque même où il recevait ce Mozart dédicacé par l'époux de son professeur. Né à Tours en 1906 Louis Parrot partage avec Albert Camus, et bien avant de le connaître, d'avoir eu une enfance pauvre, loin des livres et de toute culture qu'un goût et une curiosité avides devaient très vite transformer. Celui qui deviendra l'ami des plus grands, à commencer par Paul Eluard avec lequel il fondera la très emblématique Eternelle revue, « Créée dans la clandestinité par Paul Eluard. Dirigée par Louis Parrot », celui-ci est d'abord le fils d'un ouvrier maçon, mis en apprendtissage sur les chantiers à l'âge encore tendre de douze ans. Son intelligence et ses goûts le feront vite rejoindre le monde des lettres dans lequel il apparaît adolescent en remportant le prix de poésie des Jeux Floraux de Touraine avec son Ode à Minerve meurtrière. Dès lors, en contact épistolaire avec ses aînés dont René Char, Parrot forge son écriture et publie son premier ‘vrai' livre, Misery farm en 1934. Cette étude sur Mozart fut rédigée au début de la guerre et achevée en 1940 à Clermont-Ferrand. ‎

Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR2,000.00

‎CAMUS, ALBERT. - [ONE OF CAMUS' EARLIEST LITERARY PRODUCTIONS]‎

Reference : 44692

‎Été à Alger. [In: Rivages. Revue de Culture Méditerranéenne paraissant six fois sur an. No. 2].‎

‎Alger [i.e. Algiers], (1939). 8vo. Entire 2nd issue of "Rivages" present. Uncut. Original printed wrappers, showing an outline map of the Mediterranean. A bit of brownspotting and a tiny tear to front wrapper. A bit of wear to lower capital, and minor wear to extremities. All in all a fine copy. [Été à Alger:] Pp. 87-91. (Entire issue: (16, -advertisements) pp., pp. (65)-128, (16, -advertisements) pp. The very rare first printing of one of Camus' earliest literary productions, namely the first part of his famous "Été à Alger", which was printed later the same year in his second book "Noces" (for which there is an advertisement on the inside of the back wrapper), in the second part of the very rare Algerian review "Rivages".<br><br>In all only two numbers of "Rivages" appeared, as it was interrupted due to the censorship at the beginning of the war. It was edited by Camus together with Gabriel Audisio, René-Jean Clot, Jacques Heurgon, and Jean Hytier and was published by Edmond Charlot, in Algiers. The aim of the review was to provide to the rest of the world with an insight in to the rich cultural life of the Mediterranean. <br><br>When "Été à Alger" originally appeared in "Rivages", Camus had only published one book ""L'Énvers et l'Endroit", 1937). Later in 1939, his second book ("Noces"), which is announced in the present volume of "Rivages", appears.‎


Herman H. J. Lynge & Son - Copenhagen

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