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‎CAMUS (Albert)‎

Reference : 35447

‎L'envers et l'endroit‎

‎Gallimard "Les Essais n°LXXXVIII" 1958, in-12 broché, 127 p. (bon état) Nouvelle édition de ces essais de jeunesse, écrits en 1935-36.‎


Librairie Jean-Michel de Laubrière - Paris

Phone number : 01 47 34 52 80

EUR12.00

‎ CAMUS Albert ‎

Reference : 46995

(1950)

‎Les justes‎

‎" - Gallimard, Paris 1950, 11,5x18cm, reliure de l'éditeur. - Edition originale, un des 1050 exemplaires numérotés sur alfa mousse. Reliure de l'éditeur en plein cartonnage réalisée d'après la maquette originale de Mario Prassinos. Précieux et magnifique envoi autographe signé d'Albert Camus à René Char : "" à René Char, frère de ceux-ci, dont il a fait toute la route avec l'admiration et l'affection de son ami. / Albert Camus"". « Je tiens René Char pour notre plus grand poète vivant et Fureur et mystère pour ce que la poésie française nous a donné de plus surprenant depuis les Illuminations et Alcools » (Albert Camus, préface à l'édition allemande des Poésies de René Char, 1959). L'amitié entre Albert Camus et René Char figure parmi les plus belles et fructueuses de la littérature française. Rien ne semblait destiner l'écrivain journaliste algérois et le poète provençal à se rencontrer et encore moins à s'apprécier. Camus n'entendait rien à la poésie et Char n'avait aucun goût pour le roman, ceux de Maurice Blanchot mis à part. Pourtant, c'est par leurs uvres respectives que les deux artistes se découvrent et s'apprécient. Ainsi avant Camus et Char se rencontrent Caligula et Hypnos, illustrant tous deux la responsabilité du poète face à la violence du monde. « Dans nos ténèbres, il n'y a pas une place pour la Beauté. Toute la place est pour la Beauté. » (Char, Feuillets d'Hypnos). C'est cette exigence commune de la Beauté comme réponse politique à la démesure des idéologies qui unit les deux artistes au sortir de la guerre. Ferment de leur amitié, cette première « reconnaissance » inaugure une correspondance de douze années au fil de laquelle croît leur affection mutuelle et se révèlent leur convergences artistiques : « Je crois que notre fraternité - sur tous les plans - va encore plus loin que nous l'envisageons et que nous l'éprouvons. » (Char à Camus, 3 novembre 1951). « Quelle bonne et profonde chose que de se détacher peu à peu de tout ce et tous ceux qui ne méritent rien et de reconnaître peu à peu à travers les années et les frontières une famille d'esprits. Comme on se sent beaucoup tout d'un coup à être enfin quelques-uns... » (Camus à Char, 26 février 1950) Ces « quelques-uns », référence à la citation de Gide : « Je crois à la vertu du petit nombre ; le monde sera sauvé par quelques-uns », Char et Camus tenteront de les rassembler en fondant ensemble la revue Empédocle : « Il est peut-être temps que les quelques-uns dont parlait Gide se réunissent » écrit Camus à Guilloux en janvier 1949. Ils publieront des écrits de Gracq, Melville, Grenier, Guilloux, Blanchot, Ponge, Rilke, Kafka... Les dissensions internes auront rapidement raison de la revue, et c'est ensemble qu'ils abandonneront le projet. Leur amitié, elle, est sans ombre. Les deux hommes se retrouvent régulièrement en Provence, terre natale de Char et devenue, grâce à lui, le pays d'adoption de Camus. Ils partagent leurs manuscrits, se confient leur doutes : « Plus je produis et moins je suis sûr. Sur le chemin où marche un artiste, la nuit tombe de plus en plus épaisse. Finalement, il meurt aveugle. Ma seule foi est que la lumière l'habite, au-dedans, et qu'il ne peut la voir, et qu'elle rayonne quand même. Mais comment en être sûr. C'est pourquoi il faut bien s'appuyer sur l'ami, quand il sait et comprend, et qu'il marche lui-même du même pas. » Ils se dédient leurs uvres (la réédition des Feuillets d'Hypnos et Actuelles) et s'adressent sur chaque nouvel exemplaire des dédicaces qui, chacune, scellent leur fraternité d'armes et d'âme. « à René Char qui aide à vivre, en attendant notre royaume, son ami et son frère en espoir. » (manuscrit de La Peste) « Pour Albert Camus, un des très rares hommes que j'admire et que j'aime et dont l'uvre est l'honneur de ce temps. René Char » (Fureur et mystère) « [à RENÉ CHAR], frère de route, ce livre de bord d'un commun voyage vers le temps des hommes, en attendant midi. Affectueusement Albert Camus » (Actuelles I) « Pour Albert Camus, dont l'amitié et l'uvre forment une Présence qui éclaire et fortifie les yeux » (Art bref) « Ah si seulement les poètes consentaient à redevenir ce qu'ils étaient autrefois : des voyants qui nous parlent de ce qui est possible... Que ne nous donnent-ils l'avant-goût des vertus à venir. Nietzsche ». « A vous cher René, seul poète de votre temps à avoir répondu à cet appel, de la part de votre frère fidèle, A. C. » (Actuelles II) Cette communion atteint son paroxysme à la sortie des Justes et des Matinaux : « Le premier exemplaire des Matinaux sur papier de tête sera pour vous et envoyé par mes soins [...] Si tant est qu'un livre est écrit pour quelqu'un, c'est pour vous que celui-ci l'est (écrit et respiré). C'est un rare visage, affectionné et admiré, que celui que la pensée et le cur appliquent sur la terre d'un livre. Tel est le vôtre. » Camus répond par cette dédicace sur le grand papier des Justes : « à René Char, le premier sur la route du soleil, C[es Justes] qui attendaient ses Matinaux pour être enfin justifiés, avec la fraternelle amitié d'Albert Camus. » Avant cet exemplaire, Camus avait déjà fait envoyer à Char un service de presse, sans dédicace « pour vous faire patienter. Celui que je vous réserve m'attend à Paris et je pourrai vous le dédicacer à loisir ». Notre exemplaire, lui, a sans doute été adressé en octobre 1953 avec les autres « reliés » (les cartonnages Prassinos - cf. lettre du 23 octobre 1953). Rédigée à cette date, la dédicace de Camus sur cette uvre prend alors une nouvelle ampleur : dernier opus du cycle sur la révolte, Les Justes annonce la grande uvre théorique de Camus, L'Homme révolté, qui lui vaut les foudres et l'inimitié de l'intelligentsia française, dont Sartre. Camus est très profondément affecté par la violente incompréhension de ses pairs. René Char, confident de la longue maturation de l'uvre, est un des rares à défendre publiquement « ce grand livre de secours, pathétique et net comme une tête trépanée ». Peu de temps avant la sortie du livre, Char achevant la lecture du manuscrit, écrivait une lettre prophétique à son ami : « Après avoir lu et relu votre Homme révolté, j'ai cherché qui et quelle uvre de cet ordre - le plus essentiel - avait pouvoir d'approcher de vous et d'elle en ce temps ? Personne et aucune uvre. [...] j'ai admiré à quelle hauteur familière (qui ne vous met pas hors d'atteinte, et en vous faisant solidaire, vous expose à tous les coups) vous vous êtes placé pour dévider votre fil de foudre et de bon sens. Quel généreux courage ! [...] Comme c'est magnifique de s'enfoncer dans la vérité. » C'est justement cette vérité confrontée à sa propre violence dont traite Les Justes auquel Camus consacre d'ailleurs un chapitre entier de son essai. A propos des Justes, Char écrivait en 1949 : « une grande uvre dont le cur persistant n'a fait que commencer de battre ». En 1951, il s'engage « dans le grand combat [commencé dans L'Homme révolté] des seuls arguments - actions valables pour le bienfait de l'homme, de sa conservation en risque et en mouvement. » En l'incluant par sa dédicace dans ces Justes, Camus lui témoigne bien sûr sa reconnaissance pour son soutien mais plus encore souligne leur appartenance commune à l'infime communauté des « quelques-uns ». A l'instar de cette lettre qu'il adresse à Char le 26 octobre 1951, après la parution de L'Homme révolté : « Vous savez du moins que vous n'êtes pas seul dans cette recherche. Ce que vous savez peut-être mal c'est à quel point vous êtes un besoin pour ceux qui vous aiment et, qui sans vous, ne vaudraient plus grand chose. Je parle d'abord pour moi qui ne me suis jamais résigné à voir la vie perdre de son sens, et de son sang. [...] On parle de la douleur de vivre. Mais ce n'est pas vrai, c'est la douleur de ne pas vivre qu'il faut dire. [...] Sans vous, sans deux ou trois êtres que je respecte et chéris, une épaisseur manquerait définitivement aux choses. Peut-être ne vous ai-je pas assez dit cela, [...]. Il y a si peu d'occasions d'amitié vraie aujourd'hui que les hommes en sont devenus trop pudiques, parfois. » A la mort de Camus, Char publie La postérité du soleil, leur uvre commune écrite en 1952, hommage à leur amitié et à : « cet arrière-pays qui est à l'image du nôtre, invisible à autrui ». Bel exemplaire d'une exceptionnelle provenance. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] CAMUS Albert Les Justes [The Just Assassins] Gallimard, Paris 1950, 115 x 180 mm (4 1/2 x 7 1/16 ""), publisher's paper binding First edition, one of the 1050copies numbered 1050 on alfa mousse paper. Publisher's paper binding with an original design by Mario Prassinos. A handsome and important inscription from Albert Camus to René Char: ""à René Char, frère de ceux-ci, dont il a fait toute la route avec l'admiration et l'affection de son ami. / Albert Camus"". [To René Char, brother of the undersigned, with whom he has been there all the way, with admiration and affection from his friend / Albert Camus.] The friendship between Albert Camus and René Char is among the most touching and most fruitful in French literature. There was nothing obvious to bring together the Algerian journalist and author and the Provençal poet, much less to suggest a mutual affinity. Camus had not come across Char's poetry and Char had no taste for novels, apart from those of Maurice Blanchot. Nonetheless, it is through their respective works that the two artists found out about each other and developed a mutual respect. So - before Camus and Char actually met - they had met through Caligula and Hypnos - both illustrating the poet's responsibility in the face of the violent world. ""So in our darkness Beauty has no given space. All that space is for Beauty"" (Char, Feuillets d'Hypnos). It is this mutual need for Beauty as a political response to the outrageousness of ideologies that united the two artists at the end of the war. Catalyst to their friendship, this first ""acknowledgment"" inaugurated a twelve-year correspondence, during the course of which their mutual affection grew and revealed an artistic convergence: ""I believe that our brotherhood - on all levels - goes even deeper than we think and feel"" (Char to Camus, 3 November 1951).""What a great and profound thing it is to detach oneself bit by bit from all that and all those who are worth nothing and to find little by little over the years and across borders a community of spirit. Like with many of us, who all at once feel ourselves finally becoming of 'the few'"" (Camus to Char, 26 February 1950). These 'few' are a reference to a quotation from Gide: ""I believe in the virtue of small numbers; the world will be saved by a few,"" whom Char and Camus tried to bring together in establishing the Empédocle review: ""It is perhaps time that 'the few' Gide talked about came together,"" as Camus wrote to Guilloux in January 1949. They published writing by Gracq, Melville, Grenier, Guilloux, Blanchot, Ponge, Rilke, Kafka, and so on. However, internal dissension soon engulfed the review and they abandoned the project together. Their friendship, however, remained unblemished. The two men met regularly in Provence, where Char was from and - thanks to him - Camus' adopted home. They showed each other their manuscripts and confided in each other with their doubts: ""The more I produce the less sure I become. Night falls ever thicker on the artist's path, his way. Eventually, he dies completely blind. My only hope is that there is still light inside, somewhere, and though he cannot see it, it continues to shine nonetheless. But how can one be sure? That is why one must rely on a friend, one who knows and understands, one who is walking that same path."" They inscribed works to each other (the reprints of Feuillets d'Hypnos and Actuelles) and in each new copy wrote inscriptions in which they both reinforced their comradeship in arms and in spirit. ""to René Char who helps me live, awaiting our kingdom, his friend and brother in hope,"" (manuscript of The Plague). ""For Albert Camus, one of the very rare men I admire and love and whose work is the honor of our times. René Char,"" (Fureur et mystère) ""[to René Char], fellow traveler, this guidebook to a mutual voyage into the time of men, waiting for noon. Affectionately, Albert Camus,"" (Actuelles I) ""For Albert Camus, whose friendship and work form a Presence that illuminates and fortifies the eyes,"" (Art bref). ""Oh if only poets would agree to become again what they were before: seers who speak to us of all that is possible...If they only gave us a foretaste of virtues to come. Nietzsche."" To you, dear René, the only poet of your time who responded to this call, from your faithful brother, A. C (Actuelles II) This communion reached its climax when Les Justes and Matinaux were published [...] ""The first copy of Matinaux on papier de tête will be for you and sent by myself. [...] If a book is written for someone, this one is for you (written and breathed). ""This is a rare face, loved and admired, thought and heart are applying on the earth of a book. So is yours."" Camus answers to this inscription on the grand papier (deluxe copies) of Les Justes: ""To René Char the first on the way to light, These Justes that were waiting for his Matinaux to be eventually justified, with the fraternal friendship of Albert Camus. "" Before this copy, Camus had Char send a press service, without any inscription ""to keep you waiting. The one I am setting aside for you is waiting for me in Paris and I will dedicate it for you as you wish."" Our copy has perhaps been sent in October 1953 with the other « bound » (les cartonnages Prassinos - cf. letter of 23 October 1953). Written at that date, the inscription of Camus on this work gains in importance: last opus of the cycle on revolt, Les Justes calls for the great theoretical work of Camus, L'Homme révolté, which triggers the attacks and enmities from the French intelligentsia, including Sartre. Camus is deeply affected by the strong misunderstanding from his peers. René Char, who was aware of the long maturation of the work, is one of the few who defended publicly ""this great relief book, pathetic and accurate as a trepanned head"". A short while before the book was published, as Char was completing the reading of a manuscript, he wrote a prophetic letter to his friend: ""After having read your Homme révolté over and over, I tried to find out who and which work - most essential- was the closest to you and to your work today? No one and no work [...] I have admired to which familiar extent (which does not make you out of reach, and showing your solidarity exposes you to all blows) you have unwound your thunder thread and common sense. What a generous courage! [...] How beautiful it is to sink into the truth."" This very truth facing his own violence is treated in Les Justes in which Camus actually dedicates a whole chapter in his essay. Regarding Les Justes, Char wrote in 1949: ""a great work whose persisting heart has just started beating"". In 1951, he finds himself involved ""in a fierce battle (starting with L'Homme révolté) of the only arguments - actions for the benefit to mankind, preserving the risks and moves."" When including the inscription in Les Justes, Camus of course expresses his gratitude for his support, but above all underlines their common belonging to an infinite community of ""the very few"". Like this letter he addresses to Char on 26 October 1951, after L'Homme révolté was published: ""You know at least that you are not alone in this search. What perhaps you do not perceive well is to which extent you are a need for those who love you and who without you, would not be worth much. I am speaking for myself: I have never resigned myself to see life lose its meaning and its blood. [...] One speaks about the grief of living. But this is not true, it is grief of not living we ought to say. [...] Without you, without two or three beings I respect and cherish, things would definitely lack depth. Perhaps I have not told you that enough. [...].There are so few opportunities for true friendship today, that men have become too modest sometimes."" On Camus' death, Char published La Postérité du soleil, the work they wrote together in 1952, an homage to their friendship and to that ""hinterland which is the image of our own, invisible to others."" A very attractive copy with an exceptional provenance. " Gallimard Paris _1950 "11,5x18cm" reliure de l'éditeur‎


Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR25,000.00

‎ CAMUS Albert ‎

Reference : 46997

(1950)

‎Noces‎

‎" - Gallimard, Paris 1950, 11,5x18cm, reliure de l'éditeur. - Nouvelle édition imprimée à 1050 exemplaires numérotés sur vélin Navarre de Voiron. Reliure de l'éditeur en plein cartonnage réalisé d'après la maquette originale de Mario Prassinos. Précieux et important envoi autographe signé d'Albert Camus à René Char : « à René Char, ces premières Noces, avec le meilleur du cur. Albert Camus ». L'amitié entre Albert Camus et René Char figure parmi les plus belles et fructueuses de la littérature française. Rien ne semblait destiner l'écrivain journaliste algérois et le poète provençal à se rencontrer et encore moins à s'apprécier. Camus n'entendait rien à la poésie et Char n'avait aucun goût pour le roman, ceux de Maurice Blanchot mis à part. Pourtant, c'est par leurs uvres respectives que les deux artistes se découvrent et s'apprécient. Ainsi avant Camus et Char se rencontrent Caligula et Hypnos, illustrant tous deux la responsabilité du poète face à la violence du monde. « Dans nos ténèbres, il n'y a pas une place pour la Beauté. Toute la place est pour la Beauté. » (Char, Feuillets d'Hypnos). C'est cette exigence commune de la Beauté comme réponse politique à la démesure des idéologies qui unit les deux artistes au sortir de la guerre. Ferment de leur amitié, cette première « reconnaissance » inaugure une correspondance de douze années au fil de laquelle croît leur affection mutuelle et se révèlent leur convergences artistiques : « Je crois que notre fraternité - sur tous les plans - va encore plus loin que nous l'envisageons et que nous l'éprouvons. » (Char à Camus, 3 novembre 1951). « Quelle bonne et profonde chose que de se détacher peu à peu de tout ce et tous ceux qui ne méritent rien et de reconnaître peu à peu à travers les années et les frontières une famille d'esprits. Comme on se sent beaucoup tout d'un coup à être enfin quelques-uns... » (Camus à Char, 26 février 1950) Ces « quelques-uns », référence à la citation de Gide : « Je crois à la vertu du petit nombre ; le monde sera sauvé par quelques-uns », Char et Camus tenteront de les rassembler en fondant ensemble la revue Empédocle : « Il est peut-être temps que les quelques-uns dont parlait Gide se réunissent » écrit Camus à Guilloux en janvier 1949. Ils publieront des écrits de Gracq, Melville, Grenier, Guilloux, Blanchot, Ponge, Rilke, Kafka... Les dissensions internes auront rapidement raison de la revue, et c'est ensemble qu'ils abandonneront le projet. Leur amitié, elle, est sans ombre. Les deux hommes se retrouvent régulièrement en Provence, terre natale de Char et devenue, grâce à lui, le pays d'adoption de Camus. Ils partagent leurs manuscrits, se confient leur doutes : « Plus je produis et moins je suis sûr. Sur le chemin où marche un artiste, la nuit tombe de plus en plus épaisse. Finalement, il meurt aveugle. Ma seule foi est que la lumière l'habite, au-dedans, et qu'il ne peut la voir, et qu'elle rayonne quand même. Mais comment en être sûr. C'est pourquoi il faut bien s'appuyer sur l'ami, quand il sait et comprend, et qu'il marche lui-même du même pas. » Ils se dédient leurs uvres (la réédition des Feuillets d'Hypnos et Actuelles) et s'adressent sur chaque nouvel exemplaire des dédicaces qui, chacune, scellent leur fraternité d'armes et d'âme. « à René Char qui aide à vivre, en attendant notre royaume, son ami et son frère en espoir. » (manuscrit de La Peste) « Pour Albert Camus, un des très rares hommes que j'admire et que j'aime et dont l'uvre est l'honneur de ce temps. René Char » (Fureur et mystère) « [à RENÉ CHAR], frère de route, ce livre de bord d'un commun voyage vers le temps des hommes, en attendant midi. Affectueusement Albert Camus » (Actuelles I) « Pour Albert Camus, dont l'amitié et l'uvre forment une Présence qui éclaire et fortifie les yeux » (Art bref) « Ah si seulement les poètes consentaient à redevenir ce qu'ils étaient autrefois : des voyants qui nous parlent de ce qui est possible... Que ne nous donnent-ils l'avant-goût des vertus à venir. Nietzsche ». « A René Char, frère de ceux-ci, dont il a fait toute la route avec l'admiration et l'affection de son ami. / Albert Camus » Notre exemplaire, lui, a sans doute été adressé en octobre 1953 avec les autres « reliés » (les cartonnages Prassinos - cf. lettre du 23 octobre 1953). Camus avait déja adressé à Char un premier exemplaire de cette ode à son pays natal, initialement parue en 1939, bien avant leur rencontre : A René Char, pour ramener entre nous deux ces années où je ne le connaissais pas mais qui contenait déja les raisons de notre amitié."". Cette seconde dédicace sur ""ces premières Noces"" souligne combien cette oeuvre de jeunesse qui célèbre ""les noces de l'homme avec le monde"" est une révélation précoce de ce qu'ils nommeront leur ""fraternité de planète"". A la mort de Camus, Char publie La postérité du soleil, leur uvre commune écrite en 1952, hommage à leur amitié et à : « cet arrière-pays qui est à l'image du nôtre, invisible à autrui ». Très bel exemplaire d'une exceptionnelle provenance. Merci de nous contacter 24 heures à l'avance si vous souhaitez voir cet ouvrage à la librairie. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Later edition of 1,050 numbered copies on vélin Navarre de Voiron paper. Publisher's paper boards with an original design by Mario Prassinos. A handsome and important inscription from Albert Camus to René Char : ""à René Char, ces premières Noces, avec le meilleur du cur. Albert Camus [for René Char, these first Nuptials, from the bottom of my heart, Albert Camus]"" . The friendship between Albert Camus and René Char is among the most touching and most fruitful in French literature. There was nothing obvious to bring together the Algerian journalist and author and the Provencal poet, much less to suggest a mutual affinity. Camus had not come across Char's poetry and Char had no taste for novels, apart from those of Maurice Blanchot. Nonetheless, it is through their respective works that the two artists found out about each other and developed a mutual respect. So - before Camus and Char actually met - they had met through Caligula and Hypnos - both illustrating the poet's responsibility in the face of the violent world. ""So in our darkness Beauty has no given space. All that space is for Beauty"" (Char, Feuillets d'Hypnos). It is this mutual need for Beauty as a political response to the outrageousness of ideologies that united the two artists at the end of the war. Catalyst to their friendship, this first ""acknowledgment"" inaugurated a twelve-year correspondence, during the course of which their mutual affection grew and revealed an artistic convergence: ""I believe that our brotherhood - on all levels - goes even deeper than we think and feel"" (Char to Camus, 3 November 1951). ""What a great and profound thing it is to detach oneself bit by bit from all that and all those who are worth nothing and to find little by little over the years and across borders a community of spirit. Like with many of us, who all at once feel ourselves finally becoming of 'the few'"" (Camus to Char, 26 February 1950). These 'few' are a reference to a quotation from Gide: ""I believe in the virtue of small numbers; the world will be saved by a few,"" whom Char and Camus tried to bring together in establishing the Empédocle review: ""It is perhaps time that 'the few' Gide talked about came together,"" as Camus wrote to Guilloux in January 1949. They published writing by Gracq, Melville, Grenier, Guilloux, Blanchot, Ponge, Rilke, Kafka, and so on. However, internal dissension soon engulfed the review and they abandoned the project together. Their friendship, however, remained unblemished. The two men met regularly in Provence, where Char was from and - thanks to him - Camus' adopted home. They showed each other their manuscripts and confided in each other with their doubts: ""The more I produce the less sure I become. Night falls ever thicker on the artist's path, his way. Eventually, he dies completely blind. My only hope is that there is still light inside, somewhere, and though he cannot see it, it continues to shine nonetheless. But how can one be sure? That is why one must rely on a friend, one who knows and understands, one who is walking that same path."" They inscribed works to each other (the reprints of Feuillets d'Hypnos and Actuelles) and in each new copy wrote inscriptions in which they both reinforced their comradeship in arms and in spirit. ""to René Char who helps me live, awaiting our kingdom, his friend and brother in hope,"" (manuscript of The Plague). ""For Albert Camus, one of the very rare men I admire and love and whose work is the honor of our times. René Char,"" (Fureur et mystère) ""[to RENÉ CHAR], fellow traveler, this guidebook to a mutual voyage into the time of men, waiting for noon. Affectionately, Albert Camus,"" (Actuelles I) ""For Albert Camus, whose friendship and work form a Presence that illuminates and fortifies the eyes,"" (Art bref). ""Oh if only poets would agree to become again what they were before: seers who speak to us of all that is possible...If they only gave us a foretaste of virtues to come. Nietzsche."" ""To René Char, brother of the undersigned, with whom he has been there all the way, with admiration and affection from his friend / Albert Camus."" This copy was doubtless inscribed in October 1953 along with the other ""bound"" copies (the Prassinos binding - cf. letter of the 23 October 1953). Camus had already presented Char with a first copy of this ode to his homeland, first published in 1939, well before their meeting: ""To René Char, to bring back for us those years in which I did not know him, but which already held within them the reasons for our friendship."" This second inscription on ""these first Nuptials,"" underlines how this youthful work which celebrates the ""nuptials of man with the world,"" is a precocious revelation of what they would go on to call their ""fraternity with the planet"". On Camus' death, Char published La postérité du soleil, the work they wrote together in 1952, an homage to their friendship and to that ""hinterland which is the image of our own, invisible to others."" A very attractive copy with an exceptional provenance. Please contact us 24 hours in advance should you wish to view this book in our shop. " Gallimard Paris _1950 "11,5x18cm" reliure de l'éditeur‎


Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR15,000.00

‎ CAMUS Albert ‎

Reference : 46996

(1958)

‎L'envers et l'endroit‎

‎" - Gallimard, Paris 1958, 11,5x18cm, reliure de l'éditeur. - Nouvelle édition imprimée à 550 exemplaires numérotés sur vélin labeur. Reliure de l'éditeur en plein cartonnage réalisé d'après la maquette originale de Paul Bonet. Précieux et superbe envoi autographe signé d'Albert Camus à René Char, réalisé quelques mois avant sa mort soudaine en janvier 1960 : ""à vous cher René, ces confidences, et une amitié du même cur, fraternellement. / Albert Camus. / Juin 59"". A la remise de son prix Nobel, Camus déclarait en conférence de presse: ""Notre plus grand poète français selon moi, je veux dire René Char, qui est pour moi non seulement un poète, un grand poète et un écrivain d'immense talent, mais qui est pour moi comme un frère. (...) Depuis Apollinaire(...) il n'y a pas eu dans la littérature française de révolution comparable à celle qu'a accomplie René Char."" L'amitié entre Albert Camus et René Char figure parmi les plus belles et fructueuses de la littérature française. Rien ne semblait destiner l'écrivain journaliste algérois et le poète provençal à se rencontrer et encore moins à s'apprécier. Camus n'entendait rien à la poésie et Char n'avait aucun goût pour le roman, ceux de Maurice Blanchot mis à part. Pourtant, c'est par leurs uvres respectives que les deux artistes se découvrent et s'apprécient. Ainsi avant Camus et Char se rencontrent Caligula et Hypnos, illustrant tous deux la responsabilité du poète face à la violence du monde. « Dans nos ténèbres, il n'y a pas une place pour la Beauté. Toute la place est pour la Beauté. » (Char, Feuillets d'Hypnos). C'est cette exigence commune de la Beauté comme réponse politique à la démesure des idéologies qui unit les deux artistes au sortir de la guerre. Ferment de leur amitié, cette première « reconnaissance » inaugure une correspondance de douze années au fil de laquelle croît leur affection mutuelle et se révèlent leur convergences artistiques : « Je crois que notre fraternité - sur tous les plans - va encore plus loin que nous l'envisageons et que nous l'éprouvons. » (Char à Camus, 3 novembre 1951). « Quelle bonne et profonde chose que de se détacher peu à peu de tout ce et tous ceux qui ne méritent rien et de reconnaître peu à peu à travers les années et les frontières une famille d'esprits. Comme on se sent beaucoup tout d'un coup à être enfin quelques-uns... » (Camus à Char, 26 février 1950) Ces « quelques-uns », référence à la citation de Gide : « Je crois à la vertu du petit nombre ; le monde sera sauvé par quelques-uns », Char et Camus tenteront de les rassembler en fondant ensemble la revue Empédocle : « Il est peut-être temps que les quelques-uns dont parlait Gide se réunissent » écrit Camus à Guilloux en janvier 1949. Ils publieront des écrits de Gracq, Melville, Grenier, Guilloux, Blanchot, Ponge, Rilke, Kafka... Les dissensions internes auront rapidement raison de la revue, et c'est ensemble qu'ils abandonneront le projet. Leur amitié, elle, est sans ombre. Les deux hommes se retrouvent régulièrement en Provence, terre natale de Char et devenue, grâce à lui, le pays d'adoption de Camus. Ils partagent leurs manuscrits, se confient leur doutes : « Plus je produis et moins je suis sûr. Sur le chemin où marche un artiste, la nuit tombe de plus en plus épaisse. Finalement, il meurt aveugle. Ma seule foi est que la lumière l'habite, au-dedans, et qu'il ne peut la voir, et qu'elle rayonne quand même. Mais comment en être sûr. C'est pourquoi il faut bien s'appuyer sur l'ami, quand il sait et comprend, et qu'il marche lui-même du même pas. » Ils se dédient leurs uvres (la réédition des Feuillets d'Hypnos et Actuelles) et s'adressent sur chaque nouvel exemplaire des dédicaces qui, chacune, scellent leur fraternité d'armes et d'âme. « à René Char qui aide à vivre, en attendant notre royaume, son ami et son frère en espoir. » (manuscrit de La Peste) « Pour Albert Camus, un des très rares hommes que j'admire et que j'aime et dont l'uvre est l'honneur de ce temps. René Char » (Fureur et mystère) « [à RENÉ CHAR], frère de route, ce livre de bord d'un commun voyage vers le temps des hommes, en attendant midi. Affectueusement Albert Camus » (Actuelles I) « Pour Albert Camus, dont l'amitié et l'uvre forment une Présence qui éclaire et fortifie les yeux » (Art bref) « Ah si seulement les poètes consentaient à redevenir ce qu'ils étaient autrefois : des voyants qui nous parlent de ce qui est possible... Que ne nous donnent-ils l'avant-goût des vertus à venir. Nietzsche ». « A René Char, frère de ceux-ci, dont il a fait toute la route avec l'admiration et l'affection de son ami. / Albert Camus » A la mort de Camus, Char publie La postérité du soleil, leur uvre commune écrite en 1952, hommage à leur amitié et à : « cet arrière-pays qui est à l'image du nôtre, invisible à autrui ». Très bel exemplaire d'une exceptionnelle provenance. Merci de nous contacter 24 heures à l'avance si vous souhaitez voir cet ouvrage à la librairie. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Later edition of 550 numbered copies on vélin labeur paper. Publisher's paper boards with an original design by Paul Bonet. Precious and beautiful inscription from Albert Camus to René Char : "" à vous cher René, ces confidences, et une amitié du même cur, fraternellement. / Albert Camus. / Juin 59"" Very nice copy of exceptional provenance. The friendship between Albert Camus and René Char is among the most touching and most fruitful in French literature. There was nothing obvious to bring together the Algerian journalist and author and the Provencal poet, much less to suggest a mutual affinity. Camus had not come across Char's poetry and Char had no taste for novels, apart from those of Maurice Blanchot. Nonetheless, it is through their respective works that the two artists found out about each other and developed a mutual respect. So - before Camus and Char actually met - they had met through Caligula and Hypnos - both illustrating the poet's responsibility in the face of the violent world. ""So in our darkness Beauty has no given space. All that space is for Beauty"" (Char, Feuillets d'Hypnos). It is this mutual need for Beauty as a political response to the outrageousness of ideologies that united the two artists at the end of the war. Catalyst to their friendship, this first ""acknowledgment"" inaugurated a twelve-year correspondence, during the course of which their mutual affection grew and revealed an artistic convergence: ""I believe that our brotherhood - on all levels - goes even deeper than we think and feel"" (Char to Camus, 3 November 1951). ""What a great and profound thing it is to detach oneself bit by bit from all that and all those who are worth nothing and to find little by little over the years and across borders a community of spirit. Like with many of us, who all at once feel ourselves finally becoming of 'the few'"" (Camus to Char, 26 February 1950). These 'few' are a reference to a quotation from Gide: ""I believe in the virtue of small numbers; the world will be saved by a few,"" whom Char and Camus tried to bring together in establishing the Empédocle review: ""It is perhaps time that 'the few' Gide talked about came together,"" as Camus wrote to Guilloux in January 1949. They published writing by Gracq, Melville, Grenier, Guilloux, Blanchot, Ponge, Rilke, Kafka, and so on. However, internal dissension soon engulfed the review and they abandoned the project together. Their friendship, however, remained unblemished. The two men met regularly in Provence, where Char was from and - thanks to him - Camus' adopted home. They showed each other their manuscripts and confided in each other with their doubts: ""The more I produce the less sure I become. Night falls ever thicker on the artist's path, his way. Eventually, he dies completely blind. My only hope is that there is still light inside, somewhere, and though he cannot see it, it continues to shine nonetheless. But how can one be sure? That is why one must rely on a friend, one who knows and understands, one who is walking that same path."" They inscribed works to each other (the reprints of Feuillets d'Hypnos and Actuelles) and in each new copy wrote inscriptions in which they both reinforced their comradeship in arms and in spirit. ""to René Char who helps me live, awaiting our kingdom, his friend and brother in hope,"" (manuscript of The Plague). ""For Albert Camus, one of the very rare men I admire and love and whose work is the honor of our times. René Char,"" (Fureur et mystère) ""[to RENÉ CHAR], fellow traveler, this guidebook to a mutual voyage into the time of men, waiting for noon. Affectionately, Albert Camus,"" (Actuelles I) ""For Albert Camus, whose friendship and work form a Presence that illuminates and fortifies the eyes,"" (Art bref). ""Oh if only poets would agree to become again what they were before: seers who speak to us of all that is possible...If they only gave us a foretaste of virtues to come. Nietzsche."" ""To René Char, brother of the undersigned, with whom he has been there all the way, with admiration and affection from his friend / Albert Camus."" This copy was doubtless inscribed in October 1953 along with the other ""bound"" copies (the Prassinos binding - cf. letter of the 23 October 1953). Camus had already presented Char with a first copy of this ode to his homeland, first published in 1939, well before their meeting: ""To René Char, to bring back for us those years in which I did not know him, but which already held within them the reasons for our friendship."" This second inscription on ""these first Nuptials,"" underlines how this youthful work which celebrates the ""nuptials of man with the world,"" is a precocious revelation of what they would go on to call their ""fraternity with the planet"". On Camus' death, Char published La postérité du soleil, the work they wrote together in 1952, an homage to their friendship and to that ""hinterland which is the image of our own, invisible to others."" A very attractive copy with an exceptional provenance." Gallimard Paris _1958 "11,5x18cm" reliure de l'éditeur‎


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EUR15,000.00

‎ CAMUS Albert ‎

Reference : 44375

(1954)

‎L'été‎

‎" - Gallimard, Paris 1954, 12x19cm, broché. - Edition originale, un des exemplaires du service de presse. Précieux envoi autographe signé d'Albert Camus à Maurice Blanchot : « avec l'amicale et très fidèle pensée d'Albert Camus ». Dos et plats légèrement et marginalement piqués et passés. « Trois ans pour faire un livre, cinq lignes pour le ridiculiser - et les citations fausses. » La réception de L'Etranger par les critiques fut pour Camus une douloureuse déception. Dans son refuge du Panelier, Camus reçoit les ""feuilletons"" que lui envoie Pascal Pia avec quelques commentaires souvent désabusés comme sur l'article d'Henriot paru dans le Temps : « Je n'avais jamais douté qu'Henriot fut un con. Il a tenu à confirmer cette opinion. » A côté de quelques articles élogieux que Gallimard tient à souligner : « La critique a été absurde en effet. Pourtant il y a eu un bon article d'Arland dans Coemedia et un autre également favorable dans la NRF. » Mais ce sont là des articles ""Maison"" et d'ailleurs pas nécessairement brillants: « Et quelques réserves que l'on fasse à l'égard de cette pensée (...) l'important est que la position de M. Camus soit sincère... » Camus n'en est pas dupe: « La critique: médiocre en zone libre, excellente à Paris. Finalement tout repose sur des malentendus. » Aussi lorsque Pia lui envoie l'article de Blanchot paru durant l'été 1942 (et repris dans Faux-pas en 1943) il ajoute cette appréciation : « Je crois que c'est jusqu'ici, ce qu'on a écrit de plus intelligent sur votre livre. » L'intérêt que se portent les deux écrivains est immédiat. Dès le mois d'août 1942, Camus se fait envoyer les deux romans de Blanchot et leur consacre un paragraphe dans son carnet : « Thomas découvre la mort en lui qui préfigure son avenir. (...) Tout s'éclaire - mais de la lumière sans éclat qui baigne les asphodèles du séjour mortel. » A l'automne, Blanchot consacre à nouveau une longue analyse à Sisyphe : « le livre de M. Camus mérite d'être apprécié un peu mieux que comme un livre littérairement remarquable. » Liés par une admiration mutuelle, Camus et Blanchot se rencontrent régulièrement au jury de la Pléiade ou aux comités de l'Arche et de Gallimard dont ils sont tous deux membres. Leurs parcours littéraires se font également parfois étrangement écho à l'instar de La Peste et du Très-Haut, « allégories politiques fondées sur le développement imaginaire d'une épidémie dans la cité », publiés à un an d'intervalle. En 1954, date de parution de L'Eté, Blanchot publie plusieurs analyses de l'uvre de Camus, réflexions critiques parfois sévères, mais procédant toujours d'une lecture attentive et rigoureuse qui témoigne de la proximité intellectuelle des deux hommes. A la mort de Camus, Blanchot lui rendra un vibrant hommage (repris plus tard dans L'Amitié): « La mort qui a frappé Camus (...) nous a rendus, dans une part profonde de nous-mêmes, déjà mourants, nous avons senti combien nous étions heureux d'être [son] contemporain et de quelle manière traîtresse ce bonheur se trouvait à la fois révélé et obscurci, davantage encore : comme si le pouvoir d'être contemporains de nous-mêmes, en ce temps auquel nous appartenions avec [lui], se voyait soudain altéré gravement. » - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] First edition, one advance (service de presse) copy. Handsome autograph inscription from Albert Camus to Maurice Blanchot : « avec l'amicale et très fidèle pensée d'Albert Camus ». Spine and covers slightly and marginally faded, with occasional spots. « Trois ans pour faire un livre, cinq lignes pour le ridiculiser - et les citations fausses. » La réception de L'Etranger par les critiques fut pour Camus une douloureuse déception. Dans son refuge du Panelier, Camus reçoit les ""feuilletons"" que lui envoie Pascal Pia avec quelques commentaires souvent désabusés comme sur l'article d'Henriot paru dans le Temps : « Je n'avais jamais douté qu'Henriot fut un con. Il a tenu à confirmer cette opinion. » A côté de quelques articles élogieux que Gallimard tient à souligner : « La critique a été absurde en effet. Pourtant il y a eu un bon article d'Arland dans Coemedia et un autre également favorable dans la NRF. » Mais ce sont là des articles ""Maison"" et d'ailleurs pas nécessairement brillants: « Et quelques réserves que l'on fasse à l'égard de cette pensée (...) l'important est que la position de M. Camus soit sincère... » Camus n'en est pas dupe: « La critique: médiocre en zone libre, excellente à Paris. Finalement tout repose sur des malentendus. » Aussi lorsque Pia lui envoie l'article de Blanchot paru durant l'été 1942 (et repris dans Faux-pas en 1943) il ajoute cette appréciation : « Je crois que c'est jusqu'ici, ce qu'on a écrit de plus intelligent sur votre livre. » L'intérêt que se portent les deux écrivains est immédiat. Dès le mois d'août 1942, Camus se fait envoyer les deux romans de Blanchot et leur consacre un paragraphe dans son carnet : « Thomas découvre la mort en lui qui préfigure son avenir. (...) Tout s'éclaire - mais de la lumière sans éclat qui baigne les asphodèles du séjour mortel. » A l'automne, Blanchot consacre à nouveau une longue analyse à Sisyphe : « le livre de M. Camus mérite d'être apprécié un peu mieux que comme un livre littérairement remarquable. » Liés par une admiration mutuelle, Camus et Blanchot se rencontrent régulièrement au jury de la Pléiade ou aux comités de l'Arche et de Gallimard dont ils sont tous deux membres. Leurs parcours littéraires se font également parfois étrangement écho à l'instar de La Peste et du Très-Haut, « allégories politiques fondées sur le développement imaginaire d'une épidémie dans la cité », publiés à un an d'intervalle. En 1954, date de parution de L'Eté, Blanchot publie plusieurs analyses de l'uvre de Camus, réflexions critiques parfois sévères, mais procédant toujours d'une lecture attentive et rigoureuse qui témoigne de la proximité intellectuelle des deux hommes. A la mort de Camus, Blanchot lui rendra un vibrant hommage (repris plus tard dans L'Amitié): « La mort qui a frappé Camus (...) nous a rendus, dans une part profonde de nous-mêmes, déjà mourants, nous avons senti combien nous étions heureux d'être [son] contemporain et de quelle manière traîtresse ce bonheur se trouvait à la fois révélé et obscurci, davantage encore : comme si le pouvoir d'être contemporains de nous-mêmes, en ce temps auquel nous appartenions avec [lui], se voyait soudain altéré gravement. »" Gallimard Paris _1954 12x19cm broché‎


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‎ CAMUS Albert ‎

Reference : 64002

(1944)

‎"Pièce autographe signée d'Albert Camus ""J'en suis bien content du moins"""‎

‎" - s.d. [1944], 21x26,7cm, une feuille. - Pièce autographe signée d'Albert Camus, une feuille à l'encre noire. Albert Camus, interrogé sur son uvre par Henri Corbière, laisse ici trois réponses aussi concises qu'intrigantes, révélatrices de son sens aigu de la répartie. Méfiant des tentatives d'intrusion dans sa vie, qu'elle soit privée ou littéraire, Camus élude les questions par des détours où pointe l'ironie, l'un des piliers stylistiques de l'auteur : « Vos débuts littéraires furent-ils heureux ou difficiles ? J'en suis bien content, du moins. » Sous le laconisme des réponses se distingue le lien inextricable qui unit le journalisme et la littérature au sein de l'écriture de Camus, contestant le bien-fondé de la distinction qu'établit son interlocuteur : « Des moyens d'existence [...] vous permirent-ils de vous faire un nom dans les lettres ou ne vécûtes-vous que de votre plume ? Je suis journaliste de métier ». Déjà auteur de deux monuments littéraires, L'Etranger et le Mythe de Sisyphe, Camus reste prudent quant à sa postérité « J'ai publié trop peu de livres pour répondre à cette question ». Dérobant aux regards les coulisses de son uvre, Camus demeure fidèle à sa propre formule : « Il n'est pas de vraie création sans secret » (Le Mythe de Sisyphe) - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Autograph document signed by Albert Camus: ""J'en suis bien content, du moins"" N. d. [1944], 21 x 26,7 cm, loose leaf An autograph document signed by Albert Camus, one leaf in black ink. Albert Camus, questioned on his work by Henri Corbière, writes three answers that are as concise as they are intriguing, revealing his sharp quick-wittedness. Suspicious of attempts to intrude into his life, whether it be private or literary, Camus points out ironies to cause a detour and avoid answering questions, one of the author's stylistic traits: ""Vos débuts littéraires furent-ils heureux ou difficiles ? J'en suis bien content, du moins,"" ""Were your literary beginnings happy or difficult? I am, at least, satisfied with it."" Beneath the brief responses, the inextricable link that unites journalism and literature within Camus' writing stands out, contesting the validity of the distinction established by his interlocutor. ""Des moyens d'existence [...] vous permirent-ils de vous faire un nom dans les lettres ou ne vécûtes-vous que de votre plume ? Je suis journaliste de métier,"" ""Did the livelihoods [...] allow you to make a name for yourself in the letters or did you only make a living from your pen? I am a journalist by trade."" Already the author of two literary masterpieces, L'étranger and Le Mythe de Sisyphe, Camus remains cautious when it comes to his posterity ""J'ai publié trop peu de livres pour répondre à cette question,"" ""I have published too few books to answer that question."" Protecting the background of his work, Camus remains faithful to his own formula: ""Il n'est pas de vraie création sans secret,"" ""There is no true creation without a secret"" (Le Mythe de Sisyphe)." _s.d. [1944] "21x26,7cm" une feuille‎


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‎CAMUS (Albert)‎

Reference : 20290

(1956)

‎FAULKNER - Requiem pour une nonne‎

‎ Paris, Gallimard, coll. "Le manteau d'arlequin", (8 octobre) 1956. 1 vol. (120 x 190 mm) de 196 pp., [5] et 1 ff. Broché. Edition originale de la traduction française. Adaptation d'Albert CamusUn des 85 exemplaires sur pur-fil (n°44).‎


‎Dans la correspondance de Faulkner, on trouve ce mot, daté du 15 fevrier 1962 : a Ivan von Auw qui lui demande son accord en vue d'une production polonaise de la version de Requiem pour une nonne par Albert Camus, les droits (de 5%) devant etre egalement partages entre Mme Camus et lui-meme, il repond : « La piece etait essentiellement du Camus. J'accepte la proposition de Mme Camus, quelle qu'elle soit. » (William Faulkner, Lettres choisies, edition etablie par Joseph Blotner, traduit par Didier Coupaye et Michel Gresset, Gallimard, 1981, p. 457)."Albert Camus, faisant l'éloge des écrivains du Sud, fit un jour remarquer à l'un de ses amis que ce qu'il aimait dans leurs livres, c'était "la poussière et la chaleur". Et pour l'homme de l'Afrique du Nord, et de ses souvenirs éblouissant de Noces, ce monde où Paris ne peut jamais entrer, le sens de la couleur locale propre à Faulkner devait êtr particulièrement émouvant" (Alfred Kazin, The Stillness of Light in August, in Faulkner, : 3 decades of critiscism, pp.249-250). Et bien avant Requiem pour une nonne, et bien avant le Nobel - que Faulkner recevra à son tour en ?? -, l'écrivain américain déclarait : "... je pense que Camus s'améliorera ; mais je pense que jamais Sartre ne s'améliorera" (Conférence à l'Université de Virginie, mai 1957). : "oui, je connais très bien Camus et le tiens en très hautre estime. C'est l'homme qui... fait toujours de ce que j'ai essayé de faire, à savoir fouiller... sa propre âme". Très logiquement, on retrouvera dans L'Hommage à Albert Camus, publié par la Nouvelle Revue Française le 1er mars 1960, la traduction de l'article de Faulkner intitulé "L'âme qui interroge" : il y reprend les thèmes essentiels de Camus et, se référant au télégramme envoyé après le Prix Nobel, revient sur "l'âme qui, constammment, se cherche et s'interroge [...]".Camus, de son côté, avouait dans une interview de 1945 à Janine Delpech que l'Etranger utilisait la technique romanesque de Faulkner et Steinbeck, et qu'il tenait Sanctuaire - dont Malraux avait rédigé la préface - pour un chef d'oeuvre. (Hommage de la NRF, p. 538). Enfin, pour un numéro spécial du Harvard Advocat consacré à Faulkner, Camus avait donné une lettre confirmant qu'il était "un grand admirateur de William Faulkner, dont je connais et pratique l'oeuvre depuis longtemps. Il est à mon avis votre plus grand écrivain ; le seul, il me semble, qui s'inscrive dans votre grande tradition littéraire du XIXe siècle [...] Je veux dire qu'il a crée son monde, reconnaissable entre mille et irremplaçable, comme l'avaient fait avant lui Dostoievski ou Proust. Sanctuaire et Pylône sont des chefs-d'oeuvre". (Yale French studies, n°25, Spring 1960, p.122). ‎

Librairie Walden - Orléans

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EUR400.00

‎ CAMUS Albert & CALDERON DE LA BARCA Pedro ‎

Reference : 28202

(1953)

‎La dévotion à la Croix‎

‎" - Nrf, Paris 1953, 11x16,5cm, broché. - Edition originale de la traduction française établie par Albert Camus, un des exemplaires numérotés sur Alfama. Dos très légèrement passé et infime trace de pliure en marge du premier plat, sinon très bel exemplaire. Précieux envoi autographe signé de Albert Camus ""A (Eugène) Clairin, ces images surnaturelles, avec la terrestre amitié d'Albert Camus."" - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] First edition in French, translated by Albert Camus, this a numbered copy on Alfama paper. Spine very lightly faded with a tiny trace of folding to edge of upper cover, otherwise a fine copy. Handsome autograph inscription signed by Albert Camus ""A (Eugène) Clairin, ces images surnaturelles, avec la terrestre amitié d'Albert Camus [To (Eugène) Clairing, these supernatural images, with the earthly friendship of Albert Camus]."" " Nrf Paris _1953 "11x16,5cm" broché‎


Le Feu Follet - Paris

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EUR1,500.00

‎ CAMUS Albert ‎

Reference : 59382

(1948)

‎L'état de siège‎

‎" - Gallimard, Paris 1948, 12x19cm, broché. - Edition originale, un des 35 exemplaires hors commerce et numérotés sur alfa. Quelques petites rousseurs sans gravité affectant principalement les marges de certains feuillets et les gardes, une trace de pliure verticale sur le second plat. Bel envoi autographe signé d'Albert Camus et rédigé à l'aide de deux encres au célèbre bouquiniste des quais et anarchiste, Albert Blain : ""puisqu'il aime la liberté avec le souvenir de sympathie d'Albert Camus et l'Etat de siège qui n'est rien d'autre que le petit commentaire dramatique d'un grand vers : ""Homme libre, toujours tu chériras la mer!"" Grand ami des flaneurs bibliophiles et des écrivains, notamment du libertaire Han Ryner avec lequel il entretint une longue correspondance, Albert Blain inspira Léo Malet qui en fait le meilleur ami de Rémy Brandwell dans la série des Nestor Burma. En 1955, répondant favorablement à une invitation d'Albert Blain devenu ""Président de la Chambre syndicale des bouquinistes des quais de la Seine"", Camus se remémorera avec plaisir leur complicité d'après guerre: ""Je n'ai pas oublié nos petites conversations sur les quais"" Cette précieuse dédicace réalisée sur un des rares exemplaires de l'auteur sur beau papier, témoigne de l'intéret et du respect de Camus pour cette figure de l'intelligence libre, frèrre de ces ""Justes"" qui lui inspireront l'année suivante, l'une de ses pièces majeures. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] First edition, one of 35 copies hors commerce, numbered on Alfa paper. Bel autograph signed by Albert Camus and written using two inks: ""A Mr. Albert Blain since loves freedom with the memory of sympathy Albert Camus and the state of siege that is nothing other than the small dramatic comment to a large ""free man, you will always cherish the sea!"" Some small minor foxing mainly affecting the margins of some leaves and guards, a vertical fold trace on the second course. Yellowed paper as generally insolated back, full copy of its blurb." Gallimard Paris _1948 12x19cm broché‎


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EUR2,800.00

‎ CAMUS Albert & LARIVEY Pierre de ‎

Reference : 51021

(1953)

‎Les esprits‎

‎" - Gallimard, Paris 1953, 10,5x16,5cm, relié. - Edition originale de l'adaptation théâtrale établie par Albert Camus, un des 200 exemplaires hors commerce numérotés sur alfama et réservés au service de presse. Reliure en demi maroquin gris anthracite, dos lisse, plats de papier marbré, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure signée de Devauchelle. Précieux envoi autographe signé d'Albert Camus à son proche ami André Belamich. Belamich rencontre Camus en 1932 sur les bancs du cours de philosophie de Jean Grenier au lycée Bugeaud d'Alger, la fameuse « Khâgne africaine ». Après avoir participé ensemble à l'aventure du Parti Communiste Algérien, Camus et Belamich forment avec d'autres penseurs et artistes ce que l'on nomme aujourd'hui ""l'Ecole d'Alger"" réunissant autour de l'éditeur et libraire Edmond Charlot une génération d'esprits progressistes dont Claude de Fréminville, Max-Pol Fouchet, René-Jean Clot, emmanuel Roblès et Gabriel Audisio. Après plusieurs traductions pour Charlot de Jane Austin et David Lawrence, Belamich devient surtout, à l'initiative et avec le soutien de Camus, le principal traducteur de Garcia Lorca et l'instigateur de sa diffusion en France. L'indéfectible amitié qui l'unit à Camus jusqu'à sa mort - il est à ses côtés lors de la remise de son Prix Nobel - font de lui un des principaux témoins de la vie de l'écrivain comme l'attestent ses contributions aux biographies de Herbert R. Lottman et de Olivier Todd. Quelques petites rousseurs sans gravité. Emouvant et précieux envoi à cet ami des premières heures algériennes qui ont construit l'humanisme de Camus et auxquelles il consacra son dernier roman inachevé : « Le premier homme ». - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] first edition of the theatrical adaptation established by Albert Camus, one of the review copies service. Precious autograph signed by Albert Camus to his close friend Andre Belamich ..." Gallimard Paris _1953 "10,5x16,5cm" relié‎


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EUR2,300.00

‎ CAMUS Albert ‎

Reference : 51018

(1950)

‎Actuelles. Chroniques 1944-1948‎

‎" - Gallimard, Paris 1950, 12x19cm, broché sous chemise et étui. - Edition originale, un des exemplaires du service de presse. Une tache pale au deuxième plat de couverture, papier jauni, notre exemplaire est présenté sous chemise en demi chagrin gris et étui, ensemble signé de signé Devauchelle. Précieux envoi autographe signé des initiales d'Albert Camus à son proche ami André Belamich. Belamich rencontre Camus en 1932 sur les bancs du cours de philosophie de Jean Grenier au lycée Bugeaud d'Alger, la fameuse « Khâgne africaine ». Après avoir participé ensemble à l'aventure du Parti Communiste Algérien, Camus et Belamich forment avec d'autres penseurs et artistes ce que l'on nomme aujourd'hui ""l'Ecole d'Alger"" réunissant autour de l'éditeur et libraire Edmond Charlot une génération d'esprits progressistes dont Claude de Fréminville, Max-Pol Fouchet, René-Jean Clot, emmanuel Roblès et Gabriel Audisio. Après plusieurs traductions pour Charlot de Jane Austin et David Lawrence, Belamich devient surtout, à l'initiative et avec le soutien de Camus, le principal traducteur de Garcia Lorca et l'instigateur de sa diffusion en France. L'indéfectible amitié qui l'unit à Camus jusqu'à sa mort - il est à ses côtés lors de la remise de son Prix Nobel - font de lui un des principaux témoins de la vie de l'écrivain comme l'attestent ses contributions aux biographies de Herbert R. Lottman et de Olivier Todd. Emouvant et précieux envoi à cet ami des premières heures algériennes qui ont construit l'humanisme de Camus et auxquelles il consacra son dernier roman inachevé : « Le premier homme ». - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] First edition, one advance (service de presse) copy. One pale stain to lower cover, paper yellowed, this copy has a chemise and slipcae of grey half shagreen by signé Devauchelle. Handsome autograph inscription with initials from Albert Camus to his close friend André Belamich. Belamich rencontre Camus en 1932 sur les bancs du cours de philosophie de Jean Grenier au lycée Bugeaud d'Alger, la fameuse « Khâgne africaine ». Après avoir participé ensemble à l'aventure du Parti Communiste Algérien, Camus et Belamich forment avec d'autres penseurs et artistes ce que l'on nomme aujourd'hui ""l'Ecole d'Alger"" réunissant autour de l'éditeur et libraire Edmond Charlot une génération d'esprits progressistes dont Claude de Fréminville, Max-Pol Fouchet, René-Jean Clot, emmanuel Roblès et Gabriel Audisio. Après plusieurs traductions pour Charlot de Jane Austin et David Lawrence, Belamich devient surtout, à l'initiative et avec le soutien de Camus, le principal traducteur de Garcia Lorca et l'instigateur de sa diffusion en France. L'indéfectible amitié qui l'unit à Camus jusqu'à sa mort - il est à ses côtés lors de la remise de son Prix Nobel - font de lui un des principaux témoins de la vie de l'écrivain comme l'attestent ses contributions aux biographies de Herbert R. Lottman et de Olivier Todd. Emouvant et précieux envoi à cet ami des premières heures algériennes qui ont construit l'humanisme de Camus et auxquelles il consacra son dernier roman inachevé : « Le premier homme ». " Gallimard Paris _1950 12x19cm broché sous chemise et étui‎


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EUR2,500.00

‎ CAMUS Albert ‎

Reference : 51020

(1957)

‎L'exil et le royaume‎

‎" - Gallimard, Paris 1957, 12x19cm, broché sous chemise et étui. - Edition originale, un des exemplaires du service de presse. Dos insolé, papier jauni, notre exemplaire est présenté sous chemise en demi chagrin gris et étui, l'ensemble signé de Devauchelle. Précieux envoi autographe signé d'Albert Camus : ""A André Belamich, son vieil ami..."" Belamich rencontre Camus en 1932 sur les bancs du cours de philosophie de Jean Grenier au lycée Bugeaud d'Alger, la fameuse « Khâgne africaine ». Après avoir participé ensemble à l'aventure du Parti Communiste Algérien, Camus et Belamich forment avec d'autres penseurs et artistes ce que l'on nomme aujourd'hui ""l'Ecole d'Alger"" réunissant autour de l'éditeur et libraire Edmond Charlot une génération d'esprits progressistes dont Claude de Fréminville, Max-Pol Fouchet, René-Jean Clot, emmanuel Roblès et Gabriel Audisio. Après plusieurs traductions pour Charlot de Jane Austin et David Lawrence, Belamich devient surtout, à l'initiative et avec le soutien de Camus, le principal traducteur de Garcia Lorca et l'instigateur de sa diffusion en France. L'indéfectible amitié qui l'unit à Camus jusqu'à sa mort - il est à ses côtés lors de la remise de son Prix Nobel - font de lui un des principaux témoins de la vie de l'écrivain comme l'attestent ses contributions aux biographies de Herbert R. Lottman et de Olivier Todd. Emouvant et précieux envoi à cet ami des premières heures algériennes qui ont construit l'humanisme de Camus et auxquelles il consacra son dernier roman inachevé : « Le premier homme ». - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] First edition, one advance (service de presse) copy. Spine sunned, paper yellowed. This copy has a chemise and slipcase of grey half shagreen by Devauchelle. Handsome autograph inscription from Albert Camus to his friend André Belamich: ""A André Belamich, son vieil ami..."" Belamich rencontre Camus en 1932 sur les bancs du cours de philosophie de Jean Grenier au lycée Bugeaud d'Alger, la fameuse « Khâgne africaine ». Après avoir participé ensemble à l'aventure du Parti Communiste Algérien, Camus et Belamich forment avec d'autres penseurs et artistes ce que l'on nomme aujourd'hui ""l'Ecole d'Alger"" réunissant autour de l'éditeur et libraire Edmond Charlot une génération d'esprits progressistes dont Claude de Fréminville, Max-Pol Fouchet, René-Jean Clot, emmanuel Roblès et Gabriel Audisio. Après plusieurs traductions pour Charlot de Jane Austin et David Lawrence, Belamich devient surtout, à l'initiative et avec le soutien de Camus, le principal traducteur de Garcia Lorca et l'instigateur de sa diffusion en France. L'indéfectible amitié qui l'unit à Camus jusqu'à sa mort - il est à ses côtés lors de la remise de son Prix Nobel - font de lui un des principaux témoins de la vie de l'écrivain comme l'attestent ses contributions aux biographies de Herbert R. Lottman et de Olivier Todd. Emouvant et précieux envoi à cet ami des premières heures algériennes qui ont construit l'humanisme de Camus et auxquelles il consacra son dernier roman inachevé : « Le premier homme ». " Gallimard Paris _1957 12x19cm broché sous chemise et étui‎


Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR3,000.00

‎BABEY (Stéphane) - [CAMUS (Albert)].‎

Reference : 15766

(2010)

‎Camus, une passion algérienne.‎

‎ S.l., Koutoubia, (2010). Un vol. au format in-8 étroit (228 x 138 mm) de 189 pp., broché, sous couverture à rabats rempliés.‎


‎ L'ouvrage s'agrémente de planches photographiques hors-texte. ''Cinquante ans après la mort d'Albert Camus, que reste-t-il de son oeuvre ? Par l'itinéraire qu'il nous propose entre l'Algérie d'hier et celle d'aujourd'hui, sur les lieux-mêmes où Camus se confronta à la condition humaine et aux drames de l'histoire, Stéphane Babey montre la force et la pertinence d'une pensée trop longtemps vouée à la vindicte et à l'incompréhension. D'Annaba où le destin de Camus rencontre celui de saint Augustin à Alger la blanche en passant par Oran la pestiférée, ce livre est un voyage au coeur de la passion algérienne qui anima Camus jusque dans l'exil. Sur les pas d'Albert Camus par le texte et par l'image.'' Excellente condition. ‎

Babel Librairie - Bayeux

Phone number : 06.84.15.59.05

EUR12.00

‎ CAMUS Albert ‎

Reference : 66675

(1944)

‎Le Malentendu. - Caligula‎

‎" - Gallimard, Paris 1944, 12x19cm, relié. - Edition originale, un des 1000 exemplaires numérotés, seuls grands papiers après 13 Hollande. Cartonnage de l'éditeur d'après la maquette originale de Mario Prassinos. Deux traces de pliures sans gravité en pied du second plat, deux infimes accrocs sans incidence sur la tranche supérieure. Envoi autographe signé d'Albert Camus à Max-Philippe Delatte : ""A Max Delatte, prince des livres, chaleureusement. Albert Camus"" - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] First edition, one of 1000 numbered copies, the only grand papier (deluxe) copies after 13 Hollande paper. Publisher's paper boards with an original design by Mario Prassinos. Two folding traces, not serious, to foot of lower cover, two tiny tears not touching text on top edge. Autograph inscription signed by Albert Camus to Max-Philippe Delatte : ""A Max Delatte, prince des livres, chaleureusement. Albert Camus""" Gallimard Paris _1944 12x19cm relié‎


Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR3,500.00

‎CAMUS (Albert)‎

Reference : 18711

(1957)

‎Lope De Vega. Le Chevalier d'Olmedo. Comédie dramatique en trois journées. ‎

‎ Paris, Gallimard, (17 juin) 1957. 1 vol. (110 x 170 mm) de 201 pp. et [2] ff. Box peint et verni orné d'un décor de bandes irrégulières mosaïquées en box cuivre, rouge et gris, avec des deux bandes supérieures de box cuivrées à chaque extémité, dos lisse, titre à l'oeser rouge, doublures de box cuivrées et gardes de daim noir, non rogné, couverture conservée, boîte-étui (Reliure signée d'A. Ruiz-Arrea, 2011). Edition originale de l'adaptation d'Albert Camus. Un des 65 premiers exemplaires sur vélin pur fil (n° 9).‎


‎Albert Camus s'est très tôt intéressé à l'adaptation théâtrale. Dès 1936, lorsqu'il faisait partie du Théâtre du Travail, il entreprit l'adaptation et la représentation du Temps du mépris de Malraux, puis des Frères Karamazov.Camus adaptera ensuite Un cas intéressant de Dino Buzzati en 1955 pour le théâtre La Bruyère à la demande de Georges Vitaly, puis Requiem pour une nonne, joué au théâtre des Mathurins en 1956. Mais c'est pour le Festival de théâtre d'Angers, que dirige Marcel Herrand, que Camus se consacrera pleinement à cette passion, dès 1953. Lorsque Herrand mourut prématurément, Albert Camus le remplace à la mise en scène, pour Le Chevalier d'Olmedo qu'il adapte en 1957 pour le Festival.« Quand j'écris mes pièces, c'est l'écrivain qui est au travail, en fonction d'une oeuvre qui obéit à un plan plus vaste et calculé. Quand j'adapte, c'est le metteur en scène qui travaille selon l'idée qu'il a du théâtre. Je crois en effet au spectacle total, conçu, inspiré et dirigé par le même esprit, écrit et mis en scène par le même homme, ce qui permet d'obtenir l'unité de ton, du style, du rythme qui sont les atouts essentiels d'un spectacle. Comme j'ai la chance d'avoir été aussi bien écrivain que comédien ou metteur en scène, je peux essayer d'appliquer cette conception. Je me commande alors des textes, traductions ou adaptations, que je peux ensuite remodeler sur le plateau, lors des répétitions, et suivant les besoins de la mise en scène. »Délicieux exemplaire dans une reliure particulièrement inventive et réussie. ‎

Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR3,000.00

‎ (CAMUS Albert) & COLLECTIF ‎

Reference : 63768

(1950)

‎Esprit. Nouvelle série N°163 de la 18ème année‎

‎" - Esprit , Paris Janvier 1950, 14,5x22,5cm, broché. - Edition originale du numéro en partie consacré à Albert Camus de cette importante revue humaniste fondée par Emmanuel Mounier, un des 50 exemplaires numérotés sur alfa mousse, seuls grands papiers. Agréable exemplaire. Contributions de Rachel Bespaloff ""Le monde du condamné à mort"", Emmanuel Mounier ""Albert Camus, ou l'appel des humiliés"", Jean-Jacques Brieux ""Fondements idéologiques de la révolution chinoise"", Alfred Grosser ""Allemagne 1950""... - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] First edition of the issue partly devoted to Albert Camus of this important humanist magazine founded by Emmanuel Mounier, one of 50 numbered copies on Alfa paper foam, only leading copies. Nice copy. Contributions of Rachel Bespaloff ""The world of the condemned to death"", Emmanuel Mounier ""Albert Camus, or the call of the humiliated"", Jean-Jacques Brieux ""ideological foundations of the Chinese revolution"", Alfred Grosser ""Germany 1950"" ... " Esprit Paris _Janvier 1950 "14,5x22,5cm" broché‎


Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR70.00

‎ CAMUS Albert ‎

Reference : 63676

(1956)

‎La chute‎

‎" - Gallimard, Paris 1956, 12x19cm, broché. - Edition postérieure d'un mois à l'édition originale, fantaisiste mention de 156ème édition. Trois petites déchirures en tête et en pied du dos légèrement insolé. Précieux envoi autographe signé d'Albert Camus : ""A Pierre Klossowski avec l'amicale pensée d'Albert Camus"". - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Published one month after the First edition, falsely stated as 156th edition. Three small tears to head and to foot of spine slightly sunned. Handsome autograph inscription signed by Albert Camus : ""A Pierre Klossowski with l'amicale pensée d'Albert Camus"". " Gallimard Paris _1956 12x19cm broché‎


Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR3,000.00

‎ CAMUS Albert & CALDERON DE LA BARCA Pedro ‎

Reference : 54039

(1953)

‎La dévotion à la Croix‎

‎" - Gallimard, Paris 1953, 10,5x16,5cm, relié. - Edition originale de la traduction et de l'adaptation établies en français par Albert Camus, un des exemplaires numérotés sur alfa. Reliure en demi chagrin vert, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, plats de couverture et dos insolé conservés, tête dorée, reliure signée de Goy & Vilaine. Envoi autographe signé d'Albert Camus à Jean Gillibert. Agréable exemplaire élégamment établi. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] First edition of the French version translated and adapted by Albert Camus, a numbered copy on alfa paper. Half green shagreen by Goy & Vilaine, spine in six compartments, gilt date to foot, cover and spine (sunned) preserved, top edge gilt. Autograph inscription signed by Albert Camus to Jean Gillibert. A good copy in an elegant binding, " Gallimard Paris _1953 "10,5x16,5cm" relié‎


Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR2,500.00

‎ CAMUS Albert & WILDE Oscar ‎

Reference : 53361

(1952)

‎La ballade de la geôle de Reading. - L'artiste en prison‎

‎" - Falaize, Paris 1952, 11,5x17,5cm, broché. - Nouvelle édition de la traduction française établie par Jacques Bour et édition originale de la célèbre préface d'Albert Camus, un des 50 exemplaires numérotés sur vélin Madagascar, tirage de tête. Précieux envoi autographe signé d'Albert Camus : ""A Michel Simon grand artiste avec les voeux chaleureux d'un de ses vieux admirateurs"" enrichi d'un envoi autographe signé du traducteur Jacques Bour : ""A Michel Simon qui ferait crouler tous les murs!"" Rare et bel exemplaire. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] La Ballade de la geôle de Reading. - L'Artiste en prison [The Ballad of Reading Gaol] Falaize, Paris 1952, 11,5 x 17,5 cm, original wrappers New edition of the French translation by Jacques Bour and the first edition of Albert Camus' famous preface. One of 50 numbered copies on Madagascar paper, tirage de tête. A fine autograph inscription from Albert Camus: ""à Michel Simon grand artiste avec les voeux chaleureux d'un de ses vieux admirateurs [For Michel Simon, a great artist, with warmest wishes from an old fan],"" and an autograph inscription from the translator Jacques Bour : ""à Michel Simon qui ferait crouler tous les murs! [For Michel Simon, who raised all the roofs!]"" A rare and very good copy." Falaize Paris _1952 "11,5x17,5cm" broché‎


Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR6,000.00

‎CAMUS ALBERT‎

Reference : R160129919

‎CAHIERS ALBERT CAMUS. 5 ALBERT CAMUS: OEUVRE FERMEE, OEUVRE OUVERTE? ACTE DU COLLOQUE DU CENTRE CULTUREL INTERNATIONAL DE CERISY-LA-SALLE. JUIN 1982‎

‎ISBN : 2070702650. GALLIMARD. 16 JANV 1985. In-12 Carré. Broché. Bon état. Couv. convenable. Dos satisfaisant. Intérieur acceptable. 375 pages.‎


Le-livre.fr / Le Village du Livre - Sablons

Phone number : 05 57 411 411

EUR39.80

‎CAMUS (Albert)‎

Reference : 4567

(1947)

‎La Peste‎

‎Paris, Gallimard, 1947 In-12 (18,7 x 12,2 cm), broché, couverture crème imprimée, 337 pp., 1 f. n. ch., étui-chemise. Édition originale. Exemplaire du service de presse (après 15 ex. sur Japon impérial, 35 ex. sur vélin de Hollande, 215 ex. sur vélin pur fil des Papeteries Lafuma-Navarre, 2 080 ex. sur Alfa des Papeteries Navarre et 10 ex. sur Madagascar réservés à l'auteur). Envoi autographe signé de l'auteur : "A Etiemble / son ami / Camus". Exemplaire broché.‎


‎René Etiemble se lia avec Albert Camus par l'entremise de Claude et Michel Gallimard dont il était un ami intime. Rédacteur aux Temps Modernes, revue dirigée par Jean-Paul Sartre, Etiemble y publia le tout premier article consacré à La Peste. Dans cette longue chronique, il "défendait Camus contre un critique de La Pravda. Avec des réserves, il reconnaissait que Camus renonçait "aux ressources et aux facilités du réalisme". Etiemble n'acceptait pas toutes les conclusions de La Peste mais affichait sa sympathie pour l'auteur, ses intentions, sa droiture, sa chaleur humaine". (Olivier Todd, Albert Camus une vie, p. 769 (Ed. revue et augmentée, Folio) Belle association. ‎

Librairie Faustroll - Paris

Phone number : 06 67 17 08 42

EUR3,500.00

‎Camus Albert‎

Reference : 9724

‎La Peste‎

‎ Sauret Deux Volumes In-4° brochés couvertures illustrées sous rodhoïd, 227 et 198 pages sous coffret à charnière pleine toile écru titre au dos en doré.Gouaches originales d'Eddy Legrand à pleine page reproduite par Fernand Chenot sur Velin fort.Superbe exemplaire, sans aucun accroc ni défaut.‎


‎Introduction Originale D'Albert Camus. Très Bon Etat FRAIS DE PORT INCLUS DANS LE PRIX DU LIVRE ( Franco de Port ) Uniquement SUR - LIVRE RARE BOOK - **** MONDIAL RELAY merci de renseigner votre lieu de retrait **********‎

Librairie Artlink

Phone number : +33477870476

EUR125.00

‎CAMUS (Albert)‎

Reference : 22784

(1951)

‎L'Homme révolté‎

‎ Paris, Gallimard, (18 octobre) 19511 vol. (120 x 185 mm) de 382 pp. et [1] f. Broché. Edition originale. Un des 45 exemplaires sur hollande (n° 29).‎


‎« L'Homme Révolté » : Un essai philosophique majeur qui exalte les vertus d'une révolte créatrice. « C'est un livre qui a fait beaucoup de bruit mais qui m'a valu plus d'ennemis que d'amis. (...) Parmi mes livres, c'est celui auquel je tiens le plus... » écrira Albert Camus. Publié en 1951, quatre années après la La Peste, en pleine période de maturité tourmentée ou cycle de la révolte (1940-1960), cet essai philosophique, dès sa parution, lui vaudra beaucoup d'inimitiés et suscitera de violentes polémiques dans le monde intellectuel français (le sociologue Pierre Bourdieu sera d'un grand mépris à l'égard de cet essai), notamment chez les surréalistes - André Breton en chef de file. Ce sera le livre de la rupture idéologique, publique et définitive entre Sartre et Camus. Texte majeur dans l'oeuvre, L'Homme révolté est une réflexion sur les clichés de l'intelligentsia de gauche. Le livre soulève nombres de polémiques dès sa parution, mais la plus importante se fait attendre. Six mois après, le texte est à l'origine d'une polémique entre l'auteur et la rédaction des Temps modernes : Jean-Paul Sartre avait chargé le philosophe Francis Jeanson de rendre compte du livre, ce dont il s'acquitta en écrivant sept pages d'une insigne virulence parues dans le numéro de mai 1952 sous le titre « Albert Camus ou l'âme révoltée ». Le sécrétaire de Sartre, Jean Cau, fait alors savoir à l'auteur qu'une réponse éventuelle de sa part serait publiée dans la revue. L'écrivain démonte alors point par point la critique du journaliste. On lui reproche de penser peu mais de bien écrire, « s'il est vrai, rétorque-t-il, que mes pensées sont inconsistantes, autant les bien écrire pour limiter les dégâts. Supposez en effet qu'on ait à lire des pensées confuses en style consterant, voyez l'exil ! ». Ailleurs il dénonce l'esprit de parti sous-jacent aux remontrances de Jeanson : « On ne décide pas de la vérité d'une pensée selon ce que la droite et la gauche décident d'en faire. » Enfin, l'auteur met en cause, sans le nommer, Sartre lui-même. Celui-ci répondra par dix-neuf pages qui débutent ainsi : « Mon cher Camus, notre amitié n'était pas facile mais je la regretterai. » Dont acte.Seul le philosophe Paul Ricoeur soutiendra publiquement « L'Homme Révolté ». « Je me révolte, donc nous sommes ». Concilier la révolte et la mesure. Dans cet essai sur la lutte sociale et politique, le plus important quant à ses prises de positions, Camus analyse l'esprit de révolte, la tragédie, au point de vue historique et philosophique, à travers des portraits d'individus révoltés : Sade, Lautréamont, Bakounine, les anarchistes russes (la révolution russe est clairement mise en cause dans cet essai), Dostoïevski... et nous révèle ainsi l'évidence de l'émergence d'un nouveau cogito. ‎

Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR12,000.00

‎TODD (Olivier) - [CAMUS (Albert)].‎

Reference : 19649

(1996)

‎Albert Camus, une vie.‎

‎ S.l., Gallimard / Coll. ''Biographies'', (1996). Un fort vol. au format in-8 (241 x 152 mm) de 855 pp., broché.‎


‎ L'ouvrage s'agrémente de planches photographiques. ''Une personnalité littéraire a de vrais ennemis pendant sa vie et presque autant de faux amis après sa mort. A la recherche d'Albert Camus, Olivier Todd, sans gommer ni grossir les qualités ou les défauts de l'homme et de l'écrivain, montre comment l'auteur de L'Etranger et de L'Homme révolté tenta d'accorder sa vie, son oeuvre et sa morale. Camus fut algérien et algérois, journaliste, essayiste, romancier, dramaturge, metteur en scène, acteur... Avec cette biographie, sa personnalité apparaît dans toute sa complexité, grâce à de nombreux inédits dans sa correspondance. Camus était charmeur et ombrageux, sincère et théâtral, plein de doutes et arrogant. Il voulait être aimé et y parvint souvent. Il cherchait à être compris et n'y parvint pas toujours. Il parla trop de bonheur pour être heureux et serein. Faut-il pour autant l'imaginer malheureux comme Sisyphe ? Camus reste inclassable, solitaire, solidaire, il ne voulait être ni victime ni bourreau. Pour lui, la souffrance n'avait pas de frontière.'' Dos ridé. Du reste, très belle condition. ‎

Babel Librairie - Bayeux

Phone number : 06.84.15.59.05

EUR12.00

‎[CAMUS (Albert)]‎

Reference : L5381

‎Camus à COMBAT.‎

‎ Ed. Gallimard, 2010. Fort volume in-8 br. CAHIERS ALBERT CAMUS 8. Editoriaux et articles d'Albert Camus parus à COMBAT 1944-1947. Edition établie, présentée et annotée par J. Lévi-Valensi. ‎


la Librairie Les Autodidactes - Paris

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