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‎BRETON André‎

Reference : 64269

(1917)

‎"Décembre" : poème autographe de jeunesse dédié à Guillaume Apollinaire « J'aurai mordu la vie à tes seins d'ange piètre »‎

‎circa 1917-1918, 22,3x27,6, une feuille sous chemise et étui.‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton dédié à Guillaume Apollinaire, intitulé "Décembre", 20 vers à l'encre noire sur papier vergé d'Arches, composé en décembre 1915. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieurs à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le poème «Facon» (1916) en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui lui inspire un projet d'écriture collective, ainsi que l'illustration du futur recueil Mont de Piété, finalement réalisée par André Derain. La fréquentation de ce «dandy révolté contre l'art et la guerre», qui partage son admiration pour Jarry, et le contact des aliénés du centre neuro-psychiatrique de Saint-Dizier marquent une étape décisive dans la genèse du surréalisme. Affecté au Val-de-Grâce à partir de 1917, Breton trouve à Paris l'effervescence littéraire nécessaire à sa quête poétique et récite Rimbaud en compagnie d'Aragon. C'est par l'entremise d'Apollinaire qu'il se lie d'amitié avec Soupault, futur co-auteur des Champs magnétiques, et Reverdy, fondateur de la revue Nord-Sud, qui publiera des poèmes de Mont de piété. Les sept poèmes de la collection seront par la suite publiés dans des revues littéraires d'avant-garde (Les Trois Roses, Solstices, Nord-Sud) entre 1917 et le début de l'année 1919. Quatre des sept poèmes furent dédiés aux maîtres et amis de l'auteur: Léon-Paul Fargue, et surtout Apollinaire, à qui Breton avait consacré une étude dans l'Eventail. L'auteur rend également hommage à Marie Laurencin et André Derain, créateurs "d'oeuvres plastiques encore toutes neuves, en butte à un décri et une intolérance presque unanimes", chères à Breton tout au long de sa vie (XXe siècle, n°3, juin 1952). Il multiplie avec ces dédicaces les allusions croisées, dédiant à l'un un poème inspiré par l'autre, à l'exemple du poème « Age », dédié à Léon-Paul Fargue, qui fait écho à Rimbaud et son poème «Aube» (Les Illuminations, 1895). La correspondance et l'amitié des deux poètes débute avec l'envoi de ce poème, que Breton compose en décembre 1915. Apollinaire reconnaît immédiatement dans les vers que Breton lui a confiés « un talent frappant » (lettre du 21 décembre 1915). Toujours sous le charme de Rimbaud et du symbolisme finissant de Valéry à l'écriture de ce poème, Breton découvre chez Apollinaire une nouvelle orientation poétique, et lui déclarera un an plus tard : « J'ai confessé sans défiance l'attrait que vous exercez sur moi. La séduction est si impérieuse que j'en renonce momentanément à écrire ». La structure brisée de «Décembre» témoigne déjà du changement qui s'opère progressivement dans l'écriture du jeune poète, alors âgé de 21 ans. Les alexandrins chutent sur des vers de quelques syllabes qui démantèlent la strophe: «Au 25 est l'auberge et son bouchon de gui. J'esquive la frayée injuste, ô blanche terre! Coucou - l'Europe à feu de l'an prochain languit. La chanson des fenouils - et de voilà! Nous taire» Breton adresse également le poème à Valéry le 14 décembre, qui remarque sa facture nouvelle: «Quant aux vers bien curieux dans leurs brisures singulières, leur allure rompue et illuminée par sursaut de soliloques au coin du feu, je les trouve une intéressante étude d'autre chose, un essai nouveau de vous-même». Le poème se situe un25 décembre, étrange Noël peuplé de «missels en fleurs», de «Mages» et de «cloches gâles». Breton y glisse une dédicace supplémentaire à son modèle («le bouchon de gui»), rappelant le surnom d'Apollinaire «Gui», qui figure dans ses poèmes et ses lettres. «Décembre» est également le premier poème de Breton à évoquer directement la guerre, et s'achève par une vision morbide: «Fantassin Là-bas, conscrit du sol et de la hampe, y être! Et mes bras, leur liane chaude qui t'a ceint? - J'aurai mordu la vie à tes seins d'ange piètre.» Cette marque de l'admiration de Breton sera suivie d'une étude consacrée à l'uvre du poète, peu après la publication de «Décembre» dans L'Éventail du 15 février 1919. Outre son influence en tant que poète et critique d'art, Apollinaire contribua largement après sa mort à la création des avant-gardes d'après-guerre; car si Breton fut par la suite le théoricien du surréalisme, il faut cependant attribuer à Apollinaire l'invention du terme ainsi que la rencontre de Soupault et Breton. Rarissime et fascinant manuscrit de la jeunesse d'André Breton, dédié à Apollinaire, premier des surréalistes et guide de la nouvelle génération de poètes d'après-guerre. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR10,000.00

‎BRETON André‎

Reference : 64229

(1917)

‎"Façon" poème autographe de jeunesse : « Que juillet, témoin / Fou, ne compte le péché / D'au moins ce vieux roman de fillettes qu'on lut ! »‎

‎circa 1917-1918, 22,3x27,6, une feuille sous chemise et étui.‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton, intitulé "Façon", 19 vers à l'encre noire sur papier vergé, composé en juin 1916. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Il servit d'inspiration à Louis Aragon pour céer l'alter-ego de Breton, Baptiste Ajamais, dans son premier roman Anicet ou le panorama. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieurs à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le présent poème «Facon» en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui lui inspire un projet d'écriture collective, ainsi que l'illustration du futur recueil Mont de Piété, finalement réalisée par André Derain. La fréquentation de ce «dandy révolté contre l'art et la guerre», qui partage son admiration pour Jarry, et le contact des aliénés du centre neuro-psychiatrique de Saint-Dizier marquent une étape décisive dans la genèse du surréalisme. Affecté au Val-de-Grâce à partir de 1917, Breton trouve à Paris l'effervescence littéraire nécessaire à sa quête poétique et récite Rimbaud en compagnie d'Aragon. C'est par l'entremise d'Apollinaire qu'il se lie d'amitié avec Soupault, futur co-auteur des Champs magnétiques, et Reverdy, fondateur de la revue Nord-Sud, qui publiera des poèmes de Mont de piété. Les sept poèmes de la collection seront par la suite publiés dans des revues littéraires d'avant-garde (Les Trois Roses, Solstices, Nord-Sud) entre 1917 et le début de l'année 1919. Quatre des sept poèmes furent dédiés aux maîtres et amis de l'auteur: Léon-Paul Fargue, et surtout Apollinaire, à qui Breton avait consacré une étude dans l'Eventail. L'auteur rend également hommage à Marie Laurencin et André Derain, créateurs "d'oeuvres plastiques encore toutes neuves, en butte à un décri et une intolérance presque unanimes", chères à Breton tout au long de sa vie (XXe siècle, n°3, juin 1952). Il multiplie avec ces dédicaces les allusions croisées, dédiant à l'un un poème inspiré par l'autre, à l'exemple de «Décembre», dédié à Apollinaire, qui fait écho à Rimbaud et son poème «Aube» (Les Illuminations, 1895). C'est à la suite de ce poème et des mots «batiste: A jamais!» (v. 17) qu'Aragon créa, par le procédé du vers holorime si cher aux futurs surréalistes, le personnage et alter ego de Breton «Baptiste Ajamais» pour son ouvrage Anicetou le panorama. Le poème fut composé à Nantes au début de juin 1916, l'année des vingt ans de l'auteur, qui est alors affecté avec la classe 16 depuis juillet 1915. Comme la plupart des autres poèmes qui formeront son recueil Mont de piété, Breton le soumet à la critique de son bon ami Paul Valéry(«ayez, Monsieur, le soin de châtier ce poème», lettre du 9 juin, uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1070), qui décèle immédiatement la nouvelle «Façon» de son auteur et le couvre d'éloges. Breton impose à l'alexandrin l'apparence du vers libre, brisant son rythme austère sans pour autant abandonner tout à fait le vers classique : «L'attachement vous sème en taffetas broché projets, sauf où le chatoiement d'ors se complut. que juillet, témoin fou, ne compte le péché d'au moins ce vieux roman de fillettes qu'on lut!» Eprouvant la forme rigide de l'alexandrin dans la première strophe, il démantèle dans la deuxième le vers de onze syllabes, et dans la troisième celui de treize. Breton s'affranchit des règles poétiques de ces prédécesseurs, et placera par la suite le poème comme une enseigne en tête et en italique de son premier recueil. Les allusions abondent, marquées par la vogue des «Façons» - les élégantes toilettes des dames, distraction bourgeoise des affres de la Première Guerre mondiale. Il évoque ce soudain engouement dans son épigraphe «Chéruit», prestigieuse maison de couture de la place Vendôme, et dans «l'éclatante Cour Batave», magasin de mode qu'il a vu exploser sous l'obus de la grosse Bertha. Ce poème fit l'objet d'une publication ultérieure dans Les Trois Roses, n°3-4, août septembre 1918. Audacieux et rarissime manuscrit de la jeunesse d'André Breton offrant une préfiguration du renouveau surréaliste qu'il imposera à sa poésie. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR7,000.00

‎BRETON André‎

Reference : 64265

(1917)

‎"André Derain" : poème autographe de jeunesse en hommage à Derain « Ah ! plus ce brouillard tendre »‎

‎circa 1917-1918, 22,3x27,6, une feuille sous chemise et étui.‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton, intitulé "André Derain", 25 vers à l'encre noire sur papier vergé, composé en mars 1917. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture de ce poème, dernier de la collection,composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieurs à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le poème «Facon» (1916) en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui lui inspire un projet d'écriture collective, ainsi que l'illustration du futur recueil Mont de Piété, finalement réalisée par André Derain. La fréquentation de ce «dandy révolté contre l'art et la guerre», qui partage son admiration pour Jarry, et le contact des aliénés du centre neuro-psychiatrique de Saint-Dizier marquent une étape décisive dans la genèse du surréalisme. Affecté au Val-de-Grâce à partir de 1917, Breton trouve à Paris l'effervescence littéraire nécessaire à sa quête poétique et récite Rimbaud en compagnie d'Aragon. C'est par l'entremise d'Apollinaire qu'il se lie d'amitié avec Soupault, futur co-auteur des Champs magnétiques, et Reverdy, fondateur de la revue Nord-Sud, qui publiera des poèmes de Mont de piété. Les sept poèmes de la collection seront par la suite publiés dans des revues littéraires d'avant-garde (Les Trois Roses, Solstices, Nord-Sud) entre 1917 et le début de l'année 1919. Quatre des sept poèmes furent dédiés aux maîtres et amis de l'auteur: Léon-Paul Fargue, et surtout Apollinaire, à qui Breton avait consacré une étude dans l'Eventail. L'auteur rend également hommage à Marie Laurencin et André Derain, créateurs "d'oeuvres plastiques encore toutes neuves, en butte à un décri et une intolérance presque unanimes", chères à Breton tout au long de sa vie (XXe siècle, n°3, juin 1952). Il multiplie avec ces dédicaces les allusions croisées, dédiant à l'un un poème inspiré par l'autre, à l'exemple de «Décembre», dédié à Apollinaire, qui fait écho à Rimbaud et son poème «Aube» (Les Illuminations, 1895). A la suite de ce poème que lui adresse Breton, Derain entre en correspondance avec le jeune poète. Cette première manifestation poétique du goût de Breton pour sa peinture marque le début d'une série d'écrits sur le peintre, ainsi qu'une collaboration sur le recueilMont de piété, illustré par Derain de deux dessins inédits.Une lettre à Apollinaire nous apprend que le poème fut achevé en mars 1917, alors que Breton prépare son diplôme de médecin auxiliaire au Val-de-Grâce.Comme la plupart des autres poèmes qui formeront son recueil Mont de piété, Breton le soumet à la critique de son bon ami Paul Valéry, alors à l'hôpital, qui déclare "Je renais donc avec un poème". Le poème sera par la suite publié dans la revueNord-Sud,n°12, en février 1918. L'auteur se nourrit de recherches anciennes sur l'alexandrin, le démantèle et déplace sa rime en la confondant dans une série d'homophonies:« Allons ! Tant qu'un neigeux Olympe déjeunait / En voulut-il à son éclat ? - Pommiers - Songeuse / mystique aux mains ces langes bleus comme un glaçon / L'humain frémisse et toi : le premier-né c'est l'ange !». La destruction de l'appareil poétique s'accompagne de la vision spectaculaire d'un des tableaux de Derain que Breton avait pu admirer un an plus tôt chez le galeriste Paul Guillaume. C'est en effet le souvenir deSamedi, peint en 1913, qui semble nourrir le poème de Breton. Le "dressoir et pots crus", puis les "genêts" que l'on aperçoit à l'arrière plan du tableau, les "langes bleus comme un glaçon" des femmes ainsi que leur "coiffe empesée" surgissent de la toile. Le lien tissé par cette oeuvre entre la poésie et la peinture sert de préfiguration au goût des surréalistes pour l'association - et la confusion - des genres artistiques. Prolongement poétique de la peinture de Derain, ce rarissime manuscrit de la jeunesse symboliste d'André Breton marque le premier hommage du poète au peintre. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR8,000.00

‎BRETON André‎

Reference : 64262

(1917)

‎Poème autographe de jeunesse signé et dédié à Léon-Paul Fargue : « Aube adieu ! Je sors du bois hanté ; j'affronte les / routes, croix torrides »‎

‎circa 1917-1918, 22,3x27,6, une feuille sous chemise et étui.‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe signé d'André Breton, titré "Poème" et dédié à Léon-Paul Fargue, 21 vers à l'encre noire sur papier vergé, daté par l'auteur du 19 février 1916 et probablement composé dix jours plus tôt. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, le présent manuscrit est une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue. Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieurs à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes, furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le poème «Facon» (1916) en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui lui inspire un projet d'écriture collective, ainsi que l'illustration du futur recueil Mont de Piété, finalement réalisée par André Derain. La fréquentation de ce «dandy révolté contre l'art et la guerre», qui partage son admiration pour Jarry, et le contact des aliénés du centre neuro-psychiatrique de Saint-Dizier marquent une étape décisive dans la genèse du surréalisme. Affecté au Val-de-Grâce à partir de 1917, Breton trouve à Paris l'effervescence littéraire nécessaire à sa quête poétique et récite Rimbaud en compagnie d'Aragon. C'est par l'entremise d'Apollinaire qu'il se lie d'amitié avec Soupault, futur co-auteur des Champs magnétiques, et Reverdy, fondateur de la revue Nord-Sud, qui publiera des poèmes de Mont de piété. Les sept poèmes de la collection seront par la suite publiés dans des revues littéraires d'avant-garde (Les Trois Roses, Solstices, Nord-Sud) entre 1917 et le début de l'année 1919. Quatre des sept poèmes urent dédiés aux maîtres et amis de l'auteur: Léon-Paul Fargue, et surtout Apollinaire, à qui Breton avait consacré une étude dans l'Eventail. L'auteur rend également hommage à Marie Laurencin et André Derain, créateurs "d'oeuvres plastiques encore toutes neuves, en butte à un décri et une intolérance presque unanimes", chères à Breton tout au long de sa vie (XXe siècle, n°3, juin 1952). Breton multiplie avec les dédicaces les allusions croisées, dédiant à l'un un poème inspiré par l'autre, à l'exemple de ce poème, dédié à Léon-Paul Fargue, qui fait écho à Rimbaud et son poème «Aube» (Les Illuminations, 1895).Ce poème fut publié pour la première fois après la rédaction du présent manuscrit dans la revue Les trois roses, n°2, juillet 1918, dans laquelle il change de titre et devient «Age» après avoir été originellement baptisé « Poème». Notre manuscrit autographe est une épreuve antérieure, telle qu'elle a été adressée par Breton à Valéry et Apollinaire en février 1916. Il y glisse à la quatrième strophe un vers supplémentaire qu'il retrancha de la publication finale : «O bras si pleins qui m'ont déçu de flexions troubles, anses lilas que rudoyait le nud tors!». L'influence de Rimbaud y est éclatante - un hommage au maître que l'on peut facilement déceler dans les vers "Aube adieu ! Je sors du bois hanté ; j'affronte les / routes, croix torrides" (v. 1-2), s'inspirant de la fin du poème de Rimbaud "L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois. Au réveil il était midi." Valéry, après réception du poème, pardonne au jeune Breton sa fièvre rimbaldienne : «Je vois maintenant que l'illumination vous gagne. La noble maladie suit son cours. Il faut l'avoir eue, guérir, et en garder certaines traces ». Rarissime manuscrit de jeunesse, révérence rimbaldienne d'André Breton alors «au point intellectuel de fusion [...] quand le Rimbaud, le Mallarmé, inconciliables, se tâtent dans un poète» (Paul Valéry, lettre de janvier 1916). - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BRETON André‎

Reference : 64263

(1917)

‎"L'An Suave" : poème autographe de jeunesse dédié à Marie Laurencin : « Ai-je omis la Nymphe miraculeuse, / Icare au buissons neigeux [...] »‎

‎circa 1917-1918, 22,3x27,6, une feuille sous chemise et étui.‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton dédié à Marie Laurencin, intitulé "L'an Suave", 15 vers à l'encre noire sur papier vergé, composé en avril 1914. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieurs à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le poème «Facon» (1916) en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui lui inspire un projet d'écriture collective, ainsi que l'illustration du futur recueil Mont de Piété, finalement réalisée par André Derain. La fréquentation de ce «dandy révolté contre l'art et la guerre», qui partage son admiration pour Jarry, et le contact des aliénés du centre neuro-psychiatrique de Saint-Dizier marquent une étape décisive dans la genèse du surréalisme. Affecté au Val-de-Grâce à partir de 1917, Breton trouve à Paris l'effervescence littéraire nécessaire à sa quête poétique et récite Rimbaud en compagnie d'Aragon. C'est par l'entremise d'Apollinaire qu'il se lie d'amitié avec Soupault, futur co-auteur des Champs magnétiques, et Reverdy, fondateur de la revue Nord-Sud, qui publiera des poèmes de Mont de piété. Les sept poèmes de la collection seront par la suite publiés dans des revues littéraires d'avant-garde (Les Trois Roses, Solstices, Nord-Sud) entre 1917 et le début de l'année 1919. Quatre des sept poèmes urent dédiés aux maîtres et amis de l'auteur: Léon-Paul Fargue, et surtout Apollinaire, à qui Breton avait consacré une étude dans l'Eventail. L'auteur rend également hommage à Marie Laurencin et André Derain, créateurs "d'oeuvres plastiques encore toutes neuves, en butte à un décri et une intolérance presque unanimes", chères à Breton tout au long de sa vie (XXe siècle, n°3, juin 1952). Il multiplie avec ces dédicaces les allusions croisées, dédiant à l'un un poème inspiré par l'autre, à l'exemple du poème "Age", dédié à Léon-Paul Fargue, qui fait écho à Rimbaud et son poème «Aube» (Les Illuminations, 1895). Ce poème est dédié à "Madame Marie Laurencin", que Breton ne connaissait alors que par son art et sa relation avec Apollinaire. Valéry lui réserve un accueil chaleureux : "Ce sonnet, [...] est un délicieux artifice : il est un choix charmant de ses mots". L'oeuvrefut publiée pour la première fois après la rédaction de notre manuscrit dans la revueNord-Sud, n°6-7, en août 1917 et rééditée en 1922 dans un numéro deL'Eventailen hommage à l'artiste. Composé durant le premier mois de la guerre en août 1914, il figure parmi les poèmes les plus anciens du recueilMont de piété. On devine sans peine l'influence de Mallarmé dans les allusions mythologiques qui inondent la troisième strophe : «Ai-je omis la Nymphe miraculeuse, Icare aux buissons neigeux, tu sais, parmi Les douces flèches - l'an suave quel ami! - Et criblé de chansons, par Echo, le silence» A l'instar des autres pièces mallarméennes de l'époque ("Hymne", "Rieuse" "D'or vert"), Breton prend le parti d'une expression précieuse et marquée par des visions récurrentes, teintées de blanc avec la "lune", les "buissons neigeux", le "souhait de plume" et le "toquet blanc". Breton consacra par ailleurs le premier de ses trois essais critiques à Marie Laurencin - avant ceux de Jarry et d'Apollinaire, ainsi qu'un étonnant poème à son chien, "Coquito". Rarissime manuscrit de la jeunesse symboliste du jeune Breton dédié à Marie Laurencin, "Nymphe miraculeuse" d'Apollinaire et muse imaginaire de Breton le temps d'un poème. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BRETON André‎

Reference : 64267

(1917)

‎"Coqs de Bruyère" : poème autographe de jeunesse « et seront-ce coquetteries / de péril / ou de casques couleur de quetsche ? »‎

‎circa 1917-1918, 22,3x27,6, une feuille sous chemise et étui.‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton, intitulé "Coqs de Bruyère", 14 vers à l'encre noire sur papier vergé, composé en août 1916. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur paprier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieurs à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le poème «Facon» (1916) en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui lui inspire un projet d'écriture collective, ainsi que l'illustration du futur recueil Mont de Piété, finalement réalisée par André Derain. La fréquentation de ce «dandy révolté contre l'art et la guerre», qui partage son admiration pour Jarry, et le contact des aliénés du centre neuro-psychiatrique de Saint-Dizier marquent une étape décisive dans la genèse du surréalisme. Affecté au Val-de-Grâce à partir de 1917, Breton trouve à Paris l'effervescence littéraire nécessaire à sa quête poétique et récite Rimbaud en compagnie d'Aragon. C'est par l'entremise d'Apollinaire qu'il se lie d'amitié avec Soupault, futur co-auteur des Champs magnétiques, et Reverdy, fondateur de la revue Nord-Sud, qui publiera des poèmes de Mont de piété. Les sept poèmes de la collection seront par la suite publiés dans des revues littéraires d'avant-garde (Les Trois Roses, Solstices, Nord-Sud) entre 1917 et le début de l'année 1919. Quatre des sept poèmes furent dédiés aux maîtres et amis de l'auteur: Léon-Paul Fargue, et surtout Apollinaire, à qui Breton avait consacré une étude dans l'Eventail. L'auteur rend également hommage à Marie Laurencin et André Derain, créateurs "d'oeuvres plastiques encore toutes neuves, en butte à un décri et une intolérance presque unanimes", chères à Breton tout au long de sa vie (XXe siècle, n°3, juin 1952). Il multiplie avec ces dédicaces les allusions croisées, dédiant à l'un un poème inspiré par l'autre, à l'exemple de «Décembre», dédié à Apollinaire, qui fait écho à Rimbaud et son poème «Aube» (Les Illuminations, 1895). Ce poème champêtre fut composé «sur une belle route un dimanche» (note de Breton, 1930) durant le séjour de l'auteur à Chaumont avant son affectation au centre neuropsychiatrique de Saint Dizier. Il est publié pour la première fois dans la revue Nord-Sud, n°3, du 15 mai 1917. A l'instar de "Façon", écrit quelques mois auparavant, "Coqs de Bruyère" fait partie d'une série que Valéry considère comme des "brouillages des règles du jeu" - des exercices de savante destruction de l'ancien appareil poétique. Breton impose ici à l'alexandrin rimé l'apparence du vers libre et lui ajoute une force sonore par des jeux d'allitérations. En voici la deuxième strophe reconstituée : «Au Tyrol, quand les bois se foncent, de tout l'être abdiquant un destin digne, au plus, de chromos savoureux mon remords: sa rudesse, des maux, je dégage les capucines de sa lettre.» Le poème se double d'une subtile évocation de sonaventure amoureuse avec une certaine Alice, rencontrée peu auparavant à Nantes.Au mois de juin, il confesse à André Paris : «J'aime quasi une jeune fille délicieuse nommée Alice, inquiétante et fine, qui conduit un très beau chien, est brune, mystérieuse et tendre. Elle ne sait rien de moi ni moi rien d'elle, hors des formes que nous avons prises pour nous plaire et du goût des baisers, du vertige d'être ensemble. Je la trouve magnifique. Espagnole à l'évidence. Je l'aime depuis quelques jours pour, sans doute, encore quelques jours...».Elle figurera à nouveau dans le chapitre "Saisons" desChamps magnétiques, écrits trois ans plus tard. Rarissime manuscrit datant la jeunesse d'André Breton, qui mêle le souvenir de sa mystérieuse bien-aimée Alice à la guerre qui vient de débuter. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BRETON André‎

Reference : 64270

(1917)

‎"Hymne" : poème autographe de jeunesse « Alcée en pleurs dédaigne une rose glacée »‎

‎circa 1917-1918, 22,3x27,6, une feuille sous chemise et étui.‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton, intitulé "Hymne", vers à l'encre noire sur papier vergé, daté par l'auteur en d'août 1914. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Probablement la pièce la plus mallarméenne jamais écrite par Breton, "Hymne"est composé durant le premier mois de la guerre,alors que le jeune poète et ses parents se hâtent de rejoindre Paris.Le poème fut par la suite publié dans Solstices n°2 en juillet 1917. Il est l'un des deux seuls à porter une date dans le recueil et dans sa version manuscrite, sans doute pour souligner le contexte difficile de sa rédaction:«par un sale temps, l'auteur rimant ce poème pour être certain de ne pas du tout prendre part à la conversation de ses parents [...] sur quelque ignoble route de Lorient où ceux-ci s'étaient à temps retirés» (note de Breton, 1930). On reconnaît sans peine l'influence des symbolistes dans la précision de l'alexandrin rimé et le goût pour les allusions mythologiques. Le jeune Breton consacre son hymne aux amants de Lesbos, le couple légendaire de poètes grecs Sappho et Alcée. Breton glisse dans la première strophe un souvenir de L'après midi d'un faune parmi les allusions voluptueuses(« Un bras faible se noue en des mythologies / Scabreuses dont la flûte émeut l'enchanteresse / Au torse vain du faune avide [...]»). Erotisme et fascination morbide se mêlent lorsqu'il évoque le sort tragique de Sappho, qui, selon Ménandre, s'élança du haut des rochers de Leucade. Le poème s'achève sur une invocation d'Alcée à Sappho, déjà emportée par les eaux : «Tu vois qu'un cerne aimable diminue Aux paupières. La peur que fraîchissent les touffes Désertes, l'une ou l'autre, en vain, si tu l'étouffes, Promit ta chevelure aux fleurs d'écaille, bleue... Trêve d'héliotrope où s'irise une queue De sirène, le flot te cajole.» Digne héritier de la poésie de Mallarmé, ce rarissime manuscrit date de la jeunesse symboliste d'André Breton, au lendemain de la déclaration de guerre. *** Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieur à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes, furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le poème «Facon» (1916) en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui lui inspire un projet d'écriture collective, ainsi que l'illustration du futur recueil Mont de Piété, finalement réalisée par André Derain. La fréquentation de ce «dandy révolté contre l'art et la guerre», qui partage son admiration pour Jarry, et le contact des aliénés du centre neuro-psychiatrique de Saint-Dizier marquent une étape décisive dans la genèse du surréalisme. Affecté au Val-de-Grâce à partir de 1917, Breton trouve à Paris l'effervescence littéraire nécessaire à sa quête poétique et récite Rimbaud en compagnie d'Aragon. C'est par l'entremise d'Apollinaire qu'il se lie d'amitié avec Soupault, futur co-auteur des Champs magnétiques, et Reverdy, fondateur de la revue Nord-Sud, qui publiera des poèmes de Mont de piété. Les sept poèmes de la collection seront par la suite publiés dans des revues littéraires d'avant-garde (Les Trois Roses, Solstices, Nord-Sud) entre 1917 et le début de l'année 1919. Quatre des sept poèmes urent dédiés aux maîtres et amis de l'auteur: Léon-Paul Fargue, et surtout Apollinaire, à qui Breton avait consacré une étude dans l'Eventail. L'auteur rend également hommage à Marie Laurencin et André Derain, créateurs "d'oeuvres plastiques encore toutes neuves, en butte à un décri et une intolérance presque unanimes", chères à Breton tout au long de sa vie (XXe siècle, n°3, juin 1952). Il multiplie avec ces dédicaces les allusions croisées, dédiant à l'un un poème inspiré par l'autre, à l'exemple de «Décembre», dédié à Apollinaire, qui fait écho à Rimbaud et son poème «Aube» (Les Illuminations, 1895). - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BRETON (André)‎

Reference : 6101

(1939)

‎Correspondance adressée à Maurice Nadeau‎

‎27 janvier 1939 au 17 octobre 1948 8 LAS (3 LAS au format in-4, 4 LAS in-8 et 1 in-16) formant un ensemble de 8 pp. Correspondance adressée à Maurice Nadeau composée de 8 lettres autographes signées datées de janvier 1939 au 1 octobre 1948. Il y est question de L'Histoire du surréalisme, dont le post scriptum, annonçant la fin du surréalisme, ne pouvait plaire à André Breton, des Documents surréalistes, de La lampe dans l'horloge, etc. LAS : "Paris le 27 janvier 1939 Mon cher ami, Ci-joint l'article d'Yves Allégret qui m'est parvenu ce matin. A bientôt, j'espère votre André Breton". LAS : "Paris le 25 avril 1947 Mon cher ami, Voulez-vous bien me retourner ces épreuves le lus tôt possible ? Merci. Vous savez comme je serais heureux de vous voir un peu longuement. Où en est l'édition des tracts ? Et l'anthologie ? très amicalement, André Breton". LAS : "Paris 9 octobre 1947 Mon cher ami, Je vous communique la copie de la réponse que j'adresse ce matin à l'Humanité à la suite de l'article intitulé "Des surréalistes qui ont compris". Comme il est peu probable que ces messieurs honorent le droit de réponse, je vous saurais le plus grand gré de publier ma lettre dans Combat. Très affectueusement, André Breton". LAS : "Paris 27 mai 1948 Il ne peut pas être dit que je ne vous ai pas répondu mais ce pneumatique et les propos que vous avez tenus à partir de cet article n'effacent pas l'impression qu'il m'a laissée. Qu'y faire ? Que voulez-vous je ne pouvais m'attendre à ce que vous, Maurice Nadeau, vous repreniez contre moi ce grief que je me suis vu faire à la mort de Crevel, ou de Rigaud et qui n'avait guère pu m'émouvoir alors, de la part de qui il venait. De la vôtre je suis bien obligé de penser aussi qu'il ne 'est pas généré spontanément : il était en puissance dans le P.S. de "L'Histoire du surréalisme" déjà et je l'ai vu se constituer embryologiquement dans l'attitude que vous avez adoptée vis-à-vis de moi depuis mon retour. Vous admettrez que cette amitié "inentamée" dont vous me rassurez a une manière paradoxale de se traduire publiquement. Ceci dit je ne comprends pas comment le texte "Aux intellectuels révolutionnaires" a pu vous échapper et encore moins se soustraire à vos recherches puisqu'il est reproduit en appendice à "Paillasse" que vous citez, je crois, in extenso. Je puis, si vous le désirez toujours, vous voir dimanche matin vers 11 heures. Disons que sans avis contraire de votre part je vous attendrai. André Breton". LAS : "Paris, le 30 mai 1948 Cher Maurice Nadeau, voici les pages que je propose d'adjoindre à "La lampe dans l'horloge". Êtes-vous d'accord ? Peut-être ce texte pourrait-il être composé en italiques. Vous saurez mieux que moi ce qui peut-être, or ceci ou du reste, inséré dans Combat. Je vous ai vu avec plaisir, et sans amertume. Je fais la part de ce qui, dans les événements, dispose de nous plutôt que nous n'en disposons nous-mêmes. Peut-être nous appartient-il seulement de dresser un barrage contre la discorde (déjà une redoutable divinité du temps homérique) dont l'"Histoire du surréalisme" ne montre pas assez à quel point elle a contribué à fausser les perspectives : par ces temps de misère, nous serions inexcusables, vous et moi, De lui fournir quelque baillons de supplément. (Si vous pouvez faire en sorte que cette addition au texte déjà composé ne retarde pas la publication de "La lampe dans l'horloge" je vous serai reconnaissant. J'aurais aimé que cela pût paraître avant les vacances). André Breton". LAS : "Paris le 16 juin 1948 Mon cher ami, Veuillez m'excuser auprès de ces messieurs des Éditions Marin. Il y a plusieurs semaines que j'ai engagé cette heure de demain pour une réception de presse que donne Mme Olive à l'occasion de son exposition d'Océanie. Désolé que ces deux invitations coïncident. Merci de votre lettre mais, sans savoir ce qu'a pu écrire Demarne, comme vous vous fâchez vite. Je commence à craindre vos premiers mouvements. Dites-moi que vous n'allez pas pour si peu (quelques impatiences de part et d'autre) ensevelir dans le mépris toute la gent "jeune surréaliste". Je suis persuadé que vous n'y pensez plus. À bientôt, très amicalement André Breton". LAS : "Paris, 17 octobre 1948 Mon cher ami, Puisque vous me l'avez offert l'autre jour, je vous serais très reconnaissant de me faire faire un versement par le Seuil : cela me serait diablement utile en ce moment (je vous rappelle qu'il m'a déjà été versé 20.000 francs en deux fois). J'attends de pouvoir vous tenir au courant des suites des opérations du côté G. D.. Il est probable qu'on va nous demander tout d'abord d'assister de notre présence une première conférence de presse où celui-ci se présentera réellement. Nos amis du "Front humain" craignent que sans ce minimum de soutien rendu public, il ne soit trop aisément kidnappé lors de l'intervention prévue. Outre les personnes que je vous ai nommés, ils comptent aussi faire appel à Rousset, ainsi qu'à Vercors, Martin-Chauffier et Aveline. Merci encore et affectueusement à vous, André Breton". LAS s.d. rédigée au dos d'une enveloppe du Select : "Mon cher ami, Je suis moi-même très heureux et impatient de vous revoir, mais aujourd'hui vraiment impossible. Demain matin ? Encore bien tôt, vu les difficultés d'emménagement. Voulez-vous mardi matin 10 heures 30 ? Sauf avis contraire je vous attends. Très affectueusement André Breton".‎


‎. ‎

Librairie Faustroll - Paris

Phone number : 06 67 17 08 42

EUR3,500.00

‎( André Breton ) - André Parinaud - Arture Schwarz - Marcel Duchamp‎

Reference : 20521

‎Omaggio a / Hommage a / Homage to André Breton.‎

‎ Editions Milano, Centro francese di Studi,/ Milano, Galleria Schwarz / Roma, Centro culturale franceseo 1967. Catalogue in-8 de broché de 60 pages au format 17 x 24 cm. Couvertures avec portrait d'André Breton par Pablo Picasso. Photo d'André Breton en frontispice. Textes d'André Parinaud & Marcel Duchamp. Edition trilingue italien-français-anglais, réalisée avec l'aide d'Arturo Schwarz. Bibliographie en pages 53 à 59. Superbe hommage à André Breton avec une foultitude de photos & documents. Tirage sur couché. Plats très légèrements brunis. Infimes tassements en haut & bas du dos, sinon état superbe. Rare édition originale.‎


‎ Port gratuit pour la France ( En raison des nouvelles normes postales, les livres dont l'épaisseur dépasse les 3 cm seront expédiés obligatoirement en Colissimo avec un forfait ajouté de 7 € ) Port à la charge de l'Acheteur pour le reste du monde. Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA. Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues - Vente exclusivement par correspondance ! Le libraire ne reçoit que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.A PARTIR DU 1er JANVIER 2020 LES ENVOIS SERONT MAJORÉS DE 1,9 % ET SUITE AUX NOUVELLES TAXES MISES EN PLACE PAR LE GOUVERNEMENT AMÉRICAIN, ET À CAUSE DU BREXIT, LES ENVOIS SERONT MAJORÉS DE 7,50 € SUPPLÉMENTAIRES POUR LES ÉTATS-UNIS, ET DE 4,90 € POUR LE ROYAUME-UNI.‎

Librairie Victor Sevilla

Phone number : 33 01 43 15 01 09

EUR115.00
Shipping price: €0.00

‎BRETON, André‎

Reference : 625

(1955)

‎LES VASES COMMUNICANTS‎

‎Gallimard, NRF, Paris 1955. In-12 broché, couverture crème imprimée en noir et rouge de la "collection blanche". Nouvelle édition (en partie originale). ENVOI AUTOGRAPHE SIGNÉ D' ANDRÉ BRETON chevauchant le tampon rouge "1932 - Avant les procès de Moscou - 1955 - mais les Vases communiquent toujours" : "à Jean Dutourd Cordialement, André Breton".‎


‎Dans cette deuxième édition des "Vases Communicants", Breton ajoute un Appendice reprenant les lettres de Freud et sa réplique (insérée ici après la troisième lettre) : En 1932, André Breton adresse à Freud un exemplaire de la première édition des Vases communicants, qui vient de paraître dans les Cahiers libres. La première partie, consacrée au problème du rêve, contient l’affirmation que Freud « semble, en matière d’interprétation symbolique du rêve, n’avoir fait que reprendre à son compte les idées de Volkelt, auteur sur qui la bibliographie établie à la fin de son livre reste assez significativement muette. » Dans les trois lettres à André Breton des 13, 14 et 26 décembre 1932, Freud s’attache à clarifier ce point litigieux. Les trois lettres sont publiées, en français, dans le numéro 5 du Surréalisme au service de la révolution, en mai 1933, sous le titre « Correspondance » et enrichies d’une « Réplique » de Breton. Broché, bon état, menu défauts à la couverture (petites éraflures au second plat et sur le dos). Précieux exemplaire personnalisé par André Breton.‎

Patrice Jeudy - Livres Anciens et Modernes - Paris

Phone number : 06 88 90 24 07

EUR350.00

‎BRETON ( André ) Edition préparée et présentée par Henri Béhar‎

Reference : 29657

(2008)

ISBN : 235119036X

‎André BRETON - Arcane 17 - Le manuscrit original . ‎

‎Edition originale. Paris 2008. Grand in-8 broché (24,2 x 18 cm) , 247 pages + XLVIII pages du manuscrit in-fine. *********** "" C'est lors de son séjour au Canada, en pleine guerre, en 1944, qu'André Breton écrit Arcane 17. Dans le tarot des bohémiens, l'arcane 17 est l'Etoile, symbole d'espérance, de liberté et d'amour. Mais c'est aussi Elisa, la compagne du poète, sa seule inspiratrice. C'est à elle qu'il dédie ce récit de rêve. Le manuscrit d'Arcane 17, l'un de trésors de la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet, est publié ici pour la première fois. Le texte, bien connu, est écrit à la main par Breton dans un " cahier de grande école buissonnière " de 48 pages. La partie illustration, elle, est totalement inédite. Les collages, les photos, les objets trouvés sont annotés par André Breton et constituent la clef pour comprendre Arcane 17. Notre édition contient également la transcription précise du manuscrit ainsi que le texte complet d'Arcane 17. Henri Béhar, biographe d'André Breton, professeur de littérature française à la Sorbonne Nouvelle, directeur du Centre de recherches sur le Surréalisme et de la revue Mélusine, présente dans un essai brillant ce texte majeur du Surréalisme. - 820g. - Excellent état.‎


Phone number : +33 (0) 4 94 53 89 34

EUR45.00

‎BRETON (André) - RIMBAUD (Arthur)‎

Reference : 005418

(1949)

‎Flagrant délit. Rimbaud devant la conjuration de l'imposture et du truquage. La Chasse spirituelle. La Chasse spirituelle pastiche rimbaldien. >3 volumes‎

‎Paris Thésée 1949 In-4 Broché, couverture illustreé Edition originale ‎


‎Edition originale. Couverture illustrée reprenant la lithographie du Douanier Rousseau titrée La Guerre. Où Breton dénonce un faux Rimbaud qui defraya la chronique... UN DES 100 EXEDMPLAIRES numérotés sur vergé de Hollande, SEUL GRAND PAPIER, signés par André Breton (bien complet du feuillet d'errata in fine; non coupé.) JOINTS: -1. un exemplaire du pastiche LA CHASSE SPIRITUELLE. Introduction de Pascal Pia. Un des 250 exdemplaires numérotés sur pur fil du Marais. -2. la plaquette " La Chasse spirituelle pastiche rimbaldien" publiée à leurs frais en 1954 par les auteurs de la supercherie, Nicolas Bataille et Akakia-Viala. Cette rare plaquette est dédicacée par ce dernier à un comédien. RARE ENSEMBLE. 3 volumes. ***** Breton par un article publié dans Combat le 19 mai 1949 fut le premier à dévoiler la mystification de LA CHASSE SPIRITUELLE. Sa lettre fut exposée dans la vitrine de la librairie La Hune, entraînant une vive polémique avec notement Maurice Nadeau et Pascal Pia qui avaient un peu vite cautionné le faux inédit de Rimbaud. Deux mois après Breton sort FLAGRANT DELIT où il expose ses arguments, s'appuyant en particulier sur ce qu'est pour lui la véritable connaissance artistique : "Les grandes oeuvres sont toujours voilées et la connaissance ne parvient à l'essentiel que si elle accepte ses limites...". Très bon état. 0‎

Librairie-Galerie Emmanuel Hutin - Paris

Phone number : 01 42 66 38 10

EUR850.00

‎BRETON André:‎

Reference : 15045

(1937)

‎De l'humour noir.‎

‎Paris, GLM, 1937. Petit in-8 broché, couverture bleue illustré d'un dessin d'Yves Tanguy. ‎


‎Outre le dessin de couverture, on trouve un collage d'André Breton. Edition originale peu commune. Envoi autographe de l'auteur: "Exemplaire de Georges Hugnet, André Breton". Bien complet du texte de Sade et de la reproduction du collage de Breton, avec au dos, les noms des personnages y figurant. Coron, 167bis.Unusual original edition. Autographed dedication by the author: "Copy of Georges Hugnet, André Breton". With the text of Sade and the reproduction of Breton's collage, with on the back, the names of the characters written on it. Coron, 167bis. ‎

ILLIBRAIRIE | Alexandre Illi | Bombadil SA - Genève

Phone number : +4122 310 20 50

CHF1,500.00 (€1,367.76 )

‎[BRETON André dir.]:‎

Reference : 4351

‎Le Surréalisme au service de la Révolution. N° 1 à 6.‎

‎Paris, Librairie José Corti, Juillet 1930 à mai 1933. 6 volumes brochés. ‎


‎Textes et illustrations de Marcel Duchamp, Tristant Tzara, Salvador Dali, André Breton, Joël Bousquet, Paul Eluard, Max Ernst, Alberto Giacometti, Man Ray, René Char, André Thirion, Francis Ponge, René Crevel, Paul Nougé, Roger Caillois, Jehan Mayoux, Aragon,... Collection complète. Les couvertures sont en impression phosphorescente pour les n° 2 et 6 grâce au procédé Radiana. Bien complet du supplément au n°4 «Actualité de Sade». Les n°2 et 6 sont non coupés. La collection est tirée sur Impondérable P. S. M.Texts and illustrations by Marcel Duchamp, Tristant Tzara, Salvador Dali, André Breton, Joël Bousquet, Paul Eluard, Max Ernst, Alberto Giacometti, Man Ray, René Char, André Thirion, Francis Ponge, René Crevel, Paul Nougé, Roger Caillois, Jehan Mayoux, Aragon,...Complete collection. The covers are in phosphorescent printing for No. 2 and No. 6 thanks to the Radiana process. No. 4 complete with the supplement " Actualité de Sade ". Nos. 2 and 6 are uncut. The collection is printed on Imponderable P. S. M. ‎

ILLIBRAIRIE | Alexandre Illi | Bombadil SA - Genève

Phone number : +4122 310 20 50

CHF2,800.00 (€2,553.16 )

‎BRETON (André).‎

Reference : 004551

(1948)

‎CARTE POSTALE AUTOGRAPHE SIGNÉE «André Breton » adressée à «Francis Bouvet / chez Seigle / Penne-du-Tarn / Tarn » .‎

‎ 1948 Carte postale (140 X 90 mm) imprimée «La Chaise-Dieu. Médaillon sculpté des stalles de l'Abbaye (XVe s.), représentant un Moine et son bréviaire ». Le cachet de la poste est en partie effacé, mais on peut dater la rédaction et l'envoi de la carte à l'année 1948 (chiffre "8" apparent et le timbre "Cérès de Mazelin 2F50 brun" qui été utilisé de 1946 à 1948). ‎


‎CARTE POSTALE AUTOGRAPHE SIGNÉE adressée par André BRETON à Francis Bouvet, directeur de collection chez Flammarion. Francis Bouvet réside alors chez SEIGLE, patronyme du couple Henri JULIEN (1907-1995) et Nô PIN (1912-1998) qui peignaient "à quatre mains". André Breton, qui était leur ami, préfacera le catalogue de leur première exposition en 1951. «Mon cher Ami, bravo pour les projets monumentaux à l'intention des Surindip [sic, pour "Serendip" ?]. Je rentre à Paris samedi prochain et vais m'employer là-bas à stimuler les courages. L'Auvergne ne nous a pas été d'un très bon accueil. Autant ne pas insister. Mes meilleures pensées à nos amis Seigle et à vous très amicalement. André Breton ». BEAU DOCUMENT, en PARFAIT ÉTAT. FINE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST. ‎

Librairie ancienne & Moderne Eric Castéran - Toulouse

Phone number : 06 21 78 12 79

EUR500.00

‎[Picabia] - ‎ ‎BRETON André SOUPAULT Philippe‎

Reference : 009168

(1920)

‎Les Champs magnétiques‎

‎Paris Au Sans Pareil 1920 In-8 Broché ‎


‎EDITION ORIGINALE dédiée à la mémoire de Jacques Vaché. En double frontispice, portraits des auteurs par Francis Picabia. Tirage à 180 exemplaires numérotés. Un des 150 sur vergé d'Arches. --------->C'est Apollinaire qui présenta en juin 1917 Philippe Soupault à André Breton. En septembre de la même année, il rencontre cette fois Louis Aragon. Les trois jeunes hommes se retrouvent en parfaite communion d'esprit autour de Lautréamont et de ses CHANT DE MALDOROR, dont Soupault possédait un exemplaire qu'ils lisaient à haute voix. Durant l'été 1918, unis également par leur intérêt pour l'art contemporain, ils envisagent un livre en commun sur la peinture, projet abandonné un an plus tard au profit de la création de la revue Littérature dont la direction est confiée aux trois écrivains, et dont le premier numéro parait en mars 1919. C'est à cette période que tous s'adonnent à l'écriture automatique que Breton et Soupault utilisent en mai de l'année suivante pour écrire LES CHAMPS MAGNETIQUES. Le livre paraît en mai 1920 au Sans Pareil dont le directeur René Hilsum avait connu Breton au lycée Chaptal, et chez qui les auteurs avaient déjà publié un livre l'année précédente : ROSE DES VENTS de Soupault et MONT DE PIETE de Breton. En plus du tirage numéroté il existe des exemplaires ordinaires sur bouffant sans les portraits et portant la mention de deuxième édition. >> BEL EXEMPLAIRE TRES BON ETAT 0‎

Librairie-Galerie Emmanuel Hutin - Paris

Phone number : 01 42 66 38 10

EUR3,500.00

‎VACHÉ (Jacques), BRETON (André)‎

Reference : 69128

‎Lettres de guerre de Jacques Vaché, suivies d'une nouvelle, précédées de quatre préfaces d'André Breton‎

‎Paris, K éditeur, 30 avril 1949, in-12, non paginé, environ 70 pp, broché, couverture rempliée imprimée, Édition en partie originale, exemplaire non justifié. Complet du bandeau "préfaces d'André Breton". Recueil de lettres de Jacques Vaché envoyées à André Breton, Théodore Fraenkel, Louis Aragon et Harry James alors qu'il était au front, ou en prison. Ces lettres sont précédées de quatre préfaces d'André Breton, grand ami de Vaché, qui eut une profonde influence sur lui et sur le mouvement surréaliste. Breton écrira à propos de ces lettres de guerre qu'elles sont "une magnifique introduction à tout ce qui recouvre l'étiquette Dada. Il y a là tous les manifestes qu'on voudra, pas une négation ne manque" dans une lettre à Jacques Doucet datant du 4 janvier 1921. En fin d'ouvrage, l'article L'Opium, extrait de L'Express de l'Ouest du 9 janvier 1919, reproduit en fac-similé, dans lequel est annoncée la mort de Jacques Vaché et de l'un de ses amis, à la suite de l'absorption d'une trop forte dose d'opium et dans lequel les deux victimes sont présentées à la fois comme de "jeunes écervelés" sans expérience de la drogue ainsi que comme "de braves soldats qui avaient fait leur devoir devant l'ennemi et avaient été blessés". L'ouvrage contient aussi un fac-similé d'une lettre d'Harry James. Bel exemplaire. Couverture rigide‎


‎Bon non paginé, environ 70 pp.‎

Librairie Alain Brieux - Paris

Phone number : 331 42 60 21 98

EUR150.00

‎BRETON (André)‎

Reference : 3177

(1923)

‎Clair de Terre Avec un portrait par Picasso‎

‎Paris, s. e., chez l'auteur, Collection Littérature, imprimé par les Presses du Montparnasse, 15 novembre 1923 In-8 (28,5 x 19,5 cm), broché, couverture blanche imprimée en noir, 1 f., n. ch.,,78 pp., 1 f. blanc. Rare édition originale de ce recueil de poèmes automatiques écrits entre 1920 et 1923, précédés de cinq récits de rêves. Illustré en frontispice de la reproduction d'une eau-forte de Picasso représentant André Breton de trois quarts. L'un des 200 ex. sur offset (après 3 Chine, 10 Japon, 25 Hollande, 2 Géranium), le nôtre non justifié. Exemplaire enrichi d'un magnifique envoi autographe signé d'André Breton : "A Jean Baldensperger / Jamais il ne faut dédier un livre / cela porte malheur / C'est comme une clé qui fondrait / dans une serrure / comme la soustraction de nombres décimaux / C'est comme un troupeau d'aigles sur / lequel viendrait planer un mouton noir / Merde pour les dédicaces littéraires / Je voudrais valoir mieux / que ce que je pourrai dire à / Jean Baldensperger / André Breton". Quelques petites piqûres en marge du premier plat de couverture. Exemplaire très désirable. "Le titre, Clair de Terre, indique le renversement d'éclairage auquel Breton entend soumettre l'acte poétique. Cette inversion est également suggérée par la typographie de la couverture."‎


‎Jean Baldensperger fut un proche des surréalistes de la première heure. Parmi ses faits d'armes, il participa à la septième séance des Enquêtes sur la sexualité, organisée le 6 mai 1928, séance consacrée notamment à la bestialité et au plaisir féminin. Dans les minutes manuscrites de ces réunions (Vente André Breton 2003, n°2144) Jean Baldensperger évoqua des souvenirs de jeunesse : "j'avais "une ânesse qui vit toujours avec laquelle j'ai eu pendant un an des rapports très étroits". ‎

Librairie Faustroll - Paris

Phone number : 06 67 17 08 42

EUR4,500.00

‎[photos, illustrations et reproductions de tableaux,] - ‎ ‎BRETON André,‎

Reference : 187156-16

‎Almanach Surréaliste du Demi-Siècle,‎

‎ Paris, La Nef , Editions du Sagittaire 1950, 1V, in-8, broché, 226 pp+plaquette publicitaire, Numéro spécial exécuté sous la direction d'André Breton. Avec des textes de Breton, Péret, Artaud, Paz, Gracq, Lély... Illustrations de Dorothea Tanning, B. Péret, Max Ernst, Jacques Hérold, Chirico, Marcel Duchamp, exemplaire non coupé, en très bon état intérieur, couverture papier défraîchie, ‎


‎André Breton (1896-1966) est un écrivain, poète, essayiste et théoricien du Surréalisme Auteur des ouvrages "Nadja", "L'Amour fou" et des Manifestes du surréalisme, son rôle de chef de file du mouvement surréaliste, et son uvre critique et théorique pour l'écriture et les arts plastiques, en font une figure majeure de l'art et de la littérature au xxe siècle.Almanach surréaliste: Numéro spécial exécuté sous la direction d'André Breton. Avec des textes de Breton, Péret, Artaud, Paz, Gracq, Lély, etc. Illustrations de Dorothea Tanning, B. Péret, Max ernst, Jacques Hérold, Chirico, marcel Duchamp, etc. Bel exemplaire. -La Librairie est ouverte sur Rendez-Vous au 06.10.72.60.10 - ‎

Boutique Saint-Gimer - Carcassonne

Phone number : 04.68.71.65.50

EUR40.00
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‎BRETON (André) - RIMBAUD (Arthur)‎

Reference : 011644

(1949)

‎Flagrant délit. Rimbaud devant la conjuration de l'imposture et du truquage.‎

‎Paris Thésée 1949 In-4 Broché, couverture illustreé Edition originale ‎


‎EDITION ORIGINALE. Couverture illustrée reprenant la lithographie du Douanier Rousseau titrée La Guerre. Où Breton dénonce un faux Rimbaud qui defraya la chronique... UN DES 100 EXEDMPLAIRES numérotés sur vergé de Hollande, SEUL GRAND PAPIER, signés par André Breton. Très bon état. 0‎

Librairie-Galerie Emmanuel Hutin - Paris

Phone number : 01 42 66 38 10

EUR750.00

‎BRETON (André)‎

Reference : 14134

(1942)

‎Situation du surréalisme entre les deux guerres‎

‎ S.l., s.é., 19421 vol. (210 x 270 mm) de 17 pp., agrafé. Édition originale, clandestine. Tirage unique à 250 exemplaires, publiée sans l'accord de Breton.‎


‎La première publication a lieu dans VVV en mars 1943, revue initiée par Breton et Ernst un an plus tôt ; le texte y est illustré de dessins de Max Ernst. «[Breton] may have been regarded in New Haven as just one more guest speaker, but his lecture was considered sufficiently important abroad to have been published in the review ‘Fontaine,' directed by Max Pol Fouchet, printed in Algeria and circulated in Vichy France. The only public lecture by Breton during his stay in the United States, an indication perhaps of the relative lack of interest in literary Surrealism, was regarded as a significant event in the annals of Surrealism» (Sawin, in Surrealism in Exile, MIT Press, 1995). En l'espèce, c'est vraisemblablement d'après la parution américaine qu'est réalisée, dès 1943, cette édition ronéotypée. Elle est en fait imprimée sur les presses du Ministère de l'information à Vichy, sans l'accord ni même la connaissance de Breton. Le texte sera repris par Max-Pol Fouchet et Les éditions Fontaine, en septembre 1945 à Alger, puis dans le recueil La Clef des champs, avec quelques variantes et sans le dernier paragraphe où l'auteur annonçait à ses auditeurs une projection et la lecture de poèmes en clôture de la conférence. Seules les deux premières versions contiennent ce passage.L'assertion d'un tirage à 250 exemplaires signés par André Breton est fausse. Il existe, pour autant, des exemplaires justifié avec cette mention « tirage limité à 250 ex. », suivi d'un paraphe non identifié [i.e. celui de l'imprimeur Meuleau, à Vichy) - en tout cas pas d'André Breton. Outre les mentions fantaisistes trouvées ici et là, on trouve cette référence dans les notes de l'édition Pléaide (OC Pléiade, p. 1355), qui cependant précise ne pas en avoir eu entre les mains mais le cite d'après une mention dans le catalogue de la librairie Valette (1989). ‎

Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR400.00

‎( Surréalisme ) - André Breton - André Masson.‎

Reference : 20761

‎Martinique, Charmeuse de serpents. ‎

‎ Editions du Sagittaire 1948. In-8 broché de 112 pages au format 14 x 19 cm. Couverture et 9 illustrations hors texte d'André Masson ( 4 tirées en bleu ). Livre écrit par André Breton et André Masson ( Avant-dire- Antille par André Masson - Le dialogue créole entre André Breton et André Masson.) - Des épingles tremblantes - Eaux troubles - Un grand poète noir (Aimé Césaire ) - Anciennement Rue de la Liberté. Dos carré. Infimes rousseurs aux plats. Superbe état de fraicheur. Un des 480 exemplaires numérotés sur bouffant des carpathes ( 153 ), après 15 sur hollande et 110 sur marais. Edition originale.‎


‎ Port gratuit pour la France ( En raison des nouvelles normes postales, les livres dont l'épaisseur dépasse les 3 cm seront expédiés obligatoirement en Colissimo avec un forfait ajouté de 7 € ) Port à la charge de l'Acheteur pour le reste du monde. Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA. Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues - Vente exclusivement par correspondance ! Le libraire ne reçoit que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.A PARTIR DU 1er JANVIER 2020 LES ENVOIS SERONT MAJORÉS DE 1,9 % ET SUITE AUX NOUVELLES TAXES MISES EN PLACE PAR LE GOUVERNEMENT AMÉRICAIN, ET À CAUSE DU BREXIT, LES ENVOIS SERONT MAJORÉS DE 7,50 € SUPPLÉMENTAIRES POUR LES ÉTATS-UNIS, ET DE 4,90 € POUR LE ROYAUME-UNI.‎

Librairie Victor Sevilla

Phone number : 33 01 43 15 01 09

EUR250.00
Shipping price: €0.00

‎BRETON (André)‎

Reference : 14142

(1925)

‎Les Apôtres‎

‎ S.l.n.d. 14 lignes en 1 f. (247 x 362), sur papier vergé. ‎


‎Étonnant poème autographe évoquant le Chaos du Moulin, en Bretagne.Ce site enchanteur, au pied du lac du village de Huelgoat, dans les Monts d'Arrée, borde la rivière Fao, surnommée « la rivière d'Argent ». Elle serpente entre d'innombrables chaos aux formes étranges et recouverts de mousse, « torrent de pierres », comme le nomme Breton, qui serait l'oeuvre de Gargantua : le géant irascible aurait jeté là des blocs de pierre pour se venger du mauvais accueil des habitants du Huelgoat. Le « camp d'Artus », également évoqué dans le poème, fut le plus important camp gaulois, vaste de 30 hectares. Le rempart principal est décrit par Jules César dans De bello gallico, VII, 23. Il se trouve à quelques lieues du Chaos.Huelgoat a pu interpeller André Breton pour ses berceaux littéraires : Victor Segalen y est décédé le 21 mai 1919, tenant son Shakespeare à la main, sur un promontoire surplombant le gouffre. Paul Sérusier y a peint plusieurs tableaux et c'est également la terre d'origine de Jack Kerouac : son aïeul François-Joachim Le Bihan sieur de Kervoac était natif de Huelgoat. Mais c'est vraisemblablement grâce à Yves Tanguy que Breton visite ces lieux : le plus breton des surréalistes a grandi à quelques kilomètres, à Plestin-les-Grèves, et possédait une maison dans les environs sur laquelle Breton écrira un poème « La Maison d'Yves Tanguy ».Provenance : vente André Breton, 2003. ‎

Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR900.00

‎[Kiesler] - ‎ ‎BRETON, André‎

Reference : 008099

(1947)

‎Ode à Charles Fourier‎

‎Paris Collection L'age d'or, Editions de la revue Fontaine 1947 In-8 en largeur En feuilles, couv. illustrée Edition originale ‎


‎EDITION ORIGINALE imprimée à l'horizontale, selon la maquette de Frederick Kiesler qui a illustré la couverture et le texte. Tirage à 1055 exemplaires numérotés. Un des 175 sur Marais Crève-coeur, second papier, signé par André Breton. -------------- Breton avait commencé le texte ODE A CHARLES FOURIER alors qu'il était aux Etats-Unis. Dans une lettre du 2 décembre 1946 adressée à Frederick Kiesler qui assurera la composition typographique de l'ouvrage, Breton qui était alors revenu en France explique : " Comme je persiste à croire que le poème est appelé à un grand retentissement et sur la présentation que vous en avez assuré en fera en outre une grande curiosité bibliographique, je souhaite à chacun de ces exemplaires sur Hollande, au nombre de 25, un document hors-texte qui les fasse passionnément rechercher ". Enthousiasmé par cette publication, l'écrivain ajoutera à ce tirage de tête des exemplaires sur Marais Crève-coeur qu'il signera. Très bon exemplaire 0‎

Librairie-Galerie Emmanuel Hutin - Paris

Phone number : 01 42 66 38 10

EUR550.00

‎BRETON (André)‎

Reference : 23401

(1924)

‎Manifeste du surréalisme - Poisson soluble‎

‎ Paris, Éditions du Sagittaire, (15 octobre) 19241 vol. (130 x 195 mm) de 190 pp., [1] et 1 ff. Cartonnage à la bradel, pièce de titre, couvertures et dos conservés (reliure de l'époque). Edition originale.Premier tirage, sans mention d'édition.Envoi signé : « à Francis Poulenc, amical souvenir, André Breton ».‎


‎Ce qui devint le « Manifeste du Surréalisme » était, dans sa première intention, destiné à servir de préface à « Poisson soluble », un ensemble de textes automatiques. Mais, comme « tout porte à croire qu'il existe un certain point de l'esprit d'où la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l'incommunicable, le haut et le bas cessent d'être perçus contradictoirement », André Breton publie, le 15 octobre, le premier Manifeste du surréalisme. Désillusionné des dadaïstes apathiques, surtout de Tzara qu'il a longtemps admiré, et fort d'une popularité littéraire considérable et d'un cercle de collègues impressionnant (comptant entre autres Louis Aragon, Paul Eluard, Robert Desnos, René Crevel et Francis Picabia), Breton quitte une fois pour toutes Dada en détaillant le cheminement de la littérature moderne jusqu'à la publication du Manifeste du surréalisme, dont il donne une première définition : « automatisme psychique pur, par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée (...) ».Francis Poulenc, sans avoir jamais adhéré au mouvement, en suivra toutes les évolutions. Depuis ses années de jeune compositeur jusqu'à sa mort en 1963, il aura traversé pareillement plusieurs révolutions culturelles : le cubisme de la ‘bande à Picasso', le surréalisme d'André Breton, les Ballets Russes de Serge Diaghilev jusqu'aux spectacles des Folies Bergères sous la direction de Paul Derval. La jonction entre cubisme et surréalisme s'effectue dès 1919, avec les premières rencontres dans la célèbre librairie de la rue de l'Odéon « Aux amis des livres », haut lieu alors de la littérature en train de se faire. Poulenc est l'un des « potassons » (surnom que se donnent les habitués) de cet important lieu d'échange et de création que dirige, du haut de ses 23 ans, Adrienne Monnier : « Que de souvenirs rares et merveilleux je dois à cette amitié ! C'est rue de l'Odéon que j'ai eu le privilège de rencontrer plusieurs fois Apollinaire. [...] C'est là, enfin, qu'escorté par Breton et Aragon, que m'apparut, pour la première fois, Paul Eluard qui a joué un tel rôle dans ma vie. » Parmi les surréalistes qui fréquentent la maison, Poulenc fut séduit d'emblée par Eluard, dont il apprécie « la voix chaude, douce et violente tour à tour ». Eluard est, avec Apollinaire, le poète qui inspira le plus celui qui écrira que « si l'on mettait sur ma tombe : ci-gît Francis Poulenc, le musicien d'Apollinaire et d'Eluard, il me semble que ce serait mon plus beau titre de gloire ».Bel exemplaire du premier tirage, avec ses couvertues, dans un délicieux cartonnage de papier de l'époque, qui ornait tous les ouvrages de la bibliothèque de Poulenc. ‎

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