2 books for « Bibliophilism; Manuscr... »Edit

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‎Edmond Haraucourt‎

Reference : AMO-2405

(1885)

‎9 LAS Edmond Haraucourt à Octave Uzanne Bibliophile Bibliophilie 1885 1909‎

‎Lettre I. [papier à en-tête du Ministère du Commerce - Direction du Commerce extérieur]. 1 p. 1/2 Paris, le 28 mars 1885 Urgent Mon cher Uzanne, Il faut que vous preniez votre plume la plus amicale pour écrire à Ballu afin de lui recommander la candidature de d'Argence aux Pastellistes dont Ballu est Président. Je lui écris moi même, mais vous pouvez plus que moi. Dites carrément qu'il a beaucoup de talent, comme pastelliste ; je m'en porte garant très affirmatif. Amitiés et merci. [signé Edmond Haraucourt]. N.B. Eugène d'Argence * * * Lettre II. [papier à en-tête du Ministère du Commerce - Direction du Commerce extérieur]. 1 p. Paris, le 22 mai 1887 Mon cher ami, J'ai dîné hier soir chez Madame Picard. Elle est à Paris depuis trois semaines, 1 rue Lincoln. Elle te demande. Je me suis chargé de t'écrire. Elle t'en veut pour de rire, au sujet des marrons glacés. Je te serre cordialement la droite et la gauche. A toi. [signé Edmond Haraucourt]. * * * Lettre III. [papier à en-tête du Musée de Sculpture comparée (Trocadéro). Cabinet du Conservateur]. Uzanne a écrit à la plume le nom "Haraucourt" en haut à droite. 1 p. Palais du Trocadéro, le 4 avril 1897 Mon cher ami, Je reviens du Hâvre, et je trouve ta lettre. Je vais t'envoyer la couverture demandée : mais je suis bien occupé, et je n'ai personne pour faire mes courses. Je vais tacher de ne pas, cependant, te la faire attendre trop longtemps. A toi. [signé E. Haraucourt] * * * Lettre IV. [papier à en-tête du Musée de Sculpture comparée (Trocadéro)]. 1 p. 3/4 Palais du Trocadéro, le 9 janvier 1902 Bonne année ! Et puis, dis donc : en ma mémoire, vaguement, reste note de ceci : Uzanne a été aux Baléares. - Or, nous partons demain pour Toulouse-Perpignan. Et si j'avais la possibilité, peut-être nous pousserions jusqu'à ces îles dont le nom me fait rêver depuis l'enfance. Ne pourrais-tu me donner, en cinq lignes, quelques vagues tuyaux. Si tu as le temps, adresse moi ton conseil chez le Dr. Paul de Lamer, Perpignan. 1°. Faut-il ? 2°. Mayorque ou Minorque. 3°. Hotel ? Amitiés, [signé E. Haraucourt] * * * Lettre V. [papier à en-tête du Musée de Sculpture comparée (Trocadéro). [Trocadéro rayé remplacé par Ile de Bréhat (Côtes du Nord). 1 p. 3/4 Ile de Bréhat (Côtes du Nord), le 3 août 1902 Mon cher ami, Tu as dû recevoir mon bouquin, "les naufragés", paru cette semaine. A moins que tu ne sois point à Paris ? Huc est consentant à ce que tu me fasses une chronique dans la Dépêche. J'espère que tu y seras également consentant ? Oui ? merdi d'avance. Au cas où tu serais absent, et où le livre ne te joindrait pas, tu pourrais t'en passer : tu connais de ma prose, puisque tu en as publié. C'est là quinze contes choisis parmi ceux qui parurent dans le Journal pendant ces dernières années ; et qui parfois tenaient plusieurs numéros. Amitiés, [signé E. Haraucourt] * * * Lettre VI. [papier à en-tête du Musée e Cluny]. 1 p. Hôtel de Cluny, le 4 février 1905. Mon cher Uzanne, Je sais, pour l'avoir maintes fois remarqué, que vous étiez restés, ton frère et toi, des enfants devant votre mère, - et, par la façon dont vous parliez d'elle, j'imagine la peine que son départ vous laisse : je l'imagine toute, et je t'envoie mes cordiales condoléances. [signé E. Haraucourt] * * * Lettre VII. [papier à en-tête du Musée de Cluny]. 3 p. Hôtel de Cluny, le 4 janvier 1909. Mon cher Uzanne, Je t'ai envoyé mon dernier bouquin, "Trumaille et Pélisson", deux petits romans : dans les circonstances présentes (candidature académique) il fait que m'aider. J'ai vu Huc, il y a quelques jours, à Cluny. Nous t'avons escompté, sans hésitation ! Il est convenu que je t'écris pour te demander, de notre part à tous deux, de faire un article sur mon livre. Et je t'écris. J'espère que tu as reçu le volume parti à ton adresse. Prends ton courage et lis-le. Lis au moins Pelisson ; je crois d'ailleurs, tel que je te connais, qu'il ne t'ennuieras pas. Et ces 150 pages te prendront une heure. J'espère que tu es chez toi, et non en Sicile, ou même en Egypte ; si tu étais au loin, dis-le, je t'enverrais un autre exemplaire à ce pays lointain. Très bien, ton article de ce matin ! A toi, [signé Edmond Haraucourt] 24 rue du Sommerard * * * Lettre VIII. [papier à en-tête du Musée de Cluny]. 1 p. Hôtel de Cluny, le 12 janvier 1909. Mon cher ami, Merci de ton mot. Je t'envie d'être au soleil et de n'être pas candidat. Je suis allé ce matin chez Fasquelle, faire pour toi une seconde dédicace et le livre part sans doute avec cette lettre. - Soigne moi, stp. L'heure est importante, et je voudrais bien être délivré, cette fois ! A toi [signé E. Haraucourt] [P.S.] Je t'ai dit que Huc te demande la même chose, et que je t'ai écrit de sa part : il m'autorise et m'invite à te le dire. Merci encore. * * * Lettre IX. [papier à en-tête d Musée de Cluny]. 2 p. Hôtel de Cluny, le 26 janvier 1909. Cher ami, Merci de ton article ! Il vient d'arriver tout à l'heure, et je viens de le lire, tel un homme soumis au régime lacté : j'ai bu le lait que tu me verses. (mais tu sais, tout de même, j'ai dix-sept volumes) cela n'importe d'ailleurs, et ne diminue en rien le plaisir que tu m'as fait - Je t'envie d'être au soleil : je filerai vers, dès que j'aurai fini d'être candidat ; mais il faut attendre jusqu'au 1er avril ! c'est long. Chauffe toi, et bois du bleu, ce qui vaut mieux encore que de boire du blanc. Je te serre la main. [signé E. Haraucourt]. [P.S.] Dans un caralogue de libraire (Blaizot) je vois ton exemplaire de "l'effort" catalogué à 2.500 ! * * * Ainsi s'achève ce que nous avons a disposition de la correspondance entre les deux hommes. Il nous faut faire quelques recherches pour en savoir plus sur cette Madame Picard et cette histoire de marrons glacés ... Les frères Uzanne étaient très proches de leur mère. On pouvait s'en douter quand on sait que le père des frères Uzanne est mort en 1866 alors qu'ils n'avaient respectivement que 16 ans pour Joseph et 15 ans pour Octave. Une mère donc fortement présente dans la vie des deux hommes de lettres. On voit ici un Edmond Haraucourt préoccupé de la critique de ses livres nouvellement parus et aussi de sa candidature à l'Académie française. Haraucourt tenta sa chance quatre fois au fauteuil d'Académicien ! En avril 1903, en janvier 1906 (fauteuil Hérédia), en mars 1908 (fauteuil Theuriet) et enfin en avril 1909 (fauteuil Coppée). Cette dernière tentative, celle dont il est question dans les lettres présentées ci-dessus, resta vaine. La Légende des Sexes du jeune Haraucourt l'empêcha d'endosser l'habit vert ! Haraucourt mourut en 1941 soit dix ans après Octave Uzanne. ‎


Librairie L'amour qui bouquine - Alise-Sainte-Reine

Phone number : 06 79 90 96 36

EUR950.00

‎Maurice Bouchor‎

Reference : AMO-2403

(1889)

‎Lettres de Maurice Bouchor (1855-1929) à Octave Uzanne (1851-1931)‎

‎Lettres de Maurice Bouchor (1855-1929) à Octave Uzanne (1851-1931) Fin décembre 1889 Lettre non daté, non située (décembre 1889 ?]. 2 pp. in-12. Mon cher ami, le vendredi 21[1] je serai pris par une des dernières répétitions du Petit Théâtre : je ne pourrai donc aller au Dîner Occulte. Mes vendredis étant pris ensuite par les représentations, je ne pourrai assister qu’au dîner de janvier – ou février. Le mardi 25 a lieu une représentation pour nos souscripteurs seuls, sans journalistes, affiches, annonces ni compte-rendu. Voulez-vous y assister ? Ou préférez-vous assister à la 1ère (pour la presse & le public) le vendredi 28 ? J’aurai plus de plaisir à cette dernière représ[entation] ; mais il y aura toujours un fauteuil pour vous le mardi 25 si vous le désirez. Prévenez-moi, s. v. pl. Je vous annonce avec satisfaction que je me suis marié récemment, ce qui m’a délivré de bien des soucis. Je n’ai prévenu personne officiellement, mais mon amitié pour vous me fait un devoir de vous instruire de cette nouvelle. Tout à vous, cher ami, & à bientôt. M. Bouchor 4, R. des Chartreux [Paris]. Lettre sans date – fin d’année[2] 2 pp. in-8. (Probablement fin décembre 1889). Mon cher Uzanne, je pars ce soir pour Alger[3] ce qui m’empêche, à mon vif regret, d’assister au 2me Dîner Occulte[4]. Je pense que Richepin[5] ne pourra en être ! Son père est très malade en ce moment, à La Fère. Je profiterai bientôt de la très amicale proposition que vous m’avez faite de mettre dans le Livre[6] notre boniment sur le Petit Théâtre[7]. Cela peut nous être utile ; & nous avons grand besoin de trouver qqs souscripteurs. Mon ami Signoret[8] ira vous voir un de ces matins, dès que nos prospectus seront imprimés, & il vous enverra le paquet quand vous voudrez. Grand merci d’avance & mille amitiés de fin d’année. Lord Lytton[9] est venu très gracieusement au Petit Théâtre. Il a paru satisfait : mais c’est un homme tellement poli que s’il s’était mortellement ennuyé on n’en aurait rien su. Pourriez [vous], dans le n° auquel seront joints nos prospectus, faire passer une note sur ma traduction – 4 à 5 lignes - & où on dirait un mot des représentations ? Ainsi vos lecteurs seraient avertis. Du reste je ne voudrais pas être indiscret. Faites, je vous prie, comme vous jugerez convenable de le faire. Bien à vous. Maurice Bouchor Lettre non datée, non située (probablement 1889 ou 1890). 2 pp. in-12. Mon cher Uzanne, merci bien pour les lignes trop amicales que vous avez consacrées dans le Livre à ma traduction de la Tempête[10] & surtout pour votre extrême obligeance à l’égard de mon ami Signoret & de notre Petit-Théâtre. Je quitte Alger[11] vers le 25 & j’espère vous voir à notre première, le 1er avril[12]. Je ne pourrai malheureusement pas assister au Dîner Occulte d’Avril, vendredi étant un de nos jours de pitrerie, mais j’irai sûrement à celui de Mai[13]. Bourges[14] dit s’être fort amusé à l’avant-dernier. Nous avons eu ici de la pluie en masse ; depuis hier on crève de chaud. Le soleil est brave tout de même. Et Vénus ! Elle est à prendre à la main, c’est un astre à 3 dimensions, & non pas un clou peint sur le ciel. Elle est blanche, énorme & radieuse. D’ailleurs, c’est ainsi partout en ce moment mais ici les nuits sont souvent d’une pureté merveilleuse, & tous les diamants – vivants font peur à force d’éclat & de scintillement.[15] Je me bourre des Evangiles pour le 2ème volume des Symboles[16]. Croyez-vous que Renan appelle disons « une personne supérieure. » … quel langage de curé ! Il dit aussi que, dans un tel sujet « l’édification coule à pleins bords » … n’empêche qu’il a joliment du talent, ce bougre-là. Mais je trouve qu’il rapetisse les choses à force de les arrondir. Bien à vous & à bientôt. M. Bouchor 2 février 1890 Lettre non datéé, non située (2 février 1890). 2 pp. in-12. Cher ami, merci bien pour l’article. Hélas ! Je suis aussi peu bibliophile que possible, & très ignare en la matière. Cependant, pour vous prouver ma bonne volonté, je vous envoie une ballade[17], faite cette nuit & ce matin à votre intention. J’ai pris la chose à un point de vue aussi général que possible, étant incapable de parler vieilles éditions elzéviers – je doute que cela fasse votre affaire. Et puis, j’ai la tête & mon temps tellement pris, que j’ai bien pu écrire une parfaite couillonnade. Faites en ce que vous voulez ! J’ai écrit à Kolb[18] ; je croyais que vous aviez Tobie[19] depuis longtemps. Si votre exemplaire a été égaré, je vous en donnerai un autre. Mille amitiés. M. Bouchor Je voudrais bien que le dîner ait lieu le 20 décembre ; ou qu’il y en eût un au début de janvier ; car je compte me reposer quelques jours à Marseille en janvier. En tout cas, je ferai mon possible pour être des vôtres le plus tôt possible. Quelques temps après le 2 février 1890 Lettre non datée, non située (quelques temps après le 2 février 1890). 2 pp. 1/2 in-12. Cher ami, je suis très heureux que ma ballade[20] ait pu faire votre affaire. Si vous prenez un rendez-vous avec M. Archbold-Aspol[21], qui est à Paris, voulez-vous me faire signe ? Je serais heureux de faire sa connaissance. J’ai reçu une charmante lettre de Lord Lytton[22], qui me dit être souffrant. Inutile de vous dire que j’irai avec joie au Dîner Occulte, que vous avez eu la gentillesse de retarder à cause de moi. Il n’est cependant pas tout à fait certain que je puisse y assister, parce que Signoret[23], voyant arriver tardivement un peu de public payant, & désireux de faire les frais si possible, à l’intention de donner 1, 2 ou 3 représentations supplémentaires. S’il y en a 3, la 3ème sera justement le vendredi 20[24], et en ce cas je ne serais pas libre. C’est là, vous le voyez, un cas de force majeure, très imprévu. Mais rien n’est encore décidé, & j’espère pouvoir être des vôtres – tout en espérant le contraire[25] pour d’autres raisons. Jugez de l’état de mon âme ! – En tous cas, je vous prierai de m’excuser pour me dérober ainsi – très involontairement. Bien à vous M. Bouchor 1892 Lettre non datée, non située (1892). 3 pp. in-12. Cher ami, je suis ravi de vous savoir prêt à partir pour Londres ; je pars dimanche avec Aspol. J’irai tout droit à Portland place, Langham hôtel. Je crois que je renoncerai au Lodging, parqu’Aspol partira jeudi de Londres, sans doute pour revenir qqs jours après. – il restera donc à l’hôtel, n’ayant pas de semaine complète à passer à Londres, & je ne veux pas l’abandonner. Moi-même je resterai une semaine et demie. Il me faudrait donc re-déménager, ce serait peu pratique. J’irai donc à Langham hôtel, décidé à y rester, si le prix n’est pas excessif. Figurez-vous que j’ai écrit hier à Lady Brooke[26] que vous étiez à Venise[27] & que j’allais à Londres sans vous ! Je vous croyais prêt à partir pour Venise, & votre concierge m’a dit avant-hier que vous étiez en voyage. Alors j’ai cru la chose faite … Demain soir, avec Bouffe, 1èere d’Eros[28], pièce à laquelle j’ai collaboré – j’en ai fait les vers sous le voile de l’anonymat … Donc impossible [de] partir avant dimanche matin. J’ai beaucoup de choses à faire à Londres ! Je suis ravi de vous savoir assez bien pour partir ainsi à l’improviste. A bientôt donc & tout à vous. M. Bouchor. 8 mai 1893 Lettre située Paris, 8 mai 18(93). 4 pp. in-12. Paris 8 mai[29] Mon cher ami, j’ai lu vos 2 articles[30] avec un vif plaisir : ils ont été très lus ici & ont fait sensation. Le 2ème a paru ce matin. Je vois avec plaisir que vous prenez gaîment ce voyage & qu’il vous laissera maints souvenirs qui ne seront perdus ni pour l’homme ni pour l’écrivain[31]. J’ai reculé mon départ jusqu’au 20 mai, ce qui me fait craindre hélas ! de vous manquer à N. York. J’y serai le 28, s’il plait à Dieu, & j’irai à l’hôtel Martin, University place. Vous seriez bien aimable de m’y écrire un mot pour me faire quelque recommandation pratique s’il y a lieu. Je pense aller à Chicago à Wellington hotel, Wabash avenue, où je connais vaguement quelqu’un. Si néanmoins vous me donnez une autre indication, avec chiffres à l’appui, je la pèserai sérieusement. Je tiens à l’European style, c.a.d. à manger hors de l’hôtel. Je n’ai pu obtenir aucune réduction de la Cie Transatl.[antique] qui a, de plus, augmenté ses prix. Je sais que vous-même vous avez eu des difficultés pour obtenir votre passage. J’espère avoir au moins un permis de circulation pour l’Exposition[32], mais je n’ai rien encore. Si je partais les mains vides, à qui pensez-vous que je devrais m’adresser, soit à N. York soit à Chicago ? Pardon de mettre ainsi votre amitié à contribution. Je suis très épouvanté des frais que j’aurai. J’ai réuni nos amis les Sympathistes[33] vendredi dernier chez Lapeyrouse[34], au prix de 10 fr. par tête, cigares à part. C’était très bien. Outre les dîneurs dont vous avez la liste imprimée, j’avais convié Legendre, plus Bodin & Boniface auteurs de la Tante Léontine, & forts braves gens. Nous étions 12, et j’ai bu à votre santé. Mille bonnes amitiés, mon cher Uzanne. Votre bien dévoué M. Bouchor, hotel Martin, New York. [note écrite sur le côté en travers de la quatrième page] Je crois que mon ami Berr, du Figaro écrit à Heynie au sujet de ce permis de circulation pour moi. Ferrari, de la Revue bleue, est insaisissable & mollusque. 2 janvier 1894 Lettre du 2 janvier (1894). 3 pp. in-12. 2 janvier[35] Cher ami, vous devez me trouver considérablement muffle de n’être pas allé vous voir. A mon retour d’Amérique, j’ai passé ici 8 jours, faisant de la copie à forces puis je suis allé à Royan avec ma famille. A mon retour, j’ai été absorbé par un grand travail, 40 chansons à l’usage des écoles primaires, lesquelles seront soumises à un concours. Puis j’ai préparé les Mystères d’Eleusis[36]. De plus en pleine répétitions. Avec tout cela je remettais toujours au lendemain le plaisir d’aller vous serrer la patte. Cher Uzanne, soyez miséricordieux ! J’ai reçu votre délicieuse carte, & je me suis dit qu’il fallait tout de même vous écrire ! J’avais pensé à vous envoyer un exempl.[aire] des Mystères avant la lettre c.à.d. sans couverture, pour vous montrer que je pense à vous ; mais tous ceux que m’a donnés Lecène[37] ont servi plus ou moins à mes machinistes & sont maculés ! Néanmoins, si je peux disposer d’un, je vous l’enverrai, sans préjudice d’un plus propre, dans qqs temps. Entendu le brave Archbold[38] à son passage. Le Petit Théâtre mort, j’espère que vous ressusciterez notre dîner. Ma 1ère aura lieu le 16 janvier, un mardi. J’espère que vous serez là : je mets votre nom sur ma liste. Après la première, tout à votre disposition si vous voulez nous envoyer des amis. Nous jouerons les mardis & samedis, au moins 4 fois. Je compte sur un four puissant. A vous de cœur, cher ami. M. Bouchor 18 avenue de l’Observatoire [Paris].‎


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