114 books for « Autographs; Manuscript »Edit

Sort by
1 2 3 4 ... 5 Next Exact page number ? OK

‎ABDULLAH YUSUF ALI‎

Reference : 57812

(1920)

‎4 autograph letters signed by Abdullah Yusuf Ali, to "Khourshed" [ "Khourshed de Ravalieu", Raden Ayou Jodjana born Elisabeth Pop ], mostly about Persian Poets, and about Rembrandt (very damaged, with great lacking). From Chelwood, 3 Bedford Road, Bedford Park, London, W 4. Dated Dec. 22 1920, Mar. 7 1921, Mar. 28 1921, Apr. 7, 1921‎

‎Dec. 22 1920, 4 pages, with small lackings : "My Dear Khourshed, warmest greetings & best wishes for Xmas & the New Year. I am sorry to hear that you have been ill [ ... ] Your husband write to me just before he was leaving London, to let him know when time came, if I would let him this house. I have decided nothing yet, & shall not I think be in a position to decide till the Spring. It is [ ... ] to hear that [ .... ] thinks your plan can be performed if certain conditions are fulfilled, which you are in a position to fulfill. [... ] It is evidently a musical Plan. Do you want my collaboration in the Libretto ? What is the idea underlying it ? For title, either "At feet of Shiva" or "At Shiva's Feet" would be good English. Some [ ... ]might prefer the one, and some other prefer "At Shiva's Feet". It is shorter, and the rythm is more balanced. As regards [ ... ] I agree with your remarks in the abstracts, but am puzzled to see later application. What is the question that I did [ ... ] but which you want to answer ? What is the question & what is the answer ? Perhaps the sand & waves of Scheveningen are necessary before I can solve the puzzle ? Or perhaps a [ ... ] chair of musical laughter, or perhaps after all, not among these things, but simply [... ] I don't know. That's unfinished conversation - or interrupted [ ... ] : shall we just treasure it because it began at all, & not be impatient because it did not finish ? [ ... ] sunbeams, love themselves in [... ]Mar.7, 1921, 4 pages, with small lackings : "My dear Khourshed, I a glad you are better, & I hope you will soon recover this weakness which must make an eager soul like yours free under the compulsory withdrawal from fields words & the ever-sounding sea. We are having such beautiful weather - [ ... ]summer spring days, with a bite of frost in the mornings, our clear blue skies, through which Orion & Sirius & all the great summer constellations are gradually making their [ ... ] overload. Do you remember the glorious summer days we had in The Hague ? It was autumn then. Now is the sun of Spring, increasing in splendour and strength. Good [ ... ] About my Lecture on Hafiz in the Lyceum Club an Mar. 5th. : I am going to give an account of Hafiz & illustrate his poetry to this audience : 1 - by the singing of one of his Tales in Persian ; 2 - by the singing of this same Ode in an English verse translation in the original metres, & 3 - by explanations of his meanings. I have transleted the Ode which begins [persian text ] [ lacking ] who are going to set it to music & also to find singers if possible. [... ] But you are at a distance, & in this state of your health, I dare not ask you to undertake the strain. I have not seen any english translation of Hafiz that is satisfactory. I do not claim for my translation that it is satisfactory. But it is an honest presentment. [ ... ]I send you my Poem on Rembrandt. If you can make, or have made, two copies without mistakes, I shall ask for one copy to be sent to me & the other for publication to the Gazette de Hollande or any other paper that may like to publish it." Mar. 28,1921, 10 pages, with important lackings : [long letter about his poems on Rembrandt, then, on a second part, about Hafiz ] "Hafiz first addresses his master, the beloved Shiraz. He offers him whole heards, but if he only finds acceptance, what will he not give ? The black mole is rules a blemish, but even for a blemish of their master, he will give what is to him most precious. Samarkand & Bokhara were reputed the two finest cities of the time [... ] The turkish painter whom picture : "Jeune Emir à l'étude" I saw in Liverpool was Osman Hamdu Bey, of Constantinople. He frequently exhibited in Paris and died within this century. If you can get any reproduction of this picture, I shall be obliged" [ ... ]. Apr. 7, 1921 4 pages, very damage, half of the text lacking ‎


‎Scarce set of 4 autograph letters by Abdullah Yusuf Ali (1872-1953), the famous british-indian scholar known for is his translation into English and commentary of the Qu'ran. Formed by Hazrat Inayat Khan, his correspondent Elisabeth Pop (1888-1981) then gave recitals of Indian and Persian songs, under the stage name of "Khourshed de Ravalieu". She will officially married in 1923 to a famous Javanese dancer, Raden Mas Jodjana and changed her name in "Raden Ayou Jodjana" (a large set if archives coming from them available in our catalogue). ‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR650.00

‎ALCAN-LEVY‎

Reference : 44459

(1882)

‎Lettre à en-tête de l'Imprimerie Alcan-Lévy, adressée à Monsieur Sauvaistre [ Premier commis de l'éditeur Edouard Dentu ] : "Paris, le 27 mai 1882. Monsieur Sauvaitre, M. Ch. Gaeck, banquier à Vimoutiers (Orne), ami du marquis de Lonlay, chargé de faire imprimer ce petit volume de Poésies : Epis & Bluets, demande à M. Dentu l'autorisation de mettre son nom sur le titre et la couverture. Nous ferons parvenir à la librairie, aussitôt la correction faite et le Bon à tirer de l'auteur, une épreuve définitive avant le tirage".[ ‎

‎1 Lettre manuscrite, signé pour M. Alcan-Lévy, par un tiers (signature illisible), 27 mai 1882, papier à en-tête de l'Imprimerie Alcan-Lévy, 61 rue de Lafayette, Hôtel du Petit Journal‎


‎On trouve trace d'une édition d'Epis & Bluets publiée chez Dentu en 1882, sous le pseudonyme de Marie Parfait. Petite document intéressant l'histoire culturelle normande.‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR110.00

‎ALECHINSKY (Pierre).‎

Reference : AWD-162

(1975)

‎Carte adressée à Michel Bulteau.‎

‎Carte autographe manuscrite signée, datée du 25. 6. 75 et adressée à Michel Bulteau : « Chers Bulteau, voici un chèque. C’est plus simple puisque vous iriez vendre aussitôt le dessin demandé. Cordialement, Pierre Alechinsky. » Bon état (enveloppe conservée).‎


Actualités

Phone number : 06 72 07 91 06

EUR250.00

‎Anonyme‎

Reference : 20128

(1818)

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR25.00

‎Anonyme‎

Reference : 40320

(1946)

‎Manuscrit : Journal de voyage anonyme d'une médecin de marine militaire [ Santé navale ], d'avril 1946 à novembre 1947 : Toulon, La Rochelle, Ferryville, Gozo, Port-Saïd, Djibouti, Abadan, Bombay, Goa, Singapour, Hong-Kong, etc... Avec de nombreuses détails piquants sur la vie dans la marine française au lendemain de la seconde guerre mondiale. Intéressant journal manuscrit évoquant fugacement la figure de Zinovi Peschkoff : 7 mai 1946 : "Impression de pagaille. Berge m'avait dit en passant par Bordeaux que Rochefort est trop demandé pour espérer l'avoir. D'après Aury, on pleure depuis un an pour avoir des médecins. Paponnet, complètement rond le jour où je vais le voir, se désintéresse de la question"... "Même impression à la Marine. Chipotages pour savoir qui a été le plus résistant, qui a sauvé La Rochelle. L'ambiance n'est pas au gaullisme. Cossé, Auger et les autres écoeurés : Paris les laisse tomber et ils ne pensent qu'à dégager pour partir à la colonie"... "Une note réconfortante : la position nette de l'Eglise pour le référendum...Malheureusement, ça semble avoir été limité au diocèse de La Rochelle. Grande Peur des biens pensants à l'occasion de ce vote. Les bourgeois en font dans leur culotte et se voient arrêtés pour le lendemain si le vote est oui. Ont-ils donc la conscience moins nette qu'ils veulent bien le dire ?". 4 juillet 1946 : "Je suis considéré comme légèrement aliéné de vouloir repartir en campagne après seulement trois mois de séjour en France" 29 juin : "Voyagé avec Le Calvé de Bandol à Toulon... Rencontré quelques copains. Toujours la même réflexion : "Quelle chance tu as ! Ah! si j'étais à ta place..." 4 juillet à Feryville : "Embarqué sur le Mékong ... Laïus rapide avec le Commandant (de Forton), jeune et semblant avoir de l'allant. Adopte le type homme d'affaires américain. C'est peut-être très bien, c'est peut-être une façade. Il faut attendre. Visite au secnd, L. V. Lesty, bon gros colosse assez philosophe qui casse pas mal de sucre sur le dos des médecins, en particulier de Briskine qui s'occupait du bateau jusqu'à mon arrivée. Je défends Briskine a prioi, sans savoir de quoi il s'agit, avec une telle mauvaise foi que Lesty ne peut s'empêcher d'en rire et on n'en parle plus". Les autres officiers : Tayne, Sirven (croix de lorraine", et I.M. Rossi, Lafon, sympathiques au 1er abord. 5 juillet : "le matin, visite officielle à Sidi Abdallah" (suit une liste de nom et de postes) "presque tous cherchant à dégager pour s'installer dans la région. Même conversation partout : prix du beurre, des petits pois et du pain, insuffisance des soldes...Si j'étais à votre place, etc... Bande de ronds de cuir !" .... 12 juillet : "Lu un article de Cortadellas retraçant l'histoire de la Mission Militaire de ChungKinq. Un peu optimiste mais bon pour la propagande". 21 juillet :"Vie végétative à Ferryville. Travail léger et irrégulier à l'hôpital. Je trapine péniblement les journées sans envie de lire ni de travailler. Vivement la fuite. Le 18, arrivée d Terrible. Je vais faire une bonne heure de blague avec Lemaire. Ecoeuré de la Marine, il a demandé à dégager. On lui a fait comprendre qu'à Diégo il aurait mieux fait de filer comme le Glorieux. C'est écoeurant." 22 juillet : "Embarqué la commission d'essais : 5 officiers et une quinzaine d'ouvriers. Rentré à Bizerte... Appareillage pour Bône". 1er août : "Arrivée à 800 en vue de Gozo. ... Ville pas bien belle et très démolie, certains quartiers entièrement rasés. .... Petites ruelles rappelant l'Espagne ... les vieilles fortifications ont assez grande allure" 3 août : "Toutes les dernières réparations faites à Ferryville sont à refaire : pompe d'épuisement, chambre froide, dégaussing. Paris nous a mis à la disposition des anglais, mais les anglais ne nous donnent aucune consigne, disant que nous ne dépendons pas d'eux pour la route. Nous devons seulement faire un ravitaillement Abdan-Singapour. Si le Pacha sait y faire, nous pouvons choisir l'itinéraire qui nous plaira". 9 août : "A 1200 rencontré une mine. Ecole à feu au mousquet et aux Hoerlicou. Mine coulée sans exploser à la deuxième passe". 11 août : "A 1600, cassé la barre à bras... une semaine de réparations à Port-Saïd". 12 août : "Arrivée à Port-Saïd. Envahissement inévitable de tous les commerçants qui sont à bord avant même que les manoeuvres de mouillage soient terminées". 13 août au Caire, chez l'attaché naval C.C. Challan de Sévin : "nous apprenons que Russes et Anglais sont prêts à se tabasser dans la région de Bassorah. On va peut-être arriver au bon moment". Puis à Ismaïlia, où ils rencontrent d'autres français : "Puis arrive un capitaine mauritien qui nous sort un ereintement en règle des Anglais. Comme il est en uniforme anglais, l'effet est assez curieux". 29 août 1946 : Arrivée à Djibouti ; 30 : "Pêche à la dynamite avec Sirven : 4 petits poissons et une belle suée à l'aviron". 11 septembre, arrivée à Abadan, puis le 3 octobre à Bombay : "Quelques troubles dans la ville indigène : échange de coups de poignard entre hindous et musulmans" 8 octobre: Retrouvons le Var sous l'Ile Grande à côté de Goa. ... Meynice est à Saïgon vec madame, à l'E.M. de d'Argenlieu ; 13 octobre : Le Consul, Jobez e sa femme déjeunent chez le commandant. Jobez était avec Lorrin sous-fifre de Coiffard à Tchungking en 1944. Constaté avec plaisir qu'il n'a pas changé d'avis. Ereintement de Pechkoff, ... et de la clique des Terres Rouges : De Langlade, Irribarne, Leonard, etc... 21 octobre : Arrivée à Singapour ... 23 novembre, 2e rotation : "La veille, on apprend de nouvelles insurrections à Haïphong et à Langson. Aucune précision."... 11 octobre 47 : Appareillage [ de Hong-Kong ] avec M Viaud, consul à Canton, Dr. Mosquin ralliant Pakhoï comme vice-consul et médecin de l'hôpital de la Mission catholique, un jeune grec de Canton qui va s'engager dans la Légion, deux ammanites provenant de l'entourage de Bao Daï".....‎

‎1 vol. in-4 reliure demi-basane raciné sous étui, répertoire médical offert par les Laboratoires Darrasse, 1944-1946, 30 pages manuscrites, le reste du répertoire est vierge‎


‎Intéressant journal manuscrit de 30 pages évoquant notamment (très fugacement) la figure de Zinovi Peschkoff : 7 mai 1946 : "Impression de pagaille. Berge m'avait dit en passant par Bordeaux que Rochefort est trop demandé pour espérer l'avoir. D'après Aury, on pleure depuis un an pour avoir des médecins. Paponnet, complètement rond le jour où je vais le voir, se désintéresse de la question"... "Même impression à la Marine. Chipotages pour savoir qui a été le plus résistant, qui a sauvé La Rochelle. L'ambiance n'est pas au gaullisme. Cossé, Auger et les autres écoeurés : Paris les laisse tomber et ils ne pensent qu'à dégager pour partir à la colonie"... "Une note réconfortante : la position nette de l'Eglise pour le référendum...Malheureusement, ça semble avoir été limité au diocèse de La Rochelle. Grande Peur des biens pensants à l'occasion de ce vote. Les bourgeois en font dans leur culotte et se voient arrêtés pour le lendemain si le vote est oui. Ont-ils donc la conscience moins nette qu'ils veulent bien le dire ?". 4 juillet 1946 : "Je suis considéré comme légèrement aliéné de vouloir repartir en campagne après seulement trois mois de séjour en France" 29 juin : "Voyagé avec Le Calvé de Bandol à Toulon... Rencontré quelques copains. Toujours la même réflexion : "Quelle chance tu as ! Ah! si j'étais à ta place..." 4 juillet à Feryville : "Embarqué sur le Mékong ... Laïus rapide avec le Commandant (de Forton), jeune et semblant avoir de l'allant. Adopte le type homme d'affaires américain. C'est peut-être très bien, c'est peut-être une façade. Il faut attendre. Visite au secnd, L. V. Lesty, bon gros colosse assez philosophe qui casse pas mal de sucre sur le dos des médecins, en particulier de Briskine qui s'occupait du bateau jusqu'à mon arrivée. Je défends Briskine a prioi, sans savoir de quoi il s'agit, avec une telle mauvaise foi que Lesty ne peut s'empêcher d'en rire et on n'en parle plus". Les autres officiers : Tayne, Sirven (croix de lorraine", et I.M. Rossi, Lafon, sympathiques au 1er abord. 5 juillet : "le matin, visite officielle à Sidi Abdallah" (suit une liste de nom et de postes) "presque tous cherchant à dégager pour s'installer dans la région. Même conversation partout : prix du beurre, des petits pois et du pain, insuffisance des soldes...Si j'étais à votre place, etc... Bande de ronds de cuir !" .... 12 juillet : "Lu un article de Cortadellas retraçant l'histoire de la Mission Militaire de ChungKinq. Un peu optimiste mais bon pour la propagande". 21 juillet :"Vie végétative à Ferryville. Travail léger et irrégulier à l'hôpital. Je trapine péniblement les journées sans envie de lire ni de travailler. Vivement la fuite. Le 18, arrivée d Terrible. Je vais faire une bonne heure de blague avec Lemaire. Ecoeuré de la Marine, il a demandé à dégager. On lui a fait comprendre qu'à Diégo il aurait mieux fait de filer comme le Glorieux. C'est écoeurant." 22 juillet : "Embarqué la commission d'essais : 5 officiers et une quinzaine d'ouvriers. Rentré à Bizerte... Appareillage pour Bône". 1er août : "Arrivée à 800 en vue de Gozo. ... Ville pas bien belle et très démolie, certains quartiers entièrement rasés. .... Petites ruelles rappelant l'Espagne ... les vieilles fortifications ont assez grande allure" 3 août : "Toutes les dernières réparations faites à Ferryville sont à refaire : pompe d'épuisement, chambre froide, dégaussing. Paris nous a mis à la disposition des anglais, mais les anglais ne nous donnent aucune consigne, disant que nous ne dépendons pas d'eux pour la route. Nous devons seulement faire un ravitaillement Abdan-Singapour. Si le Pacha sait y faire, nous pouvons choisir l'itinéraire qui nous plaira". 9 août : "A 1200 rencontré une mine. Ecole à feu au mousquet et aux Hoerlicou. Mine coulée sans exploser à la deuxième passe". 11 août : "A 1600, cassé la barre à bras... une semaine de réparations à Port-Saïd". 12 août : "Arrivée à Port-Saïd. Envahissement inévitable de tous les commerçants qui sont à bord avant même que les manoeuvres de mouillage soient terminées". 13 août au Caire, chez l'attaché naval C.C. Challan de Sévin : "nous apprenons que Russes et Anglais sont prêts à se tabasser dans la région de Bassorah. On va peut-être arriver au bon moment". Puis à Ismaïlia, où ils rencontrent d'autres français : "Puis arrive un capitaine mauritien qui nous sort un ereintement en règle des Anglais. Comme il est en uniforme anglais, l'effet est assez curieux". 29 août 1946 : Arrivée à Djibouti ; 30 : "Pêche à la dynamite avec Sirven : 4 petits poissons et une belle suée à l'aviron". 11 septembre, arrivée à Abadan, puis le 3 octobre à Bombay : "Quelques troubles dans la ville indigène : échange de coups de poignard entre hindous et musulmans" 8 octobre: Retrouvons le Var sous l'Ile Grande à côté de Goa. ... Meynice est à Saïgon vec madame, à l'E.M. de d'Argenlieu ; 13 octobre : Le Consul, Jobez e sa femme déjeunent chez le commandant. Jobez était avec Lorrin sous-fifre de Coiffard à Tchungking en 1944. Constaté avec plaisir qu'il n'a pas changé d'avis. Ereintement de Pechkoff, ... et de la clique des Terres Rouges : De Langlade, Irribarne, Leonard, etc... 21 octobre : Arrivée à Singapour ... 23 novembre, 2e rotation : "La veille, on apprend de nouvelles insurrections à Haïphong et à Langson. Aucune précision."... 11 octobre 47 : Appareillage [ de Hong-Kong ] avec M Viaud, consul à Canton, Dr. Mosquin ralliant Pakhoï comme vice-consul et médecin de l'hôpital de la Mission catholique, un jeune grec de Canton qui va s'engager dans la Légion, deux annamites provenant de l'entourage de Bao Daï".....‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR390.00

‎Anonyme ‎

Reference : 24326

(1772)

‎Rare manuscrit de dépenses et recettes domestiques des années 1772-1775 [ Livre de Comptes 1772 - 1775 Table : Loyer d'âpartement et pension ; Gages ; Voyages ; Bois, Bougies et Chandelles, &c ; Depense de Nouriture et d'âpartement ; Achat de toilles, Bazins, Mousselines et facons ; Blanchissage de Linge Gros et fin et de Dentelle ; Souliers, Bottes, Chaussons, gans, bas, mittons, caleçons, etc. ; Corps et ouvrage de Baleines ; Achat, façons et garnitures de Robes ; Mantelest, Coeffes et Coeffures, fichus, toutes choses de Blonde et de gase, ruban, evantails, perles et fausses fleurs ; Poudre, Pomade, Pattes, eaux de senteur, peignes et epeingles, carcasses, lassets, eguilettes et cordons de fil ; Menües Depences ; Achat de Bijoux et Racomodage et ouvrages ; Presens en argent, où effets ; Maistres et achats relatifs à l'étude ; Extraordinaire ; Jeu ]‎

‎1 vol. in-8 reliure d'époque pleine basane, dos lisse orné en long, triple filet doré sur plats, chasses ornées, toutes tranches dorées, 1771-1775, 196-23 pp. (dont 76 pp. ont été complétées par l'auteur, reliure frottée avec petit manques en coins, manques en mors et coiffes). La table des matières annonce " 1 : Loyer d'âpartement et pension page 1 ; 2 : Gages p. 5 ; 3 : Voyages p. 7 ; 4 : Bois, Bougies et Chandelles, &c p. 13. ; 5 : Depense de Nouriture et d'âpartement p. 19 ; 6 : Achat de toilles, Bazins, Mousselines et facons p. 25 ; 7 : Blanchissage de Linge Gros et fin et de Dentelle p. 37 ; 8 : Souliers, Bottes, Chaussons, gans, bas, mittons, caleçons, etc. p. 47 ; 9 : Corps et ouvrage de Baleines p. 67 ; 10 : Achat, façons et garnitures de Robes p. 69 ; 11 : Mantelest, Coeffes et Coeffures, fichus, toutes choses de Blonde et de gase, ruban, evantails, perles et fausses fleurs p. 109 ; 12 : Poudre, Pomade, Pattes, eaux de senteur, peignes et epeingles, carcasses, lassets, eguilettes et cordons de fil p. 149 ; 13 Menües Depences p. 163 ; 14 : Achat de Bijoux et Racomodage et ouvrages p. 169 ; 15 : Presens en argent, où effets ; 16 : Maistres et achats relatifs à l'étude p. 183 ; Extraordinaire p. 191 ; 18 : Jeu p. 195" ‎


‎Ce rare livre de comptes domestiques manuscrit propose, reliés tête-bêche, les Dépenses et les Recettes d'un rédacteur anonyme, manifestement une femme, vivant avec sa bonne, et apparemment établie entre Paris et Everly [ Seine-et-Marne ] ; son niveau social paraît relativement élevé et ses revenus sont assez conséquents : sur l'année 1772, le montant total de ses dépenses fut de 6365 livres, 8 sols et 9 deniers ( et s'élève à 11174 livres en 1775), pour des recettes globales d'un montant de 6614 livres (11374 livres en 1775), ce qui est d'un bon niveau, sachant que le loyer d'un appartement lui coûte 45 livres par mois, que 3 paires de souliers sont comptabilisées pour 14 livres ou que le salaire annuel moyen d'un ouvrier est alors de 250 livres. Si l'on trouve plus aisément d'anciens livres de comptes professionnels, de tels livres de comptes domestiques, très riches d'enseignement sur la vie quotidienne sous l'ancien régime sont aujourd'hui beaucoup plus rares et recherchés. La rédactrice de ce livre de compte évoque en octobre 1772 un voyage de Maneville à Paris, puis un voyage en Angleterre (pour un montant de 365 livres), le 5 juin 1773 un déplacement de Paris à Everly, en octobre un passage à l'hôtel d'Harcourt et, ainsi qu'en 1774 et 1775 le paiement de porteurs à Versailles, en 1775 un transport de chaise à porteur (sic !) de Versailles à Rheims pour un montant de 58 livres, divers voyages de Langlois à Everly, le coût d'un emballage de robes pour Reims (28 livres) etc. etc.. On apprend également que l'auteur du manuscrit s'est rendu à Bailleuil, Theuville et Villenoxe [ Villenauxe ]. Les frais de bois s'élèvent à 222 livres pour l'année 1771 (dont 2 livres et 8 sols pour les deux cierges de la Chandeleur). Pour les dépenses de bouche, on relève notamment l'achat d'huîtres, de "glaces en gouté", de pain de sucre et de thé, de "glaces en brioche pour gouté". Les achats de toiles et mousselines concernent des fichus, corsets, "toille de laval", toile pour festons de deux "falbanats", ou pour feston de 12 chemises d'hommes, de "polonnaise de basin", "pour festons en monture de 13 tours de gorge" etc. etc. Le blanchissage évoque le racommodage de "mon habit de paysane" (plus loin "de mon habit de troubadour") comme celui de "bas de soie", de "Polonaise de croisé" ou d'une "coeffure de maline brodée", etc.. Les achats de souliers et gants concernent des "bas de Soye blanc de Nîme", 14 paires de souliers, de dessus de soulier brodés, 24 paires de "chosons", de "gans pour monter à cheval" etc. etc.. Pour les corps et ouvrages de Baleines, on note un "corps à monter à cheval" pour 18 livres ou le racommodage d'un habit de Cochoise. Le chapitre des Robes est très fourni, avec des achats de tissus plus ou moins importants (jusqu'à 30 aunes pour un montant de 123 livres), la mention d'un achat "payé à Mme Le Vieux couturière rue du Bac vis-à-vis l'Hôtel des Mousquetaires la façon d'un désabillé de taftas noir", du "taftas noir gris blanc chiné et pistache", de toile "pour façon d'un déshabillér de satin bleu, d'une robe de dauphine rose, d'une robe de musulmane à panier, d'une robe de pou de soie...", d'une "robe de perse verte", de robes en "taftas d'Angleterre", en "taftas d'Italie" ; on trouve aussi l'achat de nombreux bonnets, chapeaux, fichus, "coeffure de blonde", plumes, "paire de manchette de blonde de chenille" ; le chapitre des Dépenses Extraordinaires évoque notamment, "la nourriture de 20 jours de mon cheval à l'école militaire", 24 livres "pour avoir fait copier et relier l'instruction des Ursulines", on note même l'achat "du présent registre" pour 6 livres, l'achat des Sermons de Massillon, ou de "La Religion méditée en 6 vollumes" etc. etc. ; au titre des dépenses d'Education, elle évoque un Maître d'Ecriture pour 2 mois", un maître de Clavecin pour 2 mois, un maître de musique pour 2 mois, un "maître de danse anglois", un "maître de Harpe", "M. de La Roche maître de Dessein", "M. Baltasar Maître de danse", "M. de Baumont Maître d'Histoire", "M. Grécour, Maître de danse", un "maître de viole turque", un maître de mathématiques et de "phisique" ; Les dépenses de mercerie et de pommades sont conséquentes. En 1775, les pertes au jeu "déduction faite du gain" s'élève à 572 livres. Tous ces détails sont naturellement très loin d'être exhaustifs, et l'on trouvera dans ce document un foule remarquable de détails pittoresques et passionnants qui permettent de rendre remarquablement, à qui peut lire entre les lignes, toute l'atmosphère particulière à un certain milieu à la fin du règne du règne de Louis XV et en début de règne de Louis XVI.‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR1,240.00

‎Anonyme ; [ BENOIST, E. ; VIRGILE ]‎

Reference : 30046

(1924)

‎[ Manuscrit inédit ] : Les Géorgiques de Virgile. Etude critique inédite du texte et du commentaire de E. Benoist (par un auteur anonyme) ‎

‎1 cahier manuscrit de IX-129 pp., circa 1924‎


‎L'auteur anonyme expose une étude critique inédite et approfondie du texte et du commentaire que E. Benoist avait donné des Géorgiques dans son édition de 1924. Dans un préambule, l'auteur anonyme du présent ce manuscrit expose l'esprit de son travail. Le manuscrit contient de nombreux repentirs (corrections à la plume ou pages contrecollées). Un manuscrit inédit d'un bon intérêt philologique (rel. frottée faible)‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR220.00

‎Anonyme ; [ LELONG-FERRAND Jacqueline ]‎

Reference : 55292

(1947)

‎Notes de cours manuscrites : Cours de Mécanique rationnelle. Mécanique du point. Cinématique (2 cahiers manuscrits)‎

‎2 cahiers d'écolier format in-8 manuscrit, circa 1946-1947‎


‎Intéressant ensemble des notes de cours, manuscrites, prises vers 1946-1947 par un étudiant girondin de la mathématicienne Jacqueline Lelong-Ferrand (1918-2014). Normalienne (Ulm), reçue première (avec Roger Apéry) à l'agrégation de mathématique en 1939, Jacqueline Lelong-Ferrand sera notamment chargée de cours à l'université de Bordeaux à partir de 1943. On joint trois coupures de presse (articles de Mme Lelong-Ferrand)‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR220.00

‎Anonyme ; [ PISOT, Charles ]‎

Reference : 55291

(1947)

‎Notes de cours manuscrites : Cours de Calcul des Probabilités [ 5 cahiers manuscrits circa 1947 ] On joint une L.A.S. de Charles Pisot datée du 14 novembre 1947‎

‎5 cahiers d'écolier format in-8 manuscrit, circa 1947‎


‎Intéressant ensemble des notes de cours, manuscrites, prises vers 1947 par un étudiant girondin du mathématicien français, normaline, major de l'agrégation en 1932 et futur spécialiste de la théorie des nombres Charles Pisot (1910-1984), alors jeune maître de conférences à l'Université de Bordeaux. Bon ensemble.‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR350.00

‎ANONYME ; [ SAUVESTRE, Charles ; SAUVAITRE, Nicéphore Charles ]‎

Reference : 44521

(1861)

‎Manuscrit : Monita Secreta Societatis Jesu. Notes sur les Similitudes et 1er Cahier : différences existant entre trois éditions de 1718, 1824 et 1861 ; 2ème Cahier : Comparaison entre les traductions de 1845 et 1861‎

‎2 cahiers manuscrits in-8 format à l'italienne, de 15 et 13 feuillets, premier cahier daté du 14 septembre 1861‎


‎La provenance (du fonds de l'éditeur Edouard Dentu) et la date tendent à attribuer le manuscrit à l'écrivain Charles Sauvestre, qui publia plusieurs diverses éditions des Monita Secreta chez Dentu à partir de 1861. Les deux cahiers semblent avoir rédigés par Sauvestre et communiqués à l'éditeur, dans le cadre d'une défense contre des accusations de plagiat dans sa traduction.‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR195.00

‎Anonyme SAINTE ELISABETH ; SAINTE BRIGITTE DE SUEDE ; SAINTE MECHTILDE ; MARQUIS DE CHABANNES ; SAINT CESAIRE D’ARLES‎

Reference : 22553

(1817)

‎Liasse de documents manuscrits, [ 80 pages de formats divers, vers 1817-1825 ] dont un document de 4 pp. intitulé "Le Pourquoy de 1817, ou quelque chose en attendant mieux", relatif à l'affaire du faux dauphin Mathurin Bruneau : "Un personnage mistérieux a été arrêté à St Malô le 15 7bre 1815, parce qu'il se prétend être fils de Louis 16. S'il a dit la vérité, pourquoi le méconnaître ? Si c'est un imposteur, pourquoi ne le juge-t-on pas ?" ... "Est-il vray qu'n présence de 30 cardinaux Pie VI l'ait sacré à Rome. Et que Madame Victoire ait été présente à cette cérémonie Auguste ? Est-il vray qu'il ait vû en Espagne Mde la duchesse doirière d'Orléans, et que cette noble personne se soit prosternée à ses pieds ? Est-il vray qu'ayant été envoyé par la préfecture de police de paris, quoique sous un faux nom, au dépôt de la mandicité de St Denis, le ministre de la Police Gen. de Bonaparte le Duc d'Otrante M. Fouché, en un mot, l'ait sauvé ? Est-il vray qu'après avoir subi tous les genres d'nfortune, désespérant et de sa cause personnelle et de celle de sa famille, il ait tour à tour combattu vaillament en 1808 à bord de la Frégate la Cybelle, servi la Nouvelle Angleterre en qualité de Capitaine de Génie, qu'il soit parvenû dans le Brézil au grade de colonel de Cavalerie, et qu'enfin ayant appris pour la première fois à Rio Janeiro le 22 juin 1815 que les français retournaient au dogme de la légitimité, il se soit embarqué le 23 pour entrer dans sa chère Patrie..." Autres documents: Révélation de la propre bouche de NSJC à Ste Elizabeth, Ste Brigitte, et Ste Mechtilde (3 pp.) - Lettre de l'éditeur des Oeuvres de Voltaire et de Jean Jacques Rousseau à Messr. les grands vicaires du Chapitre métropolitain de Paris (2 pp.) - Correspondance de M. le Marquis de Chabannes avec M. le comte de Blacas (1 cahier de 23 pp. extraits de la correspondance publiée à Londres en 1815) - [ Mémoire adressé au Roi dénonçant le Concordat ] (1 cahier de 32 pp.) - Prédictions tirées mot à mot du livre intitulé Mirabilis Liber (4 pp. in-4) - Prophétie de St Césaire Evêque d'Arles. Autre prophétie d'un St homme (2 pp.) - Sainte Lettre envoyée miraculeusement par NSJC (1 p.) - Fin de la Prophétie de St Césaire. Suite de la prophétie de (?) traduite par le Curé de Mouna Mounou (?) (4 pp.) - Chanson royaliste louant le retour du Lys (2 pp.) - Instructions ou devoirs d'un Père à ses Enfants (3 pp.) ‎

‎Autres documents: Révélation de la propre bouche de NSJC à Ste Elizabeth, Ste Brigitte, et Ste Mechtilde (3 pp.) - Lettre de l'éditeur des Oeuvres de Voltaire et de Jean Jacques Rousseau à Messr. les grands vicaires du Chapitre métropolitain de Paris (2 pp.) - Correspondance de M. le Marquis de Chabannes avec M. le comte de Blacas (1 cahier de 23 pp. extraits de la correspondance publiée à Londres en 1815) - [ Mémoire adressé au Roi dénonçant le Concordat ] (1 cahier de 32 pp.) - Prédictions tirées mot à mot du livre intitulé Mirabilis Liber (4 pp. in-4) - Prophétie de St Césaire Evêque d'Arles. Autre prophétie d'un St homme (2 pp.) - Sainte Lettre envoyée miraculeusement par NSJC (1 p.) - Fin de la Prophétie de St Césaire. Suite de la prophétie de (?) traduite par le Curé de Mouna Mounou (?) (4 pp.) - Chanson royaliste louant le retour du Lys (2 pp.) - Instructions ou devoirs d'un Père à ses Enfants (3 pp.) - [ 80 pages de formats divers, vers 1817-1825 ] dont un document de 4 pp. intitulé "Le Pourquoy de 1817, ou quelque chose en attendant mieux", relatif à l'affaire du faux dauphin Mathurin Bruneau : "Un personnage mistérieux a été arrêté à St Malô le 15 7bre 1815, parce qu'il se prétend être fils de Louis 16. S'il a dit la vérité, pourquoi le méconnaître ? Si c'est un imposteur, pourquoi ne le juge-t-on pas ?" ... "Est-il vray qu'n présence de 30 cardinaux Pie VI l'ait sacré à Rome. Et que Madame Victoire ait été présente à cette cérémonie Auguste ? Est-il vray qu'il ait vû en Espagne Mde la duchesse doirière d'Orléans, et que cette noble personne se soit prosternée à ses pieds ? Est-il vray qu'ayant été envoyé par la préfecture de police de paris, quoique sous un faux nom, au dépôt de la mandicité de St Denis, le ministre de la Police Gen. de Bonaparte le Duc d'Otrante M. Fouché, en un mot, l'ait sauvé ? Est-il vray qu'après avoir subi tous les genres d'nfortune, désespérant et de sa cause personnelle et de celle de sa famille, il ait tour à tour combattu vaillament en 1808 à bord de la Frégate la Cybelle, servi la Nouvelle Angleterre en qualité de Capitaine de Génie, qu'il soit parvenû dans le Brézil au grade de colonel de Cavalerie, et qu'enfin ayant appris pour la première fois à Rio Janeiro le 22 juin 1815 que les français retournaient au dogme de la légitimité, il se soit embarqué le 23 pour entrer dans sa chère Patrie..."‎


‎Très intéressant recueil de documents manuscrits, rédigés de la même main, durant la période 1817-1825. Tous ces manuscrits (le plus souvent des copies d'ouvrages, plus ou moins commentés), manifestent remarquablement l'étrange atmosphère régnant, au lendemain de la seconde Restauration, dans certains milieux ultra extrêmement attentifs à tous les prophétismes servant leur cause. Les nombreux faux-dauphins, parmi lesquels Mathurin Bruneau (qui mourra en prison en 1822), sauront profiter de leurs espoirs déçus. Prix du lot.‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR390.00

‎[s.n.] - ‎ ‎BAILLY-BLANCHARD, Arthur ; [ BAILEY-BLANCHARD ]‎

Reference : 56074

(1889)

‎2 lettres autographes signées à en-tête du Commissariat Général des Etats-Unis d'Amérique Exposition Universelle [ Office of the United States Commissioner-General Paris Exposition of 1889 ] 1 LAS datée du 11 novembre 1889 [ Il sollicite des renseignements sur une nomination ] ; 1 LAS datée de Hartford, Connecticut, 11 juin 1890 : "Cher Monsieur, J'arrive de la Nouvelle-Orléans où j'ai été passer mon congé au milieu des miens et je trouve votre aimable lettre du 1 du mois dernier" [ Il renouvelle sa demande et conclut : ] "J'espère que ma bonne fortune me ramènera en France [ ... ]"‎

‎2 lettres autographes signées de 4 pages chacunes, 1889 et 1890, les lettres ont été anciennement montées sur onglet de façon amateur par le destinataire. 2 lettres autographes signées à en-tête du Commissariat Général des Etats-Unis d'Amérique Exposition Universelle [ Office of the United States Commissioner-General Paris Exposition of 1889 ] 1 LAS datée du 11 novembre 1889 [ Il sollicite des renseignements sur une nomination ] ; 1 LAS datée de Hartford, Connecticut, 11 juin 1890 : "Cher Monsieur, J'arrive de la Nouvelle-Orléans où j'ai été passer mon congé au milieu des miens et je trouve votre aimable lettre du 1 du mois dernier" [ Il renouvelle sa demande et conclut : ] "J'espère que ma bonne fortune me ramènera en France [ ... ]"‎


‎American diplomat, Arthur Bailly-Blanchard (1855-1925) will be the american ambassador to Haïti from 1914 to 1921. Born in New Orleans, he worked at the Office of the United States Commissioner-General Paris Exposition of 1889, and will be appointed 3rd secretary at the embassy in Paris in 1900. These documents can require an export authorization that may take a few weeks.‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR290.00

‎BARBIER, Auguste‎

Reference : 44450

(1876)

‎Billet autographe signé par Auguste Barbier [ A Mme Léonie Dentu, épouse de l'éditeur Edouard Dentu ] 26 décembre 1876 : Chère Madame, Je suis désolé d'apprendre la maladie de Jeanne. J'espère que cela n'aura pas de suite. Je lui adresse un petit Noël ainsi qu'à Marie. Recevez ainsi qu'Edouard mes amitiés". [ Signé : ] Auguste Barbier‎

‎1 lettre d'une page in-12, datée du 26 xbre 1876‎


‎Charmante petite L.A.S. du poète Auguste Barbier (1805-1882) provenant du fonds de la famille Dentu. Léonie Decamps, épouse d'Edouard Dentu, était la mère de 2 filles : Jeanne et Marie. Bon état. Auguste Barbier fut subrogé-tuteur d'Edouard Dentu.‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR195.00

‎Barère de Vieuzac‎

Reference : AMO-3605

(1830)

‎Manuscrit autographe "Des peuples et des nations" Révolution Française‎

‎1 page in-8 Vers 1830/1840 Superbe manuscrit, complet en une seule page, intitulé : "Des peuples et des nations". L'étude du papier (papier vélin fin) indique une rédaction probable entre 1830 et 1840. Cet avocat méridional, élu à la Constituante, puis à la Convention où il est une des têtes politiques de la Plaine (la majorité des députés) avant de se rallier — comme elle et jusqu’au 9 thermidor — à la Montagne, menée par Robespierre, fut l'un des orateurs les plus importants de la Révolution : l’énoncé de ses motions et de ses rapports occupe plus de douze colonnes du Moniteur, contre huit pour Robespierre et deux pour Danton. Rapporteur attitré du Comité de salut public (où il détient le record de longévité : dix-sept mois), ses discours lui valent un succès prodigieux à la Convention : il est l’aède des soldats de l’an II avec ses carmagnoles et donne un visage avenant, par sa verve, aux mesures terroristes du gouvernement révolutionnaire, de là son surnom d’« Anacréon de la guillotine » que lui donna son collègue à la Convention Charles-Jean-Marie Alquier. Proscrit sous le Directoire, amnistié sous le Consulat et l’Empire, exilé sous la Restauration, rentré en France sous Louis-Philippe, il meurt à 85 ans, conseiller général à Tarbes. Pendant cette dernière période, il sera élu à trois reprises député par les électeurs des Hautes-Pyrénées : 1797, 1815, 1834, ces élections, sauf celle des Cent-Jours, étant à chaque fois annulées par les pouvoirs en place. Ses Mémoires ont été publiés en 1842 seulement. Nous pensons que ce petit manuscrit avait vocation à s'insérer dans ses Mémoires (même si nous ne l'y avons pas retrouvé en l'état). En lisant ce manuscrit on peut se faire une idée juste de ce qu'était un révolutionnaire éclairé. Son texte est net, concis et limpide, tout ce qui manquera à beaucoup de révolutionnaires de 1789 (Robespierre par exemple - grâce à qui de nombreux auditeurs ont dû prolonger plus d'une sieste à l'assemblée). J'ai fait l'acquisition de ce texte de Barère parce qu'il m'a frappé, terriblement secoué par les vérités qu'il contient, si simplement énoncées, si proches de nos préoccupations en ce début de XXIe siècle frémissant. A la lecture de ce document, on ne peut s'empêcher de souhaiter de nouveaux Barère à la tribune. Voici la transcription du texte : « Des peuples et des nations » « La vie des nations est comme la vie des individus, elle se compte par siècles, comme celle des hommes se compte par années. La vie des nations a sa marche ascendante et sa marche descendante. Elle a ses âges, ses périodes, depuis sa naissance jusqu’à sa fin. La longévité des nations est comme la longévité des individus, soumise aux influences du climat, des mœurs et du caractère originaires des institutions morales et politiques, et de l’esprit différent des siècles. De même la civilisation, qui est la vie intellectuelle des peuples, a ses périodes, ses progrès, ses obstacles, ses erreurs dominantes, ses corruptions inévitables, sa décadence et sa chute. La terre est couverte de ruines des diverses civilisations plus ou moins perfectionnées, plus ou moins utiles au genre humain, et plus ou moins longues de durée. Enfin l’histoire des hommes nous apprend que les peuples ont leur enfance, leur jeunesse, leur âge mûr, leur âge avancé, leur vieillesse, leur caducité et leur chute ! Ces périodes de leur vie peuvent être accélérées ou retardées, perfectionnées ou corrompues selon les temps et les mœurs, selon les institutions et les loix, selon le voisinage des peuples barbares, ou l’invasion des conquérants. L’histoire des peuples n’est qu’une suite de révolutions et de réactions, dont les hommes ne sont que ses instruments, dans les desseins secrets de la nature. » Signé Barère de Vieuzac. Sans date [vers 1830/1840 d’après l’étude du papier] Il s'agit probablement d'un fragment destiné à ses Mémoires publiés de manière posthume en 1842. "Les Mémoires-de Barère se composent de plusieurs séries de fragmens, laborieusement recueillis par M. Flippolyte Carnot au sein d’une énorme liasse de manuscrits formant la matière d’une soixantaine de volumes. Le choix des matériaux a dû nécessiter de longues et fastidieuses recherches [...]" (revue littéraire, 1842). ‎


‎ Il y a dix-huit mois environ, Barère s’est doucement éteint dans la ville de Tarbes, sa patrie, à l’âge de quatre-vingt-cinq ans ; il est mort obscur et paisible, comme tous ceux que le hasard a préservés des vengeances des temps de lutte, et que l’oubli protège dans la solitude de la vie privée. On a fait silence autour de sa tombe, car pour les contemporains cet homme du passé était depuis long-temps entré dans le domaine de l’histoire ; à peine si la presse quotidienne a songé à consacrer quelques lignes à ce mince épisode. Barère sur son lit de mort, c’était moins qu’une individualité, tout au plus un pâle souvenir de cet immense drame de 89, déjà si vieux ; il se serait agi d’un ancien conseiller au parlement sous la royauté absolue, ou d’un simple dignitaire de l’empire, comme nous en voyons mourir tous les jours, que le public n’eût pas été moins ému. Et cependant le vieillard de Tarbes avait joué un assez brillant rôle à la surface de la révolution ; il avait siégé autour du tapis vert de ce fameux comité de salut public qui a marqué son passage en lettres indélébiles dans nos annales, et qui conservera dans l’avenir le titre de grand, M. Berryer l’a dit lui-même dans une discussion solennelle, parce qu’il sauva l’unité française. Barère en a été, pendant une année féconde en sanglantes catastrophes, l’orateur privilégié et le panégyriste officiel ; il a pris une part retentissante à tous les actes révolutionnaires de la terreur ; il les a défendus et exaltés à la tribune conventionnelle ; enfin il a eu, comme la plupart de ses collègues, les honneurs de la chute et de la proscription. C’était le seul membre survivant de cette impitoyable dictature, presqu’un des derniers de cette mémorable époque, le dernier des noms entourés d’un certain éclat. A cette heure, la génération de 89 a disparu tout entière ; l’histoire a recueilli toutes les pièces de conviction, et ce redoutable procès, qui n’avait été que jugé, selon le mot de Cambacérès à Napoléon, peut être maintenant plaidé, sauf le mystère de quelques incidens à jamais impénétrables, puisque les dépositions de tous les témoins ont été entendues. Barère vient de léguer ses mémoires à la postérité ; il ne nous reste plus à attendre que ceux de M. de Talleyrand, si toutefois ce diplomate égoïste et sceptique a daigné laisser des mémoires, et si le silence de trente années imposé à ses héritiers n’est pas une dernière ironie. Barère demeuré seul debout après tant de vicissitudes, ayant survécu aux dédains de l’empire et aux haines passionnées de la restauration, avait, ce nous semble, une belle tâche à accomplir, celle de la réhabilitation. Cinquante ans ont passé sur cette douloureuse, mais grande période ; cinquante ans, c’est presque la vie de deux générations. Le membre oublié du comité de salut public pouvait s’effacer et raconter froidement ce qu’il devait savoir mieux que tout le monde, ce qu’il avait fait et vu ; le lecteur de nos jours lui eût tenu compte de sa courageuse franchise, car les évènemens de la terreur n’excitent plus dans nos cœurs ni pitié ni colère ; nous avons appris à les juger sans préventions, bien que l’héritage de nos pères ne soit pas entièrement liquidé. Barère en a-t-il agi ainsi ? A-t-il cherché à se mettre en dehors de la narration pour n’apprécier les hommes et les choses que dans toute la sincérité de ses méditations dernières ? Est-ce le proscrit du 12 germinal, ou le citoyen de 1840, qui nous convie au partage de ses impressions sur des faits devenus historiques ? Il suffit de parcourir quelques lignes de cet ouvrage posthume pour se convaincre que l’expérience n’a rien donné à l’auteur des Mémoires ; que le temps, ce grand maître des hommes politiques, n’a rien ajouté à ses idées ; qu’il est arrivé jusqu’à son heure suprême avec ses croyances de peureux et ses ressentimens d’opprimé. Son livre n’est encore qu’une longue diatribe, comme nous en avons lu bien d’autres de même valeur, un plagiat stérile de toutes les dénonciations formulées à la tribune ou dans les clubs par des esprits inquiets et soupçonneux. Barère n’a pas compris le rôle qu’il avait à jouer comme juge éclairé de ses contemporains ; il est vrai qu’il écrivit en grande partie dans les prisons, au moment de la réaction thermidorienne, ou sous l’influence de son abandon, dans les plus belles années de l’empire ; mais, depuis, le loisir des rectifications ne lui a certes pas manqué. L’injustice des appréciations avait son excuse, en 1795, dans la violence de la persécution ; en 1810, dans les désappointemens de l’oubli ; en 1815, dans les rigueurs de l’exil. Après la révolution de juillet, l’homme de parti devait s’effacer et faire place à l’historien consciencieux. Cette persistance outrée dans les vieilles rancunes tendrait à prouver que Barère n’a jamais été qu’un acteur vulgaire, et telle est en effet notre profonde conviction. Élevé an pouvoir par un caprice du hasard, ce dieu souverain des temps révolutionnaires il s’y est maintenu grace à son infériorité même, qui ne lui permettait de porter ombrage à personne. C’était un esprit souple et insinuant ; ses goûts et ses habitudes le portaient à la modération ; il se laissa entraîner, poussé par l’ambition et par la peur, et il ne sut plus rien refuser, conduit par cette idée peut être, que tout sacrifice serait le dernier. De concession en concession, il s’est trouvé un homme atroce, car, bien que son caractère l’annihilât, il avait à prendre dans les évènemens la responsabilité que lui donnait sa valeur nominale misérable et ingrate mission, à coup sûr, que celle qu’il avait acceptée ! Pour expliquer la déplorable faiblesse du décemvir, M. Hippolyte Carnot, son exécuteur testamentaire, a fait de lui un artiste ; excuse fort commode, si elle n’était infirmée par le témoignage des faits. On n’est réputé artiste, dans les jours de révolution, qu’à la triple condition de l’enthousiasme, du courage et de l’énergie ; or, Barère n’était doué que de passions négatives, et il ne s’est jamais résigné à marcher en avant que par crainte du bourreau. Les véritables artistes sont ceux qu’emporte leur fougue, et dont la course ardente ne sait point admettre les sages tempéramens de la réflexion. Barère n’a été qu’un comparse sans initiative, jeté hors de sa sphère et compris, malgré lui, au nombre des meneurs. De là le peu de sympathie que l’histoire a conservé pour lui ; il est de ces hommes contre lesquels-la postérité ne peut ressentir de colère durable, mais que l’on ne loue pas impunément. M. H. Carnot s’étonne qu’on ait exalté les girondins, justifié Danton, divinisé Robespierre, et que Barère soit resté sans défenseur contre la calomnie ; la raison de cette apparente iniquité est fort simple. Les girondins représentaient la modération unie aux plus hautes vertus civiques ; Danton, l’énergie et la grandeur populaires ; Robes pierre, l’idée fixe et l’incorruptibilité, c’est-à-dire deux des plus grandes qualités d’un chef de secte ; mais Barère, quel prestige a-t-il eu ? Ceux qui, dans les bouleversemens politiques et sociaux, ne personnifient en eux-mêmes ni un caractère, ni une idée, doivent se tenir à l’écart ; sinon, l’avenir n’a pas à leur savoir gré de leur égoïste intervention. Les Mémoires-de Barère se composent de plusieurs séries de fragmens, laborieusement recueillis par M. Flippolyte Carnot au sein d’une énorme liasse de manuscrits formant la matière d’une soixantaine de volumes. Le choix des matériaux a dû nécessiter de longues et fastidieuses recherches, l’insignifiance du livre en fait, foi. L’orateur du comité de salut public n’a pas moins écrit que parlée, en sa double qualité d’avocat et de littérateur. Fils du premier consul de la ville de Tarbes, qu’une lettre de cachet avait exclu à toujours des fonctions municipales, peur avoir fait énergiquement redresser des abus de finance aux états de Bigorre, il débuta avec éclat au barreau de Toulouse par la défense d’une jeune fille accusée d’infanticide, et dans les lettres par l’Eloge de Louis XII. Singulier prélude au vote régicide de 93 ! mais, qui songeait alors aux mystères de l’avenir ? Barère n’aspirait, à cette époque, qu’à compter au nombre des célébrités toulousaines, à mériter les suffrages de l’Académie des jeux floraux, à conquérir par ses écrits et ses harangues une brillante réputation de clocher ; il n’était encore que l’homme de tous les salons et de toutes les académies, selon l’expression d’un magistrat distingué, M. Romiguières. M. de Cambon, premier président du parlement, qui disait de lui : « Ce jeune avocat ira loin ; quel dommage qu’il ait déjà sucé le lait impur de la philosophie moderne ! croyez-moi, cet avocat est un homme dangereux ; » M. de Cambon ne prenait sans doute pas sa menaçante prophétie plus au sérieux que l’obscur professeur de Brienne, au sujet de son élève Napoléon. Le scepticisme moqueur des écrivains du XVIIIe siècle et l’égoïsme sans pudeur du petit-fils de Louis XIV avaient porté un coup mortel à la royauté. Elle restait debout néanmoins avec son cortége imposant d’institutions antiques et de souvenirs respectés ; le tiers-état, qui grandissait lentement aux dépens d’une aristocratie condamnée à périr, ne s’était révélé qu’à demi, et le problème de la rénovation politique et sociale n’était pas même agité. Un peu plus tard cependant, vers le commencement de 1788, lorsque Barère vint poursuivre à Paris un procès de famille, son père, qui était un homme de sens et qui voyait poindre la tempête à l’horizon, lui dit au moment du départ : « Tu vas dans un pays qui va devenir bien dangereux les impôts sont excessifs, les ministres mauvais, le peuple mécontent, le-roi faible ; la corde est trop tendue, il faut qu’elle casse. C’est que le dénouement était proche ; quelques années avaient suffi pour rendre intolérable le malaise général d’une société mal faite et pour créer l’opinion, puissance nouvelle dont l’irrésistible ascendant allait tout entraîner. Barère, électrisé, comme il le dit lui-même, par le mouvement rapide, inévitable et perpétuel des hommes et des choses dans cette capitale célèbre, a raconté ses impressions dans une sorte de journal de voyage, intitulé le Dernier jour de Paris sous l’ancien régime : œuvre incohérente et banale qui n’a qu’un seul mérite ; celui de peindre assez fidèlement, grace à l’extrême mobilité de l’auteur, les étranges fluctuations des esprits, en ce temps d’orageuses espérances et d’éclatantes malédictions contre la-tyrannie-du passé. L’année, suivante ; le grand ébranlement de la monarchie commençait, et les plébéiens entraient en scène ; le jeune avocat de Tarbes venait de perdre son père ; dont la vieille expérience l’eût peut-être écarté des affaires publiques ; l’ambition se fit jour chez Barère ; il se mêla activement aux agitations électorales de sa province, fit briller sa facilité oratoire, et se laissa nommer électeur, puis commissaire-rédacteur du cahier des doléances, enfin député des communes aux états-généraux. Le sort en était jeté, l’élégant académicien des jeux floraux allait faire son rude apprentissage de tribun. Barère a peu marqué dans l’assemblée constituante, car il n’y était pas stimulé par l’aiguillon de la peur. Dépourvu de cette admirable faculté d’entraînement que possédait Mirabeau, de cette fermeté calme qui distinguait le sage Bailly, de cette obstination dans les idées qui fut le trait saillant du caractère de Mounier, il n’avait en lui rien de dominateur, et personne ne lui fit écho. Il se mit donc à observer et à écouter ; mais il écouta si mal, que sa plume est demeurée stérile, comme si l’intérêt eût manqué aux personnages et aux faits. Ses souvenirs cheminent niaisement à travers tout ce vaste conflit de passions et de mouvemens divers, sans nous fournir une page véritablement digne de l’histoire ; il n’a pas dessiné un portrait, pas entrevu un fil conducteur, pas expliqué un mystère : Mirabeau, Barnave, les projets supposés du duc d’Orléans, les journées des 5 et 6 octobre, les projets de la cour, tout est resté dans l’ombre ; mais Barère vous dira qu’il a été membre du comité des lettres de cachet, qu’il a fait un rapport sur les chasses royales, qu’il a fait restituer aux protestans, victimes de l’édit de Nantes, les biens confisqués par le domaine, provoqué la transformation en département de sa province de Bigorre, rédigé le programme des honneurs extraordinaires rendus à la mémoire du grand orateur. Il n’y a qu’un mot à citer dans ce récit pénible et sans couleur, un mot de Mirabeau sur Sieyès. Lorsqu’il s’agit, dans l’assemblée nationale, d’ajourner à jour fixe la discussion sur la liberté de la presse, Mirabeau s’était écrié : « Le silence de M. Sieyès est une calamité publique ; » et le soir il disait en présence de l’auteur des Mémoires « Laissez faire, j’ai donné à cet abbé une telle réputation, qu’il aura bien de la peine à la traîner. » Sieyès, en effet, a plié, durant toute la période révolutionnaire, sous le fardeau de cet incommode brevet d’intelligence et de capacité. Barère n’appartenait alors à aucun parti ; il rédigeait un journal, le Point du jour, afin d’utiliser sa facilité sans égale, et recherchait les succès de salon. Mme de Sillery-Genlis, chez laquelle il avait été présenté, trace ainsi son portrait : « Il était jeune, jouissant d’une très bonne réputation, joignant à beaucoup d’esprit un caractère insinuant, un extérieur agréable, et des manières à la fois nobles, douces et réservées. C’est le seul homme que j’aie vu arriver du fond de sa province avec un ton et des manières qui n’auraient jamais été déplacés dans le grand monde et à la cour. Il avait très pet d’instruction, mais sa conversation était toujours aimable et toujours attachante ; il montrait une extrême sensibilité, un goût raisonné pour les arts, les talens et la vie champêtre. Ces inclinations douces et tendres, réunies à un genre d’esprit très piquant, donnaient à son caractère et à sa personne quelque chose d’intéressant et de véritablement original. » On conçoit sans peine que le jeune député de Tarbes ait pu être séduit par cet accueil empressé ; aussi n’est-il sorte de bien qu’il ne pense de Mme de Genlis et de la famille d’Orléans. « M. le duc d’Orléans, dit-il, sous l’apparence de la légèreté et du trait d’esprit, exprimait des pensées fortes et des opinions justes. On le disait plus fait pour la société que pour la politique, mais il était méconnu. Il était timide, quoique grand seigneur ; il était citoyen, quoique prince ; et s’il eût pu vaincre son indécision naturelle et sa timidité politique, qu’on avait prise pour un défaut de caractère, il aurait prouvé qu’il pouvait régner et peut-être recommencer Louis XII, qui avait été aussi duc d’Orléans, calomnié, méconnu et persécuté à la cour comme lui. » Quelques pages plus loin, il est vrai, dans son compte-rendu écrit en prison sous des impressions différentes, Barère portera sur Philippe-Égalité un jugement tout autre ; il l’appellera « un homme ambitieux et inquiétant pour la liberté, etc. » Ces étranges contradictions abondent dans les Mémoires de Barère ; c’en est assez, aux yeux du lecteur sérieux, pour infirmer à tout jamais la valeur de ses appréciations. On ne saurait expliquer autrement que par une extrême mobilité d’esprit ce vote capricieux qui, vers la fin de la longue session de l’assemblée constituante, rapprocha brusquement le monarchique Barère des adversaires de la monarchie. La révision du pacte constitutionnel, emportée de vive force par Barnave et les frères Lameth dans le but d’augmenter la prérogative royale, n’était guère qu’un acte de modération dans la victoire, et le député de Tarbes n’avait pas l’habitude de se compromettre avec les majorités. Cependant il se rencontra dans l’opposition avec les chefs du parti populaire, Pétion, Buzot, Robespierre, Grégoire, pour lesquels il n’éprouvait aucune espèce de sympathie, mais ce n’était là qu’une boutade, et le républicanisme de Barère ne compte dans l’histoire que du 21 septembre 1792, jour mémorable où la convention, à peine constituée, décréta d’enthousiasme l’abolition de la royauté. L’intervalle qui sépare l’assemblée constituante de la convention forme une sorte de lacune politique dans la vie de l’auteur des Mémoires, nommé juge au tribunal de cassation, et le nouveau magistrat, disparu de la scène, n’a pas même songé à mettre à profit cette chance offerte à son impartialité. Il y avait là cependant deux faits d’une haute importance sur lesquels nous ne possédons encore que des notions, incomplètes : la journée du 10 août et les massacres de septembre. Barère arrivait à peine de Tarbes, encore tout ému des ovations patriotiques qui avaient accueilli son retour dans sa ville natale, lorsqu’éclata cette insurrection terrible dont la tête de Louis XVI était le prix : il ne pouvait donc être alors dans le secret des mesures combinées par les audacieux meneurs du parti populaire ; mais, en sa qualité de membre du comité de salut publie au temps où les certificats de civisme ne dataient plus que du 10 août, il a pu démêler, dans ses rapports quotidiens avec Danton et ses collègues, la vérité des choses et réunir des témoignages précieux. Les fureurs de septembre ont toujours eu une paternité plus douteuse que l’insurrection du 10 août, et le fameux mot du ministre Roland : a Hier fut un jour sur les évènemens duquel il faut peut-être jeter un voile, » n’y a pas peu contribué. Toutefois, il fut une époque aussi où nombre d’enragés (c’était le nom donné à la faction des ultra-révolutionnaires) avouaient avec une étrange vanité leur participation à ces tristes égorgemens, et, tout en faisant justice des misérables vanteries de circonstance, Barère a dû savoir la véritable part, le mobile et le but de chacun des bourreaux. Or, ces deux grands drames d’août et de septembre, Barère ne les a rappelés que pour y coudre à tout hasard quelques phrases banales, sans originalité et sans valeur historique, et c’est ainsi qu’il promène négligemment ses souvenirs à travers toutes les péripéties, même les plus émouvantes, de la révolution ; causeur abondant et facile, mais superficiel, toujours insoucieux des causes et s’apitoyant sur les résultats avec une sensiblerie académique tout au moins déplacée chez le panégyriste officiel d’une inexorable dictature. Cette déplorable incurie des faits, Barère, on le croira sans peine, n’a pas manqué de l’étendre à l’appréciation des personnages, et jamais acteurs révolutionnaires ne furent plus maltraités que ceux dont il a eu la prétention de tracer les portraits et de deviner les secrètes pensées. Sous sa plume, Brissot, Marat, Robespierre, Danton, deviennent tout à coup et sans préparation de misérables agens de l’étranger, comme s’il était besoin de l’or anglais pour expliquer les exagérations de l’époque, comme si les révolutions n’avaient pas leurs maniaques, et les passions politiques leurs convulsionnaires. Le thème des relations de Brissot avec le cabinet de Saint James repose uniquement sur la dénonciation d’un propos imputé à ce girondin célèbre par un membre obscur de l’assemblée législative et de la convention ; mais il n’en faut pas plus à Barère pour établir sur cette frêle base tout un absurde système d’accusations. La trahison de Marat se prouve, selon lui, par le fanatisme atroce de ses actes et de ses écrits ; singulière déduction pour un homme qui avait vu de près et dénoncé d’abord comme un fou digne de Charenton cette créature monstrueuse, dont la sinistre influence n’est pas le problème le moins curieux de ces temps de démagogie. Les intelligences de Robespierre avec les ennemis du dehors n’ont pas d’autre fondement qu’une lettre stupide interceptée le 9 thermidor, écrite en fort mauvais français et dans un style ridicule, signée du nom de Benjamin Vanghan, membre de l’opposition dans la chambre des communes d’Angleterre ; est-ce là un témoignage sérieux ? Ailleurs, Barère dit au sujet de la défection de Dumouriez : « Marat et Robespierre criaient sans cesse contre Dumouriez, et cependant leurs cris ne tendaient qu’à exciter du trouble dans Paris ; or, le trouble favorisait le système royaliste de Dumouriez. » C’est là toute l’argumentation de l’auteur des Mémoires ; qu’est-il besoin d’autres preuves ? la complicité ne ressort-elle pas de la similitude des moyens ? Ainsi raisonnent les partis au moment de la lutte, et l’ardeur du combat excuse jusqu’à un certain point l’exagération des soupçons ; à l’époque où Barère écrivit ces lignes, il n’avait plus d’intérêt à l’attaque, il faisait de l’histoire : que faut-il suspecter, sa pénétration ou sa bonne foi ? Mais, de toutes les victimes de l’écrivain, la plus vivement inculpée, c’est Danton, dont il n’était pas homme à comprendre la farouche énergie, et qui pourtant avait plus fait que lui pour la révolution. A l’entendre, le but de Danton fut d’abord de provoquer à tout prix un mouvement tumultueux dans Paris, de frapper la convention, de la dissoudre en tout ou en partie, et de fournir ainsi un prétexte à l’intervention militaire de Dumouriez. « Ce que j’aperçus bien nettement, s’écrie Barère, c’est que Dumouriez était un traître, un royaliste, un ambitieux à qui il fallait un parti, et qui s’était assuré de Danton. » Le vainqueur de Jemmapes une fois démasqué, Barère, que la journée du 31 mai n’a pas écarté du comité de salut public, prête de nouveaux projets à Danton, qui s’est mis en dehors du pouvoir. L’initiative révolutionnaire du Mirabeau de la populace, comme on l’a surnommé, est systématiquement travestie. « Depuis long-temps, dit-il, Danton cherchait à créer un gouvernement provisoire, bien extrême dans ses mesures, bien violent dans ses moyens, bien envié par sa puissance, bien corrompu par ses richesses ou par ses prodigalités, et bien odieux par l’opinion qu’on répandrait qu’il faisait tout, qu’il était la cause de tous les maux et le père de tous les désastres. Quand ce gouvernement provisoire et colossal serait consacré par les décrets, Danton se chargeait ensuite avec ses moyens, ses disciples, son parti, son système de sans-culotterie, ses armées révolutionnaires, son tribunal révolutionnaire, ses sectionnaires à 40 sols, ses comités révolutionnaires à la jacobite, et ses commissaires du conseil exécutif à la cordelière, ses journalistes, ses aboyeurs et toute la tourbe des sectaires ; il se chargeait, dis-je, de soulever toutes les tempêtes contre le gouvernement et contre la convention qui l’aurait créé ou toléré ; de le briser lui et ses membres ou de le faire plier sous sa volonté personnelle, au milieu des orages et des écueils dont il saurait l’entourer. Si ce système de violence ne réussissait pas à perdre le gouvernement et les gouvernans, alors, changeant de système et opposant le calme plat à la tempête, Danton se proposait de décrier l’énergie du pouvoir en passant brusquement du système de la terreur à celui de l’indulgence, et en faisant contraster la clémence d’Auguste avec la cruauté de Néron. » Telle est à distance l’opinion du soupçonneux Barère sur l’un des plus grands caractères de cette terrible période. Nommé membre de la convention nationale par les collèges électoraux de Versailles et de Tarbes, Barère ne prend rang parmi les hommes marquans de la révolution que du jour où commence le procès de Louis XVI. Président de l’assemblée pendant ce drame étrange du jugement d’un roi, il s’acquitta dignement, hâtons-nous de l’avouer, de ces fonctions pénibles, et sut garder pour l’illustre accusé tous les ménagemens que comportait l’exaspération des esprits. Le moment venu de dire son opinion, il se prononça pour la mort et contre l’appel au peuple : c L’arbre de la liberté, dit-il en rappelant les paroles d’un auteur ancien, croît lorsqu’il est arrosé du sang de toute espèce de tyrans. » Un cœur faible comme le sien pouvait-il agir autrement sous l’œil des tribunes en fureur, au bruit redouté des hurlemens populaires ? Ce vote régicide fut donc une nécessité pour lui, mais il n’en a pas de remords : « Quand je pense, dit-il, à l’esprit du siècle, à l’opinion des départements, qui étaient irrités, à l’exaltation de Paris, que poursuivait le souvenir du 10 août ; quand je pense à ce que la liberté publique imposait comme devoir, je suis tranquille sur mon opinion et mon vote. » Ces quelques mots peignent l’homme incapable de fortes convictions ; sa conscience personnelle intervient à peine dans cette douloureuse lutte ; s’il se décide pour la mort, c’est par des considérations tout extérieures, et quelques années plus tard, en jetant un coup d’œil attristé, hypocrite ou non, peu importe, sur les sanglantes catastrophes dont le 21 janvier ne fut que le prélude, il ira presque jusqu’à verser une larme sur le sort du monarque infortuné qui expia si cruellement les fautes de la monarchie absolue. La plupart des, régicides de 93 crurent remplir un devoir rigoureux, c’est un fait hors de doute ; et soit orgueil, soit obstination de principes, l’histoire, chose singulière ! n’a jamais enregistré d’amendes honorables sur ce triste épisode. Barère seul pouvait concevoir et exprimer un regret. Les temps devenaient durs pour les ames pusillanimes ; l’implacable duel de la gironde et de la montagne avait transformé la convention en une vaste arène, où les plus généreux devaient périr. Si la passion, qui crée et soutient les partis, n’avait totalement manqué à Barère, nul doute qu’il n’eût appartenu sans arrière-pensée au côté droit, car là étaient toutes ses sympathies. Barère était girondin par la nature de son esprit, qui répugnait aux moyens violens ; il était girondin par sa haine constante contre Paris, qui lui a inspiré des déclamations assez véhémentes et de fort mauvais goût, entre autres celle-ci : « La calomnie est le patrimoine des Parisiens. » Il était girondin en vertu de sa prédilection avouée pour le fédéralisme, dont il a formulé l’application en quelques lignes, sans indiquer seulement comment toutes ses fédérations auraient fonctionné. Il était girondin, enfin, par ses relations qui le rapprochaient du côté droit, tout en l’éloignant de la députation de Paris, tête de la montagne. Mais il craignit le choc et adopta un système de neutralité commode, en se réfugiant au comité de salut public, définitivement créé le 6 avril 1793. C’était l’homme des moyens termes et des sacrifices mutuels. Lorsqu’on s’était plaint, dans le sein de la convention nationale, des ombrages causés à la liberté par la présence du duc d’Orléans, Barère avait prudemment engagé le prince à s’éloigner et à se retirer pour quelque temps au-delà de l’Atlantique. Lorsque les montagnards avaient réclamé l’expulsion du ministre Roland, ales girondins celle du maire Pache, il s’était empressé d’ouvrir l’avis que tous les deux se démissent simultanément de leurs fonctions, et il avait ajouté, saisi d’une de ces craintes soupçonneuses qui tourmentent parfois les médiocrités : « …. Je ne vois pas que nos seuls ennemis soient les hommes qui ont eu le malheur de naître du sang des tyrans ; ce sont aussi les hommes qui ont une grande popularité, une grande renommée, un grand pouvoir. » Au 31 mai, voyant l’effrayante agitation de Paris, il demanda la suppression de la commission des douze, qu’il avait lui-même fait établir. Au 2 juin, il invita les vingt-deux girondins, menacés par l’insurrection, à se suspendre volontairement pour un temps déterminé. Toute l’histoire de la chute de la gironde est renfermée dans cette courte phrase de Garat : « Il n’existait dans Paris aucune force qui pût empêcher la journée du 2 juin ; toutes les forces de Paris étaient mises en réquisition pour la produire ; elle éclata. » En dépit de sa réserve habituelle, Barère eut pourtant alors un éclair de courage. Le 2 juin, il osa dénoncer le comité révolutionnaire de la commune, attaquer le conseil général, appeler la vengeance des lois sur la tête de l’audacieux qui attenterait à la représentation nationale, et cet audacieux, c’était le brutal Henriot, l’homme de tous les soulèvemens populaires contre les modérés de l’assemblée. Ce fut encore lui qui donna à la convention terrifiée le conseil d’aller rompre par sa seule présence cette formidable ceinture de canons et de baïonnettes dont l’avaient entourée les insurgés. Il y a dans la vie des hommes timides des momens d’exaltation où le calcul cède à l’empire des milieux, et Barère est resté convaincu que tous les malheurs de la révolution n’eurent pas d’autre cause que les épurations conventionnelles ; mais n’avait-il pas pris lui-même l’initiative des mutilations le jour où il s’était écrié que le duc d’Orléans était, comme Bourbon, hors de la loi commune, et qu’il fallait, par une mesure révolutionnaire, le rejeter du sein de l’assemblée ? Le lendemain de la défaite des girondins, Barère ne comptait déjà plus au nombre des opposans : « Vous faites un beau gâchis, » lui avait dit Robespierre, à l’heure de la crise, en le voyant pousser la convention au-devant du peuple armé, et ce mot, prononcé avec une expression sinistre, sonnait mal à l’oreille du peureux orateur qui avait autrefois poursuivi de ses sarcasmes le dictateur futur. Aussi garda-t-il désormais sur ces faits accomplis, pour parler le langage de nos législateurs actuels, un silence prudent ; son nom ne figurait point au bas de la protestation des soixante-treize ; il n’alla point exciter son département à la résistance contre les vainqueurs du 31 mai. Bien mieux, il se voua corps et aine aux montagnards, dont il avait flétri l’usurpation violente, et bientôt, élu membre du second comité de salut publie (10 juillet 1793), il oublia tout doucement ses passagères rancunes contre les puissans du jour, dont il était appelé à partager le redoutable pouvoir. « O vous ! s’écrie-t-il dans ses Mémoires qui êtes si braves quand les périls sont passés, qui criez si fort à la tyrannie quand d’autres que vous ont abattu le tyran ; dites si, placés comme moi au comité, avec des hommes d’opinions différentes (non en république ni en liberté, mais seulement sur les évènemens du 31 mai), dites si vous auriez repris les fonctions pénibles et dangereuses de membre du comité de salut public au milieu de la tourmente générale des opinions, de l’aigreur et de l’opposition universelle des esprits et des cœurs, et du chaos politique dans lequel quelques trois ou quatre dictateurs se réunissaient pour appuyer tout, excepté la justice, pour autoriser tout, excepté ce qui pouvait réunir les citoyens. Eh bien ! celui qui, ne voyant que la patrie malheureuse, n’a pas fui à sa voix, celui qui, ne voyant que des périls certains en la défendant, ne les a pas lâchement redoutés… C’est moi : aussi j’ai quelque orgueil à écrire ces lignes justificatives, comme j’éprouve quelque douceur à penser que la justice qui doit les parcourir ne sera pas toujours absente des cœurs français. » C’est là sans doute une étrange justification, et, malheureusement pour le faible Barère, la postérité ne l’a point acceptée. Il rentre donc au comité ; qu’y voit-il, pour parler son langage ? Couthon proposant des mesures violentes contre les girondins arrêtés ou fugitifs ; Saint-Just qui ne vote jamais que comme un oracle, qui délibère comme un visir, dont toutes les paroles sont dirigées vers une sévérité inflexible ; Hérault de Séchelles, toujours partisan des avis les plus rigoureux, de peur qu’on ne lui jette à la face sa qualité d’ancien noble ; puis des administrateurs tels que Jean-Bon-Saint-André, Gasparin, Prieur de la Marne, sans aucune portée politique. S’il tourne ses regards vers l’assemblée, il n’y entend que plaintes et dénonciations ; le coté gauche dévore le côté droit ; la marche de la majorité tend évidemment à la persécution, grace à l’affreuse énergie de quelques orateurs, Danton, Legendre, Lacroix, Bourdon de l’Oise, Robespierre, etc. Au dehors, l’insurrection étend ses ravages ; l’ouest et le midi se séparent violemment de la république ; jamais la révolution n’a été si près du chaos. Alors une invincible frayeur s’empare de cet homme dominé par l’immensité des évènemens ; il courbe humblement la tête ; il se fait petit et s’écrie : « Je devais agir d’après le vœu de la convention, et croire (comme elle le croyait, ou comme elle avait l’air de le croire, et comme elle le faisait croire au peuple français) qu’elle approuvait les évènemens du 31 mai, et qu’elle en acceptait les conséquences pour se conformer à l’opinion générale de la nation. Je devais sacrifier raton opinion individuelle à celle de la convention, et renoncer à ma raison particulière, pour obéir à la raison publique, ou à la législature, qui en est l’organe. Me replacer au sein du comité de salut public le 10 juillet 1793, n’était-ce pas m’intimer l’ordre de servir la patrie dans la place qu’elle me désignait, et dans l’esprit public qui l’animait ? Que pouvais-je d’ailleurs, que pouvait un seul homme, que pouvaient même plusieurs dans ces circonstances extraordinaires ? Non ; aucune force humaine ne pouvait arrêter ce torrent de déraison révolutionnaire et de persécution politique ; je sentis que je devais adoucir les passions quand je pourrais leur parler, ou tempérer les mesures, quand je devrais les proposer ; je sentis que mon langage et mes opinions ne pouvaient que me perdre ou me rendre suspect. Je me réduisis à faire autant de travaux obscurs qu’il me serait possible, à acquérir l’estime morale de mes collègues du comité, si je ne pouvais aspirer à leur confiance politique, et à sauver quelques honnêtes et probes administrateurs de la masse des proscriptions, que les Mahomets et leurs Seïdes avaient mises à l’ordre du jour. » Quoi qu’en dise Barère, ce sont là des réserves faites après coup, et qui ne lui vinrent sûrement pas à la pensée dans les mauvais jours de la terreur. Sa conversion politique, à la suite du 31 mai, fut si complète, que, le 27 juin, il prônait en ces termes, lui fédéraliste avoué, la constitution unitaire de 93 : « La voilà, cette constitution tant désirée, et qui, comme les tables de Moïse, n’a pu sortir de la montagne sainte qu’au milieu des foudres et des éclairs. Et qu’on ne dise pas qu’elle est l’ouvrage de quelques jours. Dans quelques jours, on a recueilli la lumière de tous les siècles… » C’était en quelque sorte une amende honorable, et l’incorruptible apaisé lui donna sa toute-puissante absolution en disant : « Barère a pu commettre quelques erreurs, mais c’est un honnête homme qui aime son pays et le sert mieux que personne. » Barère, en effet, renfermé dans le sein du comité de salut public, y rendit alors de vrais services par son aptitude universelle et son immense facilité. On le sait, c’était l’homme des rapports diplomatiques et des carmagnoles ; il excitait fréquemment par ses éloges officiels l’enthousiasme des soldats, qui marchaient à l’ennemi en s’écriant : « Barère à la tribune ! » et les applaudissemens de la convention, que ses récits emphatiques distrayaient des sanglantes catastrophes de l’intérieur. Il effleurait successivement tous les sujets, relations étrangères, marine, administration, législation, mesures révolutionnaires ; il était l’interprète nécessaire, mais il ne fut jamais la pensée créatrice, et il ne se fait pas faute de déclarer que la plupart de ses rapports étaient contraires à son opinion privée. Rien de plus stérile, du reste, que ces harangues gouvernementales, dont la circonstance fit tout le mérite et dont le succès n’a pas duré ; peu de mots ont survécu, qui n’étaient même pas de Barère, car cet habile emprunteur savait écouter à merveille, et ses collègues plus obscurs, assis autour du tapis vert de la salle des délibérations, faisaient généreusement les frais de son éloquence de tribune ; ils lui prêtaient leur pittoresque langage d’hommes spéciaux, leur enthousiasme patriotique, et ces énergiques idées qui naissent tout armées de l’expression imagée et féconde. Le fond de ses rapports ne lui appartenait donc qu’à titre d’éditeur responsable, et, si l’on fait abstraction de cette heureuse faculté d’arrangement qu’il possédait à un assez haut degré, que reste-t-il de ce pauvre décemvir sans initiative et sans vigueur ? Son rôle au comité de salut public fut celui d’un commis laborieux, mais sans influence réelle. Il se plaint d’avoir été jalousé par Robespierre et Saint-Just : vanité singulière ! les meneurs du triumvirat l’auraient-ils respecté, s’il leur eût fait ombrage et s’ils ne l’avaient trouvé de si peu de poids ? C’était un personnage si peu fait pour imposer aux masses, qu’au temps même de son pouvoir nominal, le ridicule l’atteignit plus d’une fois, et les railleries ne furent pas épargnées au complaisant tuteur de l’Anglaise Paméla. Le publie révolutionnaire l’avait parfaitement jugé et ne le tolérait qu’en raison de son utilité pratique. Au comité, ses collègues s’inquiétaient fort peu de lui, et pourquoi s’en seraient-ils préoccupés ? Son adhésion ne leur était-elle pas acquise, et ne pouvait-on la forcer au besoin ? Le ministre de la justice Garat, que nous avons cité plus haut, fut un homme tout aussi faible que Barère ; mais, se sachant incapable d’agir, il a observé, et l’histoire a recueilli le fruit de sa pénétrante impartialité. Mieux placé que lui pour voir et juger sainement, Barère n’a rien vu, rien appris, rien apprécié sous un point de vue impartial ; il se laisse entraîner au milieu des faits, comme un acteur subalterne auquel on ne dit jamais le secret des choses et qui ne sait pas le deviner. Il avait à nous initier aux mystérieuses discussions du comité sur les plus terribles mesures de cette grande époque, à nous révéler des détails inconnus sur l’arrestation d’Hébert et consorts, sur la chute de Danton et des indulgens, sur les projets des triumvirs, et il se borne à répéter oiseusement les dires des écrivains qui ont abordé avant lui le récit de ces étranges péripéties. S’il doit en être ainsi de cette Histoire du comité de salut public qu’il n’a point achevée, et dont parle M. H. Carnot dans sa notice biographique, ce n’est certes pas la peine d’en faire l’objet d’une publication spéciale, car on n’aime pas les redites, et le temps n’est plus, à cette heure, des accusations passionnées. Barère était donc et il est resté aux yeux de la postérité un homme d’une valeur médiocre et d’une moralité suspecte ; il appartient à la pire espèce des individus appelés à figurer dans les révolutions politiques ou sociales, à celle qu’on flétrit du nom de gent moutonnière, et qui convie aux excès par ses lâches complaisances et ses timides abnégations. Il a dit dans ses manuscrits : « Je n’ai point fait mon époque, époque de révolutions et de tempêtes politiques, grosse de passions, d’intérêts, de besoins, de sentimens exaltés, de corruptions systématiques, de violences publiques et de trahisons ; je n’ai point fait mon époque ; je n’ai fait et je n’ai dû que lui obéir. Elle a commandé en souveraine à tant de peuples et de rois, à tant de génies, de talens, de volontés et même d’évènemens, que cette soumission à l’époque et cette obéissance à l’esprit du siècle ne peuvent être imputées ni à crime ni à faute. Nous avons tous été soumis à ces fatis victricibus auxquels l’antiquité éleva des autels. » La fatalité n’est, selon nous, une excuse que pour les hommes passifs ; les agens révolutionnaires, quel que soit leur mobile, n’ont aucun droit à en invoquer le bénéfice, et cette justification, à la manière des anciens, n’est qu’un voile commode tardivement jeté sur de longues frayeurs. S’il n’eût pas été de nature pusillanime, Barère eût péri comme Danton, comme Camille Desmoulins, comme les triumvirs eux-mêmes. Il plia sous le faix des évènemens et sauva sa tête ; mais ; comme il avait marché en aveugle, à la suite des chefs, il n’a pas eu d’école, et les panégyristes lui ont manqué. Cependant le gouvernement révolutionnaire était arrivé à la plus extrême tension, et le moment approchait d’une dernière crise. L’inflexible Saint-Just s’était écrié un jour, en présence de Robespierre, qui montrait quelque emportement : Calme-toi, l’empire est au flegmatique. » Une autre fois, dans le sein du comité, il avait eu la hardiesse de prononcer le mot de dictature et de désigner l’incorruptible comme le seul homme capable d’opérer le salut de l’état. Repoussés avec une sorte d’indignation par la majorité de leurs collègues, les triumvirs préparaient en silence un nouveau 31 mai ; le club des jacobins redoublait de violence ; la commune de Paris montrait une activité inaccoutumée ; de nouvelles listes de proscription étaient dressées contre la sequelle duntoniste, et nombre de montagnards se voyaient menacés. Barère, dénoncé aux jacobins et simplement ajourné sur la motion de Rohespierre, se crut perdu, et il se hâta d’entrer dans le complot formé contre ses trois collègues. Sa narration des incidens qui précédèrent la journée du 9 thermidor n’offre ni intérêt ni originalité ; il n’a rien laissé transpirer des menées occultes de ses adversaires, rien des séances agitées du comité de salut public, où ne paraissait plus Robespierre ; rien de ces mystérieux conciliabules auxquels assistaient certains membres du comité de sûreté générale, dans sa maison de campagne ; rien enfin des obscurs préliminaires de ce drame empreint d’une si sauvage grandeur. Loin de là, ses Mémoires ne sont guère qu’une répétition stérile et souvent inexacte de faits déjà connus ; c’est ainsi qu’il prétend que les députés de la plaine demeurèrent indécis jusqu’à la fameuse séance du 9 thermidor, lorsqu’on sait qu’ils avaient adhéré dès la nuit précédente aux invitations des montagnards. Celui dont les hésitations durèrent le plus long-temps, ce fut sans contredit Barère, et si l’hypothèse des deux discours n’est qu’une exagération mensongère, au moins faut-il avouer qu’elle était suffisamment motivée par les habitudes de sa vie politique, son défaut absolu de caractère et son embarras cruel à l’heure du dénouement. Robespierre vaincu, les muets de la terreur se ressaisissent de la parole, et les membres des comités se taisent à leur tour. Barère, tout aussi imprévoyant que Billaud-Varennes et Collot-d’Herbois, n’avait d’abord pas compris que c’était là plus qu’une révolution de personnes, et que le pouvoir allait s’échapper de ses mains. Trop irrévocablement engagé dans le passé, il ne put changer de drapeau ; il lui fallut bientôt se résigner au rôle de vaincu, et céder la place aux réacteurs. Sa carrière gouvernementale était finie, et le jour des persécutions arrivait. Nous ne le suivrons pas dans cette seconde période de sa vie, qui n’offre même plus un intérêt historique. On sait qu’il ne parvint qu’avec peine à se soustraire à la déportation. Proscrit de nouveau après le 18 fructidor, il ne trouva le repos qu’au lendemain du 18 brumaire, sous la protection du premier consul. La littérature, la poésie et le pamphlet furent alors pour lui une triste ressource, si triste, qu’il y lit preuve de la plus grande pauvreté d’idées et du plus mauvais goût qu’on puisse imaginer. En 1816, la loi du bannissement contre les régicides l’atteignit, et il se retira à Bruxelles, l’asile habituel des conventionnels exilés. Depuis 1830, il habitait la ville de Tarbes, où ses derniers jours se seraient passés dans une douce tranquillité, si l’homme du monde, jadis si recherché dans les salons de aime de Genlis, ne fût devenu un vieillard inquiet et tracassier. Ses ouvrages imprimés sont nombreux, moins nombreux toutefois que ses manuscrits, qui doivent encore fournir matière à deux nouveaux volumes de mémoires ; mais si les deux premiers ont de si minces droits à l’attention du public, les autres trouveront-ils faveur ? Barère a raconté, sur la foi du général Sabervic, que Napoléon aurait dit : « Il est très difficile de bien écrire l’histoire de la révolution française. Je ne connais qu’un seul homme capable de bien exécuter ce travail, c’est Barère, mais il faut qu’il abandonne quelques préventions. » Cette anecdote, si elle était vraie, ne prouverait qu’une chose, c’est que Napoléon, si juste appréciateur de M. Bignon, auquel il légua dans son testament le soin d’écrire l’histoire de la diplomatie, s’est trompé quelquefois. En résumé, le personnage de Barère est un de ceux qu’on accepte le moins volontiers dans les révolutions, faute d’originalité et de grandeur. C’était un épicurien de bon ton qui avait conservé son élégante façon de vivre au milieu de la brutalité et du sans-gêne affectés des mœurs républicaines ; mais l’égoïsme et la politique avaient desséché son cœur, et pour lui l’humanité qui ennoblit les caractères, la passion qui les poétise aux yeux de l’avenir, n’étaient que de vains mots. Il fut trop indifférent à toutes choses, hormis au soin de sa sûreté personnelle, pour mériter le reproche de cruauté qui s’est appesanti sur quelques-uns de ses collègues, et cette phrase si fameuse : « Il n’y a que les mord qui ne reviennent pas, » s’explique par l’entraînement des situations, comme le mot de Barnave poussé à bout sur l’infortuné Foulon : « Ce sang était-il donc si pur ? » toutefois les masses ne jugent les individus que sur les apparences, et l’Anacréon de la guillotine a conservé son nom. Son esprit facile et brillant était peu fécond en moyens ; ses connaissances étaient académiques, c’est-à-dire classiques et vulgaires, sans aucune profondeur ; elles offraient dans l’arrangement, à la surface du sujet, une dextérité rare ; le fond demeurait aride. Il a beaucoup mieux causé qu’écrit, et il a plus agi qu’il n’a conçu et mené ; aussi est-il au dernier rang parmi les terribles ouvriers de nos réformes. La révolution l’a intéressé comme un grand thème, et il ne s’y est attaché que parce qu’il s’était perdu sur sa première ligne. Un souvenir sinistre pèse sur sa mémoire, cette réprobation universelle qui suit les allures douteuses et les abus réfléchis du talent. A tout prendre, c’est un homme qu’on eût pu moins maudire peut-être, mais qui n’est pas digne d’être réhabilité dans l’histoire, ce sanctuaire auguste où les nations réparent les injustices des contemporains. LADET. (in Ladet Mémoires de Barère Revue des Deux Mondes, période initiale, tome 31, 1842 (p. 828-842)‎

Librairie L'amour qui bouquine - Alise-Sainte-Reine

Phone number : 06 79 90 96 36

EUR950.00

‎BERNE-BELLECOUR, Etienne‎

Reference : 56073

(1883)

‎[ Lot de 9 lettres autographes signée ] 1 LAS datée de Cannes le 31 Janvier 1883 : "Tu serais bien gentil de demander pour moi, au fils de l'Amiral Garnand, l'autorisation qu'il m'a si gracieusement offerte, alors qu'il est venu me voir : la permission de visiter 'escadre du Golfe Juan, pour moi et quelques membres de ma famille. Si cela offrait quelques difficultés, dis-le moi franchement, ceci entre nous - et je m'adresserais à mon ami Miot [ ... ] ; 1 LAS datée de Cannes le 21 avril 1883 : [ ... ] "Je t'adresse un mot pour Garnand en te priant de le lui faire parvenir. Je voudrais aussi envoyer ma carte à la personne qui m'a présenté au Capitaine Michel [ ... ] ; 1 LAS datée de Paris le 25 Février 1885 : [ ... ] Il y a environ dix-huit mois que je suis allé, avec mon ami Miot, à ton ministère où je t'ai vu pour savoir s'il y avait des petits canons de marine. Tu dois te souvenir de cela ? Il n'y en avait point. Aujourd'hui on m'affirme qu'il y en a. Je viens te demander le service de vérifier le fait et de m'en écrire un mot le plus tôt possible, car je suis bien pressé par mon tableau du salon prochain, qui tu le sais représente un débarquement. [... ] J'irai dîner demain au Cercle de la Presse. Tâche d'y venir tu verras Arban, Lami et d'autres ex-copains des malheureux anti-libéraux !!..." ; 1 LAS datée de Paris le 4 mars 1885 [ Il invite son correspondant à Sevran pour venir voir son tableau ] ; 1 LAS datée de Paris le 29 mars 1888 [ Il expose une sollicitation pour un jeune homme dont les parents sont d'Egreville en Seine-et-Marne ] "Nous travaillons ferme à une entreprise qui, si elle réussit, réunira à nouveau tous mes anciens camarades..." [... ] ; 1 LAS datée d'Egreville (Seine-et-Marne) le 27 juin 1888 : [ Il demande pour une famille d'un marin décédé sa montre, et sollicite pour un autre moisson un congé d'un mois "au moment des moissons, c'est-à-dire vers la fin de Juillet. Je sais que cela s'accorde car je viens de l'obtenir pour un soldat du 76e de ligne". Il invite son correspondant Gustave Lévy à Egreville où il pourra dormir "dans la chambre du Commandeur (Nicham !) qu'on te réservera" ] ; 1 LAS datée du Château d'Egreville le 16 septembre 1888 : [ Il le sollicite encore pour son soldat et continue : ] "Quand donc t'aboucheras-tu avec Edouard Philippe - dont j'ai à faire un petit portrait - pour venir me voir à Egreville" [ ... ] ; 1 LAS datée de Paris, le 4 décembre 1888 : "Mon Cher Vieux, Comment je ne t'aurai pas répondu pour te remercier du dernier service, que je t'avais demandé et que tu m'avais fait obtenir ? Comment ? Eh ! bien je t'avoue franchement que je suis un cochon. Toutefois, il faut avoir un peu d'indulgence, et me pardonner : je t'ai tellement écrit pour te réclamer quelque chose que, ma foi, j'ai cru sincèrement t'avoir écrit pour te remercier. Puis mon intention très-ferme était d'aller te serrer la main aussitôt mon retour à Paris, mais Patatra ! Voilà environ trois semaines que je suis arrivé et je n'ai pas eu une heure à moi. Je suis rentré dans la fournaise, et j'ai repris ma sale existence vertigineuse de la Capitale. [ Il l'invite à dîner au Cercle de la Presse pour rencontrer ses vieux copains Philippe, Lami, Arban, etc... ] ; 1 LAS du 13 décembre 1888 : "Mon Cher Vieux, c'est encore moi. Tu sais mon protégé le soldat-marsouin Chevrillon, celui pour lequel je t'ai si bien remercié... Eh bien ce pauvre diable qui vient d'avoir la fièvre typhoïde ainsi qu'on t'en avait informé n'est pas encore bien chic [ Il sollicite pour un lui un renouvellement de congé. Il a regretté de ne pas le voir au Cercle de la Presse avec Arban, Lami et Crémieux. ] "Nous avons énormement causé de toi avec de Marçai, chez Bloch" [ il évoque l'Amiral Besnard "lequele entre parenthèses ne m'a pas l'air d'être fort commode" qu'il a également sollicité indirectement en vain... ]‎

‎9 lettres autographes signées rédigées de 1883 à 1888, adressées à son ami Gustave Lévy. Les lettres avaient été montées sur onglet, et deux lettres sont restées contrecollées, sans respect de l'ordre chronologique : [ Lot de 9 lettres autographes signée ] 1 LAS datée de Cannes le 31 Janvier 1883 : "Tu serais bien gentil de demander pour moi, au fils de l'Amiral Garnand, l'autorisation qu'il m'a si gracieusement offerte, alors qu'il est venu me voir : la permission de visiter 'escadre du Golfe Juan, pour moi et quelques membres de ma famille. Si cela offrait quelques difficultés, dis-le moi franchement, ceci entre nous - et je m'adresserais à mon ami Miot [ ... ] ; 1 LAS datée de Cannes le 21 avril 1883 : [ ... ] "Je t'adresse un mot pour Garnand en te priant de le lui faire parvenir. Je voudrais aussi envoyer ma carte à la personne qui m'a présenté au Capitaine Michel [ ... ] ; 1 LAS datée de Paris le 25 Février 1885 : [ ... ] Il y a environ dix-huit mois que je suis allé, avec mon ami Miot, à ton ministère où je t'ai vu pour savoir s'il y avait des petits canons de marine. Tu dois te souvenir de cela ? Il n'y en avait point. Aujourd'hui on m'affirme qu'il y en a. Je viens te demander le service de vérifier le fait et de m'en écrire un mot le plus tôt possible, car je suis bien pressé par mon tableau du salon prochain, qui tu le sais représente un débarquement. [... ] J'irai dîner demain au Cercle de la Presse. Tâche d'y venir tu verras Arban, Lami et d'autres ex-copains des malheureux anti-libéraux !!..." ; 1 LAS datée de Paris le 4 mars 1885 [ Il invite son correspondant à Sevran pour venir voir son tableau ] ; 1 LAS datée de Paris le 29 mars 1888 [ Il expose une sollicitation pour un jeune homme dont les parents sont d'Egreville en Seine-et-Marne ] "Nous travaillons ferme à une entreprise qui, si elle réussit, réunira à nouveau tous mes anciens camarades..." [... ] ; 1 LAS datée d'Egreville (Seine-et-Marne) le 27 juin 1888 : [ Il demande pour une famille d'un marin décédé sa montre, et sollicite pour un autre moisson un congé d'un mois "au moment des moissons, c'est-à-dire vers la fin de Juillet. Je sais que cela s'accorde car je viens de l'obtenir pour un soldat du 76e de ligne". Il invite son correspondant Gustave Lévy à Egreville où il pourra dormir "dans la chambre du Commandeur (Nicham !) qu'on te réservera" ] ; 1 LAS datée du Château d'Egreville le 16 septembre 1888 : [ Il le sollicite encore pour son soldat et continue : ] "Quand donc t'aboucheras-tu avec Edouard Philippe - dont j'ai à faire un petit portrait - pour venir me voir à Egreville" [ ... ] ; 1 LAS datée de Paris, le 4 décembre 1888 : "Mon Cher Vieux, Comment je ne t'aurai pas répondu pour te remercier du dernier service, que je t'avais demandé et que tu m'avais fait obtenir ? Comment ? Eh ! bien je t'avoue franchement que je suis un cochon. Toutefois, il faut avoir un peu d'indulgence, et me pardonner : je t'ai tellement écrit pour te réclamer quelque chose que, ma foi, j'ai cru sincèrement t'avoir écrit pour te remercier. Puis mon intention très-ferme était d'aller te serrer la main aussitôt mon retour à Paris, mais Patatra ! Voilà environ trois semaines que je suis arrivé et je n'ai pas eu une heure à moi. Je suis rentré dans la fournaise, et j'ai repris ma sale existence vertigineuse de la Capitale. [ Il l'invite à dîner au Cercle de la Presse pour rencontrer ses vieux copains Philippe, Lami, Arban, etc... ] ; 1 LAS du 13 décembre 1888 : "Mon Cher Vieux, c'est encore moi. Tu sais mon protégé le soldat-marsouin Chevrillon, celui pour lequel je t'ai si bien remercié... Eh bien ce pauvre diable qui vient d'avoir la fièvre typhoïde ainsi qu'on t'en avait informé n'est pas encore bien chic [ Il sollicite pour un lui un renouvellement de congé. Il a regretté de ne pas le voir au Cercle de la Presse avec Arban, Lami et Crémieux. ] "Nous avons énormement causé de toi avec de Marçai, chez Bloch" [ il évoque l'Amiral Besnard "lequele entre parenthèses ne m'a pas l'air d'être fort commode" qu'il a également sollicité indirectement en vain... ]‎


‎Photographe, peintre, graveur et illustrateur, Etienne Berne-Bellecour (1838-1910) se spécialisa dans la peinture militaire et notamment de marine. Il évoque dans cette correspondance un tableau de débarquement de marine, probablement le sujet vendu en 2011 chez Artcurial : "Débarquement de troupes de Marine Française dans des chaloupes" daté de 1885 (à moins qu'il ne s'agisse là que d'un travail préparatoire). Prix du lot, non séparable‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR450.00

‎BLUM, Wilhelm‎

Reference : 44287

(1860)

‎Courrier d'Allemagne. Berlin Avril 1860. [ Manuscrit autographe signé de 6 pp. in-8, pour un article relatif à la Situation intellectuelle de l'Allemagne, paru dans la Revue Européenne du 1er Juin 1860 ] Monsieur le directeur, vous voulez bien me charger de tenir vos lecteurs au courant du mouvement intellectuel de l'Allemagne et je m'efforcerai de prouver que je mérite la confiance que vous me témoignez en fournissant des nouvelles aussi intéressantes que possible tout ce qui se passe dans ce pays. Vous savez qui n'existe pas de ce côté du Rhin un centre littéraire unique qu'on puisse appeler le Paris Allemand ; on y trouve au contraire plusieurs Paris au petit pied qui ne communiquent guère entre eux et forment des petits cénacles exclusifs dont chacun me fournira des faits valant la peine d'être racontés. Vous savez que mes affaires m'appellent tantôt à Berlin, tantôt à Vienne, à Leipzig ou à Dresde et vous avez pensé que pour mener une vie peu sédentaire, je n'en serais qu'un meilleur chroniqueur. [ ... ] Berlin compte actuellement dans ses murs forts peu de littérateurs renommés. Parmi les causes qui empêchent la capitale prussienne de rester, comme autrefois, un des centres intellectuels de l'Allemagne, il faut compter l'esprit de dénigrement des habitants de cette capitale, ainsi que le parti pris et la présomption avec lesquelles ils tranchent toutes les questions. [ ... ] A la bibliothèque royale de Berlin, 40 ouvrages de médecine, tous d'un certain prix, ont été dépouillés de leurs planches. On n'est pas encore parvenu à mettre la main sur les voleurs. [ ... ] Fanny Lewald, auteur d'un grand nombre de romans et de voyage très goûté du public d'outre-Rhin et qui a écrit, entre autres choses, sous le titre de Diogena, une parodie les plus spirituelles des romans de la comtesse Ida Hahn Hahn, commence la publication de ses mémoires dans notre National Zeitung ; on s'attend à y trouver des révélations curieuses sur la plupart des écrivains modernes de l'Allemagne. [ ... ] Dans un écrit récent, "L'influence de Frédéric Le Grand sur le développement de la culture intellectuelle en Allemagne", M. Biedermans montre que ce Roi si diversement jugé a préparé, indirectement il est vrai, le grand mouvement littéraire de l'Allemagne en guérissant la nation de son pédantisme. [ ... ] MMMecklemburg et Zenne de Berlin viens de mettre en vente ce qu'on pourrait appeler le mémorandum musical de Beethoven, se composant d'environ 1100 pages in-folio divisées en huit volumes. Le grand maestro avait l'habitude de noter sur le premier endroit libre de ses cahiers les projets primitifs ou le canevas de ses compositions. C'est ainsi qu'on trouve dans ce précieux recueil des ébauches d'Egmont, de Fidelio, ainsi que celle des principales symphonies et sonates de Beethoven, telles qu'il les avait conçues dans les promenades solitaires où la muse venait d'ordinaire l'inspirer [ ... ] La correspondance de Humboldt et Varnhagen von Ense continue à faire beaucoup de scandale chez nous et un ordre de la police l'a interdite dans les cabinets de lecture. [ ... ] Les amis de l'humanité, qui s'affligent de l'extinction prochaine de la race des chiens du mont Saint-Bernard, dont il ne reste aujourd'hui que deux échantillons, apprendront avec plaisir qu'il existe à Leonberg, dans le Wurtemberg, une race de chiens fort robustes, doués d'un odorat des plus subtiles et qui pourront remplacer les utiles serviteurs du célèbre hospice. [ ... ] il y a peu de temps, le gouvernement prussien a autorisé l'université de Königsberg à conférer aux juifs le titre de docteur en philosophie. Rien de mieux. Seulement, d'un autre côté, on devrait aviser à ce que le grade universitaire ne fut pas tout aussi facile à obtenir qu'il est en ce moment. En effet, pour vous rendre digne du diplôme en question, vous n'avez qu'à user de la recette suivante, qui n'exige ni des études approfondies ni une capacité bien remarquable. Faites imprimer sur un poiint obscur d'érudition une thèse que vous aurez acheté à bon compte à quelques pauvres diables de savants comme il s'en trouve tant ici et ailleurs ; versez une somme qui varie de six à 1200 fr. ; entendez-vous avec des amis, afin qu'ils vous posent, le jour où il faudra subir l'épreuve orale, des objections convenues d'avance et que vous réfuterez victorieusement. Vous n'ignorez pas qu'en Allemagne ce sont les étudiants et non les professeurs qui discutent avec les aspirants au doctorat. On voit que le procédé est aussi simple que possible, et il n'en faut pas davantage pour qu'on gratifie le premier venu d'une belle pancarte latine, où vous êtes qualifiés de vir eximius, praestantissimus. [ ... ] Depuis quelques temps, l'université de Giessen accorde sans examen suffisant le diplôme de docteur en médecine, attirant ainsi tous les ignorants qui se sentaient incapables de subir ailleurs des épreuves plus sérieuses. [ Il évoque ensuite le poète Uhland ... ] Les directeurs des principaux théâtres de l'Allemagne, réunis à Dresde, continuent à aviser au moyen de régénérer notre scène. Le malade qu'il voudrait guérir me semble dans un bien triste état, ne se nourrissant plus guère que de plagiat maladroit, et on ne s'attend pas trop à leur découvrir un remède efficace. Pour le moment, ces Messieurs s'occupent de la révision des statuts de leur association. [ ... ] M. Alexandre de Sternberg, romancier estimé, qui a su observer avec finesse et peindre d'une manière attachante les moeurs de la société en Allemagne, vient de terminer ses mémoires (Erinnerungs Blätter) [ ... ] Depuis un certain nombre d'années, on s'occupe de recueillir dans tous les coins de l'Allemagne et tradition populaire, les contes, les légendes et les autres monuments de l'imagination des temps passés. Tout récemment, M. Curtze a donné Corbald les traditions populaires de la principauté de Waldeck, travail très complet, fait avec beaucoup de soins et d'intérêt. Mais pourquoi M. Curtze s'est-il obstiné à vouloir retrouver partout, dans les récits qu'il a recueilli de la bouche des paysans, des traces de l'ancienne mythologie germanique ? Ses rapprochements, basés sur de simples analogies, prouvent seulement que l'imagination populaire, dont l'horizon en somme est assez borné, peut inventer la même chose un nombre de fois indéfini".‎

‎Manuscrit signé de 6 pp. in-8, pour un article paru dans la Revue Européenne du 1er Juin 1860, tome IX, pp. 207-211‎


‎Manuscrit autographe signé par l'auteur. On relève les annotations d'imprimeur (nom des typographes) Plusieurs des passages de ce manuscrit ne seront pas repris dans la version imprimée par le Revue Européenne, du 1er juin 1860. Notice complète transmise sur demande.‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR400.00

‎BOSSCHERE, Jean de‎

Reference : 12918

(1936)

‎Lettre autographe signée datée du 23 décembre 1936 [ adressée à l'écrivain et érudit bordelais Armand Got ]‎

‎1 L.A.S. : 1 p. in-4, datée du 23 décembre 1936 : "Cher Monsieur, J'ai bien reçu votre demande de petits poèmes pour une anthologie destinée à des enfants de 4 à 10 ans. Que pensez-vous de très petites pièces, accompagnées de petites vignettes ? Si cela vous agréait, je pourrais vous en donner une ou même deux ; et je vous en ferais envoyer un ou deux autres : poèmes puérils de Jean Le Louët, avec vignettes de Nicolas du Plantier. Pour le reste, je ferai pour votre nouveau volume toute la réclame verbale qu'il me sera possible de faire".‎


‎Poète et romancier, dessinateur, illustrateur peintre, Jean de Bosschère (1878 - 1953) fut un des grand ami du poète Milosz. Intéressante L.A.S. ornée de la signature caractéristique de lJean de Bosschère.‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR150.00

‎[s.n.] - ‎ ‎BRELAY, Emile‎

Reference : 56075

(1885)

‎Deux billets autographes signés du député Emile Brelay : 1 billet AS :"Dimanche, Mon cher Amin Tout est fini pour moi, ma pauvre femme est décédée ce matin. Informez votre chère soeur et votre frère de ce douloureux événement. Votre ami désespéré" ; 1 billet AS daté du lundi 27 avril 1885 : "Mon Cher ami, Vous m'obligeriez en passant demain matin mardi à mon Bureau ; j'ai un petit service à vous demander"‎

‎2 billets autographes signées à en-tête de la Chambre des Députés, l'un daté du 27 avril 1885, l'autre non daté : Deux billets autographes signés du député Emile Brelay : 1 billet AS :"Dimanche, Mon cher Amin Tout est fini pour moi, ma pauvre femme est décédée ce matin. Informez votre chère soeur et votre frère de ce douloureux événement. Votre ami désespéré" ; 1 billet AS daté du lundi 27 avril 1885 : "Mon Cher ami, Vous m'obligeriez en passant demain matin mardi à mon Bureau ; j'ai un petit service à vous demander"‎


‎Très émouvant billet autographe signé du député Emile Brelay (1817-1889) qui fut notamment député de la Seine de 1871 à 1889. Il annonce le décès de son épouse et signe "votre ami désespéré".‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR150.00

‎BRIERE DE l'ISLE, Général‎

Reference : 56076

(1893)

‎2 lettres autographes signées. 1 LAS datée du 8 janvier 1893 : "Mon cher Monsieur Lévy, Une malheureuse, presque aveugle et marchande de saison, la Veuve Leneau fille d'un ancien major de l'Infanterie de marine a reçu l'année dernière un secours de 150 francs du Ministre de la Marine. Elle va renouveler cette année sa demande, je vous la recommande spécialement car c'est la misère la plus noire que j'ai jamais eu à constater. Encore un peu en janvier 1892 elle mourait d'inanition [ ... ]" ; 1 LAS datée de Saint-Leu Taverny, le 16 décembre 1894 : "Je relève de maladie et je suis plongé dans la tristesse, car c'est au tour de ma femme gravement atteinte par une bronchite. Pendant que j'étais au lit j'ai reçu une lettre de cette veuve misérable [ etc... ]"‎

‎2 lettres autographes signées de 2 pp. et demie chacune, 1893 et 1894 : 2 lettres autographes signées. 1 LAS datée du 8 janvier 1893 : "Mon cher Monsieur Lévy, Une malheureuse, presque aveugle et marchande de saison, la Veuve Leneau fille d'un ancien major de l'Infanterie de marine a reçu l'année dernière un secours de 150 francs du Ministre de la Marine. Elle va renouveler cette année sa demande, je vous la recommande spécialement car c'est la misère la plus noire que j'ai jamais eu à constater. Encore un peu en janvier 1892 elle mourait d'inanition [ ... ]" ; 1 LAS datée de Saint-Leu Taverny, le 16 décembre 1894 : "Je relève de maladie et je suis plongé dans la tristesse, car c'est au tour de ma femme gravement atteinte par une bronchite. Pendant que j'étais au lit j'ai reçu une lettre de cette veuve misérable [ etc... ]"‎


‎Général et administrateur colonial, le général Louis Brière de l'Isle (1827-1896) fut notamment gouverneur du Sénégal, et commanda les troupes françaises durant la guerre franco-chinoise (1881-1885). C'est son télégramme maladroitement rédigé qui causa la chute du gouvernement de Ferry ("Ferry-Tonkin"). ‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR250.00

‎Buffon‎

Reference : AMO-3535

(1772)

‎Comte de Buffon Lettre signée à Thouin Montbard naturaliste ‎

‎Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon (1707-1788) 1 page feuillet 20,5 x 16 cm Bon état. Légères traces de plis. Deux trous d’épingle en dehors du texte. Voir photos. Lettre signée à son ami le botaniste André Thouin (1747-1824) alors âgé de 25 ans. Goerges-Louis Leclerc, comte de Buffon est âgé de 65 ans au moment de la rédaction de ce courrier. Son immense ouvrage intitulé "L'Histoire naturelle" est encore en cours de publication (cette somme unique en son genre fut publiée entre 1749 et sa mort - avec de nombreux suppléments parus ensuite par Lacépède – en 1772 les Oiseaux sont en cours de publication depuis 1770. La publication des Oiseaux ne s’achèvera qu’en 1783). Dans le présent courrier Buffon écrit à son jeune ami et collaborateur resté à Paris. Buffon écrit depuis son cabinet de travail de Montbard. C’est précisément en 1772, peu de temps après la rédaction de ce courrier que seront achevées les forges situées près du village de Buffon. Buffon écrit à Thouin en ces termes : [Transcription de la lettre / orthographe respectée :] "Lucas a dû vous remettre, mon cher Thouin, les deux certificats dont vous avez besoin et c'est à lui à qui je vous prie de remettre la partie qui me revient lorsque vous aurez touchée. Je vous envoye ci joint un second mandat pour prendre vingt voyes de bois chez le Sr Vaslin ; s'il fait aussi froid à Paris qu'ici on doit commencer à en brûler beaucoup. Ma santé souffre de cette rigueur de froid qui dure ici depuis quatre à cinq jours, le termomètre étoit cette nuit à 6 degrés 1/2 au dessous de la glace. Je vous remercie, mon cher Thouin, de vos bons souhaits au renouvellement de cette année. Je vous prie de faire mes amitiés à votre bonne mère et à votre famille. à Montbard ce 6 janvier 1772 [signé] Buffon." Les relations entre André Thouin (1747-1824) et Buffon sont importantes. C'est Buffon, alors intendant du jardin du roi depuis 1739, qui offre à André Thouin la place de son pèreJean- André Thouin (jardinier en chef du jardin du roi) décédé en 1764. André Thouin n'a alors que 17 ans. Les deux hommes collaboreront étroitement jusqu’à la mort de Buffon en 1788. Buffon gère Paris le plus souvent depuis son cabinet de Montbard tandis que Thouin se révèle être un parfait collaborateur au plus près des nombreux travaux à réaliser et à gérer le Jardin du Roi. Thouin aura une importante carrière et sera toujours très apprécié de Buffon. De nombreuses lettres de Buffon à Thouin ont été publiées dans la Correspondance Générale de Buffon ainsi que dans les volumes de correspondance inédite publiés ultérieurement. La lettre que nous proposons ici ne se trouve pas dans ces volumes de correspondance. Elle est inédite. Par ailleurs nous avons constaté que les échanges publiés entre Buffon et Thouin datent du début des années 1780 et années suivantes. Un tel courrier entre les deux hommes à la date de janvier 1772 montre la teneur des échanges durant les premières années après la nomination de Thouin jeune au Jardin du Roi depuis 1764. Très beau document signé par le grand naturaliste.‎


Librairie L'amour qui bouquine - Alise-Sainte-Reine

Phone number : 06 79 90 96 36

EUR5,500.00

‎BULTEAU (Michel).‎

Reference : AWD-326

‎Empire State Seringue avec soleil(s) au dos prédomine l'affection ? Des imbécillités, des foutaises sur l'apocalypse. Les poumons deviennent bleus, tourments, reproches craquements d'allumettes.‎

‎Collage original sur une feuille de carnet à spirales, seringue floue entourée d'un texte écrit à l'encre noire. Vers 1980 (15,4/24 cm). Bon état. ‎


‎Après 7, retomba des nuits, un premier recueil publié en 1971, Michel Bulteau (Arcueil, 1949) participe au Manifeste électrique aux paupières de jupes, salué par Alain Jouffroy, Aragon et Michaux. « Explorateur des régions psychiques encore vierges » (William Burroughs), il part à New York en 1976, où il se lie avec les poètes beat, découvre le pop art et la vague underground punk naissante. Poète, éditeur et critique, cinéaste et compositeur (avec Mahogany Brain), il a publié une soixantaine de livres.‎

Actualités

Phone number : 06 72 07 91 06

EUR230.00

‎BURANI, Paul ; (ROUCOUX, Urbain)‎

Reference : 56077

(1890)

‎Lettre autographe signée de Paul Burani : "Mon cher ami, je vous adresse un ami, le Vicomte Jacques de Dreuille, sorti le 1er avec médaille d'or, de l'Ecole de Grignan et qui a besoin de renseignements spéciaux que vous pourrez sans doute lui donner sur une entreprise qu'il prépare en Calédonie. Je ne puis venir vous le présenter moi même, retenu jusqu'après 6 h. aux Menus Plaisirs où je fais répéter, mais traitez le comme moi-même"‎

‎1 L.A.S. d'une page au format in-8, non datée (circa 1883-1895), avec reste d'onglet contrecollé en marge : Lettre autographe signée de Paul Burani : "Mon cher ami, je vous adresse un ami, le Vicomte Jacques de Dreuille, sorti le 1er avec médaille d'or, de l'Ecole de Grignan et qui a besoin de renseignements spéciaux que vous pourrez sans doute lui donner sur une entreprise qu'il prépare en Calédonie. Je ne puis venir vous le présenter moi même, retenu jusqu'après 6 h. aux Menus Plaisirs où je fais répéter, mais traitez le comme moi-même"‎


‎Comédien et chansonnier, Paul Burani (1845-1901) (de son vrai nom Urbain Roucoux) fut actif durant la Commune, et sera notamment critique au Gil Blas. Le manuel des Cultures Tropicales (Culture du Caféier) de E. Raoul publié en 1897 mentionne le Vicomte Jacques de Dreuille comme l'un "des hommes les plus instruits et les plus distingués que possède la Nouvelle-Calédonie".‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR195.00

‎CAILLAUX, Joseph ; LEYGUES, Georges‎

Reference : 44454

(1900)

‎Lettre signée par Joseph Caillaux, à en-tête du Ministère des Finances, Cabinet du Ministre. Débits de Tabac et Recettes Buralistes, le 29 avril 1900 [ Sollicité par son confrère Georges Leygues, Ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts, Joseph Caillaux accueille favorablement la recommandation de la Veuve d'un Chef de Bataillon de Chasseur à pied postulant pour un débit de Tabac] Contresignée par Georges Leygues avec la mention autographe "Transmis avec mes sentiments respectueux".‎

‎1 document officiel pré-remplié complété par un secrétaire du Cabinet, 1 p. in-4, signée par Joseph Caillaux, contresigné par Georges Leygues avec 5 mots autographes, 29 avril 1900‎


‎On connaît la pratique de l'époque consistant à privilégier veuves et orphelins de fonctionnaires et militaires aux postes de débitants de tabac. Ce système prendra fin 6 ans plus tard, en 1906. Bon état ‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR150.00

‎[s.n.] - ‎ ‎CARJAT, Etienne‎

Reference : 56078

(1884)

‎1 Lettre autographe signée, à en-tête de Et. Carjat & Cie, datée de Veules, le 8 septembre 1884 : "Cher Ami, Je t'écris à la hâte de ce charmant pays ou Alexis Bouvier nous donne, à ma femme, à Ninie et à moi, une hospitalité cordiale et plantureuse, pour te prier de vouloir bien remettre ou faire remettre en mains propres au Ministre, la lettre ci-jointe, que tu cachèteras bien sûr, après l'avoir lue. A mon retour, nous causerons un peu de la mer que j'ai pu voir enfin, comme le Père Duchène : bougrement en colère. Grâce à la nourriture pantagruélique de mon généreux amphytrion, j'engraisse et j'oublie par moment les ennuis qui m'attendent au retour. Je te la serre bien fort et te remercie d'avance. Ton vieux fidèle"‎

‎1 L.A.S. format in-8 d'une page, sur papier à en-tête des Et. Carjat et Cie, traces d'ancien montage sur onglet : 1 Lettre autographe signée, à en-tête de Et. Carjat & Cie, datée de Veules, le 8 septembre 1884 : "Cher Ami, Je t'écris à la hâte de ce charmant pays ou Alexis Bouvier nous donne, à ma femme, à Ninie et à moi, une hospitalité cordiale et plantureuse, pour te prier de vouloir bien remettre ou faire remettre en mains propres au Ministre, la lettre ci-jointe, que tu cachèteras bien sûr, après l'avoir lue. A mon retour, nous causerons un peu de la mer que j'ai pu voir enfin, comme le Père Duchène : bougrement en colère. Grâce à la nourriture pantagruélique de mon généreux amphytrion, j'engraisse et j'oublie par moment les ennuis qui m'attendent au retour. Je te la serre bien fort et te remercie d'avance. Ton vieux fidèle"‎


‎L'un des plus fameux photographes de son temps, mais aussi journaliste et caricaturiste, Etienne Carjat (1828-1906) fut aussi un poète, membre avec Verlaine et Rimbaud, auprès de Gill, Banville ou Fantin-Latour, du groupe des "Vilains Bonshommes". Jolie lettre adressée à Gustave Lévy, haut fonctionnaire au ministère de la Marine, dans laquelle il évoque l'écrivain Alexis Bouvier (1836-1892), connut pour recevoir chaque été une dizaine de convives dans sa propriété de Veules-les-Roses (Seine-Maritime).‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR190.00

‎CAYROL, Jean‎

Reference : 19371

‎1 Lettre autographe signée de Jean Cayrol.‎

‎1 L. A.S. de 1 p. in-8, s.d. (en-tête des éditions du Seuil) : Jean Cayrol, souffrant, s'excuse de ne pouvoir répondre.‎


‎L.A.S. de Jean Cayrol, adressée à l'écrivain et érudit Armand Got. Jean Cayrol recevra le Prix Renaudot en 1947‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR75.00
1 2 3 4 ... 5 Next Exact page number ? OK
Get it on Google Play Get it on AppStore
Search - Autographs; Manuscript

The item was added to your cart

You have just added :

-

There are/is 0 item(s) in your cart.
Total : €0.00
(without shipping fees)
More information about shipping
What can I do with a user account ?

What can I do with a user account ?

  • All your searches are memorised in your history which allows you to find and redo anterior searches.
  • You may manage a list of your favourite, regular searches.
  • Your preferences (language, search parameters, etc.) are memorised.
  • You may send your search results on your e-mail address without having to fill in each time you need it.
  • Get in touch with booksellers, order books and see previous orders.
  • Publish Events related to books.

And much more that you will discover browsing Livre Rare Book !