9 books for « Academy; Autograph »Edit

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‎ARAGO (Dominique, François, Jean). ‎

Reference : 2386

‎18 pages in-4° ou in-folio. Joint un fascicule de La galerie de la presse (Aubert éditeur) avec le portrait, lithographié en buste, d'Arago.‎

‎Arago né à Estagel (Pyrénées Orientale), 1786 - Paris, 1853. ‎


Connaissances et perspectives sarl

Phone number : 06 89 34 53 59

EUR280.00

‎DEVIENNE (Charles Jean-Baptiste d'Agneaux, Abbé).‎

Reference : 3048

‎Lettre autographe signée l'abbé Devienne, in 4° de trois pages datée "Clermont F. ce 4 janvier 1765". Petite mouillure en angle des 4 pages sans atteinte au texte. ‎

‎Dom Devienne (1728-1792) fut bénédictin de la congrégation de Saint-Maur et l'historiographe de Guyenne. Un grand incendie détruit 116 maisons de la ville d'Arcy-sur-Aube le 31 juillet 1625, un autre partant le 25 décembre 1719 détruisait, lui, 100 maisons. Une nouvelle catastrophe eu lieu le 25 avril 1727 qui détruisait l'église et la chapelle des Cordeliers, il ne subsistait que 32 des maisons en bois. Antoine de Quélen de Stuer de Caussade (1706-1772) est duc de La Vauguyon (1759). En 1745, il devient menin du dauphin (un des six gentilhommes attachés à la personne du Dauphin), Louis Ferdinand de France, avant d'être crée duc. Il est surtout connu pour avoir été le gouverneur des trois fils dudit dauphin comme en témoigne plusieurs écrits du futur Louis XVI. ‎


Après avoir donné son choix sur des vers que son correspondant lui a envoyé et qui lui "rappelle l'incendie d'Arsy-sur-Aube et la générosité, ... Après avoir donné son choix sur des vers que son correspondant lui a envoyé et qui lui "rappelle l'incendie d'Arsy-sur-Aube et la générosité, ... Après avoir donné son choix sur des vers que son correspondant lui a envoyé et qui lui "rappelle l'incendie d'Arsy-sur-Aube et la générosité, ...
Connaissances et perspectives sarl

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EUR40.00

‎FONTANES (Louis de).‎

Reference : 2351

(1518)

‎Document signé Fontanès, avec deux mots autographes "approuvé l'écriture" daté du 15 décembre 1810. Contresigné au verso. Sur papier timbré et tamponé.‎

‎Louis de Fontanes débuta par une carrière dans les lettres, notamment au Mercure de France. Réfugié en Angleterre en 1797 (où il retrouve son ami Chateaubriand), il rentre à Paris peu avant le coup dÉtat du 18 Brumaire. Ayant gagné les faveurs de Bonaparte sous le Consulat, il est Ministre de l'Intérieur. Sa carrière sous lEmpire senvole, député en 1802, il devient membre de lAcadémie-Française, membre du Corps législatif en 1804 et son président en 1805. Il est fait en 1808 Premier Grand-Maître de lUniversité, et comte de lEmpire. ‎


Document de la Légion d'honneur pour le paiement du 3ème cinquième "au Trésorier de la Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur suite au décret ... Document de la Légion d'honneur pour le paiement du 3ème cinquième "au Trésorier de la Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur suite au décret ...
Connaissances et perspectives sarl

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EUR60.00

‎JULES CLARETIE‎

Reference : DMI-48

(1893)

‎JULES CLARETIE, lettre autographe signée à un confrère [Gaspard Vallette de La Semaine Littéraire à Genève], 6 novembre 1893, [Paris], papier à entête de la Comédie Française, 1 double f., 2 p., 11x16cm. Cette lettre de l’écrivain et administrateur général de la Comédie Française Jules Claretie à un « cher confrère » est en fait sa réponse à une enquête linguistique lancée auprès des quarante Immortels de l’Académie Française par le journaliste suisse Gaspard Vallette (1865-1911), publiant sous le pseudonyme de Chanteclair, à l’occasion du lancement de la revue La Semaine Littéraire, à Genève, en décembre 1893. Dans le 1er numéro datée du 9 décembre, Vallette interroge dans sa rubrique « Échos de partout » les Immortels sur une question de haute importance grammaticale : doit-on dire « en bicyclette » ou « à bicyclette » ? Outre les réponses apportées à ce sujet brûlant d’actualité, le reporter ne manque pas de mordant pour piquer au vif les gardiens du bon usage. Nous reproduisons l’article, puis la lettre de Claretie. Chanteclair [Gaspard Vallette], « Échos de partout », in La Semaine Littéraire (Genève), n°1, 9 décembre 1893, p. 9 Le lecteur, qui fera à ces lignes légères, l'honneur insigne de les parcourir, peut s'attendre à y trouver quelques contradictions de tendance et quelques soubresauts, parfois un peu forts, de pensée. S'il s'en étonnait ou s'en indignait, nous le rappellerions doucement à notre titre qui est aussi notre excuse. Un écho n'a pas d'opinion, encore moins de système ou de corps de doctrine. Puisse-t-il aussi n'avoir pas de prétentions !... C'est, avec la bienveillance du lecteur, la grâce que nous nous souhaitons. Doit-on dire monter à bicyclette ou monter en bicyclette ? Telle est la question insidieuse qu'a posée aux quarante Immortels un reporter ingénieux. La question vous paraît futile ? Rappelez-vous que, si la presse est le quatrième pouvoir, le bicycle est en passe de devenir le cinquième. Dès le temps de Richelieu, l'Académie a coutume de ménager les pouvoirs établis, et l'histoire ne dit pas qu'elle ait jamais eu à s'en repentir. Vingt membres de la Compagnie ont donc voulu, par leurs réponses, satisfaire à la fois les deux passions dominantes de notre fin de siècle : le reportage et le cyclisme. Je me ferais un crime de ne pas vous faire connaître les plus remarquables consultations de ces oracles de la langue. La réponse de M. V. Cherbuliez est, comme on pouvait s'y attendre, spirituelle et courte : « Les bicyclistes me semblent plus disposés à considérer leur machine comme un cheval que comme une voiture. Ainsi disent-ils volontiers : monter à bicyclette et je n'y vois pour ma part aucun inconvénient. Veuillez agréer, etc. « V. CHERBULIEZ. » M. de Freycinet craint, là comme ailleurs, de se compromettre et esquive la difficulté : « La question que vous me posez est beaucoup trop grave pour que je me hazarde (sic) à y répondre. Je vous engage à vous adresser à la commission du Dictionnaire. Sentiments dévoués. « C. DE FHKYCINET. » On remarquera que M. de Freycinet écrit hazarder par un Z, et qu'il ferait bien lui aussi, de s'adresser à la commission du Dictionnaire. Je sais bien que Voltaire ne savait pas l'ortographe. Seulement c'était Voltaire. L'âme inquiète de Pierre Loti est troublée par la cruelle énigme : « Vous jetez le trouble dans mes idées grammaticales, monsieur. Avant votre question, j'aurais dit sans hésiter en bicyclette. A présent, je ne sais vraiment plus. Agréez, etc. « PIERRE LOTI. » M. Ernest Lavisse refuse de jeter le poids de son autorité dans l'un des plateaux de la balance. Il semble trouver qu'on abuse de ses instants : « Monsieur, « Laissez faire l'usage : le verbe Monter s'y accommodera, car il est très accommodant. Sauriez-vous dire par exemple, ce qu'il signifie au juste dans cette phrase : Monter un bateau ou monter une scie à l'Académie à propos de bicyclette ? Sans rancune, d’ailleurs. » « E. LAVISSE. » La réponse de M. Sully-Prudhomme a l'ampleur philosophique et la consciencieuse précision intellectuelle qui sont les traits saillants du poète de Justice. Sa lettre est trop longue pour que j'en puisse citer autre chose que la conclusion : « Que faire ? Je pense qu'il convient d'élargir la règle de l'analogie, d'assimiler la bicyclette à ce qu'elle remplace, et de dire : monter à bicyclette, comme on dit : monter à cheval, car cet admirable instrument rend le même genre de services qu'une monture animée, que le cheval ; et son maître est une sorte de cavalier. L'attitude du cycliste diffère peu de celle d'un jockey courbé sur sa bête, il est même un centaure, car il ne fait, par la pédale et la roue, qu'accélérer le mouvement qu'il doit à son propre effort. Veuillez agréer, monsieur et cher confrère, l'expression de mes sentiments dévoués. » « SULLY-PRUDHOMME, » Pour abréger, donnons les résultats de ce plébiscite d'Immortels. Sur vingt opinants, douze sont d'avis qu'il faut dire : A bicyclette. Ce sont MM. G. Doucet, Jules Claretie, Sully-Prudhomme, François Coppée, M. Du Camp, Victor Cherbuliez, Alexandre Dumas, Meilhac, E. Olivier, Mézières, Léon Say et V. Sardou. Cinq académiciens pensent qu'il faut rester sur l'expectative et laisser à l'usage le temps d'imposer son verdict. Enfin, deux indépendants adoptent résolument la forme « en bicyclette ». Ce sont MM. Ed. Hervé et Gaston Boissier. Et c'est ainsi que nous sommes éclairés et pouvons consacrer nos efforts à scruter d'autres mystères de notre langue. Elle n'en manque pas, comme chacun le sait. Source : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5525405r/f13.image Puisque la réponse de Jules Claretie n’est pas reproduite dans l’article, la lettre qui nous est parvenue en est l’unique témoignage : Mon cher confrère, On ne dit pas monter en cheval. On doit dire monter à bicyclette. Le tricycle étant plus fermé, peut-être devrait-on dire monter en tricycle. La question est en effet intéressante comme toutes celles qui touchent à la langue française un peu égratignée chaque jour. Tous mes sincères compliments, Jules Claretie 6 9bre. ‎


Lettre autographie signée au journaliste suisse Gaspard Vallette au sujet d'une enquête sur la bicyclette. . JULES CLARETIE Lettre autographie signée au journaliste suisse Gaspard Vallette au sujet d'une enquête sur la bicyclette. . JULES CLARETIE Lettre autographie signée au journaliste suisse Gaspard Vallette au sujet d'une enquête sur la bicyclette. . JULES CLARETIE
Librairie À la Demi-Lune

Phone number : 06 22 83 47 26

EUR60.00

‎Lacarrière, Jacques (1925-2005, écrivain)‎

Reference : 2610

‎ Slnd. 1 p. in-8, 16 lignes signées Jacques.‎

‎Il remercie Christian Maurel pour ses poèmes. S'il ne leur a pas fait signe (à Maurel et à son compagnon Bernard Kagane), c'est qu'il n'est presque jamais à Paris et "toujours entre deux trains ou avions". Mais il se propose de venir tel jour à 19h dans leur "repaire". ATTENTION : la librairie sera fermée du 17 août au 18 septembre 2019. Pendant cette période nous ne pourrons que prendre note de vos réservations d'ouvrages. //////‎


Julien Mannoni livres anciens - Paris

Phone number : 01 48 24 13 55

EUR50.00

‎PRINCESSE MARIE RADZIWILL (NEE CASTELLANE) MELCHIOR DE VOGUE ; THUREAU DANGIN ; GOYAU ; ERNEST LAVISSE ; de SEGUR ; ALFRED MEZIERES ; FRANCIS CHARMES ; HENRI LAVEDAN ; FREDERIC MASSON ; GABRIEL HANOTAUX ; ALBERT DE MUN ; PAUL GABRIEL D'AUSSONVILLE ; DENYS COCHIN ; EMILE OLLIVIER ; RENE BAZIN ; ‎

Reference : 2372.2015.01

(1910)

‎LOT DE 15 LETTRES DE MEMBRES DE L'ACADEMIE FRANCAISE EN REPONSE A UNE SOLLICITATION DE LA PRINCESSE VISANT A OBTENIR LE PRIX LITTERAIRE DELIVRE PAR L'ACADEMIE POUR SON OUVRAGE "LES CHRONIQUES DE 1831 à 1862 chez Plon-Nourrit en 1909/10 . Recherche faite, la Princesse Radziwill n'obtiendra aucun des prix décernés par l'Académie Française. TRANSCRIPTION LITTERALE : 1 - Marquis Melchior de VOGUE (Fauteuil 18) "Né à Paris, le 18 octobre 1829. Archéologue, collaborateur de la Revue des Deux Mondes, membre de l’Académie des Inscriptions, auteur d'une Histoire religieuse et des arts de l'Orient, il a été ambassadeur à Constantinople en 1871 et à Vienne en 1875. Président de la Société de secours aux blessés militaires (Croix-rouge française) et de la Société des agriculteurs de France. Élu à l'Académie le 30 mai 1901, en remplacement du duc Albert de Broglie, et reçu le 12 juin 1902 par José-Maria de Heredia. Mort le 10 novembre 1916. L.A.S. 1 f. double de 4 p. in-8 de deuil à entête du 2 rue Habert datée de Paris 5 janvier 1911 Lettre sèche de l'Académicien refusant poliment d'intervenir. "Princesse, ...la seconde partie de la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire et vous me permettrez de vous en dire très simplement la raison. Les prix donnéss par l'Académie sont le résultat d'un Concours, c'est à dire d'une comparaison entre concurrents et d'un classement des ouvrages suivant leur valeur relative. La conscience des juges est donc engagée ; ils ont le devoir strict de ne pas avoir d'opinions précvonçues et de garder une réserve absolue tant qu'ils n'ont pas pris connaissance de l'ensemble des travaux soumis à leur appréciation. Ce devoir me lie comme les autres et vous ne saurez vous étonner Madame, que je le remplisse loyalement, quelque soit d'ailleurs l'intérêt historique qui s'attache à la Chronique que vous avez publiée et la valeur des commentaires dont vous avez enrichi cette publication, au prix d'un labeur personnel dont je me garde de diminuer la valeur. Ma belle fille... signé Mis de VOGÜE" 2 - PAUL THUREAU-DANGIN - (Fauteuil 37) "Né à Paris, le 14 décembre 1837. Historien et publiciste, son Histoire de la Monarchie de Juillet a obtenu deux fois le prix Gobert. Rédacteur du Correspondant. Il a été élu le 2 février 1893 en remplacement de Camille Rousset, et reçu le 14 décembre 1893 par Jules Claretie. Il a prononcé en novembre 1903 son discours sur les prix de vertu, qui donna lieu à un incident. Mort le 24 février 1913." L.A.S., 1 f. double de 4 p. in-12 à Entête de l'ACADEMIE FRANCAISE" datée de Paris 16 Xbre 1910 "Princesse, Nul plus que moi n'est disposé à reconnaître l'intérêt tout à fait supérieur au point de vue littéraire et historique, des écrits de Madame de Dino, et aussi le mérite de l'éditeur. Nul de serait donc plus heureux de voir cette publication couronnée par l'Académie.: mais je ne dois pas vous dissimuler que vous vous heurterez à de fortes objections. Je n'ignore pas les cas particuliers aux quels vous faites allusion. Mais depuis plusieurs années on a paru résolu à ne plus admettre d'exceptions de ce genre, et plusieurs fois l'Académie a témoigné sur ce point sa volonté. Du reste, uisque votre parti est pris, il n'y a qu'à attendre la décision qui sera prise. Soyez assurée en tous cas que je ferai connaître à mes confrères les arguments très sérieux que vous exposez dans votre lettre, et je serais enchanté qu'on pût y voir des raisons de ne pas appliqer à votre livre la règle générale. Ma femme est très sensible ... Signé Thureau Dangin 3 - GEORGES GOYAU - (Fauteuil 11) Non encore Académicien lors de sa lettre. Né à Orléans, le 31 mai 1869. Après des études au lycée d’Orléans, puis à Paris au lycée Louis-le-Grand, Georges Goyau fut reçu premier à l’École Normale Supérieure. En 1891, il obtint son agrégation d’histoire, puis devint membre de l’école française de Rome, l’année suivante. Collaborateur à La Revue des deux mondes à partir de 1894, Georges Goyau allait rapidement s’affirmer comme un penseur catholique de premier plan. Sa foi l’avait en effet incité à orienter ses recherches vers les questions ayant trait à l’histoire religieuse, et on lui doit notamment L’Allemagne religieuse : le protestantisme et le catholicisme, Bismarck et l’Église, La Franc-maçonnerie en France, Le cardinal Mercier, Une vieille église : Genève, l’Église libre dans l’Europe libre, Les Origines religieuses du Canada, L’Effort catholique dans la France d’aujourd’hui, Le Catholicisme, doctrine d’action, Ozanam, Le cardinal Lavigerie.. Georges Goyau occupa en marge de ses activités d’écriture les fonctions d’administrateur de l’Hôpital des Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Promu au grade de commandeur de la Légion d’honneur, celui que Léon Daudet surnommait méchamment « le petit singe vert » fut élu à l’Académie française le 15 juin 1922, au fauteuil de Denys Cochin. Il obtint 15 voix au second tour, contre 11 au poète André Rivoire. Sa réception eut lieu le 15 février 1923. C’est Joseph Bédier qui lut le discours d’Alexandre Ribot, lequel devait répondre au nouvel académicien mais était mort un mois auparavant.. Le 13 janvier 1938, Georges Goyau succédait à René Doumic dans la fonction de secrétaire perpétuel, qu’il ne devait occuper que brièvement, mais dans laquelle sa bonté naturelle, sa générosité d’âme le firent apprécier de tous. Georges Goyau était le gendre du président Félix . Mort le 25 octobre 1939. L.A.S. 2 f. double de 4 p. in-12 de deuil datée de Paris le 16/XII/10. "Princesse Dès que M. Thureau Dangin sera rassuré sur certaines préoccupations que lui donne ces jours-ci la santé de l'une de ses filles, je sonderai le terrain ; et je prononcerai le nom du Prix Kastner-Boursault. Il est nécessaire -si ce n'est déjà fait- qu'à la lettre invoquant un prix soient jionts avant le 31 décembre 5 exemplaires des 4 volumes. C'est vers mars ou avril que les décisions sont prise. Puisque je vous sais à Berlin, je confie à la poste recommandé, le précieux petit volume de l'Impératrice Augusta. Ma femme et moi... Signé G. Goyau 4- ERNEST LAVISSE - (Fauteuil 6) Né à Nouvion-en-Thiérache (Picardie), le 17 décembre 1842. Professeur à la Faculté des lettres, il a écrit d’importants ouvrages historiques. Directeur de l’École normale (1904). Il dirige avec M. A. Rambeau la publication d'une Histoire générale du IVe siècle à nos jours. Directeur de la Revue de Paris (1894). Il a été élu à l'Académie contre Brunetière et Zola le 2 juin 1892 en remplacement de l'amiral Jurien de la Gravière, et reçu le 16 mars 1893 par Gaston Boissier. Il avait retiré sa candidature devant celle de M. de Freycinet. Mort le 18 août 1922. L.A.S. 2 f. double de 4 p. in-8 datée de Paris le 21 déc. 1910 rue d'Ulm. A entête de l'Ecole Normale Supérieure de l'Université de Paris dont il est le Directeur. "Princesse, Je suis très honoré de votre bienveillant souvenir. Je ne sais pas bien s'il y a des règles au sujet des prix à donner aux mémoires historiques, mais il me paraît que votre "Chronique" mérite largement la récompense et la distinction que vous désirez, et vous pouvez compter sur toute ma bonne volonté. Veuillez Princesse.... Signé Ernest Lavisse". 5 - Marquis PIERRE DE SEGUR - (Fauteuil 5) Né à Paris, le 13 février 1853. Cet ancien membre du Conseil d’État abandonna rapidement la carrière administrative pour se consacrer par goût aux lettres et à l’histoire. Il écrivit dans un style vivant et raffiné qui rappelait celui de son siècle de prédilection, le XVIIIe siècle, de nombreuses monographies consacrées à des figures plus ou moins célèbres de l’Ancien Régime. On compte notamment parmi ses ouvrages : Le Maréchal de Ségur, La Dernière des Condé, Le Maréchal de Luxembourg et le Prince d’Orange. Élu à l’Académie française le 14 février 1907 par 21 voix contre 8 à Jean Aicard, au fauteuil d’Edmond Rousse, le marquis de Ségur appartenait à une famille chez qui l’Académie française était presque une tradition puisque deux Ségur, dont son oncle, le général Philippe de Ségur, avaient appartenu à la Compagnie. Le marquis de Ségur fut reçu par Albert Vandal, le 16 janvier 1908. Il reçut à son tour Eugène Brieux en 1910. Mort le 13 août 1916. L.A.S. de 2 ff. de 4 p. in-12 à entête de VILLIERS POISSY, le 16 décembre (1910) "J'ai lu Princesse avec le plus vif intérêt et le plus grand plaisir le charmant Journal de la Duchesse de Dino, et je serai très heureux de m'associer, si ..............................d'une récompenser académique pour cet intéressant ouvrage. Je ne sais par quel .. il serait plus avantageux de présenter le livre. Le Secrétaire de l'Académie M. Régnier, pourrait vous donner sur ce point des indications utiles. En ce qui me concerne, je vous prie d bien vouloir compter sur mon zèle à servir vos désirs et d'agrée l'hommage de mes plus respectueux sentiments. Signé Mis de Ségur. 6 - ALFRED MEZIERES - (Fauteuil 23) Né à Rehon (Lorraine), le 19 novembre 1826.. Officier pendant l’insurrection de juin 1848 et la guerre de 1870-1871, il fut élève à l’École normale, publia des études sur Shakespeare, Dante, Pétrarque, Goethe, représenta l'Université de Paris aux jubilés de Shakespeare en 1864 et de Dante en 1865, fut professeur de littérature étrangère à la Sorbonne, député, réélu à toutes les législatures, depuis 1881, aujourd'hui sénateur. Il fut élu à l'Académie le 29 janvier 1874 en remplacement de Saint-Marc Girardin et reçu le 17 décembre 1874 par Camille Rousset. Sur sa proposition, un incident soulevé par Émile Ollivier fut clôturé par la substitution de Xavier Marmier à l'ancien ministre de Napoléon III pour recevoir à l'Académie Henri Martin et prononcer l'éloge de Thiers. Il reçut Eugène Guillaume et fit partie de la Commission du Dictionnaire. Mort le 10 octobre 1915. L.A.S. de 2 ff. de 4 p. in-12 à entête du Sénat daté de PARIS le 16 décembre "Princesse, je n'ai pas oublié notre rencontre chez madame votre mère qui voulait bien m'honorer de son affection. Soyez assurée de toute ma bonne volonté. Je ferai de mon mieux à l'académie. Dans le Journal LE TEMPS j'ai parlé deux fois de la Duchesse de Dino à propos du Journal de sa Jeunesse de son séjour auprès de Talleyrand à l'ambassade de Londres. Si vous me faisiez l'honneur de m'envoyer la Chronique, peut-être me serait il possible de revenir sur le portrait que j'avais essayé de tracer de Madame votre Grand mère. Je mets à vos pieds princesse... signé a. Mézieres. 7 - FRANCIS CHARMES - (Fauteuil 40) Né à Aurillac, le 21 avril 1848. Cet ancien fonctionnaire de l’Assistance publique entama après la guerre de 1870 une carrière de journaliste, en écrivant d’abord dans Le XIXe siècle, dirigé par Edmond About, puis au Journal des Débats, auquel il devait collaborer pendant plus de trente ans. Son goût pour la politique, pour les questions diplomatiques en particulier, le poussa à s’engager plus avant dans les affaires de la nation et, grâce au soutien de Thiers, il obtint une direction des Affaires étrangères et fut successivement nommé ministre plénipotentiaire (1880), directeur des Affaires politiques au ministère des Affaires étrangères (1885), conseiller d’État en service extraordinaire (1886). Élu député du Cantal, il siégea à la Chambre de 1881 à 1885, puis de 1889 à 1892, avant de se présenter au Sénat dont il fut membre de 1900 à 1912. Chargé du bulletin politique de La Revue des deux mondes à partir de 1904, il succéda à Brunetière à la tête de la revue, quand ce dernier mourut en 1906. Celui qu’Émile Faguet définissait comme un homme « invinciblement tempéré », fut particulièrement influent sur les idées politiques de son temps. La clairvoyance de ses analyses et l’efficacité de ses conseils firent de lui une des figures marquantes du conservatisme libéral. Francis Charmes fut élu à l’Académie française, le 5 mars 1908, au fauteuil de Marcellin Berthelot, dès le premier tour, avec 27 voix sur 33 votants. C’est Henry Houssaye qui le reçut le 7 janvier 1909. Mort le 4 janvier 1916. L.A.S de 2 ff. de 4 p in-12 à entête du Sénat datée de Paris le 16 décembre 1910 "Madame, Si vous voulez bien vous rappeler l'honneur que j'ai eu de déjeuner avec vous chez Madame Goyau, vous pouvez .. que je ne l'ai pas oublié. Il fut dit d'ailleurs que vous m'adressiez une recommandation pour que j'en tienne le plus grand compte. Il n'y a pas assez longtemps que je suis de l'Académie pour en bien connaître les traditions, mais vous pouvez être assurée que je ferai ce qui dépendra de moi pour faire décerner un prix aux Chroniques de la Duchesse de Dino. Le précédent que vous invoquez du Journal du Maréchal de Castellane fournit un argument utile à présenter à l'académie. Je crois pourtant qu'elle sera surtout sensible au .. du travail de documentation dont vous avez entouré et appuyé l'oeuvre de la Duchesse de Dino ; il y là un apport historique important. Quoiqu'il en soit, Madame, mon concours vous est tout acquis, et je suis heureux qu vous me donniez l'occasion de vous exprimer et de vous prier d'ajouter mon respectueux dévouement. Signé Francis Charmes. 8 - HENRI LAVEDAN (fauteuil 15) Né à Orléans, le 9 avril 1859. Il collabora à l’Écho de Paris, au Figaro, au Gil-Blas et ses articles réunis formèrent environ dix volumes. Il a obtenu, comme auteur dramatique, de grands succès au théâtre ; Une famille, comédie en quatre actes, jouée en 1890 au Théâtre-Français lui valut à l’Académie le prix Toirac ; il donna ensuite Le Prince d'Aurec au Vaudeville (1892), Catherine, Le Marquis de Priola, au Théâtre-Français (1903) Le Nouveau Jeu, Le Vieux Marcheur, Varennes, etc. Henri Lavedan a été élu à l'Académie française le 8 décembre 1898 en remplacement de Henri Meilhac, et reçu le 28 décembre 1899 par Charles Costa de Beauregard. Mort le 3 septembre 1940. L.A.S. de 2 ff. de 4 pp. in-12 à l'adresse du 32 Pierre Charron datée du 21 X 1910 "Princesse, Je n'ai pas besoin d'en référer au souvenir ds anciennes relations que vous voulez bien éboquer aujourd'hui, pour vous assurer que mon suffrage ne peut manquer d'être favorable aux quatre volumes consacrés à Madame la Duchese de Dino dont vous êtes l'auteur, et qui me sembleent tout à fait dignes d'obtenir un prix à l'académie. Heureux de cette occasion que vous me procurez pour la première fois, Princesse de pouvroi vous dire la vénération personnelle que j' conserve à la mémoire de votreadmirable mère, je vous prie de vouloir bien agréer pour vous même l'hommage de mon profond eet dévboué respect. Signé Henri Lavedan 9 - FREDERIC MASSON (fauteuil 17) Né à Paris, le 8 mars 1847. Historien, il s’est occupé plus particulièrement de l'histoire de Napoléon, de sa famille, de son époque, secrétaire et ami du prince Jérôme Napoléon. Il a publié une Étude sur le cardinal de Bernis. Frédéric Masson a été élu à l'Académie le 18 juin 1903, en remplacement de Gaston Paris, et reçu le 28 janvier 1904 par Ferdinand Brunetière. Il fut nommé Secrétaire perpétuel de l'Académie française le 20 mai 1919. Mort le 19 février 1923. L.A.S de 2 ff. de 4 pp. à entête du 15 rue de la Baume. Datée du 19 décembre 1910 "Madame, M. André Germain lorsqu'il a passé quelques jours chez nous au mois de septembre, m'a en effet parlé de l'intention qu'avait votre Altesse de présenter à un des Concours de l'Académie, la Chronique de la Duchesse de Dino qu'elle avait éditée avec tant de soin & avec une telle perfection. Je ne manquerai point , si je fais partie de la Commission de dire à mes Confères tout el bien qu'il faut penser d'un tel livre, mais oserai-je demander s'il n'en est point parmi que votre Altesse connaisse particulièrement ou qui aient eu l'honneur de lui faire leur Cour. Celà rendrait peut-être les choses plus simples, car je ne serais pas très étonné de trouver des contradicteurs. Veuillez... signé Frédéric Masson 10 - GABRIEL HANOTAUX (fauteuil 29) Né à Beaurevoir (Picardie), le 19 novembre 1853. Diplomate et historien, député en 1886, il a été ministre des Affaires étrangères dans deux cabinets en 1894 (Ch. Dupuy et Ribot) et de 1896 à 1898 (Méline). Il a publié divers ouvrages historiques dont le plus important est l’Histoire du cardinal de Richelieu. Élu à l'Académie française le 1er avril 1897, au 4e tour par 18 voix contre 3 à F. Fabre et 13 bulletins blancs (au 1er tour, Zola 2), en remplacement de Paul Challemel-Lacour, Gabriel Hanotaux a été reçu le 24 mars 1898 par le vicomte Melchior de Vogüé.. Mort le 11 avril 1944. L.A.S. de 4 pp. de 2 ff.in-12, "Madame, il y a bien longtemps, en effet que je n'ai eu l'honneur de vous voir et vous me permettez de vous dire que c'est pour moi, un bien grand regret. Votre passage sur l'horizon d'une vie ne peut être que lumineux et ces heures sont de celles qui restent inoubliables. Vous avez indiqué, vous-même les objection qui se présentent à l'esprit pour la désignation de la Chronique de la Duchesse de Dino par l'Académie Française. Ces objection, nous essaierons de les réfuter à l'aide des indications que fournit votre lettre. Mais il y a un argument que vous me permettez d'indiquer discrètement à mes confrères, c'est la gratitude de vous doivent tous ceux qui savent ce que vous êtes pour nous français. J'essaierai de me faire votre avocat à ce point de vue & à tous les autres et si la cause n'est pas gagnée ce sera par la faute de celui qui la soutiendra, mais ce ne sera pas par suite des titres insuffisants ni par le manque d'une absolue bonne volonté. Veuillez... signé G. Hanotaux 11 - ALBERT DE MUN (fauteuil 8) L.A.S. de 2 ff. de 4 pp. à entête de la Chambre des Députés datée de Paris le 16. 12 .1910 "Madame la Princesse. Je vous remercie de la confiance que vous voulez bien me marquer par la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, j'y voudrais pouvoir répondre pleinement, en vous assurant que vos désirs si légitimes, ne rencontreront aucun obstacle. Il n'est malheureusement pas en mon pouvoir de le faire. Mais je vous prie du moins, d'être assurée, si des objections de principe s'élèvent contre l'admission de la "Chronique" au Concourzs des prix académiques, je mettrai ma très faible influcnece àç votre service, pour essyer de les faire disparaître. Indépendamment du puissant intérêt que présente cet ouvrage capital, les observation que vous voulez bien me suggérer touchant le grand nombre de notes et des biographies qui sse complètent me semblent de nature à dissiper tous les scrupules. Me permettez vous de vous demander si l'ouvrage a été comme le veulent les règlements, déposé au Secrétariat de l'institut avec une lettre le proposant pour un prix déterminé, et si vous avez informé de votre désir M. le Secrétaire Perpétuel Thureau Dangin, ce que je me permets de vous recommander de ne pas négliger. Veuillez... signé A. de Mun 12 - PAUL GABRIEL D'HAUSSONVILLE (fauteuil 27) Né à Gurcy-le-Châtel (Seine-et-Marne), le 21 septembre 1843. Fils de l’académicien, il fut lauréat de l'Académie et rédacteur à la Revue des Deux Mondes ; homme politique, il a été député et représentant à Paris du comte de Paris et des intérêts de la famille d'Orléans, et directeur des comités royalistes. Il a été élu à l'Académie le 26 janvier 1888, en remplacement d’Elme-Marie Caro, et reçu par Joseph Bertrand le 13 décembre 1888 ; a reçu Albert Vandal et le comte Albert de Mun. Mort le 1er septembre 1924. L.A.S. de 2 ff. de 4 pages in-8 à entête du 6 rue Fabert en date du 8 décembre. "Ma chère Princesse, je suis à votre entière disposition pour m'occuper de l'affaire académique dont vous voulez bien me parler, mais je suis un peu embarassé pour vous donner un conseil. Le prix THERON me paraîtrait plus naturellement indiqué, mais il y a en effet la difficulté que vous connaissez, malgré la très grande part de travail personnel que présente la publication de cette si intéressante chronique. Le prix Kastner Boursault parait plus large par son libellé mais je crains aussi un peu la multiplicité des ouvrage. Peut-être pourrez vous dans votre lettre au Secrétaire Perpétuel indiquer l'un et l'autre ce qui permettrait à ceux qui s'intéressent à votre cause, et vous savez que je suis du nombre, d'agir au mieux. Je ferai ce soir sûrement partie de la commission Théron. Je déciderai de me faire mettre de la commission Kastner Boursault afin de veiller à vos intérêts ds deux cotés. Très heureux ma chère Princesse.... signé Haussonville. 13- DENYS COCHIN (fauteuil 11) Né à Paris, le 1er septembre 1851. Fils d’Auguste Cochin, membre de l’Institut (1823-1872), Denys Cochin fit ses études au lycée Louis-le-Grand. Quand éclata la guerre de 1870, il s’engagea, à l’âge de 19 ans, comme maréchal des logis au 8e cuirassier, puis devint porte-fanion du général Bourbaki. Après la guerre, il se rendit à Londres où il travailla pendant un an comme attaché d’ambassade auprès du duc de Broglie. De retour en France, en 1872, il entreprit des études de chimie, dans le laboratoire de Pasteur notamment, et se passionna pour la philosophie. Issu d’une famille de bourgeois parisienne connue dès le Moyen Âge et qui fournit nombre d’édiles à la capitale, Denys Cochin allait à son tour être élu conseiller municipal du VIIe arrondissement en 1881, puis député de la capitale en 1893. Se situant dans la mouvance de l’orléanisme et siégeant à la droite de la Chambre, il occupa pendant la Première Guerre mondiale, des postes ministériels. Symbolisant le ralliement des catholiques à l’« Union sacrée », il fut ministre d’État dans le cabinet Briand, puis sous-secrétaire d’État aux Affaires étrangères, chargé de la question du blocus allemand, dans le cabinet Ribot.. Réputé pour son intransigeance sur les questions scolaire et religieuse, Denys Cochin devait démissionner du cabinet Ribot en 1917, et renoncer en 1919 à son siège de député, refusant d’admettre la laïcité de l’État que défendaient ses colistiers de l’Union nationale. Homme politique, Denys Cochin était également un esthète et un esprit cultivé. Il a laissé plusieurs ouvrages reflétant ses multiples sujets d’intérêt : L’Évolution de la vie (1885, couronné par l’Académie française), Le Monde extérieur (1895), Contre les barbares (1899), L’Esprit nouveau (1900), Ententes et ruptures (1905).Il fut élu à l’Académie française le 16 février 1911, par 18 voix au fauteuil d’Albert Vandal. C’est Gabriel Hanotaux qui le reçut, le 29 février 1912. Mort le 24 mars 1922. L.A.S. de 2 ff. de 4 pages à entête du 53 rue de Babylone, "Princesse, je suis bien touché de votre lettre ; et ne manquerai pas de m'occuper d'un Prix : mais je n'aurai la parole qu'apèrs ma réception dans un an peut-être. Veuillez... signé Denys Cochin" 14 - EMILE OLLIVIER (fauteuil 7) Né à Marseille, le 2 juillet 1825.Avocat, orateur parlementaire, publiciste, il fut député de Paris en 1857 et l’un des cinq opposants à l'Empire ; réélu en 1863, il se rapprocha du gouvernement impérial et fut ardemment combattu aux élections de 1869 ; il échoua à Paris mais fut élu dans le Var. Rallié à l'Empire libéral, il devint premier ministre avec le portefeuille de la Justice en 1870 ; c'est sous son ministère que la guerre de 1870 fut déclarée. Émile Ollivier prononça à cette occasion des paroles malheureuses qui lui furent souvent reprochées depuis ; il tomba le 9 août 1870 et son impopularité l'obligea à quitter la France ; il y rentra après la chute de Thiers. Il était premier ministre lorsqu'il se présenta à l'Académie ; son avènement au ministère et les premières mesures libérales prises par le nouveau gouvernement amenèrent une détente dans les rapports d'une partie de l'opposition avec les Tuileries ; Émile Ollivier, appuyé par Thiers, fut élu le 7 avril 1870 en remplacement de Lamartine. Son élection marqua la fin de l'hostilité que l'Académie avait montrée à l'Empire depuis 1851 ; la guerre ayant éclaté peu de temps après, Émile Ollivier quitta la France sans avoir été reçu solennellement. En 1874, il réclama le droit d'être reçu et il prépara son discours de réception dans lequel il fit entrer des considérations politiques dont Guizot demanda la suppression ; il s'en suivit un pénible incident et l'ajournement indéfini de la réception solennelle de M. Ollivier qui fut considéré comme reçu. À la mort de Thiers, M. Ollivier était absent de Paris ; c'est lui qui devait prendre la parole à ses funérailles au nom de l'Académie puisqu'il était directeur à la mort de l'illustre homme d’État, en son absence, il fut remplacé par Sylvestre de Sacy, mais M. Ollivier protesta, et réclama le droit de recevoir celui qui succéderait au fauteuil de Thiers : après l'élection d'Henri Martin, M. Ollivier écrivit la réponse qu'il voulait faire au récipiendaire, elle contenait encore des appréciations politiques que l'Académie ne put pas approuver et que M. Ollivier ne voulut pas modifier ; M. Mézières mit fin à ce nouvel incident en proposant à l'Académie de substituer Xavier Marmier à Émile Ollivier ; celui-ci, très mécontent de la décision de l'Académie manifesta l'intention de n'y plus reparaître ; il y revint cependant, assista aux séances, participa aux travaux, prit part aux votes, et prononça en 1892 le discours sur les prix de vertu. En 1906, Émile Ollivier est le doyen de l'Académie. Lettre seulement Signée de l'Académicien (En effet OLLIVIER est aveugle) 2 ff. de 4 pp. in-12 envoyée de La Moutte à SAINT TROPEZ en date du 17 décembre 1910 "Madame, Je n'ai point perdu le souvenir de la rencontre chez votre tante qui me parlait si souvent de vous. Je serai donc bien heureux de faire quelque chose qui puisse vous être agréable. Dès que je serai rentré à Paris, je m'occuperai moi-même de ce que vous désirez et je ferai tous mes efforts pur écarter les obstacles. D'ici là j'écrirai à mes amis, Signé Emile Ollivier, ps Excusez moi de me servir d'une main & étrangère, j'ai perdu l'usage de mes yeux. 15 - RENE BAZIN (fauteuil 30) Né à Angers, le 26 décembre 1853. Plusieurs fois lauréat de l’Académie, professeur de droit à la Faculté libre d'Angers, il a publié des romans, des livres de voyages, et collaboré à la Revue des Deux Mondes et à divers journaux. Il a été élu à l'Académie, après le succès de son livre Les Oberlé, le 18 juin 1903, en remplacement d'Ernest Legouvé, au troisième tour de scrutin par 21 voix contre 8 à Larroumet et 7 à Émile Gebhart. Il a été reçu le 28 avril 1904 par Ferdinand Brunetière.. Mort le 20 juillet 1932. "Vous n'êtes nullement une inconnue pour moi, Princesse, et votre nom de France, votre titre, l'accueil que vous avez fait à mon fils, tout m'était présent. Il est donc tout simple et très agréable à moi de vous dire que je m'emploierai de mon mieux auprès de mes confrères.J'ajoute que puiqu'il s'aagit d'un livre d'histoire, il serait obnMadame, que vous eussiez l'appui d'un historien. Connaissez vous Frédéric Masson ? Thureau Dangin ? Hanotaux ? Ségur ? i me semble que le Mis de Ségur serait un avocat bien sdésigné. Si vous croyez devoir lui écrir, je ne doute pas qu'il ne peut comme moi, et n'agisse avec moi. Je ne sais pas si nous réussirons, mais il me semble que nous pourrojns réussir. Je le souhaite de tout coeur,et en exprimant cette espérance je vous prie, Madame, ... signé René Bazin ps Mon fils est actuellement ingénieur conseil de la Sté Générale des Banques de province à ‎

‎RARE ET ETONNANT ENSEMBLE DE 15 LETTRES AUTOUR D'UNE DEMARCHE VISANT A OBTENIR UN PRIX LITTERAIRE ; REPONSES EN GENERAL POLISSEES, parfois à la limite de l'hypocrisie, certaines rigides VOIR fin de non recevoir. PRINCESSE Marie RADZIWILL née Marie Dorothée Elizabeth de CASTELLANE, à Rochecotte en Indre et Loire en 1840 , décédée à KLEINITZ en 1915. Elle est intime de la Cour de Prusse à Berlin et échange avec l’Empereur Guillaume II et l’Impératrice. Femme de lettre et historienne elle écrit divers ouvrages dont les Chroniques de 1831 à 1862 (Plon-Nourrit 1909-1910), Les Souvenirs de la Duchesse de Dino son aïeule, et 45 Années de ma Vie (1770-1815) publié en 1911 chez Plon-Nourrit. Elle tiendra un brillant Salon Littéraire à Berlin que fréquenteront les plus grands personnages de la Cour de Prusse dont le premier Guillaume II et l’Impératrice Victoria, von Bülow, Bismarck, des Ecrivains etc. Elle épouse à Sagan Silésie, le 3 octobre 1857 le Prince RADZIWILL Grand Ecuyer de l’Empereur. Ils auront quatre enfants dont Stanislas dont il sera question dans un document 1. Sa mère Pauline de Talleyrand Périgord épouse Henri de Castellane (fils du Maréchal) et père du dandy Boni de Castellane. Elle vit à Rochecotte. Elle sera l’Amie de Mgr Dupanloup Evêque d’Orléans. C’est elle qui l’introduira auprès de Talleyrand et qui lui fera signer sa rétractation. ‎


Librairie Ancienne Bernard Marie Rolin - Blet

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EUR880.00

‎SARRAU de BOINET (Isaac). Bordeaux, 1687 - 1772. ‎

Reference : 2817

‎Une lettre in folio de 4 pages, les autres in-4° de 4 ou 2 pages. Papier parfois légèrement froissé, sinon très lisible et en bon état. ‎

‎Henri Jacques Nompar de Caumont, duc de La Force, né le 5 mars 1675 et mort le 20 juillet 1726, est un mémorialiste français. Fondateur et protecteur de lAcadémie de Bordeaux en 1712, il est élu membre de lAcadémie française en 1715 et de l'Académie des sciences en 1718. Saint-Simon le représente comme un homme instruit et spirituel.‎


Connaissances et perspectives sarl

Phone number : 06 89 34 53 59

EUR150.00

‎SEDILLOT (Charles Emmanuel). Paris, 1804 - Sainte Ménéhould, 1883. ‎

Reference : 2546

‎L.a.s. C. , Strasbourg, 28 septembre 1867, à l'en-tête de L'Ecole impériale du service de santé militaire.‎

‎Chirurgien. Dans cette lettre sont nommés : Marchal de Calvi (Charles Jacob), médecin (Calvi, 1815, - Paris, 1873); Nélaton (Auguste), chirurgien, (Paris, 1807 - 1873); Daubrée, Claude Bernard, Guérini, Maisonneuve, Huquier et Laugier le concurent de Sédillot à la nomination à l'Académie des sciences.‎


Connaissances et perspectives sarl

Phone number : 06 89 34 53 59

EUR100.00

‎VILLEMAIN Abel-François‎

Reference : 2769.2015.05

(1848)

‎1 f. double 21/27 au très bel Entête à Tête de Marianne et au Coq de l’Institut de France, Académie Française en date du 25 février 1848. Le Secrétaire Perpétuel de l’Académie à Arthur PONROY. "Monsieur, L’Académie pouvant cette année en dehors de ses prix ordinaires accorder sur un fonds diponible, quelues rémunérations littéraire, a désigné votre nom. Recevez, Monsieur l’Assurance de ma Considération distinguée. Signé VILLEMAIN" ‎

‎VILLEMAIN Abel-François né le 9 juin 1790 mort en 1870. Homme politique et Ecrivain. Le projet de loi sur la liberté de l'enseignement. En 1821, il succéda à Fontanes à l'Académie française, En 1834 il en devient le Secrétaire Perpétuel. Arthur PONROY Ecrivain et Journaliste du 19° S‎


LETTRE AUTOGRAPHE SIGNEE Par Abel François VILLEMAIN Secrétaire perpétuel de l’Académie Française Attribuant en dehors de ses prix ordinaires et sur ... LETTRE AUTOGRAPHE SIGNEE Par Abel François VILLEMAIN Secrétaire perpétuel de l’Académie Française Attribuant en dehors de ses prix ordinaires et sur ... LETTRE AUTOGRAPHE SIGNEE Par Abel François VILLEMAIN Secrétaire perpétuel de l’Académie Française Attribuant en dehors de ses prix ordinaires et sur ...
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