81 books for « Manuscripts; ilab »Edit

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‎AFRIQUE NOIRE - DESSINS ‎

Reference : 87

‎9 dessins d'Emile Buquet ‎

‎ cm 17,3 x 10,4; 11,1 x 16,8; 16,7 x 6,7; 17,4 x 10,9; 17,5 x 10,2; 16,5 x 8,2; 10,7 x 8; 16 x 9,8; 11,7 x 8,6 ‎


‎Dessins à l'encre noire signés des initiales "E.B.", montés sur papier, légendés et numérotés à l'encre sur le montage. Ils représentent: - Campement (Afrique Centrale). Indigènes préparant le repas, avec cases et roulottes. - L'explorateur, représenté assis, avec casque colonial et fusil. - Afrique (les explorateurs et les porteurs indigènes traversent une rivière, en pirogue, à cheval ou à pieds). - Ouest-Afrique (maisons, indigène, chèvres et deux Européens). - Est-Afrique (arrivée d'une barque, taillis, maisons). - D'après Brazza (île au milieu d'un lac, petit bateau à voile). - Ndjems (Afrique). Huttes indigènes enfouies dans la végétation. - Ndjivé (Afrique). Deux indigènes marchent dans la savane. - La maison forestière (femme indigène portant un chargement sur la tête accompagnée de sa petite fille, maison, petite église de brousse au fond.Dessins d'une grande justesse, finesse et précision, ramenés par le dessinateur et aquarelliste Emile Buquet de ses voyages aux quatre coins du monde accomplis dans les années 1850-1880 ‎

Librairie Chamonal - Paris

Phone number : 01 47 70 84 87

EUR1,450.00

‎AMERIQUE ‎

Reference : 14145

‎2 lettres autographes signées et 1 pièce autographe signée de Charles-Joseph marquis de Viomenil, Tournon 10 août 1775, Newport 29 janvier 1781 et Versailles 14 mai 1789 ‎

‎ 3 pages in-8 ou in-4 1 cachet cire rouge aux armes ‎


‎Remerciements de la part de M. d'Angely. La lettre datée de Newport évoque le départ d'une frégate, l'arrivée à Boston de M. Laurens qui se chargera de ses dépêches pour la France. En 1789, il délivre un certificat de service au capitaine de Jumécourt qui a fait en Amérique les campagnes de 1780 à 1783 sous les ordres du comte de Rochambeau ‎

Librairie Chamonal - Paris

Phone number : 01 47 70 84 87

EUR500.00

‎BILLARD ‎

Reference : 17086

‎Facture manuscrite sur papier bleu, datée de Juin 1887 de la maison Paul et fils, Tourneur-Tabletier, Rue de Rome 13, Marseille ‎


‎Jolie facture pour 2 guéridons de cette maison marseillaise, fabricant de billards, mais aussi de tables, chaises, banquettes, de jeux de dames, trictracs, roulettes, etc… dont l'enseigne est un éléphant, reproduit en tête avec un billard, des jeux, théière et cafetière.Très bel état ‎

Librairie Chamonal - Paris

Phone number : 01 47 70 84 87

EUR150.00

‎BOURGEOIS René‎

Reference : 14946

‎[Tableau de la] campagne de Moscou en 1812 Par René Bourgeois, Docteur en médecine de la faculté de Paris, chirurgien-major du régiment du dauphin, cuirassiers, chevalier de l'ordre de la Réunion, etc. Témoin oculaire ‎

‎ manuscrit en 2 parties en 1 vol. in-16 de 3 ff.n.ch. et 143 pp.; 198 pp., cartonnage de l'époque ‎


‎Copie manuscrite ancienne de l'ouvrage de René Bourgeois, Tableau de la campagne de Moscou en 1812, Paris, J.G. Dentu, 1814 ‎

Librairie Chamonal - Paris

Phone number : 01 47 70 84 87

EUR400.00

‎BUCHON Jean-Alexandre‎

Reference : 18179

‎ Traducteur d'ouvrages historiques et philosophiques, éditeur d'une chronique de la conquête de Constantinople, et de l'établissement des Français en Morée, écrite en vers grecs politiques, par un auteur anonyme. L.a.s. à Sa Majesté Othon, roi de Grèce. 1 page in-4. Paris le 26 Novembre 1843 ‎


‎Buchon fait à Sa Majesté Othon hommage d'un livre qu'il vient de publier sous le titre "La Gréce Continentale et la Morée". Il parle ensuite de son séjour à Athènes et de la gracieuse bienveillance qu'ont daigné lui montrer Sa Majesté le Roi et Sa Majesté la Reine Amélie "que j'aime et aimerai toujours à confondre ensemble dans mes plus heureux et respectueux souvenirs". On joint: 1 L.a.s. par le Consul Général de Grèce, à Mr. le Secrétaire d'État au département des relations extérieures de Sa Majesté le Roi de Grêce, à Athènes.Otton Ier, né à Salzbourg. 1815-1867. Roi de Grèce 1832-1862. Fils du Roi Louis Ier de Bavière ‎

Librairie Chamonal - Paris

Phone number : 01 47 70 84 87

EUR600.00

‎CHAMPIGNONS - MANUSCRIT ‎

Reference : 2413

‎Album personnel d'un amateur de champignons, le docteur Bacquias, à La-Chaux-de-Fonds, Suisse (son nom, manuscrit, se trouve sur le premier plat de la reliure) ‎

‎ in-4 de 13 ff.n.ch. cart. amateur papier orange et bleu, dos fendillé ‎


‎Manuscrit sur papier quadrillé comportant plusieurs dessins originaux au crayon noir, de couleur et à l'aquarelle, donnant la description de diverses espèces de champignons comestibles ou vénéneux: agaric, oronge, bolet comestible, cèpes, chanterelles, langue de boeuf, morille, truffe d'hiver, etc ‎

Librairie Chamonal - Paris

Phone number : 01 47 70 84 87

EUR700.00

‎CHINE - MISSIONS ‎

Reference : 16723

‎De felici progressu Religionis Catholicæ in Sinarum Imperio et finitimis Regnis ‎

‎ Manuscrit in-folio de 2 ff.n.ch. en feuilles, sous étui-chemise moderne de papier bleu, pièce de titre rouge ‎


‎Manuscrit en latin sur les progrès des missions catholiques en Corée, au Tonkin, en Cochinchine et en Chine à l'extrême fin du XVIIIe siècle. En Corée, évangélisation du royaume par Pierre Ly, fils d'un ambassadeur du roi de Corée à Pékin, revenu en 1784 dans son pays d'origine ; martyres de ses compatriotes Thomas Kim (1788), Jacques Kouen et Paul Youn (1791), Sabbas Chi, Paul Yu et Matthias Xu (28 juin 1795). Au Tonkin où les persécutions s'abattirent sur les Chrétiens à partir d'août 1798, martyre d'Emmanuel Trieu le 17 septembre de cette année-là et de Jean Dat le 28 octobre suivant ; mise en prison de Jean Thuan le 17 avril 1799 (qui mourut en 1802). En revanche 1000 Tonkinois ont été baptisés, le même nombre en Cochinchine. Dans la province chinoise du Sichuan c'est 4200 autochtones qui ont reçu le baptême et 4800 admis parmi les catéchumènes ‎

Librairie Chamonal - Paris

Phone number : 01 47 70 84 87

EUR3,500.00

‎COCHET DE SAVIGNY Baron‎

Reference : 15171

‎Album de dessins en noir ou aquarellés réalisés par l'auteur lors d'un séjour en Bretagne, à Kervergant, dans la propriété de l'armateur Raymond de Raime, destinataire de l'ouvrage ‎

‎ in-8 oblong br., couv. muette en papier vert, un peu usagée ‎


‎8 ff.n.ch. réunissant 7 dessins à pleine page dont 6 collés sur des feuilles de papier bleu et 3 aquarellés, avec légendes à l'encre. Le premier dessin, exécuté sur papier mauve, sert de page de titre et de dédicace ; le dernier, sur le même papier, comporte 5 vignettes.Ravissant album-souvenir d'un séjour en Bretagne.Les dessins, parfois humoristiques, représentent des vues avec personnages, des chasseurs, des saltimbanques ("Acrobate et équilibriste"), un "Sauvetage dans la Mouille", le "Retour de Kergantic", costumes bretons, la veillée du soir, etc.Envoi autographe de l'auteur sur le premier feuillet: "A mon ami Raymond, témoignage de bonne amitié". On joint les cartes de visite de l'auteur et de son hôte ‎

Librairie Chamonal - Paris

Phone number : 01 47 70 84 87

EUR2,500.00

‎COCTEAU (Jean).‎

Reference : 3088

(1955)

‎Colette. Discours de réception à l'Académie royale de langue et de littérature françaises. Suivi d'un discours d'accueil de Fernand Desonay.‎

‎Paris Grasset 1955 in-8, reliure à la bradel de maroquin lavallière, plats, doublures et gardes de papier brique, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Honnelaître), 114 pp. Edition originale ornée d'un portrait de Colette par Jean Cocteau en frontispice. Un des 35 exemplaires numérotés sur vergé de Montval, tirage de tête. On joint, montée sur onglet en début de volume, une lettre autographe signée (inédite ?) de Colette à Cocteau : "Cher Jean, je me suis chargée d'un message auprès de toi parce qu'il m'est bien agréable. Ne veux-tu pas me rejoindre à l'académie Goncourt qui unanime te désire ? Je t'embrasse, cher Jean, Colette" (1 page in-4 sur papier bleu, s.d., légères traces de papier adhésif). Fine reliure signée.Près de 30 ans après l’élection de Colette au fauteuil d’Anna de Noailles, c’est Jean Cocteau qui lui succède à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Colette et Cocteau se connaissaient de longue date. Dans ses Portraits-souvenir publiés en 1935, le poète se rappelait avoir croisé Colette en compagnie de Willy et de Polaire au Palais des Glaces, dans les premières années du siècle. De loin en loin ils échangèrent leurs livres et quelques lettres, mais c’est le Palais-Royal qui va les réunir, cette fois, en voisins. Colette évoque ses fréquentes visites dans L’Étoile Vesper et Le Fanal bleu. En témoignent de nombreuses photographies, des enregistrements sonores et quelques films. On y devine, derrière le caractère spectaculaire, parfois, de leurs démonstrations d’amitié, une évidente complicité. Sans doute Cocteau n’était-il pas dupe de l’image de la bonne dame du Palais-Royal que Maurice Goudeket, avec l’assentiment de Colette, voulait imposer. Rappelant leurs fréquentes rencontres, il note chez elle «un regard de fauve pensif» et se souvient que «sa patte de velours sortait vite ses griffes.» Loin de l’image respectable de ses dernières années, il aime à rappeler ses années d’apprentissages lorsqu’elle était l’épouse de M. Willy, l’amie de Polaire et du Tout-Paris lesbien des années 1900. «N’allez pas prendre Madame Colette pour une bénisseuse», prévient-il, «bien souvent, prise à l’improviste, sous le bonnet de la grand-mère, je lui voyais le museau du loup»…Le voisinage de Cocteau au Palais-Royal ne suffisait apparemment pas à Colette qui espéra un temps que son ami la rejoindrait à l’Académie Goncourt. Le projet n’a pas abouti, Cocteau ayant sans doute déjà en vue le prestigieux quai Conti. La lettre pourrait avoir été écrite à la fin des années 40, en 1948 ou 1949, après les évictions successives de Sacha Guitry, Jean de La Varende, René Benjamin et Jean Ajalbert.Sans doute l’un des plus beaux textes d’hommage à Colette, enrichi d’une lettre inédite. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)‎


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Phone number : 05 55 14 44 53

EUR1,500.00

‎COLETTE.‎

Reference : 82355

(1940)

‎Chambre d'hôtel.‎

‎Paris Arthème Fayard 1940 1 vol. relié in-12, demi-maroquin à gros grain bleu de Prusse à coins, dos à fins nerfs, plats de papier caillouté, doublures et gardes de même papier, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Alix), 217 pp. Edition originale. Un des 60 exemplaires hors commerce numérotés sur papier vélin azuré de Voiron, celui-ci enrichi d'un envoi autographe signé de l'auteur à Germaine [Patat] : "c'est notre deuxième guerre, mon enfant Germaine. Au moins laissez-moi me réjouir que nous ayons passé la seconde comme la première : coeur à coeur". Exemplaire également truffé d'une belle lettre autographe signée à la même (2 p. in-4 sur papier bleu, s.l.n.d. [vers 1940]). Composé à la façon de Bella-Vista (voir n°47), Chambre d’hôtel réunit deux nouvelles parues précédemment dans la presse: «La Lune de pluie» publiée en 6 livraisons dans Match du 25 août au 28 septembre 1939 et, pour la 1ère partie du texte, une nouvelle parue sous le titre «Gîte de hasard» dans Paris-Soir en 14 livraisons du 16 au 29 avril 1940. Leur rédaction eut lieu dans les premiers mois de la guerre et lors de l'exode. «Gîte de hasard» aurait été en partie écrit à Lyon où Maurice Goudeket et Colette séjournèrent, un peu contraints, sur le chemin qui de Curemonte devait les ramener à Paris. C’est le premier texte que Colette publie aux éditions Fayard après le départ en zone libre des frères Ferenczi. Comme beaucoup de textes publiés pendant la Seconde Guerre mondiale, les deux nouvelles s’inspirent de souvenirs personnels liés à la Belle Époque. Colette poursuit ici un procédé littéraire initié avec La Naissance du jour qui consiste à mettre en scène une narratrice nommée Colette et à mêler à la fiction des personnages réels, ce que la critique contemporaine nomme autofiction et que Colette pratiquait à la manière de Monsieur Jourdain pour la prose.Si «Chambre d’hôtel» permet à Colette de retrouver l’univers du théâtre et des comédiens, qu’elle connaît bien, «La Lune de pluie» est un texte plus étonnant dans la production de l’écrivaine puisqu’il témoigne de son goût pour la voyance: «Je la tiens pour simple, réservée aux simples, inexpliquée, inexplicable autant que certains resplendissants coloris, certains dessins mystérieusement figurés sur le papillon, l’oiseau, le fauve, le poisson.» Colette eut souvent recours à des voyantes – quatre ou cinq confie-t-elle dans L’Étoile Vesper - moins, d’ailleurs, pour connaître l’avenir que pour attester de la présence des morts dans nos vies. Dans «La Lune de pluie», le don de Mme Elise prend un tour inquiétant puisqu’à l’art de la divination elle mêle sorcellerie et magie noire au service d’un sentiment souvent éprouvé par les héros de Colette: la jalousie et le dépit amoureux.De jalousie il fut d’abord question entre la couturière Germaine Patat et Colette, la première entretenant une liaison avec l’époux de la seconde, Henry de Jouvenel. Mais nul besoin de sortilège pour l’écrivaine qui avait très tôt éprouvé le pouvoir de la solidarité féminine contre l’infidélité des hommes et sut faire de sa rivale une de ses meilleures amies.Témoins de cette amitié la longue et abondante correspondance que les deux femmes échangèrent - aujourd’hui conservée à la Bibliothèque nationale de France - et les ouvrages de Colette dédicacés à Germaine Patat souvent enrichis de fragments de manuscrits ou de lettres autographes inédites.La lettre reliée dans l’exemplaire peut être datée du début du mois de novembre 1940 alors que Colette corrige les épreuves de Chambre d’hôtel: «Je finis à peine ce travail minutieux et em…nnuyeux de la correction d’épreuves sur deux volumes, l’un pour tout de suite (Chambre d’hôtel) l’autre dans deux ou trois mois (Journal à rebours). Vous voyez que je tâche de me défendre du chômage.» Une urgence à gagner sa vie qui s’exprimera tout au long de cette période alors que se font ressentir de plus en plus durement le froid et les privations de nourriture.Les exemplaires de Germaine Patat sont très recherchés. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)‎


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EUR1,500.00

‎[DIGNIMONT, DARAGNES, MOREAU (Luc-Albert), DUNOYER DE SEGONZAC.] - ‎ ‎COLETTE.‎

Reference : 82391

‎Les Cahiers de Colette (n°1 à 4). ‎

‎Paris Les Amis de Colette [Atelier de Daragnès] 1935-1936 4 vol. broché 4 vol. gr. in-4, brochés, couvertures rempliées, sous chemise et étui de papier bois, 99, 88, 91 et 95 pp. Collection complète, en édition originale, illustrée pour le premier cahier de 6 eaux-fortes par André Dignimont, pour le deuxième de 6 eaux-fortes par Jean-Gabriel Daragnès, pour le troisième de 6 lithographies par Luc-Albert Moreau et pour le quatrième et dernier cahier de 6 eaux-fortes par André Dunoyer de Segonzac. Tirage limité, pour chaque cahier, à 175 exemplaires numérotés sur Arches, tous signés par l'auteur. Très bel ensemble ayant appartenu à Ernest Simon, avec son ex-libris. Chaque volume porte un envoi de l'illustrateur à lui adressé, et le premier cahier est enrichi d'un envoi autographe signé de Colette : "Pour Monsieur Ernest Simon, en échange d'un feuillet bien plus bleu, bien plus suave, et qui en outre a le mérite d'être vierge!". On joint également à ce cahier 3 lettres autographes signées de Colette (1 p. in-4, 2 p. in-8 obl. et 1 p. in-4, s.l.n.d.) toutes relatives à la couleur bleue de son papier à lettres. Le troisième cahier est enrichi de deux gravures de Luc-Albert Moreau : l'une représentant Colette en train de danser, datée de 1941 et dédicacée à Ernest Simon ; l'autre un portrait de l'écrivain avec cette légende autographe de l'artiste : "Tirage particulier du frontispice de Mes Cahiers (1941)". Alors que Colette devait sans cesse imaginer de nouveaux projets pour assurer son indépendance financière, Maurice Goudeket, son dernier mari, ancien courtier en perles converti au commerce du livre ancien grâce aux conseils avisés de Pierre Bérès, eut l’idée de réunir des manuscrits inédits de Colette en une publication de luxe destinée à un petit cercle d’amateurs. C’est ainsi que naquirent «Les Amis de Colette» dont le comité était composé de Tristan Bernard, Pierre Brisson, Francis Carco, Jean Giraudoux, Édouard Herriot, François Mauriac et Paul Morand, Pierre Bérès assurant le rôle de trésorier. Quatre volumes furent édités, trois en 1935, et le dernier au début de l’année 1936. Chaque volume était tiré à 175 exemplaires réservés aux membres de l’association qui devaient s’acquitter de 1.000 francs pour recevoir l’ensemble de la collection. L’illustration fut confiée aux peintres amis de Colette: André Dignimont, Luc-Albert Moreau, André Dunoyer de Segonzac et Jean-Gabriel Daragnès qui fut également chargé de l’impression.Si on en croit les confidences de Pierre Bérès, les souscriptions furent lentes à venir et Colette se désintéressa du projet dont elle confia la conduite et le suivi à Maurice Goudeket. C’est lui qui choisit les différents inédits: les premières versions de Chéri, les notes marocaines, des notes de tournée et quelques portraits. En résultèrent quatre magnifiques ouvrages longtemps prisés par les collectionneurs. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)Rare ensemble dédicacé par les illustrateurs et par Colette à Ernest Simon, enrichi de 3 lettres autographes de Colette et de deux gravures de Luc-Albert Moreau dont un portrait qui servira de frontispice à Mes Cahiers (Aux Armes de France, 1941). Bien que son nom n’ait pas laissé de trace dans les biographies consacrées à Colette, l’envoi et les lettres jointes à l’exemplaire suggèrent qu’Ernest Simon fut sinon papetier du moins pourvoyeur de papier bleu, la couleur élue par Colette. Dans ses lettres, l’écrivaine se confie sur le choix des bleus: «le bleu plus pâle c’est pour les lettres. Mais pour le travail, il faut assombrir mon champ…», remercie pour l’envoi d’un nouveau papier «j’étrenne pour vous ce champ d’azur» ou «ce papier d’un bleu si doux». «Est-on un vieil écrivain sans être maniaque?» s’interroge-t-elle ingénument, elle qui avait hérité de son père, le Capitaine, la manie papetière… ‎


‎ 6 ‎

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EUR3,000.00

‎COLETTE.‎

Reference : 82351

(1973)

‎Lettres à ses pairs. Texte établi et annoté par Claude Pichois et Roberte Forbin.‎

‎Paris Flammarion 1973 1 vol. broché in-8, broché, 454 pp., index. Edition originale de ce recueil de lettres classées par correspondants. Un des 35 exemplaires numérotés sur vélin pur chiffon d'Arches, tirage de tête, celui-ci non justifié, mais parfaitement conservé sous un double emboîtage signé d'Alain Devauchelle avec dos bordé de demi-maroquin bleu et doublures de daim chamois contenant deux documents (inédits ?) : d'une part une intéressante lettre autographe signée "Colette Willy" adressée en 1904 à Rachilde pour la remercier de son "si joli article sur 'Minne'" (4 p. in-16 sur papier bleu à en-tête du Domaine des Monts-Bouccons, s.d.) ; d'autre part une lettre autographe signée de Jean Cocteau adressée à Colette après le décès de Marguerite Moreno (une page in-4, à en-tête de la Maison du Bailli à Milly, 16 juillet 1948) : "Ma Colette, Tu dois avoir du chagrin de la mort de notre amie. Tu es la seule famille que je lui connaisse. C'est pourquoi je voudrais être auprès de toi et te demander les mille histoires que tu racontes et qui l'empêcheront d'être morte. Je t'aime. Jean". La réponse de Colette à cette lettre est publiée en page 439 du volume. En parfait état.Ce volume est sans doute un des plus ambitieux de ceux dirigés par Claude Pichois et Roberte Forbin qui ont tenté d’y rassembler l’essentiel des lettres de Colette aux grands auteurs de son temps (Pierre Louÿs, Anna de Noailles, Marcel Proust, Marcel Schwob, Léon-Paul Fargue, Lucie Delarue-Mardrus, Francis Carco, Rachilde, etc.). S’y dessinent des réseaux d’amitiés autant littéraires que mondaines qui replacent l’écrivaine dans une époque et un milieu dont elle fut pendant un demi-siècle, de façons certes diverses, un des points d’attraction. À la différence des autres correspondances plus homogènes, en raison de la chronologie ou du nombre restreint des destinataires et du caractère plus intime, cet ensemble témoigne de la capacité de Colette à s’adapter à son correspondant sans jamais rien perdre d’elle-même, passant de l’évocation d’un livre en cours ou reçu à celle d’un spectacle plus ordinaire (fleur, bête, nourriture, paysage) avec ce même élan vital et ce même bonheur d’expression que lui connaissent et reconnaissent ses lecteurs les plus illustres.Exemplaire somptueusement enrichi de deux lettres inédites. La première, très rare, à en-tête des Monts-Bouccons, la propriété que Willy avait offerte à Colette sur les hauteurs de Besançon (voir n°3), datable de juillet ou août 1904, est adressée à Rachilde après son article élogieux sur Minne paru dans Le Mercure de France: «Avez-vous réellement aimé Minne? Peut-être nous aimez-vous assez pour tâcher de mentir. Minne eût été une nouvelle charmante en 150 pages ou moins, mais la dureté des temps obligea vos amis Willy et Colette à l’étirer jusqu’au roman, hélas.» Bien que le roman soit signé Willy, il est évident à la lecture de cette lettre que la collaboration de Colette n’était déjà plus un mystère, au moins pour les proches et les plus attentifs des lecteurs. Colette évoque dans cette même lettre l’écriture des premiers dialogues de bêtes: «J’ai déjà commis deux nouveaux dialogues pour Vallette.» La lettre, enfin, est toute remplie du bonheur de ces étés bisontins que Colette transposera dans La Retraite sentimentale: «J’y rentre chaque été comme un goujon reglisse dans l’eau, sans plus de bruit et avec autant de bonheur.» Sans oublier le spectacle des bêtes qui passionnent Rachilde et Colette: «J’ai pensé à vous en voyant, spectacle insolite, un matou poursuivi par une douzaine d’hirondelles qui lui donnaient la chasse et lui piquaient les oreilles. Affolé, le malheureux s’est roulé, ventre et griffes en l’air, avant de fuir sous un buisson les guerrières ardoisées défendant leurs nids.»La seconde lettre, également inédite, plus brève mais non moins émouvante, est adressée par Jean Cocteau à Colette depuis Milly, le 16 juillet 1948, après la mort de Marguerite Moreno, la meilleure amie: «Ma Colette, Tu dois avoir du chagrin de la mort de notre amie. Tu es la seule famille que je lui connaisse. C’est pourquoi je voudrais être auprès de toi et te demander les mille histoires que tu racontes et qui l’empêcheront d’être morte. Je t’aime. Jean». Elle vient compléter la réponse de Colette à cette même lettre publiée dans le volume.Très bel ensemble, parfaitement établi par Alain Devauchelle. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)‎


‎ 6 ‎

Vignes Online - Eymoutiers

Phone number : 05 55 14 44 53

EUR1,500.00

‎COLETTE.‎

Reference : 82314

(1913)

‎Manuscrit autographe du chapitre "Amour" de L'Envers du Music-Hall. ‎

‎S.l. 1913 relié in-8 carré, bradel de parchemin crème, dos lisse avec nom de l'auteur et titre dorés en long, doublures et gardes de papier blanc tapissé de fins motifs dorés, tête dorée, étui bordé de même papier à motifs dorés (M.-P. Trémois), 10 pages à l'encre montées sur onglet (infimes perforations en marge des feuillets ne gênant pas la lecture). Titre en tête du premier feuillet ajouté à la mine de plomb : "Amour". Manuscrit autographe de premier jet avec de nombreuses ratures et corrections correspondant aux pp. 65-72 de l'édition originale (Paris, Flammarion, 1913). Le manuscrit, inconnu des éditeurs des œuvres de Colette dans la Pléiade, correspond au texte publié dans Le Matin le 18 avril 1912 et repris en 1913 dans L’Envers du music-hall sous le titre «Amour». Colette y dresse le portrait d’une petite danseuse anglaise, Dolly, «gentille et touchante, anonymement», et suit le progrès de son «idylle quasi muette» avec «Mâss’l» (Marcel), ténor-danseur qui officie dans le même théâtre et qui a été séduit par le charme blond de la jeune étrangère.La parfaite maîtrise de la forme brève éclate dans ce texte, comme dans tous ceux regroupés dans L’Envers du music-hall: sûreté du trait simple et vif, plus pointilliste qu’impressionniste, efficacité des dialogues et art subtil de la clausule dans le retournement final. Les abondantes ratures et corrections témoignent du travail difficile de l’écrivain en recherche constante du«mot meilleur que meilleur».Très rare manuscrit de cette période où Colette utilisait encore du papier crème ligné qui lui rappelait ces années sur les bancs de l’école de Saint-Sauveur-en-Puisaye… Le papier bleu ou vert sera définitivement adopté après la Première Guerre mondiale. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)‎


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EUR5,000.00

‎COLETTE.‎

Reference : 82407

(1929)

‎Philippe Berthelot. Leur "beau physique". Manuscrit autographe signé.‎

‎ S.l.n.d. 1929 1 vol. relié 9 feuillets in-4 au recto sur papier bleu montés sur onglets et reliés en un vol. in-4, bradel demi-veau olive à petits coins, dos lisse avec auteur et titre dorés en long, plats recouverts de papier à la colle dans les tons verts et rouille, contreplats et gardes de papier vert d'eau, non rogné (Honnelaître), 9 ff. Beau manuscrit avec de nombreuses ratures et corrections de ce portrait du diplomate publié en 1929 dans la revue "Bravo" (trace de pliure centrale). On joint le volume d'hommage "Philippe Berthelot, 1866-1934" (Paris, Imp. Ducros et Colas, s.d., in-8, broché, couverture rempliée, 67 pp., portrait-frontispice) où ce texte est repris (p. 32-33) avec un bel envoi autographe signé de la veuve du diplomate, Hélène Berthelot, à Colette.Manuscrit autographe inconnu des biographes, abondamment corrigé. Cette évocation de Philippe Berthelot parut d’abord dans Bravo, le 29 novembre 1929, dans la rubrique «Leur beau physique» où il était accompagné d’un portrait du diplomate par Paul Colin. Colette le reprendra dans Prisons et paradis en 1932 puis dans la très rare plaquette d’hommages hors commerce, publiée en 1934, illustrée d’un portrait par Félix Bonnet et où figurent également des textes de Paul Morand, Jean Giraudoux, Paul Claudel, etc.Colette avait sans doute croisé Philippe Berthelot à l’époque de son mariage avec Willy. Ainsi leurs trois noms figurent parmi les invités du dîner donné le 27 mars 1905 au Cercle des arts et de la mode pour le lancement de la revue Le Damier. Mais c’est après la Première Guerre mondiale, sans doute en raison des missions diplomatiques d’Henry de Jouvenel, qu’elle devient une habituée des réceptions données par Philippe et Hélène Berthelot.Fils du célèbre chimiste Marcelin Berthelot, Philippe Berthelot fit une brillante carrière au sein de la diplomatie française, au point d’avoir été considéré pendant de nombreuses années comme l’éminence grise du Quai d’Orsay, dont il fut le secrétaire général. Ce rusé diplomate était aussi un esthète et un fin lettré qui aimait la compagnie des artistes et des écrivains. C’est lui qui présenta à Colette la jeune Mireille Havet, étoile filante des lettres françaises, dont la romancière préfaça le premier ouvrage La Maison dans l’œil du chat (1917). C’est grâce à lui encore qu’elle rencontra Paul Claudel et, rencontre ô combien plus marquante, Bâ-Tou, l’ocelot qu’un dignitaire africain avait offert à Philippe Berthelot et qui paraissait mal assorti aux ors et aux velours du quai d’Orsay. Quelle solution plus «diplomatique» que d’offrir l’animal à celle qui en parlait si bien: Colette! Cette dernière raconta avec passion cette éphémère proximité avec la bête sauvage dans La Maison de Claudine. En retour, Colette offrit à son ami le plus bel éloge dont on puisse rêver sous sa plume: «Combien d’amants peuvent dire, sans erreur ni hésitation de mémoire, la teinte des yeux qu’ils chérissent? L’habitude d’interroger longuement des visages privés de parole, dont les prunelles sont fendues d’un iris oblong, rétractile, m’a rendue plus curieuse, peut-être plus subtile. Il ne me fallait pas moins que mes hautes et anciennes relations avec la gent que je préfère pour que je reconnusse, dissimulée sous les traits d’un homme occidental, la face du Seigneur Chat.» Cette comparaison qui avait valeur de suprême récompense sera reprise et modulée par Daniel Rondeau dans le beau texte qu’il consacra au diplomate ami des écrivainsdans La Revue des deux mondes, intitulé : «L’homme-fauve au plumage d’aigle». Ce manuscrit présente de nombreuses corrections et des ajouts qui ne figurent pas dans l’édition de La Pléiade et qui témoignent du labeur de l’écrivaine, fût-ce pour un article à paraître dans la presse«légère».Bibliographie : Jean-Luc Barré, Philippe Berthelot. L’éminence grise, 1866-1934, Plon, 1999. - Daniel Rondeau, «Philippe Berthelot, homme-fauve au plumage d’aigle», La Revue des deux mondes, décembre 1988. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)‎


‎ 6 ‎

Vignes Online - Eymoutiers

Phone number : 05 55 14 44 53

EUR4,000.00

‎COLONIES] TROMELIN ‎

Reference : 24674

‎Analyse du rapport du général Baudrand sur les colonies françaises d'Amérique ‎

‎ 16 pp. in-folio en feuilles ‎


‎Intéressant manuscrit donnant une longue analyse du mémoire rédigé en 1826 par le général Baudrand sur le service du génie en Guyane.Jean-Marie-François Boudin, comte de Tromelin (1771-1842) fait maréchal de France en 1825, était un ancien général d'Empire ayant servi à Waterloo, tout comme le général Baudrand, dont il est ici question, et qui effectua plusieurs missions au service du génie. Il est question de" l'utilité des colonies (Bourbon, la Guyane et les Antilles)", puis "des meilleurs moyens à employer pour la conservation des colonies en général et en particulier pour la défense de la Martinique", de "la position choisie aux Antilles", de "l'influence du climat sur les troupes", etc ‎

Librairie Chamonal - Paris

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EUR3,500.00

‎CUCHEVAL CLARIGNY Philippe-Athanase‎

Reference : 3278

‎ 1822-1896. Journaliste, normalien et chartiste, il fut conservateur de la Bibliothèque Saint-Geneviève. Manuscrit intitulé "Le Japon et les Japonais" ‎

‎ 29 ff. in-8 conservés dans une boîte moderne de maroquin noir ‎


‎"Le gouvernement américain est le premier qui ait réussi dans les temps modernes à nouer des relations régulières avec le Japon… Le rapport adressé au Cabinet de Washington contient sur ce singulier pays une multitude de renseignements curieux. On en a extrait les détails les moins connus ou les plus intéressants… ".Le journaliste passe donc en revue les moeurs, les vêtements, la nourriture, la vie de famille et le code d'honneur, la religion, les divinités, les prêtres, le théâtre et les spectacles de rue, le commerce, l'agriculture, l'industrie, le gouvernement, etc… ‎

Librairie Chamonal - Paris

Phone number : 01 47 70 84 87

EUR5,300.00

‎DABIT (Eugène).‎

Reference : 73855

(1939)

‎Journal intime (1928-1936).‎

‎Paris Gallimard 1939 1 vol. in-8, demi-maroquin havane, dos à nerfs, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Alix), 358 pp. Edition originale. Un des 45 exemplaires numérotés sur vélin pur fil Lafuma-Navarre, seul tirage en grand papier. Exemplaire truffé d'une belle correspondance sentimentale inédite comprenant 6 lettres autographes signées d'une écriture très dense (10 pages in-8, s.l., 7 mars au 26 mai 1935) adressée à une mystérieuse "Domenica" qui apparaît dans le Journal intime sous les initiales P.G.Le 7 mars 1935, Dabit quitte le port du Havre pour rejoindre Southampton et revient sur la soirée qu'il a passée la veille avec sa correspondante : "C'est un souvenir pareil que celui que vous laisse un songe. Et, cependant, bien précis. Je connais trop ces rues, ces quartiers, pour ne pas les revoir, plongés dans la nuit. Mais ils m'apparaissent encore différents, à cause de vous. Quels promeneurs étrangers nous faisions dans ces rues désertes (...) Je voudrais être encore avec vous"... Le 4 avril, il a vu sa correspondante pour la quatrième fois : "Sans doute est-ce la lecture de mes romans qui vous a fait porter sur moi votre pensée. J'aurais pu ne pas être, ou très mal, "l'homme" de mes livres - que je ne prends au sérieux, ainsi que la littérature, l'art, que dans la mesure où ils m'aideront à vivre chaque journée." Il évoque la similitude d'esprit qu'il décèle chez sa correspondante et demande : "Et pourquoi donc résister à cette attirance ? Au nom de quoi ? à cause de quels principes ? quelles verrtus sociales ou morales ?" ; et d'ajouter : "Je voudrais que mes lettres, moi-même, vous fassent penser, fut-ce très faiblement, qu'il n'est pas absolument vain de continuer à vivre, même quand on a perdu ce qui vous fût et vous restera le plus cher dans cette vie terrestre (...) Peut-être vivrons-nous encore quelques mois, une année, plus, je ne sais. Et si nous vivons, nous irons ensemble plus loin sur notre route"... Le 16 mai, il évoque son prochain (et ultime) roman, La Zone verte : "J'ai fini de corriger les 200 pages de mon roman (...) Je ne sais plus qu'en penser, il ne m'appartient plus ; je pense qu'il garde tout de même quelque chose de mon désir et de mon amour". Il se réjouit de revoir sa correspondante le samedi suivant. Le dimanche 26, il décrit avec moults détails pittoresques une longue flânerie à la porte des Lilas et regrette : "J'aurais tant souhaité que vous fussiez là... que vous plongiez dans ce bain"... Eugène Dabit disparaîtra prématurément dans sa trente-huitième année l'été suivant au cours d'un voyage en U.R.S.S. Très bel exemplaire.‎


‎ 6 ‎

Vignes Online - Eymoutiers

Phone number : 05 55 14 44 53

EUR2,500.00

‎DELISLE DE SALES ‎

Reference : 15809

‎Catalogue des journaux majeurs de la Révolution ‎

‎ manuscrit autographe, gr. in-4 basane racinée, dos lisse orné de fleurons dorés, pièce de titre rouge [Rel. de l'époque], lég. rest ‎


‎L'historien et philosophe Jean-Baptiste-Claude Isoard, dit Delisle de Sales (1739 ? - 1816), auteur de La philosophie de la nature, ou Traité de morale pour le genre humain, membre de l'Institut et quelque temps ami de Voltaire, survécut à l'Ancien Régime, à la Révolution et à l'Empire avant de mourir criblé de dettes sous Louis XVIII. Il avait constitué une bibliothèque considérable de plus de 32.000 volumes parmi lesquels une ample collection des publications de l'époque révolutionnaire dont près de 500 journaux. Il tenta en vain de la vendre en bloc en 1810 et elle ne fut dispersée qu'en 1818, après sa mort.Le présent catalogue, rédigé de sa main en 1811, concerne les 50 journaux les plus importants de la période révolutionnaire (le Journal de Paris, la Trompette du Père Duchesne, le Spectateur national, etc.). Il donne, pour chacun des titres, l'état précis de la collection avec l'indication des numéros conservés et la présence éventuelle de doubles.Il en a rédigé trois tables alphabétiques, la première étant la plus exacte des trois ‎

Librairie Chamonal - Paris

Phone number : 01 47 70 84 87

EUR20,000.00

‎DILLON Jacques-Vincent-Maris dela Croix‎

Reference : 3773

‎Sur un nouveau moyen d'apprécier les petites parties dans les Instruments de Mathématiques. Paris ce 28 Messidor an 12 [1804]. Manuscrit autographe signé J. Dillon ‎

‎ 8 pp. avec 2 figures dans le texte, 23 x 17 cm protégé dans un étui-chemise en demi-maroquin rouge ‎


‎Très intéressant manuscrit.Jacques Dillon, né à Capoue (Italie), en 1760, appartenait à une branche des Dillon d'Irlande qui s'était établie dans le royaume des Deux-Siciles ; il était le fils d'un brigadier du roi de Naples. Devenu capitaine dans le corps des Ingénieurs hydrauliques, il fut chargé de conduire en France, en 1795, de jeunes officiers pour y parfaire leur instruction. Il se fixa alors à Paris, s'y lia avec des ingénieurs et des savants, fit connaître des méthodes pratiquées en Italie et composa plusieurs mémoires intéressants qui reçurent l'approbation de l'Académie des sciences. Il fut même candidat à cette académie, mais - détail piquant - fut battu par le général Bonaparte. Nommé vérificateur général du nouveau système des poids et mesures, il devint ensuite professeur à l'École centrale de Paris et enfin ingénieur en chef. C'est à lui que l'on doit le premier pont de fer qui ait été construit en France (1798), le Pont des Arts, remarquable par son élégance et sa légèreté. Il allait prendre la direction des travaux du pont d'Iéna lorsqu'il mourut en 1807. Cf. Dict. de biogr. française ‎

Librairie Chamonal - Paris

Phone number : 01 47 70 84 87

EUR3,800.00

‎DUMAS Alexandre‎

Reference : 12492

‎La question grecque. - Manuscrit ‎

‎ 1 feuillet et demi in-4 (rédigé au recto uniquement), encre noire sur papier bleu parme, écriture très lisible, conservé dans un étui chemise de papier bleu, dos de chagr. noir ‎


‎Intéressante préface manuscrite.Il s'agit d'une introduction à la publication d'une lettre: "Cette correspondance qui mettra nos lecteurs au courant de la question grecque, que l'Albanie seule peut dénouer, donnera la preuve que notre prétention d'être mieux renseignés que personne n'était pas exagérée"…En excellent état ‎

Librairie Chamonal - Paris

Phone number : 01 47 70 84 87

EUR3,500.00

‎ESCLAVAGE - ILE MAURICE ‎

Reference : 15958

‎Notes à S.E. Monsieur le Ministre de la Marine et des Colonies sur les effets de l'émancipation des Noirs à l'île Maurice…- Manuscrit, Port-Louis 15 septembre 1837 ‎

‎ 34 pages en un cahier in-4 cousu par un ruban bleu, boîte moderne en chagr., plat en altuglas ‎


‎Très intéressant mémoire sur la situation de l'île Maurice, cinq ans après l'abolition de l'esclavage dans la colonie britannique.Ce mémoire dépeint, à l'intention du ministre français de la Marine et des Colonies, les effets de l'abolition de l'esclavage et cherche à établir si la situation serait identique à l'île Bourbon dans le cas où la France prendrait les mêmes mesures. Il est divisé en deux parties, une partie dite « historique » et une partie répondant à une quinzaine de questions relatives aux résultats de l'émancipation: discipline sur les habitations, administration pénale, mœurs et habitudes des Noirs, rapports entre anciens esclaves et colons, éducation des enfants, etc. Le recensement des esclaves dès l'année 1815 et les différentes mesures prises en leur faveur par les gouverneurs de l'île Maurice conduisirent à l'abolition votée le 28 août 1833 et à son application concrète à partir du 1er février 1834. Un système d'indemnités pour les propriétaires et « d'apprentissage » de quelques années pour les esclaves affranchis fut alors mis en place, avec une distinction entre les esclaves « domestiques » (liés au service de la maison) et les esclaves « d'habitation » (attachés à la culture des terres). Selon ce rapport, la situation est peu satisfaisante. L'auteur insiste sur le mauvais caractère des Noirs, leur attribuant un penchant naturel pour le vol, l'ivrognerie, le jeu, le libertinage et la paresse tout en condamnant la conduite de certains juges qui favorisent ces penchants. S'il n'y a pas eu de troubles sérieux, de nombreux abus et actes d'insubordination ont cependant été constatés, et le rédacteur conclut que l'émancipation a porté une atteinte grave à la fortune des anciens propriétaires (malgré la venue de nombreux travailleurs indiens) et qu'elle n'a pas permis de civiliser et de moraliser la population noire. Si l'on suivait les idées des philanthropes à l'île Bourbon et que l'esclavage y soit aboli, il faudrait alors instituer un affranchissement successif des enfants et un système d'apprentissage beaucoup plus long… ‎

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Phone number : 01 47 70 84 87

EUR4,800.00

‎ESPAGNE - NAPOLÉON IER ‎

Reference : 17274

‎Voyage Pittoresque et historique de l'Espagne Fourni pour la Bibliothèque de Sa Majesté L'Empereur et Roi… ‎

‎ 1 p. manuscrite in-folio (31 x 19,7 cm) en feuille ‎


‎Facture de 60 F accompagnant la fourniture par le libraire-éditeur Boudeville à la bibliothèque personnelle de l'Empereur d'une livraison sur papier vélin et avec les figures avant la lettre du Voyage Pittoresque et historique de l'Espagne d'Alexandre de Laborde (1774-1842), attaché d'ambassade depuis 1800 auprès de Lucien Bonaparte. Cette splendide publication grand in-folio, illustrée d'un grand nombre de planches, paraissait par livraisons depuis 1806 (la 48e et dernière fut publiée en 1820). La présente livraison, datant des débuts de la guerre d'Espagne, a sans doute été lue attentivement par L'Empereur qui ignorait tout du pays sur le trône duquel il venait de placer son frère Joseph.La facture, signée par Boudeville, a été visée par le bibliothécaire de l'Empereur, le fameux bibliographe Antoine-Alexandre Barbier, en poste depuis 1807. Elle porte le contre-seing du Premier Chambellan, le comte de Remusat, et un visa comptable spécifiant que la somme est prélevée sur l'enveloppe de 50.000 F prévue au budget pour l'achat de livres des bibliothèques personnelles de l'Empereur ‎

Librairie Chamonal - Paris

Phone number : 01 47 70 84 87

EUR800.00

‎EXPÉDITION D'ÉGYPTE - CHANLAIRE Pierre Gilles‎

Reference : 20668

‎L.A.S. "Chanlaire" au Citoyen Président du Directoire exécutif ‎

‎ 1 page pet. in-4 (18,3 x 23,7 cm) ‎


‎Mentelle et lui-même font l'hommage au Président du Directoire d'un exemplaire de la "Carte du théâtre de la guerre en Orient, que nous allons publier. Nous avons pensé que cette carte seroit reçue avec quelqu'intérêt, et qu'elle aideroit à suivre les opérations de l'armée d'Égypte."Pierre Gilles Chanlaire (1758-1817) était géographe ‎

Librairie Chamonal - Paris

Phone number : 01 47 70 84 87

EUR450.00

‎FABLES - MANUSCRIT ‎

Reference : 17492

‎Fables d'actualité daté en tête du 23 juillet 1871 ‎

‎ Un cahier in-folio de 23 pp. ‎


‎Recueil de fables, de courts récits et de chansons.Parmi les auteurs de ces textes, on relève les noms d'Albert Millaud, Popilius ou Emile Debraux. D'autres sont signés A.C. Gripon ou Charles Cyrpoux. Ils font souvent référence à la situation politique, comme ce triolet parlementaire de Millaud:Gambetta nous revient purgéDu passé. C'est un tour de singe.Comme il a beaucoup voyagéGambetta nous revient purgé.Il aura tout à fait changéQuand il aura changé de linge…On relève également en fin de manuscrit des analyses grammaticales de textes, des recettes d'encres sympathiques et des listes de conjugaisons ‎

Librairie Chamonal - Paris

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EUR450.00

‎FAIDHERBE Louis ‎

Reference : 14094

‎Lettre autographe signée, Bordeaux 10 juin 1863, à M. de Villetard, 3 pages in-8 ‎


‎A propos de la création d'un poste de Directeur de l'intérieur pour le Sénégal. Le ministre de la marine et le directeur des colonies y étant opposés, il ne peut satisfaire son correspondant dont il a gardé un bon souvenir depuis leur séjour commun en Algérie ‎

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