1 books for « Andarto B.; Elephants »Edit

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‎da Costa, Cristóvāo [Cristobal Acosta] (ca. 1540-1599)‎

Reference : C-0575

(1585)

‎Trattato di Christoforo Acosta Africano Medico, & Chirurgo, della historia, natvra, et virtv delle Droghe Medicinali, & altri Semplici rarissimi, che vengono portati dalle Indie Orientali in Europa, Con le Figure delle Piante ritratte, & disegnate dal viuo poste a’ luoghi proprij. Nuouamente recato dalla Spagnuola nella nostra Lingua. Con due Indici, vno de’ Capi principali, l’altro delle cose di più momento, che si ritrouano in tutta l’Opera.‎

‎In Venetia: Presso à Francesco Ziletti, MDLXXXV [1585].- // 4º (222x168mm.); [52], 342 [i.e. 340] p.; sign. a-d4, e6, f4, A-Z4, Aa-Ss4, Tt6 [dont f4, blanche]; marque typographique sur page de titre; 47 xylographies le long du texte, certaines en pleine page, dont 45 de plantes et d’arbres tropicaux et deux d’Éléphants ; erratum dans l’impression du registre, qui omet ceux des préliminaires, il indique l’existence de cahier portant signature ‘Uu’ - qu’il est inutile de chercher - et signale que tous les cahiers sont «doubles», sauf le ‘Tt’ qui est «triple», alors que le cahier ‘e’ l’est aussi.- // Reliure en peau marron, avec plat arrière déformation ancienne; dos avec trois nerfs décorés, avec entrenerfs et pièce de titre décorés dorés; coiffe restaurée ; consolidation savante de l’entrenerf inférieur attaqué; coins ouverts, mais renforcés. Marges du papier avec oxydation à divers degré tout au long de l’œuvre ; cahiers A et Kk quelque peu ternis ; auréole d’humidité dans coin inférieur de cahiers Z, Aa et Bb.Bb.- // Prov.: Pas de données.- // Réfs.: Bradley, III, 276; Colmeiro, 239; Palau, 1694; Pritzel, nova, 13.‎


‎[Pour les commandes à livrer hors d'Espagne, s'il vous plait, voyez les conditions de vente et de livraison, type A].- // Cristóvāo da Costa, mieux connu sous le nom de Cristobal de Acosta - ainsi publia-t-il son œuvre célèbre pour la première fois en castillan, à Burgos, en 1578-, et d’Acosta l’africain - parce qu’il naquit dans une colonie portugaise en Afrique, arriva à Goa (Inde) enrôlé comme médecin au service des troupes du vice-roi portugais Luis d’Ataíde (1517-1580) récemment nommé, en 1568, quelques mois après le décès de García de Orta (voir notre réf. C-0143). Aux Indes orientales il suivit les troupes à Goa, Cochin et dans d’autres cantonnements, où en marge de son activité médicale, il maintint différents jardins de plantes médicinales qu’il employa comme une de ses sources d’information botanique. Il revint en Europe en 1572 et, après s’être établi à Burgos (Espagne), vers 1576 il fut engagé comme médecin par cette municipalité, à laquelle il dédia en 1578 son Tractado Delas Drogas, y medicinas de las Indias Orientales, con sus Plantas debuxadas al bivo por Christoual Acosta medico y cirujano que las vio ocularmente. En el qual se verifica mucho de lo que escrivió el Doctor Garcia de Orta, imprimé dans la même ville par Martín de Victoria. Acosta maintint sa relation avec la ville jusqu’en 1587, où il se retira pour vivre en ermite, publia encore deux œuvres, quoique de caractère religieux. Pardo Tomás signale que cette trajectoire n’était pas peu fréquente dans le monde ibérique : « un jeune soldat travaillant comme médecin et chirurgien, développe un intérêt dans l’observation de la nature, produit une œuvre, essaye de se faire une place dans le débat intellectuel et termine par se retirer du monde pour des motifs spirituels car il souhaite préparer le salut de son âme »(1). Le Traité sur les drogues et les médecines des Indes orientales écrit par Acosta eut un destin varié. Carolus Clusius, dans la tâche de rediffusion des progrès de la botanique à laquelle il se dédia, fit une version latine qui fut imprimée par Plantino à Anvers en 1582 (rééditée en 1593), comme il avait traduit avant au latin Monardes, García de Orta et Fragoso. Comme il l’avait fait avec les Colloques de García de Orta, il ne traduisit pas l’œuvre mais en fit une version latine plus brève, en altérant l’ordre de présentation des plantes, mais aussi des 47 gravures grand format de l’originale, qui avaient été taillées en suivant des dessins d’observation effectués par Acosta lui-même, n’en inclut qu’une, celle de l’arbre du clou. Ainsi, l’ensemble des gravures qui illustrait l’édition de Burgos du livre d’Acosta peut être seulement contemplé soit dans cette première édition soit dans l’édition vénitienne de Francesco Ziletti, qui en commanda la copie pour la traduction italienne, de plus grande dimension et de plus belle facture que l’original, imprimée en 1585, à laquelle correspond l’exemplaire que nous offrons. Cette édition est la seule qui reproduit le texte dans son intégralité, ainsi que les gravures originales, y compris les deux consacrées aux éléphants. Effectivement, le dernier chapitre du livre abandonne le royaume végétal et offre un Traité de l’Éléphant et de ses qualités, la première étude occidentale sur l’éléphant indien, dans lequel aux côtés de sa description et de son comportement, étaient détaillées les vertus de leurs défenses : « ils utilisent l’ivoire ordinairement pour tonifier la vertu vitale, rafraîchir le foie et restreindre les purgations blanches des femmes : il soigne les obstructions diurnes et calme les douleurs d’estomac, et c’est un remède à la jaunisse ou maladie royale, l’estomac vide, en en donnant une dragme avec du vin quand il n’y a pas de fièvre, et quand il y en a, avec de l’eau de houblons ou de chicorée ; et son utilisation dans les boissons rend les femmes fécondes à la grossesse. Il s’agit de l’ivoire froid et sec au premier degré, étant entendu qu’on utilise seulement celui des dents de l’éléphant »(2). Cette édition fut imprimée sur un papier épais en fil et avec le temps fut constatée sa tendance à perdre son éclat (dans cet exemplaire, seuls les cahiers A et Kk, et légèrement FF) et à l’oxydation, qui dans cet exemplaire apparaît à divers degrés et heureusement seulement dans les marges. L’imprimeur Ziletti a dédié cette édition à Melchior Wieland (1520-1589), éminent professeur de botanique allemand résidant à Padoue, que les italiens appelaient Melchiorre Guilandino, un petit dédommagement pour les infortunes du passé à essayer précisément d’étudier les plantes médicinales des Indes orientales. En effet(3), Wieland, après avoir étudié la médecine à Könisberg et à Rome, arriva à Padoue où il compléta ses études dans son université avec le célèbre Gabriele Falloppio, pour qui il travailla. Wieland publia quelques brefs textes en 1557 et 1558 (l’un critiquant Mattioli et nourrissant son ressentiment(4)). Par la vente de plantes et un parrainage et des lettres de présentation du sénateur Marino Cavalli - l’un des réformateurs de l’Université de Padoue pour la république vénitienne, il voyagea à Constantinople vers 1558, où il obtint l’autorisation du Sultan pour traverser son territoire et à accéder aux pays voisins. Mais, à cause d’une guerre, il ne put pas traverser la Perse et dut faire demi-tour en passant par Alep, Damas et Jérusalem, puis passer en Égypte avec l’idée d’essayer à nouveau d’entrer en Inde, cette fois par la voie de la Mer Rouge. Comme cela ne lui fut pas non plus possible, il pensa, sans renoncer à son objectif, prendre la route maritime depuis Lisbonne, pour cela, il alla en Sicile et il s’embarqua vers le Portugal, mais la malchance fit que le navire fût abordé par les pirates, lui-même fut blessé, emmené prisonnier à Alger et offert comme présent à un des enfants de Barberousse, qui le vendit comme domestique dans une vente aux enchères publique. Ayant perdu ses documents et les échantillons qu’il avait rassemblés lors du voyage, il passa encore neuf mois de servitude jusqu’à ce qu’il fût sauvé par Falloppio, qui paya pour lui deux cents écus d’or. Mais la mauvaise fortune qui l’avait déjà empêché de réaliser le voyage botanique dont il rêvait aux Indes joua de nouveau contre lui, et le navire sur lequel il revenait d’Afrique vers l’Italie fit naufrage. Il fut sauvé quand, après de nombreux jours accroché à une planche, le sauva un autre navire qui se dirigeait à Gênes, faisant courir l’information de sa valeur en Italie. Falloppio lui vint de nouveau en aide, en lui procurant du travail dans le jardin de plantes médicinale de l’Université de Padoue en 1561, université dans laquelle il donna, aussi, des classes à partir de 1567. En tant que responsable du jardin de plantes médicinales, Weiland inventa une machine d’irrigation, dont aucune description ne nous est parvenue. En tant que professeur, en plus de la publication d’un livre consacré au papyrus et à son emploi dans l’écriture(5), il demanda l’autorisation de tenter de nouveau son voyage aux Indes orientales mais ne l’obtint pas. De sorte que, pensant que ses peines le justifiaient (au moment même où il était le botaniste le plus éminent de la République vénitienne), Ziletti lui dédia cette merveilleuse édition du Traité des drogues et des médecines des Indes Orientales, de Cristobal de Acosta.- // (1) José Pardo Tomás: “East indies, West Indies: Garcia de Orta and the Spanish treatises on Exotic Materia Medica”, dans Palmire Fontes da Costa (ed.): 'Medicine, Trade and Empire', Farnham, Ashgate, 2015, p. 195-211, cite à p. 207.- (2) Page 327 dans cette édition italienne, 426 dans l’édition originale en castillan.- (3) Curieusement, on ne sait pas grand chose sur Wielan. Ce qui suit provient du texte de Ziletti dans cette édition, ainsi que des pages que lui consacre Andrew D. Berns dans 'The Bible and Natural Philosophy in rennaissance Italy: Jewish and Christian physicians in search of truth', Cambridge University Press, 2015, pp. 71-83.- (4) 'Apologia adversus Petrum Andrea Mattiolum liber primus, qui inscribitur Theon', Padua, Gratiosus Perchacinus, 1558..- (5) 'Melchioris Guilandini Papyrus, hoc est commentarius in tria C. Plinii maioris de papyro capta', Venetia, apud M. Antonio Ulmum, 1572.‎

Andarto B.

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