2 books for « Andarto B.; Gastronomy... »Edit

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‎Mensa philosophica‎

Reference : C-0459

(1510)

‎Mensa philosophica Optime custos valitudinis studiosis Juvenibus apparata, non minus s[entent]iarum gravitate conducibilis; quam facetiarum enarrationes delectabilis.‎

‎[Paris]: Jehan Frellon, n.d. [ca.1510].- // 8º (132x87mm.); 50, [2] h.; sign.: A-F8, G4; types gothiques a 41 lignes; f. 39 numeroté 29.- // Reliure moderne en parchemin (XXe siècle), dont le dos porte une inscription ; coupures de catalogues de librairies avec références du livre collées sur contre-plat avant ; petite foliotation nette en nombres ordinaux manuscrite sur coin inférieur du feuillet du début de chaque cahier.- // Proc.: Ex-libris manuscrite sur page de titre, Caroli Maimbourg, canonicj Tulensis [Charles Maimbourg, fils de Nicholas Maimbourg, seigneur de Housseville, mourut en 1625. Érudit et bibliophile, il fut pronotaire apostolique, chanoine de la cathédrale de Toul et chapelain de la chapelle Notre Dame des Lamentations dans l’Église collégiale de Saint George à Nancy].- // Réfs.: Adams, 1154; Rauner, 18.‎


‎[Pour les commandes à livrer hors d'Espagne, s'il vous plait, voyez les conditions de vente et de livraison, type A].- // Post-incunable gothique parisien rare, imprimé par Jehan Frellon, de la célèbre œuvre gastronomique Mensa philosophica. Ayant été attribuée autrefois de temps à autre à Teobaldus Anguilbertus(1) et parfois à Michael Scott(2), ceci se répétant encore généralement aujourd’hui dans des catalogues de bibliothèques. Toutefois, les deux attributions doivent être considérées comme erronées à partir de l’étude de Goswin Franken qui, en 1927, en s’en tenant à la généalogie du contenu et des textes qui y étaient reproduits, a situé l’origine de cette œuvre dans un lieu de Centre-Europe(3). Ce qui, en outre, est plus cohérent avec le fait que la plupart des éditions, y compris les premiers incunables, furent imprimés dans des localités de l’actuelle Allemagne. L’œuvre, divisée en quatre parties, porte sur l’alimentation. Dans la première y sont abordées les habitudes alimentaires, les heures adéquates pour prendre les repas et l’ordre d’apparition des aliments lors de ceux-ci, tout en parlant d’eux : pain, vin, viandes, volailles, lait, légumes verts… Des questions qui sont reprises dans la troisième partie, en les abordant à cette occasion d’un point de vue médical diététique, en égrenant les vertus et les dangers pour la santé de 13 classes différentes de repas (englobant les différents aliments dans chacune de ces classes). La seconde partie, par contre, porte sur les types de personnes que l’on peut trouver à différentes catégories de tables, en enseignant les normes sociales adéquates de chacune d’entre elles. La quatrième, enfin, offre une anthologie de proverbes, de blagues et dictons pour faciliter la conversation pendant le repas et l’après-repas. La manière de combiner ces matières fait que le texte soit interprété comme une brève encyclopédie de l’alimentation tendant à la formation « scientifique » et en même temps « sociale » des lecteurs, tout en développant leur corps et leur esprit et, pour cette raison, assimilée à d’autres textes tels que la Summa recreatorum ou le Responsorium curiosorum, puisant aux mêmes sources. Ce sont des œuvres d’un modèle complètement différent à celui des recueils érudits d’anciens savoirs tels que les régimes de la santé ou les matières médicinales car, bien qu’en y incorporant beaucoup de leurs contenus et recettes, il les réunit, les présente et les complète de manière à s’orienter non vers la transmission du savoir scientifique, mais dans sa mise à profit par les personnes. Origine géographique et esprit éditorial proches donc, au 'Jardin de la santé' que nous avons commenté dans notre fiche C-0594.(4). Publié à l’origine peu après 1470, ce best-seller renaissance des traités gastronomiques, si rare à trouver dans le commerce de nos jours, continua à l’être jusqu’à la moitié du XVIe siècle et fut commenté, de nouveau, à plusieurs reprises, au début du XVIIe. L’édition que nous offrons, imprimée par Jean Frellon, est exempte de toute mention à une date d’impression. Comme lors de différentes occasions, Frellon en fit des coimpressions avec Jehan Petit, François Regnault ou avec les deux à la fois, tout portant à penser qu’il s’agit d’un de ces cas. En effet, les trois imprimeurs disposaient de marques typographiques des mêmes dimensions et ceci faisait que la page de titre apparaisse avec la marque typographique correspondante, dans les volumes imprimés pour chacun. Plus encore, Frellon élabora la sienne en imitant celle de Jehan Petit, en changeant les lions juchés sur l’arbre qui apparaissaient dans celle de Jehan Petit pour deux renards et deux abeilles(5). Si nous examinons les éditions de la 'Mensa philosophica' imprimées avec les marques de Jehan Petit ou de Regnault, dans le cas où cet exemplaire pourrait correspondre à certaines d’entre elles, nous trouvons des éditions de Petit en 1508, 1512 et 1517 et de Regnault, en 1509 et 1512. En ce qui concerne les éditions de Petit, dans celle de 1508, que cite Vicaire(6), l’épître d’Anguilberto n’apparaît pas au verso de la page de titre, comme dans le cas de notre exemplaire, sinon à la fin ; celle de 1512 est imprimée en caractères différents(7) et celle de 1517 a davantage de lignes par page que la nôtre. En ce qui concerne celles de Regnault, toutes deux sont imprimées en caractères différents(8). Ceux qui se sont le plus efforcés à établir la séquence des éditions de la Mensa philosophica, Rauner y Wachinger(9), la datent de 1515, sûrement sur les pas d’Adams(10), et indiquent qu’il y en a des exemplaires à la British Library et à la Düsseldorf Universitätsbibliothek. Ils en signalent également un exemplaire à l’Université de Cambridge (que commentait Adams) et un autre dans la Zentral Bibliothek de Zurich, mais dans les catalogues de ces deux institutions nous ne parvenons pas à trouver leur fiche. Pour notre part, nous pouvons seulement ajouter l’existence d’un exemplaire à la National Library of Scotland et un autre, incomplet, dans le séminaire de Mondoñedo (Lugo, Galice, Espagne). Quoiqu’il en soit, nous pensons que l’attribu-tion que fit Adams à 1515 en se basant sur la marque typographique est erronée, car Frellon avait commencé à en user en 1505 ou auparavant et cessa de le faire vers 1514(11), date à partir de laquelle, avant de déménager pour Lyon, il n’en utilise plus qu’une autre dont il usait simultanément depuis 1510, dans laquelle, au centre, au lieu d’un arbre derrière le blason, apparaît Saint Jean Baptiste tenant l’agneau dans ses bras(12). Pour pouvoir préciser la date avec plus d’exactitude, il serait nécessaire de localiser d’autres sources ou une autre impression datée et imprimée avec le même jeu de types, mais nous n’y sommes pas parvenus; néanmoins le fait que Petit et Regnault eussent imprimé la Mensa Philosophica en 1508 et en 1509, respectivement, nous suggère que l’impression de Frellon avoisinerait aussi ces dates.- // (1) L’attribution à Teobaldo Anguilberto procédait de l’épître qui apparaît dans les éditions parisiennes de la 'Mensa'.- (2) L’attribution à Michael Scott (XIIIe siècle), premier traducteur au latin de 'Histoire des animaux d’Aristote' (à Tolède, depuis une version en arabe), est due à ce que le premier livre de la 'Mensa philosophica' commence par une référence à ce que dit Scott sur un texte des 'Saturnales' de Macrobe.- (3) Goswin Frenken: Die älteste Schwanksammlung des Mittelalters (Die Mensa philosophica eines Kölner Dominikaners), 'Jahrbuch des Kölnischen Geschichtsvereins', 8-9 (1927): 105-121.- (4) Voir les attrayantes études de Arthur Sanders Way: The Science of Dining, Mensa Philosophica: A Medieval Treatise on the Hygiene of the Table and the Laws of Health.- London: MacMillan 1936, et celle, beaucoup plus récente, de Iolanda Ventura: “Quaestiones and Encyclopedias”, dans Alasdair A. MacDonald, Michael W. Twomey (eds.): Schooling and Society: The Ordering and Reordering of Knowledge in the Western Middle Ages.- Leuven: Peeters Publishers, 2004, p. 23-42, p. 34-36 pour la Mensa philosophica.- (5) Philippe Renouard: Les marques typographiques parisiennes des XVe et XVIe siècles.- Paris: H. Champion, 1926-1928, ref 331.- (6) Georges Vicaire: Bibliographie gastronomique, Paris, P. Rouquette et fils, 1898, col . 777-780.- (7) En colophon, il met l’année 1500, mais les études la repoussent à 1512. Collationné avec l’exemplaire de la Bayerische Staatsbibliothek.- (8) Collationné avec l’exemplaire de la Bayerische Staatsbibliothek.- (9) Erwin Rauner et Burghart Wachinger: Mensa philosophica: Faksimile und Kommentar.- Tübingen: Niemeyer, 1995, p. 175.- (10) Adams, H. M.: Catalogue of books printed on the continent of Europe, 1501-1600, in Cambridge libraries.- Cambridge University Press, 1976, 2 v., ref 1154.- (11) L’oeuvrage imprimè en 1505, 'Serpens antiquus septem peccatis criminalibus'; celui de 1514, 'Divinarum sententiarum'.- (12) La marque est celle recueillie chez Renouard, 332, pour une œuvre de 1512, mais Frellon en usa au moins depuis les commentaires 'In prouerbia par Salomonis' de 1510.‎

Andarto B.

Phone number : +34 600 450 767

EUR4,500.00

‎Valles de Covarrubias, Francisco (1524-1592); Hippocrate‎

Reference : C-0535

(1561)

‎Francisci Vallesii Covarrvbiani, professoris complutensis, In Aphorismos, & Libellum de Alimento Hippocratis, Commentaria.‎

‎Compluti: Ex officina Andreae ab Angulo, 1561 [Colophon: Complvti: Excudebat Andreas ab Angulo, 1561].- // 8º (145x90); 304, [27] h.; sign.: A-Z8, a-r8, s12; iniciales xilografiadas ; [Segunda obra: Hippocratis coi Liber de Alimento, cvm commentarijs eiusdem Francisci Vallesij Couarruiani, h. 255-303].- // Reliure plein basane XVIIe siècle, dos avec entrenerf, décoré de filets et de fleurs dorés. Chants légèrement frottés ; petit point de piqûre dans la partie supérieure de l’entrenerf ne pénétrant pas le corps ; ancienne trace d’humidité, visible dans la moitié inférieure intérieure du feuillets 1 à 82 et de 96 à 122 ; quelques soulignages d’époque du premier aphorisme de la quatrième section, et très fréquents dans le Livre de l’Aliment; points d’oxydation dispersés ; marque de brûlé, probablement de cire, dans le coin supérieur interne des dernières pages du sommaire et la page de colophon, ne gênant pas la lecture.- // Proc.: Ex-libris manuscrite sur verso de la feuille de garde, ‘Julii Degerine’.- // Refs.: CCPB, 000027250-7; Chinchilla, I, 232; Hernández Morejón, III, 75-76; Martín Abad, 'Alcalá de Henares', 557; Palau, 114825.‎


‎[Pour les commandes à livrer hors d'Espagne, s'il vous plait, voyez les conditions de vente et de livraison, type A].- // Francisco Valles, le 'divin Valles', professeur de Médecine à l’Université d’Acalá jusqu’à ce qu’il devienne médecin personnel de Philippe II, fut sûrement le médecin espagnol de plus grand renom international au XVIe siècle. Valles, tout comme Érasme, était contraire à la transmission du savoir dogmatique et à la méthode scolastique et, comme Érasme, croyait que la plupart des professeurs de son temps se limitaient à répéter des doctrines, les considérant comme véridiques et à les faire répéter à leurs étudiants. Tous deux avaient la pire opinion possible du fonctionnement de l’enseignement universitaire de leur temps. Pour Valles, en Médecine, il était nécessaire de collationner ce qui était dit sur les différentes maladies et leurs possibles thérapies avec les symptômes et les réactions que l’on observait dans des cas réels de la propre maladie, aussi bien si les observations ratifiaient celles recueillies dans les textes d’Hippocrate, de Galien et des commentateurs antérieurs et plus spécialement Avicenne, que si ces observations informaient sur des aspects non recueillis ou, spécialement, s’ils présentaient des contradictions. De cette manière, face aux livres de Médecine qui se limitaient à interpréter les affirmations des classiques, les livres précieux devaient inclure des commentaires qui, rendant compte de cet ensemble d’évidences, exposeraient les conclusions qui pourraient en être déduites en tenant compte, en outre, des observations que d’autres médecins du moment feraient connaître sur ces mêmes maladies et manifestations physiologiques. Ainsi, du point de vue heuristique, de par la prépondérance qu’il accordait à la valeur de l’observation clinique, Valles se montrait plus hippocratique que galénique. C’est pour cela que Valles fit face aux deux legs en s’attelant à la tâche de traduire de nouveau les textes originaux du grec (au latin) et de leur commentaire avec ce patron humaniste que lui-même exigeait aussi bien dans l’exercice de la tâche scientifique, que dans celui de la tâche didactique. Un exemple flagrant en est cette première édition, imprimée en 1561, de ses traductions et commentaires des Aphorismes et du livret 'De l’Aliment' d’Hippocrate(1). La traduction du mini traité 'De l’Aliment' s’avère spécialement significative, une œuvre à laquelle on avait prêté peu d’attention durant le Moyen Âge car Galien avait affirmé en son temps qu’il n’était pas d’Hippocrate. Cette marginalisation est à l’origine du nombre peu élevé de versions latines existant et ainsi, Valles pourrait dire qu’il le sortait de l’ombre. D’ailleurs, nous ne localisons qu’une version antérieure à celle de Valles, ceci étant peut-être dû à notre maladresse; celle que Janus Cornarius (Jean Cornario) inclut, sans en commenter le contenu, dans ses éditions de 'Hippocratis omnium longe principis, opera quad apud nos extant omnia', depuis 1546.- // Dans la licence on peut lire: « et ayant composé un livre en latin sur les Aphorismes d’Hippocrate, qui était très utile dans la faculté de médecine, et en plus du travail que vous y avez réalisé, vous y avez investi ; et pour que les étudiants de cette faculté pussent en profiter, vous nous avez sollicité licence pour le pouvoir vendre et l’imprimer… ».‎

Andarto B.

Phone number : +34 600 450 767

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