10 books for « Andarto B.; German »Edit

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‎Gilly, David (1748-1808) ; Sotzmann, Daniel Friedrich (1754-1840)‎

Reference : C-0704

(1789)

‎1ª ed.- 1 mapa grabado en cobre de 1024x2175mm., dividido en 6 hojas, en este ejemplar enteladas en lienzo naranja sobre cartón de 512x725mm., plegadas en 16 piezas de 126x180mm.; escala en millas alemanas, ca 1:180.000.- // Magnífico ejemplar, entelado sobre 6 piezas de lienzo plegadas en 16 y conservado en su contenedor original de cartón, algo rozado, pero en muy buen estado.- // Proc.: Exlibris de François de la Grange sobre etiquetas del establecimiento geográfico parisino de Charles Piquet, geografo grabador del gabinete de S.M. el Emperador y Rey, y de S.M. el Rey de Holanda.- // Refs.: No en Rumsey‎

‎[Pour les commandes à livrer hors d'Espagne, s'il vous plait, voyez les conditions de vente et de livraison, type A].- // Para la realización de este mapa se conjugaron dos estrellas del universo prusiano: el arquitecto David Gilly (1748-1808) y el polifacético geógrafo Daniel F. Sotzmann (1754-1840).David Gilly había estado destinado desde 1779 como reponsable de obras públicas de Pomerania, hasta que en 1788 fue llamado a Berlín. Por su parte, Sotzmann se había formado de modo autodidacta como topógrafo, dibujante y grabador al punto de que en 1786 fue nombrado geógrafo grabador de la Real Academia de Ciencias de Berlín, puesto que compatibilizó desde el año siguiente, 1788, con el de secretario en el departamento de Ingeniería de la Escuela Superior de Guerra. Así, al regreso de Gilly a Berlín con las mediciones topográficas de Pomerania sus datos fueron cartografiados por Sotzmann, quien, además se encargó de grabar las planchas. El resultado fue este espléndido mapa que ofrecemos.‎


Andarto B.

Phone number : +34 600 450 767

EUR1,860.00

‎Hardeland, August (1814-1891)‎

Reference : C-0395

(1859)

‎Dajacksch-deutsches wörtebuch. Bearbeitet und herausgegeben im auftrage und auf kosten der Niederländischen bibelgesellschaft‎

‎Amsterdam: Frederik Muller, druck von C. A. Spin & Sohn, 1859.- // 1ª ed.- Folio, (267x180mm.); VIII, 638 p.; portadilla; texto a dos columnas.- // Encuadernación original en cartón con el lomo restaurado conservando las etiquetas originales. Planos rozados.- // Proc.: Procedente de biblioteca, expurgado, con dos sellos de tampón en portada. Exlibris manuscrito en segunda guarda delantera, M. S. Grunweirs‎


‎[Pour les commandes à livrer hors d'Espagne, s'il vous plait, voyez les conditions de vente et de livraison, type A].- // En 1836, dentro del proyecto mundial de las Sociedades bíblicas de llevar la palabra de la Biblia a todos los pueblos del mundo y para ello editarla en tantas lenguas como fuera posible, la Nederlandsch Bijbelgenootschap (Sociedad biblica neerlandesa) instaló una de sus misiones en Rheinesche, Kalimantan, Borneo central. Hacia 1839 fue enviado como misionero August Hardeland, quien con el tiempo fue convirtiéndose en lingüista, publicando en 1858 una gramática del Dayak y en 1859, este fantástico diccionario y las traducciones al Dayak del viejo y del nuevo testamento.La lengua que estudió Hardeland ya no es denominada Dayak, puesto que las lenguas Dayak son múltiples, formando una familia lingüistica con muchas diferencias. De este modo, la que estudió Hardeland es la hoy denominada Ngaju, la hablada por el pueblo del mismo nombre.‎

Andarto B.

Phone number : +34 600 450 767

EUR600.00

‎Hölderlin, Friedrich (1770-1843)‎

Reference : C-0548

(1846)

‎Friedrich Hölderlin's Sämtliche Werke, herausgegeben von Christoph Theodor Schwab. Erster [-Sweiter] Band‎

‎Stuttgart und Tübingen: J. G. Cotta´scher Verlag, 1846.- // 1ª ed.- 2 vols. en 1, (200x130 mm.).- Vol. I: XIV, [2], 213, [3], 148, [2] p.- Vol. II: VI, 352, [1] p.- // Encuadernación original en media piel restaurada, en la que se dispuso un lomo nuevo superponiéndole la piel del original, charnelas interiores groseras y puntas de piel; cortes a las aguas; estuche de cartón. Esporádicos puntos de oxidación, pero bien conservado.- // Proc.: Sin datos‎


‎[Pour les commandes à livrer hors d'Espagne, s'il vous plait, voyez les conditions de vente et de livraison, type A].- // Inencontrable primera edición completa de las obras de Holdërlin agrupadas que contiene, a su vez, la primera vez que se publican algunas de sus cartas, fragmentos y poesías. Band 1: Gedichte und Hyperion (esta segunda parte, con paginación propia).; band 2: Nachlass [Empedokles und fragment von Hyperion] Briefe, Biographie. Gedichte aus der Zeit der Irrsinns.‎

Andarto B.

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EUR1,120.00

‎Lavater, Johann Caspar (1741-1801)‎

Reference : C-0536

(1783)

‎J. C. Lavaters’ Physiognomische Fragmente, zur Beförderung der Menschenkenntniss und Menschenliebe. Verkürzt herausgegeben von Johann Michael Umbruster. Erster [-Drittter] Band. Mit vielen Kupfern.‎

‎Winterthur: In Verlag Heinrich Steiners´und Compagnie, 1783-1787..- // 8º, (183x113mm.); 3 vol.- V. I: X, 246 p., plus 82 ff. de gravures, 12 d’entre eux double face, [94 pages] pour un total de 107 planches sur cuivre, plus 2 gravures dans le texte, au total 109 estampes.- V.II: [4], 329, [3] p., plus 110 ff. de gravures, 6 d’entre eux double face, pour un total de 123 planches plus 1 gravure dans le texte, au total 124 estampes sur cuivre.- V. III: [2], 320 p., plus 146 ff. de gravures, 5 d’entre eux double face, pour un total de 154 planches, plus 4 gravures dans le texte, au total 158 estampes. Au total, 393 gravures.- // Reliure allemande d’époque en carton avec papier marbré ; dos avec pièce de titre sur papier ; tranches teintes ; marges magnifiques. Coins légèrement ouverts et chants légèrement frottés; planche xvii-xviii de v. 1 reliée à l’envers ; galerie minimale sur le bas de la marge inférieure interne de p.142-150 et 156-190 de vol. 2 et déchirures minimales sur le bas des trois planches de la p.288, tout cela sans suite sur le texte. Dans vol. 3, p.115 avec perte de papier, pour démarrage de presse, sur marge inférieure droite ; galerie infime sur marge droite inférieure de trois planches de p.242 et dernière page un peu décollée. Très bon exemplaire.- // Prov.: Dédicace manuscrite sur garde avant de vol. 1, de Friedrich Junker.- // Refs.: Graesse IV, 126.‎


‎[Pour les commandes à livrer hors d'Espagne, s'il vous plait, voyez les conditions de vente et de livraison, type A].- // Pasteur protestant, auteur mystique et poète, Johan Kaspar Lavater reprit le flambeau de ceux de 'De humana physiognomonia libri IIII' de Giambattista de la Porta (1586) et les suggestions de Thomas Browne dans 'Religio Medici' (1643). Tous deux s’étaient faits l’écho d’une croyance ayant cours dans la Grèce antique disant que l’aspect des personnes et spécialement leur visage, permettait de se faire une idée certaine des qualités qui les paraient. Tandis que Della Porte croyait que le tempérament des personnes conditionnait leur aspect physique, la perspective de Browne pourrait mieux être résumée par un littéral « le visage est le miroir de l’âme », considérant qu’une relation physionomique entre les caractères du visage et les caractères de l’âme est certaine. L’œuvre de Lavater, pour sa part, bien que plus proche des postulats de Browne, trouvait tout son sens dans les débats sur les passions et les appétits humains du XVIIIe siècle ayant un rapport avec les fondements de la morale. Ce n’est pas en vain que Lavater intitulera son œuvre « Fragments de Physionomie, pour nous conduire à la connaissance de l’homme et promouvoir l’amour envers l’Humanité ». En assumant la présupposition leibnizienne de l’existence d’une harmonie préétablie entre le corps et à l’âme, Lavater rejette l’analyse d’une correspondance entre passions et aspects momentanés qui avait eu du succès dans le monde de l’art à partir de l’ouvrage de Charles Le Brun(1). Pour lui, les caractéristiques momentanées que pouvait acquérir tout visage, même artificiellement, n’étaient pas ce qui était important, mais les traits fixes parce que ce sont ceux qui montrent la personnalité de leur possesseur. La physionomie aurait ainsi une nature linguistique et ses signes une correspondance univoque avec les caractéristiques de la personnalité. Pour Lavater, si nous ne parvenons pas à reconnaître ces caractéristiques, ceci est seulement dû à un problème d’incapacité herméneutique parce que la nature, dit-il, parle à travers la physionomie humaine(2). Lavater publia ses 'Physiologische Fragmente' initialement en 1775-1778, dans une édition dans quatre volumes in-quarto. Son ami Johann Michael Armbruster lui proposa ‘de lui éditer’ son texte pour éliminer les exubérances prolixes et inutiles et les réitérations qu’il subissait, en y faisant par contre quelques ajouts - que Lavater lui-même révisa et approuva(3) et en y ajoutant l’assortiment suffisant de gravures qui illustrent ses propos, tout cela dans une édition plus abordable. De cette manière fut publiée cette version définitive en trois volumes in-octavo, parus entre 1783 et 1787. Quant aux variantes, parfois ces 'Physiologische Fragmente' sont associés à un quatrième volume. Il s’agit de celui publié par son neveu en 1830, vingt-neuf ans après le décès de Lavater, que ne fait pas partie de l’ouvrage tel que l’autoriserait le propre Lavater. En outre, le volume 1 est parfois séparé en deux volumes, jusqu’à la p.204 et à partir de la p.205. Finalement, en ce qui concerne le nombre de gravures qui figurent dans cette édition, il s’avère extrêmement rare d’en trouver un absolument complet comme celui-ci, où se trouvent les 338 feuillets gravés, 23 d’entre eux sur les deux faces, totalisant 361 pages de gravures, qui recueillent un total de 386 estampes (cuvettes différentes), auxquelles il faut ajouter les 7 gravures intercalées dans le texte ce qui donne en résultat un total de 393 gravures.- // (1) Curieusement, l’œuvre de Le Brun, décédé en 1690, a été diffusée après sa mort, à partir de l’édition de la Conference de Monsieur Le Brun premier peintre du Roy de France, chancelier et directeur de l’Academie de peinture et sculpture, sur l’expression generale et particuliere, par Bernard Picart en 1698. Le succès survint à partir de 1702, quand il fut réédité à Amsterdam avec le titre changé pour Méthode pour apprendre à dessiner les passions.- (2) A propos de Lavater et de sa conception de la physiognomie, voyez Richard T. Gray: About Face: German Physiognomic Tought from Lavater to Auschwitz.- Detroit: Wayne State University Press, 2004.- (3) Cela figure ainsi à la fin de chacun des volumes, avec les explications que le propre Lavater crut opportunes.‎

Andarto B.

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EUR1,490.00

‎Münster, Sebastian (1489-1552)‎

Reference : C-0472

‎[¿Bâle: Heinrich Petri, 1588?].- // Mapa, Folio doble (362x321mm.). Escala [ca. 3.220.000]. 30 Milla Hispanica [=5,9 cm]; estampación xilográfica.‎

‎[Pour les commandes à livrer hors d'Espagne, s'il vous plait, voyez les conditions de vente et de livraison, type A].- // Procedente de una edición de la Cosmographey de Múnster, el mapa es el mismo que fue publicado por Heinrich Petri por primera vez en la edición de 1588 -en ediciones anteriores el mapa era más tosco y menos detallado-, aunque el único ejemplar con el que hemos podido cotejarlo difiere en la cenefa que prece al títiulo en el verso del mapa. Posiblemente se trate de un estado diferente de la edición de 1588.‎


Hispanien nach aller seiner gelegenheit in Bergen, Stetten, Doelctreren, Koenigreichen, Maesseren und Inseln. Münster, Sebastian (1489-1552) Hispanien nach aller seiner gelegenheit in Bergen, Stetten, Doelctreren, Koenigreichen, Maesseren und Inseln. Münster, Sebastian (1489-1552)
Andarto B.

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EUR560.00

‎Schrötter, Friedrich Leopold von (1743-1815) ; Engelhardt, Friedrich Bernhard (1768-1854)‎

Reference : C-0703

(1812)

‎[¿Paris, 1812?].- Un juego completo del mapa, de ca. 2000x3100 mm., consta de 25 hojas de 422x575 mm.; escala 1:152.215; planchas grabadas por Franz (-), Carl Jäck (1763-1808), Heinrich Kliewer (fl. 1793-1840) y Carl Maré (fl. 1804-1845). Paulus Schmidt grabó los hermosos planos de Königsberg y de Danzig, Meno Haas (1752-1833) el retrato del rey Friedrich Wilhelm III en la hoja de título y el mapa general lo grabó Heinrich Kliewer en 1803.- // El ejemplar que ofrecemos posee solo 12 de las 25 hojas, plegables, formadas por 12 segmentos entelados sobre lino, todas de la misma procedencia y conservadas en una de las cajas de cartón marmoreado azul con las que Charles Piquet (1771-1827) proporcionaba los mapas compuestos a sus clientes. Las hojas que hay son la 9 y la 10, y desde la 15 hasta la 24.Hoja 9: Actualizada a 1806; Hoja 10: ‘Jäck sculp.’; Hoja 15: ‘Angefangen v. Carl Jäck, 1806.- Vollendet v. Carl Mare, in Berlin 1809’; Hoja 16: ‘C. Jäck, sculp.’; Hoja 17: ‘C: Mare Situat; Sc: Montes except:’; Hoja 18: ‘gestochen von C. Jäck Berlin, 1804.’; Hoja 19: ‘C. Mare Script: Sculp:’.- Datos estadísticos de población a fecha 1800; Hoja 20: ‘Franz. Sc:’; Hoja 21: no figuran datos (pero Franz); Hoja 22: ‘Angefangen von Carl Jäck, 1806.’; Hoja 23: Para el grabado del plano de la ciudad de Köningsberg: “Grundriss der Haupt und Residenz Stadt Königsberg nach der neuen polizeilichen Eintheilung und den jetzt revirdirten Strassenbenennungen zussammengetragen im Jahr 1809. gestochen v: Paulus Schmidt in Berlin.’; Hoja 24: ‘General Tableau zur Karte von Alt-Ost= und Westpreussen nebst dem ausgenommenen Trigonomischen Netz, gestochen von Heinrich Kliewer, 1803.’Hojas muy blancas y limpias a excepción de pequeña mancha de tinta en la punta del segmento inferior izquierdo de la hoja 9; leves manchas en la hoja 10; una tenue y pequeña en la punta inferior del último segmento de la hoja 15; leve rasgadura en una doblez del lino de la hoja 18. Caja rozada.- // Proc.: Biblioteca del Chateau de la Croix. Exlibris de François de la Grange sobre etiquetas del establecimiento geográfico parisino de Charles Piquet, geografo grabador del gabinete de S.M. el Emperador y Rey, y de S.M. el Rey de Holanda.- // Refs.: Jäger, Prussia-Karten, 275; Maps4u.lt, 33; Rumsey, 11178.000‎

‎[Pour les commandes à livrer hors d'Espagne, s'il vous plait, voyez les conditions de vente et de livraison, type A].- // La historia del extraordinario mapa de von Schrötter no puede ser más fascinante. Siendo ministro de finanzas de Prusia Occidental y Oriental, organizó una inmensa campaña de recogida de datos y triangulaciones desarrollada entre 1798 y 1802, para levantar los mapas correspondientes al territorio anexionado a Prusia tras la tercera partición de Polonia, la de 1795.El proyecto lo dirigió Friedrich Bernhardt Engelhardt, las observaciones astronómicas fueron supervisadas desde Könisgberg por el teniente de la artillería Johann Christoph von Textor (director de la célebre Topographisch Militaerische Karte vom vormaligen Neu Ostpreussen oder dem jetziger Nördlichen Theil des Herzogthums Warschau, Berlin-Paris, 1807, véase nuestra ref C_0702)(1) y los cálculos de los topógrafos los revisó Johann Albert Eytelwein (1764-1848). El resultado fue un mapa manuscrito a escala algo mayor que 1:50.000 que tenía 141 secciones. Sobre esa base se realizó un diseño a una escala tres veces menor, poco más de 1:150.000, y ese resultado, dividido en 25 secciones, fue el que Simon Schropp se responsabilizó de grabar y comenzar a publicar, en Berlín, en 1802(2).Cuando en 1806 todavía no se había culminado la impresión del mapa, las tropas napoleónicas invadieron Berlín y secuestraron las planchas ya grabadas (14 completas y 4 en parte), y las existencias de hojas impresas. Aunque quisieron secuestrar también el original manuscrito, Schropp pudo ponerlo a salvo –a través de Daniel Sotzmann, cartógrafo de la Academia de Berlín– y fue ‘evacuado’ en una expedición con otros tesoros artísticos que huyó de los agentes napoleónicos. En 1809 Schropp recuperó las planchas secuestradas(3), rehizo la plancha del título (que de Karte von Alt- Preussen pasó a llamarse Karte von Ost-Preussen) e hizo grabar las planchas que faltaban o estaban incompletas, culminando los trabajos ese mismo año.Si bien entre 1810 y 1811 emitió un numero reducido de conjuntos completos (la mayor parte del territorio que había sido la Nueva Prusia oriental ya no era parte de Prusia), en 1812, para disponer de información para la campaña de Rusia, los franceses le compraron las 25 planchas por una suma descomunal y con ellas imprimieron varias docenas de juegos de uso reservado a los generales de su campaña. Cuando en 1815, tras la derrota de Napoleón en Rusia, parte de esos territorios volvieron a reintegrarse en Prusia, las planchas permanecieron en París. No obstante, durante más de 50 años ese fue el mapa mas detallado del territorio(4).Pensamos, aunque no podemos estar seguros, que las hojas de este conjunto no son de las impresas en Berlín, sino de las igualmente raras de difusión reservada al ejército impresas en 1812 por el Dépòt de la guerre en París.La zona correspondiente a Lituania hasta 1795, quedó recogida en las hojas, 1, 2, 3, 6, 7, 11, 12 (todas ausentes de este conjunto), 17 y 18. Por otra parte, Könisgberg, ubicado en la hoja 6 (ausente de este conjunto), tiene el plano detallado en la hoja 23. Y Danzig, ubicado en la hoja 9, tiene el plano detallado en la hoja 8 (aquí ausente).- (1) Von Textor inició la difusión del proyecto y del método para las observaciones astronómicas y las triangulaciones en fechas tan tempranas como 1798. Véase su “Ost- und Westpreussischen Landes-Vermeffungen”, en 'Allgemeine Geographische Ephemeriden' 2 (1798) Julius: 3-23.- (2) Rasa Seibutytė: ‘Kleinlitauen auf den preußischen Karten des 18. Jahrhunderts’, Annaberger Annalen 15 (2007): 89-113. [annaberger-annalen.de/jahrbuch/2007/15_03_seibutyte.pdf].- (3) Pero tuvo que enviar 25 juegos completos del mapa a cambio. La versión francesa de este secuestro puede leerse en H.M.A. Berthaut: Les ingénieurs géographes militaires, 1624-1831: étude historique.- Paris: Impr. du service géographique, 1902, v. 2, p. 39-40, 58-59, 72 y 417.- (4) Este texto es deudor del comentario que realizó sobre este mapa Alexander Johnson, de Antiquariat Dasa Pahor, de Munich, accesible en www.pahor.de/schroetter.‎


Andarto B.

Phone number : +34 600 450 767

EUR1,860.00

‎Stenzler, Adolf Friedrich (1807–1887)‎

Reference : C-0396

(1868)

‎Elementarbuch der Sanskrit – Sprache. Grammatik, Text, Wörterbuch, von Adolf Friedrich Stenzler.‎

‎Breslau: Max Mälzer, 1868.- // 4º, (235x153mm.); [4], 84 p.- // Reliure en demi-toile avec coins et papier marbré.- // Prov.: Ex-libris ms. sur contreplat supérieur 'H. Neuermann, Heildelberg, 1922'; autre, aussi ms., en feuille de garde, 'H. Rothpletz'.‎


‎[Pour les commandes à livrer hors d'Espagne, s'il vous plait, voyez les conditions de vente et de livraison, type A].- // Première édition de cette grammaire, ‘le Stenzler’, authentique classique dans les études du sanscrit qui, durant presque les cent cinquante ans qui ont passé depuis son appari-tion, n’a pas cessé d’être réédité(1). Son auteur, Adolf Stenzler, fut professeur de langues et de cultures orientales à l’Université de Breslau depuis 1833. Il avait été élève de Schlegel, Chef de l’idéologie du historicisme romantique et de l’existence d’une âme des peuples - de l’idée de peuple comme support de la nation qui eut un grand essor en Allemagne à mi-siècle et l’introducteur, au début du XIXe siècle , de la Linguistique comparée. À cet essor, il avait con-tribué, en établissant en Allemagne le nouveau modèle d’université - celui que l’on trouve encore aujourd’hui en Europe -, à la décision d’Humboldt d’y implanter des chaires en sanscrit. La linguistique comparée a tellement insisté à employer cette langue comme son outil fondamental, que l’orientaliste Max Muller, promoteur de la mythologie comparée, ar-riverait à affirmer dans la décennie de 1860 qu’ « un philologue sans connaissance du sanscrit est comme un astronome sans connaissances en mathématiques ».- (1) Les cent dernières années pour la maison d’édition Walter de Gruytier ; dernière édition, la dix-neuvième, en 2003.‎

Andarto B.

Phone number : +34 600 450 767

EUR280.00

‎Stieler, Adolf (1775-1836)‎

Reference : C-0697

(1854)

‎Gotha: Justus Perthes, 1854.- // 4º, (245x168 mm.).- [2] p., 32 mapas grabados a doble página montados sobre lengüeta coloreados a mano.- // Encuadernación original en tela editorial gofrada con el título 'Stieler’s Schul-Atlas' grabado en dorado en el plano delantero. Pie, cantos y puntas levemente rozados. Mapas en perfecto estado salvo los números 24 y 30, con algunas oxidaciones, presentes también en los márgenes del mapa 14.- // Proc.: De la biblioteca del Château de La Chaux.‎

‎[Pour les commandes à livrer hors d'Espagne, s'il vous plait, voyez les conditions de vente et de livraison, type A].‎


Andarto B.

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EUR250.00

‎Textor, Johann Christoph von (17..-1812) ; Sotzmann, Daniel Friedrich (1754-1840)‎

Reference : C-0702

(1807)

‎Berlin: D. F. Sotzmann, 1807.- // 1ª ed.- 1 mapa grabado en cobre de 15 hojas enteladas en 9 hojas de 425x865mm. y 4 de 425x580mm. ,plegadas las primeras en 12 piezas y las segundas en 8, de 140x208mm.; escala 1:152.500; Heinrich Kliewer [fl. 1793-1840] script. sculpc.; Carl Maré [1772-1835] situat. sculpt.- // Magnífico ejemplar en primera edición, entelado sobre lino en 13 piezas y conservado en su contenedor original de cartón. Mapa en general limpio, con algún rastro de mancha antiguo en alguna hojay caja algo rozada. En conjunto, muy buen estado.- // Proc.: Exlibris de François de la Grange sobre etiquetas del establecimiento geográfico parisino de Charles Piquet, geografo grabador del gabinete de S.M. el Emperador y Rey, y de S.M. el Rey de Holanda.- // Refs.: No en Rumsey; Maps4u.lt, 34‎

‎[Pour les commandes à livrer hors d'Espagne, s'il vous plait, voyez les conditions de vente et de livraison, type A].- // Magnífico ejemplar en primera edición, entelado sobre lino en 13 piezas y conservado en su contenedor original de cartón. Mapa en general limpio, con algún rastro de mancha antiguo en alguna hojay caja algo rozada. En conjunto, muy buen estado.- // Proc.: Exlibris de François de la Grange sobre etiquetas del establecimiento geográfico parisino de Charles Piquet, geografo grabador del gabinete de S.M. el Emperador y Rey, y de S.M. el Rey de Holanda.- // Refs.: No en Rumsey; Maps4u.lt, 34.- // Espectacular mapa, en rarísima primera edición, recogiendo la "Nueva Prusia del Este" surgida tras la tercera partición de Polonia en 1795. Por ella, a Prusia le habían correspondido parte de Polonia y el Gran ducado de Lituania. El mismo año comenzó la recogida de datos bajo la dirección del general von Stein, siendo el general von Gesau el responsable de los trabajos de triangulación. Los trabajos geográficos terminaron en 1800, pero el mapa, de escala 1:33300, nunca se publicó. Partiendo de ese trabajo, Johann Christoph von Textor preparó, pocos años después, una reducción a escala 1:152500 en 15 hojas, cuya primera edición, a la que corresponde este ejemplar, se publicó en 1807, siendo la segunda de 1808.Todo este gran trabajo cartográfico tuvo, sin embargo, escaso aprovechamiento político porque justo depués de la publicación del mapa, por los Tratados de Tilsit, la Nueva Prusia Oriental fue cedida en dos partes: el departamento de Plozk al Ducado de Varsovia y el departamento de Białystok al Imperio Ruso.Las 15 hojas de que se compone el mapa están distribuidas, en este ejemplar, en 13 piezas, ya que las hojas formadas por IIa y IIIa y por Va y IXa, fueron enteladas como prolongación de sus hojas asociadas II, III, V y IX. El conjunto fue comercializado por Charles Piquet, Geographe Graveur du Cabinet topographique de S.M. l'Empereur et Roi, et se S.m. le Roi de Hollande, a quién lo compró François de la Grange.‎


Andarto B.

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EUR3,600.00

‎von Cuba, Johannes (ca. 1430-1503)‎

Reference : C-0594

(1497)

‎[Incipit:] Offt und vil habe ich bey mir selbs betrachtet die wundersamen weercke des schoepfers den naturen · wie er an den anbeginne den hynmeln hat beschaffen und gezieret mit schoenen leüchtenden sternen · den er zů einfliessen in alles daz under dem hynmel ist · krafft und macht gegeben hat.‎

‎[ En français ce serait, approximativement : Incipit:] Fréquemment je me surprends à observer toutes les merveilles de la nature créées par Dieu omnipotent : la voûte céleste qu'il a créée le second jour, en l'ornant de belles étoiles brillantes et tout ce qu'il y a sous le ciel par l'emprise de sa force et de son pouvoir.[Colophon:] Gedruckt vnd volendet dyser herbarius durch Hannsen Schönsperger in der Keyserlichen statt zů Augspurg an der mittwochen nach dem weyssen suntag Anno Mcccc vnd in dem lrrrvij jare [i.e., Augsburg: Johann Schönsperger, 1487].[En français ce serait, approximativement :] Cet Herbier a été imprimé et achevé par Hansen Schönsperger dans la ville impériale d'Augsbourg le mercredi suivant le dimanche de Pâques an mil quatre cent quatre-vingt-sept ans].- Folio, (256x186mm.); [258] f.; 42 lignes à deux colonnes; sign.: a-v8, w8, x-z8, A-D8, E6, F8, G-H6, I8. [a1 et I8, blancs].- // Reliure en bois de poirier (?) du XVe ou XVIe siècle. Majuscule enluminée quand change la lettre initiale des noms. Exemplaire auquel il manque la feuillet blanc d'entrée, les trois premiers feuillets (a-a4) et 12 feuillets dispersés (d2-d7, f1, g6, v6, A7-B1), ainsi que les trois derniers (E4-E6), feuillet des sommaires et le dernier feuillet blanc (F1-I8), avec les feuillets E-E3 reliés devant s6. Elle contient, donc, de la fin du chapitre 1 jusqu'au chapitre 429, de 435 ; début du premier chapitre absent, une partie de neuf autres, vingt-six complets - parmi eux les six derniers, en plus de la présentation et du sommaire (donc, sans incipit ni colophon). Exprimé en feuillets, si l'on quitte les f. en blanc de début et de fin, l'œuvre complète a 229 feuillets de texte et d'images et 27 de sommaires. Cet exemplaire conserve 210 des 229 feuillets de texte et d'images. Tous les feuillets présents, sauf le premier, sont complets et aucun ne présente de xylographie découpée. Sur un total 391 qu'il devrait avoir, y sont présentes 362. Très divers degrés de détérioration, sale, avec des déchirures et des éraflures réparées maison et artisanale à différentes époques avec les plus divers matériaux.- // Prov.: Note mss., "Datum des Kräuter buch (Fecha del herbario), Albertus, 1561, Frankfurt am main. Reçú de Pauline Laurentz le 12 avril 1939".- // Refs.: Bradley, I, 275; Choulant, p. 55 (58), ref. 7; GW, M09756; Hain, 8950; IBE, 1989-1990, 2588; ISTC ig00102000; Klebs, p. 44, ref. 4.‎


‎Passionnant exemplaire incomplet de la quatrième édition incunable de l'œuvre qui débuta la saga des Hortus sanitatis, le Gart der Gesundheit, texte dont l'identité de l'auteur ne fait aucun doute, bien que de nombreux subsistent sur son promoteur… À la fin du XVe siècle, l'évêque de Mainz (Mayence) était l'une des sept personnes qui étaient convoquées pour élire l'Empereur du Saint-Empire et la personne ayant le plus de pouvoir après lui : il avait une relation directe avec le Pape et le droit de pouvoir conseiller l'Empereur. L'évêque (archevêque) de Mayence était choisi par le chapitre de la cathédrale, traditionnellement entre ses membres, et l'élection retombait généralement le doyen, devenir doyen était donc un bon présage. Vers 1470, parmi les membres chanoines du chapitre de la cathédrale se trouvait déjà Bernhard von Breydenbach (ca. 1435-1497), qui en ce temps-là s'occupait de la gestion des œuvres que l'évêché ordonnait d'imprimer, ce qu'il faisait habituellement avec l'imprimeur Peter Schöffer, qui était le calligraphe qui avait apporté la solution pratique graphique à l'idée mécanique de types mobiles de Gutenberg, tous deux financés par Fust, ce qui fut ainsi le générateur de l'activité de la première presse moderne. Quant à Breydenbach, il faut dire qu'il eut une personnalité qui s'avère difficile à définir, puisque dans sa trajectoire s'unissent une vie de débauche lors de sa jeunesse (et plus encore), des études ecclésiastiques, un doctorat en droit étant adulte et une certaine capacité pour s'arroger les mérites d'autres, le tout parsemé de bonnes doses d'hypocondrie et d'une grande passion pour les livres. On disait de lui qu'il avait une mentalité éditoriale. Ce qui ne fait aucun doute est qu'il sut tirer parti éditorial de ses circonstances, en l'exprimant dans deux œuvres très différentes, toutes deux recevant un succès extraordinaire durant la période incunable. La première, un guide pour voyageurs en Terre Sainte et, la seconde, une encyclopédie visuelle des plantes médicinales. L'origine du guide pour voyageurs se trouve dans sa participation au petit cortège avec laquelle le comte Johann von Solms-Münzenberg - un jeune homme de 18 ans, qui avait hérité du comté de Lich quand il en avait seulement 11 - partit en pèlerinage en Terre Sainte pour y être nommé chevalier de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem dans le Saint Sépulcre (et, au passage, gagner les indulgences). Dans ce voyage, qu'ils entreprirent le 25 avril 1483, ils furent accompagnés d'Erhard Rewich, un peintre d'Utrecht qui venait de faire un portrait au jeune comte, d'un noble au service du comte, d'un interprète italien et d'un cuisinier(1). En ce qui concerne le second des projets, l'encyclopédie visuelle de plantes médicinales, Breydenbach possédait, au moins depuis 1474, un volume où étaient recueillies des copies effectuées entre 1450 et 1477 de différents textes médiévaux, certains remontant jusqu'au VIIIe siècle , en allemand et en latin, des sept arts mécaniques, des secrets (alchimie et magie), de botanique et de médecine(2), auxquels il ajouta des documents de contenance très différente, telles que les ordonnances médicales qu'on lui prescrivait pour soigner ses maux, apparemment, multiples(3). Maître de ces affections et de ces passions, il décida de se dédier à la publication d'un répertoire complet et bien illustré des plantes et d'autres simples médicinaux. Pour l'élaboration du contenu scientifique, vers 1481 il engagea Johann von Cuba(4), docteur en médecine, de Lich, comme le comte, mettant à sa disposition son codex. Et Cuba se disposa à recueillir les dires de Dioscoride, Galien, Avicenne, Ibn Sarabi (Sérapion le jeune), Matteo Silvatico, Giovanni Plateario et d'autres pour l'ajuster avec le contenu du Codex. Apparemment, Cuba termina son travail avant fin 1482(5). S'il cela est certain, la base pour sa publication est définie à la date où Breydenbach commença son voyage en Terre Sainte. La pérégrination fut un parcours passant par Venise, la Croatie, la Grèce, Chypre, la Palestine, l'Égypte - où le jeune comte décéda de dysenterie à Alexandrie le 31 octobre, retour à Venise et arrivée à Mayence le 2 février 1484(6). À peine trois mois plus tard, l'archevêque décéda et le chapitre de la cathédrale choisit pour occuper la cathèdre celui qui était alors doyen, Bertold von Henneberg, qui, lorsqu'il fut archevêque, nomma Breydenbach pour qu'il occupât son poste de doyen. Depuis cette nouvelle position, à laquelle correspondait la coordination du chapitre, Breydenbach put mieux impulser ses projets, en publiant l'encyclopédie l'année suivante et le récit du voyage une année plus tard. Ce dernier est pour tous ces motifs une œuvre extraordinaire de la presse incunable, Peregrinatio in terram sanctam, si bien illustrée avec les gravures de Rewich, y compris l'impressionnant dépliant de plus d'un mètre et demi montrant une perspective de la ville de Venise, que nous aimerions pouvoir enfin offrir(7). En ce qui concerne l'encyclopédie illustrée de plantes médicinales, Breydenbach découvrit que pendant son absence en 1483, l'imprimeur Schöffer s'était empressé de préparer et d'imprimer pour son compte un herbier illustré afin de pouvoir le présenter en mars 1484 lors la proche foire de Francfort, qui était alors dans le territoire du diocèse de Mayence, peut-être pressé par la sortie récente du premier herbier imprimé, la transcription du texte et des images primitives d'un codex de l'abbaye de Montecassino, un manuscrit du 'Herbarius Apulei' (Roma, Johannes Philippus de Lignamine, 1481(8)). L'herbier qu'imprima Schöffer, connu sous le nom d''Herbarius latinus'(9), renfermait un contenu assez précaire, rédigé en latin, concernant 150 plantes. Les xylographies qui l'illustraient, bien que plus élaborées que celles de l''Herbarius Apulei', présentaient encore les plantes en style gothique et avec des formes disproportionnées car elles étaient copiées d'herbiers manuscrits. Ce qui n'eut aucune importance parce que le produit fut un succès à Francfort et avant de finir l'année deux autres éditions en avait été tiré. Mais face à ces herbiers, le volume produit par Breydenbach introduisait des nouveautés considérables. Il était beaucoup plus vaste, passant de 150 à 435 chapitres. Il dépassait l'idée d'herbier en incorporant 24 simples du royaume animal et minéral. Le texte préparé par von Cuba n'était pas une copie d'un codex mais une compilation authentique de nouvel ordre qui rassemblait toute la tradition médicale comme elle avait été spécifiquement recueillie en Allemagne centrale, en y incorporant les prescriptions des médecines grecque, latine, arabe et salernitaine en synthèses très précises (avec les dénominations des plantes et des simples en allemand, latin, grec et arabe). Les illustrations, coloriées, abandonnaient le style gothique pour le style réaliste en cherchant expressément à représenter l'original en tenant compte de ses proportions et se sa morphologie. Et, ce qui s'avérerait fondamental, il fut imprimé en langue vernaculaire, Breydenbach incluant lui-même une introduction dans laquelle il faisait allusion à l'œuvre comme « Ortus sanitatis, auss teütsch Ein gartten de der Gesundthery », Ortus Sanitatis, en français, le jardin de la santé. En termes actuels, ce serait l'irruption d'un Atlas de botanique médicinal exhaustif. Il fut ainsi imprimé une année après l'herbier de Peter Schöffer, sur la même presse, le 22 mars 1485. Le succès de l'œuvre fut complet et fulgurant. En août 1485, cinq mois après la première impression, apparut aussi à la vente à Augsbourg une nouvelle impression, sortie cette fois de l'atelier de Johann Schönsperger, à pleine page, pour laquelle il avait fait copier les xylographies, parfois en les calquant de celles imprimées, ce qui fit qu'elles apparurent inversées (côté droit des images à gauche et vice versa). Nous ne savons pas si Breydenbach avait autorisé cette seconde édition du Gart der Gesundheit. Quoiqu'il en soit, Schönsperger la republia de nouveau en 1486 en changeant complètement sa composition typographique, en présentant le texte sur deux colonnes, avec un nouveau jeu de xylographies, reproduites à une échelle un peu plus réduite afin de pouvoir les insérer dans la largeur des colonnes. Dans ce format, il l'imprima de nouveau en 1487 (édition à laquelle correspond l'exemplaire que nous offrons), 1488, 1493, 1496 et 1500. Et il ne fut pas le seul, parce qu'à partir de 1487 furent aussi tirées des éditions à Strasbourg, Ulm et Lübeck. Et, quand elle fut traduite au latin en 1491, elle avait été imprimée neuf fois en allemand. Le Gart der Gesundheit était déjà devenu le modèle de ce que devait être un herbier imprimé, le format pour toute œuvre de 'matière médicinale'(y compris les nombreux commentaires sur Dioscoride du siècle suivant) et il devint en soi un type standard de publication : les Hortus sanitatis, les jardins de la santé. Curieusement, pour illustrer les commentaires sur le Gart der Gesundheit, on s'en remet généralement aux xylographies de la mandragore mâle et la mandragore femelle, précisément deux des quelques images qui, au lieu de reproduire la plante originale de manière réaliste, vont à leur représentation idéalisée. Iconographiquement, l'apparition de la gravure d'un éléphant avec une image proportionnée, dont il s'agit probablement de la première représentation imprimée, est toutefois très surprenante, ce qui ne manque pas de surprendre, parce que cela faisait des siècles qu'on ne voyait pas un éléphant en Europe et qu'on lui attribuait l'aspect extravagant avec lequel l'avaient imaginé les copistes de codex qui n'en avaient jamais vu aucun et qui le dessinaient à partir des descriptions reçues à travers les textes de l'antiquité qu'ils copiaient, par exemple, de Pline le vieux(10). Tout libraire et tout bibliophile enthousiaste serait enchanté de vendre (ou d'acheter) un exemplaire complet et propre de cette icone éditoriale, avec sa cadence prolongée de xylographies coloriées d'époque des plantes, de graines et de fruits d'application médicinale. Il devrait aussi y investir plusieurs dizaines de milliers d'euros (des centaines, si l'exemplaire correspondait à la première édition de 1485). Et, dans ce cas, il aurait un très beau livre. La beauté de l'exemplaire que nous offrons, par contre, se trouve dans le fait qu'il s'agit d'une pièce authentique du musée de la vie : c'est un livre extrêmement utilisé durant une bonne partie de ses plus de cinq cents ans protégé seulement par ses placages en bois massif. Il présente de très divers degrés de détérioration, dans leur majorité des éraflures réparées artisanalement à différentes époques avec les plus divers matériaux. Il est sale et n'a pas de dos, ses plats en placage sont reliées avec des cordes et les tranches, jamais guillotinées, sont détériorées par une utilisation si intense. Mais il hypnotise. La cadence des images, les annotations de tout type, les décomptes d'autres propriétaires vérifiant ce qu'il leur manquait ou quel était l'ordre dans lequel devaient se trouver les pages, tout porte à mille rêveries qui poussent à reprendre le volume récemment délaissé, à sentir de nouveau le bois qui le renferme et l'ouvrir en tournant, peut-être, les trois, quatre ou cinq premières pages pour fuir des premiers sparadraps et commencer à être surpris par les images, les couleurs, les majuscules enluminées quand change la lettre initiale d'époque, les notes, les citations qui se devinent, ce qui dirait Avicenne ou ce qu'aurait pensé une autre personne faisant précisément la même chose en l'ouvrant de ses mains comme nous-mêmes.- // (1) Quelques auteurs, partant exclusivement du témoignage postérieur de Breydenbach le nomment le promoteur du voyage et l'instigateur des voyages de Rewich, le peintre, parce que Breydenbach aurait pensé déjà avant son départ à l'élaboration à son retour d'un guide illustré. Par notre part, nous croyons que ce témoignage postérieur est une reconstruction intéressée de Breydenbach lui-même et que son rôle dans le voyage était l'assistance spirituelle au comte.- (2) Le volume, qui est arrivé à nos jours, est connu comme le 'Codex Berleburg', et parmi les textes médicaux qu'il recueille se trouvent des parties de la plus célèbre des compilations médicales médiévales hautes-allemandes comme l''Älterer Deutscher Macer' et l''Arzneibuch'.- (3) Les commentaires de Gundolf Keil sur la santé de Braydenbach, élaborés à partir des prescriptions contenues dans le codex, qui nous informent que le chanoine, en plus de, par exemple, pour des calculs, prenait des médicaments pour renforcer sa virilité sont dignes de mention. Voir, Gundolf Keil: "The textual transmission of the Codex Berleburg", dans Margaret R. Schleisser (ed.), 'Manuscript sources of Medieval medicine: a book of essays'.- New York: Garland, 1995, p. 17-30. Un autre des essais antérieurs de Gundolf Keil, "Hortus sanitatis, Gart der Gesundheit, Gaerde der Sunthede", dans Elisabeth B MacDougall (ed.): 'Medieval gardens', Washington: Harvard university, 1986, p. 55-68, est également intéressant.- (4)Son nom non latinisé était Wonnecke von Kaub. Peu de temps plus tard, en 1484, il serait engagé comme médecin par la municipalité de Francfort, à moins de 40 km de Mayence.- (5) Ainsi en est-il déduit Keil, op. cit., Hortus..., p. 64.- (6) Breydenbach ne mentionne pas quelle fut la cause du décès, mais ainsi le conte Félix Fabri, dominicain d'Ulm, qui coïncida avec eux depuis la Palestine jusqu'en Egypte et qui écrivit l'histoire de son propre pèlerinage dans un manuscrit (découvert et publié en 1843 comme Fratris Felicis Fabri Evagatorium in Terrae Sanctae, Arabiae et Egypti peregrinatoniem, Stuttgart, Societatis Litterariae Stuttgartiensis, 3 v., v. 3, p. 162), apportant de nombreuses informations omises par Breydenbach dans sa chronique.- (7) Bernhard von Breydenbach: Peregrinatio in terram sanctam, Mainz: Schöfer, 1486. L'œuvre fut traduite à l'allemand, au français et au castillan, en impression de Paulo Hurus, à Saragosse, en 1488, en utilisant les xylographies originales, sous le titre de Viaje de la tierra santa (Voyage en terre sainte). Si l'on désire se délecter de toutes les implications de cette initiative éditoriale, on ne peut pas manquer la lecture de la magnifique (bien que partial) étude de Elizabeth Ross, Picturing experience in the Early printed book: Breydenbach's peregrinatio from Venice to Jerusalem.- Penn State press, 2014. Braydenbach s'est épargné quelques travaux en copiant sans les citer des textes d'autres sources, tels que la description de Jérusalem, qu'il a tirée d'un manuscrit de la bibliothèque du couvent de dominicains d'Ulm. À ce sujet, Fabri, op. cit., v.1, p.182.- (8) ISTC, ih00058000; GM, 2300. L'argument de William M. Ivins jr. sur cette copie du codex de Montecassino et sur le changement conceptuel qui suppose le transfert des dessins d'un codex à des xylographies taillées qui maintiennent l'information, est gracieux. Voir "The herbal of Pseudo-Apuleius", The Metropolitan Museum of Art Bulletin 2 (1944) 7: 218-221.- (9) Rogatu plurimorum inopum nummorum egentium appotecas refutantium occasione illa, quia necessaria ibidem ad corpus egrum spectantia sunt cara simplicia et composita.- (10) Sur la représentation des éléphants durant le Moyen-âge, le travail superbe de Uli Westphal: "Elephas anthropogenus", en Zoologischer Anzeiger (2015) 256: 36-41. Et divertissez-vous sur sa page web http://www.uliwestphal.de/ElephasAnthropogenus . Choisissez un éléphant et cliquez sur lui.‎

Andarto B.

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