3 livres pour « LIBRAIRIE ANTOINE; his... »Modifier

Trier par

‎CHALCONDYLE (Nicolas); VIGENERE (Blaise) ; ARTUS (Thomas); MEZERAY (François Eudes de)‎

Référence : 2090

(1662)

‎L'Histoire de la décadence de l'Empire grec et établissement de celuy des Turcs par Chalcondile Athénien de la traduction de B. de Vigenere Bourbonois et illustrée par luy de curieuse recherche trouvées depuis son décès avec la continuation de la même histoire depuis la ruine du Péloponèse jusqu'à l'an 1612. par Thomas Artus, Seigneur d'Embry ; Histoire des Turcs contenant ce qui s'est passé dans cet empire depuis l'an 1612 jusqu'à l'année présente 1649 par Franc. de Mezeray avec l'Histoire du Serrail par le Sr. Baudier. Les illustrations sur l'histoire de Chalcondyle par Blaise de Vigenere, les descriptions et figures des habits des officiers et autres personnes de l'Empire turc, et les Tableaux prophétiques sur la ruine du mesme empire.‎

‎Paris chez Denys Brechet 1662 Deux volumes in-folio (37 x 24 cm.), Pleine reliure de veau fauve, dos à nerfs muet (reliure de l’époque). Edition illustrée de 2 frontispices, 24 portraits de sultans, 62 planches de costumes et 17 figures allégoriques plus quelque bois gravés (bandeaux, lettrines, etc.).Tome I : Frontispice et 9 ff. non chiffrés contenant l’Epître à la Reine de Pologne par Mézeray, et celle au Prince de Mantoue Louis de Gonzague par Blaise de Vigenère, ainsi que l’Epître au Lecteur et le privilège de l’ouvrage ; 907 pp. (l’Histoire des Turcs de Chalcondyle p.1 à 234 et sa continuation par Thomas Artus p. 235 à 907).Tome II : faux-titre, frontispice et 3 ff. non chiffrés (Épitre au Duc de Richelieu et privilège) 204 pp. et (6) ff.(continuation de l’Histoire des Turcs et table) ; 89-(1) pp. 2 ff. n. ch. (Histoire générale du Sérail et de la Cour du Grand Seigneur par Michel Baudier) ; 85-(1) pp. 5 ff. n. ch. (Annales des Sultans et supplément aux Annales de Jean Leunclavius), 64 ff. ch. (Plusieurs descriptions es accoutrements tant des magistrats et officiers de la Porte de l’Empereur des Turcs que des peuples assujectis à son Empire), 1 f. non chiffré, 49 pp. chiffrées de 67 à 116 et 2ff. non chiffrés (Tableaux prophétiques des Empereurs Sévère et Léon avec leurs épigrammes prédisant la ruine de la Monarchie des Turcs par Artus Thomas) ; 136 ff. 15 ff. n. ch. (Illustrations de Blaise de Vigenère et table).Exemplaire incomplet : il manque les pages de garde, le faux-titre du premier tome et deux planches représentant l'armée turque en ordre de bataille et Constantinople (copie des planches fournie). Exemplaire fatigué (déchirures et mouillures sans atteinte majeure au texte, reliure frottée aux coins et coiffes, début de fente aux mors.‎


‎Cet ouvrage est l’oeuvre de l’historien grec Nicolas Chalcondyle (ou Laonicos Chalkondylès v.1423-v.1490), un noble Athénien réfugié à Constantinople. Il y décrit la chute de l'Empire romain d'Orient et l'essor de l'Empire ottoman de 1298 à 1463. Le texte a été traduit par Blaise de Vigenère sur la version latine, la seule imprimée à l’époque, et sur les manuscrits grecs en circulation.Parue en France pour la première fois en 1577 chez Nicolas Chesneau, elle fut réimprimée en 1583 chez Abel l’Angelier. La troisième édition ne parut qu’en 1612, à l’instigation de la veuve l’Angelier, Françoise de Louvain. Elle contenait la traduction révisée de Chalcondyle, et les nouvelles «illustrations» (en fait des commentaires) de Vigenère, le Triomphe de la Croix, des Observations sur l’histoire des Turcs et une continuation de cette même histoire, en huit livres, couvrant la période 1462-1611, ainsi que des Eloges des Seigneurs Ottomans par Artus Thomas d’Embry, éditeur de l’ensemble. L’ouvrage était mis en valeur par une abondante illustration : un titre frontispice gravé, une vue de Constantinople, des emblèmes et figures prophétiques, des portraits des sultans et 62 planches de costumes. Celles-ci provenaient des Navigations de Nicolaï, publiées par Guillaume Rouillé quarante ans plus tôt. L’ouvrage connut plusieurs émissions en 1616, 1619 et 1620. Il fut encore édité en 1632 chez la veuve Guillemot, jusqu’à cette présente édition (1662) augmentée d’une suite par Mezeray et de l’Histoire générale du Sérail de Baudier.Le succès de l’ouvrage s’explique entre autres raisons par la nouveauté de la matière, encore jamais traitée, davantage que par les qualités d’écriture de l’auteur. Dans sa première version française, cette histoire était conçue comme une réflexion sur la décadence décrite de l’intérieur, sous forme d’autopsie par un historien témoin et acteur des événements qu’il décrivait, et commentée par Vigenère, contempteur de "la lascheté, nonchaloir et dissolution" de l’époque. Malgré sa grandeur passée, Byzance en fait plutôt que Constantinople, était toujours jugée à l’aune de son déclin. L’histoire de Byzance ne pouvait pas ou plus être pensée pour elle-même, ne pouvait être pensée autrement que comme décadence, autrement que pour mettre en valeur, par contraste, les Francs, les héros de la croisade, ni autrement que sous sa forme moderne, c’est-à-dire turque. Cette conception était celle de Vigenère dans sa traduction. L’histoire de Chalcondyle illustrait une conception cyclique de l’histoire, ou plus exactement présentait une histoire des empires qui se succèdent, connaissant des phases de prospérité et de déclin, à travers des “mutations” de fortune. Montaigne dans ses Essais citait l’historien grec avec éloge et il lui fit dans les ajouts de l’Exemplaire de Bordeaux une quinzaine d’emprunts.En éditant la traduction de Vigenère et en publiant ses propres annotations, elles-mêmes adaptées du corpus turc réuni entre-temps par Leunclavius, Artus Thomas entendait moins faire renaître Byzance et encore moins célébrer la cité que donner à lire et à comprendre l’histoire turque. Selon Thomas, Chalcondyle avait mieux éclairé le mystère de l’origine des Turcs que ses prédécesseurs et que tout autre historien.Vigenère lui-même avait donné corps à cette interprétation, et ses Illustrations posthumes qui accompagnaient le texte dans sa dernière version étaient presque entièrement consacrées aux Turcs. Elles s’ouvraient par une longue description de Constantinople, où l’érudit rappelait que les anciens monuments avaient presque tous été détruits. Il examinait ensuite, dans ce lieu à la fois géographique et symbolique du pouvoir, le Sérail, dont Montesquieu allait faire comme le théâtre allégorique du despotisme oriental, les mœurs et l’organisation civile des Turcs, pour le prolonger par une description minutieuse des institutions militaires, et achever sur la relation détaillée, prise de différentes sources, des cérémonies de la circoncision de Mechmet fils d’Amurat, aux mois de juin et juillet 1582.Les gravures choisies par L’Angelier reflétaient de la même manière cette évolution de l’intérêt porté au sujet même du livre. Dans un avis au lecteur ouvrant sa propre continuation, Thomas les justifiait comme une manière d’égayer l’esprit du lecteur “qui pourroit estre devenu triste par la lecture de tant de sang répandu”, et il offrait à voir ce qu’il appelait la “pompe” de l’empire turc alors que l’Histoire de Chalcondyle lui en avait montré le progrès, la puissance et la grandeur. La pompe, c’est à dire l’ensemble des costumes de tous les rangs de la société ottomane tels que les avait déjà décrits Nicolaÿ. Cette fiche cite largement l'étude de Jean Balsamo, "Byzance à Paris, Charlcondyle, Vigenère, L'Angelier" publiée dans les actes du colloque "Sauver Byzance de la barbarie du monde" qui s'est tenu à l'université de Milan en 2003. Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligne Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.‎

LIBRAIRIE ANTOINE - Paris

Téléphone : 01 40 71 91 57

1 200,00 EUR

‎PEREFIXE (Hardouin de)‎

Référence : 2965

(1661)

‎Histoire du roy Henry le Grand composée par Messire Hardouin de Perefixe, évèque de Rodez, cy-devant Précepteur du Roy.‎

‎Amsterdam chez Louys et Daniel Elzevier 1661 In-16 (14 x 19 cm.), frontispice gravé, page de titre, 4 pp. (Adresse au Lecteur), 522 pp. vélin blanc à rabats.‎


‎Réimpression presque identique de l'édition elzévirienne parue la même année (frontispice non signé, marque "ne extra olea" au titre et erreurs de pagination : les chiffres 95 et 96 sont répétés une fois et la pagination passe directement de 430 à 441. Il ne s'agit pas de la contrefaçon rouennaise de Laurent II Maurry portant la fausse adresse de Louis et David Elzevier à Amsterdam (frontispice gravé sur cuivre avec l'adresse : "A Leiden, chez Elsevier. 1661", la figure sur bois au titre représente un limaçon et les pp. 378 et 421 numérotées par erreur 372 et 321 - source BNF et Willems, 1272 et supplément, 343). La première édition de ce texte a été publiée en latin à Paris, chez Vitré en 1647, la première traduction en 1661 à Paris chez E. Martin, à Leide chez Elzevier et à Amsterdam chez Michiels.Ex-libris du Comte de Malherbe collé sur le contreplat. Galerie de vers dans la marge inférieure entre les pp. 80 et 247 (sans atteinte au texte). Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligne Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.‎

LIBRAIRIE ANTOINE - Paris

Téléphone : 01 40 71 91 57

180,00 EUR

‎VALERE MAXIME‎

Référence : 3121

(1607)

‎Valerii Maximi Dictorum factorumque memorabilium libri IX, infinitis mendis ex veterum exemplarium fide repurgati atque in meliorem ordinem restituti, per Stephanum Pighium,... Accedunt in fine ejusdem annotationes in loca plusquam DCCC ; item breves notae Justi Lipsii ad eumdem scriptorem non ante editae‎

‎Lyon J. Pillehotte 1607 In-16 (12,5 x 8,5 cm.), 810-(22) pp. et l'index, marque typographique au titre. Demi-basane couleur taupe (reliure moderne). Ex-libris du Saint-Simonien avignonnais Emile Picard, Marges parfois courtes sinon bon exemplaire.‎


‎Cette édition a été établie et annotée par le philologue et humaniste Juste Lipse (1547-1606). Valère Maxime ou Valerius Maximus, historien et moraliste romain du ier siècle apr. J.-C. et contemporain de l'empereur romain Tibère composa entre 24 et 31, les Faits et Dits Mémorables, parfois intitulés Faits et Paroles Mémorables, un recueil d'anecdotes destinées à nourrir la réflexion et le discours des orateurs et des philosophes. Il a notamment puisé les exemples romains des guerres civiles dans le répertoire d'une littérature aujourd'hui disparue, celle des récits de la proscription, ce qui rend ses écrits précieux. L'ouvrage est composé de 9 livres, abordant successivement la religion (respect, mépris, mensonge, religions étrangères, auspices, présages, prodiges, songes, miracles), les règles de la société (mariage, magistrats, armée, spectacle, frugalité, coutumes étrangères, discipline militaire, triomphe, censure, majesté), le "caractère" romain (livre III, le naturel, la bravoure, la résignation, les inconnus qui se sont illustrés, les illustres qui ont sali leur nom, la confiance en soi, la constance; livre IV, la modération, la réconciliation, le désintéressement, la pauvreté, la modestie, l'amour conjugal, l'amitié, la libéralité; livre V, la clémence, la reconnaissance...) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligne Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.‎

LIBRAIRIE ANTOINE - Paris

Téléphone : 01 40 71 91 57

120,00 EUR
Téléchargez l'application sur Google Play Téléchargez l'application sur l'AppStore
Rechercher - LIBRAIRIE ANTOINE; his...

L'article a été ajouté à votre panier

Vous venez d'ajouter :

-

Il y a 0 article(s) dans votre panier.
Total : 0,00 €
(hors frais de livraison)
En savoir plus sur la livraison
A quoi sert un compte utilisateur ?

A quoi sert un compte utilisateur ?

  • Toutes vos recherches sont mémorisées dans votre historique permettant de retrouver et d'effectuer à nouveau des recherches antérieures.
  • Vous pouvez gérer une liste des recherches favorites que vous faites régulièrement.
  • Vos préférences (paramètres de recherche, langue de consultation du site, etc) sont mémorisées.
  • Vous pouvez envoyer les résultats de recherche sur votre adresse mail sans avoir à la renseigner à chaque fois.
  • Contacter les libraires, passer des commandes, voir l'historique de vos commandes.
  • Publier des Evènements en rapport avec le livre.

Et bien d'autres choses que vous découvrirez en parcourant Livre Rare Book !