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Reference : 603

(1771)

‎ 1771 1771. In-8 (215 x 175 mm), 42 pp., en feuilles reliées par un ruban de soie rose. Charmant manuscrit renfermant 76 énigmes en vers, certaines en alexandrins, copiées par une certaine Marie Bernard. Pleines d’esprit et d’humour, elles ont pour thèmes des sujets variés, comme les jeux (le billard : […] j’ai coups de bâton fréquemment, incessamment sur moi l’on passe et l’on repasse […], les cartes : […] plus je plais, et plus on me bat […]), les objets de la vie quotidienne (chemise, chandelle, miroir, canne, etc.), les animaux (le coq : Je passe pour monarque, au milieu de la cour, toujours un même peuple auprès de moi criaille, mes sujets sont de plume, et mon trône est de paille, et je suis toutefois le prophète du jour, l’oiseau : cinq voyelles, une consonne en français composent mon nom, et je porte sur ma personne, de quoi l’écrire sans crayon, l’âne : Je nais sans esprit, et meurs dans l’ignorance, j’ai quantité d’égaux, non pas par la naissance., etc.), la religion (le confessionnal : […] il ne faudroit pas qu’un maris se trouvât derrière sa femme., la tonsure, l’alléluia). Sont également représentés la royauté et les institutions du temps (le trône, l’académie), ainsi que des sujets graves, comme la mort : […] je renverse les rois et la forte jeunesse, mais un simple soupir, un mouvement de cœur, triomphe de ma force, et je rends mon vainqueur., ou plus léger comme un pet : […] plus je me veux cacher plus je deviens suspect […]. Un tableau final donne la clé des énigmes. Entre les énigmes 69 et 70 se trouvent trois copies de sonnets (le Sonnet de Desbarreaux de Jacques Vallée, le Sonnet sur l’avorton de Jean Hesnault et le Sonnet à Monsieur de Charleval de Jean-François Sarasin) ainsi que le poème anonyme Songe à Thémire (1755). Jolie curiosité témoignant des divertissements d’une jeune fille du XVIIIe siècle, dont les énigmes ont gardé toute leur fraîcheur plus de 200 ans après leur rédaction.‎


‎Bon‎

Librairie Pierre Castagné - Paris

Phone number : 06 73 54 29 46

EUR1,500.00

Reference : (LCPCECO-0004)

(1704)

‎"TARIF DES DROITS DU SCEAU, TANT DE 1672, 1674, 1691, QUE DE L'AUGMENTATION DE 1704, QUE LE ROY DE L'ADVIS DE MONSIEUR LE CHANCELIER VEUT ESTRE LEVEZ A L'AVENIR SUR LES LETTRES ET EXPEDITIONS QUI SERONT SCELLEES EN LA GRANDE CHANCELLERIE...".‎

‎(Un précieux manuscrit calligraphié sur vélin, sans doute destiné à un membre très éminent de la Chancellerie Royale de Louis XIV) "TARIF DES DROITS DU SCEAU, TANT DE 1672, 1674, 1691, QUE DE L'AUGMENTATION DE 1704, QUE LE ROY DE L'ADVIS DE MONSIEUR LE CHANCELIER VEUT ESTRE LEVEZ A L'AVENIR SUR LES LETTRES ET EXPEDITIONS QUI SERONT SCELLEES EN LA GRANDE CHANCELLERIE...". s.d. (vers 1704) 4 parties en 1 volume in-12° (175x125 mm) (dimensions pages 169x114 mm) (7) ff. b. de papier, (1) f. b. de vélin, (48) ff. de vélin, (1) f. b. de vélin, (7) ff. b. de papier. Reliure de l'époque en maroquin noir. Encadrement de triple filet doré sur les plats avec fleurons dorés aux angles et fleurs de lys dorés en écoinçons. Dos à cinq nerfs avec compartiments décorés avec fleurs de lys et titre en lettres dorées. Roulette intérieure dorée. Tranches dorées. Précieux et rarissime manuscrit sur vélin, parfaitement calligraphié, dans sa reliure du temps en maroquin noir aux fleurs de lys, sans doute destiné à un des membres les plus éminents de la haute administration royale. A l'époque le Chancelier en charge (de 1699 à 1714) était le M.is Louis Phélypeaux, C.te de Maurepas et de Pontchartrain (1643-1727), qui "redonna à la chancellerie une importance et un éclat oubliés depuis la vieillesse de Pierre Séguier". Manques aux coiffes et partie inférieure du mors du premier plat fendu sur 3 cm, mais très bel exemplaire avec intérieur frais et magnifiquement conservé. Le texte est divisé en quatre parties. La première présente les tarifs par actes et par offices ; vient ensuite la liste des archevêchés et des évêchés ; suit un état de ce que doivent payer les chancelleries supérieures ; et, enfin, un "Tarif des droits de la Chancellerie de Paris et des chancelleries près de nos cours présidiaux...". Cette dernière partie semble ne pas être reprise dans l'édition de 1704. Ce rarissime manuscrit sur les droits de la Chancellerie royale et leur augmentation de 1704 est le précieux témoignage de la période fort troublée des dernières années du règne de Louis XIV. Nous sommes en pleine guerre pour la succession au trône d'Espagne, déclenchée en 1701 à la suite du décès de Charles II (le 1er novembre 1700), mort sans descendance. C'est le grand conflit qui oppose la France des Bourbons, qui soutient le Duc d'Anjou (futur Philippe V d'Espagne), deuxième fils du Grand Dauphin et petit-fils de Louis XIV, à l'Autriche des Habsbourg, qui soutient Charles, second fils de l'Empereur Léopold Ier. En 1702 l'Angleterre, le Saint-Empire romain germanique et les Provinces-Unies déclarent la guerre à la France, une guerre qui durera douze ans et qui épuisera toute l'Europe jusqu'à 1713 et aux signatures des Traités d'Utrech et de Rastatt (1714). Le coût des armées françaises est faramineux et l'augmentation des droits de chancellerie est un des premiers moyens employés pour remplir les caisses de l'Etat. Mais cela ne suffira pas. La France sera particulièrement frappée par la crise financière de 1709, étroitement liée à l'inflation causée par les colossales dépenses de guerre et aggravée par la plus terrible famine de son histoire, celle de l'hiver de la même année (avec 600.000 décès, le prix du blé multiplié de six à dix fois dans de nombreuses villes du royaume et le Roi obligé à mettre ses pierreries en gage de la monnaie royale). Les conséquences de cette crise enorme tourneront la France de la Régence (après la mort de Louis XIV en 1715), toujours en très grave déficit, au système de Law. Le présent manuscrit fut sans doute rédigé par un copiste professionnel ou maître en écriture. Nous avons pu localiser seulement 4 autres exemplaires en reliure identique ou similaire : Institut de France (1 vol. in-fol., 1ère partie réalisée en 1691, les deux suivantes en 1704, provenant de la collection Godefroy : dans les collections publiques parisiennes depuis 1760 (170x110 mm et 175x120 mm), BNF (acquis dans les années 1960 (170x120 mm)), Ranbervillers (168x112 mm) et Nevers (don à la bibliothèque en 1851 (170x110 mm)). Le texte fut imprimé à Paris chez la V.ve Laurent Raudet au format in-4°. (LCPCECO-0004) (4.500,00 €) ‎


‎(Un précieux manuscrit calligraphié sur vélin, sans doute destiné à un membre très éminent de la Chancellerie Royale de Louis XIV) (www.cepays-ci.com)‎

Librairie de Ce Pays-ci

Phone number : +39 334 1944478

EUR4,500.00

Reference : 10355

(1757)

‎3 documents XVIIe-XVIIIe sur le fort de Mont-Dauphin, dans les Hautes-Alpes.‎

‎- Louis Penne de Vaubonnet (Marseille 1691 / après 1742), ingénieur en chef de Mont-Dauphin. Lettre signée. 2 pp. in. 4. Mont-dauphin, 1738. Lettre de convenance. - Jugement contre un déserteur condamné aux galères perpétuelles. Mont-dauphin, 1757. Pièce en partie imprimée, signée par Chinion. - Certificat rédigé et signé par François Jacques Bouton, comte de Chamilly (1663/1722). Villar d'Arêne, septembre 1692. Cachet de cire. Pour un caporal qui a perdu un bras « à l'affaire de Suse ».‎

‎. Date : 1692-1757. Lieu : Mont-Dauphin. Format : in-4 et in-folio. Etat : bon. Nombre de documents : 3. Type de document : lettre signée, pièce signée et pièce autographe signée. Nombre de pages : 4‎


3 documents XVIIe-XVIIIe sur le fort de Mont-Dauphin, dans les Hautes-Alpes..
Traces Ecrites - Paris

Phone number : 01 43 54 51 04

EUR450.00

Reference : 3044

(1799)

‎4 documents avec vignettes de la République Cisalpine.‎

‎4 lettres en italien ornées de jolies vignettes de la République Cisalpine. En-têtes de "Gaetano Bertoldi, commessionato alla forza armata, satellizio e fortificazioni nel disparimento del Crostolo", "Andrea Barbieri, ispettore straordinario di polizia ne'distretti delle alpi apuane uniti al Crostolo", "Antonio Assalini, ingegnere del dipartimento del Crostolo" et "l'uffizio della privative nazionali divisione IV presso il ministro di finanza generale".‎

‎Adresse au dos (pour 2 lettres).. Date : 1798-1799. Lieu : Milan, Reggio et. Format : In-folio. Etat : deux lettres effrangées en bordure supérieure.. Nombre de documents : 4. Type de document : lettres autographes signées. Nombre de pages : 7‎


4 documents avec vignettes de la République Cisalpine.. 4 documents avec vignettes de la République Cisalpine..
Traces Ecrites - Paris

Phone number : 01 43 54 51 04

EUR420.00

Reference : 39577

(1754)

‎[Anjou. Saint-Sylvain-d'Anjou]. Papier Terrier du Fief et Seigneurie d’Echerbot Gastevin. ‎

‎ 1754 1 vol. 1754. Manuscrit in-folio (24 x 38 cm) de (188) ff. à 30 lignes par page, basane marbrée, dos orné à nerfs, pièce de titre sable, tranches rouges (reliure de l’époque). ‎


‎Livre terrier établi au mois de juillet de l’année 1754 par nous Jean Gabriel Choquet feudiste sous la conduite de Me Louis Michel Thorode licencié es lois notaire royal à Angers sur les titres, aveux et déclarations rendus à la Seigneurie d'Écharbot-Gastevin fief relevant du château d’Angers (aujourd’hui Saint-Sylvain-d'Anjou) : « Le fief et Seigneurie d’Écherbot Gastevin dans les paroisses de Saint Silvin, Saint Berthellemi, Saint Nicolas, Avrillé et Saint Pierre de la ville d’Angers appartient à Messire René Nicollas Loüet, Chevalier Seigneur de Chauvon, La Romanerie et autres lieux, fils et unique héritier de Mr Charles Loüet, Chevalier Seigneur de Chauvon. Lequel Charles Loüet avait acquis par décret ledit fief par Nicolas Loüet Ecuyer Seigneur de la Romanerie son oncle qui l’avait eu par succession de Mr Charles Loüet Conseiller du Roi en ses Conseils d’État, Lieutenant Particulier au Siège Présidial d’Angers son Père (…) ». Précieux registre de 87 articles d'une grande lisibilité et 2 tables alphabétiques"des héritages" et "des noms d’hommes" ; on joint 3 déclarations manuscrites à l’encre du temps sur papier volant pour compléter le terrier dont un reçu de Louis François Louet de la Romanerie daté 1787 héritier de la terre d'Écharbot Gastevin.Épidermures en pied de dos et sur les plats, coiffe de tête arasée, mors inférieur fendu en tête, mouillures sur les feuillets liminaires atteignant les plats. ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR2,000.00

Reference : 6752

(1750)

‎[Arras]. Manuscrit touchant les ville et cité d'Arras, et les comtés de Flandres et Artois. Concernant différentes particularités très curieuses touchant les dits paÿs. Copié sur une copie reposante dans la Bibliothèque de la Société littéraire d'Arras.‎

‎ 1750 1 Sans lieu ni date [1750]. 3 parties en 1 fort vol. in-4 de 404 ff.n.ch., couverts d'une écriture épaisse et lisible (environ 20/25 lignes par page), basane marbrée, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, pièce de titre cerise, double filet doré sur les coupes, tranches rouges (reliure de l'époque). ‎


‎Compilation manuscrite faite à partir des données fournies par deux historiens artésiens : 1. Ferri ou Ferréol de Locre (1569-1614), curé de Saint-Nicolas d'Arras, et compositeur du Chronicon Belgicum ab anno CCLVIII ad annum usque MDC pertinuo conductum, qui ne parut qu'en 1616, après sa mort. 2. Guillaume Gazet (1554-1612), curé de Sainte-Marie-Madeleine d'Arras, dont la production historique locale est très abondante et répartie sur une quinzaine de titres. Le propos du compilateur est clair et typique d'une époque où l'étude de l'histoire locale ou régionale ne savait encore se détacher du moule chroniquaire : il s'agit d'affecter des événements signifiants, "remarquables" à chaque année, en remontant le plus haut possible. De fait, les deux premières parties sont structurées de façon strictement chronologique, après une brève introduction à chaque fois, et vont respectivement de 282 à 1491, puis de 1492 à 1600. La troisième partie, quant à elle, contient un "Supplément" dont les données viennent s'insérer dans celles des deux parties précédentes. D'après les indications du titre, l'original copié se trouvait dans la bibliothèque de la Société littéraire d'Arras : fondée en 1737, devenue Académie royale des Belles-Lettres d'Arras en 1773, et transformée en 1816, après l'intermède révolutionnaire, en Académie d'Arras, avait évidemment comme terrain d'études favori les régions artésiennes et flamandes. Coiffe inférieure et coins un peu rognés, mais bon exemplaire. ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR1,800.00

Reference : 39699

(1800)

‎[Campagne d'Allemagne. 1798-1800. Manuscrit]. Mes Campagnes depuis le 1er Vendemiaire an 7 (22 septembre 1798) jusques et compris le - Par Alphonse Delassus hussard au 2e régiment cy-devant Chamborant.‎

‎ circa 1800 2 vol. (circa 1800). Manuscrit in-12 (11,5 x 18 cm) de (2)-90 pp. à 23 lignes par page, cartonnage brun (reliure de l’époque). ‎


‎Souvenirs manuscrits inédits du hussard Alphonse Delassus du 14 octobre 1798 au 5 février 1800 enrôlé dans l’Armée de Mayence devenue Armée du Rhin : « J’avais vingt ans et cinq mois lorsque le gouvernement ordonna une levée pour les armées de tous les jeunes gens de vingt ans à vingt et un (…) je désirais extrêmement servir dans la cavalerie et surtout dans la cavalerie légère, le 2e régiment d’hussards était alors à Paris (…) J’entrai au régiment le 23 Vendémiaire de l’an 7 (14 octobre 1798) ». La France révolutionnaire est alors en guerre contre la seconde coalition formée en 1798 entre l'Angleterre, l'Autriche, la Russie, la Sicile et la Turquie. En route pour Mayence, le jeune conscrit s’attache dans une courte première partie à la description de la vie de soldat (étapes, hébergements, querelles et camaraderie, nécessité d’acquérir une monture etc.). Sitôt sur le champ de bataille en Allemagne « les hussards de Seckler près de deux cents nous attaquèrent (…) les premières balles qui sifflèrent à mes oreilles m’effrayèrent extrêmement et mon cheval aussi novice que moi (…) nous partîmes nous ranger en bataille dans la plaine ; il était alors sept heures, le combat devenait vif de plus en plus, l’ennemi envoyait sur nous des boulets qui nous forçaient de faire de nouvelles évolutions » ; l’ardeur patriotique bientôt s’étiole et tourne à la résignation : « Nous marchâmes tout le reste du jour et une partie de la nuit, nous nous restâmes environ une heure dans le milieu de la plaine, il faisait déjà froid, il était impossible d’avoir du bois, je n’avais pas mangé depuis le matin il me restait la moitié d’un pain, je le partageai avec mon cheval qui avait aussi froid que moi ». La résignation devient sidération et emporte peu à peu le récit de campagne du jeune conscrit vers le témoignage amer d’un soldat de la Grande Armée revenu de l’enfer : « Je m’avançais sur la route qui conduit à Bruchsall les environs de cette ville étaient couverts de sang et de cadavres ; sur un des côtés de la route je vis un misérable hulan tout couvert de sang et de boue il poussait des cris affreux je m’approche de lui il avait la jambe emportée d’un boulet (sic), j’appelai aussitôt mes camarades pour lui donner quelques secours ; ce malheureux nous demandait la mort, la douleur lui faisait perdre la raison ; nous lui fîmes boire quelques gouttes d’eau de vie puis nous le fîmes porter à la ville sur un brancard. Je ne puis exprimer tout ce qui se passa en moi à la vue de ce spectacle (…) Le combat cessa, je n’étais plus bon à rien, une sombre mélancolie s’était emparée de moi et (ce qui ne m’était jamais arrivé) je maudis l’espèce humaine et l’ambition qui causait le malheur des hommes ». La relation s’achève avec la reprise de Phillipsbourg en 1800 tandis que l’auteur conclut son manuscrit avec la mention «Fin de la première campagne». Manque de papier sur le dos du carnet.Joint: [Famille Delassus]. Recueil de vers et de couplets par Théodore Delassus. Paris, 1831–1853. Manuscrit in-8 de (64) pp., demi-cuir rouge de Russie, dos lisse orné, coiffe de tête arasée (reliure de l’époque). 40 pièces de vers numérotées de Théodore Delassus (dont un feuillet imprimé volant d’une pièce extraite du recueil, A Mademoiselle Rachel, 1853) suivies des oeuvres de son descendant (feuillet 54) recopiées entre 1892 et 1901 : « Les poésies qui suivent ont été écrites à partir de l’année 1892 par Louis-Hyppolyte Delassus. Autant que possible l’origine des chansons ou poésies a été indiquée » ; 1 lettre manuscrite signée Delassus, circa 1830 (4 feuillets). ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR2,500.00

Reference : 12152

(1792)

‎[Collège Dramatique et Lyrique d'Amsterdam. Manuscrit].‎

‎ 1792-1793 1 1792-1793. Manuscrit in-folio (36 x 28 cm) de (8) ff. sur peau de vélin et 1 tableau imprimé sur double page monté sur onglet, maroquin brun à grains longs, dos muet à nerfs, frise à froid d'encadrement sur les plats (reliure de l'époque). Accidents sur les coiffes. ‎


‎Exceptionnel registre de souscription sur parchemin du Théâtre Français d'Amsterdam qui connut un grand succès à la fin du XVIIIe siècle. Messieurs les commissaires du collège dramatique et lyrique feront donner à Messieurs les souscripteurs soussignés sous la direction des sieurs Emmanuel et Moulinneuf auxquels ils ont confié la Régie et l'administration du spectacle de la troupe pour le courant de cette année 1792. « En 1781, quelques riches amateurs des arts et des sciences formèrent le projet de créer un cercle fermé appellé Collège dramatique et lyrique, qui devait faire représenter des pièces de théâtre et des opéras français à Amsterdam. On y construisit une scène, on fit venir les meilleurs acteurs et actrices français. Bientôt la salle devint trop petite : il s'éleva dans la ville, des voix pour réclamer que le spectacle fût public. La bonne réputation de la troupe fut cause que les Régents du Théâtre hollandais firent un accord avec le Comité du Cercle afin de faire jouer, au profit de l'Orphelinat et de l'Hospice des Vieillards, les artistes du Collège dramatique et lyrique pendant la saison d'été et la foire, lorsque le Théâtre hollandais faisait relâche : dans ce but on érigea un joli théâtre provisoire sur la Place de Leyde » (Fransen). Un règlement en douze articles, imprimé et relié sur double page en tête de volume, fut établi en 1783 à l'attention des souscripteurs : l'abonnement pour 60, 40 ou 20 ducats était le seul moyen d'assister aux représentations appelées collèges (le prix de souscription sera pour chaque place souscrite de vingt ducats pour les 80 premiers collèges). 321 souscripteurs ont apposé leur signature sur trois colonnes pour la saison 1792 qui court jusqu'à Pâques 1793 ; un second tableau préparé à la suite précédé du même avertissement est resté vierge. Provenance Daniel Grand d'Hauteville, l'un des quatre commissaires du théâtre avec sa signature autographe inscrite en tête de liste des souscripteurs et deux ex-libris nominatifs collés sur le contreplat supérieur, le premier de sa bibliothèque, le second à ses armes. Voir : Les comédiens français en Hollande au XVIIe et au XVIIIe siècle, J. Fransen, 1925, Collection Bibliothèque de la Revue de littérature comparée, p. 325. ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR4,500.00

Reference : 40005

(1752)

‎[CONTI (Louis François de Bourbon). Manuscrit]. Protocole rédigé en 1752 pour S.A.S. Monseigneur le Prince de Conti.‎

‎ 1752 1 vol. 1752. Manuscrit petit in-4 (18 x 22,7 cm) à l’encre brune de (1)-181-(9) pp. à 18 lignes par page, chaque page dans un double filet d’encadrement, maroquin rouge, dos lisse orné, triple filet doré d’encadrement sur les plats, filets sur les coupes et frise intérieure, tranches dorées (reliure de l’époque). ‎


‎Protocole manuscrit rédigé par le secrétaire du prince de Conti pour Louis François de Bourbon (1717-1776), comte de la Marche, duc de Mercœur, l’avant-dernier représentant de la branche des Bourbon-Conti. Cousin et filleul de Louis XV avec lequel il fut en constante opposition, il exerça une grande influence sur les princes de sang à la cour de Versailles durant les années 1740 et 1750.Proche de Rousseau et de Beaumarchais, le prince de Conti fut l’un des plus importants collectionneurs d’art du XVIIIème siècle. « Un protocole était indispensable aux princes. Il leur servait de guide pour observer scrupuleusement l’étiquette exigée dans les relations épistolaires. Ainsi le corps d’une lettre adressée au Roi commençait quatre doigts plus bas que le mot "Sire", et la première page devait contenir seulement quatre ou cinq lignes. Il n’était pas permis d’oublier d’autres détails très importants, tels que d’écrire, selon la condition des personnes, le mot Monsieur, avec le reste de la ligne en blanc, ou avec un mot au bout de la ligne, etc. » (Bulletin du bibliophile).On trouve dans ce recueil le modèle de plusieurs lettres adressées Au Roi, A la Reine, A. M. Le Dauphin, A M. le Régent, Madame la duchesse d’Orléans, Au Pape mais aussi aux souverains des cours d’Europe dont l’Espagne, l’Angleterre, le Danemark, le Portugal, la Prusse, la Suède, la Pologne, l’Allemagne, l’Italie, aux Particuliers (Ducs et pairs, Ambassadeurs, Gouverneurs et Secrétaires d’état), aux Gens de Robe (Gardes des Sceau, Parlements de Paris, Bordeaux, Besançon etc.) aux Gens d’Église (cardinaux de Fleury, Rohan, Tencin etc.) et aux Seigneurs étrangers. Les derniers feuillets contiennent des observations et notes sur le cérémonial et sur les honneurs rendus aux princes dans les églises, à l’armée et au parlement. Bel exemplaire en maroquin rouge provenant de la bibliothèque Chénier ; ex-libris armorié Arthur-Auguste Brölemann (1826-1904) avec devise "viligentia et prudentia". Quelques taches noires sur le premier plat.Rare et précieux document manuscrit sur la cour au XVIIIe siècle.Catalogue de livres provenant des bibliothèques de MM. Chénier M. et B., (1849) n°55 ; Bulletin du Bibliophile 1867, Vol. 32 p. 473. ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR8,000.00

Reference : 39920

(1770)

‎[Dauphiné. Archinard (Jean-Pierre). Manuscrit]. Livre des affaires domestiques et débiteurs de moi Pierre Archinard négociant de Crest commencé le 3 Janvier 1770. Sur ce livre sont les comptes avec les domestiques et le mobilier acheté pour la Maison.‎

‎Crest 1770-1835 1 vol. Crest, 1770-1835. In-4 (19 x 27 cm) manuscrit de 138 ff. à 42 lignes par page à l’encre noire, vélin souple, titre manuscrit sur le plat supérieur (reliure de l’époque). ‎


‎Remarquable archive dauphinoise bibliographique, historique et domestique provenant du député de la Drôme Jean-Pierre Archinard à Crest : livre de comptes manuscrit consacré aux dépenses de la maison familiale « acquise de Mr. de Gramont 3 janvier 1770 », commencé l’année même, tenu et complété jusqu’en 1835, un an avant la mort de son propriétaire (1742-1836). Accompagné d’un répertoire des quatre-vingt-huit noms attachés à la maison par des emplois domestiques (“filles de service”, cuisinières, perruquiers), des relations professionnelles (associés commerciaux de Lyon, Nîmes et avocats) mais aussi des travaux d’aménagements (vitriers, serruriers, jardiniers, plâtriers…) les fournitures de meubles (miroirs, rideaux, faïence, ébéniste, chaudronnier…), le registre renseigne sur la rente viagère et contient “l’état et reconnaissance que j’ai fait de mon argenterie le 2 janvier 1812” ainsi que l’inventaire des différents linges de maison (draps, table, cuisine etc.).De manière plus inattendue, Archinard énumère parmi ses “affaires domestiques“ sur trois pages datées et chiffrées (53, 53bis et 84), cinquante années de souscription à l’Encyclopédie méthodique (1782-1832) dont les 102 livraisons sont scrupuleusement et intégralement consignées du 7 mai 1782 (“Pour la première mise de ma souscription payée par les Frères Périsse de Lyon… dans un mandat à vüe”) au 18 février 1830 pour la 101e tandis que la 102e est signalée par trois becquets manuscrits pour solde de tout compte, un imprimé (« vous êtes prévenu que le 25 septembre 1832 on mettra en vente chez Mme Veuve Agasse la cent-deuxième et dernière livraison de l’Encyclopédie Méthodique ”) et un prospectus (Paris, Panckoucke, 1832 - 30,5 x 19,5 cm) imprimé recto verso : « ENCYCLOPÉDIE MÉTHODIQUE 102e ET DERNIÈRE LIVRAISON. Cette grande entreprise est terminée (…) ». Publication monumentale lancée en 1782 dont les 102 livraisons forment une cinquantaine de dictionnaires, cet ensemble a été publié par Charles-Joseph Panckoucke de 1782 à 1793 en collaboration avec Clément Plomteux de 1782 à 1789 puis seul de 1789 à 1793, ensuite par Henri Agasse (de Cresne) son gendre de 1794 à 1815 et enfin par Antoinette-Pauline Agasse la veuve de Henri Agasse et fille aînée de Charles-Joseph Panckoucke entre 1816 et 1832. Un faux-titre peut donner cette description : "Encyclopédie méthodique, ou par ordre de matières ; par une société de gens de lettres, de savans et d'artistes ; précédée d'un Vocabulaire universel, servant de table à tout l'ouvrage, ornée des portraits de MM. Diderot & d'Alembert, premiers Éditeurs de l'Encyclopédie". Héritier du négoce «sous la raison d’Archinard et Comp. »Jean-Pierre Archinard présente sur le premier contreplat et les feuillets liminaires de son registre, son livret de famille sous l’intitulé «Époque de naissance de mes soeurs de mon frère et de la mienne » complété avec la naissance de ses filles et leurs mariages sous l’Empire. « Député à l'Assemblée nationale de 1791, né à Saillans (Drôme), le 26 juin 1742, mort à Crest (Drôme) le 13 janvier 1836, il était issu d'une vieille famille protestante du Dauphiné, et en avait gardé des sentiments assez hostiles à l'ancien ordre de choses. Etabli à Crest comme négociant, il seconda, de concert avec le maire Durand, avec Daly et d'autres, le mouvement de résistance qui aboutit à l'Assemblée de Vizille. Ses relations commerciales l'appelant chaque année à Paris, il s'y lia avec les membres les plus marquants du parti avancé, notamment avec Camille Desmoulins; il haranguait lui aussi le peuple dans les jardins du Palais-Royal, où il était bien connu sous le nom d'Archinard de Crest. Ces antécédents le firent nommer, au début de la Révolution, administrateur du district de Crest, et, lors des élections pour l'Assemblée législative, il fut nommé député de la Drôme par 262 voix sur 355 votants. Il n'aborda la tribune que pour traiter des questions financières ; à la séance du 8 février 1792, il proposa et fit adopter, en 27 articles, une loi d'organisation des bureaux de la comptabilité nationale, chargés de vérifier l'emploi des deniers publics et d'assurer le contrôle financier du Parlement. M. Archinard ne se représenta pas aux élections pour la Convention nationale ; il fut néanmoins retenu à Paris par l'éducation de ses filles, dont l'une épousa le général Gouvion-Saint-Cyr. Il remit à la Convention nationale une adresse des républicains de Crest, dont il resta toujours l'intermédiaire avec les pouvoirs publics, et qu'il tenait au courant des événements politiques par l'envoi de fréquentes lettres. Après la Révolution, Archinard rentra à Crest, où il fut membre du collège électoral et du Conseil général de la Drôme. Hostile au retour des Bourbons, il fut, aux Cent-Jours, délégué auprès de Napoléon, à qui il présenta une adresse d'adhésion au nom de son département. A l'écart des affaires pendant toute la Restauration, il salua avec enthousiasme l'avénement de la monarchie de Juillet, qui le nomma, en 1832, chevalier de la Légion d'honneur. M. Maurice Faure, député de la Drôme de 1885 à 1889, était l'arrière petit neveu d'Archinard » (Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889).A. Rochas, Biographie du Dauphiné, I, p. 34 ; Graesse, II, 474 (Encyclopédie méthodique). ‎

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Reference : 15165

(1789)

‎[Dauphiné. Manuscrit. Livre de compte domestique]. Journal de depense de M.e Etienne Guillambaud commencé le 1er avril 1789 et fini le …‎

‎ 1789-1825 1 1789-1825. Manuscrit in-folio de (1)-158 pp. à environ 45 lignes par page à l'encre brune, becquets, traces de cire rouge, vélin, triple filet d'encadrement sur les plats, numéro et additions manuscrites sur le plat supérieur (reliure de l'époque). ‎


‎Intéressante pièce d'archives manuscrite commencée avec la Révolution - le rédacteur prend en compte l'arrivée du calendrier révolutionnaire en 1792 - poursuivie par les héritiers et arrêtée sous la Restauration, en 1820. Registre comptable de la maison d'Etienne Guillambaud tenu par ses soins qui fait état des dépenses ordinaires d'un bourgeois sous la Révolution et l'Empire, consignées en trois colonnes (noms, articles et montants) : gages des domestiques (Noté ici pour mémoire que Victoire Villard est entrée à mon service le sept juillet mil sept cent quatre-vingt huit a 72 l. de gage par an), travaux d'entretien, obligations (J'ai payé à Forest receveur des Impositions), frais de bouche et de toilette (Perruquier) etc. Propriétaire terrien, il relève le coût des cultures pratiquées sur son pré : (p. 45-47) Etat des semences de Bergerandiere et Vinay en terre dans l'automne 1795 (froment, seigle, orge) ; Production de noix en 1795, etc. Maître Etienne Guillambaud possédait une étude notariale à Vinay dans le Dauphiné à quelques lieues de Grenoble, en compagnie de son frère Alexandre Guillambaud (ce dernier fut maire de la ville) : J'ai partagé avec mon frère le petit mobilier de mon oncle le chirurgien ; j'ai gardé la part qui lui revenait dans la batterie en cuivre, étain, marmite, chandeliers etc. Une rue porte aujourd'hui à Vinay le nom Guillambaud. Précieux témoin des frais domestiques d'une maison bourgeoise en Dauphiné devenu Isère en 1790, enrichi de nombreux becquets et papiers volants, refermé par les héritiers : J'ai arrêté compte avec Lacroix il me reste devoir 56 francs de l'année 1825 tout compte fini pour les intérêts de cent francs aux impôts payés ce 11 décembre 1825 Jean Baptiste Lacroix Guillambaud née Duport. ‎

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Reference : 39883

(1791)

‎[Diocèse d’Alès. Manuscrit liturgique. 1791]. Extrait du Rituel de Paris. A Alais 1791.‎

‎Alès 1791 1 vol. Alès, 1791. In-12 manuscrit de (1)-166-(1) pp. à 14 lignes par page, 10 dessins hors texte, maroquin rouge, dos orné à nerfs, double filet doré d’encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l’époque). ‎


‎Rituel des sacrements calligraphié à l’encre rouge et noire à l’usage de Jean-Joseph Giraud vicaire général d’Alès illustré à l’encre rouge avec des instructions sur le baptême, l’extrême onction, le saint viatique, la sépulture des enfants, la recommandation de l’âme, la sépulture des adultes, le mariage ; chaque sacrement est orné d’un dessin pleine-page hors-texte, en-tête et cul de lampe.Portrait de "Jean Joseph Giraud vicaire général d’Alais" en frontispice, titre-frontipisce au chiffre supposé de l'évêque Louis-François de Bausset, 8 figures pleine page, 7 en-têtes et 6 culs-de-lampe, le tout dessiné et encadré à l’encre rouge.Le diocèse d’Alais (Alès) érigé en 1694 fut supprimé par l’Assemblée constituante en 1790 et son évêque Louis-François de Bausset se joignit en 1791 à la protestation des évêques français contre la constitution civile du clergé. Le manuscrit qui porte le chiffre dessiné supposé de l’évêque (LFB) fut établi la même année pour son vicaire général Jean Joseph Giraud. Louis-François de Bausset (1748-1824) cardinal et homme de lettres, devint évêque d'Alais en 1784, et fut envoyé par les États du Languedoc aux deux assemblées des notables de 1787 et de 1788.Précieux rituel languedocien calligraphié et illustré dans un style naïf, dernier témoignage en 1791 du diocèse d’Alais bientôt rattaché à celui d'Avignon. ‎

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Reference : 11861

(1733)

‎[Espagne]. Mémoires sur l'histoire d'Espagne.‎

‎ 1733 ca 1 sans date [1733 ca]. Manuscrit in-4 de 731-(1) pp.,17 lignes par page, nombreux passages soulignés, notes marginales, demi-basane marbrée, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaspées (reliure de l'époque). ‎


‎Important recueil établi dans la première moitié du XVIIIe siècle, anonyme et manuscrit qui compile et met en forme plusieurs sources identifiables pour servir à l'histoire de l'Espagne. Incipit : L'Empire Romain d'Occident commençant à déchoir sous Honorius, les Vandales, les Filinges, les Suèves et les Alains, après avoir traversé les Gaules, s'emparèrent d'une bonne partie de l'Espagne… (Explicit :) La suite du règne de Charles II a parfaitement répondu à de si pitoiables commencements. Contient : L'Empire Romain (p. 1) Charles Quint (96) Instructions de Charles V à Philippe second son fils (187) De la découverte de l'Amérique (239) Philippe Second (333) Demelez entre les François et les Espagnols touchant les presseance (393) Portrait de Philippe Second (433) Instructions secrètes laissées au Roy Philippe III d'Espagne par Philippe II son pere (453) Philippe III (475) Philippe IV (511) Charles II (576). Parmi les dix chapitres (de graphie à chaque fois différente) qui composent cette histoire, nous avons pu authentifier trois sources (non attribuées dans le texte) à savoir 1. l'Histoire du Monde d'Urbain Chevreau (troisième édition de 1717) pour le chapitre sur la Découverte de l'Amérique (p. 244, Les Insulaires accourus en foule à l'arrivée des Espagnols…) 2. Les Instructions secrètes laissées au Roy Philippe III (p. 453) furent publiées par Sully (Mémoires) sous le titre Testament du Roy d'Espagne 3. le dernier chapitre sur le règne de Charles II (p. 576) est un extrait des Mémoires de la cour d'Espagne, de 1679 à 1681 du Marquis de Villars publiés une première fois en 1733 (Lorsque Dom Juan entra dans le gouvernement…). En 1860, Jacques Mangeart décrit sous le titre Mémoire sur l'Espagne et sur le Portugal (n°587 du Catalogue descriptif et raisonné des manuscrits de la bibliothèque de Valenciennes) 2 volumes petit in-folio manuscrits et anonymes qui présentent le même incipit : L'Empire Romain d'Occident commençant à déchoir sous Honorius (…). Un feuillet (pp. 25-26) restauré en marge, les premiers feuillets légèrement roussis ; reliure restaurée. Rare recueil manuscrit établi au XVIIIe siècle qui rassemble sous le voile de l'anonyme les sources importantes publiées à l'époque sur le Royaume d'Espagne. ‎

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Reference : 13882

(1750)

‎[Finances. Manuscrit. Etat des revenus et dépenses du domaine royal après la Guerre de Succession d'Autriche, 1740-1748]. Pour parvenir à la connaissance du revenu du Roy tel qu'il était avant cette dernière guerre ce ne sera pas un hors d'oeuvre de remonter à l'origine des impôts et d'en faire voir les différentes espèces. Je commence par les aydes.‎

‎ [1750 ca] 1 sans date [1750 ca]. Manuscrit in-folio (25 x 36 cm) de 173 pp. à 22 lignes par page d'une écriture lisible à l'encre brune, demi-cuir rouge de Russie à coins orné d'une frise à froid, dos lisse orné de filets dorés (reliure du XIXe siècle). ‎


‎Étude financière sur l'état des revenus et dépenses du domaine royal en 1748 (date extrême relevée dans le texte) au sortir de la Guerre européenne de succession d'Autriche, déclarée en 1740. « Lorsqu'en 1741, la guerre força de recréer l'impôt du dixième, la déclaration du 29 août souleva de la part du Parlement de Paris les plus vives critiques et le roi dut intervenir. Si les deux sols pour livre ajoutés par la déclaration de décembre 1746 passèrent ensuite inaperçus, le vingtième organisé par Machault, comme il est dit plus haut, suscita de nouvelles remontrances et l'édit de mai 1749 eut besoin du "très exprès commandement du roi" signifié en lit de justice, pour obtenir son enregistrement. L'attitude du clergé a été relatée à cette occasion d'une manière spéciale. » (Stourm, Bibliographie historique des finances au XVIIIe siècle, p. 87). Rapport établi en deux parties fort détaillées, la première explicative et historique, la seconde comptable. Articles : aides, traites foraine et domaniale, annuel, huitième, subvention, gros de l'augmentation, droit des dixmes, sols pour livre, décimes ordinaires, généralités ecclésiastiques, don gratuit, les tailles, le taillon, conduite des rois de France au sujet de la taille, manière de lever la taille, les gabelles leur origine, pays de grandes et petites gabelles, exempts de gabelles, Offices de judication, Annuel et parties casuelles, la Capitation, le Dixième, Postes de France, Bail des cinq grosses fermes, Tailles pour ce qui concerne la généralité de Paris, la Compagnie des Indes, capitations de Paris de la Cour, des officiers des troupes, capitation du Clergé, Dons gratuits du Languedoc, de la Bretagne, du duché de Bourgogne, du Pays d'Artois, Poissy, Produit des eaux, bois et forêts de France, des Boucheries de Metz, de Grenoble et du Roussillon, remarque sur la Franche Comté etc. Le mémoire s'achève avec la Récapitulation de toutes les sommes qui forment les revenus du roi, l'Etat des dépenses du roy pour l'entretien de sa maison, l'ordinaire des Guerres, le gardes du Trésor Royal, l'Extraordinaire des guerres, la marine, les galères, l'artillerie de France, les manufactures d'armes, les Princes et Princesses du sang, Chevaliers du St Esprit, Maréchaux, Intendants, suisses, la Comédie Française et la Comédie Italienne, etc. Annotations, commentaires et provenance manuscrites "J. Lee, Doctors Commons" rédigées en anglais sur le contreplat supérieur et le dernier feuillet blanc : exemplaire trouvé et relié en mars 1833 à Totteridge Park dans une boite portant n°1 M. Lee Antoine of Schedule n°5 of the answer of the Aydes. ‎

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Reference : 39669

(1782)

‎[Gouvernements généraux et particuliers. Manuscrit. 1782]. Gouvernemens tant généraux que particuliers des Provinces et États Majors des Places du Royaume déterminées par le Roi Louis XVI suivant l’Ordonnance de Sa Majesté du 18 Mars 1776. Année MDCCLXXXII.‎

‎ 1782 1 vol. 1782. In-8 manuscrit (19 x 13 cm) de (104) ff. à 14 lignes par page calligraphiées à l’encre rouge et brune dans double filet rouge d’encadrement, maroquin rouge, dos lisse orné à la grotesque, pièces de titre en maroquin vert, triple filet doré d’encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l’époque). ‎


‎État des trente-neuf gouvernements généraux des provinces décidés en 1776 par Louis XVI, chacune soumise à l'autorité militaire, administrative et exécutive d'un gouverneur - avec leurs noms, places, classes, traitements et appointements dont la Ville, vicomté et prévôté de Paris puis dix-huit gouvernements de la première classe (Isle de France , Picardie, Flandre française et de Hainaut, Champagne et Brie, Lorraine et Barrois, Alsace, Comté de Bourgogne, Duché de Bourgogne, Lyonnais, Forez, Beaujolais, Dauphiné, Provence, Languedoc, Roussillon, Navarre et Béarn, Guyenne, Bretagne, Normandie) et vingt-et-un de de la seconde classe (Le Havre de Grâce, Boulonnais, Artois, Principauté de Sedan, Toul, Toulois, Nivernais, Bourbonnais, Berry, Auvergne, Foix, Donezan et Andorre, Limousin, Haute et Basse Marche, Saintonge et Angoumois, La Rochelle et pays d'Aunis, Poitou, Saumurois, Anjou, Touraine, Maine, Perche et Comté de Laval, Orléanais, île de Corse).Extrait de l’ordonnance du 18 mars 1776 portant règlement sur les gouvernements généraux et particuliers, recopié en guise d'avertissement : « Les lieutenances générales des Provinces ont été de tout temps données aux Princes du Sang, à la Haute Noblesse, aux Maréchaux de France et autres Officiers généraux auxquels la naissance l’éducation et l’expérience ont rendu familiers les principes du gouvernement et l’art de commander. C’est à eux que s’adressent immédiatement les ordres du Roy surtout en ce qui a trait à l’administration militaire (…) Les Gouvernements des Provinces cy-après détaillés où sont compris les gouvernants, lieutenants de roy et Officiers des États-Majors commandant dans les places de guerre, frontières, villes maritimes et intérieures du Royaume ont été originairement formés sous Hugues dit Capet, trente sixième Roy de France et déterminés par Sa Majesté Louis XVI suivant son ordonnance du dix huit mars mille sept cent soixante seize et qui en déterminant différentes classes affecte particulièrement chacune d’elles aux différents grades militaires ». Très bel exemplaire calligraphié et relié à l’époque en maroquin rouge. ‎

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Reference : 39847

(1740)

‎[Jeu divinatoire. Manuscrit].‎

‎ 1740 1 vol. 1740. In-12 manuscrit de (364) ff., basane marbrée, dos orné à nerfs sans pièce de titre, tranches rouges (reliure de l’époque). ‎


‎Remarquable éphéméride manuscrite de 364 épigrammes et maximes amoureuses versifiées et calligraphiées en belle page où chaque jour est un feuillet vierge de toute autre inscription : L’Himen, hélas ! pour un volage / Devient l’émail du sentiment / Mais l’amour ne peut dans un sage / Distinguer l’époux de l’amant. Le manuscrit et sa reliure, sans indication de lieu ou de date, sont en tout point anonymes et le texte nu offre au lecteur plusieurs possibilités de lecture dramatique, dialogique, ludique, épistolaire etc. dans le goût des livres de jeux divinatoires ou autres amusements et récréations galantes, publications qui fleurissaient autour de 1740. Plusieurs vers sont adressés et renouvelés à Iris, Climène, Daphné et Cloé ou Sylvie.Cachet “Bibliothèque de Thierry - Étampes".Curieux et exquis objet manuscrit dont la seule collation indique la nature calendaire, forme inédite de littérature secrète et amoureuse au temps de Marivaux : Le temps passe, la beauté s’évanouit / Belle enfant profitez de l’avis. ‎

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Reference : 3757

(1743)

‎[Languedoc]. Cayé de la Depance que jay faite a locasion des nosces de ma fille ou toute la depance est couchée dans ce Caye la dite depance commence le troisieme janvier 1743 et finie.‎

‎ 1743 1 1743. Manuscrit in-4 broché de (20) pp. [A la fin] (2) ff. : Mémoire de la recette commencée / Recette commencée le 15eme janvier 1743 : Du 15eme janvier 1743 Resceu de Mme de M Laurens etc ». ‎


‎Livre de compte anonyme pour les mois de janvier et février 1743 entièrement dévolu aux frais de mariage « de la fille »., soit au total 1483 livres et 76 sols. La noce rassemble au moins 18 couverts (pour une table de 18 couvers qu'il m'a fait en trois portions), où l'on mange chapons, poissons, pieds de cochons, cochon garoux, seize perdrix ou perdreaux, 20 douzenes oeufs à 8s la douzene, etc. On a prévu la poudre à poudrer mais aussi le bois pour lequel un homme a été payé douze journées de travail, et un soldat payé à le garder. Les fournisseurs viennent souvent de Montpellier, Ganges et Montdardier, ce qui laisse imaginer un mariage languedocien. Document manuscrit sur une noce au milieu du XVIIIe siècle. 1 feuillet déchiré en marge avec perte de quelques lettres. ‎

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Reference : 15270

(1743)

‎[Livre d'emblèmes manuscrit].‎

‎Salles 1743 1 Salles, 1743. Manuscrit in-12 (155 x 95 mm) en 2 parties à pagination continue de 329 pp. chiffrées 350 à 20 lignes par page, table des chapitres, maroquin vert, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, double filet doré d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure à l'imitation). ‎


‎Rare livre d'emblèmes manuscrit à usage personnel, daté, attribué et localisé par un titre-frontispice calligraphié sur double-page à l'encre rouge et noire : Un Oeuvre trés exquise qu'a fait Gregoire Joudé Marchant à Salles. MDCCXXXXIII / La Doctrine des moeurs fort instructifs et récréatifs 1743. Le copiste - inconnu par ailleurs - réunit dans un même recueil La Doctrine des Moeurs de Marin Le Roy de Gomberville (première édition 1646) et les Oeuvres spirituelles de Dom Juan de Palafox y Mendoza (première édition française 1693 - une édition illustrée parut en 1741). La dizaine de villes majoritairement dans le sud-ouest de la France baptisées Salles rend difficile l'attribution de son atelier à l'une ou l'autre localité faute d'indices supplémentaires dans le texte. La remarquable illustration à la plume avec rehauts de bistre, gris ou verts, est imitée en partie des bois gravés du Grand Kalendrier des Bergers (XVe-XVIe siècle) précisément pour les lettrines historiées, iconographie populaire qui inspira les premières éditions de Rabelais dont le goût parfois outrancier se retrouve ici, deux siècles plus tard. Contient : un frontispice ex machina à la main au compas, lettrines, bandeaux, culs de lampe et une trentaine d'illustrations ou "emblèmes" non titrés dans le texte parfois à pleine-page dont un Apôtre, l'Agneau Pascal, la Vierge Marie, le Boeuf, le Nouveau-né, le Trigramme mais aussi , tout un bestaire (chèvre, sanglier, pélican, chien), un gryphon à la pipe et un lion ailé, une aumône, un vieillard, un homme de cour, un cavalier, un pasteur, un buste de femme, des nuées, une horloge, une fontaine, la figure du poirier (tête en bas), des illustrations scatologiques etc. Curieux manuscrit de chevet établi sur deux fameux emblemata du XVIIe siècle, illustrés par les soins du copiste en guise d'exercice spirituel. ‎

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Reference : 40166

(1720)

‎[Manuscrit musical. Pièces pour clavier. Vers 1720]. ‎

‎ 1720 circa 1 vol. 1720 circa. Manuscrit in-12 oblong (22 x 10,5 cm) de 563 pp. de musique notée à l'encre brune, maroquin rouge, dos orné à nerfs, double encadrement de filets dorés avec fleurons aux angles, tranches dorées, fermoirs (reliure de l'époque). ‎


‎Remarquable manuscrit musical pour clavier - deux groupes de deux portées par page pour la main gauche et la main droite - établi au début du XVIIIe siècle alors que le clavecin est un instrument très à la mode.Johann Sebastian Bach (1685-1750) compose et publie entre 1726 et 1731 les Partitas pour clavier ou six suites pour le clavecin tandis que Jean-Philippe Rameau (1683-1764) consacre ses deux séjours à Paris au clavecin : il publie quatre livres de pièces pour clavecin en 1706, 1724, 1728 et 1741. « De nombreux compositeurs, contemporains ou postérieurs à Rameau, laissent une production impressionnante, dans la veine de François Couperin et nourrie des innovations harmoniques introduites par Rameau : Louis-Antoine Dornel (ca. 1685 – 1765), François d'Agincourt (1684 - 30 avril 1758), Michel Corrette (1707 - 1795), Louis-Claude Daquin (1694 - 1772), Joseph Bodin de Boismortier (1689 - 1755), Bernard de Bury (1720 – 1785) ou Joseph Nicolas Pancrace Royer (1705 - 1755) » (France Musique).Ce copieux recueil entièrement de musique notée sans titre ni nom présente une succession de pièces et danses baroques “menuet”, “sicilienne”, “pastorale”, “anglaise” caractéristiques de l'époque. Mors fendu en tête du second plat ; taches sombres sur la reliure.Très beau manuscrit de musique baroque pour clavier conservé dans sa première reliure en maroquin rouge à la Du Seuil. ‎

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Reference : 11248

(1730)

‎[Manuscrit musical]. Recueil d'Airs A Boire choisis à une, deux et trois parties.‎

‎ [1730 ca] 1 sans date [1730 ca]. In-folio de (4) ff. de table, 112 ff. mal paginés, veau granité, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge « Airs à boire », tranches marbrées (reliure de l'époque). ‎


‎Précieux manuscrit avec musique notée de 150 chansons à boire établi vers 1730 sous la Régence selon le répertoire présenté dont En dormant ce matin attribuée à Jean-Fery Rebel, Veux-tu compère Grégoire attribuée à Marc-Antoine Charpentier ou Jean-François Dandrieu, Versez-moy chers amis, Savez-vous que cette liqueur, Ô charmante bouteille, Malgré l'éclat de l'infidelle ardeur attribuées à André Campra, Un buveur qui croyait en la Metempsycose attribué à Jean Desfontaines tirés pour la plupart des Recueils d'airs sérieux et à boire des Ballards (1695-1724). Suivi de Vaudevilles et Canons en fin d'exemplaire. Table alphabétique en tête de volume. Ex-libris manuscrits sur le titre « Girard de Chasnay » et « Mademoiselle de Vannes ». Quelques restaurations à la reliure. Très rare témoignage « en musique » du répertoire bachique du XVIIIe siècle. ‎

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Reference : 16054

(1766)

‎[Manuscrit refusé. XVIIIe siècle]. Le Païsan Géographe ou le Paysan, curieux de s'instruire qui décrit et expose géographiquement le théâtre du monde antique habité par tous les peuples dont il est fait mention dans l'histoire sainte et séparé dans toutes ses parties en ordre alphabétique.‎

‎ 1766 ca 1 1766 ca. Manuscrit in-4 de (8)-VIII-(6)-852 pp. à 40 lignes par page, nombreux cartons et becquets, vélin rigide, dos recouvert de basane, pièce de titre (reliure de l'époque). ‎


‎Copieux dictionnaire manuscrit retourné vers 1766 à son auteur accompagné de la lettre argumentée de l'éditeur. Après avoir examiné le manuscrit intitulé Le Païsan Géographe, j'ai jugé que ce même manuscrit ferait trois gros volumes in-12, que chaque volume porterait 29 feuilles d'impression en caractères de philosophie avec les additions en petit texte. Le nombre d'exemplaires proportionné aux frais de la composition ne pourrait être moins que de deux mille. Le dit ouvrage imprimé et tiré sur papier fin de Limoges à 2000 exemplaires ferait une dépense de 5534,10 £. Jamais aucun libraire de la Compagnie n'entreprendra de faire imprimer un ouvrage aussi compliqué aussi chargé de citations et d'additions que celui-ci : il serait sûr de ne jamais retirer ses frais. Cependant le corps de l'ouvrage est bon, il y a beaucoup de précision, beaucoup d'exactitude et de propreté dans la justesse de ses additions (…) ». La lettre signée "Thomas" - sans autre indication, Jean-Thomas Hérissant ? Henri Thomas imprimeur à Nancy ? - en accord avec "Monsieur l'abbé Boutillé docteur et professeur au collège de Beauvais ainsi que de deux de ses confrères" est une réponse au Dictionnaire géographique, historique et chronologique (…) très utile pour l'intelligence de l'Histoire Sainte dressé par le Païsan J.B. De La Forterie tourneur à Wambreckies (Wambrechies, Nord). L'auteur, qui a dédié son travail à Sa Majesté Louis XV Le Bien Aimé, a recopié en regard du titre les conditions d'obtention du privilège : On prend un avocat au Conseil à Paris qui forme une requête qu'il présente à M. le Vice Chancelier. M. le Vice Chancelier nomme en conséquence un Censeur. L'Avocat voit le censeur et après que le censeur a rendu son avis sur ledit ouvrage ; ledit avocat en obtient le privilège. Si la qualité et l'érudition de l'entreprise sont saluées par l'éditeur, l'objet de son étude est en revanche largement diffusé à la même époque avec des publications comparables énoncées par le libraire comme Histoire de l'Ancien et du Nouveau Testament de Dom Calmet, Abrégé portatif du dictionnaire géographique de Bruzen de La Martinière et sans les nommer le Dictionnaire pour l'intelligence des auteurs classiques grecs et latins, tant sacrés que profanes de François Sabbathier (Châlons-sur-Marne, Seneuze, 1766 - excellent dictionnaire intitulé Dictionnaire de Mitologie sur l'Histoire sacrée et prophane) et le Dictionnaire abrégé de la fable. Dixième édition. Par M. Chompré (Saillant 1766 - nous venons de réimprimer encore le dictionnaire de la fable pour la 10e fois à 1600 exemplaires ). Un "marché saturé" est ainsi la raison principale au refus d'imprimer. « Tous les manuscrits ne parviennent pas à l'impression. En l'absence des archives personnelles et commerciales des libraires-imprimeurs parisiens de cette période, il est souvent difficile de tracer au-delà de quelques indications éparses les démarches qu'ils ont suivies pour recruter des auteurs ou pour obtenir des manuscrits parfaitement légitimes et avouables. Si les frais ne sont pas couverts, le libraire a les réactions prudentes de tout homme d'affaires. Pour la France elle-même et pour la librairie parisienne en particulier, les documents sont trop éparpillés, trop lacunaires pour qu'on puisse deviner la quantité d'ouvrages rejetés et de propositions sans lendemain. A la veille de la Révolution, ce sont d'énormes spéculations comme l'Encyclopédie de Panckoucke qui mobilisent des talents connus, tandis que les tâches moins prestigieuses et assurément moins bien payées occupent la piétaille des lettres. Toutes ces compilations ne paraissent pas sous le voile de l'anonymat, mais l'époque est féconde en personnages obscurs dont les fiches biographiques restent à compléter. Or, c'est surtout à ces hommes difficiles à situer que l'édition parisienne et provinciale confie les dictionnaires, les manuels, les abécédaires, les almanachs, les grammaires, les remaniements d'ouvrage de piété et de romans de chevalerie qui dominent dans les fonds à destination plus ou moins populaire. (Mais) L'auteur n'est qu'une des données d'une situation que le libraire est obligé d'envisager sous l'angle du négoce. Le libraire-éditeur qui est sur le point de faire imprimer et de vendre une oeuvre nouvelle ou un texte dont il possède depuis longtemps le privilège est contraint d'examiner toute une série de questions et de prendre des décisions difficiles. Les facteurs à considérer sont les frais généraux ou constants qui s'attachent à l'exercice de la profession, les dépenses particulières de chaque opération, les possibilités réelles de vente, donc le chiffre du tirage et le prix et la source des capitaux nécessaires pour la fabrication » (Wallace Kirsop). Provenance : De la bibliothèque de Napoléon Fourgeaud-Lagrèze (1831-1876) auteur La Petite presse en province (1869) avec son ex-libris manuscrit N. Fourgeaud-Lagrèze, 1860 sur le premier contreplat. Vélin sali, dos épidermé. Archive manuscrite rare et précieuse relative à l'histoire de l'édition au XVIIIe siècle. Voir : Wallace Kirsop, Les Mécanismes éditoriaux, Histoire de l'édition française sous la direction de Henri-Jean Martin et Roger Chartier, II. Le Livre triomphant 1660-1830. ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR6,500.00

Reference : 39590

(1718)

‎[Manuscrit sur vélin]. L’Office du Saint Nom de Jésus et du très St. Sacrement.‎

‎Sans lieu 1718 1 vol. Sans lieu, 1718. In-12 (10 x 15 cm) de (1)-109 pp., chagrin noir, dos à nerfs (Marlière). ‎


‎Office latin enluminé daté 1718 pour les fêtes du Saint Nom de Jésus et du Très Saint Sacrement, finement calligraphié à l'encre brune sur peau de vélin rubriqué en rouge et soigneusement orné de lettrines bleues sur fond doré, de quatre bandeaux sur fond bleu, rose, vert et mauve et quatre culs-de-lampe dont un large entrelacs doré in fine.Titre dans un décor de végétal richement colorié, texte encadré d’un filet rouge. Reliure frottée. De la bibliothèque d’Alphonse Fulgence Dupont de Saint-Ouen (1820-1892) avec son ex-libris armorié, dessinateur et aquafortiste amateur, nommé administrateur des Académies de la Ville de Valenciennes en 1849. ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR2,300.00

Reference : 16603

(1789)

‎[Manuscrit. 1789]. Le Mort Ressuscité. Poëme héraclidémocritique Au bon Père Antoine de Vannes dans le Cours de ses Caravannes.‎

‎ 1789 1 1789. In-4 manuscrit (18 x 24 cm) de (2)-60-(1) pp. à 28 lignes par page, parchemin rigide de réemploi, titre manuscrit sur le plat supérieur (reliure de l’époque). ‎


‎Curieux poème épique en trois chants de 1570 vers, anonyme et inédit qui se rattache aux traditions bachique et clérico-galante déjà anciennes en 1789 date du manuscrit : 1. Une Vieille muse désolée de la perte du Père Antoine et versant un torrent de larmes fait battre la campagne à toutes ses idées pour savoir ce qu’il est devenu (316 octosyllabes) 2. La Résurrection du Père Antoine est annoncée par une lettre qu’il écrit à sa lecture sa vieille muse tombe en pamoison ; cet excès de joie est renouvelé tous les jours, et sa tête échauffée même dans le sommeil lui fait bâtir des romans qu’elle rend à son réveil au Père Antoine et à tous ceux qui ont la patience de l’écouter (610 octosyllabes). 3. Plaintes adressées au Père Antoine par la muse affligée de ses tristes couches. dans le travail de l’enfantement elle mord tous ses accoucheurs (644 octosyllabes).Pièce tragicomique placée sous les auspices de Démocrite le rieur et Héraclite son compère pleureur - ou selon le mot forgé par l’auteur "héraclidémocritique" - le poète convoque les dieux de l’Olympe, un prêtre défroqué de Vannes et sa muse partie à sa recherche dans les Enfers mythologiques, quête qui s’achève en une fin scabreuse : En réalisant la chimère et le sot désir d’être mère / mais avec autant d’apparat / Si la montagne enfante un rat / Ma Muse a donc sa triple couche / pour mettre au monde un enfant louche / bossu boiteux tout cintrerait et d’un ridicule parfait [Explicit] Et que de ce vilain marmot il ne soit jamais dit un mot ».Bel exemplaire calligraphié de cette farce savante restée inédite composée dans le goût des pièces anticléricales qui se multiplièrent l’année des États généraux : Vous savez très cher Père Antoine, que l’habit ne fait pas le moine qu’il soit bleu, jaune ou rouge ou vert il en faut un chaud pour l’hiver. Joint : [Ruines]. Dessin au lavis (13,5 x 18,5 cm). ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR1,500.00

Reference : 40299

(1740)

‎[Manuscrit. Prieuré Notre-Dame de Consolation rue du Cherche-Midi à Paris]. Cérémonial des prise d’habit & profession qui s’observe au Couvent des Dames Religieuses Bénédictines de Nôtre Dame de Consolation du Chassemidy.‎

‎Paris 1740 circa 1 vol. Paris, 1740 circa. Manuscrit in-8 (13 x 19 cm) réglé à l’encre brune et rouge de 107 pp. à 14 lignes par page, titre à l'encre rouge, (19) pp. de musique notée avec les paroles latines, chagrin noir, dos à nerfs, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrure (reliure de l'époque). ‎


‎Formulaire manuscrit pour la prise d’habit et les cérémonies de la vêture avec la musique notée des religieuses bénédictines du Prieuré de Notre-Dame de Consolation, situé au n°25 de la rue du Cherche-Midi à Paris. Fondé par des religieuses augustines de la congrégation de Notre-Dame de Laon, le prieuré fut mis sous la protection de Marie-Eléonore de Rohan qui remplaça les augustines par des bénédictines. Le couvent fut vendu en 1790 à des particuliers.Très rare témoignage d'un prieuré parisien aujourd'hui disparu, truffé de cinq feuillets manuscrits et imprimés contrecollés sur les feuillets liminaires dont 1. un ex-libris manuscrit début XVIIIe « Ce livre apartien a françois George Benard a Surenne je prie ceux ou celle qui le trouverron de le rendre a François George Benard et il oron recompance » ; 2. [en regard, feuillet de titre imprimé :] Office de l’Église, noté pour les Restes et dimanches à l’usage des Laïc, Paris, 1778 ; 3. [au verso, ex-libris manuscrit :] « Ce livre appartien à Leonard François Bénard Chef du clergé de Léglise paroissiale de Suresne. je prie ceux ou celle qui le trouveront de me le remettre ils auront une récompense honnette fait le 4 décembre 1829 » ; 4. [en regard, feuillet de titre :] Epitres et Evangiles avec des explications par demandes et par réponses. Paris, Mariette, 1727 ; 5. [au verso, feuillet de titre :] Graduel de Paris, Paris, Herissant, 1738. ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR2,300.00

Reference : KXI-7407

(1794)

‎[Manuscrit] Registre de compte de différentes terres agricoles : La Bougaudiere, Marboué, La Bouhourdiere, Ferriere, La Brosse, Rochefort, le grand et le petit Boismorin, le pré des Votiers, Gérinier, la Guénaudiere, la Bouloniere, avec la mention d'une " maison au bourg Beaumanoir " et de vignes à Saint-Denis, recettes et dépenses, tenu à partir de 1794, jusqu'en 1825, avec une partie inachevée concernant 1863 Avec en fin de volume : Récapitulation du produit de la terre de la Guénaudière par chaque année (1798 à 1825), net, sans déduction de réparations‎

‎s.l s.n 1794-1863 193 f. 193 feuillets dont 112 feuillets réglés, vierges de toute écriture, avec 3 feuillets de tableaux récapitulatifs en fin de volume in-folio Plein vélin ancien avec deux lacets subsistants et traces de deux autre lacets Plat supérieur gondolé, avec travaux de vers, mouillures avec atteinte aux premiers feuillets et atteinte au texte (manque de papier aux 4 premiers feuillets, encre délavée) ‎


‎ Intéressant registre de comptes tenu de manière continue, sur papier bleuté, surtout entre 1798 et 1825. Le volume commence avec la mention "1794, première année", avec plusieurs feuillets donnant les recettes et dépenses pour différentes terres, avec des mentions plus tardives ajoutées allant jusqu'en 1818, concernant une maison dans le bourg, des vignes, des moulins (un moulin à eau et un moulin à vent). A partir de 1798, le registre semble mieux organisé, avec les recettes regroupées sur la page de gauche, les dépenses sur la page de droite. Le dernier feuillet de 1825 est suivi de deux pages blanches et d'un début de tenue de compte pour la terre de la Guénaudiere pour 1863, un premier feuillet de recettes pour 1863 : vente de froment, vente d'orge et d'avoine, poulets, canards, etc, mais le feuillet de dépenses ne porte qu'un titre et n'a pas été rempli comme les quelques feuillets qui suivent‎

Jean-Denis Touzot Libraire - Paris

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EUR150.00
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