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Reference : 11341

(1716)

‎[Bouches-du-Rhône/ Sécheresse].Affiche imprimée de Monseigneur de Belsunce, évêque de Marseille. Au tout début du règne de Louis XV, une vivre sécheresse sévit dans le sud de la France : "Mandement de Monseigneur lillustrissime et révérendissime évêque de Marseille, portant ordre de faire des processions & prière publique, pour demander la pluïes au Seigneur [...].Nos campagnes arides & désséchées, nos vignes & nos arbres frappez d'un vent brûlant dans le temps même que nous tachions par nos voeux d'implorer la miséricorde du Seigneur, & d'obtenir de lui des pluïes de bénédiction & d'abondance [...]". Armes de François-Xavier de Belsunce et belle lettrine imprimées. ‎

‎Papier vergé filigrané.. Date : 2 mai 1716. Lieu : Marseille, Henry & Jean-Pierre Brebion. Format : In-plano, 46 x 36 cm. Etat : Bon. Pliures centrales. Nombre de documents : 1. Type de document : imprimé. Nombre de pages : 1‎


Traces Ecrites - Paris

Phone number : 01 43 54 51 04

EUR250.00

Reference : 10355

(1757)

‎- Louis Penne de Vaubonnet (Marseille 1691 / après 1742), ingénieur en chef de Mont-Dauphin. Lettre signée. 2 pp. in. 4. Mont-dauphin, 1738. Lettre de convenance. - Jugement contre un déserteur condamné aux galères perpétuelles. Mont-dauphin, 1757. Pièce en partie imprimée, signée par Chinion. - Certificat rédigé et signé par François Jacques Bouton, comte de Chamilly (1663/1722). Villar d'Arêne, septembre 1692. Cachet de cire. Pour un caporal qui a perdu un bras « à l'affaire de Suse ».‎

‎. Date : 1692-1757. Lieu : Mont-Dauphin. Format : in-4 et in-folio. Etat : bon. Nombre de documents : 3. Type de document : lettre signée, pièce signée et pièce autographe signée. Nombre de pages : 4‎


Traces Ecrites - Paris

Phone number : 01 43 54 51 04

EUR450.00

Reference : 10394

(1797)

‎Avis de l'adjudication au rabais « de l'entreprise du départ de l'or qui se trouve sur les cuivres dorés provenant des églises supprimées » du département de la Côte d'Or (1792). Vente d'effets provenant des églises et des établissements ecclésiastiques supprimés (Dijon, 1792). "Lettre écrite par le ministre de l'Intérieur aux citoyens administrateurs du département de la Côte d'Or concernant l'abolition des costumes des ministres de tous les cultes" (1793). Arrêté de l'administration départementale de la Côte d'Or concernant la réclusion des prêtres mis en liberté par l'effet de la loi du 14 frimaire an 5.‎

‎. Date : 1792-1797. Lieu : Dijon. Format : in-folio et in-plano. Etat : bon. Nombre de documents : 4. Type de document : affiches‎


Traces Ecrites - Paris

Phone number : 01 43 54 51 04

EUR250.00

Reference : 3044

(1799)

‎4 lettres en italien ornées de jolies vignettes de la République Cisalpine. En-têtes de "Gaetano Bertoldi, commessionato alla forza armata, satellizio e fortificazioni nel disparimento del Crostolo", "Andrea Barbieri, ispettore straordinario di polizia ne'distretti delle alpi apuane uniti al Crostolo", "Antonio Assalini, ingegnere del dipartimento del Crostolo" et "l'uffizio della privative nazionali divisione IV presso il ministro di finanza generale".‎

‎Adresse au dos (pour 2 lettres).. Date : 1798-1799. Lieu : Milan, Reggio et. Format : In-folio. Etat : deux lettres effrangées en bordure supérieure.. Nombre de documents : 4. Type de document : lettres autographes signées. Nombre de pages : 7‎


4 documents avec vignettes de la République Cisalpine.. 4 documents avec vignettes de la République Cisalpine..
Traces Ecrites - Paris

Phone number : 01 43 54 51 04

EUR420.00

Reference : 39577

(1754)

‎[Anjou. Saint-Sylvain-d'Anjou]. Papier Terrier du Fief et Seigneurie d’Echerbot Gastevin. ‎

‎ 1754 1 vol. 1754. Manuscrit in-folio (24 x 38 cm) de (188) ff. à 30 lignes par page, basane marbrée, dos orné à nerfs, pièce de titre sable, tranches rouges (reliure de l’époque). ‎


‎Livre terrier établi au mois de juillet de l’année 1754 par nous Jean Gabriel Choquet feudiste sous la conduite de Me Louis Michel Thorode licencié es lois notaire royal à Angers sur les titres, aveux et déclarations rendus à la Seigneurie d'Écharbot-Gastevin fief relevant du château d’Angers (aujourd’hui Saint-Sylvain-d'Anjou) : « Le fief et Seigneurie d’Écherbot Gastevin dans les paroisses de Saint Silvin, Saint Berthellemi, Saint Nicolas, Avrillé et Saint Pierre de la ville d’Angers appartient à Messire René Nicollas Loüet, Chevalier Seigneur de Chauvon, La Romanerie et autres lieux, fils et unique héritier de Mr Charles Loüet, Chevalier Seigneur de Chauvon. Lequel Charles Loüet avait acquis par décret ledit fief par Nicolas Loüet Ecuyer Seigneur de la Romanerie son oncle qui l’avait eu par succession de Mr Charles Loüet Conseiller du Roi en ses Conseils d’État, Lieutenant Particulier au Siège Présidial d’Angers son Père (…) ». Précieux registre de 87 articles d'une grande lisibilité et 2 tables alphabétiques"des héritages" et "des noms d’hommes" ; on joint 3 déclarations manuscrites à l’encre du temps sur papier volant pour compléter le terrier dont un reçu de Louis François Louet de la Romanerie daté 1787 héritier de la terre d'Écharbot Gastevin.Épidermures en pied de dos et sur les plats, coiffe de tête arasée, mors inférieur fendu en tête, mouillures sur les feuillets liminaires atteignant les plats. ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR2,000.00

Reference : 15430

(1785)

‎[Anquetil de Briancourt (Famille). Loiret. Conflans-sur-Loing. Manuscrit]. Les Loisirs du Manoir du Charmois appartenant à Monsieur Anquetil de Briancourt.‎

‎ Ca 1785 1 Ca 1785. Manuscrit petit in-4 (19,5 x 15 cm) de (1)-83-(3) pp., Table alphabétique des airs notés contenus dans ce recueil , maroquin rouge, dos lisse orné, triple filet doré d'encadrement avec fleurons d'angle sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque). ‎


‎Charmant et précieux album de famille calligraphié qui recueille chansons, scénettes et vers de circonstances avec leur musique notée témoins des réjouissances au château de Charmois à Conflans-sur-Loing proche de Montargis, terre d'Étienne-Jean Anquetil de Briancourt acquise à son retour de Surate. Étienne Anquetil de Briancourt seigneur du Charmois et de Beauregard (1727-1793) parti de France comme sous-marchand de la Compagnie des Indes en 1756, passa à Surate en 1757 et devint chef du comptoir français en 1759 : il y aida efficacement son frère Anquetil-Duperron. Rentré à Paris, il repartit en 1773 pour Surate comme consul de France après avoir fait l’acquisition de la terre du Charmois à Conflans sur Loing à une lieue au sud est de Montargis. Fait prisonnier de guerre par les Anglais en 1778, expulsé à Bombay l'année suivante avec sa femme, sa fille aînée Louise (17 ans), un fils de 3 ans Etienne-Louis et sa fille cadette Sophie (6 mois) - ils furent conduits en Angleterre, après relâche de deux mois à l’île de Sainte Hélène, et ne revinrent à Paris que le 10 février 1780. Logé d’abord avec toute sa famille chez son frère le prieur de Château Renard puis, retiré dans sa propriété proche de Montargis appelée Beauregard, Anquetil de Briancourt passa son temps en procès contre l'ancienne Compagnie des Indes et les armateurs qui l'avaient ruiné et en démarches pour se faire rembourser les frais engagés pour son retour de Surate en France de 1778 à 1780. Citons (1). Couplets chantés par Madame Anquetil de Briancourt à Mr Anquetil Prieur Curé de Chateau Renard (4) Melle Sophie Anquetil (5) Pot pourri chanté à Madame Anquetil de Briancourt par ses enfants et amis au Château du Charmois pour le jour de sa fête. Lorsqu'on est au dessert la femme de chambre entre en conduisant Dumarchais et Sophie qui portent une seule corbeille de fleurs (13) Petite pièce pour la convalescence de Madame Anquetil de Briancourt jouée par ses enfants et amis au Chateau de Charmois (33) Lettre d'un jeune indien de Surate écrite à ses parrains (39) Adieu d'un ami en quittant Le Charmois (40) Couplets chantés par Mme Anquetil Pillé à son mari le jour de sa fête (45) Compliment de paysan à Mme Anquetil de Briancourt (45) Mr Pillé de La Bruyère (gendre militaire) etc. Sont joints au recueil quelques papiers volants à l'encre du temps dans le même goût (compliments etc.) dont une dentelle de papier offerte à "Louise et son aimable famille". Provenance et note manuscrites copiées sur la première garde à l'encre noire : Anquetil de Briancourt écuyer ancien consul de France à Surate était le père de mon arrière* arrière grand mère Pillé arrière* grand mère de ma mère. Louis Joga. A son retour des Indes, Anquetil de Briancourt s'était retiré dans son château du Charmois près de Montargis (commune d'Ancilly). Reliure frottée. Un feuillet manquant (pp. 29/30) découpé en marge. Voir : Bernadette et Philippe ROSSIGNOL, Généalogie et Histoire de la Caraïbe - ANQUETIL de BRIANCOURT épouse THOMAS, la dernière fille du consul de Surate, ses frères et sœurs et ses enfants. ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR3,500.00

Reference : 6752

(1750)

‎[Arras]. Manuscrit touchant les ville et cité d'Arras, et les comtés de Flandres et Artois. Concernant différentes particularités très curieuses touchant les dits paÿs. Copié sur une copie reposante dans la Bibliothèque de la Société littéraire d'Arras.‎

‎ 1750 1 Sans lieu ni date [1750]. 3 parties en 1 fort vol. in-4 de 404 ff.n.ch., couverts d'une écriture épaisse et lisible (environ 20/25 lignes par page), basane marbrée, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, pièce de titre cerise, double filet doré sur les coupes, tranches rouges (reliure de l'époque). ‎


‎Compilation manuscrite faite à partir des données fournies par deux historiens artésiens : 1. Ferri ou Ferréol de Locre (1569-1614), curé de Saint-Nicolas d'Arras, et compositeur du Chronicon Belgicum ab anno CCLVIII ad annum usque MDC pertinuo conductum, qui ne parut qu'en 1616, après sa mort. 2. Guillaume Gazet (1554-1612), curé de Sainte-Marie-Madeleine d'Arras, dont la production historique locale est très abondante et répartie sur une quinzaine de titres. Le propos du compilateur est clair et typique d'une époque où l'étude de l'histoire locale ou régionale ne savait encore se détacher du moule chroniquaire : il s'agit d'affecter des événements signifiants, "remarquables" à chaque année, en remontant le plus haut possible. De fait, les deux premières parties sont structurées de façon strictement chronologique, après une brève introduction à chaque fois, et vont respectivement de 282 à 1491, puis de 1492 à 1600. La troisième partie, quant à elle, contient un "Supplément" dont les données viennent s'insérer dans celles des deux parties précédentes. D'après les indications du titre, l'original copié se trouvait dans la bibliothèque de la Société littéraire d'Arras : fondée en 1737, devenue Académie royale des Belles-Lettres d'Arras en 1773, et transformée en 1816, après l'intermède révolutionnaire, en Académie d'Arras, avait évidemment comme terrain d'études favori les régions artésiennes et flamandes. Coiffe inférieure et coins un peu rognés, mais bon exemplaire. ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR1,800.00

Reference : 39699

(1800)

‎[Campagne d'Allemagne. 1798-1800. Manuscrit]. Mes Campagnes depuis le 1er Vendemiaire an 7 (22 septembre 1798) jusques et compris le - Par Alphonse Delassus hussard au 2e régiment cy-devant Chamborant.‎

‎ circa 1800 2 vol. (circa 1800). Manuscrit in-12 (11,5 x 18 cm) de (2)-90 pp. à 23 lignes par page, cartonnage brun (reliure de l’époque). ‎


‎Souvenirs manuscrits inédits du hussard Alphonse Delassus du 14 octobre 1798 au 5 février 1800 enrôlé dans l’Armée de Mayence devenue Armée du Rhin : « J’avais vingt ans et cinq mois lorsque le gouvernement ordonna une levée pour les armées de tous les jeunes gens de vingt ans à vingt et un (…) je désirais extrêmement servir dans la cavalerie et surtout dans la cavalerie légère, le 2e régiment d’hussards était alors à Paris (…) J’entrai au régiment le 23 Vendémiaire de l’an 7 (14 octobre 1798) ». La France révolutionnaire est alors en guerre contre la seconde coalition formée en 1798 entre l'Angleterre, l'Autriche, la Russie, la Sicile et la Turquie. En route pour Mayence, le jeune conscrit s’attache dans une courte première partie à la description de la vie de soldat (étapes, hébergements, querelles et camaraderie, nécessité d’acquérir une monture etc.). Sitôt sur le champ de bataille en Allemagne « les hussards de Seckler près de deux cents nous attaquèrent (…) les premières balles qui sifflèrent à mes oreilles m’effrayèrent extrêmement et mon cheval aussi novice que moi (…) nous partîmes nous ranger en bataille dans la plaine ; il était alors sept heures, le combat devenait vif de plus en plus, l’ennemi envoyait sur nous des boulets qui nous forçaient de faire de nouvelles évolutions » ; l’ardeur patriotique bientôt s’étiole et tourne à la résignation : « Nous marchâmes tout le reste du jour et une partie de la nuit, nous nous restâmes environ une heure dans le milieu de la plaine, il faisait déjà froid, il était impossible d’avoir du bois, je n’avais pas mangé depuis le matin il me restait la moitié d’un pain, je le partageai avec mon cheval qui avait aussi froid que moi ». La résignation devient sidération et emporte peu à peu le récit de campagne du jeune conscrit vers le témoignage amer d’un soldat de la Grande Armée revenu de l’enfer : « Je m’avançais sur la route qui conduit à Bruchsall les environs de cette ville étaient couverts de sang et de cadavres ; sur un des côtés de la route je vis un misérable hulan tout couvert de sang et de boue il poussait des cris affreux je m’approche de lui il avait la jambe emportée d’un boulet (sic), j’appelai aussitôt mes camarades pour lui donner quelques secours ; ce malheureux nous demandait la mort, la douleur lui faisait perdre la raison ; nous lui fîmes boire quelques gouttes d’eau de vie puis nous le fîmes porter à la ville sur un brancard. Je ne puis exprimer tout ce qui se passa en moi à la vue de ce spectacle (…) Le combat cessa, je n’étais plus bon à rien, une sombre mélancolie s’était emparée de moi et (ce qui ne m’était jamais arrivé) je maudis l’espèce humaine et l’ambition qui causait le malheur des hommes ». La relation s’achève avec la reprise de Phillipsbourg en 1800 tandis que l’auteur conclut son manuscrit avec la mention «Fin de la première campagne». Manque de papier sur le dos du carnet.Joint: [Famille Delassus]. Recueil de vers et de couplets par Théodore Delassus. Paris, 1831–1853. Manuscrit in-8 de (64) pp., demi-cuir rouge de Russie, dos lisse orné, coiffe de tête arasée (reliure de l’époque). 40 pièces de vers numérotées de Théodore Delassus (dont un feuillet imprimé volant d’une pièce extraite du recueil, A Mademoiselle Rachel, 1853) suivies des oeuvres de son descendant (feuillet 54) recopiées entre 1892 et 1901 : « Les poésies qui suivent ont été écrites à partir de l’année 1892 par Louis-Hyppolyte Delassus. Autant que possible l’origine des chansons ou poésies a été indiquée » ; 1 lettre manuscrite signée Delassus, circa 1830 (4 feuillets). ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR2,500.00

Reference : 5620

(1751)

‎[Carnet de comptes d'un entrepreneur en batiments]. Chatillon, Côte d'Or.‎

‎ 1751 1 1751. In-8 allongé (11 x 23 cm) de 15 ff. manuscrits, vélin portefeuille de l'époque, titre manuscrit sur le premier plat : Janvier 1751 Chatillon. ‎


‎Intéressant témoignage comptable du XVIIIe siècle d'un artisan bourguignon établi à Chatillon-sur-Seine dans sa reliure en portefeuille de l'époque. Janvier 1751, adjudication des ouvrages sur la soutte de Chatillon ; en regard : les auberges a Chaussau, Mare a L'Eu, Chatillon à l'hotel de la Croix blanche. Table : Depense générale, les Pioniers, le St Vezien, les Marcouch paveurs, Rousseau tailleurs de pierre, les Pioniers du 19 7bre 1751, Maçons des encaissements, Bordeau et les Frères Mary, Recapitulation foi dernier. ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR400.00

Reference : 15232

(1779)

‎[Chalon-sur-Saône. Archives de la famille de Burgat].‎

‎ 1779-1888 1 1779-1888. Environ une centaine de pièces manuscrites (lettres, papiers administratifs etc.) sous chemise cartonnée du XIXe siècle, demi-peau verte, pièces de titre sur le dos et le plat supérieur, lacets (Imprimerie Gambey-Favre à Chalon-sur-Saône). ‎


‎Un siècle d'archives familiales depuis une lettre datée 1779 adressée à la famille Taizey (orthographié "Taisé") à un courrier militaire daté 1888, le tout rassemblé par son dernier représentant au XIXe siècle, probablement Alphonse de Burgat (1862-1917). Les Burgat, une famille originaire de Chalon-sur-Saône, eurent avant la Révolution plusieurs seigneuries autour de cette ville. Claude-Louis-Jean- Bernard de Burgat, écuyer (1763-1820) et Marguerite Philiberte, fille de Jean de Burgat de Taizey, se marièrent en 1786 à Châlons sur Saône. Officier de cavalerie, il émigra pendant la Révolution et se mit au service de l’armée de Condé. Sa femme et sa mère échappèrent de peu à la prison à Chalon-sur-Saône, en expliquant qu’elles s’étaient opposées à cette émigration. Porté sur la liste des émigrés, Claude rentra en France en 1797 mais ne fut pas radié de la liste des émigrés en 1799 car il usa de faux certificats de résidence à Montluel et à Lyon. Claude Louis Jean de Burgat fut élu le 15 octobre 1815 maire de Chalons-sur-Saône. Cinquante-cinq ans plus tard, en 1870, Joseph de Burgat fut élu maire de Dracy-le-Fort, à quelques kilomètres de Chalon. [Inventaire]. - Lettre cachetée datée 1779 adressée à Madame Taisé (sic) douairière demeurant à Châlon. - Extrait des "Pièces déposées au Secrétariat de la Mairie de Chalon-sur-Saone, Département de Saone et Loire" Mâcon le 20 mai 1816 (…) Arrête que MM. Burignot de Varennes, Burgat adjoint Municipal de Chalon, Lambert vicaire de St Vincent et Girard de St Gérand sont nommés administrateurs du Bureau de Charité établi près les prisons de ladite ville. Mr le Maire (…) Burgat. (Cachet 1816 de la mairie Chalon). - Correspondance adressée à Monsieur le Chevalier Alphonse de Burgat Capitaine au Corps Royal d'Etat major par le capitaine de Rastignac. 7 lettres manuscrites, 1821-1825. - Correspondance adressée à Madame Nathalie veuve Alphonse de Burgat à Dracy-le-Fort rassemblée par son fils Charles de Burgat. 64 lettres manuscrites, 1844-1845. - Correspondance adressée depuis Rome à Monsieur Charles de Burgat, à Cortelin Commune de St Remy Saône et Loire. 12 lettres manuscrites, 1859-1861. - Papiers et correspondances militaires d'Antoine Joseph Henry de Burgat, 1848-1888 - Remerciement du Musée de Châlons pour le don en 1878 de Monsieur de Burgat d'"un grand nombre objets antiques". - Manuel de fabrication anonyme et manuscrit d'une pile électrique. [Sur la famille de Burgat, voir La Lettre de la Miniature N° 30. Juillet-août 2015. Rédaction Nathalie Lemoine-Bouchard]. ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR1,000.00

Reference : 12152

(1792)

‎[Collège Dramatique et Lyrique d'Amsterdam. Manuscrit].‎

‎ 1792-1793 1 1792-1793. Manuscrit in-folio (36 x 28 cm) de (8) ff. sur peau de vélin et 1 tableau imprimé sur double page monté sur onglet, maroquin brun à grains longs, dos muet à nerfs, frise à froid d'encadrement sur les plats (reliure de l'époque). Accidents sur les coiffes. ‎


‎Exceptionnel registre de souscription sur parchemin du Théâtre Français d'Amsterdam qui connut un grand succès à la fin du XVIIIe siècle. Messieurs les commissaires du collège dramatique et lyrique feront donner à Messieurs les souscripteurs soussignés sous la direction des sieurs Emmanuel et Moulinneuf auxquels ils ont confié la Régie et l'administration du spectacle de la troupe pour le courant de cette année 1792. « En 1781, quelques riches amateurs des arts et des sciences formèrent le projet de créer un cercle fermé appellé Collège dramatique et lyrique, qui devait faire représenter des pièces de théâtre et des opéras français à Amsterdam. On y construisit une scène, on fit venir les meilleurs acteurs et actrices français. Bientôt la salle devint trop petite : il s'éleva dans la ville, des voix pour réclamer que le spectacle fût public. La bonne réputation de la troupe fut cause que les Régents du Théâtre hollandais firent un accord avec le Comité du Cercle afin de faire jouer, au profit de l'Orphelinat et de l'Hospice des Vieillards, les artistes du Collège dramatique et lyrique pendant la saison d'été et la foire, lorsque le Théâtre hollandais faisait relâche : dans ce but on érigea un joli théâtre provisoire sur la Place de Leyde » (Fransen). Un règlement en douze articles, imprimé et relié sur double page en tête de volume, fut établi en 1783 à l'attention des souscripteurs : l'abonnement pour 60, 40 ou 20 ducats était le seul moyen d'assister aux représentations appelées collèges (le prix de souscription sera pour chaque place souscrite de vingt ducats pour les 80 premiers collèges). 321 souscripteurs ont apposé leur signature sur trois colonnes pour la saison 1792 qui court jusqu'à Pâques 1793 ; un second tableau préparé à la suite précédé du même avertissement est resté vierge. Provenance Daniel Grand d'Hauteville, l'un des quatre commissaires du théâtre avec sa signature autographe inscrite en tête de liste des souscripteurs et deux ex-libris nominatifs collés sur le contreplat supérieur, le premier de sa bibliothèque, le second à ses armes. Voir : Les comédiens français en Hollande au XVIIe et au XVIIIe siècle, J. Fransen, 1925, Collection Bibliothèque de la Revue de littérature comparée, p. 325. ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR4,500.00

Reference : 15165

(1789)

‎[Dauphiné. Manuscrit. Livre de compte domestique]. Journal de depense de M.e Etienne Guillambaud commencé le 1er avril 1789 et fini le …‎

‎ 1789-1825 1 1789-1825. Manuscrit in-folio de (1)-158 pp. à environ 45 lignes par page à l'encre brune, becquets, traces de cire rouge, vélin, triple filet d'encadrement sur les plats, numéro et additions manuscrites sur le plat supérieur (reliure de l'époque). ‎


‎Intéressante pièce d'archives manuscrite commencée avec la Révolution - le rédacteur prend en compte l'arrivée du calendrier révolutionnaire en 1792 - poursuivie par les héritiers et arrêtée sous la Restauration, en 1820. Registre comptable de la maison d'Etienne Guillambaud tenu par ses soins qui fait état des dépenses ordinaires d'un bourgeois sous la Révolution et l'Empire, consignées en trois colonnes (noms, articles et montants) : gages des domestiques (Noté ici pour mémoire que Victoire Villard est entrée à mon service le sept juillet mil sept cent quatre-vingt huit a 72 l. de gage par an), travaux d'entretien, obligations (J'ai payé à Forest receveur des Impositions), frais de bouche et de toilette (Perruquier) etc. Propriétaire terrien, il relève le coût des cultures pratiquées sur son pré : (p. 45-47) Etat des semences de Bergerandiere et Vinay en terre dans l'automne 1795 (froment, seigle, orge) ; Production de noix en 1795, etc. Maître Etienne Guillambaud possédait une étude notariale à Vinay dans le Dauphiné à quelques lieues de Grenoble, en compagnie de son frère Alexandre Guillambaud (ce dernier fut maire de la ville) : J'ai partagé avec mon frère le petit mobilier de mon oncle le chirurgien ; j'ai gardé la part qui lui revenait dans la batterie en cuivre, étain, marmite, chandeliers etc. Une rue porte aujourd'hui à Vinay le nom Guillambaud. Précieux témoin des frais domestiques d'une maison bourgeoise en Dauphiné devenu Isère en 1790, enrichi de nombreux becquets et papiers volants, refermé par les héritiers : J'ai arrêté compte avec Lacroix il me reste devoir 56 francs de l'année 1825 tout compte fini pour les intérêts de cent francs aux impôts payés ce 11 décembre 1825 Jean Baptiste Lacroix Guillambaud née Duport. ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR1,000.00

Reference : 11861

(1733)

‎[Espagne]. Mémoires sur l'histoire d'Espagne.‎

‎ 1733 ca 1 sans date [1733 ca]. Manuscrit in-4 de 731-(1) pp.,17 lignes par page, nombreux passages soulignés, notes marginales, demi-basane marbrée, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaspées (reliure de l'époque). ‎


‎Important recueil établi dans la première moitié du XVIIIe siècle, anonyme et manuscrit qui compile et met en forme plusieurs sources identifiables pour servir à l'histoire de l'Espagne. Incipit : L'Empire Romain d'Occident commençant à déchoir sous Honorius, les Vandales, les Filinges, les Suèves et les Alains, après avoir traversé les Gaules, s'emparèrent d'une bonne partie de l'Espagne… (Explicit :) La suite du règne de Charles II a parfaitement répondu à de si pitoiables commencements. Contient : L'Empire Romain (p. 1) Charles Quint (96) Instructions de Charles V à Philippe second son fils (187) De la découverte de l'Amérique (239) Philippe Second (333) Demelez entre les François et les Espagnols touchant les presseance (393) Portrait de Philippe Second (433) Instructions secrètes laissées au Roy Philippe III d'Espagne par Philippe II son pere (453) Philippe III (475) Philippe IV (511) Charles II (576). Parmi les dix chapitres (de graphie à chaque fois différente) qui composent cette histoire, nous avons pu authentifier trois sources (non attribuées dans le texte) à savoir 1. l'Histoire du Monde d'Urbain Chevreau (troisième édition de 1717) pour le chapitre sur la Découverte de l'Amérique (p. 244, Les Insulaires accourus en foule à l'arrivée des Espagnols…) 2. Les Instructions secrètes laissées au Roy Philippe III (p. 453) furent publiées par Sully (Mémoires) sous le titre Testament du Roy d'Espagne 3. le dernier chapitre sur le règne de Charles II (p. 576) est un extrait des Mémoires de la cour d'Espagne, de 1679 à 1681 du Marquis de Villars publiés une première fois en 1733 (Lorsque Dom Juan entra dans le gouvernement…). En 1860, Jacques Mangeart décrit sous le titre Mémoire sur l'Espagne et sur le Portugal (n°587 du Catalogue descriptif et raisonné des manuscrits de la bibliothèque de Valenciennes) 2 volumes petit in-folio manuscrits et anonymes qui présentent le même incipit : L'Empire Romain d'Occident commençant à déchoir sous Honorius (…). Un feuillet (pp. 25-26) restauré en marge, les premiers feuillets légèrement roussis ; reliure restaurée. Rare recueil manuscrit établi au XVIIIe siècle qui rassemble sous le voile de l'anonyme les sources importantes publiées à l'époque sur le Royaume d'Espagne. ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR1,500.00

Reference : 13882

(1750)

‎[Finances. Manuscrit. Etat des revenus et dépenses du domaine royal après la Guerre de Succession d'Autriche, 1740-1748]. Pour parvenir à la connaissance du revenu du Roy tel qu'il était avant cette dernière guerre ce ne sera pas un hors d'oeuvre de remonter à l'origine des impôts et d'en faire voir les différentes espèces. Je commence par les aydes.‎

‎ [1750 ca] 1 sans date [1750 ca]. Manuscrit in-folio (25 x 36 cm) de 173 pp. à 22 lignes par page d'une écriture lisible à l'encre brune, demi-cuir rouge de Russie à coins orné d'une frise à froid, dos lisse orné de filets dorés (reliure du XIXe siècle). ‎


‎Étude financière sur l'état des revenus et dépenses du domaine royal en 1748 (date extrême relevée dans le texte) au sortir de la Guerre européenne de succession d'Autriche, déclarée en 1740. « Lorsqu'en 1741, la guerre força de recréer l'impôt du dixième, la déclaration du 29 août souleva de la part du Parlement de Paris les plus vives critiques et le roi dut intervenir. Si les deux sols pour livre ajoutés par la déclaration de décembre 1746 passèrent ensuite inaperçus, le vingtième organisé par Machault, comme il est dit plus haut, suscita de nouvelles remontrances et l'édit de mai 1749 eut besoin du "très exprès commandement du roi" signifié en lit de justice, pour obtenir son enregistrement. L'attitude du clergé a été relatée à cette occasion d'une manière spéciale. » (Stourm, Bibliographie historique des finances au XVIIIe siècle, p. 87). Rapport établi en deux parties fort détaillées, la première explicative et historique, la seconde comptable. Articles : aides, traites foraine et domaniale, annuel, huitième, subvention, gros de l'augmentation, droit des dixmes, sols pour livre, décimes ordinaires, généralités ecclésiastiques, don gratuit, les tailles, le taillon, conduite des rois de France au sujet de la taille, manière de lever la taille, les gabelles leur origine, pays de grandes et petites gabelles, exempts de gabelles, Offices de judication, Annuel et parties casuelles, la Capitation, le Dixième, Postes de France, Bail des cinq grosses fermes, Tailles pour ce qui concerne la généralité de Paris, la Compagnie des Indes, capitations de Paris de la Cour, des officiers des troupes, capitation du Clergé, Dons gratuits du Languedoc, de la Bretagne, du duché de Bourgogne, du Pays d'Artois, Poissy, Produit des eaux, bois et forêts de France, des Boucheries de Metz, de Grenoble et du Roussillon, remarque sur la Franche Comté etc. Le mémoire s'achève avec la Récapitulation de toutes les sommes qui forment les revenus du roi, l'Etat des dépenses du roy pour l'entretien de sa maison, l'ordinaire des Guerres, le gardes du Trésor Royal, l'Extraordinaire des guerres, la marine, les galères, l'artillerie de France, les manufactures d'armes, les Princes et Princesses du sang, Chevaliers du St Esprit, Maréchaux, Intendants, suisses, la Comédie Française et la Comédie Italienne, etc. Annotations, commentaires et provenance manuscrites "J. Lee, Doctors Commons" rédigées en anglais sur le contreplat supérieur et le dernier feuillet blanc : exemplaire trouvé et relié en mars 1833 à Totteridge Park dans une boite portant n°1 M. Lee Antoine of Schedule n°5 of the answer of the Aydes. ‎

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Reference : 13420

(1796)

‎[Guerres révolutionnaires - Manuscrit]. Détail journalier de la campagne de 1792, et du commencement de celle de 1793.‎

‎Neuf-Brisach 1796 (an IV) 1 Neuf-Brisach, 1796 (an IV). In-8, [2] ff. n. ch. (titre, feuillet vierge), 155 pp. ; puis [466] pp. mal chiffrées 376, couvertes d'une écriture moyenne et assez lisible, avec au moins deux plumes différentes (environ 20 lignes par page) ; puis pp. chiffrées 477-495, des biffures et ratures occasionnelles, demi-veau brun, dos lisse orné de filets, guirlandes et fleurons dorés, pièce de titre fauve (reliure moderne). Feuillets rognés courts en tête, avec occasionnellement perte du chiffrage, mais bon exemplaire. ‎


‎Intéressant manuscrit, rédigé à tête reposée par un officier demeuré anonyme (le nom de Durand sous lequel il est placé, notamment sur la pièce de titre, ne concerne que l'auteur de la dernière partie), au retour de sa captivité, et couvrant les différentes étapes de sa vie militaire au début des guerres de la Révolution. Très structuré, abondant en détails et aussi en réflexions personnelles, il se compose de quatre pièces distinctes. 1. Détail journalier de la campagne de 1792 dans la compagnie de canonniers de la section du Panthéon Français, département de Paris, attachée au 1er Bataillon du 38e Régiment d'infanterie (en deux parties, avec sommaires, pp. 1-155). Vivant à Paris, le jeune homme, orphelin recueilli par des parents depuis 10 ans, voulut s'engager dès la proclamation de la patrie en danger, en juillet 1792, mais il ne partit que le 11 septembre, se rendant de Paris à Châlons. Après un séjour dans plusieurs camps, son régiment se porta sur Sedan, entra dans les Pays-Bas autrichiens, et les opérations proprement dites commencèrent : siège de Namur, séjour à Liège (où il apprend la mort du Roi, qui ne le choque guère, à la différence de nombre de ses camarades), siège de Maastricht, retraite sur Liège, puis sur Lille et Valenciennes, affaire de la "trahison" de Dumouriez. 2. Détail du blocus de la ville de Condé, de la captivité de la garnison et des malheurs qu'ont eus une partie des prisonniers tombés en la puissance de la Maison d'Autriche, années 1793, 1794, 1795 (en quatre parties, avec sommaires, titre et pp. 1-[466]). Cette partie, la plus importante du manuscrit, ne relate pas seulement le siège de cette ville par les Autrichiens du duc Frédéric-Auguste de Wurtemberg, appuyés par des troupes d'émigrés (9 avril au 12 juillet 1793), ainsi que sa capitulation (dont la convention est reproduite tout au long), mais surtout la captivité de l'auteur à la suite de la prise de la ville. Elle le fait voyager de Roermonde à Cologne, Linz, Presburg, Buda et enfin Pest, dans le royaume de Hongrie. Comme dans tous les récits de captivité, les différentes étapes de la route, les considérations sur les bons ou mauvais traitements reçus (la plupart du temps mauvais évidemment, notre auteur, en bon Français, se plaint tout le temps et de tout), les détails sur les usages, moeurs et coutumes religieuses occupent la première place et l'emportent sur toute autre particularité. Ceci dit, cette partie apparaît comme de loin la plus intéressante de la narration, ne négligeant jamais de nous informer sur les états d'âme et les convictions républicaines de l'auteur. De même faut-il signaler les appréciations portées sur les rares nouvelles parvenues de France (mort de la Reine, chute de Robespierre, traités avec les puissances, progrès des armées françaises, etc.). Enfin, quand fut conclu l'échange de la garnison de Condé contre celle de Luxembourg (qui avait capitulé le 7 juin 1795 après sept mois de siège), ce fut l'annonce d'une libération générale, et le retour de Pest à Strasbourg où le narrateur parvint le 11 vendémiaire an IV [3 octobre 1795]. C'est dans la foulée, comme le lit au détail du colophon qu'il décida de confier son aventure au papier. 3. Une lettre collective intitulée "A Messieurs les membres composant le conseil aulique" (pp. 477-484). Il s'agit d'une longue réclamation adressée au magistrat civil de la ville de Pest, contre les conditions de détention des prisonniers français, spécialement les officiers, et particulièrement en ce qui concerne la nourriture quotidienne. Toujours dans l'illusion, le rédacteur va jusqu'à affirmer "Nous n'ignorons pas, nous savons, nous jugeons par nos propres yeux que les officiers autrichiens jouissent en France d'un traitement plus conforme aux loix de la guerre", ce qui était s'avancer bien hardiment …4. Confession générale du citoyen Durand, sous-lieutenant au 4me Bataillon du 104e Régiment d'infanterie, fait prisonnier de guerre à l'affaire d'Avesnes-le-Sec, le 12 7bre 1793, l'an 3e de la République Française (pp. 485-495). Cette mention de la bataille d'Avesnes livrée entre les troupes françaises de Nicolas Declaye et le corps autrichien de Johann von Lichtenstein, indique bien que l'on a ici affaire à un autre auteur, notre jeune officier ayant été fait prisonnier à la suite du siège de Condé (cf. supra), même si l'écriture est bien celle de ce dernier, qui a dû trouver pertinente son insertion ici. Très amusante et curieuse conclusion de tant d'aventures, l'épisode, daté de 1795 et agrémenté de la mention "A peïne, l'on y pourra croire", relate un usage des régiments hongrois qui dut paraître des plus étranges aux soldats de la République : avant leur libération, les prisonniers français furent, selon les coutumes du pays, invités à faire devant un prêtre catholique français une confession générale, préalable à leur long voyage de retour. L'épisode est daté des 2-3 mars 1795, donc bien avant la capitulation de Luxembourg, ce qui confirme, s'il était nécessaire, que l'on a affaire à un récit indépendant. Le brave Durand nous livre ainsi son examen de conscience par écrit, et il s'agit en fait d'une affirmation éclatante de ses principes patriotiques et militaires… (Je m'accuse de partager la haine mortelle que tous mes compagnons d'infortune portent aux militaires autrichiens et hongrois ; j'avoue même dans la sincérité de mon âme, que cette haine n'a pu être diminuée par les foibles égards que nos ennemis ont commencé à avoir pour nous, alors que nos armées victorieuses leur ont donné lieu de craindre de terribles représailles). ‎

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Reference : 3757

(1743)

‎[Languedoc]. Cayé de la Depance que jay faite a locasion des nosces de ma fille ou toute la depance est couchée dans ce Caye la dite depance commence le troisieme janvier 1743 et finie.‎

‎ 1743 1 1743. Manuscrit in-4 broché de (20) pp. [A la fin] (2) ff. : Mémoire de la recette commencée / Recette commencée le 15eme janvier 1743 : Du 15eme janvier 1743 Resceu de Mme de M Laurens etc ». ‎


‎Livre de compte anonyme pour les mois de janvier et février 1743 entièrement dévolu aux frais de mariage « de la fille »., soit au total 1483 livres et 76 sols. La noce rassemble au moins 18 couverts (pour une table de 18 couvers qu'il m'a fait en trois portions), où l'on mange chapons, poissons, pieds de cochons, cochon garoux, seize perdrix ou perdreaux, 20 douzenes oeufs à 8s la douzene, etc. On a prévu la poudre à poudrer mais aussi le bois pour lequel un homme a été payé douze journées de travail, et un soldat payé à le garder. Les fournisseurs viennent souvent de Montpellier, Ganges et Montdardier, ce qui laisse imaginer un mariage languedocien. Document manuscrit sur une noce au milieu du XVIIIe siècle. 1 feuillet déchiré en marge avec perte de quelques lettres. ‎

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Reference : 15270

(1743)

‎[Livre d'emblèmes manuscrit].‎

‎Salles 1743 1 Salles, 1743. Manuscrit in-12 (155 x 95 mm) en 2 parties à pagination continue de 329 pp. chiffrées 350 à 20 lignes par page, table des chapitres, maroquin vert, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, double filet doré d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure à l'imitation). ‎


‎Rare livre d'emblèmes manuscrit à usage personnel, daté, attribué et localisé par un titre-frontispice calligraphié sur double-page à l'encre rouge et noire : Un Oeuvre trés exquise qu'a fait Gregoire Joudé Marchant à Salles. MDCCXXXXIII / La Doctrine des moeurs fort instructifs et récréatifs 1743. Le copiste - inconnu par ailleurs - réunit dans un même recueil La Doctrine des Moeurs de Marin Le Roy de Gomberville (première édition 1646) et les Oeuvres spirituelles de Dom Juan de Palafox y Mendoza (première édition française 1693 - une édition illustrée parut en 1741). La dizaine de villes majoritairement dans le sud-ouest de la France baptisées Salles rend difficile l'attribution de son atelier à l'une ou l'autre localité faute d'indices supplémentaires dans le texte. La remarquable illustration à la plume avec rehauts de bistre, gris ou verts, est imitée en partie des bois gravés du Grand Kalendrier des Bergers (XVe-XVIe siècle) précisément pour les lettrines historiées, iconographie populaire qui inspira les premières éditions de Rabelais dont le goût parfois outrancier se retrouve ici, deux siècles plus tard. Contient : un frontispice ex machina à la main au compas, lettrines, bandeaux, culs de lampe et une trentaine d'illustrations ou "emblèmes" non titrés dans le texte parfois à pleine-page dont un Apôtre, l'Agneau Pascal, la Vierge Marie, le Boeuf, le Nouveau-né, le Trigramme mais aussi , tout un bestaire (chèvre, sanglier, pélican, chien), un gryphon à la pipe et un lion ailé, une aumône, un vieillard, un homme de cour, un cavalier, un pasteur, un buste de femme, des nuées, une horloge, une fontaine, la figure du poirier (tête en bas), des illustrations scatologiques etc. Curieux manuscrit de chevet établi sur deux fameux emblemata du XVIIe siècle, illustrés par les soins du copiste en guise d'exercice spirituel. ‎

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Reference : 11248

(1730)

‎[Manuscrit musical]. Recueil d'Airs A Boire choisis à une, deux et trois parties.‎

‎ [1730 ca] 1 sans date [1730 ca]. In-folio de (4) ff. de table, 112 ff. mal paginés, veau granité, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge « Airs à boire », tranches marbrées (reliure de l'époque). ‎


‎Précieux manuscrit avec musique notée de 150 chansons à boire établi vers 1730 sous la Régence selon le répertoire présenté dont En dormant ce matin attribuée à Jean-Fery Rebel, Veux-tu compère Grégoire attribuée à Marc-Antoine Charpentier ou Jean-François Dandrieu, Versez-moy chers amis, Savez-vous que cette liqueur, Ô charmante bouteille, Malgré l'éclat de l'infidelle ardeur attribuées à André Campra, Un buveur qui croyait en la Metempsycose attribué à Jean Desfontaines tirés pour la plupart des Recueils d'airs sérieux et à boire des Ballards (1695-1724). Suivi de Vaudevilles et Canons en fin d'exemplaire. Table alphabétique en tête de volume. Ex-libris manuscrits sur le titre « Girard de Chasnay » et « Mademoiselle de Vannes ». Quelques restaurations à la reliure. Très rare témoignage « en musique » du répertoire bachique du XVIIIe siècle. ‎

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Reference : 16054

(1766)

‎[Manuscrit refusé. XVIIIe siècle]. Le Païsan Géographe ou le Paysan, curieux de s'instruire qui décrit et expose géographiquement le théâtre du monde antique habité par tous les peuples dont il est fait mention dans l'histoire sainte et séparé dans toutes ses parties en ordre alphabétique.‎

‎ 1766 ca 1 1766 ca. Manuscrit in-4 de (8)-VIII-(6)-852 pp. à 40 lignes par page, nombreux cartons et becquets, vélin rigide, dos recouvert de basane, pièce de titre (reliure de l'époque). ‎


‎Copieux dictionnaire manuscrit retourné vers 1766 à son auteur accompagné de la lettre argumentée de l'éditeur. Après avoir examiné le manuscrit intitulé Le Païsan Géographe, j'ai jugé que ce même manuscrit ferait trois gros volumes in-12, que chaque volume porterait 29 feuilles d'impression en caractères de philosophie avec les additions en petit texte. Le nombre d'exemplaires proportionné aux frais de la composition ne pourrait être moins que de deux mille. Le dit ouvrage imprimé et tiré sur papier fin de Limoges à 2000 exemplaires ferait une dépense de 5534,10 £. Jamais aucun libraire de la Compagnie n'entreprendra de faire imprimer un ouvrage aussi compliqué aussi chargé de citations et d'additions que celui-ci : il serait sûr de ne jamais retirer ses frais. Cependant le corps de l'ouvrage est bon, il y a beaucoup de précision, beaucoup d'exactitude et de propreté dans la justesse de ses additions (…) ». La lettre signée "Thomas" - sans autre indication, Jean-Thomas Hérissant ? Henri Thomas imprimeur à Nancy ? - en accord avec "Monsieur l'abbé Boutillé docteur et professeur au collège de Beauvais ainsi que de deux de ses confrères" est une réponse au Dictionnaire géographique, historique et chronologique (…) très utile pour l'intelligence de l'Histoire Sainte dressé par le Païsan J.B. De La Forterie tourneur à Wambreckies (Wambrechies, Nord). L'auteur, qui a dédié son travail à Sa Majesté Louis XV Le Bien Aimé, a recopié en regard du titre les conditions d'obtention du privilège : On prend un avocat au Conseil à Paris qui forme une requête qu'il présente à M. le Vice Chancelier. M. le Vice Chancelier nomme en conséquence un Censeur. L'Avocat voit le censeur et après que le censeur a rendu son avis sur ledit ouvrage ; ledit avocat en obtient le privilège. Si la qualité et l'érudition de l'entreprise sont saluées par l'éditeur, l'objet de son étude est en revanche largement diffusé à la même époque avec des publications comparables énoncées par le libraire comme Histoire de l'Ancien et du Nouveau Testament de Dom Calmet, Abrégé portatif du dictionnaire géographique de Bruzen de La Martinière et sans les nommer le Dictionnaire pour l'intelligence des auteurs classiques grecs et latins, tant sacrés que profanes de François Sabbathier (Châlons-sur-Marne, Seneuze, 1766 - excellent dictionnaire intitulé Dictionnaire de Mitologie sur l'Histoire sacrée et prophane) et le Dictionnaire abrégé de la fable. Dixième édition. Par M. Chompré (Saillant 1766 - nous venons de réimprimer encore le dictionnaire de la fable pour la 10e fois à 1600 exemplaires ). Un "marché saturé" est ainsi la raison principale au refus d'imprimer. « Tous les manuscrits ne parviennent pas à l'impression. En l'absence des archives personnelles et commerciales des libraires-imprimeurs parisiens de cette période, il est souvent difficile de tracer au-delà de quelques indications éparses les démarches qu'ils ont suivies pour recruter des auteurs ou pour obtenir des manuscrits parfaitement légitimes et avouables. Si les frais ne sont pas couverts, le libraire a les réactions prudentes de tout homme d'affaires. Pour la France elle-même et pour la librairie parisienne en particulier, les documents sont trop éparpillés, trop lacunaires pour qu'on puisse deviner la quantité d'ouvrages rejetés et de propositions sans lendemain. A la veille de la Révolution, ce sont d'énormes spéculations comme l'Encyclopédie de Panckoucke qui mobilisent des talents connus, tandis que les tâches moins prestigieuses et assurément moins bien payées occupent la piétaille des lettres. Toutes ces compilations ne paraissent pas sous le voile de l'anonymat, mais l'époque est féconde en personnages obscurs dont les fiches biographiques restent à compléter. Or, c'est surtout à ces hommes difficiles à situer que l'édition parisienne et provinciale confie les dictionnaires, les manuels, les abécédaires, les almanachs, les grammaires, les remaniements d'ouvrage de piété et de romans de chevalerie qui dominent dans les fonds à destination plus ou moins populaire. (Mais) L'auteur n'est qu'une des données d'une situation que le libraire est obligé d'envisager sous l'angle du négoce. Le libraire-éditeur qui est sur le point de faire imprimer et de vendre une oeuvre nouvelle ou un texte dont il possède depuis longtemps le privilège est contraint d'examiner toute une série de questions et de prendre des décisions difficiles. Les facteurs à considérer sont les frais généraux ou constants qui s'attachent à l'exercice de la profession, les dépenses particulières de chaque opération, les possibilités réelles de vente, donc le chiffre du tirage et le prix et la source des capitaux nécessaires pour la fabrication » (Wallace Kirsop). Provenance : De la bibliothèque de Napoléon Fourgeaud-Lagrèze (1831-1876) auteur La Petite presse en province (1869) avec son ex-libris manuscrit N. Fourgeaud-Lagrèze, 1860 sur le premier contreplat. Vélin sali, dos épidermé. Archive manuscrite rare et précieuse relative à l'histoire de l'édition au XVIIIe siècle. Voir : Wallace Kirsop, Les Mécanismes éditoriaux, Histoire de l'édition française sous la direction de Henri-Jean Martin et Roger Chartier, II. Le Livre triomphant 1660-1830. ‎

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EUR6,500.00

Reference : 39590

(1718)

‎[Manuscrit sur vélin]. L’Office du Saint Nom de Jésus et du très St. Sacrement.‎

‎Sans lieu 1718 1 vol. Sans lieu, 1718. In-12 (10 x 15 cm) de (1)-109 pp., chagrin noir, dos à nerfs (Marlière). ‎


‎Office latin enluminé daté 1718 pour les fêtes du Saint Nom de Jésus et du Très Saint Sacrement, finement calligraphié à l'encre brune sur peau de vélin rubriqué en rouge et soigneusement orné de lettrines bleues sur fond doré, de quatre bandeaux sur fond bleu, rose, vert et mauve et quatre culs-de-lampe dont un large entrelacs doré in fine.Titre dans un décor de végétal richement colorié, texte encadré d’un filet rouge. Reliure frottée. De la bibliothèque d’Alphonse Fulgence Dupont de Saint-Ouen (1820-1892) avec son ex-libris armorié, dessinateur et aquafortiste amateur, nommé administrateur des Académies de la Ville de Valenciennes en 1849. ‎

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Reference : 16603

(1789)

‎[Manuscrit. 1789]. Le Mort Ressuscité. Poëme héraclidémocritique Au bon Père Antoine de Vannes dans le Cours de ses Caravannes.‎

‎ 1789 1 1789. In-4 manuscrit (18 x 24 cm) de (2)-60-(1) pp. à 28 lignes par page, parchemin rigide de réemploi, titre manuscrit sur le plat supérieur (reliure de l’époque). ‎


‎Curieux poème épique en trois chants de 1570 vers, anonyme et inédit qui se rattache aux traditions bachique et clérico-galante déjà anciennes en 1789 date du manuscrit : 1. Une Vieille muse désolée de la perte du Père Antoine et versant un torrent de larmes fait battre la campagne à toutes ses idées pour savoir ce qu’il est devenu (316 octosyllabes) 2. La Résurrection du Père Antoine est annoncée par une lettre qu’il écrit à sa lecture sa vieille muse tombe en pamoison ; cet excès de joie est renouvelé tous les jours, et sa tête échauffée même dans le sommeil lui fait bâtir des romans qu’elle rend à son réveil au Père Antoine et à tous ceux qui ont la patience de l’écouter (610 octosyllabes). 3. Plaintes adressées au Père Antoine par la muse affligée de ses tristes couches. dans le travail de l’enfantement elle mord tous ses accoucheurs (644 octosyllabes).Pièce tragicomique placée sous les auspices de Démocrite le rieur et Héraclite son compère pleureur - ou selon le mot forgé par l’auteur "héraclidémocritique" - le poète convoque les dieux de l’Olympe, un prêtre défroqué de Vannes et sa muse partie à sa recherche dans les Enfers mythologiques, quête qui s’achève en une fin scabreuse : En réalisant la chimère et le sot désir d’être mère / mais avec autant d’apparat / Si la montagne enfante un rat / Ma Muse a donc sa triple couche / pour mettre au monde un enfant louche / bossu boiteux tout cintrerait et d’un ridicule parfait [Explicit] Et que de ce vilain marmot il ne soit jamais dit un mot ».Bel exemplaire calligraphié de cette farce savante restée inédite composée dans le goût des pièces anticléricales qui se multiplièrent l’année des États généraux : Vous savez très cher Père Antoine, que l’habit ne fait pas le moine qu’il soit bleu, jaune ou rouge ou vert il en faut un chaud pour l’hiver. Joint : [Ruines]. Dessin au lavis (13,5 x 18,5 cm). ‎

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Reference : 458

(1755)

‎[MANUSCRIT]. Lettre d'un magistrat de Paris à un magistrat de province.‎

‎[Paris ?], vers 1755 ; in-4 carré de 246 ff., 20 ff. bl., reliure de l'époque basane brune, dos à nerfs orné, pièce rouge, tranches mouchetées (dos frotté, charnières fendues).‎


‎Manuscrit qui semble inédit, relatant sur près de 500 pages la crise du Parlement de Paris en 1753 et 1754. L'écriture change plusieurs fois, notamment le 24 mai 1753 et le 28 octobre 1754, ce qui laisse penser qu'au moins une partie (la partie centrale dont la manière est beaucoup plus scolaire) a été dictée ou recopiée sur des brouillons par un secrétaire. Très intéressant témoignage qui semble de première main. La reliure est un peu délabrée mais le manuscrit est frais et parfaitement lisible.‎

Anne Lamort Livres Anciens - Paris

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Reference : 467

(1760)

‎[Manuscrit]. Recueil de trois poëmes : Proserpine, poëme de Claudian, traduit en vers héroïques et achevé par M. le président Nicole ; Les Satyres de Perse, traduites en vers françois par M. le président Nicole. Eclogue Damon, Agon.‎

‎ [1760 ca] 1 sans date [1760 ca]. In-12 de 67 feuillets, vélin souple de l'époque. ‎


‎Ce petit manuscrit à l'encre brune, d'une écriture fine et très lisible est une copie de deux poèmes traduit par Claude Nicole ; ils ont été publiés en 1658 à Paris par Charles de Sercy. Le premier poème est illustré de quatre dessins hors-texte finement exécutés à la plume, reproduisant les gravures de l'édition imprimée de1658. Le troisième poème, d'une écriture différente, est anonyme et ne figure pas dans les oeuvres de Nicole. Claude Nicole (1611-1625) fut conseiller du roi, puis Président de l'élection de Chartres, il consacra ses loisirs à la poésie. Ses compositions comprennent de nombreuses traductions d'Horace, d'Ovide et de Pétrone. Rousseurs en bas de pages atteignant le texte de quelques feuillets ; petit manque de papier marginal sur quatre feuillets. ‎

Bonnefoi Livres Anciens - Paris

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Reference : 15490

(1741)

‎[Marie-Thérèse de Habsbourg (1717-1780) archiduchesse d'Autriche. 1741]. Lettres de noblesse.‎

‎Vienne 1741 1 Vienne, 1741. Manuscrit sur vélin (30 x 21 cm) in-4 de (7) ff. calligraphiés à l’encre brune à 14 lignes par page en écriture cursive et 1 diplôme plié sur double page (40 x 30 cm), sceau de cire rouge et lacet de soie jaune dans une boîte de fer-blanc (diamètre 6,5 cm), cachet désolidarisé avec son lacet de soie rose, cartonnage de papier bleu gaufré doublé de soie blanche (reliure de l'époque). ‎


‎Manuscrit daté et contresigné de lettres de noblesse en faveur de Pietro Andreoli marquis de Milan "titulum Marchionis in Mediolanensi" accordées par l'Impératrice Marie-Thérèse aux mois de mai puis novembre 1741 avec le sceau de cire rouge à ses armes. Le duché de Milan était sous domination autrichienne depuis 1706, conséquence de la Guerre de Succession d'Espagne. Marie-Thérèse de Habsbourg (Vienne 1717-1780) archiduchesse d'Autriche, reine de Hongrie, de Bohème et de Croatie gouverna le Saint-Empire longtemps au XVIIIe siècle avec l'Empereur François puis son fils Joseph II d'Autriche né en 1741, l'année même de ce document. L'Impératrice fut aussi la mère de Marie-Antoinette d'Autriche (1755-1793). Ex-libris manuscrit italien daté 1875 sur la garde supérieure. Cartonnage frotté, manque de papier sur le dos. ‎

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Reference : 11205

(1783)

‎Ensemble de quatrelettres du banquier Hogguer, adresséesà M. Grogniard, ingénieur général de la Marine. Correspondance relative aumarché de la construction navale entre la France et la Hollande. "[...]Les Amirautés dHollande sont convenus ensemble de faire à lavenir batir tous leurs vaisseaux de ligne sur un seul et nouveau plan. Je suis chargé, Monsieur, de vous communiquer ces anciens et de vous prier den faire un nouveau suivant le tirant deau calibré [...]". Un contretemps oblige M. de Lastrie à retarder laffaire qui sera portée devant le ministre ; il suggère de retarder son départ pour Brest. Il lui demande de lui envoyer le mémoire sur la doublure en cuivre et les plans du "Lougre" [type de bateau à trois mats] pour les faire passer en Hollande ; son adresse se trouvechez Mr Lenormand dEtioles [ancien mari de Mme de Pompadour]. "[...] Je voudrais bien pouvoir vous dire quelques chose de positif sur la paix, les connaisseurs prétendent qu'elle sera signée avant le 20. Je crois ainsique la campagne ne se fera pas [...]". Il s'agit probablement du baron Daniel d'Hogguer, vicomte de Bignan (17221793), banquier.‎

‎Encre brune sur doubles feuillets de papier vergé filigranés "GR" ou "Slbille Van Ketel Wassenbergh". Adresses au verso des seconds feuillets. Destinataire : M. Grogniard, ingénieur. Date : 31 octobre 1782 8 janvier 1783. Lieu : Paris. Format : In-4. Etat : Petits manques de papier, entre autre, par bris des cachets. Nombre de documents : 4. Type de document : lettres autographes signées. Nombre de pages : 8 pp. 1?2‎


Traces Ecrites - Paris

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