Référence : RO20175961

‎COLLECTIF‎

‎REVUE JE SAIS TOUT - PUBLICATIONS PIERRE LAFITTE - 3 NUMEROS: 1re année - N°VI - 15 juillet 1905 + 4ème année - N°39 - 15 avril 1908 + 4ème année - N°63 - 15 aout 1908.‎

‎JE SAIS TOUT. 1905-1908. In-8 Carré. Relié demi-cuir. Etat d'usage. Couv. convenable. Dos satisfaisant. Intérieur frais. 3 numeros: paginé de 643 à 767 + paginé de 287 à 559 + paginé de 3 137 - nombreuses photos et illustrations en noir et blanc et en couleurs dans et hors texte - plats et contre-plats jaspés.‎

‎3 NUMEROS: 1re année - N°VI - 15 juillet 1905 + 4ème année - N°39 - 15 avril 1908 + 4ème année - N°63 - 15 aout 1908.‎

Les Temps Modernes
(CAB)
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Référence : 7227

‎Collectif‎

‎Femina (revues ANNEES DE PUBLICATION COMPLETES 1905 - 1906 reliées en un volume, du 1er janvier 1905 au 15 décembre 1906 soit 46 numéros)‎

‎Librairies - Imprimeries Réunies/Le Gérant: Jarrigue, et Corbeil, Imprimerie Crété, 1905-1906, grand et très fort in folio (35 x 30 cm), environ 1748 pages. Publication abondamment illustrée de photogravures et de dessins en noir dans le texte et en pleine. Reliure demi basane rouge, dos à nerfs, fleurons et filets dorés, titré en doré. Papier couché.‎

‎Reliure avec les revues Femina, du 1er janvier 1905 au 15 décembre 1906 ensemble de deux années, complet de ses 46 numéros, la revue ne paraissant pas les 31 décembre. A partir de 1903 Femina ajoute une rubrique intitulée, Femina et la mode augmentant ainsi de façon aléatoire le nombre de pages des numéros oscillant entre 24 à 38 pages. Cette revue fut créée par Pierre Lafitte (1872-1938), d'abord journaliste, et qui lança ses propres publications à l’âge de vingt-cinq ans : La Vie au grand air (1897), Musica (1902), Femina (1901), Je sais tout (1905), Fermes et Châteaux (1906), et surtout Excelsior (1910). Ne se limitant pas à la presse, Lafitte publia par ailleurs des albums abondamment illustrés, renouvela le roman populaire en éditant dans ses collections à bon marché les aventures d’Arsène Lupin, Rouletabille et de Sherlock Holmes. Excelsior n’étant pas rentable, Pierre Lafitte dut céder à Hachette ses publications périodiques et ses éditions en 1916, ainsi que ses luxueux locaux des Champs-Élysées dans lesquels il avait ouvert le théâtre Femina. L’esprit de Femina se voulait résolument contemporain, abordant avec une abondante iconographie en phototypie, clichés instantanés ou posés, tous les sujets féminins de l’époque : Les mondanités et les grands mariages, le théâtre, la musique et les arts, les travaux d’intérieur, la cuisine, la Mode chez les grands couturiers, les châteaux et les salons célèbres, les livres du jour, les bibelots nouveaux, les sports féminins, les enfants, les expositions de toutes sortes, concours et jeux d’esprit, romans, contes et nouvelles, les animaux et les fleurs, le carnet de charité. Femina paraîtra deux fois par mois: le 1er et le 15 de chaque mois, le texte est sur 1 ou 2 colonnes. Chaque numéro aura un minimum de vingt-quatre pages réunies sous une couverture de couleur. On trouvera dans chacun de ces numéros au minimum 50 photogravures et des dessins en noir exécutés avec un soin spécial et imprimés sur un beau papier couché semblable à celui qu'emploient les publications de luxe à un et deux francs. Le prix de Femina sera cependant bien modique, puisque le numéro ne sera vendu que 50 centimes. Dans Femina comme dans tous ses périodiques Pierre Lafitte n’hésite pas à utiliser avec abondance le nouveau moyen d’illustration des magasines de l’époque, le photographie. Les publications de Pierre Lafitte demeurent une source documentaire de l’image inépuisable – Ouvrage collationné, complet, plats de couverture en couleurs non conservés mais pages de titre illustrées en noir présentes, intérieur très frais, reliure avec frottements, BEL EXEMPLAIRE.‎

Femina (revues ANNEES DE PUBLICATION COMPLETES 1905 - 1906 reliées en un volume, du 1er janvier 1905 au 15 décembre 1906 soit 46 numéros). Collectif Femina (revues ANNEES DE PUBLICATION COMPLETES 1905 - 1906 reliées en un volume, du 1er janvier 1905 au 15 décembre 1906 soit 46 numéros). Collectif Femina (revues ANNEES DE PUBLICATION COMPLETES 1905 - 1906 reliées en un volume, du 1er janvier 1905 au 15 décembre 1906 soit 46 numéros). Collectif Femina (revues ANNEES DE PUBLICATION COMPLETES 1905 - 1906 reliées en un volume, du 1er janvier 1905 au 15 décembre 1906 soit 46 numéros). Collectif Femina (revues ANNEES DE PUBLICATION COMPLETES 1905 - 1906 reliées en un volume, du 1er janvier 1905 au 15 décembre 1906 soit 46 numéros). Collectif

Librairie Jean-Etienne HURET - Paris
(SLAM, ILAB)
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Référence : 9501579

‎LUGUET (Pierre).‎

‎La Flèche rouge. Grand roman d'aventures américaines.‎

‎Paris, Pierre Lafitte et Cie, éditeurs, [1907], gr. in-8 (28 x 23 cm), percaline verte, bords biseautés. Au premier plat, polychrome, signé Pezilla, locomotive à vapeur (surnommée la "Flèche rouge") vue de face, feux allumés, parcourant la plaine américaine, une flèche rouge traversant le titre doré. Au second plat, fer central vert, au dos, locomotive à vapeur vue de face dans le caisson central, nuages de fumée dans les caissons supérieur et inférieur, tr. dorées (Engel, relieur), 283-(5) pp. ‎

‎Édition originale illustrée de 50 dessins par Mario Pezilla.Collection Les Grandes aventures américaines.Première publication dans la revue Jeunesse !, n°7-17 (22 février-12 juillet 1906).Adapté de l'anglais, d'après le roman de Jared L. Fuller, The Flight of the Red Arrow (paru dans The Argosy, New York, vol. 41 n°4, mars 1903).Les exemples de romans de l’Ouest et du Far-West (ou Western Novels) contemporains, traduits de l’américain, sont peu fréquents en France au début du XXe siècle et même entre 1890 et 1914. Le genre, créé par Fenimore Cooper au siècle précédent, a été illustré en France par Gabriel Ferry et Gustave Aimard, et en Allemagne par Gerstaecker et Karl May. Pourtant, l’attrait pour l’Ouest américain, les pionniers et la Frontière (thèmes d’ores et déjà érigés en mythes) est grand dans les années 1900, où le cirque de Buffalo Bill parcourt le monde, et effectue une tournée française en 1905, et à l’heure des tout premiers westerns cinématographiques. Buffalo Bill lui-même est le héros d’une série de fascicules populaires hebdomadaires qui en font un héros aux aventures innombrables, traduites en France à partir de 1907. Pierre Lafitte cherche à s’insérer dans ce courant d’intérêt pour les récits du Far-West mettant en scène la vie et les aventures des cow-boys et la conquête de l’Ouest américain. La Flèche rouge est traduit directement du feuilleton paru dans le magazine de lectures populaires The Argosy. Son auteur est si peu connu que l’éditeur français Pierre Lafitte a omis son nom, tant dans la traduction en feuilleton dans le magazine Jeunesse en 1906 que dans l’édition en volume à plat historié en 1907. Cependant, il précise que cette traduction a été faite en accord avec l’éditeur Frank A. Munsey, de New York.Pierre Luguet (1859-1908) est un bon connaisseur de la littérature américaine dont il choisit des productions récentes, souvent publiées dans The Argosy de l’éditeur Munsey, et qu’il traduit pour les journaux ou les magazines français. Il traduit ainsi des romans d’auteurs populaires tels que W. Wallace Cook, Norman Silver, Justus Miles Forman, Burford Delannoy, W. Bert Foster ou Arthur W. Marchmont parus dans The Argosy à partir de 1902, parfois en omettant leur nom. C’est le cas pour la traduction d’un roman d’aventures de Seward W. Hopkins (1864-1919), paru dans L’Ouvrier, puis chez Mame, La Prisonnière de la Sierra-Madre (5 juillet au 16 août 1905, n°19-31 ill. Ed. Zier, d’abord paru dans The Argosy, Fév-Jul. 1902). Il procède ainsi pour un troisième roman de l’Ouest, Le Train fantôme, paru dans The Argosy et traduit sans nom d’auteur dans Le Globe trotter, n°318-337, 5 mars au 16 juillet 1908, ill. Tofani. Il s’agit d’une traduction d’un roman d’Edgar Franklin (1879-1958), The Price of Silence, paru dans The Argosy (vol. 55, Nov. 1907-Fév. 1908, couv. ill. Valentine Sandberg). Pour présenter ce dernier roman, et cela peut s’appliquer à La Flèche rouge, Le Globe trotter écrit qu’il a fait un choix sévère parmi la vaste production de romans de l’Ouest.Yves Olivier-Martin donne un aperçu de l’intrigue de La Flèche rouge: «Il s’agit de deux compagnies ferroviaires américaines, dont l’une emploie des moyens indélicats pour établir une nouvelle ligne, dans un district pétrolifère. Clarence Elliot, neveu du président de la Kansas, a découvert le complot de la «Nord-Texas» et jeté sur l’embranchement la Flèche rouge, un train de luxe. Les coquins sont châtiés.» (Le Rocambole n°12, 2000, p. 64). Ce type d’intrigue ferroviaire palpitante, lancée à toute vapeur, renouvelle par son exotisme le roman de chemin de fer, tel que le concevait Zola dans La Bête humaine (voir Marc Baroli, Le Train dans la littérature française, Ed. NM, 1964).Monstre mécanique moderne, décor dramatique associant le fer et le feu, la locomotive est un motif puissant en plat historié. On rappellera le magnifique plat historié de Dutriac pour L’Alerte du capitaine Danrit (1910, PH 25/478) et celui de Roger Broders pour l’Encyclopédie des grandes inventions modernes (1928, PH 16/304).D’origine italienne, Mario Pezilla est un artiste peu connu, qui collabore aux publications de Pierre Lafitte (Jeunesse, Je sais tout, Femina) et aux journaux illustrés parisiens, de 1900 à 1918. Le magazine Je sais tout publie sa photo dans son n°85 (1912). Il réalise aussi des affiches et illustre des partitions de musique. La Flèche rouge est son seul livre illustré connu.Peu courant. ‎

Référence : RO40030060

‎COLLECTIF‎

‎Je sais stout‎

‎Lafitte Collection Je sais tout N°11. 1905. In-8 Carré. Broché. Bon état. Couv. défraîchie. Dos abîmé. Intérieur bon état. Paginé de 515 à 671. Illustré de nombreuses publicités, de dessins et de photographies en noir et blanc. SOMMAIRE : Les grandes Alliances, par Pierre Baudin. Noël dans tous les pays, par Jules Clarétie, Abel Hermant, René Maizeroy, Daniel Lesueur, Halpérine-Kaminsky, Hugues le Roux, Marcel L'Heureux. La Galerie des poètes : portraits et poèmes inédits de MM Sully Prudhomme, de l'Académie Françise, Frédéric Mistral, Mme la Comtesse Mathieu de Noailles, François Coppée, Mme Catulle Mendès, Comte de Robert de Montesquiou, Henry Barbusse, Henry Bataille, Fernand Gregh, Léon Dierx, Henri de Régnier, Jean Lorrain, Jean Rameau. La Pièce, nouvelle inédite de Paul Bourget, Doit-il crier ? texte de Franc-Nohain. La chasse à courre, par Me La Duchesse D'Uzès. L'écu de six livres, conte de Noël inédit, en vers, par François Coppée. L'art d'apprendre son rôle, par Franc-Nohain,. "Je sais tout" interviewe la Reine Ranavalo, par Séverine. Le fond de la mer, interviewe S.A.S le Princed e Monaco, par le Dr Portier. La Retraite, roman inédit par M.Rémon, d'après Beyerlein. Les Paradis Terrestres, par René Mazeroy. La vie extraordinnaire d'arsène Lupin (suite) par Maurice Leblanc. Hors-texte en couleurs, les Présidnets possibles, MM.Fallières, Doumer, Bourgeois, Brisson.‎

‎Livré sans la couverture.‎

Librairie Victor Sevilla
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Téléphone : 33 01 43 15 01 09

Référence : 15817

‎( Bibliographie - Science Fiction ) - Van Herp Jacques. ‎

‎Je sais tout, Le Roi des Magazines.‎

‎ Editions Recto-Verso / Collection Ides et Autres n° 54 de 1986. In-8 broché de 178 pages au format 14 x 21 cm. Dos bien carré. Couverture illustrée. Rigoureuse étude par Jacques Van Herp, consacrée aux revues : Je sais tout, Lectures pour tous et Les oeuvres libres. Le sujet traité est la Sience Fiction en France de 1905 à 1925, avec dossiers spécifiques sur Jean Ray, Arsène Lupin, le fantastique, le policier, etc. Documents et illustrations. Bibliographie. Tirage unique à 500 exemplaires numérotés ( n° 117 ). Etat superbe, proche du parfait. Rare édition originale.‎

‎ Port gratuit pour la France ( En raison des nouvelles normes postales, les livres dont l'épaisseur dépasse les 3 cm seront expédiés obligatoirement en Colissimo avec un forfait ajouté de 5 € ) Port à la charge de l'Acheteur pour le reste du monde. Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA. Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues - Vente exclusivement par correspondance ! Le libraire ne reçoit que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement. ‎

Je sais tout, Le Roi des Magazines.. ( Bibliographie - Science Fiction ) - Van Herp Jacques.

Référence : AMO-2405

‎Edmond Haraucourt‎

‎9 LAS Edmond Haraucourt à Octave Uzanne Bibliophile Bibliophilie 1885 1909‎

‎Lettre I. [papier à en-tête du Ministère du Commerce - Direction du Commerce extérieur]. 1 p. 1/2 Paris, le 28 mars 1885 Urgent Mon cher Uzanne, Il faut que vous preniez votre plume la plus amicale pour écrire à Ballu afin de lui recommander la candidature de d'Argence aux Pastellistes dont Ballu est Président. Je lui écris moi même, mais vous pouvez plus que moi. Dites carrément qu'il a beaucoup de talent, comme pastelliste ; je m'en porte garant très affirmatif. Amitiés et merci. [signé Edmond Haraucourt]. N.B. Eugène d'Argence * * * Lettre II. [papier à en-tête du Ministère du Commerce - Direction du Commerce extérieur]. 1 p. Paris, le 22 mai 1887 Mon cher ami, J'ai dîné hier soir chez Madame Picard. Elle est à Paris depuis trois semaines, 1 rue Lincoln. Elle te demande. Je me suis chargé de t'écrire. Elle t'en veut pour de rire, au sujet des marrons glacés. Je te serre cordialement la droite et la gauche. A toi. [signé Edmond Haraucourt]. * * * Lettre III. [papier à en-tête du Musée de Sculpture comparée (Trocadéro). Cabinet du Conservateur]. Uzanne a écrit à la plume le nom "Haraucourt" en haut à droite. 1 p. Palais du Trocadéro, le 4 avril 1897 Mon cher ami, Je reviens du Hâvre, et je trouve ta lettre. Je vais t'envoyer la couverture demandée : mais je suis bien occupé, et je n'ai personne pour faire mes courses. Je vais tacher de ne pas, cependant, te la faire attendre trop longtemps. A toi. [signé E. Haraucourt] * * * Lettre IV. [papier à en-tête du Musée de Sculpture comparée (Trocadéro)]. 1 p. 3/4 Palais du Trocadéro, le 9 janvier 1902 Bonne année ! Et puis, dis donc : en ma mémoire, vaguement, reste note de ceci : Uzanne a été aux Baléares. - Or, nous partons demain pour Toulouse-Perpignan. Et si j'avais la possibilité, peut-être nous pousserions jusqu'à ces îles dont le nom me fait rêver depuis l'enfance. Ne pourrais-tu me donner, en cinq lignes, quelques vagues tuyaux. Si tu as le temps, adresse moi ton conseil chez le Dr. Paul de Lamer, Perpignan. 1°. Faut-il ? 2°. Mayorque ou Minorque. 3°. Hotel ? Amitiés, [signé E. Haraucourt] * * * Lettre V. [papier à en-tête du Musée de Sculpture comparée (Trocadéro). [Trocadéro rayé remplacé par Ile de Bréhat (Côtes du Nord). 1 p. 3/4 Ile de Bréhat (Côtes du Nord), le 3 août 1902 Mon cher ami, Tu as dû recevoir mon bouquin, "les naufragés", paru cette semaine. A moins que tu ne sois point à Paris ? Huc est consentant à ce que tu me fasses une chronique dans la Dépêche. J'espère que tu y seras également consentant ? Oui ? merdi d'avance. Au cas où tu serais absent, et où le livre ne te joindrait pas, tu pourrais t'en passer : tu connais de ma prose, puisque tu en as publié. C'est là quinze contes choisis parmi ceux qui parurent dans le Journal pendant ces dernières années ; et qui parfois tenaient plusieurs numéros. Amitiés, [signé E. Haraucourt] * * * Lettre VI. [papier à en-tête du Musée e Cluny]. 1 p. Hôtel de Cluny, le 4 février 1905. Mon cher Uzanne, Je sais, pour l'avoir maintes fois remarqué, que vous étiez restés, ton frère et toi, des enfants devant votre mère, - et, par la façon dont vous parliez d'elle, j'imagine la peine que son départ vous laisse : je l'imagine toute, et je t'envoie mes cordiales condoléances. [signé E. Haraucourt] * * * Lettre VII. [papier à en-tête du Musée de Cluny]. 3 p. Hôtel de Cluny, le 4 janvier 1909. Mon cher Uzanne, Je t'ai envoyé mon dernier bouquin, "Trumaille et Pélisson", deux petits romans : dans les circonstances présentes (candidature académique) il fait que m'aider. J'ai vu Huc, il y a quelques jours, à Cluny. Nous t'avons escompté, sans hésitation ! Il est convenu que je t'écris pour te demander, de notre part à tous deux, de faire un article sur mon livre. Et je t'écris. J'espère que tu as reçu le volume parti à ton adresse. Prends ton courage et lis-le. Lis au moins Pelisson ; je crois d'ailleurs, tel que je te connais, qu'il ne t'ennuieras pas. Et ces 150 pages te prendront une heure. J'espère que tu es chez toi, et non en Sicile, ou même en Egypte ; si tu étais au loin, dis-le, je t'enverrais un autre exemplaire à ce pays lointain. Très bien, ton article de ce matin ! A toi, [signé Edmond Haraucourt] 24 rue du Sommerard * * * Lettre VIII. [papier à en-tête du Musée de Cluny]. 1 p. Hôtel de Cluny, le 12 janvier 1909. Mon cher ami, Merci de ton mot. Je t'envie d'être au soleil et de n'être pas candidat. Je suis allé ce matin chez Fasquelle, faire pour toi une seconde dédicace et le livre part sans doute avec cette lettre. - Soigne moi, stp. L'heure est importante, et je voudrais bien être délivré, cette fois ! A toi [signé E. Haraucourt] [P.S.] Je t'ai dit que Huc te demande la même chose, et que je t'ai écrit de sa part : il m'autorise et m'invite à te le dire. Merci encore. * * * Lettre IX. [papier à en-tête d Musée de Cluny]. 2 p. Hôtel de Cluny, le 26 janvier 1909. Cher ami, Merci de ton article ! Il vient d'arriver tout à l'heure, et je viens de le lire, tel un homme soumis au régime lacté : j'ai bu le lait que tu me verses. (mais tu sais, tout de même, j'ai dix-sept volumes) cela n'importe d'ailleurs, et ne diminue en rien le plaisir que tu m'as fait - Je t'envie d'être au soleil : je filerai vers, dès que j'aurai fini d'être candidat ; mais il faut attendre jusqu'au 1er avril ! c'est long. Chauffe toi, et bois du bleu, ce qui vaut mieux encore que de boire du blanc. Je te serre la main. [signé E. Haraucourt]. [P.S.] Dans un caralogue de libraire (Blaizot) je vois ton exemplaire de "l'effort" catalogué à 2.500 ! * * * Ainsi s'achève ce que nous avons a disposition de la correspondance entre les deux hommes. Il nous faut faire quelques recherches pour en savoir plus sur cette Madame Picard et cette histoire de marrons glacés ... Les frères Uzanne étaient très proches de leur mère. On pouvait s'en douter quand on sait que le père des frères Uzanne est mort en 1866 alors qu'ils n'avaient respectivement que 16 ans pour Joseph et 15 ans pour Octave. Une mère donc fortement présente dans la vie des deux hommes de lettres. On voit ici un Edmond Haraucourt préoccupé de la critique de ses livres nouvellement parus et aussi de sa candidature à l'Académie française. Haraucourt tenta sa chance quatre fois au fauteuil d'Académicien ! En avril 1903, en janvier 1906 (fauteuil Hérédia), en mars 1908 (fauteuil Theuriet) et enfin en avril 1909 (fauteuil Coppée). Cette dernière tentative, celle dont il est question dans les lettres présentées ci-dessus, resta vaine. La Légende des Sexes du jeune Haraucourt l'empêcha d'endosser l'habit vert ! Haraucourt mourut en 1941 soit dix ans après Octave Uzanne. ‎

9 LAS Edmond Haraucourt à Octave Uzanne Bibliophile Bibliophilie 1885 1909. Edmond Haraucourt 9 LAS Edmond Haraucourt à Octave Uzanne Bibliophile Bibliophilie 1885 1909. Edmond Haraucourt 9 LAS Edmond Haraucourt à Octave Uzanne Bibliophile Bibliophilie 1885 1909. Edmond Haraucourt 9 LAS Edmond Haraucourt à Octave Uzanne Bibliophile Bibliophilie 1885 1909. Edmond Haraucourt

Marché Noir - Librairie Ultime Razzia
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Référence : 8014

‎DE NYEVELT Zuylen ‎

‎La mascarade interrompue ‎

‎ Je sais tout n° 7 (Août 1905) - Couverture illustrée de Wely 3 dessins de Lelong Drame en 1 acte - Une pièce tirée dun célèbre conte dEdgar Poe « Le masque de la mort rouge » Théatre du Grand Guignol (19 Juin 1905) - Très bon état ‎

La mascarade interrompue . DE NYEVELT Zuylen La mascarade interrompue . DE NYEVELT Zuylen La mascarade interrompue . DE NYEVELT Zuylen La mascarade interrompue . DE NYEVELT Zuylen

Librairie Jean-Etienne HURET - Paris
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Référence : 9500997

‎CREUX (Léon).‎

‎Le Voyage de l'Isabella au centre de la Terre, grand roman scientifique et d'aventures extraordinaires.‎

‎Paris, Librairie Ducrocq, Chulliat Éditeur, 1922 (imp. 11-1921), gr. in-8 (28 x 19,5 cm), toile crème, décor polychrome continu. Au premier plat, en haut, l'usine de la Lewelwith Mining Co , Nevada (p. 2), dessous une vue de la grotte cristalline où s'enfonce l'Isabella (p. 170). Au second plat, éclairs zébrant la "caverne fulgurante", explorée par deux êtres lumineux, nos héros, couverts d'aigrettes argentées (pp. 186-197), au dos une figure spectrale apparaît soudain (p. 278), tête verte, VI-426 pp. ‎

‎Édition originale illustrée de 60 dessins de Paul COZE, dont 8 h.-t. en couleurs. Préface de Pierre Benoit. Versins, son découvreur, qui consacre deux pages (pp. 211-212) et une dizaine de mentions dans son Encyclopédie de l'utopie, des voyages extraordinaires et de la science fiction (1972). "Véritable festival géologique et minéralogique" (p. 367), il "est un excellent exemple de l'application de la technique à l'exploration subcorticale terrestre", illustrant un double thème, "la terre creuse abritant un système planétaire" (p. 875). Pour l'auteur, en effet, "outre les cavernes dont la croûte - très épaisse - de notre globe était percée, celle-ci contient en son centre creux un univers miniature qu'une sorte de périscope permet d'observer" (p. 876), "cosmogonie particulièrement intéressante", décrite au chapitre XXII (p. 208). Dans Les Terres creuses, Costes et Altairac ajoutent : "Un des monuments du genre (en France), recherché par des générations de spéléologues bibliophiles, roman qui ne nous cache rien de la diorite orbiculaire et autres minéraux semi-précieux (...). Ce livre se présente, dans une de ses éditions, comme recouvert par un tissu imprimé (ou sorte de percaline), ce qu i lui confère un aspect étrange participant sans doute à la légende." Cet ouvrage mythique, dû à la collaboration d'un ingénieur, Léon Creux (1875-1938) et d'un artiste d'exception, Paul Coze (1903-1974), bénéficie du patronage de Pierre Benoit, auréolé de la gloire de L'Atlantide (1919), qui rédige une préface sympathique. Sur le thème du voyage au centre de la terre défriché par Jules Verne, Léon Creux (dont c'est le véritable patronyme !) bâtit une fiction technologique étayée sur des schémas techniques et soutenue par une série d'aquarelles visionnaires de l'intérieur du globe, dont certaines en couleurs. L'illustrateur représente également les diverses parties intérieures de la machine fouisseuse. Léon Creux, ingénieur EPCI (École de physique et de chimie industrielle de la ville de Paris), est connu pour avoir déposé en 1905 un brevet de "Moteur rotatif à développante de cercle" (système L. Creux), qui fait toujours référence en mécanique. Dans Machines frigorifiques industrielles, l'ingénieur Georges Vrinat écrit : "Le compresseur à spirales, encore appelé d'origine "scroll", a été inventé puis breveté aux États-Unis par le Français Léon Creux, puis développé aux États-Unis au cours des années 1970. Ses premières applications furent dans le domaine de la petite climatisation (faible puissance), en particulier par le groupe DWM-Copeland, puis dans le domaine de la climatisation par la société Trane". Rédacteur en chef de L'Ingénieur français, Creux a publié en 1925 un deuxième ouvrage de science-fiction, Le Secret de la Dourada, chez le même éditeur, mais dans un format in-12, illustré par Luc Leguey (Les Terres creuses, n° 777). Présenté au concours de romans scientifiques de la revue Je sais tout en 1920, ce roman a peut-être précédé Le Voyage de l'Isabella. Creux adhère à la Société des Gens de Lettres en 1929, mais ne publie plus rien. Paul Coze est beaucoup plus connu. Né à Beyrouth en 1903, fils d'ingénieur, il découvre le scoutisme naissant en Égypte anglaise. Revenu à Paris en 19 15, il intègre la première troupe scoute de la capitale avec son frère. Étudiant à l'École des arts décoratifs, il se passionne pour la culture indienne, après la rencontre d'un chef Peau-Rouge dans une réunion scoute. Il entre en relation avec le romancie r René Thévenin (1877-1967) qui partage sa passion pour les Indiens, avec qui il écrit un livre, Moeurs et histoire des indiens peaux-rouges (Payot, 1928), couronné par l'Académie française, classique constamment réédité. Coze effectue de nombreux voyages au Canada et aux États-Unis qu'il relate dans trois livres (1929, 1930, 1935) avant de se fixer en Californie (1938) puis en Arizona (1952). Grâce à ses dons artistiques, il est initié aux rites et croyances de la tribu des Indiens Cris et rapporte des collections d'objets ethnographiques déposées au Musée du Trocadéro. Il étudie les danses indiennes et réalise des films documentaires, devenant même président du jury du festival de danses indiennes de Flagstaff (1942-1952), est nommé consul honoraire de France, fonde à Phoenix une école de dessin et travaille pour l'Association nationale des Parcs et Monuments. Il réalise une fresque indienne pour l'aéroport de Phoenix (1962, aujourd'hui en cours de restauration). "La réussite de Paul Coze ne se chiffre pas en dollars, elle est dans le souvenir d'un homme qui fut l'un des principaux artisans de la renaissance culturelle et artistique du peuple indien. À ce titre, le sénateur de l'Arizona Barry Goldwater disait de lui : "Aucun homme blanc n'a fait autant pour les indiens". Paul Coze a eu le grand mérite de croire en eux à une époque où les seuls Indiens que connaissait l'Amérique étaient ceux des plateaux d'Hollywood. Animé d'un idéal qui devait beaucoup au scoutisme, il a lutté pour la survie d'un peuple qui se mourait de désespoir au milieu de l'indifférence générale. Il a terminé sa vie dans son vieux ranch, entouré de pamplemoussiers, au milieu de ses paperasses consulaires, de ses toiles, de ses pots de peinture, de ses poupées Kachinas, de ses calumets, de ses tambours et de ces mille objets qui avaient chacun leur histoire. Le bonheur pour lui se résumait en trois mots : le scoutisme, les Indiens et la peinture" (Patrick Bureau, Quatre plumes d'aigle ou la vie de Paul Coze, 1994). Très bel exemplaire . ‎

Librairie Trois Plumes - Angers
(ILAB, SLAM)
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Référence : 006019

‎Charles-Henry Hirsch (1870-1948), poète, romancier.‎

‎Lettre autographe signée‎

‎Charles-Henry Hirsch (1870-1948), poète, romancier. L.A.S., août 1905, 2p in-8. Il répond à un questionnaire envoyé par Pierre Laffite, directeur de « Je Sais Tout ». [190] ‎

Lettre autographe signée. Charles-Henry Hirsch (1870-1948), poète, romancier. Lettre autographe signée. Charles-Henry Hirsch (1870-1948), poète, romancier.

Référence : 6042

‎PROUST (Marcel)‎

‎Cinq lettres autographes signées à Maurice [Duplay]‎

‎s.d. [mai 1905 à avril-mai 1914] 5 LAS au format in-12 formant un ensemble de 24 pp. rédigées à l'encre noire Cinq lettres autographes signées adressées à Maurice Duplay (1880-1978), ami d'enfance de Marcel Proust et romancier. Les Proust étaient intimement liés avec les Duplay. Tout comme Adrien Proust, le père de Marcel, Simon Duplay (1836-1924), le père de Maurice, était médecin. Chirurgien des hôpitaux, professeur de clinique chirurgicale à l'Hôtel-Dieu, membre de l'Académie de médecine, il devait être un des témoins de Robert Proust au mariage de ce dernier. Marcel se liera plus tard avec leur fils Maurice. A ce jour, on ne connaîtrait que douze lettres de Marcel Proust à Maurice Duplay (onze retranscrites dans Kolb, Correspondance de Marcel Proust et la douzième passée en vente chez Christie's (Vente du 9 décembre 2014, n°104) dans laquelle Proust prodigue des conseils littéraires à la lecture du manuscrit de Léo, roman de Maurice Duplay). Dans les lettres que nous proposons, écrites de mai 1905 (première lettre connue) à avril-mai 1914, Marcel Proust joue le rôle de critique littéraire. Il y fait, à travers une analyse détaillée des textes lui étant soumis, l'éloge de l'oeuvre romanesque de son ami. Y sont commentés La Trempe : L'École des héros (Albin Michel, 1905), Léo (A-Z. Mathot, 1909), Ce qui tua Farget (Arthème Fayard, 1911) et L'Inexorable (Plon-Nourrit, 1913), paru la même année que Du côté de chez Swann. Dans l'importante lettre prodiguant des commentaires sur LInexorable, Marcel Proust évoque le procédé de scenarii alternatifs utilisé par son ami dans son roman et le rapproche du passage de Du côté de chez Swann, dont il est en train de corriger les épreuves, « où [son] héros [Charles Swann] est à la recherche d'une femme [Odette de Crécy] qu'il a peur de ne pas trouver dans les restaurants où il a le dernier espoir de la rejoindre. Et il voit d'avance sa fin de journée double, selon que son cocher lui aura dit qu'il l'a trouvée, ou le contraire ». Maurice Duplay publiera ses "Souvenirs intimes" de Marcel Proust en 1972 (Mon ami Marcel Proust, Cahiers Marcel Proust, nouvelle série n°5, Gallimard). LAS, 3 pp. in-12, s.d. [seconde quinzaine de mai 1905] à propos du premier livre de Maurice Duplay, La Trempe : L'École des héros, paru chez Albin Michel (Philip Kolb, Correspondance de Marcel Proust, Tome V, pp. 158-159) : "Mon cher Maurice, Cela m'est très difficile de te donner une heure en ce moment je t'écrirai pourquoi mais ce soir j'ai tellement mal aux yeux que je vois à peine les mots que j'écris, je ne veux pas me fatiguer. Je ne te dis qu'un mot que je tiens à t'écrire tout de suite (parce que je suis plus écriveur de lettres que toi (lettres dans le sens correspondance), quoique hélàs moins écrivain ! C'est ce que je viens de lire ton livre [La Trempe : L'École des héros] et que je suis émerveillé, stupéfait. Oui stupéfait. Je connaissais toutes tes "possibilités". Comment avais-je pu soupçonner la maîtrise ? C'est le mot ! Pas une faiblesse, pas une gaucherie, pas une lenteur. La pensée la plus haute mais toujours s'élevant de la vie la plus forte, pas une abstraction. Un paysage admirable, fleuve, maisons de roses et de vignes, couchant des vignes et vendange du ciel, mais adapté, armaturé au sujet, reflet de sang irradié par le livre dans la nature. Des impressions délicieuses (les flamants roses oiseaux d'aurore, etc. vitrage ensoleillé, une merveille). Le sergent qui fait rire et qui punit qu'on ait ri, étonnant. Enfin c'est un beau livre. Il faudrait que je le relise que j'y pense pour le comparer, le situer entre d'autres, savoir son vrai rang, préjuger ceux que tu feras. De cela je n'ai actuellement ni la force, ni le temps, ni le goût tout à admirer ta force aisée, ton beau don de style, ta maîtrise réelle je le répète. C'est épatant. Je vais mettre ce livre dans les mains de tous me amis. Tous vont vouloir te connaître. Et comme je ne pourrai pas facilement vous réunir, je te les enverrai ou t'enverrai à eux. Je te félicite encore et te serre la main. Marcel Proust, Quelle forme ! Quelle éloquence ! Quelle vie !". Longue LAS (8 pp. in-12), s.d. [premiers jours d'avril 1909 à propos de Léo, roman de Maurice Duplay, paru début avril 1909 chez A.-Z. Mathot dont Proust venait de recevoir un exemplaire (Philip Kolb, Correspondance de Marcel Proust, Tome IX, pp. 71-73) : "Mon cher Maurice, En quelques mots car je suis bien incapable d'écrire, je voudrais te dire beaucoup de choses. D'abord ceci : tu m'avais écrit un mot charmant il y a déjà plusieurs mois. J'ai été dans un tel état de santé que ayant un petit objet ayant appartenu à maman (*) à remettre à ta mère, j'ai attendu jour par jour d'être mieux dans l'espoir de passer chez toi. Or jamais ma vie n'a été telle, mangeant une fois par 48 heures, jamais avant 3 heures du matin etc., etc. Et si veux écrire une ligne, une lettre, plusieurs jours de maux de tête. Aussi me disant toujours : "Demain", je ne t'ai pas écrit et quand j'ai reçu Léo aujourd'hui, j'ai pensé avec tristesse à ce que tu devais penser de moi. Mais la curiosité l'a emporté sur la tristesse et j'ai jeté un long, un très long, un presque complet coup d'oeil sur Léo, et je n'ai abandonné ma lecture qu'après les dernières pages finies, ces dernières pages qui me paraissent toutes changées, et à mon avis infiniment supérieures à ce qu'elles étaient. L'écueil du sujet c'était le côté "mélo" qu'accentuait le dénouement. Celui-ci est plus simple, plus émouvant. Et surtout il t'a permis ces superbes pages, cette vieillesse végétante, vitupératrice et casanière où un assassin et une rouleuse vivent avec une régularité de bourgeois et parlent avec une amertume de pamphlétaires, avec une sévérité de sermonnaires. Quel talent mon cher Maurice, quelle belle matière grasse et colorée de lueurs que celle de ton style qui n'expose jamais un fait sans en extraire de poésie, sans le prolonger de sa portée sociologique; qualités qui sont peut être celles qui t'échappent le plus parce qu'elles font si certainement partie de la contexture la plus intrinsèque de ton beau cerveau, que tu ne peux t'en défaire pour les apercevoir. Mais c'est ce que je prise le plus haut chez les écrivains qui les possèdent. Il est vrai que si peu les possèdent qu'il vaut mieux n'en pas parler. J'ai été repris par le tourbillon et la farandole de tes expressions d'argot à qui tu as su donner un mouvement endiablé. Pourquoi y a-t-il de la beauté à avoir mis après le mot arrivés, les mots "par les poules", je n'en sais rien et ne peux que constater cette merveilleuse et au fond mystérieuse efflorescence qui rappelle les plus orgiaques délires de Molière et de Rabelais. Et comme dans tout ce que tu écris, chaque parole reflète la monade qui le dit mais cette monade est elle-même un reflet de l'univers. De sorte qu'au fond, dans l'idée que se font les aminches du faubourg Germain et de l'Elysée, il y a hélas bien du vrai. Et je trouve une plaisanterie littéraire d'une grande portée et d'une délicieuse saveur, l'effort d'objectivité du peintre de couleur locale, Chichille qd il croît parler avec vérité le "jaspinage" des ménesses des languilles etc. par là Chichille rejoint Racine, Bernardin de St Pierre et les imagiers des Cathédrales, c'est émouvant. Dis-moi par un petit mot si je ne peux t'être utile à rien pour le lancement de ton livre et crois à ma bien tendre, bien fraternelle et bien admiratrice amitié. Marcel Proust". * Jeanne Clémence Weil Proust est décédée le 26 septembre 1905 LAS de 4 pp. in-12, s.d. [peu après le 22 mars 1911] à propos de Ce qui tue Farget, roman de Maurice Duplay annoncé chez Arthème Fayard en mars 1911. Marcel Proust y évoque à deux reprises Reynaldo Hahn (Philip Kolb, Correspondance de Marcel Proust, Tome X, pp. 267-268) : "Mon cher Maurice, Ton livre m'a l'air tout à fait beau et fort, je n'ai encore jeté qu'un coup d'oeil, et l'amertume de l'iniquité si puissamment retracée m'a si entièrement* envahi qu'il a fallu les délicieuses drôleries de ce dialogue d'une justesse si rare et double - humaine et locale - de psychologie et de dialecte - et aussi la constante beauté du style - pour mêler quelque douceur à l'angoisse des évènements qui préparent celui qui tue Farget. Je te dis tout cela bien mal parce qu'ayant peu de force pour écrire j'ai pensé que tu préférerais que je la garde pour écrire à mon ami Hahn relativement à l'Elsen de Monsieur Mercier [drame de en 4 actes et 5 tableaux de Jean Ferval, musique d'Adalbert Mercier], un musicien que j'ai souvent entendu vanter. Je me suis empressé d'écrire à Reynaldo Hahn, mais je te dirai que moi qui le connais beaucoup je l'ai vu sévère pour des oeuvres non pas même de gens qui lui étaient recommandés mais qu'il connaissait, qu'il aimait et qu'il admirait, et louangeur pour des gens qu'il détestait. Il écrit sous la seule dictée de son impression, laquelle d'ailleurs est faillible comme toute impression passagère. J'ai donc fait de grand coeur ta commission, avec un double plaisir à cause de ma tendresse admirative pour toi, et aussi de tout le bien que j'ai entendu dire de M. Mercier, mais sans beaucoup d'illusion sur l'efficacité de mon intervention que je crois cependant la plus efficace pour mon ami. Tout à toi, Marcel Proust". * "âcrement" dans le catalogue de la vente Andrieux du 1er juin 1928, n°144. LAS, 7 pp. in-12, s.d. [peu après le 23 mai 1913] à propos de L'Inexorable, roman de Maurice Duplay paru chez Plon-Nourrit & Cie en mai 1913 (Philip Kolb, Correspondance de Marcel Proust, Tome XII, pp. 182-185). Marcel Proust évoque être "brisé par la correction des épreuves de Du côté de chez Swann (placard 35 des première épreuves Grasset dont le cachet porte la date du 29 avril 1913) et fait le parallèle entre des passages du roman de son ami et du premier volume de La Recherche du temps perdu à paraître, à compte d'auteur, chez Grasset : "Mon cher Maurice Je ne peux t'écrire une longue lettre en ce moment parce que je suis brisé par la correction de mes épreuves dont je ne peux venir à bout, je change tout, l'imprimeur ne s'y reconnaît pas, mon éditeur me relance de jour en jour, et pendant ce temps ma santé fléchit entièrement j'ai tellement maigri que tu ne me reconnaitrais pas. Tout ceci pour que tu m'excuses de ne t'écrire qu'un mot. Mais je tiens à te dire que je suis tout à fait conquis par l'Inexorable. Chose étrange, nous avons de tels rapports de pensée que dans mon roman il y a un passage où mon héros est à la recherche d'une femme qu'il a peur de ne pas trouver dans les restaurants où il a le dernier espoir de la rejoindre. Et il voit d'avance sa fin de journée double, selon que son cocher lui aura dit qu'il l'a trouvée, ou le contraire. Or c'est exactement la même alternative que tu décris quand Henri Villefort ne sait pas si Bernard acceptera ou non de publier son roman. Mais hélas si la pensée est la même, j'avoue que je suis loin de l'avoir exprimée avec la même clarté que toi. Je ne me rappelle pas au juste ma phrase mais j'en ai dernièrement corrigé l'épreuve et je ne me souviens combien elle est "enchevêtrée" "il voyait la fin de sa soirée à la fois une et alternative" (qq. chose comme cela) tandis que tu as clairement distribué de chaque côté la double possibilité. Tout le début (sauf la première page (1) où je n'aime pas les détails professionnels non revivifiés, ce qu'il y a sur la firme) est magistral. D'ailleurs cette netteté véritablement romaine et qui tranche tellement sur le style amorphe qu'emploient nos contemporains, continue tout au long de ton récit à accoupler ainsi en groupes logiques des sensations dont chacune n'est pas pour cela moins fine et moins profonde (2). Quant à ton dialogue il était aisé de prévoir que l'étonnant esprit d'observation, la verve, la constante trouvaille qui stylisait même tes discours d'apaches ne te ferait pas défaut ici. Tes collaborateurs effrayés mais ravis de l'idée du suicide de Floria ont cette largeur moliéresque. Peut-être y a-t-il un peu d'excès dans le discours de Floria, peut-être un peu exclusivement "argot" dans son dialecte. Mais ce parti pris d'outrance (3) ne me déplait pas et le comique humain ne fait pas un instant défaut. Enfin ma préférence va à toute l'histoire de Josette (j'entends ma préférence épisodique car c'est naturellement la conclusion même de l'histoire de Villefort qui ne semble particulièrement significative et émouvante). Mille détails de nature me rappel[l]ent (4) ton heureux don d'images de la Trempe (ta volière si jolie de la Trempe) me charment (5) ça et là et le comique même s'y marie comme dans la jolie description du lac où le ridicule amiral Suisse est une excellente trouvaille. Je pense avec tristesse à ta chère mère (6) qui eût été heureuse, et t'embrasse. Ton Marcel Proust". Notes (retranscription dans Kolb, Correspondance) : 1. "ligne" 2. "et moins profonde" manque dans Kolb 3. "ambiance" 4. "rappelaient" 5. "charment" 6. "maman" LAS de 2 pp. in-12, [vers avril-mai 1914?] probablement à propos d'un conte s'inspirant d'Harry Pot ou Potts, dit Fragson, chanteur de café-concert populaire que Proust appréciait (Philip Kolb, Correspondance de Marcel Proust, Tome XIII, pp. 143-144) : "Bravo mon cher Maurice pour ton Fragson orphique charmant (1) les monstres banlieusards et la faune des Fortifications. Tu as concentré là dans les dimensions d'un conte cette disposition qui t'est si personnelle de retrouver dans les faits divers du jour la poésie et l'horreur du drame antique et de la mythologie. Des gros ennuis s'ajoutent cette année à mon état de santé, il y a longtemps que je ne t'ai écrit. Mais je pense à toi avec une constante tendresse où le souvenir désolé de la mère adorable que tu as perdue est mêlé à mon attachement admiratif et ému pour ton père. Tout à toi Marcel Proust". Notes (retranscription dans Kolb, Correspondance) : 1. "orphique et charmant"‎

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‎PRINCESSE MARIE RADZIWILL (NEE CASTELLANE) MELCHIOR DE VOGUE ; THUREAU DANGIN ; GOYAU ; ERNEST LAVISSE ; de SEGUR ; ALFRED MEZIERES ; FRANCIS CHARMES ; HENRI LAVEDAN ; FREDERIC MASSON ; GABRIEL HANOTAUX ; ALBERT DE MUN ; PAUL GABRIEL D'AUSSONVILLE ; DENYS COCHIN ; EMILE OLLIVIER ; RENE BAZIN ; ‎

‎CHRONIQUES DE 1831 à 1862 - FONDS DE 15 LETTRES D'ACADEMICIENS EN REPONSE A UNE SOLLICITATION DE LA PRINCESSE POUR OBTENIR UN PRIX DELIVRE PAR L'ACADEMIE FRANCAISE. LIVRET DE TRANSCRIPTION ET DE DESCRIPTION.‎

‎LOT DE 15 LETTRES DE MEMBRES DE L'ACADEMIE FRANCAISE EN REPONSE A UNE SOLLICITATION DE LA PRINCESSE VISANT A OBTENIR LE PRIX LITTERAIRE DELIVRE PAR L'ACADEMIE POUR SON OUVRAGE "LES CHRONIQUES DE 1831 à 1862 chez Plon-Nourrit en 1909/10 . Recherche faite, la Princesse Radziwill n'obtiendra aucun des prix décernés par l'Académie Française. TRANSCRIPTION LITTERALE : 1 - Marquis Melchior de VOGUE (Fauteuil 18) "Né à Paris, le 18 octobre 1829. Archéologue, collaborateur de la Revue des Deux Mondes, membre de l’Académie des Inscriptions, auteur d'une Histoire religieuse et des arts de l'Orient, il a été ambassadeur à Constantinople en 1871 et à Vienne en 1875. Président de la Société de secours aux blessés militaires (Croix-rouge française) et de la Société des agriculteurs de France. Élu à l'Académie le 30 mai 1901, en remplacement du duc Albert de Broglie, et reçu le 12 juin 1902 par José-Maria de Heredia. Mort le 10 novembre 1916. L.A.S. 1 f. double de 4 p. in-8 de deuil à entête du 2 rue Habert datée de Paris 5 janvier 1911 Lettre sèche de l'Académicien refusant poliment d'intervenir. "Princesse, ...la seconde partie de la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire et vous me permettrez de vous en dire très simplement la raison. Les prix donnéss par l'Académie sont le résultat d'un Concours, c'est à dire d'une comparaison entre concurrents et d'un classement des ouvrages suivant leur valeur relative. La conscience des juges est donc engagée ; ils ont le devoir strict de ne pas avoir d'opinions précvonçues et de garder une réserve absolue tant qu'ils n'ont pas pris connaissance de l'ensemble des travaux soumis à leur appréciation. Ce devoir me lie comme les autres et vous ne saurez vous étonner Madame, que je le remplisse loyalement, quelque soit d'ailleurs l'intérêt historique qui s'attache à la Chronique que vous avez publiée et la valeur des commentaires dont vous avez enrichi cette publication, au prix d'un labeur personnel dont je me garde de diminuer la valeur. Ma belle fille... signé Mis de VOGÜE" 2 - PAUL THUREAU-DANGIN - (Fauteuil 37) "Né à Paris, le 14 décembre 1837. Historien et publiciste, son Histoire de la Monarchie de Juillet a obtenu deux fois le prix Gobert. Rédacteur du Correspondant. Il a été élu le 2 février 1893 en remplacement de Camille Rousset, et reçu le 14 décembre 1893 par Jules Claretie. Il a prononcé en novembre 1903 son discours sur les prix de vertu, qui donna lieu à un incident. Mort le 24 février 1913." L.A.S., 1 f. double de 4 p. in-12 à Entête de l'ACADEMIE FRANCAISE" datée de Paris 16 Xbre 1910 "Princesse, Nul plus que moi n'est disposé à reconnaître l'intérêt tout à fait supérieur au point de vue littéraire et historique, des écrits de Madame de Dino, et aussi le mérite de l'éditeur. Nul de serait donc plus heureux de voir cette publication couronnée par l'Académie.: mais je ne dois pas vous dissimuler que vous vous heurterez à de fortes objections. Je n'ignore pas les cas particuliers aux quels vous faites allusion. Mais depuis plusieurs années on a paru résolu à ne plus admettre d'exceptions de ce genre, et plusieurs fois l'Académie a témoigné sur ce point sa volonté. Du reste, uisque votre parti est pris, il n'y a qu'à attendre la décision qui sera prise. Soyez assurée en tous cas que je ferai connaître à mes confrères les arguments très sérieux que vous exposez dans votre lettre, et je serais enchanté qu'on pût y voir des raisons de ne pas appliqer à votre livre la règle générale. Ma femme est très sensible ... Signé Thureau Dangin 3 - GEORGES GOYAU - (Fauteuil 11) Non encore Académicien lors de sa lettre. Né à Orléans, le 31 mai 1869. Après des études au lycée d’Orléans, puis à Paris au lycée Louis-le-Grand, Georges Goyau fut reçu premier à l’École Normale Supérieure. En 1891, il obtint son agrégation d’histoire, puis devint membre de l’école française de Rome, l’année suivante. Collaborateur à La Revue des deux mondes à partir de 1894, Georges Goyau allait rapidement s’affirmer comme un penseur catholique de premier plan. Sa foi l’avait en effet incité à orienter ses recherches vers les questions ayant trait à l’histoire religieuse, et on lui doit notamment L’Allemagne religieuse : le protestantisme et le catholicisme, Bismarck et l’Église, La Franc-maçonnerie en France, Le cardinal Mercier, Une vieille église : Genève, l’Église libre dans l’Europe libre, Les Origines religieuses du Canada, L’Effort catholique dans la France d’aujourd’hui, Le Catholicisme, doctrine d’action, Ozanam, Le cardinal Lavigerie.. Georges Goyau occupa en marge de ses activités d’écriture les fonctions d’administrateur de l’Hôpital des Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Promu au grade de commandeur de la Légion d’honneur, celui que Léon Daudet surnommait méchamment « le petit singe vert » fut élu à l’Académie française le 15 juin 1922, au fauteuil de Denys Cochin. Il obtint 15 voix au second tour, contre 11 au poète André Rivoire. Sa réception eut lieu le 15 février 1923. C’est Joseph Bédier qui lut le discours d’Alexandre Ribot, lequel devait répondre au nouvel académicien mais était mort un mois auparavant.. Le 13 janvier 1938, Georges Goyau succédait à René Doumic dans la fonction de secrétaire perpétuel, qu’il ne devait occuper que brièvement, mais dans laquelle sa bonté naturelle, sa générosité d’âme le firent apprécier de tous. Georges Goyau était le gendre du président Félix . Mort le 25 octobre 1939. L.A.S. 2 f. double de 4 p. in-12 de deuil datée de Paris le 16/XII/10. "Princesse Dès que M. Thureau Dangin sera rassuré sur certaines préoccupations que lui donne ces jours-ci la santé de l'une de ses filles, je sonderai le terrain ; et je prononcerai le nom du Prix Kastner-Boursault. Il est nécessaire -si ce n'est déjà fait- qu'à la lettre invoquant un prix soient jionts avant le 31 décembre 5 exemplaires des 4 volumes. C'est vers mars ou avril que les décisions sont prise. Puisque je vous sais à Berlin, je confie à la poste recommandé, le précieux petit volume de l'Impératrice Augusta. Ma femme et moi... Signé G. Goyau 4- ERNEST LAVISSE - (Fauteuil 6) Né à Nouvion-en-Thiérache (Picardie), le 17 décembre 1842. Professeur à la Faculté des lettres, il a écrit d’importants ouvrages historiques. Directeur de l’École normale (1904). Il dirige avec M. A. Rambeau la publication d'une Histoire générale du IVe siècle à nos jours. Directeur de la Revue de Paris (1894). Il a été élu à l'Académie contre Brunetière et Zola le 2 juin 1892 en remplacement de l'amiral Jurien de la Gravière, et reçu le 16 mars 1893 par Gaston Boissier. Il avait retiré sa candidature devant celle de M. de Freycinet. Mort le 18 août 1922. L.A.S. 2 f. double de 4 p. in-8 datée de Paris le 21 déc. 1910 rue d'Ulm. A entête de l'Ecole Normale Supérieure de l'Université de Paris dont il est le Directeur. "Princesse, Je suis très honoré de votre bienveillant souvenir. Je ne sais pas bien s'il y a des règles au sujet des prix à donner aux mémoires historiques, mais il me paraît que votre "Chronique" mérite largement la récompense et la distinction que vous désirez, et vous pouvez compter sur toute ma bonne volonté. Veuillez Princesse.... Signé Ernest Lavisse". 5 - Marquis PIERRE DE SEGUR - (Fauteuil 5) Né à Paris, le 13 février 1853. Cet ancien membre du Conseil d’État abandonna rapidement la carrière administrative pour se consacrer par goût aux lettres et à l’histoire. Il écrivit dans un style vivant et raffiné qui rappelait celui de son siècle de prédilection, le XVIIIe siècle, de nombreuses monographies consacrées à des figures plus ou moins célèbres de l’Ancien Régime. On compte notamment parmi ses ouvrages : Le Maréchal de Ségur, La Dernière des Condé, Le Maréchal de Luxembourg et le Prince d’Orange. Élu à l’Académie française le 14 février 1907 par 21 voix contre 8 à Jean Aicard, au fauteuil d’Edmond Rousse, le marquis de Ségur appartenait à une famille chez qui l’Académie française était presque une tradition puisque deux Ségur, dont son oncle, le général Philippe de Ségur, avaient appartenu à la Compagnie. Le marquis de Ségur fut reçu par Albert Vandal, le 16 janvier 1908. Il reçut à son tour Eugène Brieux en 1910. Mort le 13 août 1916. L.A.S. de 2 ff. de 4 p. in-12 à entête de VILLIERS POISSY, le 16 décembre (1910) "J'ai lu Princesse avec le plus vif intérêt et le plus grand plaisir le charmant Journal de la Duchesse de Dino, et je serai très heureux de m'associer, si ..............................d'une récompenser académique pour cet intéressant ouvrage. Je ne sais par quel .. il serait plus avantageux de présenter le livre. Le Secrétaire de l'Académie M. Régnier, pourrait vous donner sur ce point des indications utiles. En ce qui me concerne, je vous prie d bien vouloir compter sur mon zèle à servir vos désirs et d'agrée l'hommage de mes plus respectueux sentiments. Signé Mis de Ségur. 6 - ALFRED MEZIERES - (Fauteuil 23) Né à Rehon (Lorraine), le 19 novembre 1826.. Officier pendant l’insurrection de juin 1848 et la guerre de 1870-1871, il fut élève à l’École normale, publia des études sur Shakespeare, Dante, Pétrarque, Goethe, représenta l'Université de Paris aux jubilés de Shakespeare en 1864 et de Dante en 1865, fut professeur de littérature étrangère à la Sorbonne, député, réélu à toutes les législatures, depuis 1881, aujourd'hui sénateur. Il fut élu à l'Académie le 29 janvier 1874 en remplacement de Saint-Marc Girardin et reçu le 17 décembre 1874 par Camille Rousset. Sur sa proposition, un incident soulevé par Émile Ollivier fut clôturé par la substitution de Xavier Marmier à l'ancien ministre de Napoléon III pour recevoir à l'Académie Henri Martin et prononcer l'éloge de Thiers. Il reçut Eugène Guillaume et fit partie de la Commission du Dictionnaire. Mort le 10 octobre 1915. L.A.S. de 2 ff. de 4 p. in-12 à entête du Sénat daté de PARIS le 16 décembre "Princesse, je n'ai pas oublié notre rencontre chez madame votre mère qui voulait bien m'honorer de son affection. Soyez assurée de toute ma bonne volonté. Je ferai de mon mieux à l'académie. Dans le Journal LE TEMPS j'ai parlé deux fois de la Duchesse de Dino à propos du Journal de sa Jeunesse de son séjour auprès de Talleyrand à l'ambassade de Londres. Si vous me faisiez l'honneur de m'envoyer la Chronique, peut-être me serait il possible de revenir sur le portrait que j'avais essayé de tracer de Madame votre Grand mère. Je mets à vos pieds princesse... signé a. Mézieres. 7 - FRANCIS CHARMES - (Fauteuil 40) Né à Aurillac, le 21 avril 1848. Cet ancien fonctionnaire de l’Assistance publique entama après la guerre de 1870 une carrière de journaliste, en écrivant d’abord dans Le XIXe siècle, dirigé par Edmond About, puis au Journal des Débats, auquel il devait collaborer pendant plus de trente ans. Son goût pour la politique, pour les questions diplomatiques en particulier, le poussa à s’engager plus avant dans les affaires de la nation et, grâce au soutien de Thiers, il obtint une direction des Affaires étrangères et fut successivement nommé ministre plénipotentiaire (1880), directeur des Affaires politiques au ministère des Affaires étrangères (1885), conseiller d’État en service extraordinaire (1886). Élu député du Cantal, il siégea à la Chambre de 1881 à 1885, puis de 1889 à 1892, avant de se présenter au Sénat dont il fut membre de 1900 à 1912. Chargé du bulletin politique de La Revue des deux mondes à partir de 1904, il succéda à Brunetière à la tête de la revue, quand ce dernier mourut en 1906. Celui qu’Émile Faguet définissait comme un homme « invinciblement tempéré », fut particulièrement influent sur les idées politiques de son temps. La clairvoyance de ses analyses et l’efficacité de ses conseils firent de lui une des figures marquantes du conservatisme libéral. Francis Charmes fut élu à l’Académie française, le 5 mars 1908, au fauteuil de Marcellin Berthelot, dès le premier tour, avec 27 voix sur 33 votants. C’est Henry Houssaye qui le reçut le 7 janvier 1909. Mort le 4 janvier 1916. L.A.S de 2 ff. de 4 p in-12 à entête du Sénat datée de Paris le 16 décembre 1910 "Madame, Si vous voulez bien vous rappeler l'honneur que j'ai eu de déjeuner avec vous chez Madame Goyau, vous pouvez .. que je ne l'ai pas oublié. Il fut dit d'ailleurs que vous m'adressiez une recommandation pour que j'en tienne le plus grand compte. Il n'y a pas assez longtemps que je suis de l'Académie pour en bien connaître les traditions, mais vous pouvez être assurée que je ferai ce qui dépendra de moi pour faire décerner un prix aux Chroniques de la Duchesse de Dino. Le précédent que vous invoquez du Journal du Maréchal de Castellane fournit un argument utile à présenter à l'académie. Je crois pourtant qu'elle sera surtout sensible au .. du travail de documentation dont vous avez entouré et appuyé l'oeuvre de la Duchesse de Dino ; il y là un apport historique important. Quoiqu'il en soit, Madame, mon concours vous est tout acquis, et je suis heureux qu vous me donniez l'occasion de vous exprimer et de vous prier d'ajouter mon respectueux dévouement. Signé Francis Charmes. 8 - HENRI LAVEDAN (fauteuil 15) Né à Orléans, le 9 avril 1859. Il collabora à l’Écho de Paris, au Figaro, au Gil-Blas et ses articles réunis formèrent environ dix volumes. Il a obtenu, comme auteur dramatique, de grands succès au théâtre ; Une famille, comédie en quatre actes, jouée en 1890 au Théâtre-Français lui valut à l’Académie le prix Toirac ; il donna ensuite Le Prince d'Aurec au Vaudeville (1892), Catherine, Le Marquis de Priola, au Théâtre-Français (1903) Le Nouveau Jeu, Le Vieux Marcheur, Varennes, etc. Henri Lavedan a été élu à l'Académie française le 8 décembre 1898 en remplacement de Henri Meilhac, et reçu le 28 décembre 1899 par Charles Costa de Beauregard. Mort le 3 septembre 1940. L.A.S. de 2 ff. de 4 pp. in-12 à l'adresse du 32 Pierre Charron datée du 21 X 1910 "Princesse, Je n'ai pas besoin d'en référer au souvenir ds anciennes relations que vous voulez bien éboquer aujourd'hui, pour vous assurer que mon suffrage ne peut manquer d'être favorable aux quatre volumes consacrés à Madame la Duchese de Dino dont vous êtes l'auteur, et qui me sembleent tout à fait dignes d'obtenir un prix à l'académie. Heureux de cette occasion que vous me procurez pour la première fois, Princesse de pouvroi vous dire la vénération personnelle que j' conserve à la mémoire de votreadmirable mère, je vous prie de vouloir bien agréer pour vous même l'hommage de mon profond eet dévboué respect. Signé Henri Lavedan 9 - FREDERIC MASSON (fauteuil 17) Né à Paris, le 8 mars 1847. Historien, il s’est occupé plus particulièrement de l'histoire de Napoléon, de sa famille, de son époque, secrétaire et ami du prince Jérôme Napoléon. Il a publié une Étude sur le cardinal de Bernis. Frédéric Masson a été élu à l'Académie le 18 juin 1903, en remplacement de Gaston Paris, et reçu le 28 janvier 1904 par Ferdinand Brunetière. Il fut nommé Secrétaire perpétuel de l'Académie française le 20 mai 1919. Mort le 19 février 1923. L.A.S de 2 ff. de 4 pp. à entête du 15 rue de la Baume. Datée du 19 décembre 1910 "Madame, M. André Germain lorsqu'il a passé quelques jours chez nous au mois de septembre, m'a en effet parlé de l'intention qu'avait votre Altesse de présenter à un des Concours de l'Académie, la Chronique de la Duchesse de Dino qu'elle avait éditée avec tant de soin & avec une telle perfection. Je ne manquerai point , si je fais partie de la Commission de dire à mes Confères tout el bien qu'il faut penser d'un tel livre, mais oserai-je demander s'il n'en est point parmi que votre Altesse connaisse particulièrement ou qui aient eu l'honneur de lui faire leur Cour. Celà rendrait peut-être les choses plus simples, car je ne serais pas très étonné de trouver des contradicteurs. Veuillez... signé Frédéric Masson 10 - GABRIEL HANOTAUX (fauteuil 29) Né à Beaurevoir (Picardie), le 19 novembre 1853. Diplomate et historien, député en 1886, il a été ministre des Affaires étrangères dans deux cabinets en 1894 (Ch. Dupuy et Ribot) et de 1896 à 1898 (Méline). Il a publié divers ouvrages historiques dont le plus important est l’Histoire du cardinal de Richelieu. Élu à l'Académie française le 1er avril 1897, au 4e tour par 18 voix contre 3 à F. Fabre et 13 bulletins blancs (au 1er tour, Zola 2), en remplacement de Paul Challemel-Lacour, Gabriel Hanotaux a été reçu le 24 mars 1898 par le vicomte Melchior de Vogüé.. Mort le 11 avril 1944. L.A.S. de 4 pp. de 2 ff.in-12, "Madame, il y a bien longtemps, en effet que je n'ai eu l'honneur de vous voir et vous me permettez de vous dire que c'est pour moi, un bien grand regret. Votre passage sur l'horizon d'une vie ne peut être que lumineux et ces heures sont de celles qui restent inoubliables. Vous avez indiqué, vous-même les objection qui se présentent à l'esprit pour la désignation de la Chronique de la Duchesse de Dino par l'Académie Française. Ces objection, nous essaierons de les réfuter à l'aide des indications que fournit votre lettre. Mais il y a un argument que vous me permettez d'indiquer discrètement à mes confrères, c'est la gratitude de vous doivent tous ceux qui savent ce que vous êtes pour nous français. J'essaierai de me faire votre avocat à ce point de vue & à tous les autres et si la cause n'est pas gagnée ce sera par la faute de celui qui la soutiendra, mais ce ne sera pas par suite des titres insuffisants ni par le manque d'une absolue bonne volonté. Veuillez... signé G. Hanotaux 11 - ALBERT DE MUN (fauteuil 8) L.A.S. de 2 ff. de 4 pp. à entête de la Chambre des Députés datée de Paris le 16. 12 .1910 "Madame la Princesse. Je vous remercie de la confiance que vous voulez bien me marquer par la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, j'y voudrais pouvoir répondre pleinement, en vous assurant que vos désirs si légitimes, ne rencontreront aucun obstacle. Il n'est malheureusement pas en mon pouvoir de le faire. Mais je vous prie du moins, d'être assurée, si des objections de principe s'élèvent contre l'admission de la "Chronique" au Concourzs des prix académiques, je mettrai ma très faible influcnece àç votre service, pour essyer de les faire disparaître. Indépendamment du puissant intérêt que présente cet ouvrage capital, les observation que vous voulez bien me suggérer touchant le grand nombre de notes et des biographies qui sse complètent me semblent de nature à dissiper tous les scrupules. Me permettez vous de vous demander si l'ouvrage a été comme le veulent les règlements, déposé au Secrétariat de l'institut avec une lettre le proposant pour un prix déterminé, et si vous avez informé de votre désir M. le Secrétaire Perpétuel Thureau Dangin, ce que je me permets de vous recommander de ne pas négliger. Veuillez... signé A. de Mun 12 - PAUL GABRIEL D'HAUSSONVILLE (fauteuil 27) Né à Gurcy-le-Châtel (Seine-et-Marne), le 21 septembre 1843. Fils de l’académicien, il fut lauréat de l'Académie et rédacteur à la Revue des Deux Mondes ; homme politique, il a été député et représentant à Paris du comte de Paris et des intérêts de la famille d'Orléans, et directeur des comités royalistes. Il a été élu à l'Académie le 26 janvier 1888, en remplacement d’Elme-Marie Caro, et reçu par Joseph Bertrand le 13 décembre 1888 ; a reçu Albert Vandal et le comte Albert de Mun. Mort le 1er septembre 1924. L.A.S. de 2 ff. de 4 pages in-8 à entête du 6 rue Fabert en date du 8 décembre. "Ma chère Princesse, je suis à votre entière disposition pour m'occuper de l'affaire académique dont vous voulez bien me parler, mais je suis un peu embarassé pour vous donner un conseil. Le prix THERON me paraîtrait plus naturellement indiqué, mais il y a en effet la difficulté que vous connaissez, malgré la très grande part de travail personnel que présente la publication de cette si intéressante chronique. Le prix Kastner Boursault parait plus large par son libellé mais je crains aussi un peu la multiplicité des ouvrage. Peut-être pourrez vous dans votre lettre au Secrétaire Perpétuel indiquer l'un et l'autre ce qui permettrait à ceux qui s'intéressent à votre cause, et vous savez que je suis du nombre, d'agir au mieux. Je ferai ce soir sûrement partie de la commission Théron. Je déciderai de me faire mettre de la commission Kastner Boursault afin de veiller à vos intérêts ds deux cotés. Très heureux ma chère Princesse.... signé Haussonville. 13- DENYS COCHIN (fauteuil 11) Né à Paris, le 1er septembre 1851. Fils d’Auguste Cochin, membre de l’Institut (1823-1872), Denys Cochin fit ses études au lycée Louis-le-Grand. Quand éclata la guerre de 1870, il s’engagea, à l’âge de 19 ans, comme maréchal des logis au 8e cuirassier, puis devint porte-fanion du général Bourbaki. Après la guerre, il se rendit à Londres où il travailla pendant un an comme attaché d’ambassade auprès du duc de Broglie. De retour en France, en 1872, il entreprit des études de chimie, dans le laboratoire de Pasteur notamment, et se passionna pour la philosophie. Issu d’une famille de bourgeois parisienne connue dès le Moyen Âge et qui fournit nombre d’édiles à la capitale, Denys Cochin allait à son tour être élu conseiller municipal du VIIe arrondissement en 1881, puis député de la capitale en 1893. Se situant dans la mouvance de l’orléanisme et siégeant à la droite de la Chambre, il occupa pendant la Première Guerre mondiale, des postes ministériels. Symbolisant le ralliement des catholiques à l’« Union sacrée », il fut ministre d’État dans le cabinet Briand, puis sous-secrétaire d’État aux Affaires étrangères, chargé de la question du blocus allemand, dans le cabinet Ribot.. Réputé pour son intransigeance sur les questions scolaire et religieuse, Denys Cochin devait démissionner du cabinet Ribot en 1917, et renoncer en 1919 à son siège de député, refusant d’admettre la laïcité de l’État que défendaient ses colistiers de l’Union nationale. Homme politique, Denys Cochin était également un esthète et un esprit cultivé. Il a laissé plusieurs ouvrages reflétant ses multiples sujets d’intérêt : L’Évolution de la vie (1885, couronné par l’Académie française), Le Monde extérieur (1895), Contre les barbares (1899), L’Esprit nouveau (1900), Ententes et ruptures (1905).Il fut élu à l’Académie française le 16 février 1911, par 18 voix au fauteuil d’Albert Vandal. C’est Gabriel Hanotaux qui le reçut, le 29 février 1912. Mort le 24 mars 1922. L.A.S. de 2 ff. de 4 pages à entête du 53 rue de Babylone, "Princesse, je suis bien touché de votre lettre ; et ne manquerai pas de m'occuper d'un Prix : mais je n'aurai la parole qu'apèrs ma réception dans un an peut-être. Veuillez... signé Denys Cochin" 14 - EMILE OLLIVIER (fauteuil 7) Né à Marseille, le 2 juillet 1825.Avocat, orateur parlementaire, publiciste, il fut député de Paris en 1857 et l’un des cinq opposants à l'Empire ; réélu en 1863, il se rapprocha du gouvernement impérial et fut ardemment combattu aux élections de 1869 ; il échoua à Paris mais fut élu dans le Var. Rallié à l'Empire libéral, il devint premier ministre avec le portefeuille de la Justice en 1870 ; c'est sous son ministère que la guerre de 1870 fut déclarée. Émile Ollivier prononça à cette occasion des paroles malheureuses qui lui furent souvent reprochées depuis ; il tomba le 9 août 1870 et son impopularité l'obligea à quitter la France ; il y rentra après la chute de Thiers. Il était premier ministre lorsqu'il se présenta à l'Académie ; son avènement au ministère et les premières mesures libérales prises par le nouveau gouvernement amenèrent une détente dans les rapports d'une partie de l'opposition avec les Tuileries ; Émile Ollivier, appuyé par Thiers, fut élu le 7 avril 1870 en remplacement de Lamartine. Son élection marqua la fin de l'hostilité que l'Académie avait montrée à l'Empire depuis 1851 ; la guerre ayant éclaté peu de temps après, Émile Ollivier quitta la France sans avoir été reçu solennellement. En 1874, il réclama le droit d'être reçu et il prépara son discours de réception dans lequel il fit entrer des considérations politiques dont Guizot demanda la suppression ; il s'en suivit un pénible incident et l'ajournement indéfini de la réception solennelle de M. Ollivier qui fut considéré comme reçu. À la mort de Thiers, M. Ollivier était absent de Paris ; c'est lui qui devait prendre la parole à ses funérailles au nom de l'Académie puisqu'il était directeur à la mort de l'illustre homme d’État, en son absence, il fut remplacé par Sylvestre de Sacy, mais M. Ollivier protesta, et réclama le droit de recevoir celui qui succéderait au fauteuil de Thiers : après l'élection d'Henri Martin, M. Ollivier écrivit la réponse qu'il voulait faire au récipiendaire, elle contenait encore des appréciations politiques que l'Académie ne put pas approuver et que M. Ollivier ne voulut pas modifier ; M. Mézières mit fin à ce nouvel incident en proposant à l'Académie de substituer Xavier Marmier à Émile Ollivier ; celui-ci, très mécontent de la décision de l'Académie manifesta l'intention de n'y plus reparaître ; il y revint cependant, assista aux séances, participa aux travaux, prit part aux votes, et prononça en 1892 le discours sur les prix de vertu. En 1906, Émile Ollivier est le doyen de l'Académie. Lettre seulement Signée de l'Académicien (En effet OLLIVIER est aveugle) 2 ff. de 4 pp. in-12 envoyée de La Moutte à SAINT TROPEZ en date du 17 décembre 1910 "Madame, Je n'ai point perdu le souvenir de la rencontre chez votre tante qui me parlait si souvent de vous. Je serai donc bien heureux de faire quelque chose qui puisse vous être agréable. Dès que je serai rentré à Paris, je m'occuperai moi-même de ce que vous désirez et je ferai tous mes efforts pur écarter les obstacles. D'ici là j'écrirai à mes amis, Signé Emile Ollivier, ps Excusez moi de me servir d'une main & étrangère, j'ai perdu l'usage de mes yeux. 15 - RENE BAZIN (fauteuil 30) Né à Angers, le 26 décembre 1853. Plusieurs fois lauréat de l’Académie, professeur de droit à la Faculté libre d'Angers, il a publié des romans, des livres de voyages, et collaboré à la Revue des Deux Mondes et à divers journaux. Il a été élu à l'Académie, après le succès de son livre Les Oberlé, le 18 juin 1903, en remplacement d'Ernest Legouvé, au troisième tour de scrutin par 21 voix contre 8 à Larroumet et 7 à Émile Gebhart. Il a été reçu le 28 avril 1904 par Ferdinand Brunetière.. Mort le 20 juillet 1932. "Vous n'êtes nullement une inconnue pour moi, Princesse, et votre nom de France, votre titre, l'accueil que vous avez fait à mon fils, tout m'était présent. Il est donc tout simple et très agréable à moi de vous dire que je m'emploierai de mon mieux auprès de mes confrères.J'ajoute que puiqu'il s'aagit d'un livre d'histoire, il serait obnMadame, que vous eussiez l'appui d'un historien. Connaissez vous Frédéric Masson ? Thureau Dangin ? Hanotaux ? Ségur ? i me semble que le Mis de Ségur serait un avocat bien sdésigné. Si vous croyez devoir lui écrir, je ne doute pas qu'il ne peut comme moi, et n'agisse avec moi. Je ne sais pas si nous réussirons, mais il me semble que nous pourrojns réussir. Je le souhaite de tout coeur,et en exprimant cette espérance je vous prie, Madame, ... signé René Bazin ps Mon fils est actuellement ingénieur conseil de la Sté Générale des Banques de province à ‎

‎RARE ET ETONNANT ENSEMBLE DE 15 LETTRES AUTOUR D'UNE DEMARCHE VISANT A OBTENIR UN PRIX LITTERAIRE ; REPONSES EN GENERAL POLISSEES, parfois à la limite de l'hypocrisie, certaines rigides VOIR fin de non recevoir. PRINCESSE Marie RADZIWILL née Marie Dorothée Elizabeth de CASTELLANE, à Rochecotte en Indre et Loire en 1840 , décédée à KLEINITZ en 1915. Elle est intime de la Cour de Prusse à Berlin et échange avec l’Empereur Guillaume II et l’Impératrice. Femme de lettre et historienne elle écrit divers ouvrages dont les Chroniques de 1831 à 1862 (Plon-Nourrit 1909-1910), Les Souvenirs de la Duchesse de Dino son aïeule, et 45 Années de ma Vie (1770-1815) publié en 1911 chez Plon-Nourrit. Elle tiendra un brillant Salon Littéraire à Berlin que fréquenteront les plus grands personnages de la Cour de Prusse dont le premier Guillaume II et l’Impératrice Victoria, von Bülow, Bismarck, des Ecrivains etc. Elle épouse à Sagan Silésie, le 3 octobre 1857 le Prince RADZIWILL Grand Ecuyer de l’Empereur. Ils auront quatre enfants dont Stanislas dont il sera question dans un document 1. Sa mère Pauline de Talleyrand Périgord épouse Henri de Castellane (fils du Maréchal) et père du dandy Boni de Castellane. Elle vit à Rochecotte. Elle sera l’Amie de Mgr Dupanloup Evêque d’Orléans. C’est elle qui l’introduira auprès de Talleyrand et qui lui fera signer sa rétractation. ‎

CHRONIQUES DE 1831 à 1862 - FONDS DE 15 LETTRES D'ACADEMICIENS EN REPONSE A UNE SOLLICITATION DE LA PRINCESSE POUR OBTENIR UN PRIX DELIVRE PAR ... CHRONIQUES DE 1831 à 1862 - FONDS DE 15 LETTRES D'ACADEMICIENS EN REPONSE A UNE SOLLICITATION DE LA PRINCESSE POUR OBTENIR UN PRIX DELIVRE PAR ... CHRONIQUES DE 1831 à 1862 - FONDS DE 15 LETTRES D'ACADEMICIENS EN REPONSE A UNE SOLLICITATION DE LA PRINCESSE POUR OBTENIR UN PRIX DELIVRE PAR ... CHRONIQUES DE 1831 à 1862 - FONDS DE 15 LETTRES D'ACADEMICIENS EN REPONSE A UNE SOLLICITATION DE LA PRINCESSE POUR OBTENIR UN PRIX DELIVRE PAR ... CHRONIQUES DE 1831 à 1862 - FONDS DE 15 LETTRES D'ACADEMICIENS EN REPONSE A UNE SOLLICITATION DE LA PRINCESSE POUR OBTENIR UN PRIX DELIVRE PAR ... CHRONIQUES DE 1831 à 1862 - FONDS DE 15 LETTRES D'ACADEMICIENS EN REPONSE A UNE SOLLICITATION DE LA PRINCESSE POUR OBTENIR UN PRIX DELIVRE PAR ... CHRONIQUES DE 1831 à 1862 - FONDS DE 15 LETTRES D'ACADEMICIENS EN REPONSE A UNE SOLLICITATION DE LA PRINCESSE POUR OBTENIR UN PRIX DELIVRE PAR ... CHRONIQUES DE 1831 à 1862 - FONDS DE 15 LETTRES D'ACADEMICIENS EN REPONSE A UNE SOLLICITATION DE LA PRINCESSE POUR OBTENIR UN PRIX DELIVRE PAR ... CHRONIQUES DE 1831 à 1862 - FONDS DE 15 LETTRES D'ACADEMICIENS EN REPONSE A UNE SOLLICITATION DE LA PRINCESSE POUR OBTENIR UN PRIX DELIVRE PAR ... CHRONIQUES DE 1831 à 1862 - FONDS DE 15 LETTRES D'ACADEMICIENS EN REPONSE A UNE SOLLICITATION DE LA PRINCESSE POUR OBTENIR UN PRIX DELIVRE PAR ... CHRONIQUES DE 1831 à 1862 - FONDS DE 15 LETTRES D'ACADEMICIENS EN REPONSE A UNE SOLLICITATION DE LA PRINCESSE POUR OBTENIR UN PRIX DELIVRE PAR ...

Référence : CZC-1140

‎VIE MILITAIRE REGIMENT 1905 / Lettre manuscrite d'un soldat à ses parents ‎

‎Lettre manuscrite d'un soldat à ses parents ‎

‎LETTRE MILITAIRE D'UN SOLDAT 1905 illustré, format 190x130, sur deux pages, 2 pages manuscrites avec signature " chers parents, je vous envoie ses quelques mots pour vous donner de mes nouvelles. Je vous dirai que je ne sais pas encore quand je pourrai venir en permission car je suis passe garde magasin, alors ca ne m'est pas facile de quitter en ce moment, je crois que je ne pourrait pas en avoir une pour dimanche prochain, mais le Capitaine ma dit qu'il ne pouvait pas m'en donner une tout de suite car nous avons de l'ouvrage autour les effets, vu que nous allons avoir bientot des reservistes et qu'a paques il me donnerait une dizaine de jours. Maintenant on parle fort d'aller faire des tirs de guerre au camps de Mailly, mais ça n'est pas encore officiel. Je vous dirai aussi que le capitaine que nous avons quitté la compagnie d'ici peu pour passer capitaine adjudant major, tout le monde le regrette bien car il était aimé de tous les soldats. Je ne vois pas autre chose a vous dire pour le moment et j'espère que ma lettre vous trouvera tous en bonne santé. De la part de votre fils. A Bayeux (?)"‎

Lettre manuscrite d'un soldat à ses parents . VIE MILITAIRE REGIMENT 1905 / Lettre manuscrite d'un soldat à ses parents Lettre manuscrite d'un soldat à ses parents . VIE MILITAIRE REGIMENT 1905 / Lettre manuscrite d'un soldat à ses parents Lettre manuscrite d'un soldat à ses parents . VIE MILITAIRE REGIMENT 1905 / Lettre manuscrite d'un soldat à ses parents Lettre manuscrite d'un soldat à ses parents . VIE MILITAIRE REGIMENT 1905 / Lettre manuscrite d'un soldat à ses parents Lettre manuscrite d'un soldat à ses parents . VIE MILITAIRE REGIMENT 1905 / Lettre manuscrite d'un soldat à ses parents

Librairie Ancienne Bernard Marie Rolin - Blet
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Référence : 1230.2014.09

‎DESCHANEL PAUL BRICE DE VIEL GermainE (épouse DESCHANEL)‎

‎LETTRES DE CONDOLEANCES (2) 1914 à propos du décès de leur fils TOMBE AU CHAMPS D'HONNEUR, AU MINSITRE DE LA JUSTICE BIENVENU-MARTIN. ‎

‎L’UNE DE PAUL DESCHANEL Président de la Chambre des Députés, Et l’Autre de Madame Paul DESCHANEL née Germaine BRICE DE VIEL A JEAN BAPTISTE BIENVENU MARTIN ET Madame, Ministre de la justice à cette époque. - 1° Lettre : 1 f. Bleu in-quarto à entête photographique du MANOIR DE LA VALLEE en Ille & Villaine près de Rennes. « Vendredi 24 septembre 1914. Laissez mois vous dire Chère Madame combien je suis douloureusement émue par le cruel malheur qui vous frappe. Votre fils glorieusement tombé devant l’ennemi a eu la plus belle des morts ; puisse cette pensée vous apporter ainsi qu’à Monsieur BIENVENU MARTIN quelque consolation. Croyez moi de tout cœur et bien tristement avec vous. Signé (MME) DESCHANEL " ............................................................. 2nd Lettre : 1 f. double « Mon Cher Ministre, J’ai appris en arrivant à Paris le grand malheur qui vient de vous frapper. Votre vaillant fils a été digne de sa mère et de vous après sa mort comme par sa vie et cette fin glorieuse doit être pour vous une suprême fieréé ; mais votre souffrance…. Est une grande tristesse pour vos amis et je sais, pour ma part que je n’ai jamais mieux senti qu’en ce moment mon amitié pour vous". ‎

‎Jean baptiste BIENVENU MARTIN, Homme politique, Radical socialiste, né le 22 juillet 1847 à Saint Bris le vineux dans l’Yonne est mort le 10 décembre 1843 dans sa ville. Avocat jusqu’en 1877, Sous Préfet de Sens, Conseil d’Etat, il battra Paul DOUMER au Conseil Général de l’Yonne. Il lui succèdera ensuite comme député.. Il dirigera la COMMISSION DES CULTES ainsi qu’à celle du groupe de la Gauche Radicale dès 1904. MINISTRE DES BEAUX ARTS ET DES CULTES du 24 janvier 1905 au 14 mars 1906 dans gouvernements Rouvier. Il sera MINISTRE DE LA JUSTICE de décembres 1913 à août 1914 dans les Gouvernement DOUMERGUE et VIVIANI. Il sera Ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale de 1914 à 1916. Élu au Sénat en 1905, Il devient président de la commission des Finances de 1911 à 1913. En 1921, il est vice-président du Sénat. De 1924 à 1940, il est président du Groupe de la Gauche Démocratique. ‎

Référence : 4615

‎HANOTAUX (Gabriel).‎

‎Né à Beaurevoir. 1853-1944. Historien, diplomate et homme politique. L.A.S. « G. Hanotaux » à « Mon cher Bréjean ». S.l., 1er février 1907. 1 p. in-8, encre violette, papier de deuil.‎

‎ Il le charge de remercier lintellectuel Octave Victor Houdas [professeur darabe aux Langues orientales de Paris, après avoir enseigné au Lycée impérial dAlger] ...Jai été très sensible à sa bonne visite et combien je lui sais gré des indications si précieuses quil ma données sur mes manuscrits arabes. Jai oublié de lui dire tout lintérêt que jai pris à la lecture de son livre sur lIslam...Hanotaux sintéressant de près aux colonies, avait demandé la création d'une institution chargée d'étudier les relations entre l'Islam et la France et d'élaborer une « ligne de conduite » pour colons, militaires, administrateurs et hommes politiques.Il avait fait paraître au Caire en 1905 un essai intitulé : L'Europe et l'Islam.‎

Référence : 1820

‎BERNSTEIN (Henry).‎

‎1876-1953. Auteur dramatique français. Lettre dactylographiée signée « Henry Bernstein » à Fernand Nozière. Paris, 110, rue de l’Université, 21 mars 1931. 1 page in-8. En-tête gravé à son adresse. Enveloppe timbrée et cachets postaux.‎

‎ 21/03/1931 ... Décidément, il neut pas été sage de donner Lhomme de Garde cette saison... remarque Henry Bernstein, lune des raisons étant quil part pour New York le 1er avril prochain. Lauteur dramatique déclare toutefois... Mais, ainsi que je te lai télégraphié, mes projets restent les mêmes et gardent toute mon attention. Je compte faire représenter cette pièce au début de la saison prochaine sans faute, soit au Gymnase (où jen aurai sans doute besoin) sinon dans un autre théâtre, par exemple au Daunou, avec Renouardt et Gravey... Il ajoute... Cette petite comédie est amusante et les personnages en sont agréables, mais un peu inconsistants. Comme tu las tout de suite senti, il faut, au moyen de deux bonnes scènes, lune au deuxième acte, lautre au troisième, leur donner du relief, prêter à la femme surtout, une personnalité un peu plus nuancée, un caractère digne de remarque... Cette pièce étant une adaptation, Bernstein évoque ensuite la question des droits dauteur et achève sa lettre en précisant... Je ten prie, cher Fernand, donne-toi quelques heures et, au besoin, quelques jours pour penser à cette pièce et à ses développements possibles. Dès mon retour, nous nous entretiendrons ensemble et je sais que nous mettrons debout très rapidement le plan dune jolie petite farce, appelée sans doute à un grand succès matériel...Découvert par Antoine, le créateur du Théâtre Libre, Henry Bernstein fit jouer dabord Le marché (1900), puis Le retour (1902) et Le bercail (1904) qui obtinrent un certain succès. Son tempérament véritable se révéla avec La rafale (1905) que suivirent Le voleur (1906), Samson (1907), Israël (1908) et Lassaut (1912). En 1914, il fut mobilisé dans larmée dOrient et en rapporta le sujet de Judith, beau drame biblique représenté en 1922. Lévolution amorcée dans cette pièce se poursuivit alors sans interruption et il publia La galerie des glaces (1924), Le venin (1927), Mélo (1929), Espoir (1935), Elvire (1939) et La soif (1950). ‎

‎11953‎

Référence : 72

‎MAURRAS Charles ‎

‎Lettre autographe signée adressée à M. Jeantet. Sans lieu, ni date « lundi soir » [1908 ?]. 1 page in-8. Déchirure à la pliure du feuillet double.‎

‎ 1855 Lettre relative à Anatole France.« J’ai entrevu M. France l’autre jour. Il n’y avait aucun moyen de donner Cléopâtre dans la Revue et, si je ne vous l’ai pas écrit tout de suite pour que vous fussiez, du moins, renseigné, c’est que j’espérais le revoir hier, dimanche, et avoir des explications plus détaillées. Mais voici que mes fièvres intermittentes m’ont repris et je suis resté au logis. Je n’en sors guère. Cependant je me hâte, au saut du lit, de vous écrire ce que je sais et je vous envoie avec cela, cher Monsieur Jeantet, l’expression de mes sentiments les meilleurs ». En post-scriptum, Maurras ajoute : « Cléopâtre n’était pas inédite. Et il y avait de plus d’autres difficultés que je n’ai pas bien débrouillées. Il paraît qu’en revanche un chapitre de Jeanne d’Arc serait presque prêt ».[Félix Jeantet, aka Claude Bienne (1855-1932) était rédacteur en chef de la Revue Hebdomadaire et fondateur de la Revue Minerva]. ‎

‎On joint : HARLAIRE André (1905-1986), manuscrit autographe signé de 2 pages (mouillures et petits manques à la 2e page), manuscrit relatif à Ch. Maurras, intitulé La Musique Intérieure (publié dans les Cahiers du Mois).EON Francis (1879-1949), envoi autographe à Ch. Maurras sur un feuillet imprimé du poème Le Quart Livre de Monelle. ‎

Lettre autographe signée adressée à M. Jeantet. Sans lieu, ni date « lundi soir » [1908 ?]. 1 page  in-8. Déchirure à la pliure du feuillet double.. ... Lettre autographe signée adressée à M. Jeantet. Sans lieu, ni date « lundi soir » [1908 ?]. 1 page  in-8. Déchirure à la pliure du feuillet double.. ...

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