Reference : 1684
Paris : Ludovic Baschet, 1879. 2 volumes in-folio, 355 x 275. — Demi-chagrin rouge à coins, filets dorés, dos à nerfs orné, tête dorée (reliure de l’époque).
Édition originale de la quatrième année complète de la célèbre Galerie contemporaine, formant les tomes 7 et 8 de cette vaste publication. Publiée en livraisons à partir de 1876 et jusqu’en 1884, à l’initiative de l’éditeur Ludovic Baschet, il s’agit d’une « véritable encyclopédie de tous les grands Hommes qui, à un titre quelconque, ont illustré la France » (Paul Lacroix, in Revue illustrée, mars 1904).Cette année 1884 propose la biographie de 40 personnalités, dont 21 dans le premier volume (Gustave Aimard, Charles Monselet, Léon XIII, Urbain Jean Joseph Le Verrier, Adolphe Cochery, Adolphe Belot, Charles-Philippe Robin, Victor Schoelcher, Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury, Édouard-René Laboulaye, Hector Malot, Alfred Naquet, Eugène Clémenceau, Joseph Caraud, Mihaly Munkacsy, Valery Jacoby, Robert-Fleury, Théodule Ribot, Charles Bonnegrace, Henri Gervex et Eugène-Antoine-Samuel Lavieille) et 19 dans le second (Edmond About, Louis-Léon-César Faidherbe, Eugène Scribe, Paul de Cassagnac, Henri de Bornier, Hector Giacomelli, Louis Andrieux, Ambroise Tardieu, Victorien Sardou, Eugène Labiche, Cham, Canrobert, Edmond Morin, Émile Bin, Jules Lefebvre, Antonin, Mercié, Jean-Paul Laurens, Alexandre Protais et Jean Gautherin).Ces biographies sont accompagnées de 65 photographies dont une majorité de portraits mais également de reproductions d’oeuvres. La plupart d’entre elles sont collées sur papier cartonné monté sur onglet, les autres sont collées dans le texte.Elles ont été reproduites par photoglypie d’après les clichés des plus grands photographes de l’époque tels que Nadar, Carjat, Goupil, Mulnier, etc. À cela s’ajoutent divers ornements et de nombreuses reproductions d’oeuvres en noir dans le texte.Bon exemplaire en reliure de l’époque.Fente à une charnière, quelques frottements d’usage et traces noires, coins émoussés.Très bon état intérieur.
Paris : Nouvelle revue française, 1956. In-8, 227 x 142 : 8 pp. de catalogue, pp. 962 à 1152, (6 ff. de catalogue). - Broché, couverture imprimée.
Revue mensuelle publiée pour la première fois le 1er février 1909 à l'initiative de Charles-Louis Philippe. Ce numéro contient des textes divers de Pierre Jean Jouve, Franz Kafka, Michel Butor, Pierre Gascar, Philippe Jaccottet, Jean Grenier, Marcel Arland, Francis Ponge, Dominique Aury...Traces de pliures et salissures à la couverture.
Paris : Nouvelle revue française, 1957. In-8, 227 x 142 : 8 pp. de catalogue, pp. 1009 à 1200, (6 ff. de catalogue). - Broché, couverture imprimée.
Revue mensuelle publiée pour la première fois le 1er février 1909 à l'initiative de Charles-Louis Philippe. Ce numéro contient des textes divers de Pierre de Mandiargues, Michel Butor, James Joyce, Francis Ponge, Gaston Bouthoul, Paul Gadenne, Marcel Arland, Jacques Audiberti, Philippe Jaccottet ...Quelques taches à la couverture.
Paris : Nouvelle revue française, 1936. In-8, 227 x 142 : pp. 269 à 316 de catalogue, 260 pp., 4 ff. de reproduction photographique (8 ff. de catalogue). - Broché, couverture imprimée.
Revue mensuelle publiée pour la première fois le 1er février 1909 à l'initiative de Charles-Louis Philippe. Numéro spécial intitulé "Hommage à Albert Thibaudet " contenant des textes divers de Paul Valéry, Henri Bergson, Alain, André Maurois, Léon-Paul Fargue, André Thérive, Daniel Halévy, Henri de Montherlant... Il est illustré de 12 pages de photographies hors texte d'Albert Thibaudet.Frottements et salissures à la couverture.
Toulouse : imprimerie de Ve Sens et Paul Savy 1853 [1854] 1 In-8, 227 x 142. Demi-maroquin vert foncé à coins, dos à nerfs orné, tranches dorées (Auguste Abadie). (2 ff.), 60 pp., 2 planches.
Édition originale très rare de ce recueil poétique du relieur-poète toulousain Auguste Abadie (1831-1914), publié à compte d’auteur à petit nombre sur papier vélin et non mis dans le commerce. Parmi les 21 pièces qu’il rassemble, « La Basilique » fut distinguée par une mention aux Jeux Floraux en mai 1853. Le poème Roses et dahlias est daté de mars 1854.L’ouvrage fut édité sous deux formats : un in-12 tiré à vingt exemplaires sur vélin (selon une note autographe d’Abadie, citée par Thoinan dans Les Relieurs français, 1893, p. 340), et un in-8 dont le tirage sur vélin, également limité, serait de cent exemplaires (Gimet, Les Muses prolétaires, 1856, p. 183).L’exemplaire présenté ici, au format in-8, a la particularité d’avoir été relié par l’auteur lui-même. Il est enrichi de deux planches gravées sur cuivre, représentant la cathédrale de Burgos en Espagne et une vue de Smyrne d’après un dessin de J. Collignon.Une précision bibliographique autographe, apportée par Abadie sur la dernière garde blanche, éclaire l’histoire de l’édition : « Ce volume fut imprimé en 1854 bien que la date porte 1853. » Cette mention explique la datation de Roses et dahlias en mars 1854, confirmée par la Bibliographie de la France qui annonce l’ouvrage dans son numéro 18 du samedi 6 Mai 1854 (n° 2594).Cet exemplaire provient de la librairie J.-Joseph Téchener père, vendu lors de la première vente de 1865 des livres anciens et modernes rares et curieux de la librairie.Quelques frottements d’usage.Provenance : Librairie J.-Joseph Téchener (Catalogue de livres anciens et modernes rares et curieux, I, 20 février 1865, n° 208).Bibliographie : François Gimet, Les Muses prolétaires, 1856, p. 183 (« Ouvrage rare et recherché par les bibliophiles »).
ABOUT Edmond (1828-1885), écrivain, journaliste et critique d'art français.
Reference : 146
1 page in-8.
L’auteur s’adressant à un ami, demande les coordonnées de Monsieur d’Armaillé auprès duquel il souhaite lui-même se recommander. Il évoque également une « affaire académique » qui pourrait concerner la candidature de l’auteur à un fauteuil d’académicien. Edmond About fut élu à l’académie le 24 janvier 1884 au fauteuil de Jules Sandeau (n° 11) : « L’affaire académique marche bien ; nous avons à lutter contre M. Guizot qui défend un candidat à outrance, mais M. Thiers est très bien pour nous, il a mis ses meilleurs amis en campagne. »
Dans la première lettre, écrite de l’abbaye aux bois après 1813, adressée au général Gérard, elle sollicite un entretien avec ce dernier au sujet de l’un de ses enfants. Elle lui assure sa « parfaite & bien haute estime. C’est l’expression du cœur de la veuve d’un ancien frère-d’armes ».Cette lettre est montée sur papier fort.Dans la seconde lettre, datée du 1er février 1835, elle demande l’assistance d’un baron pour son fils cadet le marquis d’Abrantès « un excellent et parfait sujet ». « Ce jeune homme désirerait vivement aller aux bals particuliers du Roi – Je ne sais comment m’y prendre pour cela et me voilà à vous comme à notre ange Gardien venant vous demander de m’assister encore. » Elle termine en faisant référence à l’un de ses ouvrages : « Je ne veux pas vous retenir à lire mes fatras. J’aurai l’honneur de vous envoyer demain ou après la 4e livraison Des femmes célèbres – Contenant Marie de Médicis - Lady Montague – Christine de Suède et Marie Antoinette. » Cet ouvrage est Les Femmes célèbres de tous les pays : leurs vies et leurs portraits, écrit en collaboration avec Joseph Straszewicz, parut en 1834.Rousseurs.On joint une L.A.S. de la femme de lettres Joséphine Junot d’Abrantès (180.-1888), seconde fille de la duchesse, de juillet 1838, 1 page in-12, sur papier de deuil.Cette lettre fut écrite seulement quelques jours après la mort de la duchesse d’Abrantès. Joséphine demande à son correspondant de lui accorder un instant d’audience : « Je vous en aurais une grande obligation et surtout, s’il vous était possible de prendre comme faisable, la demande que j’ai à vous adresser. »
2 pages in-12 (180 x 113) sur papier à lettre à son initiale dorée.
Brève missive dans laquelle elle remercie son interlocuteur d’avoir reçu favorablement Mademoiselle Marie Louise Duval comme [son] amie. Elle dit espérer qu’ayant pu juger de son talent il n’hésitera pas à l’attacher à l’Opéra. Ses activités de salonnière avaient fait de Juliette Adam (1836-1936) l'une des personnalités incontournables de la scène littéraire française du XIXème siècle. Amie de George Sand, elle publia les premiers romans de Paul Bourget, d'Octave Mirbeau... avant de donner son soutient à Pierre Loti, Alexandre Dumas fils ou encore Léon Daudet.
[Gustave Lorsay] - ALBANÈS, Jean-Alexandre Havard, dit d'.
Reference : 1342
(1845)
Paris : Gustave Havard (Lacrampe et Cie), [1845]. In-8, 201 x 135 : 159 pp. (y compris faux-titre, frontispice, titre, table des matières), couverture illustrée. — — Demi-maroquin rouge à coins, filet doré, dos lisse orné d’un décor doré en long de filets et de roulette, non rogné, couverture conservée (Carayon).
Édition originale et premier tirage de cet ouvrage illustré de 100 vignettes gravées sur bois et d’un frontispice par Édouard de Beaumont. Il s’agit du second titre publié dans la collection Bibliothèque Illustrée, à l’initiative de l’éditeur Gustave Havard, frère de l’auteur.Jean-Alexandre Havard et Georges Fath se sont unis dans la rédaction de cet ouvrage consacré aux nains célèbres parmi lesquels on retrouve : un fils de Charlemagne, un capitaine de Gengis-Kan, ou encore le général Tom-Pouce... Comme l’indique Carteret, « la couverture porte la date de 1846 », l’ouvrage parut cependant en 1845 selon l’article n° 5541 de la Bibliographie de la France de janvier 1845.Très bel exemplaire, exempt de rousseurs, dans une reliure parfaitement établie de Carayon.Bibliographie : Carteret III, 93.
— Paris : Alex. Le Prieur, 1773. Grand in-8, 223 x 150 : (2 ff). le premier blanc, frontispice, 43 pp., 4 planches. — Maroquin havane du XIXème siècle, trois filets en encadrement sur les plats, dos à nerfs richement orné, dentelle intérieure, tranches dorées (A. Motte).
Édition originale de cette traduction du poème de Zacharie par l’abbé Aleaume. Comme l’indique la Gazette de France du 8 mars 1773 : «L’AbbéAleaume, Secrétaire Interprète de Monseigneur le Comte de Provence, eut l’honneur de présenter, le 2 de ce mois, à ce Prince, ainsi qu’à Madame la Comtesse de Provence, les Quatre Parties du Jour, Poëme en vers libres, imité de l’Allemand de Zacharie.»Composée de quatre chants, elle est illustrée d’un frontispice, de 4 gravures hors texte et de 4 vignettes de chapitre gravés sur cuivre par Jean-Charles Baquoy (1721-1777), d’après Charles Eisen (1720-1778). L’illustration est identique à celle de la traduction par Muller de ce même poème, publiée en 1769 à Paris chez Musier fils.Très bel exemplaire dans une reliure de A. Motte, très grand de marge.Bibliographie : Cioranescu I, 7490. - Fléty, 133. - Cohen, 173.
Honfleur : J. Haize, 1954. Plaquette in-4, 325 x 247 : (4 ff.), couverture illustrée. — Broché.
Programme complet de l'émission de variété "La Joie de vivre. La Joie d'avoir vécu Alphonse Allais." créée par Henri Spade et Robert Chazal spécialement consacrée Alphonse Allais (Honfleur 1854 - Paris 1905) dont on célèbre le centenaire de la naissance, à l'occasion de l'inauguration de la nouvelle maison de la culture de Honfleur installée dans l'ancien grenier à sel de la ville.Pour célébrer le grand auteur on a fait appel à des plumes telles que René Clair, André Breton, Curnonsky, Raymond Queneau, Tristan Bernard, Anatole Jakovsky, Jean Galtier-Boissière, Pierre Daninos, ou encore Marcel Achard.Couverture imprimée en noir et vert, illustrée de compositions en noir de H. Monier qui illustra notamment Les Zèbres d'Alphonse Allais. Tirage limité comme indiqué au dos de la couverture "On me paie deux cents francs une fois par siècle, et je suis numéroté !... LE PROGRAMME. N° 000297." On joint le discours de Sa Magnificence le Vice-Curateur-Fondateur du Collège de Pataphysique, intitulé Message au Peuple Normand et Autre, imprimé sur papier vert (2 ff.)Salissure au dos de la couverture et pliure au centre de la plaquette.
Paris : d’Houry [1782] 1 In-24, 109 x 58 Maroquin rouge, plaque dorée en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné, roulette dorée intérieure, doublures et gardes de tabis bleu, tranches dorées (reliure de l’époque). (72 ff.).
Très bel exemplaire de cet almanach royal de petit format, orné sur les plats d’une plaque dorée en encadrement à motifs de feuillage, quadrillage, et palmettes.Exemplaire parfaitement conservé.
Paris : Prault père, 1747. In-12, 106 x 55 : (2 ff.), 334 pp., (1 f.). Maroquin caramel, riche plaque dorée au centre des plats, dos à nerfs finement orné, tranches dorées, roulette dorée intérieure (Dubuisson).
Beau spécimen de reliure dorée à la plaque par Pierre-Paul Dubuisson (17.. ?-1762) ornant ce livre de prières. L’exemplaire comporte deux étiquettes permettant cette attribution. La première située sur la première garde blanche indique simplement : « Doré par Dubuisson, rue St-Jacques à Paris » - la seconde figurant sur la dernière garde blanche, décorée d’un encadrement de fleurettes typographiques porte les mentions suivantes : « Dubuisson fils, Relieur-Doreur, fait en or les Armes de toutes les têtes Couronnées, Princes, Princesses, Prélats, Grands Officiers de la Couronne & de la Maison du Roi, Princes Etrangers, Ambassadeurs, & autres Seigneurs tant de Robe que d’Epée. Il peint lesdites Armes en mignature, sur-tout à l’usage des Almanachs, depuis le plus petit volume jusqu’au plus grand. »« Né et élevé chez son père, au milieu des Almanachs pour ainsi dire, la reliure de ces sortes de livres semble avoir été une des spécialités de sa maison ; il les faisait très riches, très éclatants, avec des armoiries ou des sujets peints sur les plats, recouverts de talc et entourés de dorures exécutées souvent au moyen de plaques » (Thoinan, Les relieurs français 1500 - 1800, page 265).Très bel exemplaire du plus grand intérêt bibliophilique et des plus intéressants pour l’histoire de la reliure. Il fut en effet réalisé en 1747, seulement deux ans après que Pierre-Paul Dubuisson ait été institué Relieur du Roi.On déplore seulement une petite découpure au bas du titre.Provenance : Léon Gruel, avec ex-libris sur le premier contreplat. - Cachet ex-libris PHP.
— Dijon : L. N. Frantin, 1783. Plaquette petit in-4 : 247 x 197 : 25 pp. — Broché.
L’édition originale de ce texte, consacré à la Fièvre puerpérale parut en 1782 chez Quillau à Paris. Ce mémoire se compose des chapitres suivants : Description de la maladie, Progrès de la Maladie, Ouverture des cadavres, Traitement indiqué par M. Doulcet & suivi du plus heureux succès.On trouve à la suite un Rapport, fait par ordre du Gouvernement, sur le même sujet ; avec des Réflexions sur la nature & le traitement de la Fièvre puerpérale.Tâches dans les marges inférieures de plusieurs feuillets. Brochage fragile. Pliures.
Intéressant ensemble de 4 lettres autographes signées du dramaturge Jean Anouilh (1910-1987) à l’agent théâtral Robert de Machiels (1880-1965) écrites aux alentours de 1938. Malgré l’insistance de Machiels pour faire entrer Anouilh dans son catalogue d’auteurs, ce dernier campe sur ses positions. Dans les deux lettres qui apparaissent comme des réponses à une sollicitation de Machiels, Anouilh défend, d’une plume sans équivoque, la liberté de jouir de ses pièces dans son propre intérêt : « Je ne peux que vous redire ce que je vous ai dit l’année dernière pour Le Voyageur sans bagage : je suis en rapports personnels avec … et … depuis l’achat de Y’avait un prisonnier et vous comprenez bien qu’il est tout naturel d’éviter, pour moi, sur cette affaire, des frais d’agence qui – en cas de réussite – je l’ai hélas constaté, sont tout à fait disproportionnés avec la présentation d’un manuscrit. » Créée pour la première fois en 1933 au Théâtre de l’Athénée, la pièce Y’avait un prisonnier avait été achetée par la Métro Goldwyn Meyer, permettant à l’auteur de s’installer un an en Angleterre avec femme et enfant.« La métro G. M. ne m’a demandé aucune option sur mes prochaines pièces j’aime donc mieux leur laisser courir leur chance dans l’aimable ambiance de l’offre et de la demande au lendemain de la générale. C’est pour cette raison – non pas pour d’hypothétiques coupures – que je préfère pas (sic) communiquer tout de suite le texte de La Sauvage. »Pliures, quelques déchirures aux pliures sans manque.
— Paris : Gallimard (impr. Darantière à Dijon), 1966. In-12, 182 x 177 : frontispice, 152 pp., (4 FF. le dernier blanc), couverture imprimée. — Demi-chagrin rouge à larges coins, filets dorés, dos lisse, tête dorée, couverture et dos conservés (Montécot succ. de Lavaux).
Édition originale de ce recueil regroupant la totalité des Carnets de Gilbert parus entre 1931 et 1966. Gilbert est le héros de l’Ordre, roman qui valut à Marcel Arland (1899-1986) le prix Goncourt en 1929. Subterfuge pour ne pas voir disparaître son héros, les Carnets de Gilbert sont présentés ainsi par leur auteur : « Le héros meurt : le roman s’achève. Mais il arrive que le héros n’accepte pas cette fin, et que l’auteur n’en soit pas délivré. Gilbert est le héros de l’Ordre, où je l’ai enseveli avec affection en 1929 ; mais il avait trop longtemps vécu en moi pour que sa présence pût de si tôt s’effacer. Deux ans après sa mort j’ai donc publié ses Carnets. Je les ai repris et augmentés en 1944. J’ai donné d’autres « carnets » en 1960, dans Je vous écris, en les attribuant à un « Personnage ». D’autres encore, en 1965, sous le titre : Qui Parle ?. Et l’on en trouvera ici de nouveau : J’écoute».Un des 28 exemplaires sur Hollande van Gelder (n°3). Il est illustré de 4 eaux-fortes composées d’un portrait de l’auteur par Jean Bazaine et de 3 eaux-fortes originales de Janine Arland, toutes numérotées et signées par leur auteur.Dos très légèrement éclairci.
Paris : Béchet aîné (impr. J. Tastu) 1825 2 vol. in-8, 138 x 212: portrait, (2 ff.), xlviij, 230 pp., couverture illustrée ; (2ff.), 372 pp., couverture illustrée. Broché, non rogné
Édition originale ornée d’un portrait de l’auteur sur chine collé, gravé par Mécou d’après une miniature du peintre Isabey. Poète et romancier, le vicomte d’Arlincourt (1789-1856) futécuyer de Madame mère. «Il se montra très attaché à Napoléon, puis se dévoua tout entier à la dynastie des Bourbons qu’avait servie sa famille» (Carteret). Il se distingua notamment par ses audaces grammaticales et poétiques.L’Étrangère est l’un de ses grands succès. À la sortie du livre, Sainte-Beuve en fit le résumé suivant :Au commencement du treizième siècle, un descendant des anciens rois de l'Armorique, Arthur, comte de Ravenstel, avait atteint sa vingtième année. Son père mourant l'avait confié à un savant nommé Olburge, pour l'élever dans la solitude jusqu'à cet âge. Arthur, à son début dans le monde, se rend au château de Montholin en Bretagne, pour y épouser la jeune et belle Izolette à laquelle il est destiné sans la connaître. Izolette réunit tous les charmes et toutes les vertus ; elle aime Arthur dès le premier jour : mais elle n'a pas l'air assez mélancolique ni assez idéal ; et le jeune et bel Arthur, qui a été élevé par le philosophe systématique Olburge, dans tout le vague de théories hyperboliques, ressent pour elle je ne sais quel mécontentement. Il est vrai qu'il a vu, le matin, en passant près du fort de Karency, les croisées du donjon où vit la malheureuse Agnès de Méranie, épouse de Philippe-Auguste, et qu'il soupire depuis ce temps sur Agnès, car il a conçu ses souffrances. Dès le lendemain donc il se rend à Karency, et s'introduit dans le château pour y voir la princesse ; mais, avide qu'il est de sensations fortes, il n'est point assez ému en la voyant ; il semble pressentir que celle qu'il a vue n'est qu'une fausse Agnès. Et, en effet, il y avait depuis quelque temps dans la contrée une femme mystérieuse, solitaire, vêtue de blanc, habitant une maison blanche : on l'appelait l'Étrangère. Que cette infortunée, qui n'est ni femme ni vierge, et qui pourtant n'est point coupable, soit la véritable Agnès, qui a trouvé moyen de courir les champs en laissant à sa place dans le donjon quelque amie complaisante, c'est ce que devine tout d'abord le lecteur qui sait tant soit peu son Arlincourt : mais c'est ce qu'Arthur ne saurait deviner ; et pourtant son cœur à tout hasard n'en préfère pas moins la proscrite de la vallée à l'héritière du château. Qu'on ne s'en étonne pas : l'Étrangère a plus de pâleur qu'Izolette ; elle a un sourire plus vague, sans parler de l'apparence de sublimité morale qu'elle représente. Bref, l'Étrangère aime Arthur et le repousse ; Izolette délaissée pleure et dépérit : quant au noble héros, il s'élève par tous les degrés de la démence aux plus horribles crimes, et finit par mourir suicidé. L'Étrangère, ou plutôt la reine Agnès, car Philippe-Auguste la rappelle sur le trône, ne survit pas à son cher Arthur, et la pauvre Izolette va s'éteindre. (Sainte-Beuve, Premiers Lundis)Exemplaire, à toute marge, conservé dans son brochage d’origine, ce qui est très peu courant.De légers manques aux dos. Rousseurs éparses. Importante déchirure au feuillet des pages 179-180 dans le second volume, sans perte de texte.Bibliographie : Escoffier n°551. – Carteret I, 37 ne cite pas ce titre. – Vicaire I, 87.
— Paris : de l’Imprimerie Royale, 1833. In-4, 288 x 224 : (2 ff.), 138 pp., 2 plans dépliants. — Maroquin rouge orné sur les plats de multiples encadrements de roulettes dorées et à froid avec en leur centre le chiffre couronné LO, dos orné, roulette dorée intérieure, contreplat et garde doublé de soie bleue, tranches dorées (reliure de l’époque).
Journal militaire retraçant les principaux événements de la bataille qui opposa, du 15 novembre au 23 décembre 1832, la France aux Pays- Bas sur les terres belges de Vanves. La France était venue apporter son soutien à la Belgique face à l’occupation hollandaise.L’ouvrage comporte deux très grandes planches dépliantes montées sur onglets, intitulées : Armement de la citadelle d’Anvers au 20 novembre 1832 et Plan des travaux de l’artillerie commandée par Mr. le lieutt. Génal. Neigre au siège de la citadelle d’Anvers...Superbe exemplaire imprimé sur papier vergé au filigrane « C WISE », orné sur les plats du chiffre couronné de Louis-Charles-Philippe-Raphaël d’Orléans, duc de Nemours (1814-1896), second fils de Louis-Philippe Ier et de Marie-Amélie de Bourbon-Sicile, qui participa au siège sous les ordres du maréchal Gérard.Nous avons retrouvé un autre exemplaire du même ouvrage portant le chiffre couronné du duc d’Orléans, frère aîné du duc de Nemours, et un autre exemplaire est décrit dans le Catalogue de livres provenant des bibliothèques du feu Roi Louis-Philippe avec la mention « chiffre » sans plus de précision. L’existence de ces exemplaires conduirait à penser qu’il s’agit de présents offerts aux intéressés suite à la victoire de la France face à l’envahisseur hollandais.Quelques traces de frottements sur les plats, un coin légèrement émoussé. Déchirure sans manque à la première planche, sans gravité.Bibliographie : Olivier-Hermal et Roton 2585, planche 2. — Catalogue de livres provenant des bibliothèques du feu Roi Louis-Philippe, tome 2, n°491.
— Paris : l’Atelier de la Salamandre (Presses de Roger Lescaret), 1944. In-8, 192 x 142 : 57 pp., (3 ff. le dernier blanc), 4 illustrations hors texte, couverture imprimée jaune. — Broché.
Édition originale de ce recueil de poésies qui constitue une étape importante dans la carrière de Jean Michel-Atlan (1913-1960). Peintre autodidacte d’origine judéo-berbère, il échappe aux camps de concentration en simulant la folie après avoir été arrêté pour des faits de résistance. En 1944, il publie Le Sang profond et fait sa première exposition à la librairie-galerie de l’Arc-en-ciel, rue de Sèvres. C’est alors qu’il décide de se consacrer totalement à la peinture.Cette édition est illustrée de 4 compositions hors texte en noir et blanc de Jean-Michel Atlan.Tirage limité à 1000 exemplaires.
— Paris : Michel Lévy frères (Impr. J. Barile), 1848. In-12, 168 x 113 : 109 pp., (1 f.). — Demi-chagrin bordeaux, plat de percaline orné d’un large encadrement de filet à froid, tranches dorées (reliure de l’époque).
Édition originale dédiée à Alexandre Dumas fils qui, le premier, dès 1846, prophétisa le succès de la pièce « alors qu’elle se méfiait encore des chances de la scène. » Préface.Carteret alla jusqu’à considérer cette pièce comme : « L’oeuvre la plus remarquable du poète marseillais. »L’exemplaire est enrichi d’un envoi autographe signé de l’auteur : « à Monsieur Merle / hommage de reconnaissance / Autran. » Il s’agit probablement, comme l’indique une note manuscrite à la mine de plomb, du dramaturge Jean-Toussaint Merle (1785-1852) qui avait épousé Marie Dorval en 1826.Reliure frottée, dos passé, rousseurs éparses.Bibliographie : Carteret I, 50.
Paris : Librairie des Amateurs, A. Ferroud – F. Ferroud, Successeur 1936 1 In-8, 170 x 225 Broché, couverture rempliée. (1 f. blanc), 133 pp., (2 ff. dernier blanc), 5 planches, couverture illustrée.
Charmante édition de cette comédie de Théodore Banville écrite en 1868 et parue pour la première fois en 1870. Elle est illustrée de nombreuses compositions en couleurs d’Edmond Malassis (1874-1944), dont cinq hors texte.Tirage limité à 564 exemplaires.Un des 12 de tête imprimés sur Japon impérial, celui-ci portant le numéro 1, contenant 4 états des illustrations et une importante aquarelle de Malassis sur le faux titre. Il a été exceptionnellement enrichi des éléments suivants : - deux portraits de Théodore de Banville gravés sur cuivre, tirés sur chine, - le feuillet de faux-titre de l’exemplaire n°7, orné d’une aquarelle originale signée et datée de 1936. Elle représente trois personnages devisant devant un muret orné de fleurs,- trois croquis préparatoires sur calque (deux à la mine de plomb et un à la plume), contrecollés sur un papier japon. Le plus grand (90 x 100 mm) représente les deux personnages figurant sur l’aquarelle du faux titre. Les deux autres (50 x 50 mm et 70 x 60 mm) sont le cul-de-lampe de la page 47 ainsi que l’illustration qui orne la couverture.Exemplaire en partie non coupé. Le premier cahier est débroché.
1 page in-8, (210 x 133), adressée à André Gill, le samedi 17 août 1878.
Très belle et émouvant lettre de Théodore de Banville (1823-1891) au dessinateur et caricaturiste André Gill (1840-1885) à propos d’un article très élogieux publié dans la Lune Rousse le 18 août 1878 à l’occasion d’une nouvelle édition des Odes funambulesques : « Vous m’avez traité magnifiquement et fraternellement ; il est toujours bien doux d’être loué ; mais combien plus quand on l’est par ceux dont on aime la pensée et l’esprit ! Dessinateur ou poëte, vous êtes toujours parmi les vaillants, au plus fort de la mêlée, et vous avez le plus puissant des charmes, la bravoure »L’admiration est réciproque car dans le numéro 63 de l’année 1879 de la revue Les Hommes d’aujourd’hui, dont Gill était le co-fondateur, on trouve un portrait particulièrement élogieux de l’écrivain.Petite perforation sans manque de papier et pliures. Infime déchirure à la pliure.Provenance : de la collection René Coursaget (1898-1974).
31 janvier 1953
Très belle lettre de Jean Barberie (1911-1997) à l’écrivain André Becq de Fouquières (1874-1959), à propos de son grand ami Ferdinand Bac (1859-1952) récemment disparu.André Becq de Fouquières qui avait écrit un article à la mémoire de Ferdinand Bac avait sollicité l’avis de celui qui se présente comme son plus fidèle ami : « J’ai reçu votre lettre de fin décembre et votre article. Je vous dis mille merci pour votre spontanéité. Votre article est exhaustif et met notre ami F. Bac à sa vraie place, l’une des premières. »Jean Barberie reprend ainsi les propos de Becq de Fouquières : « Je reprends votre missive. En effet, il est le petit-fils de Jérôme, de la Ctesse de Loewenstein. Sa mère est bien la Baronne Ludovica Sabina de Stetten. La maison de Compiègne, surintendance des bâtiments sous Louis XV fort bien habitée par le Mis de Marigny frère de la Pompadour, par Louis et Hortense, et Talleyrand. » Il insiste notamment sur sa proximité avec l’écrivain ainsi que sur les erreurs véhiculées à son propos dans la presse de l’époque : « Si j’en ai ? mais oui. De trop même ! Pensez donc, j’ai fréquenté F. Bac durant vingt ans ; des années, j’allais le voir 2 à 3 h. par jour et j’ai tout noté. Précisez-moi ce qui vous intéresserait. Voyez-vous, F. Bac apparaît, dans les articles (assez maigres d’ailleurs) parus depuis sa mort, comme un dilettante frivole. Erreur ! de la frivolité ??? il n’avait que les apparences. Il avait la coquetterie de l’effacement. Il cachait sous des traits d’esprit une érudition immense. Sa grâce de vivre cachant un sérieux. Et je puis étonner tous ses amis : si je leur lisais telles missives de la guerre, ou bien telles études, il ne croirait pas à la signature ! De temps à autre je lui posais des questions, des thèmes. Il les appelait ses ‘Thèses ». D’un premier jet, il résolvait le problème. »On joint une seconde lettre d’une page datée du 7 février 1953. Il y est question d’une missive d’André Becq de Fouquières à Ferdinand Bac, retrouvée après sa mort dans un tiroir, et que Jean Barberie souhaite lui restituer : « J’ai retrouvé dans le tiroir de Ferdinand Bac, votre lettre du 17 novembre, arrivée aux Domeliers alors que son destinataire agonisait. Je vous l’adresse en souvenir du disparu et de cette ultime communion de pensées au seuil de la mort. » Ferdinand Bac disparu, en effet, le 18 novembre 1952 à Compiègne. Quelques notes manuscrites maladroites à la mine de plomb ont été griffonnées à la fin de la lettre « 59, rue de Paris Compiègne » probablement de la main de Becq de Fouquières, alors âgé de 79 ans. On notera l’illustration ornant le papier à lettre, réalisée par Ferdinand Bac en 1945.
Paris : Alphonse Lemerre (impr. Noizette et Cie) 1898 1 In-8, 224 x 143 Broché, non rogné, couverture rempliée. (2 ff.), 324 pp., (2 ff.), couverture imprimée
Edition originale posthume.C'est en 1860 que Barbey d'Aurevilly entreprit de réunir l'ensemble de ses articles critiques qu'il avait livré à divers journaux dont le “Pays”, le “Réveil”, la “Revue du monde catholique”, etc. Il créa ainsi “Les Œuvres et les Hommes” divisé en quatre séries et comprenant près de trente volumes. Barbey d'Aurevilly supervisa la publication jusqu'à sa mort en 1889, puis fut relayé par Louise Read.Huitième volume de la deuxième série, cet ouvrage est consacré aux portraits politiques et littéraires, commençant par un rapport entre Shakespeare et Balzac, et se poursuivant par les portraits de Guizot, Taine, Charles de Brosses, Chateaubriand, Machiavel, Dumas fils, Beaumarchais, etc.Un des 9 premiers exemplaires sur papier Japon impérial, numérotés et paraphés par Lemerre, au format in-8, non coupé. L’édition parut également au format in-12, avec un tirage sur grand papier différent.Couveture abîmée. Le premier plat de couverture est détaché et un des rabats est défait. Parfait état intérieur.
Paris : Alphonse Lemerre (impr. Noizette) 1892 1 In-8, 226 x 141 Broché, non rogné, couverture rempliée. (2 ff.), 374 pp., (1 f.), couverture imprimée.
Edition originale posthume.C'est en 1860 que Barbey d'Aurevilly entreprit de réunir l'ensemble de ses articles critiques qu'il avait livré à divers journaux dont le “Pays”, le “Réveil”, la “Revue du monde catholique”, etc. Il créa ainsi “Les Œuvres et les Hommes” divisé en quatre séries et comprenant près de trente volumes. Barbey d'Aurevilly supervisa la publication jusqu'à sa mort en 1889, puis fut relayé par Louise Read.Cinquième volume de la deuxième série, cet ouvrage est consacré à la littérature épistolaire : Balzac, Abailard et Héloïse, Stendhal, Madame Récamier, Alexis de Tocqueville, Horace Walpole, Benjamin Constant, etc.Un des 9 premiers exemplaires sur papier Japon impérial, numérotés et paraphés par Lemerre, au format in-8, non coupé. L’édition parut également au format in-12, avec un tirage sur grand papier différent.Premier plat de couverture défait, charnière du second plat fragile. Premier cahier en partie débroché.