Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola.
Reference : 018141
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola. L.A.S., sd, 1p in-12. Il demande à son correspondant de ne pas venir le lendemain vendredi mais le samedi car Arthur Meyer lui a demandé une chronique. [418]
Léontine Massin (1847-1901), artiste dramatique et prostituée, créatrice du rôle de Nana (d'après Zola) en 1881.
Reference : 016010
Léontine Massin (1847-1901), artiste dramatique et prostituée, créatrice du rôle de Nana (d'après Zola) en 1881. Photo CDV par Charles Reutlinger, ca.1865. [1]
Léontine Massin (1847-1901), artiste dramatique et prostituée, créatrice du rôle de Nana (d'après Zola) en 1881.
Reference : 016019
Léontine Massin (1847-1901), artiste dramatique et prostituée, créatrice du rôle de Nana (d'après Zola) en 1881. Photo CDV par Charles Reutlinger, ca.1865. [2]
Léontine Massin (1847-1901), artiste dramatique et prostituée, créatrice du rôle de Nana (d'après Zola) en 1881.
Reference : 015470
Léontine Massin (1847-1901), artiste dramatique et prostituée, créatrice du rôle de Nana (d'après Zola) en 1881. Photographie originale format cdv par Reutlinger. Probablement vers 1870. Traces de collage au dos. [68-2]
Léontine Massin (1847-1901), artiste dramatique et prostituée, créatrice du rôle de Nana (d'après Zola) en 1881.
Reference : 015471
Léontine Massin (1847-1901), artiste dramatique et prostituée, créatrice du rôle de Nana (d'après Zola) en 1881. L.A.S., sd [1881?], 1p in-8. « Cher Monsieur Derval, Ce matin quoique un peu mieux, je ressens beaucoup de peine pour marcher, je ne pourrai aller répéter aujourd'hui. Le docteur vient à deux heures, je lui demanderai si je peux aller jouer ce soir. Croyez combien je suis fachée de ne pouvoir aller au théâtre et soyez sûr que j'irai dès que ce sera possible. Mille amitiés. L Massin ». Cette lettre est très intéressante car on comprend que ce sont les débuts de sa maladie et donc la fin de sa courte carrière. [68-3]
Léontine Massin (1847-1901), artiste dramatique et prostituée, créatrice du rôle de Nana (d'après Zola) en 1881.
Reference : 015472
Léontine Massin (1847-1901), artiste dramatique et prostituée, créatrice du rôle de Nana (d'après Zola) en 1881. L.A.S., « le 20 » [novembre 1888], 1p 1/2 in-12. Elle commande « une pèlerine Lorraine de 95c de long ». Trous de classeur. [68-3]
Pierre Paraf (1893-1989), écrivain, antiraciste et pacifiste, président de la société des amis d'Emile Zola.
Reference : 008267
Pierre Paraf (1893-1989), écrivain, antiraciste et pacifiste, président de la société des amis d'Emile Zola. L.A.S., 7 septembre 1938, 2p in-8. A Jean Delbousquet. Il a été très sensible à son article sur l'affaire Soulacroup et au témoignage au souvenir d'André Laurandé. Il transmet sa lettre à Paul Raboutet. [268]
GRANDS ECRIVAINS CHOISIS PAR L ACADEMIE GONCOURTCORNEILLE ... OSCAR WILDE ... ALFRED DE MUSSET....EDGAR POE...COLETTE ... JEAN GIRAUDOUX .... DOSTOIEVSKI... MADAME DE L AYETTE ...LA FONTAINE ... RONSARD .... ZOLA ..... LAMARTINE .... PROUST .... GOETHE .... PERRAULT... BALZAC ....RABELAIS .....FRANCOIS VILLON ...
Reference : 542
(1819)
1819 grands écrivains 18 volumes 1986 in 12 Dim. 11 x 18 cm, 192 pages environs par ouvrage . Reliure cartonnée soit bleue, rouge , vert gris ou marron dessinée par Jean-Michel Folon. Texte intégral OUVRAGE EN TRES BON ETAT
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola.
Reference : 005566
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola. L.A.S., 1er avril, 1p in-8 (14 lignes). Il remercie Scholl pour « son aimable pensée ». Il est cloué au lit par un rhumatisme. Il espère aller à Baden en Suisse. [126]
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola.
Reference : 005567
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola. L.A.S., sd [décembre 1898], 1p in-8 (13 lignes). Belle lettre annonçant à Scholl la fondation de la Revue des Rhumatisants, bimensuelle. Il lui demande d'en faire partie. « En ma qualité de rhumatisant émérite, je prends la rédaction en chef ». Cette revue parut de décembre 1898 à février 1900 et n'eut que 30 numéros. [126]
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola.
Reference : 005568
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola. L.A.S., sd [mardi], 1p in-8 (13 lignes). Il présente ses voux à Scholl (pour 1890 ?) et annonce qu'il sera bientôt de retour. [126]
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola.
Reference : 005570
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola. L.A.S., sd, 1p in-8 (9 lignes). Il est malade depuis 4 jours et n'a donc pas pu venir remercier Scholl pour ses « petits seigneurs hollandais ». Il espère « pouvoir venir fumer une bonne pipe un de ces jours » chez Scholl. [126]
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola.
Reference : 005571
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola. L.A.S., sd, 2p in-8 (25 lignes). Il souhaite partir à Aix-les-Bains le lendemain et demande à Scholl un permis pour voyager. [126]
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola.
Reference : 005572
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola. L.A.S., sd, 1p in-8 (17 lignes). Il ne peut pas venir à Asnières chez Scholl pour le 14 juillet. Il est au « repos le plus absolu » et espère être transporté le plus rapidement possible en wagon-lit à Aix-les-Bains. [126]
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola.
Reference : 005573
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola. L.A.S., sd [lundi], œp in-8 (4 lignes). « L'amitié avec le plus grand cour et le dîner avec le plus bel appétit ». [126]
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola.
Reference : 005574
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola. L.A.S., sd, 1p in-8 (16 lignes). Il recommande, à Scholl, Louis Serizier, rédacteur au Voltaire, pour le poste de secrétaire de rédaction. « C'est le secrétaire modèle, formé par votre impeccable Etiévant !!!! ». [126]
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola.
Reference : 005576
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola. L.A.S., Sèvres, 29 août, 1pœ in-8 (41 lignes). Longue et amusante lettre. « Parbleu, je pense bien que vous n'avez pas fondé l'Echo de Paris pour en faire l'hospice des vieilles chroniques : mais voyons, entre nous, est-ce donc chose si nouvelle et monstrueuse que de se laisser aller, en plein août, à un brin de paresse ? ». Il revient bientôt à Paris, ayant fini son roman. [126]
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola.
Reference : 005577
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola. P.A.S., sd [jeudi], 2p in-12 (13 lignes). En-tête du Figaro. Il serait content de répondre à l'invitation de Scholl mais est pris pour le moment. Il viendra lui serrer la main dès qu'il peut. [127]
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola.
Reference : 005578
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola. P.A.S., sd, 1p in-12 (6 lignes). Petite carte amicale mentionnant un « 14 juillet [où] il n'y aura ni lampions ni drapeaux ». [127]
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola.
Reference : 005579
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola. P.A.S., Asnières, sd, 1p in-12 (9 lignes). Monogramme AH. Amusant courrier dans lequel il donne des nouvelles de son chien Bibi : « Le jeune Bibi a eu hier un peu de vague à l'âme, il est resté abasourdi, dans la tiédeur des bras de ma petite et une tristesse se faisait. Quand on lui a joué du Wagner pour le dompter, il a aboyé furieusement. Mais aujourd'hui, monsieur est charmant. Il a couché sous l'édredon, il a eu sa pâtée de foie, il s'est promené dans le jardin, il a gambadé dans les pierres, il a pris son bain - et le voila sur ma table de travail, couché, jouant des pattes, tout gentil. J'ai tenu à vous donner ce premier bulletin et à vous dire surtout, mon cher ami, que grâce à vous, tout le monde est content dans la Boîte à Bibi ». Scholl leur a probablement offert ce chien. [127]
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola.
Reference : 005580
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola. Poème A.S., Asnières, sd, 1p in-12 (8 lignes). Monogramme AH. Pour vous je suis un Tournesol ! On peut bien me traiter de mufle, Je m'en moque un peu, mon cher Scholl : Pour vous, je suis un tournesol ! On peut me montrer vers le sol Penché comme un chercheur de truffe : Pour vous je suis un tournesol .. On peut bien me traiter de mufle. [127]
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola.
Reference : 005581
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola. L.A.S., 1 er janvier 1891, 1p in-12 (8 lignes). Télégramme. Petit courrier amical pour présenter ses voux. [127]
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola.
Reference : 005582
Alexandre Hepp (1857-1924), écrivain, journaliste, disciple d'Emile Zola. C.A., sd, 2 lignes. « avec tous les bons souhaits d'un admirateur de dix ans et d'un ami de huit jours ». [127]
L’ensemble unique de la correspondance manuscrite, en grande partie inédite, d’Antoine Guillemet à Émile Zola, écrite entre 1867 et 1901. 1867-1901. 121 lettres manuscrites autographes, la plupart en cahiers de 4 pages, soit 334 pages au total. Écrites à l’encre marron ou noir.
[playlist type="video" ids="16286"] Ensemble unique regroupant les 121 lettres manuscrites autographes envoyées par Antoine Guillemet à Emile Zola entre 1867 et 1901, dont 111 sont encore inédites. « C’est par l’intermédiaire de Paul Cézanne que Zola fit la connaissance de Guillemet le 7 mai 1866. Une amitié qui ne devait s’achever qu’avec la mort de Zola en 1902, commençait… Zola possédait plusieurs toiles de Guillemet : ‘Marine, Temps gris’ de 1872 et la ‘Campagne d’Aix’ (1866) dédicacée à Zola… Dès ses premières lettres à Zola, Guillemet déborde d’enthousiasme pour les jeunes artistes de la nouvelle école. Il admire Cézanne et présente avec bonheur la mise en œuvre de tableaux restés célèbres… Guillemet évoque Pissarro, Cézanne, Baille, Marion dans la première lettre (2 novembre 1866) si intéressante pour la biographie de jeunes hommes qui étaient inconnus à l’époque et qui sont devenus de nos jours des hommes célèbres… Evidemment, Guillemet, peintre paysagiste, voyage à la recherche éternelle du motif inspirateur. Isolé, il réclame des nouvelles de ses amis à Zola… Il arrive souvent que Guillemet exprime son enthousiasme pour les romans de Zola, en particulier pour ‘Madeleine Férat’… La plupart du temps, Zola et Guillemet, séparés pendant les mois d’été, ne s’écrivent que pendant cette saison… Qu’il est regrettable que les lettres de Zola à Guillemet écrites à cette époque aient été perdues. Les dernières lettres de 1869-1870 sont datées de Saint-Raphaël. On sent Guillemet proche de l’impressionnisme dans son admiration des belles couleurs méditerranéennes : il fait des études, des ébauches. Il ne quitte pas de vue les œuvres de ses amis Pissarro, Manet, Monet, Cézanne… En bref, Guillemet s’est ému pour les gens de cette époque, narguant des célèbres et aimant des obscurs qui ne le restèrent pas indéfiniment. Il y apporta parfois une discrimination pas toujours heureuse, mais, avec beaucoup d’esprit, il sut déguiser les sentiments que lui inspirait l’infériorité de son art, ou plus exactement une certaine impuissance créatrice… N’empêche que, jusqu’en 1870, sa correspondance avec Zola nous révèle le caractère spontané d’un homme de goût. » (Renée Baligand) Paul Alexis, ami intime d’émile Zola rappelle le contexte de cette rencontre : ”Une belle année d'ailleurs, pour Zola, que cette année 1866-67. De la jeunesse, de l'enthousiasme, et les premières douceurs du succès ! Toutes les difficultés d'une vie jusque-là si difficile, subitement aplanies ! De la liberté, plus de travail de bureau le tenant à l'attache ! Et, avec cela, de l'argent plus qu'il n'en avait jamais eu ! L'été venu, il put s'offrir une débauche de verdure, aux bords de la Seine, à Bennecourt. Là, pendant quelques semaines, les amis de Provence, Baille, Cézanne, Marius Roux, Valabrègue, vinrent tour à tour ; et je vous laisse à deviner les parties de canot, coupées de discussions artistiques qui faisaient soudain s'envoler les martinets de la berge. A Paris, tout en restant beaucoup chez lui et en noircissant déjà pas mal de papier, Zola avait fait de nouvelles connaissances, surtout dans le monde des peintres. Avec Cézanne, qui venait alors de rencontrer Guillemet, il fit le tour des ateliers, surtout des ateliers de l'école dite « des Batignolles, » qui fut le berceau des impressionnistes d'aujourd'hui.” La carrière de Guillemet débute en 1859, lorsqu'on lui passe commande d'une copie de la célèbre toile de Géricault, Le Radeau de la Méduse. En 1861, le jeune Guillemet est présenté à Jean-Baptiste Camille Corot par Berthe Morisot. Cette rencontre lui fournit l'occasion de côtoyer de nombreux peintres de l'avant-garde, tels qu'Édouard Manet, Camille Pissarro, Claude Monet et Gustave Courbet. Impressionniste, il est tenté, à partir de 1872, par le naturalisme influencé en cela par sa longue amitié avec Zola, qui espérait en lui « le génie attendu ». L'écrivain s'en inspire pour écrire L'Œuvre. Il va d’ailleurs demander à Guillemet de le documenter sur la peinture en 1885. Ce dernier devient une source essentielle de renseignements, d’anecdotes sur le jury des Salons et ses intrigues. Critique d’art et amateur de peinture paysagiste, Zola exprime en ces termes son intérêt pour Guillemet à l’occasion du Salon de 1875: “Un autre élève de Corot, Guillemet, se distingue par une remarquable élégance… Il aime les larges horizons et les rend avec un luxe de détails qui ne nuit pas à la splendeur de l’ensemble”. A l’occasion du Salon de 1876, Zola écrivait encore à propos de son ami : « Au nombre des jeunes paysagistes en passe de devenir à leur tour des maîtres, je nommerai Guillemet, dont les toiles furent très remarquées lors du dernier Salon. Cette année son tableau appelé ‘Villerville’ m’a paru encore meilleur. C’est tout simplement un rivage de mer à marée basse, des éboulis et des falaises à droite, la mer à gauche, une ligne verte à l’horizon. Cela donne une pression sombre et sublime : une brise saline venant de la mer vous souffle au visage ; le soleil se couche, l’ombre approche des immensités lointaines. Ce qui constitue l’originalité de Guillemet, c’est qu’il garde un pinceau vigoureux tout en poussant à l’extrême l’étude des détails. Il appartenait autrefois à un groupe de jeunes artistes révolutionnaires qui se piquaient de n’exécuter que des esquisses ; plus le côté technique était maladroit et plus bruyamment on vantait le tableau. Guillemet a eu le bon sens de se séparer du groupe et il lui a suffi de soigner davantage ses toiles pour connaitre le succès. Il est devenu peu à peu un personnage connu, tout en gardant, je l’espère, ses convictions premières. Sa technique s’est perfectionnée et son amour de la vérité est resté le même ». Toutes ces lettres sont écrites et envoyées par Guillemet depuis les divers endroits dans lesquels il réside à la recherche de l’inspiration : Aix-en-Provence, Paris, Bennecourt, Saint-Raphaël, Jersey, Villerville, les Sablons, … Parmi les 121 lettres manuscrites de cette correspondance, la seconde, datée du 2 novembre 1867 comporte en plus du message de Guillemet toute une page autographe de la main de Cézanne également adressée à Zola, alors que les deux amis peintres passent quelques semaines à peindre à Aix-en-Provence. Ces 121 lettres adressées par le peintre à l’écrivain entre 1867 et 1901 constituent un témoignage unique et extrêmement précieux sur cette époque. Description des us et coutumes du milieu artistique, anecdotes concernant des peintres depuis devenus incontournables, peinture des paysages français de l’époque, ces lettres sont surtout riches des échanges d’idées entre les deux hommes et la preuve d’une sincère et fidèle amitié mêlée d’une admiration réciproque.
Superbe ensemble de 3 photographies originales prises par Zola à la fin de sa vie, représentant sa fille Denise alors âgée de 11 à 13 ans. Entre 1897 et 1902. 3 photographies originales, tirages argentiques d’époque. 230 x 167 mm.
Superbe ensemble de 3 photographies originales prises par Emile Zola entre 1897 et 1902, présentant des portraits de sa fille Denise alors âgée de 11 à 13 ans. Les 3 portraits regroupés ici sont les suivants : -Denise de trois quarts profil, tête appuyée sur ses mains jointes, en robe fleurie. (1900-1902). -Denise de trois quarts profil, assise dans un fauteuil, col de dentelle blanche. (1900-1902). -Denise de face, le visage tourné vers la gauche, en bonnet de dentelle (1897-1902). Emile Zola (1840-1902) est un photographe méconnu. Ce n’est qu’à partir de 1895 qu’il s’est mis à la photographie : il a achevé le cycle des Rougon-Macquart et est l’écrivain le plus célèbre de l’époque. C’est avec passion qu’il devient photographe, après avoir acheté dix appareils et installé chez lui un laboratoire. Il pratique la photo en toutes circonstances : en famille et dans les rues de Paris, mais aussi lors de l’exil à Londres consécutif à l’affaire Dreyfus, ou encore, peu avant sa mort, à l’occasion de l’exposition universelle de 1900. Jusqu’à sa mort, il prendra environ 6000 clichés pour la plupart disparus ou inédits, c’est dire l’intensité du travail photographique de l’écrivain et de l’énergie qu’il y déploya. L'œuvre photographique d'Emile Zola, révélée en 1979 par l'étude que lui consacra François-Emile Zola, puis par diverses expositions, montre l'acuité du regard que l'écrivain porta sur la ville et le monde contemporain. La photographie de famille tient une place importante dans la production photographique de Zola. Les photos d’Emile Zola sont très rares sur le marché. La majorité d’entre elles sont conservées au Musée d’Orsay et au Musée de Médan. Le Musée d'Orsay a fait l'acquisition de vingt-six portraits de Denise, la fille que l'écrivain eut de Jeanne Rozerot ; ceux-ci ont été réalisés entre 1898 et 1902, date de la mort de l'écrivain. Ces portraits témoignent de l'attachement sensible qu'il portait à sa fille. Zola opère ici en artiste, faisant adopter à Denise de nombreuses attitudes méditatives et gracieuses, avec la conscience d'un photographe professionnel. Ces pièces illustrent l’immense passion que Zola eut pour la photographie. « Zola est photographe comme il est écrivain : à la recherche de la vérité, il écarte les accessoires, refuse les poses théâtrales alors à la mode, ne pratique aucune retouche. Sa recherche concerne avant tout le cadrage ou la perspective, et il explore tous les formats, utilise tantôt les plaques, tantôt la pellicule qui vient de faire son apparition. » Denise Le Blond-Zola (1889-1942), la fille de Zola et de Jeanne Rozerot, lingère et maitresse de l’écrivain, garda de son père un impérissable souvenir. Après la mort du romancier, Alexandrine Zola, l’épouse légitime du romancier, s'occupa de son éducation et lui fit connaître tous les habitués des jeudis de la rue de Bruxelles. Elle épousa à l'âge de 19 ans, un des plus fervents admirateurs de Zola, Maurice Le Blond, et eut trois enfants, Aline (1909), Françoise (1911) et Jean-Claude (1914). Dotée d'un réel talent littéraire, elle publia dans la célèbre collection de la Bibliothèque rose, sous le pseudonyme de Denise Aubert, plusieurs romans pour enfants, dont La Villa dans les dunes (1921) et La Maison forestière (1925). Après avoir collaboré, avec son mari, à la documentation de l'édition Bernouard des Oeuvres complètes de Zola, elle fit paraître, en tête du premier volume, une étude biographique de son père; ce travail, développé, devint en 1931 Emile Zola raconté par sa fille. Elle fit partie, avec Judith Cladel et Lucie Delarue-Mardrus, d'une académie féminine des lettres, et participa à la préparation d'une anthologie des femmes françaises, qui demeura inédite. La même dévotion pour Émile Zola unissait la maîtresse et la femme légitime. Ainsi cette dernière fit reconnaître les enfants, après la mort de Zola qui, dès 1906, purent porter le nom de leur célèbre père. Précieux ensemble de trois tirages originaux faits par Zola lui-même, dans un état de conservation exceptionnel. Provenance : Famille Zola, avec authentification des tirages.