Londres, s.n., 1777. In-4, [4]-275 pp, basane marbrée fauve de l'époque, dos lisse ornée de caissons et fleurons, pièce de titre brune, tranches marbrées (reliure défraîchie, quelques petites taches ou rousseurs).
Édition de cet ouvrage publiée l'année suivant l'originale. L'un des derniers parus du vivant de l'auteur et qui semble reprendre le texte de la deuxième édition en un volume. Elle ne comporte pas d'Avertissement, ni de tables, se concentre sur l'Ancien Testament et comporte, in fine, un "Sommaire historique des quatre Évangiles". Un ancien propriétaire a noté sur le verso du faux-titre : "Ce livre qui est de Mr de Voltaire mérite le feu parce que la mauvaise foi a présidé à sa rédaction. Ce sont des lambeaux décousus rassemblés ainsi à dessein pour la rendre ridicule. L'abbé Guénée dans les lettres de q[uel]q[ues] juifs a réfuté l'auteur avec beaucoup de finesse, d'érudition et de mérite", daté du 12 octobre 1867, signé "Ch". Bengesco, II, 1861 : ne mentionne pas la présente édition mais la deuxième qui est également un seul volume de 275 pp. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
[VOLTAIRE (FRANCOISE MARIE AROUET DE)] - Voltaire / Hume, David (Pseud.) - Desforges, M.- André-Charles Cailleau; Henry Fielding - François-Georges Maréchal Bièvre, marquis de - CHOUDARD]-DESFORGES, [Pierre Jean Baptiste]. BEAUMARCHAIS, Pierre Caron de - Allainval, Léonor-Jean-Christine Soulas d' ,etc
Reference : 24288
(1761)
1761 UN volume In8,reliure demi basane époque à petits coins,dos lisse au titre éffaçé, contient : Voltaire / Hume, David (Pseud.) : Le Caffe ou L'Ecossaise, comedie. Traduite en Francais.,Londres (i.e. Geneve), 1761.sans nom d'éditeur (Cramer ?), in 8 de 1 page de titre comportant une vignette, IV + 64 pp.,mouillures éparses.Ed. parue 1 an après l'originale. "On sait que l'Écossaise est dirigée contre Fréron (le fameux auteur de l'Année littéraire), qui est joué sous le nom de "Frelon, écrivain de feuilles et fripon"." (Bengesco, 229). suivi de Destouches l'homme singulier 1778 Bordeaux : P. Phillippot, 1778,88 p.nouvelle édition.- relié avec Le séducteur : comédie en cinq actes et en vers : représentée à Fontainebleau, devant Sa Majesté, le 4 novembre 1783, et à Paris le 8 du même mois Auteur: François-Georges Maréchal Bièvre, marquis de 2], viij, 135, [1] pages ; 20 cm (8vo),Edition originale imprimée sur vergé teinté, quelques semaines après les premières représentations à la Cour et en ville. Descendant du premier chirurgien de Louis XV (Georges Mareschal), le marquis de Bièvre est resté célèbre pour ses calembours qui firent les délices de la Cour et des salons, au point que c’est lui qui rédigea l’article “Calembour” du Supplément de l’Encyclopédie paru en 1777. En 1789, il émigra en Bavière ou il est décédé peu de temps après son arrivée. Minuscule auréole au titre et aux 4 premiers feuillets, bel exemplaire. relié avec Tom Jones a Londres : comédie en cinq actes, en vers, tirée du roman de FieldingAuteur: Desforges, M.; André-Charles Cailleau; Henry Fielding; Comédie-Italienne ( Tom Jones a Londres, comédie en cinq actes, en vers, tirée du roman de Fielding. Par M. Desforges. Représentée, pour la première fois, par les Comédiens italiens ordinaires du Roi, le mardi 22 octob. 1782.Mention de prix à la suite du titre : "Prix trente sols." Approbation et permis d'imprimer du 16 octobre 1782. F. J. Baudouin,, Paris, 1782 ,122p.,edition originale- First editions. A dramatic adaptation of Fielding's Tom Jones for the French stage by Choudard-Desforges, with its sequel. The plays were written for performance by the Comédie-Italienne, of which the playwright Desforges had been a member.Cioranescu N°23412, qui décrit l'édition originale de 1782.Pierre-Jean-Baptiste Choudard est le fils naturel du médecin Antoine Petit. -relié avec BEAUMARCHAIS, Pierre Caron de La Folle Journée ou le Mariage de Figaro, comédie en 5 actes et en proseAmsterdam 1785- Edition originale pirate. 144 p. (A-I8, A2 missigned A3), music at p.141 (and snatches elsewhere), fine copy.This has to be the true first edition, without preface or approbations, pirated several months before the Paris EO, apparently based on a playhouse stenographic text, and differing substantially from the authorised text. The Paris publisher, Ruault, complains about it: "Par un abus punissable, on a envoyé à Amsterdam, un prétendu manuscrit de cette pièce, tiré de mémoire et défiguré, plein de lacunes, de contre-sens et d'absurdités. On l'a imprimé et vendu en y mettant le nom de M. de Beaumarchais." In fact it was almost certainly printed in the Southern Netherlands, most likely Brussels. Cordier 131 gives no clear way of distinguishing it from other early piracies, but now cf. G.Kahn, Le mariage de Figaro (2002). - relié avec : Dublan, de Bordeaux . M. Deseffrois, gentilhomme auvergnac, ou le Rodomont, comédie en vers et en 5 actes, par M. Dublan.Bordeaux : P. Philippot, 1777. VI-80 p.edition originale ; - relié avec : Allainval, Léonor-Jean-Christine Soulas d' (1700?-1753). Auteur du texte : L'école des bourgeois, comédie en trois actes / par M. d'Allainval ; Éditeur: J. L. N. de Chelen (Vienne) 1761,64p.edition originale
correct, rarissime reunion. Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
VOLTAIRE (François-Marie Arouet, pseud.) ; SAUVAGE (Sylvain, pseud. de Félix Roy, ill.)
Reference : 1137
Paris : Chez René Kieffer, 1922. « LA LECTURE AGRANDIT L'ÂME, ET UN AMI ÉCLAIRÉ LA CONSOLE. », EXEMPLAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE PERSONNELLE DE RENÉ KIEFFER
Petit in-12° carré (169 x 159 mm), [2] ff. bl. - 183 pp. - [1] f. - [2] ff. bl. veau brun, dos lisse orné, décor à froid à la plaque sur les plats, contregardes et gardes de papier à décor géométrique, tête dorée, couvertures et dos conservés (reliure signée RENÉ KIEFFER au contreplat supérieur et avec son étiquette estampée sur la première garde blanche). Un des 500 exemplaire sur vélin blanc (n° 260), tirage courant après 40 exemplaires sur papier du Japon avec une suite des illustrations sur papier de chine. Il est truffé d'une lettre autographe signée de Sylvain Sauvage à propos des illustrations pour l'Amour et Psyché. René Kieffer ajoute, au crayon: « ce titre a été remplacé par l'Ingénu de Voltaire ». L'ouvrage est illustré de 38 vignettes colorées, 20 au début de chaque chapitre et 18 à la fin. Dans ce premier travail d'illustration, Sylvain Sauvage capture des instants frivoles mettant en scène des personnages habillés à la mode du XVIIIe siècle. Martin Valotaire commente: « cette première expérience de l'artiste donne l'impression d'une chose déjà très personnelle, avec la marque d'un sens décoratif qui ne s'indique ici que pour s'affirmer clairement dans les ouvrages qui vont suivre, et s'élever très vite au niveau d'une maîtrise rarement égalée. » (Sanjuan p. 303). A la fois conte philosophique et roman d'apprentissage, L'Ingénu dénonce l'abus de pouvoir et la religion. Voltaire le présente comme « véritable, tirée des manuscrits du Père Quesnel », janséniste notoire. Membre de la Société des artistes décorateurs et directeur de l'École Estienne, Sylvain Sauvage (Baume-les-Messieurs: 1888-Paris: 1948), figure importante du mouvement Art déco, est découvert comme illustrateur par René Kieffer. Il a illustré de nombreux ouvrages, souvent par l'eau-forte ou la gravure sur bois associées à la technique du pochoir. Il travaille de nouveau pour Kieffer pour les Contes de Jacques Tournebroche et Les bijoux indiscrets. Sylvain Sauvage devient à son tour éditeur. Bibliographie : Monod 11421; Sanjuan 35 (Planche V). Dos légèrement insolé et quelques frottements.
VOLTAIRE (François-Marie Arouet, pseud.) ; VIARD (Jean-Louis, ill.) ; BIZARD (Charles-Henry, Couleurs)
Reference : 1437
Paris : Les éditions nationales, 1945. EXEMPLAIRE UNIQUE MIS EN COULEURS
In-4° (288 x 236 mm), 234 pp. - [1] f. - [12] pl., broché sous chemise-étui éditeur de toile et papier chagriné titré au dos. Recueil de 19 récits de Voltaire (dont Micromégas) illustré par Jean-Louis Viard de 52 eaux fortes (12 hors textes à pleine page, 20 bandeaux et 20 lettrines). Un des 500 exemplaires sur pur fil Johannot (celui-ci le n°433) après 100 exemplaires sur vélin d'arches. Il a également été tiré 50 exemplaires hors-commerce. Toutes les illustrations ont été mises en couleurs à l'aquarelle par le peintre paysagiste Charles-Henry Joseph Bizard (Roubaix: 1887 - Lyon: 1954). Une mention manuscrite au justificatif de tirage précise: « Avril 1946. Les eaux-fortes ont été rehaussées à l'aquarelle par Charles H. Bizard - artiste peintre. » Préface d'André Billy: « Relire les romans et les contes de Voltaire, je ne sais pourquoi l'idée m'est venue que cela devrait être dansé. On a fait des ballets sur toutes sortes de musique; on devrait en faire, sans musique, sur la prose de Voltaire que quelqu'un réciterait en marquant bien le rythme, pendant que, des bras et des jambes, un danseur ou une danseuse en dessinerait dans l'air des mouvements tantôt rapides et tantôt ralentis, tantôt amples et tantôt menus, tantôt sautillants et tantôt bondissants. » (p. 5). CCFR (21/10/2026) : BnF: 4 exemplaires (Tolbiac, Arsenal). Petites salissures à la chemise-étui.
CAYLUS (Marthe-Marguerite le Valois de Vilette de Mursey, Marquise de) ; VOLTAIRE (François-Marie Arouet, pseud.)
Reference : 490
Amsterdam [Genève] : Jean Robert, 1770. RARE EXEMPLAIRE DE PREMIÈRE ÉMISSION AVANT LES CARTONS ENTIÈREMENT NON ROGNÉ ET EN CARTONNAGE DE L'ÉPOQUE
In-8° (217 x 135 mm) de viij - 176 pp., cartonnage papier à la cuve, dos lisse muet, tranches naturelles (reliure de l'époque). Édition originale de première émission avant les cartons supprimant la fin de l'ouvrage pour le terminer au milieu de la p. 174 par ces mots: « C'était bien plutôt une galanterie innocente qu'une passion ». Édité à Genève d'après Bengesco, c'est Voltaire, auteur de la préface et des notes, qui dès décembre 1769 1 fit imprimer l'ouvrage promettant que: « tout ce que raconte madame la marquise de Caylus est vrai ». Ces intéressants mémoires racontent « la cour de Louis XIV, Madame de Maintenon [qui la considérait comme sa fille], Racine qui voulut la voir dans Esther, Saint-Simon qui appréciait sa finesse... Tous ces grands personnages font revivre l'esprit même de Versailles au temps du Roi Soleil ». « L'observation de Madame de Caylus est droite et prompte; elle va au fond des caractères sans qu'il y paraisse... Elle sait changer de ton dès qu'il le faut, et proportionner sa touche à ses personnages... Madame de Caylus est maîtresse à sa manière dans l'art de cette ironie continuelle dont elle parle... » 2. 1 Lettre de Voltaire au duc de Richelieu du 3 décembre 1769. 2 Charles-Augustin Sainte-Beuve, Causeries du lundi, Paris: Garnier frères, 1851, tome 3, pp. 44-60. Bibliographie : Rochebilière - 2204 (p. 336); Bengesco - II, 1907. Quelques rousseurs et feuillets brunis.
RACINE (Jean) ; CORNEILLE (Pierre) ; VOLTAIRE (François-Marie Arouet, pseud.) ; etc.
Reference : 956
S. l. : s. d. (vers 1800). UN ÉLÉGANT RECUEIL MANUSCRIT DE MORCEAUX DRAMATIQUES DES XVIIE ET XVIIIE SIÈCLES, DE LA BIBLIOTHÈQUE DE CAMBACÉRÈS
In-8° (185 x 116 mm), [2] ff. - 254 pp. (dont 1 p. bl.) manuscrites à l'encre brune, papier au filigrane au cornet (Gaudriault, pl. 54 n° 409, 1777) maroquin rouge à grain long, dos lisse orné, encadrements de filets et roulettes sur les plats, roulette sur les coupes, double-roulette intérieure, garde de soie bleu ciel moirée avec encadrement d'une roulette, charnières de maroquin rouge, tranches dorées, étui de maroquin vieux rouge à grain long, encadrement de roulettes et filets sur les plats avec chiffre au centre, ruban de soie verte (reliure de l'époque signée COURTEVAL). Élégant recueil manuscrit d'extraits d'oeuvres dramatiques, vraisemblable exemplaire de présent au deuxième consul. L'ouvrage est illustré de 5 dessins originaux d'une grande finesse d'exécution: 6 vignettes placées en culs-de-lampe, et un premier dessin qui représenterait la dédicatrice à l'oeuvre, découpé et rapporté dans un insert pour être placé en frontispice. Sont cités principalement Voltaire (Zaïre, Adélaïde du Guesclin, Alzire, Marimane, Brutus, Oreste, Olympie, Mérope, Mahomet le prophète, Sophonisbe, Sémiramis, Catilina, L'orphelin de la Chine, Tancrède, Le Triumvirat, La mort de César), Jean Racine (Bérénice, Phèdre, Andromaque, Esther, Athalie, Mithridate, Bajazet, Britannicus, Iphigénie) et Pierre Corneille (Cinna, Sertoris, Horace, Le Cid, La mort de Pompée, Rodogune, Héraclius, Médée, Polyeucte). Pour ces deux derniers auteurs, la copiste a rédigé une courte biographie. On ajoutera Thomas Corneille (Ariane), Jean-Jacques Lefranc de Pompignan (Didon), Edme-Louis Billardon de Sauvigny (La mort de Socrate), Claude Guimond de la Touche (Iphigénie en Tauride), Jean de Rotrou (Vencenlas), Crébillon père (Athée et Thyreste, Rhadamiste et Zénobie, Électre), Jean-Baptiste Vivien de Chateaubrun (Les Troyennes), Jean-François Ducis (Abufar [pièce la plus tardive du recueil, créée en 1795], et un Othello librement adapté de Shakespeare), Antoine Vincent Arnault (Oscar), Jean-Baptiste-Louis Gresset (Edouard III) et enfin Jean-François de la Harpe (Warwick, Mélanie), qui apparaît également en traducteur de Sophocle (Électre) et d'Euripide (Hécube). Luxueusement relié par Courteval, relieur parisien actif de 1798 à 1835, souvent désigné comme l'inventeur de la gaufrure. Lesné, qui comme les auteurs cités dans le manuscrit goûtait l'alexandrin, dressait ainsi son portrait: « Courteval épura le goût de la reliure / Ses ouvrages seront recherchés de tous temps, / Des fameux amateurs, des riches et des grands; / Long-temps ils en feront leurs plus chères délices; / Mais des grands ouvriers admirez les caprices: / Courteval de son art se montre si jaloux, / Qu'au dire des relieurs c'est le plus grand des fous. / Il travaille tout seul, et de peur de malfaire, / Prend très peu d'ouvriers, et jamais d'ouvrière [...] » (pp. 27-28). Lesné, Mathurin-Marie. La Reliure, poëme didactique en six chants. Paris: Lesné/Nepveu, 1820. Provenance : Jean-Jacques-Régis de Cambacérès (1753-1824), chiffre " JC " sur les plats de l'étui. Cambacérès fit son entrée en politique à la Révolution comme président du tribunal criminel de Montpellier. Élu député de l'Hérault à la Convention Nationale de 1792, il participa au procès de Louis XVI. S'opposant dans un premier temps à l'exécution du roi, il se rapprocha des Montagnards et réclama finalement la mort sans délai. Ce revirement de position lui assura un rôle d'importance au sein de la Convention. Il occupa ensuite les postes de président du Conseil des Cinq-Cents (1796) puis de Ministre de la Justice (1799). Au lendemain du coup d'état du 18 brumaire, Cambacérès, " caution révolutionnaire " du nouveau régime, siégea comme Deuxième consul aux côtés de Napoléon Bonaparte et de Charles-François Lebrun avant d'être nommé archichancelier de l'Empire. Mené à présider conseils et séances du Sénat en l'absence de Napoléon, assurant l'intérim lors des guerres de la Quatrième Coalition, il disputa au Prince Joseph Bonaparte la place de 2e personnage de l'Empire; Joseph Pinaud le décrira ainsi comme " plus qu'un numéro deux, moins qu'un numéro un " (Cambacérès, 2018). Les ouvrages de la bibliothèque de Cambacérès, reliés pour la plupart en maroquin rouge ou vert, portent tous son chiffre ou ses armes. Frottements à l'étui, petite tache brune marginale à quelques feuillets.
Paris : Éditions René Kieffer, 1925. RELIURE ÉDITEUR LUXE, EXEMPLAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE PERSONNELLE DE RENÉ KIEFFER
In-8° (240 x 193 mm) [1] pl. - [1] f. bl. - [3] ff. - 141 pp. - [3] ff. - [29] pl. - [1] f. bl., maroquin brun, dos lisse orné d'un décor doré à la plaque, décor doré à la plaque sur les plats, encadrement intérieur d'un quintuple filet doré, contregardes et gardes de papier, tête dorée, couvertures et dos conservés, étui bordé (reliure signée RENÉ KIEFFER au contreplat supérieur et avec son étiquette estampée sur la première garde blanche). Un des 50 premiers exemplaires sur Japon (n° 17) enrichi d'une aquarelle originale inédite signée (dessin non retenu) et d'une suite des gravures sur pelure du Japon. Suivent 20 exemplaires sur vélin de cuve (avec un dessin original et une suite) et 480 exemplaires sur vélin de cuve pour un tirage total de 550 exemplaires numérotés. Reliure éditeur « luxe » réalisée en maroquin (plutôt qu'en veau pour la plupart des exemplaires) avec le décor estampé à l'or (plutôt qu'à froid): au dos, une bourse dont se déversent des pièces; sur les plats, deux femmes nues dansant sur fond de forêt. L'étui est recouvert de papier pailleté d'or. Cette édition est illustrée de 33 compositions au trait de Joseph Hémard, mises en couleurs au pochoir. Kieffer la présente dans le premier numéro du Livre d'or du Bibliophile, paru en 1925, puis, la même année, au Salon d'Automne. L'exemplaire est décrit par Sanjuan. Dans ce conte paru pour la première fois en 1768, Voltaire s'attaque aux conceptions économiques des physiocrates, qui défendent l'idée d'un impôt unique sur les produits agricoles. Joseph Hémard (Mureaux: 1880 - Paris: 1961) débute comme décorateur de papier peint, puis contribue à plusieurs journaux humoristiques (Les Hommes du Jour, Le Rire, l'Assiette au Beurre, etc.). En 1912 paraît aux éditions du Sourire Trente tableaux d'Histoire de France, dont il signe à la fois le texte et l'illustration: échec critique retentissant. Kieffer fait cependant appel à lui pour l'édition D'ung paouvre qui avait nom le Vieulx par chemins qu'il dirige chez Crès (1914). Le succès est cette fois au rendez-vous, marquant le début d'une fructueuse collaboration: Hémard illustrera pour les éditions Kieffer 9 ouvrages qui compteront parmi leurs plus grands succès commerciaux. Nombre des illustrateurs dits "humoristiques" auxquels Kieffer fera appel choisiront d'ailleurs de s'inspirer du style de Hémard. Bibliographie : Monod 11417; Sanjuan 54. Dos insolé.
A Amsterdam, aux dépens de la Compagnie, 1764. 3 vol. in-12, rel. de l'époque pleine-basane fauve, dos à nerfs orné de caissons dorés fleuris aux fers dorés, pièce de titre de cuir blond, filet doré sur les coupes, tranches rouges ; 369, 360 et 382 pp.
Bel exemplaire de l'une des oeuvres majeures de Voltaire, publiée pour la première fois à Berlin en 1751 sous le pseudonyme de M. de Francheville. Le 3e volume contient le Catalogue des enfants de Louis XIV ainsi que le Catalogue alphabétique de la plupart des écrivains français qui ont paru dans le siècle de Louis XIV. Un petit trou de vers en queue du tome 1, un coin lég. émoussé. - Frais de port : -France 8,4 € -U.E. 10 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 33 €)