RACINE (Jean) ; CORNEILLE (Pierre) ; VOLTAIRE [Arouet (François-Marie)] ; ETC.
Reference : 956
S. l. : s. d. (vers 1800). UN ÉLÉGANT RECUEIL MANUSCRIT DE MORCEAUX DRAMATIQUES DES XVIIE ET XVIIIE SIÈCLES, DE LA BIBLIOTHÈQUE DE CAMBACÉRÈS
In-8° (185 x 116 mm), [2] ff. - 254 pp. (dont 1 p. bl.) manuscrites à l'encre brune, papier au filigrane au cornet (Gaudriault, pl. 54 n° 409, 1777) maroquin rouge à grain long, dos lisse orné, encadrements de filets et roulettes sur les plats, roulette sur les coupes, double-roulette intérieure, garde de soie bleu ciel moirée avec encadrement d'une roulette, charnières de maroquin rouge, tranches dorées, étui de maroquin vieux rouge à grain long, encadrement de roulettes et filets sur les plats avec chiffre au centre, ruban de soie verte (reliure de l'époque signée COURTEVAL). Élégant recueil manuscrit d'extraits d'oeuvres dramatiques, vraisemblable exemplaire de présent au deuxième consul. L'ouvrage est illustré de 5 dessins originaux d'une grande finesse d'exécution : 6 vignettes placées en culs-de-lampe, et un premier dessin qui représenterait la dédicatrice à l'oeuvre, découpé et rapporté dans un insert pour être placé en frontispice. Sont cités principalement Voltaire (Zaïre, Adélaïde du Guesclin, Alzire, Marimane, Brutus, Oreste, Olympie, Mérope, Mahomet le prophète, Sophonisbe, Sémiramis, Catilina, L'orphelin de la Chine, Tancrède, Le Triumvirat, La mort de César), Jean Racine (Bérénice, Phèdre, Andromaque, Esther, Athalie, Mithridate, Bajazet, Britannicus, Iphigénie) et Pierre Corneille (Cinna, Sertoris, Horace, Le Cid, La mort de Pompée, Rodogune, Héraclius, Médée, Polyeucte). Pour ces deux derniers auteurs, la copiste a rédigé une courte biographie. On ajoutera Thomas Corneille (Ariane), Jean-Jacques Lefranc de Pompignan (Didon), Edme-Louis Billardon de Sauvigny (La mort de Socrate), Claude Guimond de la Touche (Iphigénie en Tauride), Jean de Rotrou (Vencenlas), Crébillon père (Athée et Thyreste, Rhadamiste et Zénobie, Électre), Jean-Baptiste Vivien de Chateaubrun (Les Troyennes), Jean-François Ducis (Abufar [pièce la plus tardive du recueil, créée en 1795], et un Othello librement adapté de Shakespeare), Antoine Vincent Arnault (Oscar), Jean-Baptiste-Louis Gresset (Edouard III) et enfin Jean-François de la Harpe (Warwick, Mélanie), qui apparaît également en traducteur de Sophocle (Électre) et d'Euripide (Hécube). Luxueusement relié par Courteval, relieur parisien actif de 1798 à 1835, souvent désigné comme l'inventeur de la gaufrure. Lesné, qui comme les auteurs cités dans le manuscrit goûtait l'alexandrin, dressait ainsi son portrait : « Courteval épura le goût de la reliure / Ses ouvrages seront recherchés de tous temps, / Des fameux amateurs, des riches et des grands ; / Long-temps ils en feront leurs plus chères délices ; / Mais des grands ouvriers admirez les caprices : / Courteval de son art se montre si jaloux, / Qu'au dire des relieurs c'est le plus grand des fous. / Il travaille tout seul, et de peur de malfaire, / Prend très peu d'ouvriers, et jamais d'ouvrière [...] » (pp. 27-28). Lesné, Mathurin-Marie. La Reliure, poëme didactique en six chants. Paris : Lesné/Nepveu, 1820. PROVENANCE : Jean-Jacques-Régis de Cambacérès (1753-1824), chiffre « JC » sur les plats de l'étui. Cambacérès fit son entrée en politique à la Révolution comme président du tribunal criminel de Montpellier. Élu député de l'Hérault à la Convention Nationale de 1792, il participa au procès de Louis XVI. S'opposant dans un premier temps à l'exécution du roi, il se rapprocha des Montagnards et réclama finalement la mort sans délai. Ce revirement de position lui assura un rôle d'importance au sein de la Convention. Il occupa ensuite les postes de président du Conseil des Cinq-Cents (1796) puis de Ministre de la Justice (1799). Au lendemain du coup d'état du 18 brumaire, Cambacérès, « caution révolutionnaire » du nouveau régime, siégea comme Deuxième consul aux côtés de Napoléon Bonaparte et de Charles-François Lebrun avant d'être nommé archichancelier de l'Empire. Mené à présider conseils et séances du Sénat en l'absence de Napoléon, assurant l'intérim lors des guerres de la Quatrième Coalition, il disputa au Prince Joseph Bonaparte la place de 2e personnage de l'Empire ; Joseph Pinaud le décrira ainsi comme « plus qu'un numéro deux, moins qu'un numéro un » (Cambacérès, 2018). Les ouvrages de la bibliothèque de Cambacérès, reliés pour la plupart en maroquin rouge ou vert, portent tous son chiffre ou ses armes. Frottements à l'étui, petite tache brune marginale à quelques feuillets.
VOLTAIRE [AROUET (François-Marie)] ; SAUVAGE (Sylvain [ROY (Félix)], ill.)
Reference : 1137
Paris : Chez René Kieffer, 1922. « LA LECTURE AGRANDIT L'ÂME, ET UN AMI ÉCLAIRÉ LA CONSOLE. », EXEMPLAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE PERSONNELLE DE RENÉ KIEFFER
Petit in-12° carré (169 x 159 mm), [2] ff. bl. - 183 pp. - [1] f. - [2] ff. bl. veau brun, dos lisse orné, décor à froid à la plaque sur les plats, contregardes et gardes de papier à décor géométrique, tête dorée, couvertures et dos conservés (reliure signée RENÉ KIEFFER au contreplat supérieur et avec son étiquette estampée sur la première garde blanche). Un des 500 exemplaire sur vélin blanc (n° 260), tirage courant après 40 exemplaires sur papier du Japon avec une suite des illustrations sur papier de chine. Il est truffé d'une lettre autographe signée de Sylvain Sauvage à propos des illustrations pour l'Amour et Psyché. René Kieffer ajoute, au crayon : « ce titre a été remplacé par l'Ingénu de Voltaire ». L'ouvrage est illustré de 38 vignettes colorées, 20 au début de chaque chapitre et 18 à la fin. Dans ce premier travail d'illustration, Sylvain Sauvage capture des instants frivoles mettant en scène des personnages habillés à la mode du XVIIIe siècle. Martin Valotaire commente : « cette première expérience de l'artiste donne l'impression d'une chose déjà très personnelle, avec la marque d'un sens décoratif qui ne s'indique ici que pour s'affirmer clairement dans les ouvrages qui vont suivre, et s'élever très vite au niveau d'une maîtrise rarement égalée. » (Sanjuan p. 303). Membre de la Société des artistes décorateurs et directeur de l'École Estienne, Sylvain Sauvage (Baume-les-Messieurs : 1888-Paris : 1948), figure importante du mouvement Art déco, est découvert comme illustrateur par René Kieffer. Il a illustré de nombreux ouvrages, souvent par l'eau-forte ou la gravure sur bois associées à la technique du pochoir. Il travaille de nouveau pour Kieffer pour les Contes de Jacques Tournebroche et Les bijoux indiscrets. Sylvain Sauvage devient à son tour éditeur. A la fois conte philosophique et roman d'apprentissage, L'Ingénu dénonce l'abus de pouvoir et la religion. Voltaire le présente comme « véritable, tirée des manuscrits du Père Quesnel », janséniste notoire. Monod 11421 ; Sanjuan 35 (Planche V). Dos légèrement insolé et quelques frottements.
A Leipsick (i.e. Geneve, Cramer, (et s.l.) 1765 et 1768. 8°. VIII, 319 p.; 106 p., Reliure plein veau d'époque, pièce de titre rouge, décor doré.
I: Bengesco 1899. - "C'est par erreur que Bengesco a distingué ces ex., qui présentent tous un "errata" à la p. 319. - Le "Recueil" a été publié en 1766 d'après la "Correspondance littéraire". - Des huit pièces contenues dans le "Recueil", les deux premières seules ne sont pas de Voltaire. Ce sont : 1. "Analyse de la religion chrétienne, par Dumarsais" ; 2. "Le Vicaire savoyard, tiré du livre intitulé "Émile" de J.-J. Rousseau" ; 3. "Catéchisme de l'honnête homme, ou Dialogue entre un caloyer et un homme de bien" ["traduit du grec vulgaire par D. L. F. R. C. D. C. D. G."] ; 4. "Sermon des cinquante suivant la cinquième édition : on l'attribue à M. Du Martaine, ou Du Marsay, d'autres à La Métrie, mais il est d'un grand prince très instruit" ; 5. "Examen important par Milord Bolingbroke, écrit sur la fin de 1736" ; 6. "Dialogue du douteur et de l'adorateur" ; 7. "Les Dernières paroles d'Épictète à son fils" ; 8. "Idées de La Mothe Le Vayer". - Les cinq premières de ces pièces sont précédées d'un faux titre particulier" (Note de la BNF). - II: Bengesco 1483. Edition faite d'après la première édition de Genève, avec l'errata imprimé aux v° du feuillet de la table, celui-ci étant plancé aprés le titre. (Note BNF). - Coiffe légèrement frottée. Quelques feuilles brunis.
à Paris, chez René Kieffer, 1925.
Bel exemplaire broché (240x190mm) à couverture rempliée, illustrée par un bandeau gravé, 108 pages. Tirage numéroté (186/550), un des 500 ex. sur vélin blanc de cuve, après 50 ex sur Japon. Avec 12 compositions pleine page en couleurs de Barte. Conte philosophique publié en 1768 au cours duquel Voltaire (1694-1778) invite le lecteur à une véritable odyssée amoureuse -en quête du pays des Gangarides-, prétexte à découvrir les différents régimes politiques de l’époque. Ouvrage en très bon état.
1777 Londres [Amsterdam], s. n. e [Marc-Michel Rey], 1777. In-8° (195 x 125 mm) de [2, titre et errata au verso]-188 pp. Seconde édition, parue lannée même de loriginale. Reliure en plein veau marbré, dos à nerfs orné, pièce de titre olive (reliure dépoque); coiffes manquantes, charnières frottées et coins émoussés, mais reliure tout à fait solide.«Un chrétien contre six juifs» est une réponse de Voltaire aux « Lettres des quelques juifs portugais et allemands à M. de Voltaire », publiées par labbé Antoine Guénée (1717 1803) pour la première fois en 1769. Cette édition forme en faitle tome XIV deLEvangile du jour. On trouve aux pp. 172 188 quelques poésies (dont toutes ne sont pas de Voltaire), une lettre à M. de la Harpe, signée le maquis de C***, la lettre de Voltaire à labbé de la Chau, du 21 mars 1776, enfin les Remontrances du pays de Gex, rédigées par M. de Voltaire» ( Bengesco II, 1860). Ex-libris héraldique rectangulaire imprimé en rouge: Brisset.
[Voltaire] VADé, Guillaume, pseudonyme de Arouet, François-Marie dit Voltaire
Reference : 102396
(1764)
S.n.l. 1764 In-8 20 x 12,5 cm. Reliure de l’époque veau havane marbré, dos lisse ornés de fers dorés, pièce de titre maroquin grenat, page de faux-titre, page de titre ornée d’une vignette figurant des instruments d’astronomie, XVI-386 pp., [2] pp. de table. Reliure et coins légèrement frottés, pages de garde brunies en marge, intérieur frais avec infimes rousseurs.
En 1764 paraît anonymement un recueil intitulé Contes de Guillaume Vadé : il comprend sept contes en vers, deux en prose, et un assortiment hétéroclite de textes dont certains ont déjà été publiés, et qui laissent donc peu de doutes sur l’identité de l’auteur : Voltaire. Contient : Préface de Catherine Vadé - Ce qui plaît aux dame - L’Education d’un prince - L’Education d’une fille - Les Trois Manières - Thélème et Macare - Azolan - L’Origine des métiers - Le Blanc et le noir - Jeannot et Colin - Supplément du Discours aux Welches - De l’histoire - Des fêtes - Lettre de M. Cubstorf - Lettre de M. Clocpitre à M. Eratou. Bon état d’occasion
[page de titre absente] - [Kehl], de l'Imprimerie de la société littéraire typographique, 1785. Un vol. au format in-12 (178 x 113 mm) de 1 f. bl., 536 pp. et 1 f. bl. Reliure de l'époque de plein veau glacé porphyre, filet sinusoïdal et guirlande dorés encadrant les plats, dos lisse richement orné d'un filet d'encadrement dorés, caissons d'encadrement dorés, caissons dentelés dorés, roulettes dorées, larges fleurons dorés, semis de pointillés dorés, pièces de titre de maroquin ébène, titre doré, palette dorée en tête et queue, jeu de petits filets obliques dorés sur les coupes, tranches jaspées.
Exemplaire complet en tant que tel appartenant aux Oeuvres complètes de Voltaire dans l'édition dite de ''Kehl''. ''Cette célèbre édition était la plus complète, la plus belle et la mieux ordonnée qui eût paru jusqu'alors des Oeuvres de Voltaire. C'est sous le point de vue typographique que Beaumarchais mérite des éloges''. (in Brunet). Exemplaire recelant une planche gravée. Tout comme dans son Histoire de Charles XII, Voltaire laisse ici entrevoir son admiration à l'égard des «souverains civilisateurs». Mais s'indignant aussi face aux atrocités dont sont capables les hommes, fussent-ils de grands rois. Le supplice infligé à Patkul, les batailles sanglantes auxquelles se livrent les soldats sont autant de preuves de la barbarie humaine. Telle sera, entre autre, la leçon développée plus tard dans son Essai sur les mœurs. Graesse VII, Trésor de livres rares et précieux, p. 390 - Brunet V, Manuel du libraire et de l'amateur de livres, 1353 - Cioranescu III, Bibliographie de la littérature française du XVIIIème siècle, 63884 - Rahir, La Bibliothèque de l'amateur, p. 679. Angles et coiffe supérieure élimés. Page de titre absente. Quelques claires rousseurs dans le texte (exception faite d'un cahier qui en est davantage pourvu) et feuillets parfois légèrement oxydés. Un feuillet légèrement déréglé. Du reste, bonne condition.
[page de titre absente] - [Kehl], de l'Imprimerie de la société littéraire typographique, 1785. Un vol. au format in-12 (178 x 113 mm) de 1 f. bl., 538 pp. et 1 f. bl. Reliure de l'époque de plein veau glacé porphyre, filet sinusoïdal et guirlande dorés encadrant les plats, dos lisse richement orné d'un filet d'encadrement dorés, caissons d'encadrement dorés, caissons dentelés dorés, roulettes dorées, larges fleurons dorés, semis de pointillés dorés, pièces de titre de maroquin ébène, titre doré, palette dorée en tête et queue, jeu de petits filets obliques dorés sur les coupes, tranches jaspées.
Exemplaire complet en tant que tel appartenant aux Oeuvres complètes de Voltaire dans l'édition dite de ''Kehl''. ''Cette célèbre édition était la plus complète, la plus belle et la mieux ordonnée qui eût paru jusqu'alors des Oeuvres de Voltaire. C'est sous le point de vue typographique que Beaumarchais mérite des éloges''. (in Brunet).. Voltaire célèbre ici les idées progressistes des Lumières, fait état des avancées culturelles, techniques et économiques réalisées au cours du règne de Louis XV. Graesse VII, Trésor de livres rares et précieux, p. 390 - Brunet V, Manuel du libraire et de l'amateur de livres, 1353 - Cioranescu III, Bibliographie de la littérature française du XVIIIème siècle, 63884 - Rahir, La Bibliothèque de l'amateur, p. 679. Coiffe inférieure arasée. Page de titre absente. Cerne claire en marge de quelques feuillets. Quelques claires rousseurs dans le corps d'ouvrage. Derniers feuillets légèrement oxydés. Nonobstant, belle condition.
Paris, 1775 (gez.) 1775 Kupferstich (Voltaire im Bett liegend von Personen umgeben) von Neé und Masquelier nach Non. Bildgrösse: 14,5 x 18 cm. Blattgrösse: 19,5 x 23 cm.
Leicht fleckig.
AROUET (François-Marie de, dit VOLTAIRE) - MAUGE (Roger, ill. de).
Reference : 31388
(1947)
Chamonix, chez Jean Landru, (1947). Un vol. au format pt in-4 (265 x 207 mm) de 193 pp., en feuilles, sous couverture illustrée à rabats rempliés et étui-chemise de plein cartonnage gris-perle, dos lisse, titre frappé à l'oser lie-de-vin.
Soigneuse réalisation. Un des exemplaires du tirage numéroté sur vélin de Rives. Il s'agrémente - ici en premier tirage - de spirituelles compositions en couleurs de Roger Mauge. ''Dans ce siècle du voyage et de la philosophie, Zadig entreprend son apprentissage dans un univers partagé entre le bien et le mal. Trahi par Sémire et Azora, déçu par l'amour, Zadig trouve refuge dans la nature, qui est à l'image de Dieu. Remarqué par le roi d'Égypte Moabdar, il retourne dans le tourbillon du monde et devient Premier ministre. Séduit par la reine Astarté et menacé par la jalousie du roi, il fuit bientôt Babylone. C'est l'occasion pour lui d'un retour sur soi et d'une réflexion sur les caprices de la fatalité. Au hasard des aventures qu'il croise sur son chemin en compagnie de l'ermite, Zadig devient l'incarnation de la Providence, dont les voies restent par ailleurs impénétrables. L'ange Jesrad lui révélera une partie des mystères de la Destinée. Si l'homme est sans cesse tiraillé entre liberté et déterminisme, il semble bien devoir les concilier. Et c'est là sans doute la seule vérité qui nous soit accessible.'' Légers défauts affectant les coupes de l'étui. Du reste, très belle condition.
1757 S. l., s. n. e., 1757. Sept volumes in-8° (127 x 202 mm) de [2]+VIII+336 / [2]+IV+335+[1bl] / [2]+IV+334+[2bl] / [2]+IV+326+[2bl] / [2]+IV+335+[1bl] / [2]+II+344 / [4]+332 pages, avec les pages de titre en noir et rouge. Reliures de lépoque, probablement allemandes, en pleine basane marron, dos à nerfs ornés, pièces de titre en maroquin rouge et pièces de tomaison en noir, tranches rouges. Menus accrocs à quelques coiffes, plats un peu frottés et coins légèrement émoussés; sinon reliures en très bel état. La dernière page du volume I présente de nombreuses taches claires; la moitié inférieure de la page de titre du volume II manque; manque également un feuillet de garde blanc au volume V. Dans lensemble cependant un exemplaire en très bonne condition.
Bengesco I, page 332, no 1163: «Réimpression faite en Hollande, sur un exemplaire de lédition de 1756 [loriginale, chez Cramer à Genève]; le tome VII contient une Table générale (alphabétique) des matières». Très bon
AROUET (François-Marie de, dit VOLTAIRE) - GROOS (René, annotations de).
Reference : 29482
(1961)
S.l., Gallimard / Bibliothèque de la Pléiade, (1950). Un vol. in-12 (173x 107 mm) de v - 720 pp. Reliure d'édition de plein skyvertex bleu-roi, dos lisse orné d'un jeu de filets dorés, titre doré, tête bleue.
- Angles, coupes et dos légèrement élimes. Du reste, bonne condition.
Zürich, Les belles feuilles, 1942. 4°. (2) Bl., 115 (4) S., (2) Bl. Mit 1 Frontispiz, mehreren Textillustr. u. der Suite in 12 losen Tafeln nach Holzschnitten von Imre Reiner. Lose Bogen in illustr. brosch. Orig.-Umschlag sowie Suite in Bütten-Mappe, zus. in Halbpergament-Chemise u. Orig.-Pappschuber (dieser leicht berieben u. lichtrandig).
SIK II, 856 (für Reiner). - Unnumeriertes, nicht signiertes Ex. von 170 (GA 232) mit kompletter Suite (in dieser Form normalerweise numeriert u. signiert) des ersten Druckes der "Belles Feuilles" auf Rives-Bütten. Imre Reiner (1900-1987, geb. in Ungarn), war in den 20er Jahren als Graphiker in London, Paris, New York und ab 1931 in Ruvigliana bei Lugano als Maler, Typograph, Graphiker u. Illustrator tätig.
La Henriade de Voltaire conservé dans son maroquin de l’époque mosaïqué et armorié, condition d’exception pour un livre imprimé au cours de la Révolution française. Paris, P. Didot, fils aîné de F.A. Didot l’aîné, 1790. Grand in-4 de 1 portrait, 1 pl. hors-texte, xl pp., 222 pp., (1) f., 12 planches hors-texte. Plein maroquin rouge à grain long, plats richement ornés de filets, grecque et roulette dorées, dos à faux-nerfs mosaïqué avec incrustation de bandeaux de maroquin vert, pièces de titre et de tomaison en maroquin vert, chiffre doré du prince Albert de Saxe-Teschen répété cinq fois dans les entre-nerfs, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure armoriée et mosaïquée de l’époque. 308 x 228 mm.
Le premier ouvrage publié par Didot Fils et l’un des plus rares et des plus beaux livres illustrés du XVIIIe siècle. Bengesco, n404; Brunet, V, 1361. «Cette édition, très correcte, ne fut imprimée qu’à 250 exemplaires, sur le plus beau papier vélin d’Angoulême, avec de nouveaux caractères gravés exprès et tout récemment, par Firmin Didot. C’est le premier ouvrage auquel Didot fils aîné ait donné ses soins». La Henriade, poème de Voltaire, parut en 1723. Le personnage principal est le sage roi Henri IV qui met fin par son abjuration aux graves querelles religieuses du temps qui opposent catholiques et calvinistes. Exemplaire magnifique, tout à fait exceptionnel, imprimé sur grand papier vélin enrichi de dix figures par Moreau, gravées par Dambrun, de Launay, Duclos, Guttenberg, Helman, Lingée, Patas, Romanet, Simonet et Trière, un portrait de Henri IV, par Porbus, gravé par Tardieu, un portrait ajouté de Voltaire, gravé par Langlois, d’après La Tour, et le portrait de Frédéric-Guillaume de Prusse par Moreau le jeune. Cette édition des œuvres de Voltaire ne se trouve pour ainsi dire jamais en maroquin armorié de l’époque puisqu’elle fut imprimée en pleine Révolution française. Exemplaire unique, imprimé sur grand papier, relié en maroquin rouge décoré de l’époque avec incrustation de mosaïques de maroquin vert pour le Prince Albert de Saxe-Teschen dont il porte le chiffre répété au dos du volume et l’étiquette de bibliothèque, et son épouse, la sœur de la reine de France, Marie-Antoinette. «Albert, duc de Saxe-Teschen, épousa, en 1766, l’archiduchesse Christine, fille de l’empereur François Ier et sœur de Marie-Antoinette, reine de France, et il fut nommé, conjointement avec Christine, au gouvernement des Pays-Bas autrichiens. Il maniait fort habilement le crayon et le burin. C’est d’après ses dessins et sous sa direction qu’a été construit le superbe château de Laeken, près de Bruxelles. Il fonda l’Albertina à Vienne». Les bibliographes ne mentionnent aucun autre exemplaire relié en maroquin de l’époque mosaïqué et armorié.
Exceptionnel exemplaire de l’édition originale relié en maroquin de l’époque armorié, condition absolument rarissime pour cette œuvre précoce de Voltaire. Genève [Rouen], Jean Mokpap [Viret], 1723. In-8 de viii pp., 231 pp., (1) f. bl, enrichi du portrait de Voltaire peint par La Toure. Plein maroquin olive, triple filet doré autour des plats, armoiries frappées or au centre, dos à nerfs finement orné, roulette intérieure, coupes décorées, tranches dorées sur marbrures. Reliure en maroquin armorié de l’époque. 184 x 113 mm.
Exceptionnel exemplaire de l’édition originale relié en maroquin de l’époque armorié, condition absolument rarissime pour cette œuvre précoce de Voltaire. Les originales de Voltaire en maroquin armorié valent jusqu’à dix fois le prix des exemplaires reliés en veau de l’époque. Rare édition originale imprimée secrètement à Rouen par le libraire Viret, Voltaire s’étant vu refuser la permission de l’imprimer en France. Poème en neuf chants écrits en alexandrins, La Ligue est une composition mêlant savamment événements réels et fictions puisées dans l’univers du merveilleux. Le sujet central du poème est le siège de Paris par Henri de Navarre, futur Henri IV. Voltaire trace le portrait d’un souverain idéal, ennemi de tous les fanatismes. L’œuvre, remaniée par l’auteur, paraîtra en 1728 sous le titre de La Henriade. (Bengesco, I, 360 ; L’œuvre imprimée de Voltaire à la Bibliothèque Nationale, 1669). «L’œuvre garde aujourd’hui encore de 1’importance par les sentiments profonds de tolérance religieuse et civile qui l’animent. Henri, ce héros de prédilection de la France, personnifie aussi le type de souverain éclairé qu’attendaient les gens cultivés de cette époque et dont le ‘Siècle des Lumières’ fixera définitivement les caractéristiques.» En 1584, la mort de l’héritier du trône François duc d’Alençon, et l’acceptation comme héritier par le roi de son plus proche parent en ligne masculine, le roi Henri iv, protestant, alimentent les tensions entre protestants et catholiques. Henri de Guise prend la tête d’une nouvelle Ligue. La Ligue déclare vouloir rétablir la religion unique et soustraire le roi à l’emprise de ses favoris. Ce n’est pas un hasard si Voltaire rédige La Ligue en 1723 alors que le régent, le Duc d’Orléans, vient de mourir. A son arrivée au pouvoir Louis XV poursuit la législation antiprotestante de Louisxiv. Voltaire voulut dédicacer son ouvrage au jeune Louis XV mais ce dernier refusa et la censure exigea des suppressions au texte auxquelles l’auteur ne consentit. Voltaire va alors décider de le faire imprimer secrètement à Rouen. C’est donc dans un climat d’hostilité aux protestants que paraît cette ode à Henri iv roi protestant et hymne à la tolérance, véritable satire contre le pape Clément xi qui va attiser la haine des catholiques. Précieux et rarissime exemplaire relié en maroquin olive de l’époque aux armes de Machault d’Arnouville (1667-1750). Louis-Charles de Machault, seigneur d’Arnouville, fils de Jean-Baptiste, conseiller au Parlement de Paris, et de Madeleine-Catherine de Villemontée, né le 13 juillet 1667, devint conseiller au Grand Conseil le 17 janvier 1691, maître des requêtes le 1er mars 1694 et intendant et conseiller du conseil de commerce ; il fut pourvu de la charge de lieutenant général de police de la ville de Paris le 28janvier 1718, à la suite de d’Argenson ; ayant résigné cette fonction le 5 janvier 1720, il fut nommé conseiller d’État la même année, chef du conseil de la duchesse d'Orléans et premier président du Grand Conseil en 1740. Il mourut à Paris le 10 mai 1750. Il avait épousé Françoise‑Élisabeth Milon le 19 février 1709. (Olivier-Hermal, pl. 2153).
Précieux exemplaire à marges immenses (hauteur 175 mm) des bibliothèques Lurde et Ruble. Louvain (Francfort?), 1755. Petit in-8 de (2) ff., 161 pp. Plein maroquin citron, chiffre doré dans les angles des plats, dos à nerfs orné du même chiffre doré et répété, double filet or sur les coupes, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Motte. 175 x 105 mm.
Édition originale et premier tirage – rarissime - de l’un des chefs-d’œuvre du siècle des Lumières, attaque violente de Voltaire contre la superstition et la religion. Bengesco, i, 478; Le Petit, Éditions originales françaises, pages 546-547; Catalogue de livres rares du baron de Ruble, n°261 (le présent exemplaire); La Pucelle a été condamnée par décret de la cour de Rome du 20 janvier 1757 (Index librorum prohibitorum. Modoetioe, 1850. In-16, p. 262). En septembre 1757, à Paris, huit particuliers, imprimeurs et relieurs, furent condamnés au carcan dans la Grève, et à trois ans de bannissement, par suite de la découverte d’une imprimerie clandestine trouvée dans la rue de Seine, faubourg Saint-Victor, et où, dit Barbier, «il s’agissait de vers contre des personnes constituées en dignités, de la Pucelle d’Orléans de Voltaire, et autres pareils ouvrages». «Longtemps désavoué par Voltaire qui ne s’en donnait pour l’auteur que dans l’intimité, ce poëme, devenu si fameux, parut d’abord en 1755». P. Larousse. «Cette satire ne respecte rien ni personne, témoin la visite de ce moine benêt, Lourdis, au royaume de la Sottise, où se trouvent réunies toutes les bêtises humaines et que le poète décrit minutieusement et avec verve: ainsi que le fameux épisode de la lutte céleste entre saint Denis, qui est pour les Français et saint Georges, qui en tient pour les Anglais. Aucun scrupule d’ordre moral ne trouble l’inspiration allègre de Voltaire; c’est cette désinvolture étincelante, jointe à la vivacité de la satire qui fait de ‘La Pucelle’ un chef-d’œuvre». Dictionnaire des Œuvres. «Le XIe chant et l’épisode de l’âne, le plus scabreux du poème, furent composés de 1738 à 1748; Voltaire, en voyant imprimé l’épisode de l’âne dans l’édition donnée par le capucin Maubert (Louvain, 1755, in-12), poussa les hauts cris et porta plainte au lieutenant de police, disant que c’était une infamie de le persécuter comme l’auteur de ce chant obscène; il est bien certain, cependant, qu’il est de lui, et quand il se plaignait «des vers détestables et des turpitudes révoltantes» dont les copies qui circulaient étaient pleines, il savait à quoi s’en tenir, car il en avait émaillé lui-même ces copies, afin de pouvoir les désavouer. Tout cela ne serait plus excusable aujourd’hui; mais il faut tenir compte de la situation de la presse à cette époque, de l’arbitraire qui la bâillonnait, du pouvoir qu’avait encore le clergé de faire brûler le livre et quelquefois l’auteur. Réduit à se cacher, Voltaire chargeait d’obscénités et de vers l’œuvre qu’il aurait voulu faire seulement badine». P. Larousse. Voltaire avait une affection particulière pour ce livre qu’il appelait «ma Jeanne». La composition de La Pucelle d’Orléans commencée en 1730 se fit progressivement sur une vingtaine d’années. Voltaire envoyait les chants à mesure de leur rédaction à des amis et relations, notamment M. d’Argental, le duc de La Vallière, Frédéric II de Prusse et la marquise de Pompadour, si bien que de nombreux manuscrits se trouvèrent en circulation. Des rumeurs contradictoires coururent: les unes laissaient entendre que Voltaire avait pris à son service des copistes pour produire de multiples manuscrits comportant des vers sulfureux et des turpitudes qu’il insérait à dessein. L’autre version des faits, plus officielle, affirmait que Voltaire était indigné par les altérations inadmissibles apportées à son poème. Cette réputation sulfureuse fit qu’« un véritable marché noir s’organisa et l’ont comptait, d’après les journaux de l’époque, plus de six mille copies donnant souvent un texte falsifié» ( BN, Voltaire, n°331). En 1755 parut enfin l’édition originale en quinze livres (par M. de V***, à Louvain) que Voltaire, par prudence, refusa d’assumer, fidèle en cela à son principe: « Les philosophes doivent être comme les petits enfants: quand ceux-ci ont fait quelque chose, ce n’est jamais eux, c’est le chat qui a tout fait.» La même année sortirent d’autres éditions à des enseignes différentes. La dispersion des lieux d’impression était le seul moyen de pallier la faiblesse de la production et la lenteur des transports. C’était aussi le meilleur moyen de tourner les interdictions. (Rappelons que La Pucelle sera condamnée par décret de la cour de Rome en janvier 1757, et que huit imprimeurs et relieurs furent condamnés la même année au carcan et à trois ans de bannissement! ). Voltaire se résolut, en 1762, à en donner une première édition officielle à Genève chez Cramer. Précieux et bel exemplaire à très grandes marges (hauteur 175 mm) provenant des bibliothèques Lurde et Ruble (Cat. 1899, n°261).
Luxueux exemplaire, l’un des 20 imprimés sur papier de Chine contenant la suite des eaux-fortes en double état. Paris, Librairie des Bibliophiles, rue Saint-Honoré, 1878. 7 tomes en 5 volumes grand in-8 ornés d’un portrait et de 11 eaux-fortes, l’ensemble en double-état, avant et avec la lettre. Maroquin rouge, triple filet encadrant les plats, dos à nerfs, double filet sur les coupes, tranches dorés. Reliure signée Chambolle-Duru. 214 x 130 mm.
Précieuse édition collective des romans de Voltaire regroupant ses plus grands succès, à savoir Zadig, Micromégas, Candide ou l’Optimisme, L’ingénu histoire véritable, La Princesse de Babylone, Lettres d’Amabed suivies du Taureau blanc. Bengesco, I, 1547 L’édition ouvre sur une préface d’Arsène Houssaye. L’un des 20 précieux exemplaires du tirage de tête imprimé sur papier de Chine (celui-ci portant le n°12) contenant une suite supplémentaire des eaux-fortes avant la lettre. L’illustration superbe se compose d’un portrait de Voltaire et de 11 eaux-fortes par Laguillermie. La suite d’eaux-fortes est ici présente en double état, avant et avec la lettre. Superbe exemplaire de ce tirage sur papier de Chine regroupant les plus grands romans de Voltaire, très finement relié en maroquin rouge par Chambolle-Duru. Provenance: Emile Monteaux avec ex-libris.
L’un des exemplaires imprimés sur grand papier fin. De l’imprimerie de la Société Littéraire typographique 1784-1789. 70 volumes. Grand in-8, maroquin vert, encadrement doré sur les plats, roulette intérieure et coupes finement ornées, dos lisses ornés de motifs dorés (certains légèrement passés), pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, tranches dorées. Quelques rousseurs inhérentes au papier. Reliure de l’époque. 245 x 150 mm.
[embed]https://streamable.com/ag8ywo[/embed] La plus célèbre édition – de Kehl – sur grand papier fin, des œuvres de Voltaire, publiée par Beaumarchais, avec des Avertissements et des Notes de Condorcet. Cohen 1042-1047. Cette édition est la plus complète, la plus belle et la mieux ordonnée parue jusqu’alors. Pour la première fois, y est donnée la volumineuse correspondance de l’auteur, plusieurs pièces de théâtre et autres morceaux curieux restés inédits. Nous sommes redevables à Beaumarchais de la qualité de cette édition de luxe car il mit tout en œuvre pour produire un livre remarquable: il racheta les caractères du grand typographe anglais Baskerville, acquit trois papeteries dans les Vosges, monta une imprimerie à Kehl (territoire à l’abri de la censure française) et dépensa une fortune pour se procurer lettres et manuscrits de Voltaire. La collection comporte de nombreuses illustrations d’après les dessins de Moreau le Jeune dont c’est le chef-d’œuvre. Ce dessinateur du Cabinet du roi, voyant annoncée l’édition de Kehl, grava les illustrations pour son propre compte et les publia en livraison; il céda plus tard les épreuves à Beaumarchais et elles furent jointes aux exemplaires de choix. Ces figures comprennent: une dédicace avec le portrait de Frédéric-Guillaume par Pourbus, 93 figures par Moreau, gravées par Baquoy, Croutelle, Dambrun, Delaunay, Delaunay jeune, Delignon, Duclos, Fosseyeux, Guttenbeerg, Halbou, Helman, Langlois, Lemire, Leveau, Lingée, De Longueil, Maquelier, Maviez, Patas, Romanet, Simonet, Tardieu et Trière, 14 portraits, 2 portraits et 2 frontispices supplémentaires, 1 plan, 1 tableau, 14 planches et l’introuvable titre gravé «Estampes destinées à orner L’édition in Octavo Dédiées à Son Altesse royale Le Prince de Prusse par J. M. Moreau, Paris, A.P.D.A.» Cette suite d’illustrations est un des chefs-d’œuvre de Moreau et se soutient sans défaillance d’un bout à l’autre pendant près d’une centaine de compositions. Superbe exemplaire conservé dans ses reliures uniformes en maroquin vert strictement de l’époque.
Cette édition originale de Candide est très rare. S.l. [Genève, Cramer], 1759. [Reliés à la suite] : II- [Maubert de Gouvest, Jean-Henri]. Ephraïm justifié. Mémoire historique et raisonné sur l’état passé, présent et futur des finances de Saxe... adressé par le Juif Ephraïm à son cousin Manasses d’Amsterdam. Nouvelle édition. Erlangen, 1758. III- [Du même]. Lettre du Prince de Prusse mourant, au Roi son frère. Erlangen, 1758. IV- [Rémond de Saint-Sauveur]. Remerciement d’un Particulier à Messieurs les Philosophes du Jour. V-[Coyer, Gabriel-François]. Lettre au R.P. Berthier sur le matérialisme. Genève (Paris), 1759. Soit 5 ouvrages reliés en 1 volumes in-12 de : I/ (1) f.bl., 299 pp. (signatures A-Nh), (1) f.bl. ; II/ viii pp., 103 ; III/ 23 pp. ; IV/ 8 pp. ; V/ 77 pp. L’encre noire a légèrement déchargé en transparence lors de l’impression de Candide. Reliure de l’époque en veau marbré, dos lisse orné de motifs dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges. Reliure de l’époque. 161 x 93 mm.
Véritable édition originale de Candide, « très rare et fort recherchée ». (Douze autres ont paru la même année). Elle est conforme aux caractéristiques données par A. Morize. « Il existe de Candide huit éditions différentes, publiées en 1759 sans nom de ville ni d’imprimeur, toutes tirées dans le même format, et ayant toutes un titre identique. De ces huit éditions, celle-ci est la première. » (Bengesco. B.N.F., En Français dans le texte). Dès le 2 mars 1759, Candide fut dénoncé au conseil de Genève qui ordonna la destruction du livre. Voltaire est le maître du pessimisme ironique. Eugène Marsan observe à cet égard : « De toutes ses veines, c’est celle-là qui a le moins souffert du temps. Ce qu’il avait de caduc dans sa poésie, de sec dans son histoire, de court dans sa philosophie a fini par rebuter, au lieu que le pessimisme du Candide a de plus en plus séduit ». Cette édition originale de Candide est très rare. II/ Edition originale de ce texte de Maubert de Gouvest. Voltaire a analysé un ouvrage de cet auteur. Celui-ci, ancien capucin, était devenu le secrétaire du roi de Pologne Stanislas Ier. Maubert de Gouvest (1721–1767), “successivement officier d'artillerie, capucin, calviniste, directeur des comédiens français en Allemagne” (Quérard), fulfilled the first of these roles at the Electoral court of Saxony in 1745, when he took part in the Battle of Dresden against Prussia. The present work compares these two nations, now engaged in the Seven Years War, in the form of a letter from a German Jew to his cousin in The Netherlands. Barbier II, cols 140–1; Goldsmiths' 9385; Quérard V, 629. III/ Maubert de Gouvest revendique dans sa correspondance avec Cobenzl la paternité de la Lettre du prince de Prusse mourant, au roi son frère (Erlangen, 1758). V/ Edition originale de cette lettre, hostile aux Philosophes, et qui sera pourtant insérée dans l’édition de 1773 des œuvres complètes de Diderot comme étant de sa main. Précieux exemplaire de cette réunion de textes du XVIIIe siècle, dont l’édition originale de Candide, conservé dans sa reliure en veau marbre de l’époque.
L’une des plus rares de Voltaire. Amsterdam, chez Changuion, [Genève, Cramer], 1765. In-8 de (1) f., viii-336pp., (1) f. d'errata. Veau moucheté glacé, dos à nerfs, pièce de titre de maroquin vieux rouge, filet or sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l'époque. 190 x 115 mm.
Véritable édition originale. Elle est peu commune. Bengesco n°1164, I.p.334; Cat. B.N. Voltaire n°3080; Le Petit, 554. La Philosophie de l'Histoire ou «les leçons que l'histoire enseigne aux philosophes» écrite pour instruire Madame du Châtelet, deviendra une vaste introduction à «l'Essai sur les mœurs et l'esprit des Nations» dédié à Catherine II de Russie. Publié sous le pseudonyme de Bazin, c'est un ensemble de questions historiques curieuses concernant l'Inde, la Chine, les juifs, les anges, les préjugés populaires, les génies. Il fut condamné et interdit en France dès 1765. Très bel exemplaire conservé dans sa reliure en veau moucheté glacé de l’époque.
Genève, Cramer, , 1765. 3 parties en 2 vol. in-8 de 376-388 pp. et 432 pp.[VOLTAIRE (François-Marie Arouet de)]. Avis au public sur les parricides imputés aux Calas et aux Sirven. [Genève, 1766]. In-8 de 34 pp.[VOLTAIRE (François-Marie Arouet de)]. Le philosophe ignorant. [Genève, Cramer], 1766. In-8 de VII-(1)-171 [sic pour 169] pp.Ensemble 1 vol. in-8, veau moucheté, dos orné à nerfs, pièces de titre maroquin rouge et de tomaison en maroquin brun, roulette dorée sur les coupes, tranches jaspées, petites épidermure sur les plats (reliure de l'époque).
1. Édition revue et augmentée. Ces trois premiers volumes des Nouveaux mélanges édités par Cramer à Genève, ont paru avec sans aucun doute le consentement de Voltaire et sa participation, avec un assez grand nombre d'éditions originales, et de pièces revues et corrigées de sa main. L'Avertissement rédigé par Voltaire et envoyé à Cramer pour être placé en tête du premier volume ne figure pas dans cette édition. Cette entreprise éditoriale connue une seconde et troisième étapes (cinq volumes publiés de 1768 à 1769, et onze publiés entre 1770 et 1776) qui marqua une certaine dérive avec des textes qui n'était pas de Voltaire et qu'il désavoua (J. Vercruysse, Les Mélanges : Le Cabas de M. Voltaire).2. Édition originale.3. Édition originale. Titre et texte encadrés.Provenance : bibliothèque de M. Brossays Duperrays (Avocat à Rennes ) avec son ex-libris armorié. L'Oeuvres imprimé de Voltaire à la BN, 111, 3955, 4075 ; Bengesco, 1723, 1731, 1732, 2212 ; Quérard, X, 340 (270).
Abbé BIG... [BIGORRE, pseudonyme de VOLTAIRE (François-Marie AROUET de)].
Reference : 5492
(1769)
A Amsterdam [Lausanne ?], chez Jean-Jacques du Fay [Grasset ?], 1769. 2 tomes reliés en 1 fort vol. in-8 (202 x 121 mm) de 1 f. bl., viii - 235 pp. ; viii - 235 pp. et 1 f. bl. Reliure de l'époque de plein veau marbré havane, filet à froid encadrant les plats, dos à nerfs orné de doubles caissons d'encadrement dorés, doubles filets dorés, jeu de filets obliques dorés sur les nefs, fleurons dorés, semis de pointillés dorés, pièce de titre de maroquin vieux-rouge, titre doré, palette dorée en queue, filet doré sur les coupes, toutes tranches rouges.
Seconde édition, en partie originale, publiée à la même date que la première. ''Traumatisé par la dramatique affaire du chevalier François-Jean de La Barre, condamné à être exécuté après avoir subi un supplice inhumain, Voltaire avait à cœur de dénoncer les excès d'une institution qui rendait si mal la justice. L'hostilité de Voltaire envers le Parlement de Paris n'avait rien à voir avec les querelles contemporaines: en retraçant son histoire, le philosophe entendait jeter le discrédit sur le fonctionnement de l’institution et mettre en évidence l'arbitraire et la barbarie des jugements rendus. Pour ce faire, l'auteur procède non en polémiste mais en historien. C'est avec objectivité que Voltaire dresse son «réquisitoire», adoptant pour ce faire une perspective chronologique. Il révèle ainsi le caractère redoutable de cette institution, gangrenée par la vénalité des charges et un profond obscurantisme. Voltaire insiste, c'est ce parlement qui condamna la maréchale d'Ancre pour sorcellerie, qui rendit des arrêts justifiant la Saint-Barthélemy et enregistra la bulle Unigenitus sous la pression du cardinal Dubois, qui ordonna le supplice infligé à Damiens, indigne selon lui d'une société civilisée''. (Valérie Crugten-André). ''Cet ouvrage fit beaucoup de bruit dès l'instant qu'il parut. On sut bientôt d'où venait le livre, on en nommait l'auteur. Voltaire, qui savait ce qu'il pouvait gagner à irriter les membres du Parlement, fut tellement effrayé de cette proscription, qu'il s'empressa d'écrire de tous côtés qu'il n'était point l'auteur de cet ouvrage. Il n'osa pas même en faire la confidence à ses plus intimes amis, tels d'Argental et d'Alembert. ''Il me paraît absurde, écrivait-il à ce dernier, de m'attribuer un ouvrage dans lequel il y a deux ou trois morceaux qui ne peuvent être tirés que d'un greffe poudreux, où je n'ai assurément pas mis le pied ; mais la calomnie n'y regarde pas de si près. Je vous demande en grâce d'employer toute votre éloquence pour détruire un bruit encore plus dangereux que ridicule''. Le Parlement renonça toutefois ''pour le moment, à l'inutile cérémonie de brûler le libelle, et au soin plus sérieux d'en chercher l'auteur''. (in Quérard). Elle finira pourtant par être saisie et détruite... Le président Desportes reconnut que le ''récit des faits dépeints dans l'ouvrage était d'une grande exactitude''. Barbier IV, Dictionnaire des ouvrages anonymes, 786 - Cioranescu III, Bibliographie de la littérature française du XVIIIème siècle, 64425 - Quérard X, La France littéraire, p. 362 - Bengesco, 1247 - Peignot II, Livres condamnés, 189. Angles émoussés. Petit défaut au mors supérieur. Quelques feuillets brunis et rares rousseurs dans le texte. Nonobstant, bel ensemble.
Paris, Paulin, Libraire-Editeur, 1836, 6 volumes in-8 de 220x140 mm environ, Tome premier en 2 parties, 1848 pages (pagination continue sur les 2 volumes) - Tome deuxième en 2 parties, 2168 pages (pagination continue sur les 2 volumes) - Tome troisième en 2 parties : 2235 pages (pagination continue sur les 2 volumes), reliures signées, demi maroquin à coins chocolat, dos à nerfs portant titres tomaisons et date dorés, gardes marbrées, têtes dorées, feuillets non rognés avec fréquents petits défauts de marge. Quelques rousseurs et pages légèrement brunies, petites déchirures dans les marges, certaines restaurées (Tome 1, deuxième partie p. 1600, et tome 3, première partie p.1101), des erreurs de pagination dans le tome II, p. 937 à 944 (cahier 118) sans manque, et dans le même volume cahier 220 (8 pages) mal numéroté (sans manque), frottements sur les nerfs coupes et coins. Imprimé sur 2 colonnes par page.
Tables de matières : Tome premier : Théâtre, La Henriade, La Pucelle d'Orléans, Poèmes, Discours en vers sur l'homme, Odes, Stances, Epigrammes imitée de l'Anthologie grecque, Epîtres, Contes en vers, Satires, Poésies mêlées, Essai sur les Moeurs et l'Esprit des Nations, Supplément aux Siècle de Louis XIV, Précis du Siècle de Louis XIV, Histoire de Charles XII, Histoire de l'Empire de Russie sous Pierre-le-Grand.Tome Deuxième : Annales de l'Empire, HIstoire du Parlement de Paris, Fragmens historiques sur l'Inde et sur le Général Lally, Mélanges historiques, Politique et Législation, Physique, Philosophie, Dialogues et Entretiens philosophiques, Dictionnaire philosophique, Romans, Facéties.Tome Troisième : Mélanges Littéraires, Commentaires sur Corneille, Corresponce, Mémoires, Commentaire historique, Liste par ordre alphabétique des correspondans de Voltaire. François-Marie Arouet, dit Voltaire, né le 21 novembre 1694 à Paris et mort dans la même ville le 30 mai 1778 (à 83 ans), est un écrivain, philosophe et homme d'affaires français qui a marqué le XVIIIe siècle. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
Et Arouet devint Voltaire VOLTAIRE (François-Marie Arouet de).
Reference : 9050
(1719)
A Paris, chez Pierre Ribou, Pierre Huet, Jean Mazuel, Antoine-Urbain Coustelier, 1719. In-8 de (8)-131 pp., vélin souple (reliure de l'époque).
Édition originale du premier livre imprimé de Voltaire.Après une tragédie de collège Amulius et Numitor, dont seuls quelques fragments sont conservés, Voltaire avait commencé dès l'âge de dix-huit ans la tragédie d'Oedipe. Acceptée en janvier 1717 (Voltaire a alors 24 ans), la pièce ne fut jouée qu'après un séjour à la Bastille, suivi de son exil à Chatenay, les comédiens ayant longtemps manifesté de la répugnance à jouer une pièce déjà traitée par Corneille. Représenté le 18 novembre 1718, Oedipe eut un tel succès qu'il eut, fait rare pour l'époque, quarante-cinq représentations consécutives et se maintint longtemps au répertoire. La pièce est suivie de six Lettres écrites par l'auteur, qui contiennent la critique de l'Oedipe de Sophocle, de celui de Corneille et du sien.Ex-libris manuscrits sur la garde supérieure : Mahée, Bonvigny 1884 ; Arthur Mayer estime et reconnaissance 1902.Vélin fripé et légèrement noirci mais bon exemplaire.Bengesco, 2 ; L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la BN, 1260.
[Vernet (Horace), Girardet , Mauzaisse (Jean-Baptiste)] - Voltaire [François-Marie Arouet, dit], Marmontel (Jean-François) (préface de), Roi de Prusse (préface du)
Reference : 4077
(1825)
Paris E.Dubois 1825 Hering Un volume in-folio, plein veau glacé brun, dos à quatre nerfs richement orné, dentelles en tête et en queue, plats à encadrement de filets et frises dorés et de motifs à froid, frise sur les coupes et intérieures, tranches dorées, reliure signée J. Hering, [1f.] blanc, faux-titre, LX pages de préfaces et d'essais (L'idée de la Henriade, Histoire abrégée des évènements sur lesquels est fondée la fable du poëme de la Henriade), 233 pages, [1f.] de table, [1f.] blanc, [90] planches hors-texte lithographiées, sous serpentes, dont [18] scènes d'après Horace Vernet, [70] portraits (par Jean-Baptiste Mauzaisse) et [2] planches par Girardet : 1 en frontispice et 1 in-fine. Larges rousseurs. Magnifique exemplaire néanmoins.
Bien complet des 90 planches recensées dans la table. La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné.