Très belle et longue lettre du dramaturge et poète Auguste Villeroy (1867-1955) adressée à son amie Nelly de Biedermann à propos de son roman L’Erreur paru en 1919.Les deux auteurs avaient collaboré quelques années auparavant pour l’écriture d’une pièce de théâtre intitulée Les Frères Lambertier, jouée à l’Odéon en 1911. Nelly de Biedermann signant alors de son pseudonyme Charles Hell.À la lumière de cette collaboration, on comprend la liberté qu’Auguste Villeroy s’octroie pour faire la critique de l’ouvrage de son amie, revenant sur certains problèmes de fond : « Je vous avoue d’abord que j’ai été un peu gêné de la révélation de l’ancienne faute d’Edmée. Il me semble que vous avez donné là, - en vertu de votre pouvoir discrétionnaire d’auteur, - une arme bien terrible à Michel et que vous vous êtes donné à vous même une bien grande facilité pour l’évolution ultérieure de votre roman. J’ai l’impression qu’il y a dans cette phrase, - dans cette charnière du livre, - un peu d’arbitraire, du fait que l’ancienne faute, - la faute de jeune fille, d’Edmée, -apparaît comme ayant quelque chose d’un peu monstrueux et exceptionnel. La seconde critique, qui est davantage de détail, vise le passage où Maurice trouve la lettre de justification écrite par Edmée à Michel. Il me paraît bien improbable qu’un homme comme Michel n’ait pas détruit d’instinct une pareille lettre par laquelle la « femme » son ennemie, reprenait tous ses avantages. En tous cas, il semble un peu léger, de la part de Michel, qu’il ait laissé trainer cette lettre dans les feuillets d’un dictionnaire. »Si la critique est pointue et peut paraître blessante, elle reste cependant constructive et bienveillante. Il termine sa lettre sur l’éloge du style de son amie : « L’expression précise merveilleusement la pensée. C’est de la bonne langue française, substantielle et claire. Encore toutes mes félicitations absolument sincères »
Paris Libairie Théatrale, Artistique & Littéraire. 1919 Première édition d'un poème patriotique célébrant le retour de l'Alsace à la France après la Première Guerre mondiale. Couverture vert olive. Les coins sont légèrement rognés et les bords présentent des traces de brunissement. Le dos a été renforcé à l'aide de ruban d'archivage. À l'intérieur, la dédicace de l'auteur recouvre une partie du titre sur la première page. Les coins de plusieurs pages sont rognés et les pages présentent des traces de brunissement. L'ouvrage a été entièrement renforcé à l'aide de ruban d'archivage. Reliure cousue. Il s'agit d'un ouvrage court : le poème lui-même compte cinq pages, et le corps du texte en compte huit. 190 × 130 mm (7œ × 5 pouces). Ce poème s'inscrit dans la vague de littérature sur le thème de l'Alsace écrite juste après l'armistice, lorsque l'Alsace-Lorraine revint à la France après 43 ans d'annexion allemande (1871-1918). L'imagerie des premiers vers (une cigogne guettant depuis un clocher les « soldats de la délivrance », se demandant si ces cris de joie signifient que la France est enfin venue au rendez-vous) est une allégorie poétique évidente de la libération de l'Alsace. La cigogne elle-même est le grand emblème populaire de l'Alsace, ce qui en fait une narratrice et un témoin tout à fait appropriés pour ce récit. La même année, le même éditeur a publié « La Fée d'Alsace » de Villeroy, interprétée par Sarah Bernhardt. L'ouvrage comporte une dédicace adressée à Suzanne Gonnel. Celle-ci apparaît dans la presse française de l'époque comme une actrice liée au théâtre de l'Odéon à Paris. Conforme à WorldCat / OCLC : 458581088, qui indique qu'il n'existe qu'un seul exemplaire en bibliothèque : celui de la BnF (FRBNF315835560000004).
First edition of the patriotic poem celebrating the return of Alsace to the French after the first world war. Olive green covers. These have a cropped corner, and darkening to the edges. The spine has been reinforced with archival tape. Inside, the author's dedication covers some of the title to the first page. The corners of several pages are clipped and the pages are darkened. The work is reinforced throughout with archival tape. Sewn binding. A short work, the poem itself is five pages, and the text block is eight pages. 190 by 130mm (7œ by 5 inches). This poem belongs to a wave of Alsace-themed literature written just after the Armistice, when Alsace-Lorraine returned to France following 43 years of German annexation (18711918). The imagery in the opening lines (a stork watching from a bell tower for the "soldiers of deliverance," asking whether the joyful cries mean France has finally come to the rendez-vous) is a clear poetic allegory for the liberation of Alsace. The stork itself is the great folk emblem of Alsace, which makes it a fitting narrator/witness for the tale. In the same year as this was produced, the same publisher produced "La Fée d'Alsace" by Villeroy, performed by Sarah Bernhardt. The work has a dedication written to Suzanne Gonnel. She appears in period French press as an actress connected to the Odéon theatre in Paris. Conforms to WorldCat / OCLC: 458581088 which states that there is only one library holding: This in the BnF FRBNF315835560000004. .
LA PETITE ILLUSTRATION : THEATRE N° 261 - VILLEROY Auguste
Reference : 300011634
(1930)
BOUILLON (Henri de la Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne, duc de) - ANGOULEME (Duc d') - VILLEROY (Monsieur de) - THOU (Jacques-Auguste de) - CHOISNIN (Jean) - MONTLUC (Jean de) - GILLOT (Maître Jacques) - MERLE (Mathieu) - SAINT-AUBAN (Jacques Pape, seigneur de) - BOURGEOIS (Louise, dite Boursier) - DUBOIS - MARILLAC (Michel de) - GROULART (Messire Claude).
Reference : 114758
(1838)
P., Chez l'éditeur du Commentaire analytique du Code civil, 1838, pt in-4°, 598 pp, texte sur 2 colonnes, reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 larges faux-nerfs ornés, caissons dorés et à froid, titres et tomaison dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état (Nouvelle Collection des Mémoires pour servir à l'histoire de France depuis le XIIIe siècle jusqu'à la fin du XVIIIe, avec des notices, par MM. Michaud et Poujoulat)
"Les mémoires du duc de Bouillon (connus sous le nom de Mémoires de Turenne) commencent en 1565 et s'arrêtent en 1586. Il les a écrits de mémoires en 1609. Riches surtout pour les événements de 1574 à 1580 et sur le parti des Politiques. Il cherche à diminuer le rôle de Navarre." (Hauser, Sources III, 1463) – "Les mémoires du duc d'Angoulême, écrits en 1647, vont du 1er août 1589 au 3 nov. 1590. On note une description très minutieuse du siège de Dieppe et de la bataille d'Arques." (Hauser, Sources IV, 2580) – "Villeroy était secrétaire d'Etat dès 1567, disgracié en 1588, négociateur de la Ligue, secrétaire d'Etat de Henri IV dès 1594, chargé des affaires étrangères de 1595 à sa mort. On trouve dans ses mémoires une autobiographie justificative, des lettres, des harangues, le manifeste sur l'évasion de l'Hoste en 1604, etc." (Hauser, Sources III, 1425) – "Les mémoires de de Thou vont surtout de 1570 à 1601. Peinture de la vie universitaire à Orléans et à Valence, souvenirs de la Saint-Barthélemy, négociations de Paul de Foix et de d'Ossat en Italie, etc." (Hauser, Sources III, 1428) – "Jean Choisnin était le secrétaire de Jean de Montluc, évêque de Valence. Il participa avec ce dernier à la négociation pour faire élire le duc d'Anjou roi de Pologne. On trouve le récit des missions de Balagny, de Montluc et de Lansac. Ecrit à la louange de Montluc." (Hauser, Sources III, 2200) – "Ecrit de Jean de Montluc pour justifier Henri d'Anjou aux yeux des Polonais." (Hauser, Sources III, 2107) – "Les mémoires de Mathieu de Merle, capitaine huguenot, vont de 1568 à 1580 ; surtout importants pour l'Auvergne, le Velay, le Rouergue." (Hauser, Sources III, 1466) – "Jacques Pape, seigneur de Saint-Auban donne quelques détails sur l'attentat de Maurevel, auquel il assista, et quelques souvenirs personnels sur la Saint-Barthélemy. Ses mémoires portent surtout sur les expéditions de Chastillon, en 1585-1587, en Dauphiné et en Languedoc." (Hauser, Sources III, 1522) – "Les mémoires de Marillac sont intéressant pour la vie des quartiers de Paris et des assemblées de ville, pour l'opposition entre la Ligue française et l'espagnole." (Hauser, Sources IV, 3048) – "Claude Groulart, en qui Henri IV a la plus grande confiance, relate ses entretients avec le roi qui lui raconte ses souvenirs sur Catherine de Médicis, lui parle de ses deux femmes, de Gabrielle, de ses projets, etc." (Hauser, Sources IV, 2590). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Auguste Villeroy (fin XIXe-début XXe), écrivain, poète. C.A. de félicitations à Gustave Kahn (non nommé).
Auguste Villeroy (fin XIXe-début XXe), écrivain, poète. L.A.S., 3 janvier 1899, 1p. Il n'a pu se rendre à une cérémonie de Gustave Kahn. La lettre est arrivée en retard à cause d'un changement d'adresse.