Perrin, 1889, in-8°, 545 pp, fac-similés de lettres de Louis XVIII et Charles X à Villèle, broché, couv. salie, rousseurs, état correct
Tome III seul (sur 5). — "Les Mémoires de M. de Villèle ne vont pas au delà du premier volume mais ils se prolongent en quelque sorte sous une autre forme dans sa correspondance, riche d'idées et de faits, dans les extraits de son carnet et d'autres notes. (...) Le troisième volume a le plus vif intérêt. Il a trait principalement au Congrès de Vérone et à la guerre d'Espagne. Le duc de Richelieu s'était retiré parce qu'une adresse au Roi, plus qu'inconvenante, avait été votée par les excessifs, et parce qu'il voulait prolonger la censure. Il laissait derrière lui de redoutables difficultés. Le cabinet royaliste fut en butte, dès sa naissance, aux calomnies systématiques de ses ennemis. Et M. de Villèle devait être six ans ministre. Il ne tarda pas à devenir président du Conseil. A cette époque, le Congrès de Vérone se préparait ; les commotions révolutionnaires de l'Espagne et de l'Italie appelaient l'attention de l'Europe. Le vicomte de Chateaubriand, ambassadeur à Londres, s'en préoccupait vivement, et de là sa correspondance hardie avec M. de Villèle. Il fallut songer sans retard aux préludes du Congrès, car la rébellion Jacobine tenait captifs le roi d'Espagne et sa famille ; la guerre civile débordait sur nos frontières. Mais qui serait le représentant du Roi à Vérone ? Louis XVIII proposa à M. de Villèle d'aller au Congrès et n'obtint qu'un refus motivé. Dès lors, conformément aux vœux du Conseil, il choisit M. de Montmorency, bien qu'il ne l'aimât pas, afin d'arrêter avec les souverains les préliminaires du Congrès. Ici commence une correspondance très suivie entre M. de Montmorency et M. de Villèle, entre celui-ci et M. de Chateaubriand ; elle remplit une partie considérable du volume. (...) Nous avons essayé de faire saisir l'importance de ce volume. Il jette sur les années 1822 et 1823 une lumière éclatante et vengeresse. Le grand ministre y apparaît dans la rectitude de ses vues politiques, dans son dévouement au pays sans exaltation ni faiblesse, et aussi dans l'éclat de sa capacité financière." (Revue des questions historiques, 1889) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lithographie P. Degobert - format 25,5 x 16,5 cm marges comprises - Bruxelles - Méline -1848 - Extraite de la "Galerie des Contemporains illustres, par un homme de rien" (Mr de Loménie)-
On y joint une notice biographique de quelques pages - - très bon état -
François-René de CHATEAUBRIAND, Joseph FIÉVÉE, Marie-Barthélémy DE CASTELBAJAC, le comte O’MAHONY, le vicomte DE BONALD, l’Abbé DE LAMENAIS, VILLÈLE, Charles-Marie D’IRUMBERRY DE SALABERRY, etc.
Reference : LCS-18520
Le Conservateur a cessé de paraître en 1820, afin de protester contre le projet de loi sur le rétablissement de la censure. Paris, Au bureau du Conservateur, chez le Normant Fils (Rue de Seine), 1818-1820. 6 volumes in-8 de 632, 656 (erreur de pagination entre 93 et 113 - sans manque - conforme aux autres exemplaires), 624, 640, 632 et 640 pages (déchirure en marge de la p. 31 sans manque de texte). Pleine basane racinée, dos lisses finement ornés, pièces de titre et de tomaison en maroquin vert, haut des charnières et deux coiffes frottées. Reliure de l’époque. 200 x 123 mm.
Rare tirage unique et complet de ce périodique «ultra-royaliste» dont Chateaubriand fut le chef de file. Face au succès du journal libéral La Minerve, le parti royaliste ne voulait pas rester désarmé et ses membres décidèrent donc de la création d’un journal qu’ils nommèrent Le Conservateur. Ensemble bien complet de tout ce qui a paru de ce périodique ultra-royaliste dirigé par Chateaubriand et quelques amis liés à la cause monarchique. Soit au total 78 livraisons imprimées d'octobre 1818 à mars 1820. La devise de ce journal est imprimée en exergue de chaque page de titre : "Le Roi, la Charte et les Honnêtes Gens". Cet organe réunit d'octobre 1818 à mars 1820 les meilleures plumes du parti des ultras : le cardinal de la Luzerne, l'abbe de Lamennais, le duc de Fitz-James, le marquis d'Herbouville, le comte de Salaberry, les vicomtes de Bonald et de Castelbajac, Genoude, Berryer fils, etc., Les auteurs dénonçaient principalement la politique du gouvernement d'Armand Emmanuel du Plessis de Richelieu puis celle d'Elie Decazes, accusés de défendre des intérêts révolutionnaires mettant en péril la Charte de 1814. Dans ses Mémoires d'Outre-tombe, Chateaubriand estime que la «révolution opérée par ce journal fut inouïe : en France, il changea la majorité dans les Chambres ; à l'étranger il transforma l'esprit des cabinets». Il rencontra à la fois un vif succès de presse mais aussi d’opinion puisqu’il eut un impact notable sur le public. Le journal fut tiré à trois mille exemplaires lors des premières livraisons, puis il oscilla entre sept mille et huit mille cinq cents à partir de novembre 1818. Il cessa de paraître, lorsque la censure fut rétablie en février 1820 à la suite de l'assassinat du duc de Berry. Cette résolution fut annoncée aux souscripteurs par une lettre de Chateaubriand achevant la 78e et dernière livraison. «En résumé, c'est dans ce recueil justement célèbre, foyer ouvert à tous les regrets, à tous les ressentiments à toutes les exagérations des ultras, qu'il faut surtout chercher la politique royaliste pendant les dix-huit mois qu'il vécut. À sa dissolution, quelques-uns de ses rédacteurs, en tête desquels était Lamennais, fondèrent Le Défenseur, journal religieux, politique et littéraire. 1er mars 1820-11 oct. 1821. 6 vol. in-8°. Cette nouvelle feuille devint le champion ardent, passionné et pour ainsi dire officiel de la philosophie de Lamennais. Il y eut pour collaborateurs MM. de Bonald, Saint-Victor, Genoude, le cardinal de la Luzerne, Lamartine, etc.» (Hatin, Bibliographie historique et critique de la presse périodique française etc., pp. 338-340). «Quant à nous, nous ne craignons rien. Nos principes sont ceux de la religion, de l'ordre et de la justice : tôt ou tard nous triompherons avec ces principes. La vérité renversera toujours l'édifice de l'erreur et du mensonge. Partout où le paganisme avait placé ses faux dieux, le ciel envoya un destructeur ; chaque temple païen vit un Barbare armé à ses portes. La Providence n'arrêta la torche et le levier que quand la race infidèle fut changée : alors une croix s'éleva sur les monuments, et tout fut dit.» (Chateaubriand, extrait du Conservateur). Exemplaire de qualité en reliure de l’époque.
Joseph de Villèle (1773-1854), député, ministre, président du conseil sous Louis XVIII et Charles X.
Reference : 022320
Joseph de Villèle (1773-1854), député, ministre, président du conseil sous Louis XVIII et Charles X. L.S., Paris, 20 novembre 1822, 1p in-4. Entête du cabinet du ministre des finances. A Auguste du Tyrac de Marcellus (1776-1841), comte de Marcellus, député et pair de France. Il ne peut accéder à la demande du vicomte de Malet [Roquefort] mais « elle sera soigneusement représentée à la première occasion favorable » pour « faire droit à l'auguste recommandation de S.A.R. Madame ». Il s'agit d'Alexandre-Jean de Mallet Roquefort (1783-1861). Peut-être cela a-t-il un rapport avec la Légion d'Honneur dont il deviendra chevalier en 1823. Peu commun. [543]
MINISTERE DES FINANCES - Paris ( éditeur ) - Joseph De VILLELE ( Ministre Secrétaire d'État des Finances). Le Baron Louis (secrétaire général des Finances ) ( pour le supplément) -Charles X roi de France :
Reference : 48843
" Paris, de L'Imprimerie Royale, Décembre 1826 ( le jour 15 ajouté à la main), in-folio, 32,5 cm, (4) pp nn ( titre) + xviii pp + 420 pp. [Supplement] (2) pp nn + 82 pp. Reliure modeste en demi-velin, les plats couverts de papier marbré, tranches jaunes, reliure pouss. avec traces d'usage ( pertes de papier) sur les extrémités. Interieur bon . Sur le plat supérieur est écrit ( note d'époque ): le titre et ''Monsieur Le Marois à Valognes '' ( Est-ce le général Jean Le Marois, ou un de ses frères, natif de Bricquebec près de Valognes ?). Rare publication officielle fait sous le ministre J. de Villèle pour organiser et consolider le système de taxation en France après les boulversements de la Révolution et du Premier Empire. (French;history;Second Restauration; taxation;finance; official decrees;nineteenth century)."