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‎Un autographe de Victor Hugo - HUGO (Victor).‎

Reference : 15076

‎Lucrèce Borgia - Marie Tudor - Angelo. ‎

‎ Paris, Lemerre, 1876 ; in-12. 2 ff.-403 pp.-2 ff. Demi-maroquin brun à coins, dos à nerfs, titre doré, filets dorés sur les mors et les coins, tête dorée. Deux coins frottés, dos décoloré et légères usures. Joint un petit billet autographe de Victor Hugo : "Victor Hugo qui reviendra dans 1/2 heure", retenu par deux petits bouts de papier collant. ‎


‎En dehors des manuscrits, lettres, carnets, journaux ou dessins... Hugo a laissé une quantité importante de "petits papiers", ses "copeaux" comme il les appelait : notes, pense-bête, parfois comportant un simple vers, quelques mots. Ces reliquats sont néanmoins des témoignages de la vie de l'écrivain. On le saisit ici à un moment où il vient de s'éclipser, laissant seulement un billet pour annoncer son retour dans une demi-heure. On s'attend à la voir réapparaître !L'ouvrage porte en tête du faux-titre l'ex-libris manuscrit à l'encre violette de Pierre-Paul David d'Angers, petit fils du célèbre sculpteur Pierre-Jean David d'Angers. Son portrait jeune homme a été gravé sur une médaille par Victor PETER en 1881 ; en 1893 il fit paraître chez Olendorff un recueil de poésies intitulé "Balades en prose". Son père, Robert David, était lui aussi sculpteur et médaillier. Pierre-Paul était également le petit-fils, par sa mère, du peintre Paul Huet ; il mourut prématurément en 1899 (PORT, Dictionnaire historiques, géographique et biographique de Maine & Loire, 1978, t 2. Information communiquée par Mme Girard du service de documentation des Musées d'Angers). Une amitié profonde avait uni le poète au sculpteur qui partageaient des idéaux communs et connurent tous les deux l'exil. David d'Angers modela une médaille à l'effigie d'Hugo en 1828 et sculpta deux bustes du poète en 1837 et 1842. Ce petit document de la main de Victor Hugo, glissé dans le livre d'un jeune poète, est-il un cadeau du grand père à son petit fils ? ‎

Phone number : 04 70 98 92 23

EUR750.00

‎--Ouvrage capital parmi les poésies de Victor Hugo-- HUGO (Victor).‎

Reference : 10471

‎Les Feuilles d'automne.‎

‎ P., Eugène Renduel, éditeur, rue des Grands-Augustins, n° 22, (Imprimerie Everat), MDCCC.XXXII (1832), 1 vol. in-8 (201 x 127) relié 1/2 veau marron, dos lisse avec fleurons à froid et filets dorés, reliure de l'époque, de (2) ff. (faux-titre " uvres de Victor Hugo " et titre) - XIII pp. (Frontispice orné d'une vignette de Tony Johannot gravée sur bois par Porret, daté " Novembre 1831 " et préface) - (1) f. (second faux-titre) - 387 pp. - (2) ff. (table). Bel exemplaire dans une reliure d'époque ‎


‎Edition originale avec mention fictive de " Deuxième édition " en page de titre. " Tiré à 500 exemplaires + 235 de exemplaires de passe. Deux éditions fictives, tirées et mise en vente en même temps que la première tranche, portent les mentions : deuxième ou cinquième édition ". (Clouzot). Réf. biblio. : Vicaire IV, 271-272 - Carteret I, 403 - Clouzot 87-88 - Bertin " Chronologie des livres de Victor Hugo ", N°65, page 97. ‎

Bouquinerie Aurore - Belmesnil
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Phone number : 06 76 68 30 76

EUR600.00

‎[VICTOR HUGO] - HUGO (Victor) - ‎

Reference : 201807576

‎HUGO, la main du reve-Dessins du musée Victor Hugo de Villequier. ‎

‎Villequier, CRDP haute normandie, 2001 ; in-8, 234 pp., br. Broché très bon état.‎


‎Broché très bon état.‎

Phone number : 03 89 24 16 78

EUR12.00

‎[OEUVRE COMPLÈTES DE VICTOR HUGO] - HUGO (Victor) - ‎

Reference : 202302420

‎Oeuvre complètes de Victor Hugo T XIV: choses vues. ‎

‎Paris, Motteroz ,lib- imp réunis, s.d. ; in-4, cartonnage de l'éditeur. Comprend : choses vues : photos sur demande.‎


‎Comprend : choses vues : photos sur demande.‎

Phone number : 03 89 24 16 78

EUR38.00

‎[OEUVRE COMPLÈTES DE VICTOR HUGO] - HUGO (Victor) - ‎

Reference : 202302419

‎Oeuvre poétique de Victor Hugo T2. ‎

‎Paris, Nouvelle édition illustrée, s.d. ; in-4, cartonnage de l'éditeur. Comprend : la légende des siècles - dieu - la fin de satan - le pape - la pitié suprême - religions et religion - l'âne - les quatre vents de l'esprit : photos sur demande.‎


‎Comprend : la légende des siècles - dieu - la fin de satan - le pape - la pitié suprême - religions et religion - l'âne - les quatre vents de l'esprit : photos sur demande.‎

Phone number : 03 89 24 16 78

EUR38.00

‎[OEUVRE COMPLÈTES DE VICTOR HUGO] - HUGO (Victor) - ‎

Reference : 202302418

‎Oeuvre poétique de Victor Hugo T1. ‎

‎Paris, Nouvelle édition illustrée, s.d. ; in-4, cartonnage de l'éditeur. Comprend les châtiments - les années funestes - l'année terrible - l'art d'être grand père - toute la lyre - dernière gerbe : photos sur demande.‎


‎Comprend les châtiments - les années funestes - l'année terrible - l'art d'être grand père - toute la lyre - dernière gerbe : photos sur demande.‎

Phone number : 03 89 24 16 78

EUR38.00

‎[OEUVRE COMPLÈTES DE VICTOR HUGO] - HUGO (VICTOR) - ‎

Reference : 202302417

‎Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie. ‎

‎Paris, Nouvelle édition illustrée, s.d. ; in-4, cartonnage de l'éditeur. Littérature et philosophie - W . shakespeare - paris - post-scriptum de ma vie : photos sur demande.‎


‎Littérature et philosophie - W . shakespeare - paris - post-scriptum de ma vie : photos sur demande.‎

Phone number : 03 89 24 16 78

EUR38.00

‎[VICTOR HUGO ] - HUGO (VICTOR) - ‎

Reference : 202302416

‎Théatre de Victor Hugo T2 cromwell-torquemada. ‎

‎Paris, Eugène hugues éditeur, s.d. ; in-4, cartonnage de l'éditeur. Oeuvres complètes V comprend la grand mère- l'épée - mangeront'il -sur la lisière d'un bois - les geux - être aimé - la forêt mouillée : photo sur demande.‎


‎Oeuvres complètes V comprend la grand mère- l'épée - mangeront'il -sur la lisière d'un bois - les geux - être aimé - la forêt mouillée : photo sur demande.‎

Phone number : 03 89 24 16 78

EUR38.00

‎[VICTOR HUGO ] - HUGO (VICTOR) - ‎

Reference : 202302415

‎Théatre de Victor Hugo T1. ‎

‎Paris, Eugène hugues éditeur, s.d. ; in-4, cartonnage de l'éditeur. Oeuvre complètes IV : Comprend : Hernani-marion de lorme- le roi s'amuse-lucrèce borgia - marie tudor - angelo- la esmeralda - ruy blas - les burgraves : photos sur demande.‎


‎Oeuvre complètes IV : Comprend : Hernani-marion de lorme- le roi s'amuse-lucrèce borgia - marie tudor - angelo- la esmeralda - ruy blas - les burgraves : photos sur demande.‎

Phone number : 03 89 24 16 78

EUR38.00

‎[OEUVRE COMPLÈTES DE VICTOR HUGO] - HUGO (Victor) - ‎

Reference : 202302424

‎Oeuvre complètes XVIII. ‎

‎Paris, s.e., s.d. ; in-4, cartonnage de l'éditeur. Théatre T2 : cromwell - torquemada .‎


‎Théatre T2 : cromwell - torquemada :.‎

Phone number : 03 89 24 16 78

EUR31.00

‎[OEUVRE COMPLÈTES DE VICTOR HUGO] - HUGO (Victor) - ‎

Reference : 202302423

‎Oeuvre complète T XVII. ‎

‎Paris, s.e., s.d. ; in-4, cartonnage de l'éditeur. Comprend : Théatre tome 1 : Hernani - Marion de Lorme - le roi s'amuse - lucrèce Borgia - marie tudor - angelo - la esmeralda - ruy blas _ les burgaves.‎


‎Comprend : Théatre tome 1 : Hernani - Marion de Lorme - le roi s'amuse - lucrèce Borgia - marie tudor - angelo - la esmeralda - ruy blas _ les burgaves.‎

Phone number : 03 89 24 16 78

EUR30.00

‎[VICTOR HUGO] - HUGO (Victor) - ‎

Reference : 202302421

‎L'année terrible. ‎

‎Paris, Michel Lévy Frères , 1874 ; in-4, 277 pp., cartonnage de l'éditeur.‎


‎.‎

Phone number : 03 89 24 16 78

EUR28.00

‎VICTOR, Hugo. CAHIERS VICTOR HUGO.‎

Reference : 14313

Phone number : 06.31.29.75.65

EUR19.00

‎VICTOR-HUGO - Cahiers Victor-Hugo‎

Reference : 10695

‎Dieu (fragments), édition critique par René Jourent et Guy Robert, Paris, Flammarion, 1969.‎

‎3 vol. in-8° brochés, 299 p. + 298 p. + 261 p., très bon état. ‎


Phone number : 06.31.29.75.65

EUR55.00

‎Victor HUGO‎

Reference : 69841

(1873)

‎La libération du territoire‎

‎Michel Lévy frères | Paris 1873 | 15.50 x 24 cm | broché sous chemise et étui‎


‎Édition originale, mention de deuxième édition. Notre exemplaire est présenté sous étui et chemise avec dos de toile verte et plats de papier marbré, ex-libris H. Bradley Martin encollé en pied du verso du premier plat de la chemise. Nous joignons la couverture du catalogue de la vente de la bibliothèque de George et Maurice Sand en 1890 sur lequel a été encollée la fiche descriptive de notre exemplaire avec son prix d'adjudication au crayon de papier. Exceptionnel envoi autographe signé de Victor Hugo à George Sand. «Mais que pensaient-ils l'un de l'autre, ces deux personnalités marquantes de la vie littéraire du 19è siècle? Parce qu'ils ne se sont jamais rencontrés ces deux-là, pourtant ils étaient parfaitement contemporains: Victor Hugo (1802-1885), George Sand (1804-1876). Certes il y eu les aléas de la vie: George Sand ne publie réellement qu'en 1832, à un moment où Victor Hugo est déjà au fait de sa gloire ; et puis il y eut l'exil de Victor Hugo de 1851 à 1870, mais cela n'explique pas tout! Au début, ils ne font pas vraiment parti de la même coterie: Victor Hugo, Pair de France, soutien de Louis-Philippe d'un côté, George Sand socialiste de l'autre. Ils ne s'apprécient pas vraiment même si George Sand porte une certaine admiration agacée à Victor Hugo, traité de grandiloquent: «le plus bavard des poètes sublimes» tandis que Hugo lui, trouve carrément que «Sand ne sait pas écrire»! Puis, avec le coup d'état de Napoléon III, Victor Hugo évolue politiquement ; rapidement il déborde George Sand sur sa gauche, s'exile alors que George Sand s'accommode de l'exil intérieur. Leur relation ne se réchauffe que très, très faiblement: «George Sand a du talent, c'est tout». En exil Victor Hugo publie Les Châtiments, uvre très critique qui est évidemment interdite en France. George Sand aimerait bien que Victor Hugo soit moins intransigeant dans ses écrits de façon à être publié. La publication des Contemplations en 1856, nettement moins polémique, est saluée par George Sand et marque une nouvelle phase de leurs relations. En fait, leur premier contact épistolaire ne concerne pas la vie littéraire. Nini la petite fille de George Sand meurt en 1855, Victor Hugo toujours très marqué par le décès de sa fille Léopoldine compatit ; la perte d'un être cher les rapproche. Les voici amis, George Sand devient un «génie», elle sera souvent invitée à Guernesey ... sans suite, leur relation ne sera jamais familière. Victor Hugo lui apporte son soutien lors de la parution des Beaux Messieurs de Bois Doré (1858), mais George Sand s'énerve quand il refuse l'amnistie de 1859 alors que de son côté elle cherche à adoucir la situation des proscrits. Lors de la publication des Misérables (1862) Victor Hugo cherche le soutien de George Sand mais ce soutien lui fera défaut. Victor Hugo en est attristé, George Sand affirmera préférer la poésie de Victor Hugo à son uvre en prose. Au retour d'exil, avec la Commune, voici une nouvelle incompréhension ; Victor Hugo soutient, George Sand est horrifiée: légaliste et choquée par la violence, elle condamne avec des termes extrêmement durs cette Commune de Paris. Néanmoins, à partir de là, ces deux-là se soutiennent et se défendent dès que l'un ou l'autre est attaqué. En 1876, c'est Victor Hugo qui prononcera le célèbre éloge funèbre de George Sand: «Je pleure une morte, je salue une immortelle ...» Les relations de George Sand et de Victor Hugo ont donc beaucoup évolué au cours de leur vie. C'est sans doute le reflet de leurs évolutions personnelles mais peut-être que leur entourage, les idées politiques ou l'opinion que l'autre avait de sa propre uvre interféraient aussi avec la critique littéraire ; même nos grandes personnalités sont sous influence! «Victor Hugo et George Sand, et s'ils s'étaient rencontrés?» Voilà une uvre de théâtre fictionnelle que nous propose Danièle Gasiglia. Mais peut-être que, comme le suggère Danièle Bahiaoui: «Tous les deux dans une même pièce, c'est u‎

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EUR12,000.00

‎Charles BAUDELAIRE - Victor HUGO‎

Reference : 68622

(1859)

‎Théophile Gautier. Notice littéraire précédée d'une lettre de Victor Hugo‎

‎Poulet Malassis & De Broise | Paris 1859 | 11.50 x 18 cm | relié‎


‎Édition originale, dont il n'a été tiré que 500 exemplaires. Portrait de Théophile Gautier gravé à l'eau forte par Emile Thérond en frontisipice. Importante lettre préface de Victor Hugo. Reliure en plein maroquin rouge, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, date dorée en queue, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris baudelairien de Renée Cortot encollé sur la première garde, couvertures conservées, tête dorée. Pâles rousseurs affectant les premiers et derniers feuillets, bel exemplaire parfaitement établi. Rare envoi autographe signé de Charles Baudelaire: «à mon ami Paul Meurice. Ch. Baudelaire.» Un billet d'ex-dono autographe de Victor Hugo adressé à Paul Meurice à été joint à cet exemplaire par nos soins et monté sur onglet. Ce billet, qui ne fut sans doute jamais utilisé, avait été cependant préparé, avec quelques autres, par Victor Hugo pour offrir à son ami un exemplaire de ses uvres publiées à Paris, pendant son exil. Si l'Histoire ne permit pas à Hugo d'adresser cet ouvrage à Meurice, ce billet d'envoi, jusqu'alors non utilisé, ne pouvait être, selon nous, plus justement associé. Provenance: Paul Meurice, puis Alfred et Renée Cortot. * Cette exceptionnelle dédicace manuscrite de Charles Baudelaire à Paul Meurice, véritable frère de substitution de Victor Hugo, porte le témoignage d'une rencontre littéraire unique entre deux des plus importants poètes français, Hugo et Baudelaire. Paul Meurice fut en effet l'intermédiaire indispensable entre le poète condamné et son illustre pair exilé, car demander à Victor Hugo d'associer leurs noms à cette élégie de Théophile Gautier fut une des grandes audaces de Charles Baudelaire et n'aurait sans doute eu aucune chance de se réaliser sans le précieux concours de Paul Meurice. Nègre de Dumas, auteur de Fanfan la Tulipe et des adaptations théâtrales de Victor Hugo, George Sand, Alexandre Dumas ou Théophile Gautier, Paul Meurice fut un écrivain de talent qui se tint dans l'ombre des grands artistes de son temps. Sa relation unique avec Victor Hugo lui conféra cependant un rôle déterminant dans l'histoire littéraire. Plus qu'un ami, Paul se substitua, avec Auguste Vacquerie, aux frères décédés de Victor Hugo: «j'ai perdu mes deux frères ; lui et vous, vous et lui, vous les remplacez ; seulement j'étais le cadet ; je suis devenu l'aîné, voilà toute la différence.» C'est à ce frère de cur (dont il fut le témoin de mariage au côté d'Ingres et Dumas) que le poète en exil confia ses intérêts littéraires et financiers et c'est lui qu'il désignera, avec Auguste Vacquerie, comme exécuteur testamentaire. Après la mort du poète, Meurice fondera la maison Victor Hugo qui est, aujourd'hui encore, une des plus célèbres demeures-musées d'écrivain. En 1859, la maison de Paul est devenue l'antichambre parisienne du rocher anglo-normand de Victor Hugo, et Baudelaire s'adresse donc naturellement, à cet ambassadeur officiel. Baudelaire connait bien Meurice depuis une première intercession en sa faveur auprès de Hugo qui lui valu un exceptionnel exemplaire des Fleurs du Mal en « témoignage d'amitié ». Mais les deux hommes partagentégalement un ami commun, Théophile Gautier, avec lequel Meurice travailla dès 1842 à une adaptation deFalstaff. Il est donc l'intermédiaire idéal pour s'assurer la bienveillance de l'inaccessible Hugo. Baudelaire avait pourtant déjà brièvement rencontré Victor Hugo. à dix-neuf ans, il sollicita une entrevue avec le plus grand poète moderne, auquel il vouait un culte depuis l'enfance: «Je vous aime comme on aime un héros, un livre, comme on aime purement et sans intérêt toute belle chose.». Déjà, il se rêvait en digne successeur, comme il lui avoue à demi-mot: «à dix-neuf ans eussiez-vous hésité à en écrire autant à [...] Chateaubriand par exemple». Pour le jeune apprenti poète, Victor Hugo appartient au passé, et Baudelaire souhaitera rapidement s'affranchir de ce pesant modèle. Dès son premier ouvrage, Le Salon de 1845, l'iconoclaste Ba‎

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EUR75,000.00

‎Victor HUGO - (envoi à Alphonse DAUDET)‎

Reference : 46925

(1879)

‎La pitié suprême - Exemplaire d'Alphonse Daudet‎

‎Michel Lévy | Paris 1879 | 15.50 x 23.50 cm | relié‎


‎Edition originale. Reliure en demi chagrin vieux rouge comportant quelques discrètes restaurations, dos à cinq nerfs, date en queue, plats de papier à la cuve, contreplats et gardes doublés de papier peigné, couvertures conservées, tête rouge, reliure de l'époque. Très précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Alphonse Daudet. Tampon de la bibliothèque de Madame Daudet sur la première garde. Victor Hugo représente pour Alphonse Daudet, comme pour les autres écrivains de sa génération, le maître incontesté du Panthéon des arts. Sa figure tutélaire parsème les uvres de Daudet, fréquemment convoquée aux côtés de celles de Rousseau, Byron, Sand et Delacroix. Si durant l'enfance et la jeunesse de Daudet, Hugo, géant exilé sur son île de Guernesey, demeure un idéal inaccessible, « presque en dehors de l'humanité », son retour en France lui permet de le rencontrer enfin. Aux alentours de 1875, peu après la parution de ses premiers ouvrages, Alphonse et Julia Daudet sont ainsi accueillis chez Hugo qui vit désormais avec Juliette Drouet. Ils deviendront dès lors des intimes de la maison jusqu'à la mort du poète. Victor Hugo participe à l'éducation du jeune Léon Daudet, meilleur ami du petit-fils de Hugo, Georges et, plus tard, époux éphémère de Jeanne. Dans sesSouvenirs d'un cercle littéraire, Julia Daudet évoque leur amitié de dix années avec l'« idole de toute la France poétique » : « Je vois Victor Hugo au grand bout de sa table ; le maître vieilli, un peu isolé, un peu sourd, trône avec des silences de dieu, les absences d'un génie au bord de l'immortalité. Les cheveux tout blancs, la tête colorée, et cet il de vieux lion qui se développe de côté avec des férocités de puissance ; il écoute mon mari et Catulle Mendès entre qui la discussion est très animée à propos de la jeunesse et de la célébrité des hommes connus et de leur séduction auprès des femmes. [...] Pendant le débat on est passé au salon, Victor Hugo songe au coin du feu, et célèbre, universel et demi-dieu, regrette peut-être sa jeunesse, tandis que Mme Drouet sommeille doucement. » L'amitié entre le dernier grand écrivain romantique et l'un des maîtres de l'école naturaliste naissante témoigne de l'acuité de Victor Hugo qui, au faîte de sa gloire, conserve une attention particulière et bienveillante pour la littérature moderne pourtant éloignée du lyrisme hugolien. Cette dédicace de Hugo à Daudet sur une uvre qualifiée, avecLe PapeetReligions et Religion, de « testament philosophique» par Henri Guillemin, résonne symboliquement comme le legs à un fervent disciple de la responsabilité politique et morale de l'écrivain. Provenance: Alphonse Daudet, vente Sicklès (1990, IV, n°1200) puis vente Philippe Zoummeroff (2 Avril 2001). Extrait deSouvenirs d'un cercle littéraire par Julia Daudet : " Comment oublier cette première visite chez lui, rue de Clichy, dans le modeste appartement tellement disproportionné à sa gloire, à l'idée qu'on se faisait de cette gloire qui eût comblé des palais: Il se lève du siège qu'il occupait au coin du feu, en face de Mme Drouet, sa vieille amie, (...) je suis étonnée de sa petite taille, mais bientôt, quand il va m'accueillir et me parler, je le trouverais très grand, très intimidant. Et cette timidité que je ressentis alors, je l'éprouverai toujours en face d Victor Hugo, résultat de cette grande admiration, de ce respect, comme d'un dieu absent, que mes parents m'avaient inculqué pour le poète de génie. Je ne vaincrai jamais ce tremblement de la voix chaque fois que je répondrai à ses paroles obligeantes, et je m'étonnerai pendant près de dis ans d'entendre des femmes, admises auprès de lui, l'entretenir de leur intérieur et de leurs futilités habituelles. Ce soir-là, quand il m'eut présentée, toute confuse, à Mme Drouet, elle me dit avec une charmante bonne grâce : Ici, c'est le coin des vieux et vous êtes trop jeune pour nous. Mais M. Victor Hugo va vous présenter à sa bru, Mme Lockroy; lui seul a qualité p‎

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EUR8,000.00

‎Victor HUGO - (envoi à Alphonse DAUDET)‎

Reference : 47658

(1880)

‎Religions et religion - Exemplaire d'Alphonse Daudet‎

‎Michel Lévy | Paris 1880 | 15.50 x 23.50 cm | relié‎


‎Edition originale. Reliure en demi chagrin vieux rouge comportant quelques discrètes restaurations, dos à cinq nerfs, date en queue, plats de papier à la cuve, contreplats et gardes doublés de papier peigné, couvertures conservées, tête rouge, reliure de l'époque Très précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Alphonse Daudet. Tampon de la bibliothèque de Madame Daudet sur la première garde. Victor Hugo représente pour Alphonse Daudet, comme pour les autres écrivains de sa génération, le maître incontesté du Panthéon des arts. Sa figure tutélaire parsème les uvres de Daudet, fréquemment convoquée aux côtés de celles de Rousseau, Byron, Sand et Delacroix. Si durant l'enfance et la jeunesse de Daudet, Hugo, géant exilé sur son île de Guernesey, demeure un idéal inaccessible, « presque en dehors de l'humanité », son retour en France lui permet de le rencontrer enfin. Aux alentours de 1875, peu après la parution de ses premiers ouvrages, Alphonse et Julia Daudet sont ainsi accueillis chez Hugo qui vit désormais avec Juliette Drouet. Ils deviendront dès lors des intimes de la maison jusqu'à la mort du poète. Victor Hugo participe à l'éducation du jeune Léon Daudet, meilleur ami du petit-fils de Hugo, Georges et, plus tard, époux éphémère de Jeanne. Dans ses Souvenirs d'un cercle littéraire, Julia Daudet évoque leur amitié de dix années avec l'« idole de toute la France poétique » : « Je vois Victor Hugo au grand bout de sa table ; le maître vieilli, un peu isolé, un peu sourd, trône avec des silences de dieu, les absences d'un génie au bord de l'immortalité. Les cheveux tout blancs, la tête colorée, et cet il de vieux lion qui se développe de côté avec des férocités de puissance ; il écoute mon mari et Catulle Mendès entre qui la discussion est très animée à propos de la jeunesse et de la célébrité des hommes connus et de leur séduction auprès des femmes. [...] Pendant le débat on est passé au salon, Victor Hugo songe au coin du feu, et célèbre, universel et demi-dieu, regrette peut-être sa jeunesse, tandis que Mme Drouet sommeille doucement. » L'amitié entre le dernier grand écrivain romantique et l'un des maîtres de l'école naturaliste naissante témoigne de l'acuité de Victor Hugo qui, au faîte de sa gloire, conserve une attention particulière et bienveillante pour la littérature moderne pourtant éloignée du lyrisme hugolien. Cette dédicace de Hugo à Daudet sur une uvre qualifiée, avec Le Pape et La Pitié suprême, de « testament philosophique» par Henri Guillemin, résonne symboliquement comme le legs à un fervent disciple de la responsabilité politique et morale de l'écrivain. Provenance: Alphonse Daudet, vente Sicklès (1990, IV, n°1200) puis vente Philippe Zoummeroff (2 Avril 2001). Extrait deSouvenirs d'un cercle littéraire par Julia Daudet : " Comment oublier cette première visite chez lui, rue de Clichy, dans le modeste appartement tellement disproportionné à sa gloire, à l'idée qu'on se faisait de cette gloire qui eût comblé des palais: Il se lève du siège qu'il occupait au coin du feu, en face de Mme Drouet, sa vieille amie, (...) je suis étonnée de sa petite taille, mais bientôt, quand il va m'accueillir et me parler, je le trouverais très grand, très intimidant. Et cette timidité que je ressentis alors, je l'éprouverai toujours en face d Victor Hugo, résultat de cette grande admiration, de ce respect, comme d'un dieu absent, que mes parents m'avaient inculqué pour le poète de génie. Je ne vaincrai jamais ce tremblement de la voix chaque fois que je répondrai à ses paroles obligeantes, et je m'étonnerai pendant près de dis ans d'entendre des femmes, admises auprès de lui, l'entretenir de leur intérieur et de leurs futilités habituelles. Ce soir-là, quand il m'eut présentée, toute confuse, à Mme Drouet, elle me dit avec une charmante bonne grâce : Ici, c'est le coin des vieux et vous êtes trop jeune pour nous. Mais M. Victor Hugo va vous présenter à sa bru, Mme Lockroy; lui seul a qualité pour c‎

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Phone number : 01 56 08 08 85

EUR12,000.00

‎Victor Hugo‎

Reference : CZC-11022

‎Louis Guimbaud. Victor Hugo et Madame Biard. 1927 Edition Originale ( rare)‎

‎Edition originale illustrée de dessins inédits hors texte et in texte de E. Delacroix, V. Hugo, P. Mérimée, Heim, Gavarni, Biard, Wattier, Bénézit, C. Saunier et de fac-similés d'autographes de Victor Hugo, Mme V. Hugo, Juliette Drouet, Mme Biard, etc. Louis Guimbaud est le nom d'un personnage historique lié à une controverse qui a entouré Victor Hugo et son éventuelle liaison avec Madame Biard, également connue sous le nom de Louise Biard. Cette histoire est basée sur des spéculations et des rumeurs qui ont circulé au XIXe siècle, mais il est important de noter qu'il n'y a pas de preuve concluante confirmant une relation entre Victor Hugo et Madame Biard. Madame Biard était la femme d'un homme nommé Biard, qui était un employé de Victor Hugo. Les spéculations sur une possible relation entre Victor Hugo et Madame Biard ont émergé en partie en raison de l'engagement social et politique de Hugo en faveur des droits des femmes. Cependant, il n'existe pas de preuves historiques solides pour étayer ces allégations. Le nom de Louis Guimbaud est associé à ces spéculations, car il aurait prétendument affirmé avoir assisté à des rencontres intimes entre Victor Hugo et Madame Biard. Néanmoins, les détails exacts de ces allégations et de la vie de Louis Guimbaud restent flous, et l'ensemble de l'affaire demeure controversé. L'histoire de Victor Hugo et Madame Biard, ainsi que le rôle de Louis Guimbaud dans cette affaire, sont largement discutés dans les biographies et les études sur Victor Hugo, mais il est essentiel de garder à l'esprit que la vérité de ces allégations n'a jamais été pleinement établie et reste sujette à interprétation et à débat. vol broché, 24x15, sous couverture cristal, couverture illustrée, 208pp, parfait état, intérieur, illustrations Paris, Auguste Blaizot, 1927. Edition Originale. ref/c31‎


Phone number : 06 35 23 34 39

EUR110.00

‎HUGO (Victor)‎

Reference : 32316

(1853)

‎Châtiments.‎

‎ Exemplaire Stirling, avec l'épreuve n° 1 du plus petit portrait gravé d'Hugo Bruxelles, Henri Samuel et Cie, éditeurs, [(novembre)] 1853. 1 vol. (95 x 145 mm) de 407 p. Maroquin vert-empire, plats ornés à la Du Seuil avec double filet d'en cadrement et motifs floraux aux angles, plaque d'acier gravé de forme octogonale incrustée au centre du premier plat, dos à nerfs orné de caissons d'encadrement, filets dorés et à froid, fleurons dorés, titre doré, date en pied et mention « édition princeps», tête dorée, filet sur les coupes, large dentelle intérieure, contrelats et gardes de soie à motifs empire (reliure fin XIXe). Véritable et première édition originale des Châtiments. Elle fut tirée à 2 000 exemplaires, dont un grand nombre fut détruit. Précieux exemplaire ayant appartenu à Julien Stirling, grand hugolien et hugolâtre de la fin du XIXe siècle et du début du XXe. Il comporte l'épreuve n° 1 du plus petit portrait gravé de Victor Hugo, particulièrement adapté au format des Châtiments, ainsi que son cuivre original, monté sur le premier plat de la reliure.‎


‎À la suite du coup d'État du 2 décembre 1851 qui voit l'arrivée au pouvoir de Louis-Napoléon Bonaparte, Victor Hugo doit s'exiler. Après avoir interrompu Histoire d'un crime qu'il ne fera paraître qu'en 1877 et au moment où il commence à rédiger son pamphlet Napoléon-le-petit, Hugo a déjà en tête son pendant satirique, qu'il songe à appeler Les Vengeresses, puis Le Chant du Vengeur, avant de chosir le seul mot de Châtiments, un «titre menaçant et simple, c'est-à-dire beau», écrit-il à son éditeur Hetzel. Le recueil connaît une double édition à Bruxelles en novembre 1853, une version officielle, auto-censurée par des lignes de points, que Hugo nomme «l'Eunuque». C'est la véritable originale du texte. Important exemplaire, avec le cuivre original et l'un des huit épreuves tirées du portrait. Il est l'oeuvre du Strasbourgeois Julien Stirling, attaché par la suite au Service historique de la ville de Paris. Il voua une passion pour Victor Hugo et une chronique toute entière lui sera consacrée en 1903 (in Le Carnet, «Un Hugolâtre [Julien Stirling]», p. 413 et suiv.). Avant l'achat de la collection par Paul Meurice pour la création du musée, Louis Koch, neveu et héritier de Juliette Drouet, avait dispersé quelques éléments de Hauteville House, dont plusieurs furent cédés à Julien Striling (provenant en particlier de la salle à manger). Stirling fit graver ce qui constitue le plus petit des portraits de Victor Hugo, dont il ne fit tiré que huit épreuves. L'une d'elle (n° 4), figure dans l'exemplaire Noilly puis Claretie de La Voix de Guernesey (Vente Claretie, n° 713), relié par Allô, ce qui permet de cerner la date de la fabrication de ce portrait du vivant de Victor Hugo (vente Noilly en 1886, Allô étant décédé en 1890). Le présent exemplaire est le sien, dans lequel il fit monter, sur le premier plat, le cuivre original de ce portrait, en conservant l'épreuve n° 1, montée en tête avant la couverture. Nous n'avons pu localiser aucune des autres épreuves de ce portrait, hormis celui de l'exemplaire Noilly-Claretie. Cette édition de Bruxelles constitue bien l'édition originale, pour ne pas dire princeps, des Châtiments. «Un grand nombre de vers y sont remplacés par des lignes de points ; mais contrairement à ce qu'ont écrit plusieurs bibliographes, je tiens de M. Paul Meurice que Victor Hugo, sans y prêter son concours, n'a jamais désavoué cette édition» (Vicaire). De la bibliothèque Julien Stirling (ex-libris). Clouzot p. 148 ; Michaux, Essais bibliographiques concernant les oeuvres de Victor Hugo, parues pendant l'exil, p. 22-23). Vicaire, IV, col. 312 ; Carteret, I, p. 415. ‎

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‎Victor HUGO - Adèle HUGO‎

Reference : 70986

(1856)

‎"Mon exil est comme voisin de son tombeau, et je vois distinctement sa grande âme hors de ce monde" Lettre autographe signée à la veuve du sculpteur David d'Angers‎

‎Hauteville House 11 et 13 mai 1856 | 14 x 21.50 cm | une feuille‎


‎Lettre autographe signée de Victor Hugo datée du 13 mai 1856 à la suited'une lettre inédite de Madame Victor Hugo à Madame David d'Angersdatée du 11 mai. 4 pages sur un feuillet remplié à filigrane "Barbet Smith Street Guernesey". Publiée dans Correspondance de Victor Hugo, Paris, année 1856, p. 246 Dans cette lettreimprégnée des apparitions et spectres qui hantent lesContemplationsrécemment publiées, Victor Hugo s'adresse à la veuve de son grand ami le sculpteur David d'Angers, fervent républicain et artiste particulièrement admiré des romantiques. En pleine crise mystique, Hugo parle à l'ombre du sculpteur à qui il dédia de sublimes poèmes dansLes feuilles d'automneainsi queLes rayons et les ombres et réclame auprès de sa veuve son portrait favori, un buste en marbre jadis sculpté par David d'Angers. Après l'expulsion des proscrits de l'île de Jersey,VictorHugo fait l'achat d'Hauteville House grâce au succès desContemplationset apprend avec tristesse la disparition d'un ami cher.Il écrit à la veuve du sculpteur sur le même feuillet que sa femme Adèle, également liée avec la famille de David d'Angers, créateur d'un médaillon à son effigie : «Vous êtes la veuve de notregrand David d'Angers, et vous êtes sa digne veuve comme vous avez été sa digne femme». Le sculpteur de renom s'était déjà lié au premier salon romantique de Nodier à l'Arsenal et fréquentait presque quotidiennement Hugo à la fin des années 1820 dans l'ambiance bonapartiste et bon enfant de la rue Notre-Dame des Champs, en compagnie des frères Devéria, Sainte-Beuve, Balzac, Nanteuil et Delacroix. En 1828, l'écrivain avait posé avec bonheur dans l'atelier de David d'Angers rue de Fleurus, pour un médaillon puis un buste qui avaient été suivis de deux sublimes poèmes célébrant le talent du sculpteur dansLes Feuilles d'Automne etLes rayons et les ombres.De tous ses portraits pourtant nombreux, il chérissait plus que tout autre son buste de marbre signé David d'Angers et n'hésite pas à le réclamer à sa veuve : «Avant peu, peut-être, madame, ma famille vous demandera de lui rendre ce buste qui est ma figure, ce qui est peu de chose, mais qui est un chef-d'uvre de David, ce qui est tout. C'est lui encore plus que moi, et c'est pour cela que nous voulons l'avoir parmi nous». De ces séances de pose avec le sculpteur naquirent de fructueuses conversations esthétiques et politiques où s'était affirmée leur aversion commune pour la peine de mort. Ils assistèrent au ferrement des galériens qui rejoignaient Toulon depuis Paris, décrit par Hugo dans deux chapitres duDernier jour d'un condamné. Victime de l'exil comme Hugo, David d'Angers était rentré à Paris avant de rejoindre le monde des morts: «Mon exil est comme voisin de son tombeau, et je vois distinctement sa grande âme hors de ce monde, comme je vois sa grande vie dans l'histoire sévère de notre temps». La «grande vie» de David d'Angers fut consacrée à façonner les effigies des hommes illustres, par un subtil équilibre de ressemblance et d'idéalisation. Le sculpteur prend finalement place dans le panthéon personnel de Victor Hugo, lui qui avait orné le fronton du véritable Panthéon des grands hommes où repose aujourd'hui l'écrivain: «David est aujourd'hui une figure de mémoire, une renommée de marbre, un habitant du piédestal après en avoir été l'ouvrier. Aujourd'hui, la mort a sacré l'homme et le statuaire est statue. L'ombre qu'il jette sur vous, madame, donne à votre vie la forme de la gloire». C'était en effet à l'ombre des grands hommes qu'Hugo vécut son exil à Jersey, loin du tumulte de la capitale et dans le silence ponctué par les embruns frappant les carreaux. Hugo s'était plongé dans l'occulte et parlait aux disparus :«David est une des ombres auxquelles je parle le plus souvent, ombre moi-même», déclare-t-il, rappelant le poème final desContemplations, «Ce que dit la bouche d'ombre», dicté au poète grâce au procédé spirite des «tables tournantes». Alors au sommet de‎

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‎Victor HUGO‎

Reference : 83705

(1875)

‎Actes et paroles - Avant l'exil 1841-1851‎

‎Michel Lévy frères | Paris 1875 | 19.50 x 25 cm | relié‎


‎Édition originale, un des 20 exemplaires numérotés sur chine, tirage de tête de cet important recueil de discours, déclarations publiques et textes politiques destinés à la Chambre des pairs, à l'Assemblée Constituante et à l'Assemblée législative, tous écrits comme l'indique son titre antérieurement à l'exil de Victor Hugo. Ces importants textes traitent de la liberté de la presse, du théâtre et de l'enseignement, ainsi que de l'abolition de la peine de mort. Reliure en demi chagrin rouge, dos lisse orné d'un cartouche doré orné de motifs typographiques dorés, plats de papier oeil-de-chat, gardes et contreplats de papier caillouté, couvertures conservées, tête dorée sur témoins. Exceptionnel et affectueux envoi autographe signé de Victor Hugo à sa belle-fille Alice Lehaene - veuve de Charles Hugo - et à ses petits-enfants adorés : « À ma chère fille et à votre douce mère, mon Georges, ma Jeanne, Papapa. » «Nous l'appelions Papapa. La légende veut - il nous entourait de légendes! - qu'un matin d'autrefois, à Hauteville-House, tandis qu'il travaillait debout dans cette cage de verre, perchée au haut de la maison, petit Georges entrât et dit: - Bonjour Papapa![...] A entendre le fils de son fils Charles, qui venait de mourir, prononcer ce mot inconnu, le grand-père eux une immense joie, car il connaissait le secret langage des enfants: le bégaiement de Georges faisait de lui deux fois un père, beaucoup plus qu'un grand-père. [...] - Maintenant, je m'appelle Papapa, dit-il, doucement. Et jusqu'à sa mort, nous lui donnâmes, ma sur et moi, ce nom doublement tendre et que toujours il chérit. » (Georges-Victor Hugo, Mon grand-père) En 1871, après la mort subite de son fils Charles, Victor Hugo réclame la tutelle de ses deux petits-enfants Georges et Jeanne. Il aura désormais la charge de leur éducation et passera à leurs côtés les minutes les plus heureuses de sa vie, comme en témoignent les innombrables et malicieuses notes concernant les deux enfants dans Choses vues. À la mort de François-Victor, son dernier fils, le patriarche s'installe avec Alice la mère de Georges et Jeanne au 21 rue de Clichy ; à l'étage en dessous, il loge Juliette Drouet. Il a alors tout le loisir de passer du temps avec ses « petits », pour lesquels il organise des dîners d'enfants et fabrique une myriade de joujoux. Il ajoute ainsi à sa paternité un très beau recueil : L'Art d'être grand-père. « La popularité en est immédiate et le succès retentissant, tant sa manière de célébrer l'enfance en racontant Georges, Jeanne et lui-même éblouit. Pour avoir su mettre des mots d'enfants en vers avec tant de naturel et de fraîcheur, le « Papapa » de Georges et Jeanne est parvenu, comme nul autre, à exalter les sentiments « grands-parentaux ». Dans la sphère familiale, ces sentiments ne se limitent pas à autoriser les enfants à laisser leurs jouets traîner sur les manuscrits : quand Alice se remarie avec le journaliste et homme politique Édouard Simon dit Lockroy - collaborateur du Rappel -, Hugo empêche ce dernier d'être nommé leur cotuteur. » (Sandrine Fillipetti, Victor Hugo) UN TESTAMENT INTELLECTUEL Ce volume inaugural des Actes et paroles, renfermant les premiers grands textes politiques de Victor Hugo, est un poignant témoignage de ses engagements humanistes. De son « Discours de réception » à l'Académie française (1841) à sa célèbre « Révision de la Constitution » (« Non ! après Napoléon le Grand, je ne veux pas de Napoléon le Petit ! ») qui lui valut l'exil, les « petits » propriétaires de ce précieux exemplaire reçoivent en legs l'héritage intellectuel et militant de leur grand-père. Au centre cette compilation figure un texte tout à fait significatif « Pour Charles Hugo. La peine de mort », qu'Hugo prononça devant la Cour d'assises de la Seine en 1851 pour défendre son fils, père de Jeanne et Georges, condamné pour un article contre la peine de mort : « Ce que mon fils a écrit, il l'a écrit, je le répète, parce que je le lui ai insp‎

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‎HUGO Victor:‎

Reference : 16144

(1883)

‎Le roi s'amuse.‎

‎Paris, Société de publications périodiques, 1883. Grand in-4, en feuilles sous chemise de percaline grise, titre doré au dos et au premier plat, reproduction de la signature de Victor Hugo en noir au premier plat, ses initiales au dos. ‎


‎Illustré de 27 planches hors-texte, fac-similé du manuscrit de Victor Hugo et de compositions de J.-P- Laurens, Henri Meyer, Emile Bayard, Lavastre, John Sargent, A. Marie, Rubé et Chaperon et Olivier Merson. Chacune des planches est protégée par une serpente avec légende imprimée (sauf les pl. 3, 6, 11, 13, 17, 21, 23, 25 à 27). Luxueuse édition publiée pour le cinquantenaire de la création de la pièce. Tiré à 201 exemplaires, le nôtre est un des 50 sur Japon imprimé pour le petit-fils de Victor Hugo, Georges Hugo. C'est lui, fils de Charles Hugo et orphelin de père à 3 ans, qui sera élevé par son grand-père. De cette expérience, Victor Hugo écrira d'ailleurs le livre L'art d'être grand-père. Il a ensuite appartenu au fils de Georges: François Hugo (1899-1982) qui fut orfèvre. C'est donc ce dernier qui fit l'envoi autographe, au faux-titre "à Alix Le [illisible] notre ange gardien François Victor Hugo". On y trouve, outre le texte du drame, la préface de 1832, le discours de Victor Hugo devant le Tribunal de commerce en 1832, le procès de la pièce et des notes et variantes. Chemise fatiguée. Vicaire, IV, 276. HORAIRE ESTIVAL : DU LUNDI 27 JUILLET AU SAMEDI 21 AOUT NOUS SERONS OUVERTS UNIQUEMENT SUR RENDEZ-VOUS.‎

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CHF1,000.00 (€1,074.81 )

‎HUGO (Victor)‎

Reference : GMF-589

‎HUGO (Victor). Œuvres complètes. 58 volumes 1862-1884 nombreuses E.O.‎

‎HUGO (Victor). Œuvres. Ensemble composite et uniformément relié, comprenant les Œuvres publiées chez la Veuve Alexandre Houssiaux, complétées par de nombreuses éditions originales et éditions contemporaines. Paris, divers éditeurs, 1862-1884. 58 volumes in-8, reliures uniformes en demi-chagrin rouge à coins, dos à nerfs, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, plats de percaline rouge, sans les couvertures. Très important ensemble des œuvres de Victor Hugo, constitué autour de l’édition illustrée publiée chez la Veuve Alexandre Houssiaux en 1878, et enrichi de nombreux volumes parus séparément chez Lacroix, Pagnerre, Calmann Lévy, Hetzel et Quantin, plusieurs en édition originale. L’édition Houssiaux réunit les grands ensembles romanesques, dramatiques, poétiques et critiques de Victor Hugo : les romans –- Han d’Islande, Bug-Jargal, Le Dernier Jour d’un condamné, Claude Gueux, Notre-Dame de Paris, les drames — Cromwell, Hernani, Marion Delorme, Le Roi s’amuse, Lucrèce Borgia, Marie Tudor, Angelo, Ruy Blas, Les Burgraves, La Esmeralda —, Le Rhin, Littérature et philosophie mêlées, ainsi qu’une large partie de l’œuvre poétique, des Odes et Ballades aux Contemplations et à La Légende des siècles. À ce noyau ont été joints de nombreux volumes essentiels, publiés du vivant de Victor Hugo, dont plusieurs éditions originales : Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie, par Adèle Foucher Hugo, Lacroix, 1863 ; William Shakespeare, Lacroix, 1864 ; Les Chansons des rues et des bois, Lacroix, 1865 ; Les Travailleurs de la mer, Lacroix, 1866 ; Paris, introduction au Paris-Guide, Lacroix, 1867 ; L’Homme qui rit, Lacroix, 1869 ; La Légende des siècles. Nouvelle série, Calmann Lévy, 1877 ; Histoire d’un crime, Calmann Lévy, 1877-1878 ; Torquemada, Calmann Lévy, 1882. L’ensemble comprend surtout les dix volumes des Misérables, Paris, Pagnerre, 1862, en édition originale française, avec mentions d’édition. Détail des volumes : Édition Houssiaux. Nouvelle édition ornée de vignettes et augmentée de La Légende des siècles, 1878: 1. Han d’Islande. Roman I. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 2. Bug-Jargal — Le Dernier Jour d’un condamné — Claude Gueux. Roman II. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 3. Notre-Dame de Paris. Tome I. Roman III. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 4. Notre-Dame de Paris. Tome II. Roman IV. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 5. Cromwell. Drame I. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 6. Hernani — Marion Delorme — Le Roi s’amuse. Drame II. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 7. Lucrèce Borgia — Marie Tudor — Angelo. Drame III. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 8. Ruy Blas — Les Burgraves — La Esmeralda. Drame IV. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 9. Odes et Ballades I. Poésie I. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 10. Odes et Ballades II — Les Orientales. Poésie II. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 11. Les Feuilles d’automne — Les Chants du crépuscule. Poésie III. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 12. Les Voix intérieures — Les Rayons et les ombres. Poésie IV. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 13. Les Contemplations. Tome I. Poésie V. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 14. Les Contemplations. Tome II. Poésie VI. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 15. La Légende des siècles. Tome I. Poésie VII. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 16. La Légende des siècles. Tome II. Poésie VIII. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 17. Le Rhin. Lettres à un ami. Tome I. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 18. Le Rhin. Lettres à un ami. Tome II. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 19. Le Rhin. Lettres à un ami. Tome III. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. 20. Littérature et philosophie mêlées. Paris, Veuve Alexandre Houssiaux, 1878. Volumes complémentaires en éditions originales : 21-30. Les Misérables. Paris, Pagnerre, 1862. 10 volumes. Édition originale française, avec titre rouge et mentions de septième et huitième édition sur certains volumes. 31-32. Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie [Adèle Foucher Hugo]. Paris, Librairie internationale ; Bruxelles, Leipzig et Livourne, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1863. 2 volumes. Édition originale. 33. William Shakespeare. Paris, Librairie internationale ; Bruxelles, Leipzig et Livourne, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1864. Édition originale. 34. Les Chansons des rues et des bois. Paris, Librairie internationale ; Bruxelles, Leipzig et Livourne, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1865. Édition originale. 35-37. Les Travailleurs de la mer. Paris, Librairie internationale ; Bruxelles, Leipzig et Livourne, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1866. 3 volumes. Édition originale. 38. Paris. Introduction au Paris-Guide. Paris, Librairie internationale ; Bruxelles, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1867. Édition originale. 39-42. L’Homme qui rit. Paris, Librairie internationale ; Bruxelles, Leipzig et Livourne, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1869. 4 volumes. Édition originale. 43-44. La Légende des siècles. Nouvelle série. Paris, Calmann Lévy, 1877. 2 volumes. Édition originale. 45-46. Histoire d’un crime. Déposition d’un témoin. Paris, Calmann Lévy, 1877-1878. 2 volumes. Édition originale, avec mention de sixième édition pour le premier volume. 47-48. Les Quatre Vents de l’esprit. Paris, J. Hetzel et A. Quantin, 1881. 2 volumes. Edition originale, avec mention de sixième édition sur les deux volumes. 49. Torquemada. Paris, Calmann Lévy, 1882. Édition originale. Volumes complémentaires en éditions diverses 50. Actes et paroles III. Depuis l’exil 1870-1876. Paris, Calmann Lévy, 1876. Deuxième édition. 51. Actes et paroles II. Pendant l’exil 1852-1870. Paris, Calmann Lévy, 1879. Troisième édition. 52. Napoléon le petit. Paris, Calmann Lévy, 1879. Nouvelle édition. 53. Quatrevingt-treize. Paris, J. Hetzel et A. Quantin, 1880. 54. L’Année terrible. Paris, J. Hetzel et Cie et A. Quantin et Cie, 1880. 55. L’Art d’être grand-père. Paris, J. Hetzel et Cie et A. Quantin et Cie, 1881. 56. Le Pape — La Pitié suprême — Religions et religion — L’Âne. Paris, J. Hetzel et Cie et A. Quantin et Cie, 1881. 57. Actes et paroles I. Avant l’exil 1841-1851. Paris, J. Hetzel et Cie et A. Quantin et Cie, 1882. 58. Les Châtiments. Paris, J. Hetzel et Cie et A. Quantin et Cie, 1884. Superbe ensemble, très homogène, en reliures strictement uniformes, illustré pour la collection Houssiaux. Quelques légères taches noires sur certains dos, infimes frottements ; intérieurs d'une très grande fraîcheur, papier très blanc, sans rousseurs. Exceptionnel par son ampleur, sa présentation uniforme et la présence de nombreuses éditions originales ou éditions contemporaines importantes.‎


La Fatrasie - Pontoise

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‎Victor HUGO‎

Reference : 58439

(1872)

‎Actes et paroles 1870 - 1871 - 1872‎

‎Michel Lévy frères | Paris 1872 | 11.50 x 18 cm | relié‎


‎Édition originale sur papier courant, il a été tiré 100 exemplaires sur Hollande en grands papiers. Reliure en demi chagrin rouge, dos à quatre fins nerfs sertis de pointillés dorés orné de fleurons dorés et de filets à froid, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliure de l'époque signée de Derveaux fils. Rares rousseurs affectant principalement les marges de certains feuillets. Exceptionnel envoi autographe signé de Victor Hugo à son fils François-Victor sur la page de faux-titre: «À mon bien aimé Victor. V.» En 1872, seuls deux des cinq enfants que Victor Hugo a eus avec son épouse Adèle Foucher sont encore en vie: François-Victor, qu'il appelle simplement Victor et sur lequel il reporte son affection, et Adèle, emmurée dans la folie, qui vient d'être internée à son retour de la Barbade. Hugo note alors dans ses carnets: «Il y a tout juste un an, je partais pour Bordeaux avec Charles [son autre fils] qui n'en devait pas revenir vivant. Aujourd'hui je revois Adèle. Que de deuils!» Mais les tragédies continueront de frapper le vieil écrivain: le «bien-aimé» François-Victor succombera l'année suivante, en 1873, de la tuberculose. François-Victor Hugo est l'auteur d'une monumentale traduction des uvres complètes de William Shakespeare, la première respectueuse de la langue du dramaturge anglais: «Pour ceux qui, dans Shakespeare, veulent tout Shakespeare, cette traduction manquait», écrira avec émotion Hugo dans la préface. Agréable exemplaire enrichi d'une très émouvante dédicace de Victor Hugo à son fils. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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