Edition originale de cet intéressant traité sur les Corses en France. Paris, Garnery, An VII (1798-99). Grand in-8 de (4) ff., 1 frontispice, 112 pp. Relié en pleine basane fauve, roulette dorée encadrant les plats, dos lisse orné de fleurons dorés, chiffre P B frappé or en pied du dos, pièce de titre en maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes, tranches dorées sur marbrures. Dos légèrement frotté. Reliure de l’époque. 198 x 122 mm.
Edition originale de cet intéressant traité sur les Corses en France. Barbier, III, 323 ; Monglond IV, 795 ; Martin-W. 13429 ; INED 1841 ; Lipperheide Jbc7; Brunet, VI, 25883. "Géographie économique et sociale. Ressources et mœurs de cette ile, que la monarchie a gravement négligée et que la République se doit de mettre en valeur. Elle doit aussi lutter contre l'anarchie et la peste" (INED). Gabriel Victor Feydel (1756- 22 avril 1840) est un journaliste français. Né en 1756, il reçut une formation technique et militaire. Il prétend avoir été lieutenant dans sa jeunesse, mais il n'est connu que comme littérateur et journaliste. Il publie sa première œuvre L'art de nager, sous le pseudonyme de Nicolas Roger, en 1783, pseudonyme qu'il utilisera à plusieurs reprises. En 1787 et 1788 il anime le courrier des lecteurs du quotidien par une série de lettres où se mêlent érudition philologique, polémique et ironie voltairienne. En 1789, en tant que secrétaire de la "Société des Amis de la Constitution" Gabriel Feydel rédige avec Choderlos de Laclos L'Observateur, qui fut l'un des tout premiers journaux à paraître, pendant la Révolution. C'est en vertu de cette fonction qu'il est cosignataire du Discours sur la liberté du théâtre prononcé par La Harpe le 17 décembre 1790. La publication de ce journal fut interrompue définitivement le 12 octobre 1790. Dans son Observateur Gabriel Feydel fait l'éloge de la brochure de Jacques René Humbert intitulée La Lanterne magique. En 1794, proscrit, il quitte Paris et survit comme colporteur. Il réapparaît sous le Directoire, enrôlé dans l'expédition à Constantinople du ministre des relations extérieures Aubert. Le navire dans lequel Feydel est embarqué est capturé par les Anglais. Retenu en Corse, il ne retourne à Paris qu'en pluviôse an VI. Gabriel Feydel est l'auteur du journal Le Régulateur, ou Gazette de Paris et de l'Europe. Après l'an VIII, Gabriel Feydel cesse d'intervenir dans la politique et remplit à nouveau les colonnes du Journal de Paris de ses polémiques littéraires et érudites, exactement comme avant la Révolution. En 1799, Feydel adresse aux membres du Directoire un rapport sur la Corse, qui sera publié par la suite sous le titre Mœurs et coutumes des Corses, dans lequel il fait remarquer que « le Corse est vif, intrépide, spirituel et adroit, mais excessivement paresseux de corps et d'esprit ». La conclusion de ce rapport est impitoyable pour le comportement des habitants de l'île, qui, selon lui, est dangereusement contagieux : « Marier des garçons français avec des filles corses, protéger l'agriculture et créer des manufactures, tels furent les moyens principaux que le gouvernement de Versailles adopta pour atteindre le grand but commercial qu'il se proposoit, lorsque l'isle eut été soumise. L'expérience lui a prouvé que le Français qui s'établit en Corse contracte la paresse habituelle du pays, au lieu d'y donner l'exemple de l'activité française ». Plus loin il ajoute « Il y a deux espèces de Corses : le Corse policé et le Corse sauvage, ou si l’on veut, demi-sauvage. La première est composée d’un petit nombre d’hommes que l’éducation étrangère, l’instruction de cabinet, ou les voyages, ont mis au niveau des autres Européens. Elle n’influe, en cette qualité, ni sur les pensées ni sur les actions de la seconde, qui se fait remarquer dans les villes comme dans les campagnes. Cette nullité d’influence, peu vraisemblable sans doute, mais pourtant démontrée par la nécessité où se trouve toujours le Corse voyageur, de reprendre les mœurs de son ile en y remettant le pied, me parait tenir à des causes qui ne sont pas faciles à détruire. Toujours les Corses s’agitèrent pour être indépendants, et jamais ils ne le furent [...] Je n’ai donc rien à dire de particulier sur le petit nombre de Corses que leurs lumières distinguent inutilement des autres... » L’ouvrage est illustré d’un frontispice gravé représentant trois corses en costume traditionnel. Remarquable exemplaire provenant de la Bibliothèque de la Malmaison. Une première marque qui enrichit cet exemplaire est le monogramme P B (Pagerie, Bonaparte) apposé en lettres d’or en pied du dos, le chiffre de Joséphine de Tascher de La Pagerie et de Napoléon Bonaparte. Une seconde marque plus tardive est le timbre humide "Bibliothèque de la Malmaison" qui fut apposé sur les pages de titre pour les ventes de mai à juillet 1829. Ces ventes firent l’objet d’un catalogue succinct : "Notice des livres composant la bibliothèque de La Malmaison, provenant de la succession de S. A. R. le prince Eugène et qui avait appartenu à Napoléon et à l'impératrice Joséphine,... vente au château de La Malmaison les dimanche 28 et lundi 29 juin 1829, les dimanche 5 juillet et lundi 6, les dimanche 12 et lundi 13…" « Au château de Malmaison, Joséphine avait fait installer par l'architecte Percier une bibliothèque, composée principalement d'ouvrages militaires » Olivier estime que « les livres aux armes ou au chiffre de l'impératrice Joséphine sont extrêmement rares ». (OHR, Pl. 2653) Précieux exemplaire à la provenance particulièrement prestigieuse et croustillante lorsque l’on sait que le couple impérial a souhaité posséder cet ouvrage dans lequel l’auteur dresse un tableau pourtant calamiteux de la Corse et de sa population... Provenance : de la Bibliothèque de la Malmaison avec chiffre frappé or en pied du dos et cachet sur le titre.
Édition originale de l’éloge de la Faculté de Médecine de Paris prononcé par Gabriel Naudé en 1628. Lutetiae Paris., Jean Moreau, 1628.Petit in-8 de (12) pp., 150, (1). Ancien ex-libris manuscrit rayé à l’encre sur le titre. Petit cachet d’appartenance sur le titre. Relié en plein vélin souple de l’époque, dos lisse avec le titre manuscrit en long.171 x 109 mm.
Édition originale de ce « volume rare » (Brunet). Brunet, Supp. II, 10 ; Double, Cabinet d’un curieux, 93. Gabriel Naudé (1600-1653), est un célèbre bibliographe français et l’un des hommes les plus instruits de son temps. Après avoir achevé avec succès sa philosophie, il commença l’étude de la médecine. « Dès sa jeunesse, Naudé avait montré une vive passion pour les livres ; il put la satisfaire de bonne heure, car il entrait à peine dans sa vingtième année quand le président de Mesmes lui donna la direction de sa bibliothèque. Naudé dut pourtant abandonner bientôt une position qui ne lui laissait pas le temps de suivre ses études médicales, et il alla en 1626 les terminer à Padoue. La mort de son père le rappela à Paris, et en 1628 la Faculté de Médecine le choisit pour prononcer le discours de clôture des examens et l’éloge des nouveaux licenciés. Ce discours, où l’ancienneté et la gloire de la Faculté (‘De Antiquitate et dignitate Scholae medicae Parisiensis’) étaient développées avec une véritable éloquence, attira les yeux sur son auteur. Le savant Pierre Dupuy le mit alors en relation avec le cardinal Bagni, qui l’emmena à Rome et lui confia sa bibliothèque ». (Nouvelle biographie générale, 37, col. 513). Naudé prononça donc cet éloge plein d’érudition en 1628, à l’occasion de la clôture des examens à la Faculté de Médecine de Paris. « Dans un de ces discours d’apparat, si fréquents à l’époque qui va nous occuper, Gabriel Naudé (‘De Antiquitate et dignitate Scholae medicinae Parisiensis’) décrit tout au long et avec une singulière complaisance les colonnes, les statues, les pilastres, les festons, les astragales, que la Faculté n’a pas, mais qu’elle pourrait avoir. En revanche, le tableau qu’il nous donne du local occupé par elle nous la montre largement et commodément installée. Une grande cour, une vaste salle pour les disputes solennelles, d’autres pour les leçons journalières, une belle chapelle, un riche mobilier, une bibliothèque remplie des livres les plus précieux, un laboratoire pour la préparation des médicaments, des logements pour tous les employés, un jardin botanique contenant toutes les plantes usitées en médecine… » (M. Raynaud, Les médecins au temps de Molière, p. 6). « Cet ouvrage de Gabriel Naudé est écrit en excellent style, de ce beau latin du grand siècle dont la tradition s’était encore conservée dans notre Université jusqu’aux dernières et regrettables réformes » (Double). Séduisant exemplaire de toute pureté de cet ouvrage rare et recherché, conservé dans son vélin souple de l’époque. Aucun exemplaire du présent ouvrage n’est répertorié sur le marché public international depuis plus de trente ans.
Paris : aux dépens de la Société de la gravure sur bois originale, 1928. ENRICHI D'UNE SUITE DES BOIS SUR MADAGASCAR
In-4° (282 x 204 mm), [4] ff - 18 pp. - [2] ff. + [23] pl. sous chemise, en feuilles, couverture éditeur titrée. Édition originale de cette nouvelle de Marc Elder illustrée de 38 bois de Gabriel Belot. Tirage limité à 160 exemplaires numérotés. Cet exemplaire (n°88) est enrichi d'une suite sur Madagascar non annoncée au justificatif de tirage. Coeurs fragiles est le troisième ouvrage de la série des « nouvelles inédites » dirigée par Léon Comar pour les éditions de la Société de la gravure sur bois originale (active de 1911 à 1935). Peintre, illustrateur et graveur prolifique, Gabriel Belot fit paraître en 1917 l'ouvrage L'Ile Saint-Louis pour lequel il réalisa seul le texte, l'illustration, la typographie, l'impression et la reliure. Son ami Marc Elder lui consacra en 1927 une monographie publiée chez Delpeuch : « La parenté n'est pas douteuse entre [Gabriel Belot] et les tailleurs d'images du Moyen-Age. Il est de leur lignée aussi bien dans sa façon de comprendre que d'exécuter. C'est un gothique, en chair, en os, et en esprit, qui revit par delà plus de cinq cents années de culture latine. Il ne faut pas lui chercher d'autres maîtres que ces inconnus qui plantèrent des boeufs sur les tours de Laon, déroulèrent aux murs de Vézelay, de Chartres, de Reims, de Paris, de Bourges, cette geste de pierre héroïque où se lit la libération temporelle d'un peuple et la plus haute envolée de son âme » (Gabriel-Belot, peintre imagier, p. 56). Quelques taches et décolorations à la couverture.
Lyon : Cercle lyonnais du livre, 1928. UN MAROQUIN IVOIRE PONCÉ ORNÉ EN MARQUETERIE DE PAILLE, EXEMPLAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE PERSONNELLE DE RENÉ KIEFFER
In-f° (335 x 262 mm), [1] f. bl. - [1] f. - [1] pl. - [5] ff. - 267 pp. - [10] pl. - [3] ff., maroquin ivoire poncé orné d'un décor de filets dorés couvrant le dos et les plats, dos lisse orné et mosaïqué, décor à la plaque mosaïqué de maroquins vert et turquoise et d'ornements vert et vert sombre en marqueterie, encadrement intérieur mosaïqué de maroquins vert et turquoise, contregardes et gardes de peau marbrée, gardes de papier marbré, tête dorée, couvertures et dos conservés, chemise demi-maroquin vert sapin à bandes, étui bordé (reliure signée RENÉ KIEFFER au contreplat supérieur et avec son étiquette estampée sur la première garde blanche). Tirage limité à 152 exemplaires sur vélin van Gelder Zonen, un des 120 exemplaires nominatifs imprimé pour « Monsieur René Kieffer ». Viennent ensuite 20 exemplaires mis dans le commerce et 12 exemplaires réservés aux collaborateurs et aux archives de la société. Il est habillé d'une reliure en maroquin ivoire poncé mosaïqué agrémentée d'ornements en marqueterie et de gardes en peau marbrée dans les tons verts. L'édition est illustrée par Daragnès de 32 gravures sur cuivre en couleurs au burin, dont 11 hors texte, et de bois ornementaux gravés par Jean-Gabriel Daragnès. L'achevé d'imprimer porte sa marque au coeur fleuri ainsi que sa signature à l'encre. Édition augmentée d'une belle préface de Giraudoux, composée sous la forme d'une lettre de Suzanne à Daragnès : « Que disent les peintres, quand une inconnue s'approche doucement d'eux, par derrière, et pose ses mains sur leurs yeux ? Vous auriez vu l'ombre de mes paumes ; cela vous aurait singulièrement aidé pour ces gravures où, paraît-il, vous me représentez sans vêtements. Vous voulez bien m'écrire aujourd'hui que les bibliophiles de Lyon seraient terriblement désireux de savoir pourquoi il n'est pas question de Dieu dans la relation de mes voyages [...] et je veux bien vous répondre, mais à la condition que ma réponse ne sera jamais lue par d'autres que vous, c'est-à-dire que vous la publierez en édition luxe et en première page. C'est encore là le meilleur gîte pour les personnes qui aiment le secret. » Jean-Gabriel Daragnès (Bordeaux : 1886-Neuilly-sur-Seine : 1950), formé comme graveur et illustrateur, commence en 1925, dans son atelier de Montmartre, une seconde activité d'imprimeur et éditeur. Collaborant aux éditions Émile-Paul Frères, aux édition de la Banderole et aux éditions de la Sirène comme directeur artistique ou maître typographe, il fit paraître sous sa « marque » au coeur fleuri plusieurs ouvrages considérés comme des chefs d'oeuvre du livre dit « d'illustrateur ». Monod 5472, « un des grands livres de Daragnès ». Dos de la chemise passé et quelques décharges des illustrations.
Limoges : Collection Poésie et critique, Rougerie éditeur, 1949. UN DES 15 « EXEMPLAIRES DE LUXE » DE L'ÉDITION ORIGINALE ENRICHI D'UN ENVOI ET D'UN MANUSCRIT AUTOGRAPHE
In-4° (285 X 234 mm), [24] ff., 3 pl., et [2] ff. manuscrits, couverture souple. Rare édition originale, tirée à 200 exemplaires, un des 15 « exemplaires de luxe » (n° 6) sur papier hélio satiné avec envoi de l'auteur à « Monsieur Wacheux, avec les meilleurs sentiments de Gabriel Audisio, 13. XII.49 », 3 illustrations dont 2 signées et datées au stylo par Kermadec et 2 pp. autographes de la Rapsodie de la neige. Gabriel Audisio (1900 - 1978), écrivain et poète français est le fils de Victor Audisio, directeur de l'Opéra d'Alger et de l'Opéra de Marseille. C'est à Alger qu'il commence, à vingt et un ans, une carrière dans l'administration, et mène parallèlement une importante activité littéraire, d'auteur et de poète. Devant l'épreuve de la guerre, qu'il vit en 1914 puis en 1939, il fait le choix de la résistance et voit dans la poésie un signe d'espérance. Son oeuvre littéraire fut couronnée par de nombreux prix, dont celui de la Société des gens de lettres en 1953 pour l'ensemble de son oeuvre. Il joue aussi un rôle d'animateur de la vie culturelle, organisant des conférences, faisant venir à Alger des grands noms des lettres, accordant une place particulière au théâtre où il voit la possibilité d'un rapprochement entre les différentes communautés. Eugène-Nestor de Kermadec (1899 - 1976), peintre abstrait, étudia à l'école des Arts Décoratifs en 1915 puis à l'école des Beaux-Arts. Il rejoint le courant cubiste après 1918. Il fut représenté comme ses illustres aînés (Picasso, Gris, Georges Braque, Laurens) par la Galerie Louise Leiris. En 1973, la Galerie Annick Gendron lui consacre une première rétrospective. Une seconde, posthume, aura lieu en 1977 à la Galerie Leiris. Un catalogue fut édité à cette occasion. Titre manuscrit et quelques frottements au dos de la couverture.
[PARLEMENT D'AIX] ; [RIQUETTI MARQUIS DE MIRABEAU (Victor)] ; [PARLEMENT DE PARIS/ MAUPEOU (René-Nicolas de)] ; [GUÉRET (Louis-Gabriel)] ; [MENOUX (Joseph de)] ; [DUHAMEL (Jean)] ; [PARLEMENT DE PARIS] ; [GUÉNÉE (Antoine)]
Reference : 1558
(1764)
Aix ; Rome [fausse adresse] ; s. l. ; Berlin [Paris] ; Nancy ; s. l. ; s. l. ; Amsterdam [Paris] : chez la veuve J. David, & E. David, imprimeurs ; apud Laurentem Carabioni, in via Sancta [fausse adresse] ; s. n. ; aux dépens de la compagnie ; chez les héritiers de N. Baltazard, imprimeur-librairie du Collège ; s. n. ; s. n. ; chez Abraham Root, 1765 ; 1750 ; 1755 ; 1751 ; s. d. ; 1716 ; s. d. (1764) ; 1765. TRÈS HUMBLES REMONTRANCES AU ROI ET À VOLTAIRE
In-12° (168 x 98) mm, 179 pp. ; [1] f., 44 pp., [1] f. bl. ; [1] f., 38 pp. (numérotées 1-40 avec saut dans la numérotation pp. 23-24), 128 pp. ; 41 pp. numérotées 3-43 sans manque ; 144 pp. ; 63 pp. ; 24 pp., demi-basane brune à coins, dos lisse orné, plats de papier marbré, tranches rouges. Recueil de 8 pièces du XVIIIe siècle réunies en un volume : droit, économie, religion, rhétorique. Trois des pièces sont des remontrances au roi Louis XV qui témoignent des conflits entre ce souverain et ses Parlements. L'ouvrage comprend également l'édition originale rare d'une pièce d'Antoine Guénée condamnant l'antisémitisme de Voltaire. 1) [PARLEMENT D'AIX] Arrest de la cour du parlement de Provence du 30 octobre 1765 Aix : chez la veuve J. David, & E. David, imprimeurs, 1765 179 pp. Édition originale. Réquisitoire de Le Blanc de Castillon, avocat général au Parlement de Provence, contre les Actes de l'Assemblée générale du clergé de France contre la religion : cette délibération condamnait plusieurs ouvrages anti-religieux des Lumières ainsi que le jansénisme, et revendiquait l'indépendance du ministère ecclésiastique quant aux « objets mixtes » (voeux de religions, sacrements...). Supprimés par le Parlement en septembre, les Actes sont toutefois défendus par Louis XV, qui demandait alors des subsides au clergé. Le virulent débat qu'ils suscitèrent, encore avivé par l'anti-jésuitisme, illustre les limites du gallicanisme et les tensions entre Parlement et gouvernement qui marquèrent le règne de Louis XV. Félix Rocquain, L'Esprit révolutionnaire avant la révolution, 1878. pp. 250-254. 2) [RIQUETTI MARQUIS DE MIRABEAU (Victor)] Mémoire concernant l'utilité des états provinciaux, relativement à l'autorité royale, aux finances, au bonheur, & à l'avantage des peuples Rome : apud Laurentem Carabioni, in via Sancta [fausse adresse, imprimé en France], 1750. [1] f., 44 pp., [1] f. bl. Édition originale, parue sans nom d'auteur, du premier traité du marquis de Mirabeau. Le futur physiocrate, encore nostalgique des valeurs nobiliaires féodales, y défend pourtant la décentralisation des pouvoirs : décrivant les états provinciaux comme un contrepoids à l'autorité royale, il encourage leur extension à l'ensemble du territoire. Retravaillé et augmenté pour les rééditions de 1757 et 1758, le Mémoire sur les états provinciaux est finalement intégré à la quatrième partie de l'Ami des hommes, « best-seller » qui fait la célébrité du marquis de Mirabeau. Deux éditions parues à la même adresse et à la même date diffèrent légèrement par le matériel et la composition typographique. 3) [PARLEMENT DE PARIS/ MAUPEOU (René-Nicolas de)] Arrests, arrestés, et remontrances du Parlement au roi, au sujet des entreprises du Grand-Conseil. Du 27 novembre 1755 s. l. n. n., 1755 [1] f., 38 pp. (numérotées 1-40 avec saut dans la numérotation pp. 23-24), 128 pp. Édition originale. Recueil de remontrances à Louis XV concernant la déclaration royale du 10 octobre 1755 indiquant que les actes du Grand Conseil seraient exécutoires sans l'autorisation des Parlements. La seconde partie du texte est signée par René-Nicolas de Maupeou qui, pour tenter d'apaiser les tensions entre le pouvoir royal et les Parlements, mena en 1771 une importante réforme judiciaire qui aboutit à la suppression du Grand Conseil et à la division du Parlement de Paris. 4) [GUÉRET (Louis-Gabriel)] Avis d'un docteur en Sorbonne au sujet de la déclaration du Roy, du 17 août 1750, et de la réponse du clergé de France Berlin [Paris] : aux dépens de la compagnie, 1751 41 pp. numérotées 3-43 sans manque. Édition originale de cet essai concernant la déclaration du roi (17 août 1750) exigeant la déclaration, dans un délai de six mois, des biens et revenus des bénéficiers du clergé de France. L'abbé Guéret s'y déclare favorable à l'imposition du clergé. Selon Stourm, l'ouvrage serait également paru, à la même date, sous le titre Mémoire sur l'exemption des subsides et impositions volontaire prétendue par le clergé de France. Barbier I, 364 ; Quérard (Supercheries) I, 970. 5) [MENOUX (Joseph de)] Notions philosophiques des vérités fondamentales de la religion. Ouvrage didactique d'un ordre nouveau dédié à sa Majesté le roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar. Nouvelle édition, revuë, corrigée et augmentée. Nancy : chez les héritiers de N. Baltazard, imprimeur-librairie du Collège, s. d. 144 pp. Cet ouvrage d'éducation religieuse avait paru pour la première fois sous le titre Défi général à l'incrédulité. Père jésuite nommé prédicateur du roi Stanislas de Pologne, Menoux entretint avec Voltaire, qui le qualifiait en privé de « faux frère », un amitié toute politique. Quérard (France Littéraire) VI, 45. 6) [DUHAMEL (Jean)] L'Art oratoire prétendu réformé, ou petit catéchisme à l'usage des disciples du vénérable Pejore s. l. n. n., 1716 63 pp. Édition originale. Critique, sous forme d'un dialogue socratique satirique, de l'oraison funèbre de Louis XIV prononcée par le père jésuite Porée (ici « Pejore »), maître et ami de Voltaire. Prononcée le 12 novembre 1715, cette oraison avait déjà fait l'objet d'une querelle entre Porée et Bénigne Grenan : ce-dernier avait lui aussi été chargé, au nom de l'université, de prononcer un éloge funèbre, et les deux orateurs s'étaient longuement et aigrement entre-critiqués. Jean Duhamel, professeur de rhétorique au collège de Gassins, composa plusieurs pièces contre Charles Porée. Feuillet de titre doublé. Un seul exemplaire au Ccfr : La Rochelle. 7) [PARLEMENT DE PARIS] Objets de remontrances arrestés en parlement suffisamment garni de pairs, au sujet des vexations exercées contre plusieurs classes du parlement, notamment contre celle de Toulouse par le duc de Fitz-James s. l. n. n. n. d. (1764) 24 pp. Remontrances au roi Louis XV concernant l'intimidation du Parlement de Toulouse par le duc de Fitz-James. En 1763, le Parlement de Toulouse ayant refusé d'enregistrer de nouveaux impôts, le Roi envoya le duc de Fitz-James, lieutenant général commandant en chef pour le Languedoc, pour les contraindre à l'obéissance. Face à leur obstination, le duc fit renvoyer les magistrats chez eux et les mit aux arrêts. Le peuple comme les Parlements manifestèrent leur mécontentement, si bien que Louis XV retira les édits et leva la mise aux arrêts. Fitz-James, rappelé à Versailles, tomba quelque temps en disgrâce. « France. Parlement de Toulouse » Archives départementales de la Haute-Garonne, notice FRAD031_P_1267. 8) [GUÉNÉE (Antoine)] Lettre du rabin [sic] Aaron Mathathaï à Guillaume Vadé, traduite du hollandois par le lévite Joseph Ben-Jonathan, et accompagné des notes les plus utiles Amsterdam : chez Abraham Root [Paris : Laurent Prault], 1765 24 pp. Édition originale de cette lettre écrite sous pseudonyme par le prêtre et théologien Antoine Guénée, spécialiste de l'hébreu et du judaïsme. L'auteur y répond à une note de Voltaire sur le veau d'or (chapitre XII du Traité sur la tolérance). D'abord ignoré par Voltaire, ce texte reparut dans Lettres de quelques Juifs portugais, allemands et polonais, à M. de Voltaire (1769), ouvrage qui attira à la fois l'attention du public et celle du philosophe. Guénée n'eut de cesse de combattre l'antisémitisme de Voltaire et ce-dernier, piqué, finit par reconnaître avoir trouvé en Guénée un adversaire à sa mesure. « Le secrétaire juif, nommé Guénée, n'est pas sans esprit et sans connoissances, » écrivit-il à d'Alembert, « mais il est malin comme un singe, il mord jusqu'au sang en faisant semblant de baiser la main ». Ilana Zinguer, ?Sam Bloom. L'Antisémitisme Éclairé. Inclusion et Exclusion depuis l'Époque des Lumières jusqu'à l'Affaire Dreyfus. 2001. pp. 65-71. 2 bibliothèques françaises : BnF (Tolbiac et Arsenal). Coiffes manquantes, mors fendus. Petits manques aux mors et aux coins, coiffes absentes.
Paris : Guillaume de Luynes, 1661. RARE EXEMPLAIRE EN VÉLIN DE L'ÉPOQUE
In-12° (151 x 86 mm, hauteur : 147 mm) de [6] ff. - 78 pp., vélin, dos lisse muet, tranches naturelles (reliure de l'époque). Première édition in-12° après l'originale in-4° de 1657. Cette tragédie à machines fut jouée 11 fois par la troupe de Molière en 1660. On en retrouve la trace dans plusieurs passages de 5 de ses comédie : L'École des femmes, La Princesse d'Élide, Amphitryon, Don Juan ou le Festin de Pierre, Les Amants magnifiques. Cette pièce fut commandée à Gilbert, alors son secrétaire, par la reine Christine de Suède pour qui les amours de Diane et d'Endimion semblent avoir eu une signification toute particulière. En arrivant à Rome en décembre 1656, elle s'installa dans le Palais Farnèse, dont la grande galerie était ornée d'une série de peintures sur le sujet du Triomphe de l'Amour exécutée par les frères Carracci. Au centre du cycle représentant les amours des dieux se trouvaient celles de Diane et Endimion. Christine choisit pour sa chambre la pièce qui ouvrait sur la galerie. Le mythe original raconte comment la déesse de la lune, Sélène, tomba amoureuse du berger Endimion pendant qu'il dormait près de ses troupeaux sur le mont Latmos. C'est au même moment que celle qui renonça au trône suédois en faveur de sa liberté personnelle rencontra Decio Azzolino issu d'une famille noble mais modeste. Il devint tout de suite son confident, son ami et son conseiller. Ses origines ne lui auraient pas permis d'aspirer publiquement à la main de Christine mais il y avait en tout cas une interdiction bien plus absolue, le fait qu'il était cardinal. Cela n'a pas empêché qu'ils deviennent amants, et les lettres de Christine, décryptées pour la première fois à la fin du XIXe siècle, révèlent la passion qu'elle ressentait pour lui. C'est un amour qui dura toute sa vie, car à sa mort en 1689 elle nomma Azzolino son unique héritier. Le thème la préoccupa jusqu'à la fin de ses jours puisqu'une trentaine d'années plus tard elle commanda à Alessandro Guidi de composer une pastorale en musique sur les mêmes amours dont le texte ne nous est pas parvenu. Certains observateurs romains remarquèrent qu'après le dîner elle se plaisait à lire à ses invités les passages où Diane déclare son amour pour Endimion. Lors d'une visite à Paris en 1658, elle vit représenter la pièce par la troupe de l'Hôtel de Bourgogne. 1. Gabriel Gilbert (vers 1620-vers 1680), poète et auteur dramatique, secrétaire de la duchesse de Rohan et secrétaire des commandements de la reine Christine de Suède en 1656, est notamment l'auteur de tragi-comédies et de tragédies telles que Marguerite de France, Téléphonte, Rodogune, Sémiramis ou encore Hypolite ou le garçon insensible. Les fonds publics n'en compteraient que 6 autres exemplaires donc 5 situés en France : Comédie-Française, Mazarine, Besançon, Lille, Rouen et Modène. 1 http://www.textes17. org/cntxt_adeintro.html. Garde blanche inférieure absente, 2 coupures aux coupes en gouttière laissant apparaître le carton.
LAURIN (Gabriel), FABRE (Gérard), DUTHUIT (Claude), PAIRE (Alain)
Reference : 022754
(1999)
ISBN : 2908445301
Musée ZIEM Martigues - Images En Manoeuvres éditions 1999 un volume in-4°, 125 pp., couverture illustrée à rabats. Catalogue édité à l'occasion de l'exposition au Musée Ziem de Martigues du 30 avril au 27 juin 1999. Nombreuses reproductions en noir (dessins) et en couleurs (peintures) à pleine page.
1950 Paris, Editions O.L.B, 1950, 295x230mm, 128p., broché couverture illustrée par l'auteur. Édition originale avec 47 illustrations-rébus pleine page en regard des textes correspondants. « Vingt-quatre ans, un mètre 68, cheveux hirsutes, yeux noirs, poids 50 kg ; il fut successivement parasite, prisonnier, étudiant, résistant, écrivain, gigolo, puis époux. (.) Pomerand fut un des éléments surprenants du Tabou, du temps de ces beaux soirs. Il avait une façon bien personnelle de vociférer ses oeuvres lettristes à la face du monde ».Boris Vian, Manuel de St Germain-des-Prés, 1950. Envoi autographe signé à l'écrivain poète et journaliste Yvan Audouard: "On ne paie pas de taxes d'octroi parce qu'on possède quelques idées curieuses mais il y a quand même quelques inconvénients. A Yvan Audouard Gabriel P". Pomerand fait ici allusion à ses deux ouvrages précédemment parus Considérations objectives sur le pédérastie (1949) et Notes sur la prostitution (1950). (101374).
Bon
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Édition originale de l’un des plus importants voyages français en Amérique du Nord et notamment au Canada, de la plus extrême rareté conservé tel le présent exemplaire dans sa première reliure en vélin de l’époque. A Paris, Chez Denys Moreau, 1632. Avec Privilège du Roy. In-8. [Suivi de :] Dictionnaire de la langue Huronne, Nécessaire à ceux qui n'ont l'intelligence d'icelle, & ont à traiter avec les Sauvages du pays. Par Fr. Gabriel Sagard, Recollet de S. François, de la Province de S. Denys. A Paris, Chez Denis Moreau, 1632. Avec Privilège du Roy. In-8. Soit deux parties en 1 volume in-8. Collationné complet: -Voyage : frontispice gravé par Jaspar Isac (ce frontispice représente des sauvages, sur les côtés sont les figures de saint François et du bienheureux frère Martin de Valence, fondateur des missions franciscaines en Amérique) ; titre ; 2 ff. pour une épître « Au roy des roys et tout puissant monarque du ciel et de la terre, sauveur du monde » ; 2 ff. pour une épître : « A tres illustre, genereux et puissant prince, Henry de Lorraine, comte d'Arcourt »; 3 ff. pour un avis «Au lecteur » ; 3 ff. pour la Table, le Privilège et l’Approbation ; ensemble 12 ff. lim. ; 380 pp., suivi de 2 ff.bl. Le privilège, daté du 21 juillet 1632, est accordé pour dix ans à Sagard, qui déclare en faire cession à Denys Moreau. L'achevé d'imprimer est du 10 août 1632. L'Approbation des pères de l'ordre est signée de Fr. Ignace Le Gault, « gardien du couvent des recollets de Paris ». Fr. Jean-Marie l’Escrivain et Fr. Ange Carrier. -Dictionnaire de la langue Huronne : 12 pp. (y compris le titre) et (66) ff., 7 ff. de table; ainsi complet. Restaurations: marge latérale du premier feuillet de texte sans perte de lettres; l’extrémité de l’angle inférieur droit des 4 feuillets suivants sans atteinte au texte, marge latérale du premier feuillet de titre sans manque de lettre, et du frontispice avec manque marginal, rares taches et mouillures atténuées à quelques feuillets; plein vélin du temps. Reliure d’origine avec manque de vélin restauré mais authentique. (Reliure de l’époque). 174 x 105 mm.
Edition originale de l’un des plus importants voyages français en Amérique du Nord et notamment au Canada, de la plus extrême rareté conservé tel le présent exemplaire dans sa première reliure en vélin de l’époque. « Ce voyage est curieux et les exemplaires en sont fort rares ; mais c'est seulement depuis quelques années que le prix s'en est élevé d'une manière extraordinaire...» écrivait déjà Brunet (V, 28-29) il y a 159 ans. “Le Grand Voyage” is listed as Number One in the Clements Library’s One Hundred Michigan Rarities ». (Lande). « Six chapters recount the ocean crossing, the journey from Quebec to the "lac des Hurons", and the author's return to France. The remainder of the work studies the Huron customs and way of life, and the flora and fauna of the country. It is a brilliant, astonishingly precise fresco...» (DCB). “This is one of the most important of the early works on the north American Indians, and (contains) the first printed huron vocabulary”. (Church). « L'auteur de cet ouvrage, dit Charlevoix, avoit demeuré quelque tems parmi les Hurons, et raconte naïvement tout ce qu'il a vû, et ouï dire sur les lieux, mais il n'a pas eu le tems de voir assez bien les choses, encore moins de vérifier tout ce qu'on lui avoit dit. Le Vocabulaire Huron, qu'il nous a laissé, prouve que ni lui, ni aucun de ceux, qu'il a pu consulter, ne sçavoient bien cette langue, la quelle est très difficile ; par conséquent que les conversions des Sauvages n'ont pas été en grand nombre de son tems. D'ailleurs il parois homme fort judicieux, et très-zélé, non seulement pour le Salut des âmes, mais encore pour le progrès d'une Colonie, qu'il avoit presque vû naître, et qu'il a vuë presque étouffée dans son berceau, par l’invasion des Anglois ». “A work of great interest and importance. Copies are rarely found in good condition, and perfect in every respect. » (Sabin). « Tout ce que nous avons pu apprendre sur l'auteur, c'est qu'il était déjà Mineur Recollet, mais de la Province de S. Denis, lorsqu'en 1615, Houël, Secrétaire de Louis xiii, obtint que la Compagnie demandât au P. Chapoin d'envoyer plusieurs religieux au Canada ». Sagard désirait vivement faire partie de cette première mission, qui fut confiée, comme nous l'avons dit précédemment aux PP. Jamet, Dolbeau, le Caron et du Plessis. Le zélé Recollet ne put mettre son projet à exécution que huit ans après ; lorsque en compagnie du P. Nicolas Viel, il partit, dit-il « de nostre Couuent de Paris le 18 iour de Mars 1623, à l'Apostolique, à pied et sans argent selon la coustume des pauvres Mineurs Recollects, et arrivasmes à Dieppe en bonne santé, où à peine pûmes nous prendre quelque repos qu'il nous fallut embarquer le mesme iour». Précieux volume « de la plus grande rareté ». Chadenat, 5739. Leclerc (Bibliotheca Americana) en détenait un exemplaire incomplet du titre. Chadenat possédait les deux grands livres de Sagard en reliure uniforme, du XIXe siècle, provenant de la bibliothèque du Comte de Lignerolles (N° 5739 : Le grand voyage du pays des Hurons ; N° 5740 : Histoire du Canada) ; ils furent adjugés environ 250 000 FF chaque le 13mars 1950, prix considérable alors: à la même vente Chadenat, le Voyage de Champlain de 1627, rarissime, complet et en veau ancien était adjugé 37 000 FF (n° 5340) et le fameux Champlain in-4 de 1640 avec la carte dépliante, relié en beau vélin de l’époque, atteignait les 100000 FF (n° 5341). Ce dernier se négocie aujourd’hui 250000 €. J’ai acquis cet exemplaire dans son état vierge absolument non restauré relié dans son vélin légèrement déboité. Alden 632-/86. Arents 181. Banks p. 86. Bell S33, Church 421. Dionne Il 87-88. Field 1341-42. Harrisse 52-53. JCB II 243-44. Lande S2012. Pilling, Iroquoian, p. 147. Sabin 74883 & 74881. Streeter 193. Vlach 661. Cf. Gagnon I 3120 & cf. TPL 32. DCB I pp. 590-592. Story p. 736. Winsor IV 290. Chadenat 5739. Leclerc 786.
Paris : Paul Ollendorff, 1896. DE LA MORGUE AU CAFÉ-CONCERT
In-12° (199 x 136 mm), XII pp. - 297 pp. - [1] f., maroquin vert, dos à 4 faux-nerfs, plat supérieur orné d'un décor mosaïqué de maroquins crème, caramel et brun, sertis à l'or et à froid, encadrement intérieur, tête dorée, couverture illustrée conservée (reliure signée RENÉ KIEFFER au contreplat supérieur et avec son étiquette à la première garde blanche). Édition originale, un des 10 exemplaires numérotés sur papier de Hollande, seul grand papier, celui-ci le n°3 établi par René Kieffer. Recueil de 41 chansons (dont 23 avec partitions) : « Sur les Gal'ris de l'Odéon », « La petite correspondance du Gil Blas », « À la morgue », « La repopulation du café-concert », « Tes pieds »... Illustré d'un portrait de l'auteur par Georges Bedon et de nombreuses compositions par J. Dépaquit, A. Truchet, Heidbrinck, Sauvage, Capry, F. Fau Lacault, abeillé, Steilein... Avec une curieuse préface, promise à l'auteur par Alphonse Daudet qui finit cependant par se raviser. Montoya choisit, faute de mieux, de publier la (louangeuse) lettre dans laquelle il lui refusait cet honneur : « Vous avez du talent; votre nom est déjà sorti. Quelques pages de moi ou d'un autre ne vous apporteraient rien. » (p. XII). Docteur en médecine, Gabriel Montoya est mieux connu comme parolier. Sa contribution à la science se limite en effet à sa thèse sur les antitoxines, préfacée... par un sonnet de sa composition. Dans la « Chanson du macchabée », Montoya évoque ses années sur les bancs (et la salle de dissection) de la faculté : « Dans not' sal' métier ! / Dès qu'un malad' crève / Faut l'ouvrir sans trêve / Qu'c'en est un vrai rêve / Pour un charcutier » (p. 133). Ayant brièvement exercé comme médecin à bord de la Compagnie Transatlantique, il voyage en Tunisie, en Algérie, au Mexique et dans les Antilles, avant d'être « invité à transporter sa lyre ailleurs. » Monté à Paris, Montoya chante au Chat-Noir et participe à ses tournées en province, qu'il chroniquera dans Le roman comique du Chat Noir (1897). Il se produit également sur les planches des Quartz'Arts, des Noctambules et de La Boîte à Fursy. Auteur prolifique, Montoya écrit également pour le théâtre et l'opéra-comique. Dos et pourtours des plats insolés. Premier et dernier feuillets brunis.
Gonzalo Celorio, Marc Cheymol, José de la Colina, Salvador Elizondo, Dr. Gaston Ferdière, Evelyne Laroche, Dominnique Legrand, Magritte, Oscar Zorrilla, Gabriel Weisz Carrington, Anguiano Raul, Corsas Francisco, Dubon JOrge, Hauck Brigitte, Nieto Rodolfo, Prado Nadine, Zanabria Rodolfo
Reference : 104516
(1984)
1984 Ensemble de documents :-Affiche d'exposition 770x525mm, pour le 60ème anniversaire du Surréalisme 1924-1984, Mexico, du 5 au 29 novembre 1984? Participations annoncées de Gonzalo Celorio, Marc Cheymol, José de la Colina, Salvador Elizondo, Dr. Gaston Ferdière, Evelyne Laroche, Dominnique Legrand. Illustration d'après Magritte.--Affiche d'exposition 698x466mm, pour le 60ème anniversaire du Surréalisme 1924-1984, comportant le programme du ciné club et les noms des participants. Illustration d'après Magritte.-Affichette 408x340mm proposant le promgramme de la Filmoteca Unam/Ifal pour le mois de novembre1984.-Bulletin de l'Alianza Francesa de MexicoMexico, Novembre 1984, 407x303mm, 24p., en feuilles. Textes de Marc Cheymol, Oscar Zorrilla, Gonzalo Celorio, Evelyne Laroche Sanchez, Gabriel Weisz Carrington, nombreuses illustrations et programme des manifestations. Texte en espagnol.-CulturArte n03, février 1985, 280x216mm, 6p. agrafé. Numéro consacré à l'exposition, texte de Marc Cheymol illustré.-Boletin Ifal noviembre 1984, 210x142mm, agrafé sous couverture illustrée d'après Magritte présentant l'ensemble des manifestations, textes espagnol et français.-A l'occasion de la semaine du cinéma mexicain: 7 peintres mexicains: Anguiano Raul, Corsas Francisco, Dubon JOrge, Hauck Brigitte, Nieto Rodolfo, Prado Nadine, Zanabria Rodolfo.Paris, Services culturels de l'Ambassade du Méxique, plaquette 280x225mm, 8p., agrafé. Portraits photographiques et biographie des participants.Les 7 documents.(104516)
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1978 Paris, Éditions Yves Rivière, 1978, 460x320mm, 24p., en feuilles sous couverture illustrée.Textes de Marcel et Gabriel Pickeray illustrations de Pierre Alechinsky.Edition originale tirée à 750 exemplaires. État neuf. Ceuleers & Van de Velde 52.(104299)
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Marcel Havrenne, Théodore Koenig, Joseph Noiret, Gabriel et Marcel Piqueray, Marcel Broodthaers
Reference : 104225
(1966)
1966 225x142mm, 16p., agrafé sous couverture illustrée en couleurs.
Numéro consacré intégralement à Marcel Broodthaers de cette revue surréaliste belge dirigée par Marcel Havrenne, Théodore Koenig, Joseph Noiret, Gabriel et Marcel Piqueray. Composé de dessins et reproductions d'écriture pleine page.Pli vertical sur l'ensemble de la publication, autocollant antivol à la dernière page.En l'état.(104225)
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Francis Jourdain, Henri Rapin, René Herbst, Ruhlmann, René Prou, Henri Sauvage, Mallet-Stevens, Süe et Mare, Dunand, Gabriel Guévrékian ...
Reference : 102131
(1925)
1925 Tokyo, Kôyôsha, 1925, 260x192mm, 2p. et 50 planches légendées, sous portefeuille de l’éditeur, couverture imprimée.Texte d’introduction en japonais, 50 planches photographiques avec le nom des architectes, colophon en troisième de couverture. Réalisations de Francis Jourdain, Henri Rapin, René Herbst, Ruhlmann, René Prou, Henri Sauvage, Mallet-Stevens, Süe et Mare, Dunand, Gabriel Guévrékian, autres. (102131)
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Henri Chopin, Pierre Descamps, Isidore Isou, Marcel Beuret, Marc Batsele, Gabriel Pomerand et Maurice Lemaître
Reference : 100542
(1959)
Paris 1959 Janv. Fév. Mars 1959 Trimestriel n°1 (seul paru). Directeurs Isidore Isou et Maurice Lemaître. Paris, La Nef de Paris Editions, 1959, 208x155mm, 44pp. (polycopiées), agrafé sous couverture imprimée (offset). Numéro consacré à la poésie avec Henri Chopin, Pierre Descamps, Isidore Isou, Marcel Beuret, Marc Batsele, Gabriel Pomerand et Maurice Lemaître. Cette revue devait être imprimée par des procédés différents à chaque numéro.(100542)
Pas de jaquette Couverture souple
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Auxerre F. Fournier 1754 un volume in-12°, 362 pp. Reliure en plein veau marbré d'époque, dos lisse orné de pièces de titre et tomaison, caissons à fleurons dorés, filet sur les coupes, tranches rouges. (reliure légèrement frottée, petite fente aux charnières, plusieurs feuillets faiblement brunis). Relié à la suite du même : "SUPPLEMENT aux OEUVRES de Messire Charles-Gabriel de Thubiere de CAYLUS, évêque d'Auxerre.", Cologne, Aux dépens de la Compagnie, 1755, 258 (1) pp. Ex-libris gravé ("J.B. Martin de la Bastide").
Gignac Bibliothèque 42 1997 un volume in-4°, 191 pp. Reliure éditeur toilée verte à la Bradel, plat titré, jaquette illustrée. (faibles marques en pourtour). Quelques illustrations en noir.
Traduit de l'espagnol par Claude et Carmen Durand, Seuil, 1968, 390 pp., broché, couverture un peu défraîchie, plis de lecture sur le dos, état correct
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Edition originale de ce «virulent libelle cotre l’arbitraire de la justice de son temps» écrit par Mirabeau au donjon de Vincennes. Hambourg, 1782. 2 tomes en 1 volume in-8 de xiv pp., (1) f., 366, (2) pp., 237 pp., mouillure dans la marge sup. des pp. 1 à 17 de la seconde partie. Plein veau marbré, filet à froid autour des plats, dos lisse orné, tranches rouges. Reliure de l’époque, mors et coiffes frottées. 195 x 125 mm.
Edition originale du virulent ouvrage de Mirabeau écrit pendant sa détention au donjon de Vincennes et s’élevant contre le despotisme. Graesse, IV, 535; Einaudi 3932; Cioranescu 45191; Conlon 82; Bûcher 573. Mirabeau (1749-1791) est le fils de l’économiste Victor Riquetti de Mirabeau. Homme politique français, il est l’un des personnages les plus marquants de la Révolution et l’orateur de plus brillant de l’assemblée constituante. Il a des relations très difficiles avec son père et mène une vie de débauche où il accumule de nombreuses dettes. Pour le soustraire à ces dernières, il sera enfermé par lettres de cachet en prison sur demande de son père à plusieurs reprises. Après avoir interpelé son père et le Roi sur son sort de détenu, tous deux restés muets, Mirabeau rédigea cet essai qui analyse l'iniquité et dénonce le pouvoir arbitraire. Il fustige dans la seconde partie «le bon plaisir» et instruit les procès de Richelieu et de Louis XIV, en qui il voyait les fossoyeurs de la monarchie. L’ouvrage eut un grand retentissement à l'époque. L’ouvrage composé durant les 4 années d'incarcération de Mirabeau à Vincennes, est un réquisitoire contre la justice arbitraire et le pouvoir. Il débute par une histoire du droit pénal français, et poursuit sur l'organisation de l'administration pénitentiaire à la fin de l'Ancien Régime, qu'il dénonce violemment. Mirabeau est donc emprisonné au donjon de Vincennes de 1777 à 1780. Il y rencontre Sade, qui y est enfermé à la même époque. Il y écrit beaucoup: des lettres, notamment à Sophie de Monnier, publiées en 1792 sous le titre de Lettres à Sophie, chef-d’œuvre de la littérature passionnée, ainsi qu’un virulent libelle contre l’arbitraire de la justice de son temps, Les Lettres de cachet et des prisons d’Etat, mais aussi une œuvre érotique particulièrement crue. Des Lettres de cachet et des prisons d'État sera publiée en 1782. «‘Des Lettres de cachet’ n’est pas seulement une éloquente protestation contre le despotisme, un plaidoyer chaleureux en faveur de la liberté individuelle, mais encore un véritable travail d’érudition rempli d’exemples historiques, et qui suppose d’immenses lectures». (Barbier). « C'est par l'histoire et par la raison que Mirabeau combat les détentions arbitraires ». (P Negrin) « Des Lettres de cachet mérite de grands éloges. Les principes du droit naturel, base de toute société et de toute civilisation, y sont exposés et développés avec autant de force que de netteté. Mirabeau s'y montre déjà grand publiciste et l'écrivain y fait pressentir l’orateur. » (A. de Montor). « Cet ouvrage, nouvelle dénonciation du pouvoir arbitraire, plaidoyer en faveur de la liberté individuelle, défense de la justice et de l'humanité contre le despotisme, eut un tel retentissement à l'époque, que Vergennes demanda à la Prusse d'arrêter la publication de cet écrit licencieux, de le saisir et de détruire le manuscrit... » (H. Auréole, Bibliographie sur Mirabeau).
THÉOCRITE ; SOULAGES (Gabriel, trad.) ; VETTINER (Jean-Baptiste, ill.)
Reference : 1141
(1923)
Paris : Editions René Kieffer, relieur d'art, 1923. LES BOIS ET LES PÂTURAGES, EXEMPLAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE PERSONNELLE DE RENÉ KIEFFER
In-4° (265 x 205 mm) [1] f. bl. - [2] ff. - 155 pp. - [1] f. - [2] ff. bl., couverture illustrée rempliée. Tirage limité à 500 exemplaires numérotés (n° 173), tous sur vélin teinté. Les 50 premiers exemplaires sont enrichis d'une suite des bois sur Japon pelure. Cette édition est illustrée de 39 compositions originales de Jean-Baptiste Vettiner, annoncées comme bois mais vraisemblablement reproduites par galvanoplastie. Il réalise également les ornements. Le borderlais Jean-Baptiste Vettiner (1871-1935), spécialiste des sujets champêtres, avait déjà illustré dans le même style Les Géorgiques chrétiennes de Francis Jammes (Kieffer, 1920) ; ayant travaillé aux bois des Pastorales sans connaître la traduction « moderne » de Soulages, il aurait cependant regretté d'avoir opté pour un style aussi classique (Sanjuan, p. 385). Son illustration d'Almaïde d'Étremont (Kieffer, 1924), en couleurs, marquera un renouvellement de son travail. Récompensé par le Grand Prix d'Honneur au Salon des arts décoratifs de 1923, Vettiner collaborera, avec l'architecte Raoul Jourde, à la conception du pavillon de la ville de Bordeaux pour l'exposition coloniale de Paris. Monod 10634 ; Sanjuan 40. Extrémités du dos légèrement salies.
SOULAGES (Gabriel) ; LEROY (Maurice, ill.) ; POILLIOT (Gilbert, ill.)
Reference : 1200
(1942)
Paris : Éditions du charme, 1942. UN RÉCIT TENDREMENT ÉROTIQUE, EXEMPLAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE PERSONNELLE DE RENÉ KIEFFER
In-8° (246 x 200 mm), [2] ff. bl. - 187 pp. - [1] f. - [1] f. bl., veau brun estampé, dos lisse orné, décor doré à la plaque sur les plats, contregardes et gardes de papier marbré doré, tête dorée, couvertures et dos conservés (reliure signée RENÉ KIEFFER au contreplat supérieur et avec son étiquette estampée sur la première garde blanche). Exemplaire non numéroté, portant à la justification un envoi autographe de l'éditeur « à Monsieur Kieffer avec mes amitiés respectueuses ». Il est tiré sur vélin d'Arches, à l'instar des 400 exemplaires de tête dont les 184 premiers sont enrichis de dessins originaux ou de suites. Suivent 350 exemplaires sur vélin de Lana, pour un tirage total de 750 exemplaires numérotés. L'ouvrage est habillé par René Kieffer d'une reliure de cuir estampé d'un motif imitant les noeuds du bois, aux plats ornés d'un décor floral et végétal doré à la plaque. L'édition est illustrée de 24 compositions gravées sur cuivre par Maurice Leroy et de 59 titres, lettrines et culs de lampes gravés par Gilbert Poilliot. Peintre principalement connu pour ses illustrations dans le magazine Je sais tout et ses affiches publicitaires, Maurice Leroy (Paris : 1885-1973) illustra notamment l'édition originale du Chariot d'or d'Albert Samain. Monod 10372. Épidermures notamment aux mors et aux coiffes, petite reprise de teine à la coiffe supérieure et décharge des illustrations.
Paris : René Kieffer, 1925. EXEMPLAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE PERSONNELLE DE RENÉ KIEFFER
In-8° (205 x 150 mm), [3] ff. - 333 pp. - [1] f., maroquin bordeaux, dos à 4 faux-nerfs à décor à froid à la plaque, décor à froid à la plaque sur les plats, encadrement intérieur de filets à froid avec fleurons à froid en écoinçons, contregardes et gardes de papier marbré, couvertures et dos conservés, tête dorée (reliure signée RENÉ KIEFFER au contreplat supérieur et avec son étiquette estampée dorée sur la première garde blanche). 5e volume de la collection « L'amour des livres ». Un des 50 premiers exemplaires sur Japon, celui-ci le n°41. Suivent 1000 exemplaires sur vélin de cuve. Seule « collection » jamais proposée par les éditions René Kieffer, « L'amour des livres » comprend 20 volumes, parus entre 1924 et 1929. Les ouvrages qui la composent se ressemblent plus par la maquette que par le texte : auteurs contemporains y côtoient Stendhal ou Pouchkine. En outre, « L'amour des livres » détonne du reste de la production des éditions Kieffer en ce que l'illustration se limite à quelques ornements en début et fin de chapitres ou à un encadrement du texte. Présentés comme des éditions « demi-luxe », les ouvrages de la collection sont vendus à des prix plus bas que le reste des productions Kieffer. Le coût des exemplaires sur vélin tourne autour de cinquante francs, celui des exemplaires sur Japon autour de cent francs ; cela n'empêche pas le critique Clément-Janin de louer la prestation de l'éditeur : « Cette collection est intéressante et comme texte et comme présentation. La typographie y est maîtresse. Le décor lui est subordonné, ce qui est une bonne discipline ». Les couvertures arborent des motifs simples, géométriques ou emblématiques. Kieffer semble avoir proposé pour la collection deux reliures éditeurs ornées à la plaque : la présente en cuir arborant un décor de faisceaux sur les plats et le dos, et une seconde en cartonnage papier à décor d'emblèmes : coeurs, livres, étoiles, etc. Sanjuan 61. Dos insolé.
Aubier, Collection Historique, 1978, service de presse, 397 pp., broché, couverture un peu défraîchie, ex-libris en première page, plis de lecture sur le dos, état correct.
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1974 Paris, Julliard, Collection "Idée fixe" dirigée par Jaques Chancel, 1974, 211x106mm, 125pp., broché sous couverture illustrée à rabats de l'éditeur.
Édition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers.Très bon état. Très bon
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