Blois, Société anonyme d'Impressions et de Publications, 1926 ; in-8°,agrafé, couverture gris pale imprimée en noir, dos muet ; 83pp.; quelques illustrations photographiques dans le texte.Les agrafes ont rouillé et taché le premier et dernier feuillet ( blancs), sinon bon état.Envoi autographe signé de Gabriel Buchet.
I- Le canton de Contres. Notice historique par Roger Pinon. II- Géologie et données géographiques générales... par Gabriel Buchet. III- La Production Végétale. Statistique. Assolements. Céréales. Herbages. Vignes et Vins ( par Gabriel Buchet). Monographie des cultures légumières et fruitières par E. Delplace. IV- La Production animale. les animaux de basse-cour ( par Gabriel Buchet). L' Apiculture dans le canton de Contres de R.Pinon. V. Economie rurale. La propriété. Les méthodes de culture. L'outillage. Les salaires. la population. Les associations professionnelles. Les sociétés d'assurances mutuelles par Gabriel Buchet. La coopération agricole. ( L. Philippe). Conclusion. rapport de vissites des fermes et des vignobles. Rapport de visites des cultures d'asperges et de cassis. Palmarrès.Remarquable étude publiée à l'occasion du Comice agricole de l'Arrondissement de Blois, qui témoigne de la diversité des cultures et d'une époque prospère et révolue. ( CO1)
Les Oeuvres Représentatives ( Nevers, Imprimerie Chassaing, Crès),1932 ; 2 tomes en 1 fort volume grand in-8°, pleine toile de l'éditeur jaune d'or, titre en noir au dos et 1er plat, vignette illustrée en couleurs au 1er plat, tranches rouges ; 316pp.,322pp.,1f. Texte sur 2 colonnes.Très petites salissures à la toile,mais bon exemplaire.Illustré dans et hors le texte de dessins en noir par Jean Hée.
La préface de George Sand est reproduite en début d' ouvrage. Edition peu commune.Gabriel Ferry est le pseudonyme de Louis Ferry Gabriel de Bellemare (né à Grenoble en 1809).Ce roman d'aventures se déroule au Mexique, pays où Gabriel Ferry vécut et travailla. ( GrDB).
1827 Paris, Ambroise Dupont et Cie, 1827; 2 tomes reliés en un fort volume in-12°, demi-basane fauve, dos lisse orné de palettes et fleurons dorés, titre doré, tranches marbrées de crème, bleu et brun; (4), XX, 259pp.; (4), 316pp.
Une notice ancienne contrecollée à l' intérieur du 1er plat indique que Gabriel Fictor serait le pseudonyme de Gabriel Pillet (?). D'après Quérard Fictor serait le pseudonyme de Auguste Jal. Sous un curieux titre faisant référence à l'artiste allemand Curtz, créateur de figures en cire, cet ouvrage donne les biographies de nombreux personnages de la Restauration, dont le général Bertrand, Charlet, Chateaubriand, Marcelline Desbordes-Valmore, Duchesse de Duras, Delphine Gay, Madame de Genlis, l'Impératrice Joséphine, Lamartine, Mme Récamier, Talma, Stendhal, Victor Hugo,le baron Gros, le baron Gérard, Melle Lenormand, Quatremre de Quincy, etc, etc. Quelques rousseurs éparses, reliure légèrement frottée, bon exemplaire de l'édition originale. (Reu-Bur)
1903 Paris , A. Sporck, sans date (vers1903); in-4° oblong, pleine cartonnage illustré en couleurs au 1er plat, titre en noir, dos muet de percaline bleue; 47 - (1) pp. Musique imprimée, chaque page est illustrée en couleurs par le peintre illustrateur Georges Delaw dont 4 à pleine page. Au total 20 chansons. Ouvrage comportant une dédicace imprimée du compositeur Gabriel Pierné “Pour mes petits amis Jean et Maurice Rostand“. Rosemonde Rosytand a fait une préface en forme de sonnet.
Cartonnage frotté aux coupes et coins, accroc à la percaline en pied, quelques déchirures en marge, manque angulaire a 2 feuillets, aucune atteinte au dessin au au texte. Intérieur frais. (GrF)
( MANUSCRIT AUTOGRAPHE SIGNÉ) - MONTOYA Gabriel (1868-1914), chansonnier, auteur dramatique, docteur en médecine.
Reference : 11420
Don Raphael . Comédie en Trois 2 Actes En Vers tirée du Gil Blas de Santillane par M.M.Montoya (1897-1898). Manuscrit petit in folio cartonné, dos muet de toile noire; environ 60 pages autographes non chiffrées avec quelques ratures et corrections, (surtout au 2e acte), un passage du 1er acte biffé au bleu, inscriptions dans le texte au bleu. Les 2 actes sont respectivement de 19 et 13 scènes. Tout d'abord prévu en 3 actes, Montoya a rayé dans le titre "Trois" qu'il a remplacé par "2". 2 pages sont entièrement refaites et recollées sur les anciens textes. L'avant dernière - page (parties des scènes 12 et 13) est ronéotée. Le reste et donc presque totalité du manuscrit est autographe mais non signé. Au verso du dernier feuillet Montoya a pris des notes au crayon pour des conférences à venir. Don Rafael, comédie en 2 actes en vers (d'après Lesage), parut chez Fasquelle en 1912 ( in-18 de 72pp). / Damoiselle Berthe pièce en I acte en vers par Gabriel Montoya ; 34 bd de Clichy. ( adresse du cabaret des 4'Z'arts). Manuscrit autographe signé de 27 pages petit in folio. Un acte de VIII scènes. La Pièce s'appelait initialement Le Chevalier, titre rayé et remplacé par " Damoiselle Phèdre" . Couverture de papier gris Titre manuscrit à l’encre et rectifié au bleu d’imprimerie. Il s’agit d’une mise au propre par l’auteur sans rature, sauf sur la couverture où on a rectifié au bleu le titre. Dans le texte on a souligné ou encadré au bleu quelques rares mots et fait quelques annotations au crayon en marge. Ici le manuscrit est signé. Le Baiser de Phèdre, pièce en 1 acte, en vers... La pièce fut donné à la Comédie française le 21 décembre 1905 et parut chez Fasquelle en 1906 ( in-12 de 29pp.). Pour les deux pièces les titres ont légèrement changé lors de leur parution.
Cartonnage frotté pour Don Raphael, et petite tache brune en marge des feuillets, la couverture factice de Damoiselle Phèdre est salie, manque de papier angulaire au feuillet de titre, sans perte de lettres.( Reu-Bur)
( MANUSCRIT AUTOGRAPHE SIGNÉ) - MONTOYA Gabriel (1868-1914), chansonnier, docteur en médecine.
Reference : 10738
Manuscrit de 274 pages in folio (chiffrées de 1 à 310 sans manque), dans lesquelles ont été insérés, pour être publier dans l’ouvrage plusieurs coupures de presse, des programmes originaux, chansons, et une rare affiche de la tournée de 1897 à Valence avec au verso des biographies des participants. Nombreuses ratures, corrections, coupures. Cet important manuscrit retrace la tournée de la troupe du Chat Noir en 1897 et la mort de Rodolphe Salis survenu en mars 1897. Il a été publié chez Flammarion, en 1898, sous le titre : "Le roman comique du Chat Noir", dont on joint un exemplaire: volume in-12° broché, de (4), 326pp. Couverture illustrée en couleurs et portrait –charge de Montoya par Léandre en frontispice, tiré en noir. Exemplaire de Waldeck Rousseau, billet dactylographié d’envoi de l’ouvrage, sous la forme d’un quatrain de Gabriel Montoya à Waldeck- Rousseau.
Chronique au jour le jour de la tournée en province, le départ de Paris, se fit le 5 janvier 1897 et le retour le 20 mars 1897. Par cette tournée, on espérait récupérer assez de trésorerie pour le déménagement du cabaret montmartrois dont le bail rue Victor-Massé n’était pas renouvelé. Cette chronique est rédigée sous forme épistolaire, Montoya, s’adressant à une cousine, auprès de qui il aurait retrouvé les lettres envoyées lors de la tournée. Tout d’abord l’annonce du départ prochain : “c’est la première fois que le Chat Noir quitte Montmartre en pleine saison d’hiver. Tous les cabarets de la Butte vont se réjouir…“. La troupe se dirige par étape vers l’oasis de Monaco… Montoya évoque le répertoire qu’ils vont présenter, donne copie des “biographies fantaisistes“ des camarades rédigées par Salis, Alphonse Allais, Goudezki (Edouard Goudez), Edmond Deschaumes (qui fut des Hydropathes), le journaliste Dominique Bonnaud (qui relata plusieurs anecdotes sur Salis et le Chat Noir et Montoya pendant la tournée de 1895), et raconte leur départ loufoque de la gare de l’Est, décorés de rubans et de rosettes de divers ordres étrangers, pour mieux impressionner les provinciaux… Puis c’est Troyes, Chalon-sur Saône, Roanne, Dijon, Lyon, avec les souvenirs, incidents divers… Montoya se remémore ses débuts, alors qu’il faisait ses études de médecine : “Amoureux de poésie , de musique et d’art dramatique {…}, hanté par Baudelaire, par Richepin, et par Rollinat, dont les strophes musicales me poursuivaient comme sd’hallucinant modèles, je passai des nuits à rimer des sonnets et des rondels indignes à coup sur leurs brillants inspirateurs, mais qui me furent un salutaire apprentissage de cette orfèvrerie qu’est la composition poétique…“. Ils passent ensuite à Avignon, Aix, Marseille et Nice, nous livrant anecdotes amusantes et critiques très parisiennes ponctuées par des bribes de chansons et de dialogues… Le séjour à Monte-Carlo est marquée par l’interdiction du spectacle pour cause d’ “allusion insincère“ dans un “ boniment“ de leur “ Barnum“. Ce n’est pas simple de se tirer d’affaire auprès des autorités françaises et monégasques, mais ils triomphent ensuite sous les rires de la Princesse Alice… Montoya s’attarde longuement sur l’intéressante personnalité du savant Prince Albert, avant de poursuivre le récit de leur périple : Nimes, Toulouse, Tarbes, Agen, Perpignan, Châteauroux, Bourges, un retour et bref arrêt à Paris pour prendre quelque repos, puis c’est de nouveau, Versailles, Châteaudun… Cependant les forces de Salis s’épuisent et à Angers il est obligé d’abandonner le spectacle … De retour à Paris, Montoya raconte les obsèques de Jules Jouy (27 avril 1855- 17 mars 1897), et enchaîne sur la nouvelle qu’ils viennent tous d’apprendre au retour du Père Lachaise, la mort de Salis, le 20 mars 1897. Montoya se rend à Chatellerault, aussitôt, recueille les détails des derniers jours du grand Rodolphe Salis, et trouve tout de même, matière à rire dans son château : “pas mal je pense, pour un jour d’enterrement“. FICHE DÉTAILLÉE SUR DEMANDE.
BESNARD Paul (Orléans 1849 – 1930), compositeur, peintre. Manuscrit musical. MONTOYA Gabriel (1868-1914), auteur.
Reference : 10341
Dossier regroupant : Le texte de la Pièce d’ombres de Montoya, daté de Paris, le 22 février 1910: 5 feuillets tapuscrits, avec nombreuses corrections autographes. (On a joint un 2ème jeu du tapuscrit sans les corrections). La Partition autographe signée de Paul Besnard de 41 pages, présente le timbre (avec les paroles) et la partition piano. Plusieurs mesures supprimées par le compositeur, certaines biffées ou soulignées en bleu ou en rouge. Cette pièce d’ombre fut représentée au cabaret des Quat’Z’Arts en avril 1912. (cf. Le Gaulois du 30/ 31 mars 1912).
Paul Besnard résidait au château de la Morinière à Mur-de-Sologne, il est né à Orléans le 29 octobre 1849. auteur, poète compositeur, peintre, magistrat. Il passa la plus grande partie de sa jeunesse à Courbanton, en pleine Sologne. Il vécut ensuite quelques années à Romorantin puis à Mur, dont il sera la maire. La vile de Romorantin lui a consacré un monument. C’est au château de la Morinière qu’il laissera libre cours à son âme d’artiste. Vêtu d’une biaude il aimait raconter une scène en plein air dans le parc de la Morinière. Poète et écrivain solognot, il fut également peintre, dessinateur, sculpteur et musicien.Paul Besnard publie son premier livre en 1905. Il a laissé une oeuvre importante particulièrement attachante et attrayante grâce à la particularité de son style où le parlage solognot sonnait juste. Les sujets choisis se rapportaient à l’imaginaire local: coutumes, traditions, légendes…Dans ses oeuvres, il a toujours voulu présenter le Solognot moyen, robuste, prudent mais futé, défendant avec ardeur ses intérêts, surtout face aux propriétaires châtelains, aux bourgeois -bien que bourgeois lui-même-, aux curés… en ayant parfois recours à la ruse. Il reflétait parfaitement le véritable autochtone sympathique et anticonformiste.On a dit de lui qu’il laissait une oeuvre «mistralienne» avec ses poésies: Au Pays de Sologne, Poèmes et nouvelles du terroir (1905), D’Orléans à R’morantin (1906), De Blois à Lamotte-Beuvron (1908), Par les genêts et les béruères (1909), En blouse et en sabiots (1911), En gardant les vaches (1913)…Dans son prologue de D’Orléans à R’morantin, l’auteur écrit: «Mon premier tiré «Au pays de Sologne» i n’a fait ben plaisi aux uns et point du tout aux autes.Les ceuss’s qu’il ergardent dans un live que pour vouër si c’est ben dépeint, ça les a amusés, méme des foués quand qu’c’est pas de leuux opignions politiques.D’autes qui voulent pas des lives et des journiaux qui sarvent point à leu parti, i trouvent que j’sis pas bon à jitter aux chians.Moué quand c’est qu’j’écris queut’chouse, j’moccupe point de ces affés-là. J’dis tout coume je l’voués et j’mets point en pratique si c’est suivant mon opignion ou ben non.»Paul Besnard a avec talent fait grincer des dents, fait rire et fait pleurer anvec des chouses en solognot.Il décéda à Orléans le 8 février 1930. G.B (Extrait de Parlage et chansons du terroir solognot aux éditions CPE). Gabriel Montoya est né en 1868 dans la maison de la famille Coste, quartier de la Gardette à Alais. Il fait de brillantes études au collège de Perpignan, puis est reçu au bac lettres, le 15 avril 1886, et commence des études de médecine à Lyon. Il y fréquente le Caveau-Lyonnais et publie en compagnie de Charles Couiba une plaquette intitulée Le Bréviaire de l’Escholier lyonnais. Montoya donne, toujours en compagnie de Couiba, deux revues au Casino des Arts de Lyon, dont, le 23 mars 1890: L’Escholier et l’Étudiant. Il quitte Lyon pour Paris espérant y terminer ses études. Il fréquente de petits lieux de chansons. Il se présente également à une association de jeunes chansonniers l’Association des étudiants de Paris. Le Gil Blas du samedi 18 juillet 1891 publie le texte Les Conseils aux trottins du nouveau chansonnier du Quartier latin.Montoya publie un recueil de chansons sur le Quartier Latin: Sur le boul’Miche. C’est à Montmartre qu’il commence sa carrière de chansonnier «professionnel» au Chat noir de Rodolphe Salis. eNtre 1896 et 1909 Montoya fait partie de la troupe de chansonniers du cabaret des Noctambules ainsi que de celle du Carillon. Gérant du cabaret des des Quat’z’Arts,e 1909, il pousuit la publication du Journal. Il est l'auteur de nombreuses chansons .Il meurt en 1914, d'un accident de vélocipède. (Reu-Bur)
1931 Lyon, Les XXX (Montmartre, Daragnès, le Jour de la Chandeleur ),1931; In-4° en feuilles, sous chemise formant portefeuille et étui cartonnés, dos de la chemise parcheminé crème avec titre doré; couverture de papier japon imprimé en noir et bleu; (2)ff.,blancs, (12)pp., 59pp., (2)pp., (1)f. blanc. Illustré dans le texte et 20 compositions hors texte sur bois en couleurs par Daragnés. Tirage total à 130 exemplaires numérotés sur velin d'Arches, celui -ci 1 des 90 exemplaire de passe, sans numéro).
Dos de la chemise un peu frotté et poussiéreux, bords inférieurs de l'étui insolés sur 1,5 cm. Ouvrage en bon état. (Reu-CO2)
Paris, Calmann Lévy, 1885 ; grand in-18°, demi-chagrin violine de l'époque, dos à nerfs, titre doré; (4), XLII, 428, (1)pp.Quelques piqûres ou feuillets jaunis.
Gabriel Charmes, journaliste au Journal des Débats, était originaire d' Aurillac. ( GrD2)
Verdun, V. Freschard, Libraire-Editeur, 1888; in-12°, broché, couverture rose orangé imprimée en noir; (6), 287pp.Ex-libris cachet de la signature " Ch.Gérard" sur le 1er plat de la couverture et au faux-titre, avec inscription manuscrite " Surveillant général au Collège.Offert par Mr. Freschard, éditeur le 19 janvier 1905", de la main de Ch. Gérard.
Couverture jaunie, exemplaire débroché, dos cassé, quelques piqûres. ( C01)
Paris,Editions Prométhée,1930 ;petit in-8°,demi-toile rouge à la bradel,dos lisse,fleurette dorée au centre,titre et auteur dorés sur étiquette de maroquin fauve,couverture conservée; XXIIIpp.,314pp.,3ff.
Exemplaire de la 4ème édition.Cet ouvrage obtint le “Grand prix de la critique littéraire”.Madame de Sévigné-Bossuet-Paul-Louis Courrier-Sainte-Beuve-Renan-Lettre sur la critique.Envoi autographe signé de l’auteur à Pierre Josserand.(GrMD)
1 manuscrit in-folio br., 1er mars 1810 à septembre 1846, 40 ff. paraphés. . Rappel du titre complet : [ Exceptionnel document manuscrit pour l'histoire de l'édition française 1810-1846 : "Registre aux déclarations" des célèbres Imprimeurs-Libraires Dentu ] "Le présent livre contenant quarante feuillets, et destiné à recevoir l'Inscription par ordre de date du Titre de chaque Ouvrage que voudra imprimer le Sr. Dentu, Imprimeur rue du Pont de Lody n°3, & le nom de l'auteur s'il lui est connu, conformément à l'article 11 du Décret impérial du 5 février 1810, contenant règlement sur l'Imprimerie et la librairie, a été coté & paraphé ... par Nous Louis Nicolas Pierre Joseph Dubois, Commandant de la Légion d'Honneur, Comte de l'Empire, Conseiller d'Etat, Chargé dy 4eme arrondissement de la Police Générale, Préfet de Police du département de la Seine et des Communes de St Cloud, Sevran et Meudon du département de Seine & Oise"
Exceptionnel "Registre aux déclarations" d'imprimeur du célèbre Libraire-Imprimeur Dentu, dont la dynastie s'imposa dans l'édition durant 3 générations. Morceau d'histoire de l'édition, et de la grande histoire tout court, il est difficile d'exposer la richesse de contenu du présent registre. "Imprimeur-libraire", Jean-Gabriel Dentu avait commencé en 1782 comme ouvrier-imprimeur. Il établit d'abord sa librairie dans une des boutiques de la galerie de bois du Palais-Royal, avant de s'installer, après divers déménagements, rue du Pont-de-Lodi en 1807.Le présent manuscrit détaille l'intégralité des ouvrages imprimés par les Dentu, pour leur compte ou pour celui de tiers, entre le 1er mars 1810 et septembre 1846. On y trouve à la suite d'un numéro d'ordre, le titre des ouvrages, le nom de leurs auteurs, la date d'impression, l'indication très précieuse du tirage et parfois, le bénéficiaire de l'impression (l'essentiel des impressions étant réalisée directement pour le compte de la Librairie Dentu, et cette dernière indication manque souvent).Avec le premier retour des Bourbons, on note le soudain changement de ton. Le premier ouvrage imprimé après le 20 janvier 1814 l'est le 8 avril, 2 jours après l'abdication de Napoléon : il s'agit d'un in-8 tiré à 500 exemplaires, intitulé : "Robespierre et Bonaparte, ou les deux tyrannies". Légitimiste convaincu, Dentu imprime une "Défense de la Constitution" par Malville, de nombreux ouvrages à la gloire de Louis XVI ("Son Testament et sa Mort" ou encore "Nouvel Elysée ou Monument à la Mémoire de Louis XVI et de sa famille" par Amaury Duval, ouvrage ayant valu à l'auteur de figurer dans le Dictionnaire des Girouettes) et nombre de pamphlets anti-napoléonien.En 1815, pendant les Cent-Jours, tout va très vite : imprimeur et éditeur de "Des lois existantes, et du décret du 9 mai 1815", par Louis-Florian-Paul de Kergorlay (premier tirage le 24 mai à 1000 exemplaires, puis le 27 mai à 2000 exemplaires), Jean-Gabriel Dentu est emprisonné sans jugement. Mais dès le 28 juin, à la chute de l'Aigle, les impressions reprennent (Conspiration de Buonaparte contre Louis XVIII par La Martelière, tiré à 500 exemplaires). Jusqu'en 1819, la plupart des tirages oscillent entre 500 et 2000 exemplaires. Rares sont les tirages qui sortent du lot. Succédant à un premier tirage de 1250 exemplaires imprimés quelques jours auparavant, la deuxième édition de la "Proposition faite à la Chambre des Pairs" par le Vicomte de Chateaubriand tirée à 10000 exemplaires le 19 décembre 1816 puis la troisième imprimée à 6000 exemplaires le 3 janvier 1817 font figures d'exception. A partir de Janvier 1819, il imprime les premières livraisons du journal royaliste "Le Drapeau Blanc" (tirage croissant, passant de 2000 à 3000 puis 4000 exemplaires). Afin de contourner la censure, le journal n'est alors qu'une simple brochure. A partir de juin, les impressions du "journal" cessent chez Dentu (en coïncidence avec la transformation en vrai journal quotidien).A partir de 1820, tirages confidentiels ("Naissance de S.A.R. Mgr. le duc de Bordeaux" par O'Mahony tiré à 100 exemplaires) alternent avec des tirages à 10000 exemplaires (ainsi en est-il des trois tirages du "Petit Catéchisme Politique" de Méjan). Les années suivantes, on relève le 18 décembre 1822 le tirage à 10000 exemplaires du prospectus intitulé "Observations sur la saisie du Journal intitulé "Le Régulateur", puis en mai 1830, celui à 30000 exemplaires du prospectus publicitaire du journal "L'Oriflamme", remplaçant du défunt "Régulateur". A compter de décembre 1823, le registre précise le format et le nombre de feuilles nécessaires pour l'impression. Les 60 feuilles in-8 nécessaires à "L'histoire de la Révolution d'Espagne de 1820 à 1823" (septembre 1824, tirage à 1500 exemplaires) font plutôt figures d'exception, car l'impression de brochures, pamphlets et prospectus domine nettement. Malgré ses amitiés légitimistes, Jean-Gabriel Dentu n'échappe pas aux poursuites et aux agaceries de la justice, mais il sait sortir les griffes si nécessaires : en mars 1826, il imprime son Mémoire en défense contre le Procureur du Roi Jacquinot de Pampelune à 10000 exemplaires (15 feuilles in-8).A compter d'avril 1828, la présentation se resserre fortement. Ce changement d'époque, bientôt changement de régime, coïncide avec le passage de témoin de Jean-Gabriel à son fils Gabriel-André Dentu, plus ardent légitimiste encore que son père. Les "Cancans" imprimés à partir de 1831 ("Cancans français", "cancans patriotiques", "cancans officiels", prémonitoira "cancans en prison"...) lui vaudront 6 mois de prison en 1833 (pour les "Cancans fleurissants", "décisifs" et "inflexibles", tirage de 23000 exemplaires le 30 mai 1832 pour ce dernier). Depuis 1835, on relève en fin de chaque année le visa des autorités de police. A partir de 1838, les numéros d'ordre, suivis jusque-là, vont désormais reprendre à zéro chaque année. De mars 1810 à décembre 1837, on peut compter 1559 impressions différentes. Mais les difficultés qui s'accumulaient pour les Dentu en cette décennie sont visibles dans le manuscrit, car les publications s'essouflent. En juin 1845, la mention suivante est portée de la main du commissaire de police Demoulin : "Nous commissaire de police inspecteur de l'imprimerie et de la librairie A. Demoulin, conformément à l'instruction de Monsieur le Ministre de l'intérieur du 20 juin 1845, transcrivons au présent registre aux déclarations l'article de la loi du 21 octobre 1844 relative à la presse soit l'article 14 de ladite loi : Nul imprimeur ne pourra faire imprimer un écrit avant d'avoir déclaré qu'il se propose de l'imprimer... avant d'avoir fait le dépôt en nombre prescrit d'exemplaires, savoir : à Paris, au Secrétariat de la Direction Générale". Le registre se termine au 36ème feuillet, le 9 septembre 1846 ("Sur l'organisation d'une caisse nationale pour les salariés". On sait par ailleurs que l'imprimerie sera liquidée aux enchères en décembre 1847, le matériel étant repris par Plon, Chaix et Lorilleux. L'imprimeur Dentu est mort, mais l'éditeur lui survivra, en la personne du petit-fils, Edouard Dentu.
1867 Niort, Imprimerie de Th. Mercier, 1867; in-8 de 193pp.- (1)f. Texte sur 2 colonnes. Le faux-titre porte " Etymologies du patois poitevin". Demi-toile maroquinée brune dos à faux-nerfs, auteur et titre dorés sur étiquette rouge, couverture (doublée) conservée, gardes de papier jonquille; ex-libris étiquette moderne.
Quelques rousseurs à la couverture conservée et aux 2 premiers et 2 derniers feuillets. Bon exemplaire de la rare édition originale en reliure postérieure.(Reu-CH1)
DARAGNES Jean-Gabriel ( Guéthary 1886- Neuilly 1950), peintre, graveur, illustrateur, imprimeur, éditeur de livres d'art.
Reference : 12268
Lettre a un directeur de Revue. "C'est avec plaisir que je collaborerais à votre revue…je ne vois pas très bien comment rendre hommage à mon ami Fargue Le mieux serait je crois qu'il passe chez moi et que je fasse son portrait mais viendra-t-il ? Je sais qu'il est impossible à tenir, si vous pouvez obtenir de lui qu'il vienne c'est entendu…"
1 page in-8°.(ClGr4)
1832 Issoudun, H. Gaignault & fils, 1832; in-8° broché de 209pp. - (2)ff. Illustré de deux reproductions de dessins hors texte par Fernand Maillaud et Paul Rue. Couverture crème imprimée en noir et rouge.
Bon exemplaire du tirage ordinaire sur papier Alfa filigrané impondérable P.S.M. ( CO1/CH1)
1909 Paris, Vuibert et Nony, 1909; grand in-8 de , VI-355pp. Illustré de 276 figures en noir dans le texte et une planche hors texte de 6 figures en couleurs; demi-chagrin brun, filet doré soulignant les mors, dos à faux-nerfs plats cernés de filets à froid, larges fleurons dorés das les compartiments, auteur et titre dorés, tête dorée.
Très petit manque angulaire au coin inférieur sur 1/3 des feuillets (0,5 cm X 0,5 cm), cois émoussés, manque de papier au coin supérieur du 2e plat (1,5 cm x 1, 5 cm). Exemplaire bien relié, bon état intérieur.
1924 Paris, Librairie des amateurs, Ferroud, 1924; in-8 broché, de (3) ff. - 48pp. - (2) ff. + 1 frontispice. Illustré en couleurs de deux gravures hors texte dont le frontispice et de vignettes dans le texte (en-tête, cul-de-lampe, lettrines). Couverture rempliée blanche illustrée de vignettes en couleurs, titre en rouge et noir au 1er plat, en noir au dos. Ex-libris étiquette orné gravé aux initiales "jp. f.".
Tirage total à 420 exemplaires, celui-ci 1 des 350 exemplaires sur vélin blanc d'Arches. Petits manques au dos de la couverture en tête et queue sinon très bon état. (Reu-Bur)
Lyon, Ballancher et Barret, an IX; 2 volumes in-12 de XVI - 462 pp.; 432pp. ; pleine basane marbrée, dos lisse orné de palettes, flerons et petis fers dorés, titre doré sur étiquette de maroquin rouge, tomaison sur étiquette de maroquin brun, tranches mouchetées de rouge. Ex-libris ancien tampon à sec d'un avocat madrilène sur les faux-titres.
L'ouvrage de l'abbé Girard (1677- 1748) fut un des "best-sellers" de la grammaire française, paru pour la première fois en 1736, ses nombreuses éditions furent d'un grand secours aux étudiants et poètes.Reliure frottée aux coupes et coins, épîdermure au 1er plat du Tome 1, manque de cuir sur 1,5 cm en pied au dos du Tome 1.(GrD2)
1936 Limoges, Desvilles éditeur, 1936; in-12 broché de 90pp. - (1)f.; couverture beige imprimée en noir au 1er plat et dos. Très bon état. Exemplaire non coupé.
Ouvrage qui décrit les scènes du quotidien de la campagne, les plantes, les animaux, la vie paysanne, et dont Emile Guillaumin pense qu'utiliser les textes pour des dictées, serait du meilleur effet pour les jeunes enfants. (GrF)
1754 A Londres, chez Paul Walliant, 1754, puis La Haye chez PIerre Gosse junior 1755, puis Londres et se trouve à Pais, chez Duchesne, 1755; 3 textes reliés en un volume in-12 de (4)ff. - pp. 9 -249 (chiffrée par erreur 349) ; 70pp.; 84pp.- 12pp. (catalogue Duchesne); plein veau marbré de l'époque, dos à nerfs orné de filets fleurons et petits fers dorés, tranches rouges. Titre du 1er texte jauni, reliure très légèrement frottée.
Dans le premier texte l'abbé Coyer aborde sur un ton léger et badin des sujets variés, le commerce, le célibat, la démographie l'impôt. Première édition collective et édition originale pour la première pièce " Le Siècle présent", les atres étant parues séparément souvent en feuilles volantes ou brochures. L'auteur a ajouté sous le titre du texte, en exergue cette citation: "……ridentem dicere verum Quid Verat………Horat." Les deux textes qui suivent: les Dissertations, sont en édition originale.
1937 Chambéry, Dardel, 1937; in-8° broché, couverture rempliée gris pâle imprimée en bleu,194pp. - (1)f. (justification du tirage). Illustré hors texte de 16 dessins d'André Jacques reproduits en phototypie par Jacomet et de 2 plans dépliants hors texte: ( Chambéry en 1729 et Chambéry et ses faubourgs au XVIIIème siècle).
1 des 600 exemplaires numérotés sur vergé Lafuma (grand seul papier), ici n°186. Bon état. (CO1)
1782 A Hambourg, 1782; 2 parties en 1 volume in-8°, pleine basane époque, dos à nerfs orné de petits fers dorés, titre doré sur étiquette de maroquin vieux - rouge, tranches mouchetées de rouge; (XIV - (II) - 366pp. -(1)f.; 237pp. Edition originale.
Epidermures sur les plats avec plusieurs petits manques de cuir, petits manques au dos aux caissons de tête et en queue, pâle mouillure angulaire en marge des 3 premiers feuillets, très rares rousseurs.(Reu-CO2)
BOURBONNAIS - (MIRABEAU Honoré Gabriel Riqueti, 1749 - 1791) - DUBARRY.
Reference : 10773
(1791)
1791 Moulins, Imprimerie d'Etienne Vidalin, sans date (1791) ; in - 8° broché, sans couverture tel que paru, 37 pp. dont le titre ( poussiéreux). Exemplaire non rogné tranches poussiéreuses. ( pour l'étude des Amis de la Constitution et de l'itinéraire de prêtres bourbonnais pendant la révolution on peut consulter le livre de Ph. Bourdin: Le noir et le rouge, itinéraire social, culturel et politique d'un prêtre patriote, parut en 2000).
On a joint un reçu de Contribution foncière du département de l'allier au titre de l'an 7, au nom de Buffault de la commune d'Ainay, daté du 27 ventôse an 10. (GrCL3)
Paris, chez Léopold Cerf, 1890; in-12°, demi-toile marron, titre doré au dos; XV– 319pp.
Cachet au titre.1er feuillet blanc dérelié. (Gar)
1814 Paris, Imprimerie de la République, Germinal An XII, puis chez les Marchands de Nouveautés, An XII, puis Imprimerie de Chaignieau,ainé, 1814; 3 textes reliés en un volume in-8°, demi-basane fauve de l'époque, dos lisse très orné de filets droits, chainettes, larges palettes et fleurons "à la corbeille" dorés, plats de papier fauve marbré de beige. 159pp.; 188pp.; 160pp.
Taches rousses en marge inférieure de 4 feuillets du premier texte, sinon quelques rousseurs. Il manque l'étiquette de titre au dos, mais exemplaire bien relié. (Reu-CO2)