Le Tout-Paris de la Belle Epoque en 9 mètres de long !SEM (Georges Goursat, dit) - ROUBILLE (Auguste).
Reference : 14136
(1907)
1907 Sans lieu, [1907-1908], grand panorama déroulant (9 m x 33 cm environ) sur 6 feuilles lithographiées en couleurs, réalisé par SEM en collaboration avec Auguste Roubille.Quelques restaurations anciennes au rubans adhésif, et quelques restaurations plus récentes au Filmoplast, aux extrémités au verso, très bon état de lensemble.
Spectaculaire et très beau panorama représentant un défilé du Tout-Paris remontant lavenue du Bois (actuelle avenue Foch) par divers moyens de locomotion ; il sagit en fait du retour de Longchamp vers Paris des personnalités ayant assisté en 1907 au Grand Prix de Paris, dont le vainqueur était lEtalon Sans Souci II du Baron Edouard de Rothschild.Dans ce panorama, Sem y a représenté pas moins de 86 personnalités, parmi lesquelles nous reconnaîtrons Georges Clémenceau, Aristide Briand, Leopold II de Belgique, Tristan Bernard, de nombreuses personnalités du Jockey Club... Et une certaine Colette, tout près de son mari Willy et de l'éléphant d'un maharadjah. Auguste Roubille est quant à lui lauteur des moyens de locomotion. Une des légendes a été masquée à lorigine par une étiquette autocollante. Il s'agit du Comte Boni de Castellane.Ce Panorama était proposé en 2 présentations différentes :- Une version présentant la frise pliée en accordéon formant 24 feuillets dans un cartonnage titré, assez rare.- Une version en rouleau avec les 6 planches (environ 150 x 33 cm chacune) non pliées, destinées à être montées les unes à la suite des autres pour former une frise de 9 mètres de long, beaucoup plus rare. Cest cette version que nous vous proposons ici, complète de son feuillet demballage illustré de fers à chevaux, ruban de fermeture en soie bleue partiellement conservé.
Couverture souple. Magazine 24 x 31 cm de 70 pages. Pages centrales manquantes.
Périodique. Tout-Paris, 25 octobre 1913.
Baronne Joudrier de Soester dit Blanche Orion (?-?), célèbre voyante, chirologue, lu l'avenir au tout paris de l'entre-deux-guerres, à Joachim von Ribbentrop, à Charles de Gaulle, etc.
Reference : 017083
Baronne Joudrier de Soester dit Blanche Orion (?-?), célèbre voyante, chirologue, lu l'avenir au tout paris de l'entre-deux-guerres, à Joachim von Ribbentrop, à Charles de Gaulle, etc. L.A..S, Paris, 11 janvier 1937, 1p in-4. A Alpi Jean-Bernard (1889-1948), avocat. Belle lettre de remerciements. Petit mouillure sur le bord gauche. Très rare autographe de celle qui prédit en 1948 le retour de De Gaulle au pouvoir ou la déchéance de von Ribbentrop (elle fut au bord de l'évanouissement en lui prédisant l'avenir). Curieusement nous ne trouvons rien non plus sur cette baronne. Probablement un autre pseudonyme ou nom d'emprunt. [399]
P., La Fare, fort volume in 8° relié pleine percaline grise de l'éditeur, LIV-1016 pages ; publicités en noir et en couleurs ; infimes frottis.
PHOTOS sur DEMANDE. ...................... Photos sur demande ..........................
Phone number : 04 77 32 63 69
Editions La Fare, 1901. Annuaire de la Société Parisienne, 17e année. Noms et adresses classés par Noms, par Professions et par Rues : high life, colonie étrangère, fonctionnaires, corps diplomatique, armée, clergé, … Avec indication des Châteaux et Villégiatures suivis d’un Dictionnaire des Pseudonymes, plans de Paris, des théâtres, etc. Avec des publicités dont deux en couleurs.
Reliure toilée, 868 pages, format 16,5 x 25 - Bon état, quelques rousseurs, coins un peu frottés - Les frais d’envoi pour la France sont compris dans le prix, l'envoi se faisant en relais.
BONNARD (Abel) : L’Enfance. Paris, Le Divan, 1927. Plaquette petit in-8 sensu stricto, 72pp. [dont faux-titre et titre]-(1) f. [blanc / achevé d’imprimer], brochée, couverture imprimée ocre (de très bonne apparence, malgré une petite trace d’enfoncement en bas du dos, par contre, à l’intérieur, invasion de taches brunes – déjà - : papier de très mauvaise qualité). ÉDITION ORIGINALE, dans la collection « Les Soirées du Divan », n° 25, tirée à 925 exemplaires numérotés (celui-ci un des huit cents sur « bel alfa bouffant » (sic). D’entrée, le propos se veut rassurant : « J’aime plus l’enfance que les enfants » (p.7), mais, l’éducation doit être sévère : « (elle) n’est que le dernier cas du dressage » (p.59). Par ailleurs, quelle condescendance, quelle suffisance envers les plus démunis : « Un petit pauvre regarde avec une sorte d’étonnement et d’indépendance la misère de ses parents, qui n’est pas encore la sienne [sic !]» (p.44). Quel détachement du petit malheureux sur son sort : il est vrai que la religion est là, qui lui promet un bel avenir post-mortem. Surtout, pas de révolte, car, « rien de plus sinistre qu’un polisson gouailleur (…), c’est pourquoi le type de Gavroche est si repoussant » (p.41). Rien que çà. Autobiographie ? : « Un petit garçon de quatre ans jouait souvent avec une jeune fille, qui le maniait comme une poupée (…). Moi aussi, dit-il, quand je serai une jeune fille comme toi. – Mais, mon chéri, répondit-elle, tu ne seras jamais une jeune fille. Il faillit pleurer » (p.45). Dépit. Il faudra choisir, drame freudien / cornélien, attirance/répulsion : « Les enfants excellent à manier les grandes personnes (…) Dans ces manèges, l’adresse des deux sexes n’est pas égale (…) [Les garçons] sont plus simples, plus rudes (…) Les petites filles sont des femmes dès leur naissance, et les premières armes de ces innocentes sont celles des courtisanes » (p.63). Malgré tout, le Bonnard poète jaillit in fine : « Les enfants sont l’illusion de l’espèce, comme le printemps est l’illusion de l’année » (p.70)
Reference : G425
FAKE HISTORY Cette histoire n’est qu’un conte, une histoire à dormir debout. Les historiens se sont fourvoyés, volontairement ou non : une ascendance noble, fut-elle impériale et illégitime, flatte l’orgueil du bourgeois. Seulement voilà : comme la terre, l’État Civil ne ment pas, …au moins sur les dates. On trouvera dans les Archives de la Corse du Sud, l’acte de mariage de Pauline Benielli et Ernest Bonnard, dans celles de la Vienne, l’acte de naissance d’Abel : le premier en date du 10/02/1880 (note 13), le second, en date du 19/12//1883 (note 14). Que la gestation fut longue ! Et on comprend mieux l’attachement d’Abel à sa maman ! Elle mourra dans la villégiature pétainiste de Sigmaringen en 1945. Mais il a encore mieux : Abel n’était pas fils unique, avant lui étaient nés un frère et une sœur, décédés tous deux en bas âge (note 15). =================
Note 3- Abel Bonnard : Pour l’élite intellectuelle, dans la Revue hebdomadaire, t.7, 07/07/1936, p.248). Note 4- cité d’après B. Pénicaud et Vincent Vidal-Naquet : Les révolutions de l’Amour (etc.). Note 5- aujourd’hui remis à la mode par nos chères politiques, NKM à propos de Patrick Buisson, la Marine au sujet du beau Florian… [en 2017…] Note 6- cf. Pierre Dac, qui à Radio Londres, fustigeait le ministre : dans son parti, « l’envers vaut l’endroit ») Note 7- hexagonegay.com précise qu’à l’époque, « les lieux de rencontre homos parisiens (cinémas et vespasiennes) connaiss[ai]ent bien sa silhouette » ; en revanche, il déplore que « Je Suis Partout » ni la presse d’extrême- droite, si prompts à dénoncer l’homosexualité (…) n’ont fait état de l’homosexualité de Bonnard ». Note 8- pour present.fr/tag/abel-bonnard/ : « La belle Bonnard… Gestapette… Yves Morel le sait : immanquablement, ce sont les plaisanteries qui fuseront de la bouche des sots si vous jetez le nom d’A.B. dans une conversation (même universitaire). Et pourtant, voilà une personnalité plus complexe que sa mauvaise renommée : on ne lui connaît que des liaisons féminines ». Sans rire ! Note 9- Buisson (Patrick) : 1940-1945. Années érotiques (Paris, Albin Michel, 2009.2 volumes. « Abel Bonnard, le scandaleux » (t. I, p.263 et suiv.) nous apprend que « son vrai père est un aristocrate italien, J.N. Primoli, descendant de Lucien Bonaparte, qui séduisit sa mère, Marie-Paule [sic !] Benielli, peu de temps avant son mariage [re-sic !!]». Note 10- Descendia de José Bonaparte, Rey de Espana y de las Indias, y sus entronques i talianos y franceses (Anales de la Real Academia Matritense de Heràldica y Genealogia, vol.XII, 2009, pp. 143-327). Note 11- Pasquali, Costanza : Proust, Primoli. La Moda. Otto lettere inedite di Proust e tre saggi. Roma, Ed. di Storia et litteratura, 1961, p.32. Note 12- Yves Morel ( Abel Bonnard. Coll. Qui suis-je ? Editions Pardès, 2017) : « Ne pouvant épouser le père de son enfant, Pauline Benielli se résolut à un mariage de raison avec Ernest Bonnard (…) qui reconnut Abel et lui donna son nom », qui complète bien la formule de P. Buisson (note 9). Note 13- Archives Départementales de Corse du Sud Ajaccio, Mariages, 1880 (f° 55-56/159) Note 14- Archives Départementales de la Vienne, Naissances, 1883 (9 E, p. 251), avec cette note marginale manuscrite : « Décédé à Madrid (Espagne) le 31 mars 1968 ». Confirmation de sa naissance, post mortem. Note 15- Abel- Jean- Désiré (A) aux prénoms identiques et Fanny-Françoise-Justine (B) (A) Melun, avril 1881- Poitiers, 26/06/1883. A.D. de la Vienne , Décès 1883, n°490, f° 147/278 (B) AD de la Vienne, Poitiers, 08/07/1885 [Naissances 1885, n°438, f°121/250]- 12/05/1886 [Décès 1886, n°370, f° 102/259. « Nom de la mère : Pauline Bennieni »] !! Aujourd’hui, (08/2022), que l’on consulte Wikipédia, ou des sites dits sérieux ( ?) de généalogie (geneanet, geneastar), la fausse généalogie prospère. Une lueur d’espoir : la généalogie d’Ernest Bonnard, le père « nourricier »… Patatras ! Si le frère aîné Abel (1881-1883) est bien mentionné, on trouve immédiatement après un « demi-frère Abel, etc.). Errare humanum est, perseverare diabolicum.