Le très rare atlas céleste de Corbinianus Thomas qui comporte un traité d’astronomie et une explication sur l’usage des globes en astronomie. Leipzig & Nuremberg, 1730. Petit in-4 oblong de (1) f. de titre, 212 pp. et 83 planches hors texte. Manquent probablement le frontispice gravé et/ou un table dép. Feuillet de titre monté avec manque de papier et d’un peu de texte dans la partie supérieure. Cachet sur le feuillet de titre et dans la marge. Qq. ff. abîmés dans les marges. Qq. Tâches et mouillures. 20 planches avec dessins ajoutés dans l’image à l’encre ou au crayon. Demi-vélin souple postérieur à coins, plats de papier cartonné bleu, titre au dos. 195 x 156 mm.
Le très rare atlas céleste de Corbinianus Thomas qui comporte un traité d’astronomie et une explication sur l’usage des globes en astronomie. Poggend. II, 1096 u. ; Honeyman 2975; Not in Houzeau/L. Une autre version de cet ouvrage parut simultanément sous le titre de Mercurii Philosophici firmamentum firmianum descriptionem et usum globi artificialis coelestis. On connaît peu de choses à propos de Corbinianus Thomas, moine bénédictin et professeur de mathématique à Salzbourg, mais son atlas fait partie des trésors méconnus de la cartographie céleste. Il est composé de gravures représentant individuellement les constellations, aussi charmantes les unes que les autres. La planche d’Andromède est la plus réussie, grâce à son drap baroque répondant aux différentes teintes du rocher composant le décor. Certaines autres figures des constellations sont aussi peu communes. Thomas fut l’un des premiers cartographes célèstes à dédier une planche séparée à Camelopardalis, une constellation qui apparut pour la première fois sur les globes vers 1600, mais qui habituellement apparaissait aux côtés de Cepheus ou Cassiopeia. Il fut également le premier cartographe à offrir une planche individuelle à certaines des constellations du ud, tells que Indus et Pavo qui étaient habituellement représentées en tant que petites parties des planches dédiées au planisphère centré sur le pole sud célèste. Comme on peut le voir sur la planche d’Andromède à droite, Thomas a utilize un système de nomenclature intéressant : les lettres grecques de Bayer, la numération romaine pour la magnitude, et la numération arabe en référence à un catalogue d’étoiles. Ce système provient des larges globes de Coronelli, tout comme de nombreuses figures de Thomas. Thomas inventa une constellation, la constellation de Corona Firminia en honneur à son mécène, l’archevêque de Salzbourg. Elle ne figure ainsi que dans l’atlas du moine bénédictin Thomas Corbinianus où elle remplace tout bonnement la Couronne boréale. Le présent ouvrage est illustré de 83 gravures sur cuivre à pleine page présentant les constellations, les hémisphères, ou des figures plus techniques consacrées à l’usage des globes en astronomie. Précieux exemplaire de ce rare atlas céleste, dont l’ensemble des 83 planches a été entièrement colorié à la main à l’époque dans des tons particulièrement vifs. Nos recherches ne nous ont permis de localiser que 2 exemplaires de ce très rare atlas céleste dans l’ensemble des Institutions mondiales : Bibliothèque d’Etat de Berlin et Bibliothèque de l’Université d’Eichstätt.
Première édition citée par Brunet des Œuvres en latin de Thomas More conservée dans son vélin de l'époque. Louvain, Jean Bogard, 1566.In-folio de 6 ff. préliminaires et 136 feuillets. Vélin ivoire rigide. Reliure de l'époque. 280 x 183 mm.
Première édition citée par Brunet des Œuvres en latin de Thomas More, parue simultanément en 1565 et 1566 chez deux éditeurs différents Bogardus et Zangrius. Adams m 1751; Belgica Typographica 4525; Gibson (More) 76a. Elle présente en édition originale Historia Regis Richard Tertii qui n’avait pas encore été publiée. Contrairement à ce qu’annonce Brunet (III, 1892) cette édition contient bien l’Utopie, les Epigrammata, les Ecrits contre Luther et l'Expositio Passionis Domini. Cette édition complète l'édition des œuvres en anglais parue 9 ans plus tôt à Londres. Il faudra attendre l'édition de Francfort de 1689 pour trouver une édition aussi complète. Cette édition constitue la plus importante collection des Œuvres latines de Thomas More du XVIe siècle. Imprimée en caractères italiques pour les Epigrammata et en caractères romains pour les autres textes, elle est ornée d'une vignette de titre et de nombreuses initiales historiées. Grand ami d'Erasme, érudit, philanthrope, Thomas More participa pleinement au renouveau de la pensée qui caractérise pleinement l'époque de la Renaissance ainsi qu'à l'humanisme dont il fut le plus illustre représentant anglais. « Le supplice de Morus fut un sujet d'universels regrets pour ceux mêmes qui avaient été en opposition avec l’ancien ministre tant il y avait en ce grand homme de bienveillance et de bonté». Erasme. Très séduisant exemplaire de parfaite fraîcheur conservé dans son beau vélin de l’époque. Il porte un commentaire manuscrit d'un érudit de l'époque à l'encre sur la page de garde.
1837 Londres, Paris & New York, Fischer, Son, & Co., 1837.
1 volume in-4 (27 x 20,5 cm), demi-chagrin rouge (reliure de l’époque), dos à nerfs orné de filets dorés, filet doré en encadrement sur les plats de percaline rouge, tranches dorées, texte en anglais. 76 pages (complet). Légers frottements angulaires, légèrement brunis mais sans taches. Très bon état. Édition illustrée d’un titre gravé et de 72 gravures hors texte sous serpente. Ouvrage permettant la découverte des régions anglaises, de leurs monuments et paysages, avec des textes descriptifs et historiques par Thomas Rose, topographe, et Thomas Noble. Thomas Allom (1804-1872) est un peintre, illustrateur et architecte britannique, un des fondateurs de ce qui deviendra le Royal Institute of British Architects. Il est surtout connu pour ses dessins topographiques. Il voyage en Angleterre, dans toute l’Europe, jusqu’en Anatolie, en Syrie et en Palestine. Bel exemplaire.
Les Chefs-d’œuvre de Pierre et Thomas Corneille reliés en maroquin olive de l’époque aux armes de Béatrix de Choiseul-Stainville, duchesse de Gramont, sœur du duc de Choiseul, ministre des affaires étrangères de Louis XV. Oxford, s.n., 1760.3 volumes in-12 de: I/ (4) ff. et 384 pp.; II/ (2) ff. et 382 pp., (1) f.; III/ (2) ff. et 557 pp. Pte. restauration et pte. mouillure dans l’angle inférieur du faux-titre du tome 1 sans atteinte au texte. Reliés en maroquin olive, triple filet doré encadrant les plats, armes frappées or au centre, dos lisses richement ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure de l’époque. 160 x 96 mm.
Jolie édition des «chefs-d’œuvre» de Pierre et Thomas Corneille. Elle contient Le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, La Mort de Pompée, Rodogune, Heraclius et Othon de Pierre Corneille et Ariane, Le Comte d’Essex, Le Menteur, Le Baron d’Albikrac, Le Festin de Pierre, La Comtesse d’orgueil et L’Inconnu de Thomas Corneille. Précieux exemplaire spécialement relié en maroquin olive de l’époque aux armes de Béatrix de Choiseul-Stainville (1730-1794), duchesse de Gramont, sœur du duc de Choiseul, ministre des affaires étrangères de Louis XV. «Elle exerça par son courage et son énergie viriles une très grande influence sur son frère le ministre duc de Choiseul. Elle épousa le 16 août 1759 Antoine-Antonin, duc de Gramont, pair de France, gouverneur de la Navarre et du Béarn, dont elle fut la seconde femme. Elle mourut sur l’échafaud le 17 avril 1794. La duchesse de Gramont avait rassemblé une bibliothèque considérable reliée en maroquin rouge ou vert.» (Olivier, pl. 2160). «Les livres de la duchesse de Gramont se recommandent surtout par la qualité exceptionnelle du maroquin dont la couleur a résisté à l’action incisive du temps. Le soin avec lequel a été exécuté le ‘corps de l’ouvrage’ justifie l’empressement dont ils sont l’objet de la part des bibliophiles et les prix quelquefois élevés qu’ils obtiennent dans les ventes publiques». (E. Quentin-Bauchart, Les Femmes Bibliophiles de France, II, pp. 108-110). Les éditions de nos grands classiques conservées dans des reliures armoriées d’une provenance si prestigieuse sont fort rares.
Bergomi, Typis Comini Venturæ, 1590. Deux tomes en un volume In-8 de [8]-142-[2]; [16]-398-[2] pages, plein veau marron, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, pièces de titre en maroquin vert, tranche rouges.
Les deux ouvrages ont une belle page de titre gravée. C'est à Paris que Thomas d'Aquin tint les douze questions quodlibétiques, il y aborde des questions variées: la vision béatifique, la nature humaine du Christ, la condition des corps ressuscités, les éléments constitutifs du mariage, les effets du sacrements ou encore les rapports entre les clercs et les ordres mendiants. Le second ouvrage est du au plus grand théologien catholique de la Renaissance (Universalis). Il entra chez les dominicains à Naples en 1484, dans le même couvent où furent admis avant lui Thomas d'Aquin et après lui, Giordano Bruno. Il a tenté (sans succès) de ramener Martin Luther à la foi catholique. Célèbre pour ses commentaires philosophiques, son commentaire à la Summa theologica de Thomas d'Aquin, ainsi que pour ses écrits de controverses anti-luthérienne. Manque la coiffe supérieure, un coin tapé, intérieur très frais.
1870 London, E. Moxon, son, and co., 1870.
1 volume in-folio (41, cm x 29,5 cm), percaline bleue à la bradel, dos lisse à motifs dorés, filet doré en encadrement des plats avec motifs en coins et motifs dorés au centre, filet à froid sur les plats, tranches dorées, ex-dono sur la première garde à Monsieur Edward Langlay [?], par F.B. Blake[?], texte en anglais, [6]-63-1 bl. pages (complet). Frottements à la reliure, rares rousseurs. État très correct. Nouvelle édition illustrée d’un frontispice ainsi que de 8 gravures hors-texte par Gustave Doré. Recueil de poèmes choisis parmi les textes de Thomas Hood. Thomas Hood, (1799-1845), est un poète anglais. Il était surtout apprécié pour ses vers comiques et satiriques, faits de jeux de mots et de quiproquos. Cependant les vers émus et profonds qu'il écrivit avant de mourir restent aujourd'hui parmi ses chefs-d'œuvre : The Song of the Shirt (1843), The Bridge of Sighs (1844). C'est de ce dernier poème qu'est sortie la fameuse formule "Any where out of the world", citée par Poe dans The Poetic Principle et reprise en titre d'un des poèmes en prose de Baudelaire, qui a traduit The Bridge of Sighs en avril 1865. Agréable exemplaire.
Précieuse réunion de trois rares éditions originales reliées en vélin souple de l’époque. Leyde, in officina Raphelengiana, 1613. - [Avec]: II/ Rous, Francis. Archaeologiae Atticae libri tres. Three bookes of the Attick Antiquities. Containing The description of the Citties glory, government, division of the People, and Townes within the Athenian Territories, their Religion, Superstition, Sacrifices,… Oxford, Printed by Leonard Lichfield for Edward Forrest, 1637. - [Avec]: III/ Crinesius, Christoph. Babel Sive Discursus de confusion linguarum, tum orientalium: Hebraicae, Chaldicae, Syriacae, Scripturae Samariticae, Arabicae, Persiae, Aethiopicae: tum Occidentalium, nempe, Graecae, Latinae, Italicae, Gallicae, Hispanicae,… Nuremberg, Simon Halbmayer, 1629. Soit 3 ouvrages relies en 1 volume in-4 de : I/ (4) ff., 192 pp., (2) ff. d’errata; II/ (4) ff., 149 pp.; III/ (6) ff., 144 pp., (2) ff. Vélin souple de l’époque, mention «Arabic grammar» inscrite à l’encre sur le plat supérieur, dos lisse. Reliure de l’époque. 186 x 147 mm.
I/ «Première édition de cette grammaire arabe, la première méthode raisonnée composée par un Européen, la grammaire de Kirsten publiée en 1608 n’étant qu’une traduction de l’Al-djarumia, du moins quant à la syntaxe. – Le passage arabe transcrit en lettres hébraïques et en lettres syriaques (page 13) n’a pas été reproduit dans les éditions suivantes». (Bibliothèque de Monsieur le Baron Sylvestre de Sacy, n°2762). ESTC S116252 ; Madan, I, p.202 ; STC 21350 ; Schnurrer, 49 ; Brunet, II, 1050; Zenker I, 168; Fuck 59 ff. First edition of the Arab Grammar by Thomas Erpenius (1584-1624), "the first native European to achieve true greatness in Arabic" (Toomer, Eastern Wisdom and Learning, 1996), published in the year he was appointed Professor of Oriental Languages at Leiden. «Pendant deux siècles, la Grammaire d’Erpenius fut le livre de base dans l’étude de l’arabe, rééditée sans changement substantiel, mais augmentée de toutes sortes de morceaux choisis. » (Mélanges de l’Université Saint-Joseph) Dès l’âge de dix ans, Thomas van Erpe (1584-1624) s'adonna à l'étude des langues orientales à Leyde. Célèbre orientaliste hollandais de son temps, il publia de nombreuses grammaires orientales et fut titulaire de la chaire d'arabe et de langues orientales de l'université de Leyde de 1613 à 1624. On créa même une chaire d'hébreu en sa faveur. Courtisé par les grandes places d'Europe, il ne quitta jamais Leyde. La Grammatica contient des fables et des sagesses traduites en latin, avec le texte arabe. "Nous lui devons une grammaire pour l'enseignement et la connaissance de l'arabe que l'on peut considérer comme la première utilisable en Europe" (Josée Balagna, L'Imprimerie arabe en Occident, Paris, Maisonneuve, 1984, p. 53). "First edition of the first scientific Arabic Grammar written by a European scholar". Smitskamp 68b This work introduced generations of Europeans to the rudiments of Arabic grammar. II/ Edition originale. STC 21350; Madan 18. Francis Rous entered Broadgates Hall Oxford in 1593 at the young age of 12, afterwards studying at Leyden and the Middle Temple (1601). In 1626 he was elected to Parliament for Truro, where he served for many years. He was an Independent and a member of Cromwell's Council of State (1653), and a much despised as the provost of Eton College during the Interregnum (1643). Rous's translation of the Psalms went through many editions. III/ Rare édition originale. “Crinesius (1584-1629) whose biography is rehearsed in the preface was born in 1584 in Bohemia, the son of a cleric and schoolmaster of the same name and his mother Anna Günther. Educated first in his father’s school, in 1603 he went to Jena and then Wittemberg, and graduated in philosophy in 1607. He then devoted himself to theology and linguistic studies. He married in 1615 Regina Dörffliner, a widow with children. In 1624 he was forced to migrate to Nuremberg, where he taught and ministered. He died around five in the morning on 28 August 1629. In this work Crinesius, who was the author of several works on Syriac grammar and texts, treats Hebrew as the first or origin of languages, a not uncommon belief, and then goes on to discuss the languages which are cognate with Hebrew or have some validity in the establishment of the scriptural text. He passes on to Samaritan, a chapter on Hebrew vocalization and from this we pass to the other languages stemming from Hebrew – Chaldacan, Syriac, Arabic and Ethiopic, with Persian also discussed. Crinesius tells us he is still a novice in Arabic, but is studying the grammars of Petrus Kirsten of Breslau and Erpenius. From Crinesius we learn also of a complete interlinear Latin translation of the Qu’ran together with marginal refutations of Muhammadan doctrine, which now ‘needs nothing except a printer, properly trained in the setting of Arabic’… Unexpectedly there is an interesting account of the pronunciation of French pp. 88-101 with shorter paragraphs on Italian and Spanish, and again the Lord’s Prayer is given. The penultimate chapter is a discussion of the divine name and its forms, and the last chapter is a series of eight scriptural linguistic ‘praxeis’, each one devoted to a different language… The work includes several sets of liminary verses, including one in Hebrew by Daniel Schwenter, Syriac, Greek and one in Arabic by Zechendorff. This is engraved (not printed) together with some in Samaritan characters by the engraver Herreman, and dated 3 October 1628. This work, like all the various works on Syriac of Crinesius, is not common”. (Maggs Bros, Further Books from the Library of The Earls of Macclesfield, 2012, n°58). Précieuse réunion de trois rares éditions originales reliées en vélin souple de l’époque.
BERTHIER, Pierre-Valentin - COLIGNON, Jean-Pierre - THOMAS, Jacques
Reference : 70857
Coll. "Le français retouvé" n° 22, Paris, éd. Belin, 1991, pt. in-8, cartonnage souple, couv. ill. coul. sur fond blanc éd., 256 pp., nb. dessins en noir de Jacques Thomas, index, table des matières, Ce livre rassemble une collection de fautes de langage ou de rédaction "sorties" de la presse écrite et de la publicité. Le tout agrémenté par des dessins humoristiques de Jacques Thomas. Pas courant Très bon état
Paris, J.-B. Baillière, 1892, in-8, 312 pp, Broché, couverture imprimée de l'éditeur, De la Bibliothèque scientifique contemporaine. Ouvrage recueillant plusieurs essais d'Huxley traduits en français par Henry Crosnier de Varigny. Figures dans le texte. Thomas Henry Huxley (1825-1895), "naturaliste emblématique de la science victorienne" (Geslot) est relativement peu connu du grand public français. Il joua pourtant un rôle essentiel dans la défense et la diffusion de la théorie de l'évolution, ce qui lui valut le surnom de "bouledogue de Darwin". Ses textes ont été diffusés en France par Émile Alglave, directeur de la Bibliothèque scientifique internationale et de la Revue des cours scientifiques (Revue Rose). Il était le grand père d'Aldous Huxley. Exemplaire non coupé. Déchirure sans manque sur la couverture supérieure. Bon état intérieur. Jean-Charles Geslot. « L'édition française à l'heure de la science anglaise dans la deuxième moitié du XIXe siècle : Thomas Henry Huxley? », Philosophia Scientiæ, vol. 22-1, no. 1, 2018, pp. 63-80 [en ligne]. Couverture rigide
Bon 312 pp.
Paris, Jean Du Puis, 1663. 1 vol. In- 4 de (6)-632-(24) pp., veau granité brun, dos orné à nerfs, titre frappé or, tranches jaspées (reliure de l'époque).
Édition originale de la traduction française du diplomate hollandais Abraham de Wicquefort. Thomas Herbert (1606-1682) faisait partie de l'ambassade anglaise dirigée par Sir Dodmore Cotton et envoyée par Charles Ier en Perse, à la cour du shah Abbas Ier. Au cours de son périple, il fit escale a Madagascar, Goa, Surate, Ispahan, Bagdad et aux Moluques. Le récit du voyage diplomatique de l'auteur est suivi de la Relation historique rédigée par Jeremias van Vliet au sujet de la mort du roi de Siam en 1647 (pp. 569-632). Un échantillon de la langue de Malacca occupe les pages 511-514. L'ouvrage le plus complet sur la Perse au XVIIe siècle, considéré comme l'un des meilleurs sur le sujet.Boucher de la Richarderie IV, 459 « le plus instructif qui eût paru sur la Perse avant celui de Chardin » ; Cordier, Indosinica, 875 ; Cordier, Sinica, 2082.Cachet et ex-libris manuscrit au titre de la bibliothèque du prieuré Saint-Eloi des Barnabites de Paris : Barnabilarum S. Eligii Paris ; S. Eligÿ Paris Barnabit. La bibliothèque des Barnabites renfermait au moment de la Révolution, quand elle fut confisquée en 1791, environ 15000 volumes et quelques belles estampes. La congrégation des Barnabites, ou Clercs réguliers de Saint-Paul, fut fondée en 1530, à Milan. En 1622, Louis XIII leur accorda la permission de s'établir dans toutes les villes du royaume. En 1631, a Paris ils prirent possession du prieuré Saint-Eloi. De 1701 à 1704, ils firent rebâtir l'église et le prieuré. Celui-ci fut fermé en 1791, détruit en 1798. L'église servit de dépôt jusqu'en 1863, date de sa démolition. Sa façade fut conservée et remontée à Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux. L'emplacement du couvent des Barnabites est recouvert par la Préfecture de police, bd. du Palais, 75004 Paris.Petites tâches sombres sur les plats, trace de mouillure claire sur quelques feuillets et infimes trous de verre sans manque ; petit accident de papier manque de quelques lettres page 72 ; manque de papier marginal page 201 sans manque de texte ; coiffes et coins restaurés.
Paris, Jean Du Puis, 1663. 1 vol. In- 4 de (6)-632-(24) pp., demi-veau havane moucheté, dos lisse orné, supra libris frappé or au centre, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaspées (relié vers 1800).
Édition originale de la traduction française du diplomate hollandais Abraham de Wicquefort. Thomas Herbert (1606-1682) faisait partie de l'ambassade anglaise dirigée par Sir Dodmore Cotton et envoyée par Charles Ier en Perse, à la cour du shah Abbas Ier. Au cours de son périple, il fit escale a Madagascar, Goa, Surate, Ispahan, Bagdad et aux Moluques. Le récit du voyage diplomatique de l'auteur est suivi de la Relation historique rédigée par Jeremias van Vliet au sujet de la mort du roi de Siam en 1647 (pp. 569-632). Un échantillon de la langue de Malacca occupe les pages 511-514. L'ouvrage le plus complet sur la Perse au XVIIe siècle, considéré comme l'un des meilleurs sur le sujet.Boucher de la Richarderie IV, 459 « le plus instructif qui eût paru sur la Perse avant celui de Chardin » ; Cordier, Indosinica, 875 ; Cordier, Sinica, 2082.Coiffes et coins restaurés.Supra libris frappé or au centre du dos : Bibliotheek Regiment Dragonders et en pied frappé or le numéro 27.
Paris, De l'Imprimerie de la République, 1797. 1 vol. 2 parties en 1 vol. in-4 de (2)-XVI-385- (1) pp., demi-veau havane, dos lisse orné de filets dorés et noir (relié vers 1830).
Édition originale de la traduction française . Illustré de deux cartes dépliantes gravées Bouclet : Cartes des routes de Thomas Howel de Bassora à Constantinople et du colonel Capper de Latichea à Bassora par Alep et à travers le Grand Désert ; Égypte avec les routes tant anciennes que modernes de la mer Rouge à la mer Méditerranée par le colonel James Capper. Thomas Howel, médecin au service de la Compagnie des Indes, retrace son voyage de Madras à Constantinople, à travers la Perse et l'Arabie. Il donne d'intéressants détails sur l'Arménie, l'Anatolie, le Kurdistan ainsi que sur la ville de Constantinople. Son récit parut originellement en anglais en 1789. Le traducteur, Théophile Mandar (1759-1822) a rédigé un copieux appendice où il décrit notamment Maduré, la côte des Malabars et de Coromandel, Cochin, Bagdad, Bassora, Babylone. Le voyage de James Capper, colonel au service de la Compagnie des Indes, se déroula de septembre 1778 à février 1779, et parut d'abord en anglais en 1782. On trouve in-fine, en appendice l'Itinéraire de l'Arabie déserte ou lettres sur un voyage de Bassora à Alep par le grand et le petit désert publié en 1750 par MM Plaisted et Eliot, capitaines au service de la compagnie des Indes de Londres.Chadenat, n°5072 ; Gay, 2066. Infimes rousseurs et trace de mouillure claire marginale sur la permière carte.
[Amsterdam, J. Blaeu ?], 1668, in-12, (12)-360-(2) pp, frontispice gravé, Basane du XVIIIe s, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin havane, tranches rouges, Première édition française de cet ouvrage qui parut, en 1642, sous le titre Religio Medici, et qui fut dès 1644 traduit en latin. L'édition latine fut souvent réimprimée, accompagnée d'annotations et commentaires explicatifs. L'ouvrage, dans sa version latine, fut mis à l'index des livres interdits par décret du 18 mars 1645. Le traducteur français, Nicolas Lefèvre (ou Le Febvre), né vers 1610, professeur de chimie au Jardin des Plantes de Paris, suit la version latine du texte. Cette traduction date de son séjour en Angleterre lorsqu'il fut appelé par Charles II, qui lui confia en 1664 la direction de la pharmacie du palais Saint James. Membre de la Société royale de Londres, Lefèvre meurt en 1674. La formulation générale du titre, "la religion du médecin", ne témoigne pas du contenu du livre. Il s'agit d'une oeuvre toute personnelle, où, d'une part, Browne, se défend contres les accusations pour athéisme et développe son approche singulière du fait religieux ; et où, d'autre part, il égrène ses avis sur de nombreux sujets du temps. "La religion du médecin aurait tout aussi bien pu s'intituler, au dire de Bayle, Le médecin de la religion. Thomas Browne affirme sa foi chrétienne, mais ne veut dépendre d'aucune église". Ainsi, en 55 chapitres courts, dans un style alliant préceptes et paradoxes, moral et ironie, Browne étudie, tout en s'y impliquant et en affirmant son opinion, les fondements de la religion et de la morale, la magie, les esprits, les démons, les apparitions, les songes, la pierre philosophale, les pauvres, le mariage, la musique, etc. Browne pratiqua la médecine à Norwich . Il est considéré comme l'un des plus grands auteurs du XVIIIe siècle et comme l'un les plus singuliers. Ex-libris manuscrit ancien : "Moisson". Dos restauré. Certains titres courants rognés, sinon bel exemplaire. Biblioteca esotherica n° 520. PMM n° 131 pour l'édition originale londonienne. Anne Sauvy, Livres saisis à Paris entre 1678 et 1701, n° 1018. Brunet 1, 1281. Caillet 1717. Keynes, 71. Willems, 1784. Couverture rigide
Bon (12)-360-(2) pp., frontispice
Paris, François Regnault (Nicolas Savetier), 1530. Petit in-8 (16 x 10,5 cm) de (8)-258-(1) ff. (sign. a8, 2a8, b-z8, A-I8, K3) veau fauve, dos à nerfs orné de fleurons, armes dorées sur les plats dans un double encadrement de filets à froid, fleurons dans les angles (reliure de l'époque).
Édition originale établie par François Regnault d'après son épître au lecteur, datée du 10 septembre 1530, sortie des presses de Nicolas Savetier.Thomas de Vio (1469-1534) surnommé Cajétan, en référence à son lieu de naissance, la ville de Gaète en Italie, fut l'un des plus importants théologiens de son temps. Envoyé à la Diète d'Augsbourg en 1518 par le Pape Léon X (Jean de Médicis) comme cardinal-légat, il tenta en vain d'amener Luther à se rétracter. De retour à Rome, il devint l'un des piliers de la lutte contre les "hérésies" de Luther, participant à l'élaboration de la bulle qui condamnait ses écrits et publiant ses fameux commentaires de la Somme Théologique de Thomas d'Aquin pour contrer ses thèses. Proche du Cardinal Jules de Médicis, il conserva son influence lorsque celui-ci accéda au pontificat sous le nom de Clément VII et fut l'un des membres de la commission chargée de lutter contre les progrès de la Réforme luthérienne dans le Saint-Empire. Questiones quodlibetales cum atiquot assertionibus contra Lutheranos est la première référence explicite à Luther dans les écrits de Cajétan. Chapitres : De Sacramento penitenti questiones II. De Attritione et contritione quaestiones IV. De Confessione quaestiones XV. De Satisfactione poenitentiali quaestiones III. De Usura quaestiones XIII. De Monte pietatis. De Cambiis. De Elemosynae praecepto tractatus. De Simonia quaestiones IV. De Sacramento matrimonii questiones XI. De Delectatione morosa quaestiones III. De Voto quaestiones III. De Religiosis quaestiones IV. De Ordinibus quaestiones II. De Usu spiritualium quaestiones V. De Maleficiis quaestiones IV. De Obligatione praecepti. De Scrupulo. De Murmuratione. De Actu peccati quaestiones II. De Effectu excommunicationis quaestiones III. De Inquisitione actuum occultorum. De Actu publico. De Timore quaestiones II. De Purgatorio quaestiones II. De Indulgentiis quaestiones XX. De Spasmo Virginis Mariae.Titre à encadrement en rouge et noir de François Regnault, lettrines et fleurons. L'errata daté de mai 1530 (14 lignes feuillet K3) a été recouvert par l'éditeur d'un nouvel errata de 23 lignes contrecollé à l'époque (conforme à l'exemplaire de la BnF).Bel exemplaire dans sa première reliure aux armes de Pierre de Villars (1545-1613) évêque de Mirepoix puis archevêque de Vienne, auteur de Opuscules et divers traictez sur plusieurs sujects et matières ecclsiastiques et Traicté sommaire et invectif contre les vains sermons.Olivier, Hermal, Roton, pl. 1516 ; Renouard, Inventaire, III, 2315 ; Adams, C167 ; Pettegree, French Books, 59724. Exemplaire sans le dernier feuillet blanc (K4). Discrètes restaurations.
Paris, Félix Alcan, 1896, in-8, XI-[1]-260 pp, Percaline bordeaux de l'éditeur [Magnier], N° 36 de la Bibliothèque scientifique internationale. Seconde édition française (la première est de 1880) de ce travail sur l'écrevisse; traduction de ?The Crayfish. An Introduction to the Study of Zoology (1879), attribuée au biologiste Patrick Geddes. Figures dans le texte. Huxley s'emploie ici à "montrer comment l'étude attentive de l'un des animaux les plus communs et les plus insignifiants nous conduit pas à pas des notions les plus vulgaires aux généralisations les plus larges, aux problèmes les plus difficiles de la zoologie et même de la science biologique en général" (p. IX). L'ouvrage fait suite à un article que Huxley avait envoyé à Henri de Lacaze-Duthiers, traduit par le biologiste Patrick Geddes et publié dans les Archives de zoologie expérimentale et générale (1879). Thomas Henry Huxley (1825-1895), "naturaliste emblématique de la science victorienne" (Geslot) est relativement peu connu du grand public français. Il joua pourtant un rôle essentiel dans la défense et la diffusion de la théorie de l'évolution, ce qui lui valut le surnom de "bouledogue de Darwin". Ses textes ont été diffusés en France par Émile Alglave, directeur de la Bibliothèque scientifique internationale et de la Revue des cours scientifiques (Revue Rose). Il était le grand père d'Aldous Huxley. Frottements sur les plats. Bon exemplaire néanmoins, bel état intérieur. Jean-Charles Geslot. « L'édition française à l'heure de la science anglaise dans la deuxième moitié du XIXe siècle : Thomas Henry Huxley? », Philosophia Scientiæ, vol. 22-1, no. 1, 2018, pp. 63-80 [en ligne]. Couverture rigide
Bon XI-[1]-260 pp.
Paris, J.-B. Baillière, 1892, in-8, 312 pp, Broché, couverture imprimée de l'éditeur, De la Bibliothèque scientifique contemporaine. Ouvrage recueillant plusieurs essais d'Huxley traduits en français par Henry Crosnier de Varigny. Figures dans le texte. Thomas Henry Huxley (1825-1895), "naturaliste emblématique de la science victorienne" (Geslot) est relativement peu connu du grand public français. Il joua pourtant un rôle essentiel dans la défense et la diffusion de la théorie de l'évolution, ce qui lui valut le surnom de "bouledogue de Darwin". Ses textes ont été diffusés en France par Émile Alglave, directeur de la Bibliothèque scientifique internationale et de la Revue des cours scientifiques (Revue Rose). Il était le grand père d'Aldous Huxley. Bon exemplaire, non coupé. Accroc à un angle de la couverture. Jean-Charles Geslot. « L'édition française à l'heure de la science anglaise dans la deuxième moitié du XIXe siècle : Thomas Henry Huxley? », Philosophia Scientiæ, vol. 22-1, no. 1, 2018, pp. 63-80 [en ligne]. Couverture rigide
Bon 312 pp.
Paris, Schleicher, s.d. (1911), in-8, 304-[1] pp, Demi-basane verte, dos à nerfs et fleuronné, Figures dans le texte. Première édition française de cette compilation au "titre très darwinien" (Geslot), réunissant douze textes, dont huit inédits, traduits par G. Roeder et J. Molitor à partir d'un recueil publié à Londres en 1908, Man's Place in Nature, and other Essays. Thomas Henry Huxley (1825-1895), "naturaliste emblématique de la science victorienne" est relativement peu connu du grand public français, qui connait mieux son petit-fils, Aldous. Il joua pourtant un rôle essentiel dans la défense et la diffusion de la théorie de l'évolution, ce qui lui valut le surnom de "bouledogue de Darwin". Ses textes ont surtout été diffusés en France par Émile Alglave, directeur de la Bibliothèque scientifique internationale et de la Revue des cours scientifiques (Revue Rose). L'éditeur Reinwald, qui était pourtant particulièrement impliqué dans la diffusion des idées darwiniennes, ne fit paraître qu'un seul de ses textes (les Leçons de physiologie élémentaire); Du singe à l'homme, édité par ses successeurs Auguste et Charles Schleicher, est ainsi le second qui appartient au catalogue Reinwald-Schleicher et, surtout, c'est le dernier des livres de Huxley à paraître en France avant un siècle". Jean-Charles Geslot. « L'édition française à l'heure de la science anglaise dans la deuxième moitié du XIXe siècle : Thomas Henry Huxley? », Philosophia Scientiæ, vol. 22-1, no. 1, 2018, pp. 63-80 [en ligne]. Couverture rigide
Bon 304-[1] pp.
Paris, Felix Alcan, 1896, in-8, front, XVI-415 pp, 2 cartes depl, Demi-chagrin vert, dos richement fleuronné, marque de prix sur le plat supérieur [Ville de Paris, Prix municipal], tranches dorées, Troisième édition française, revue et corrigée d'après la quatorzième édition anglaise (?Physiography, An Introduction to the Study of Nature, édition originale 1877). La traduction de Georges Lamy (né en 1857), précédemment parue en 1882 et 1892, comporte des adaptations : les deux chapitres sur la Tamise ont été remplacés par deux autres sur la Seine; les deux cartes ainsi proposées par Lamy ont été dressées par lui-même, et sont gravées par Erhard (Geslot). L'une illustre l'hydrographie et le nivellement des bassins de la Seine et de la Somme; l'autre la géologie du bassin de la Seine. Thomas Henry Huxley (1825-1895), "naturaliste emblématique de la science victorienne" est relativement peu connu du grand public français, qui connait mieux son petit-fils, Aldous. Il joua pourtant un rôle essentiel dans la défense et la diffusion de la théorie de l'évolution, ce qui lui valut le surnom de "bouledogue de Darwin". Ses textes ont surtout été diffusés en France par Émile Alglave, directeur de la Bibliothèque scientifique internationale et de la Revue des cours scientifiques (Revue Rose). Exemplaire du prix décerné par les Écoles communales de Paris, avec armes de la ville sur le plat supérieur et étiquette de prix au contreplat : pour Rachel Deneufplanche, de l'école de fille de la rue Flocon. Jean-Charles Geslot. « L'édition française à l'heure de la science anglaise dans la deuxième moitié du XIXe siècle : Thomas Henry Huxley? », Philosophia Scientiæ, vol. 22-1, no. 1, 2018, pp. 63-80 [en ligne]. Couverture rigide
Bon front., XVI-415 pp., 2 cartes
La Chine et l’Inde à la fin du XVIIIe siècle en 50 magnifiques aquatintes coloriées à la main à l’époque. London, Thomas Davison, 1810. In-folio oblong de (2) ff., 50 planches hors texte en couleurs sur papier fort montées sur onglets, 50 ff. d’explications des planches (le tout relié horizontalement). Relié en demi-maroquin vert à coins, plats de papier marbré vert, dos lisse orné d’un décor et du titre dorés, tranches dorées. Coins émoussés. Reliure française du XIXe siècle. 343 x 245 mm.
Edition originale de ce très bel ouvrage illustré sur la Chine et l’Inde à la fin du XVIIIe siècle. Brunet, II, 489 ; Graesse, Trésor de livres rares, II, 326 ; Abbey, Travel, 516 ; Lipperheide 1523 ; Colas 797 ; Tooley 173 ; Cordier, Sinica, 2107.Le présent ouvrage parut sous formes de 10 livraisons illustrées de 5 planches chacune.Il illustre le long voyage entrepris par Thomas Daniell (1749-1840), un peintre paysagiste anglais, et son neveu William Daniell (1769-1837) en Chine et en Inde. Les Daniell quittèrent l’Angleterre en avril 1785 à bord du navire Atlas, et arrivèrent à Whampoa, en Chine, en août. Après avoir passé plusieurs mois en Chine, les deux voyageurs reprirent la mer et gagnèrent Calcutta en 1786.Daniell passa près de 10 ans en Inde, et à son retour à Londres en 1795 il publia son ouvrage intitulé Oriental scenery.Le texte explicatif qui accompagne les planches donne des informations sur les populations locales rencontrées dans les différents pays visités.« Ce bel ouvrage renferme 50 planches coloriées, avec texte » (Brunet).La superbe illustration se compose de 50 planches gravées à l’aquatinte et coloriées à la main à l’époque montrant des vues de Madère, Java, Macao, Canton, le Cap de Bonne Espérance, la Malaisie, Calcutta, la Baie du Bengale, …Parmi ces 50 planches, 22 sont consacrées à la Chine, avec des vues de villes mais aussi des habitants dans leurs habits traditionnels. L’une des planches montre une scène de pêche au requin à Java.« Parmi ces planches qui représentent principalement des vues, 8 figurent des costumes chinois et 12 des habitants de Java. » (Colas) Bel exemplaire de ce beau livre de voyage en Asie conserve dans sa reliure française de l’époque en demi-maroquin vert orné.
Très bel ouvrage entièrement composé en chromolithographie dédié à l’architecture de Paris, Gand, Anvers, Rouen, Chartres, … London, Thomas Boys, 1839. In-folio, titre lithographié, 24 (de 25) chromolithographies, conservé dans la reliure de l’éditeur en demi-maroquin rouge décoré, plats de percaline avec encadrement de maroquin rouge tout autour, titre frappé or au centre du plat supérieur, quelques piqûres, corps de l’ouvrage détaché de la reliure, reliure légèrement frottée. Reliure de l’éditeur. 532 x 355 mm. La chromolithographie fut brevetée en 1837 et cet ouvrage est l’un des premiers réalisés en utilisant cette nouvelle technique.
Les planches, teintées par Charles Hullmandel qui breveta son propre procédé de chromolithographie en 1840, sont d’une beauté exceptionnelle. «A very beautiful book. Apart from the brilliance, sensitivity and technical mastery of the drawing on stone there is the great, and often underestimated, technical and artistic transmission of such drawings, and in developing the cool, transparent, graduated tints, subtle in colouring, on which the book depends.” (Abbey, Travel 33) «Il produisit seul les 28 lithographies de “Picturesque architecture in Paris, Gent, Antwerp, Rouen” (Londres 1839). Ses vues de Paris sont recherchées.» (Dictionnaire des peintres, E. Benezit T., II, p. 259). Les planches présentes dans ce recueil sont intitulées: Fish Market, Antwerp; Belfry, Gand; Byloke, Ghent; Tour de Remy, Dieppe; L'Hôtel de Ville, Arras; St. Laurent, Rouen; Laon; Rue de Rivage, Abbeville; Rue de la Grosse Horloge, Rouen; L'Abbaye St Amand, Rouen; Hôtel de Cluny, Paris; Hôtel Cluny, Paris; Hôtel de Sens, Paris; St Severin, Paris; Porte Rouge, Notre Dame, Paris/Rue de Marmousets, Paris; La Ste Chapelle, Paris; Notre-Dame, Paris; St Etienne du Mont, Paris; St Etienne du Mont and the Pantheon, Paris; Pavillon de Flore, Tuileries; Hôtel de la Tremouille, Rue des Bourdonnois, Paris / Vieille Rue du Temple, Paris; La Chapelle de l'Institut; Notre-Dame, Paris, from the Quai St Bernard; S. Porch of Chartres Cathedral; St. André Chartres. Thomas Shotter Boys, aquarelliste et lithographe, fut placé chez George Cooke, graveur, afin d’exercer cette profession, mais à la fin de son apprentissage, il visita Paris et fut persuadé par Bonington, sous la direction de qui il avait étudié, de se consacrer à la peinture. Il exposa pour la première fois à Paris en 1827 et y resta jusqu’en 1837. Il retourna en Angleterre afin de lithographier les œuvres de David Roberts et Clarkson Stanfield. L’œuvre de Boys «Picturesque Architecture in Paris, Ghent, Antwerp, Rouen » publiée en 1839 provoqua une grande admiration. Le roi Louis-Philippe lui envoya un anneau en témoignage de son mérite. Boys fut membre du Institute of Painters in Water Colours. Très bel ouvrage dédié à l’architecture de Paris, conservé dans sa reliure d’origine.
Broché, 22X15 cm, 1993, 352 pages, collection questions, éditions PUF. Bon exemplaire.
[Manuscrit XVIIIéme - collection Thomas Phillipps] - CHAULIEU - VOLTAIRE - LA FONTAINE - REGNIER - ROUSSEAU - etc....
Reference : 34778
1 volume in4 de 520 pages + tables - reliure pleine basane d'époque - dos 5 nerfs orné - tranches rouges - mors fendus et frottés - coins émoussés - coupes frottés - Bon état intérieur - Ecriture bien lisible - Un des derniers textes est daté 1749 : "Prophétie au Roi" (p 503) -
Très interessant recueil de poèsies du XVIIIéme siècle qui a la particularité d'avoir appartenu à Sir Thomas Phillipps [1792 - 1872] - "Phillipps ms 1023 et 2693" noté à l'encre en tête de l'ouvrage], puis au chevalier Armandi (ex-libris manuscrit), au poète Paul Fort qui l'offrit ensuite à Sylvain Chiffoleau "en souvenir de son royal et délicieux accueil à Bourgneuf en Retz - avril 1946" et en l'accompagnant en fin d'ouvrage du manuscrit autographe d'un de ses poèmes tirés des "Ballades Vendéennes": "La Berceuse de la conche aux lentilles" - Le recueil comprend de nombreuses poèsies dont certaines érotiques comme "Ode à la louange du Cul de Chimène" (p 303) ,de l'abbé de Chaulieu, ou "L'Apothéose du Pucelage d'Iris" (p 15) de La Fontaine - Ces deux auteurs ainsi que Voltaire sont abondamment représentés ainsi que de nombreux poèmes anonymes - Agréable ouvrage, bien dans son époque et avec d'étonnantes provenances -
Paris, éd. La table ronde, janvier 1989, EDITION ORIGINALE, in-8, cartonnage souple, couv. texte en noir et blanc sur fond noir et bleu clair éd., 178 pp., "Hantée par le maître autrichien Thomas Bernhard, au point de ne plus pouvoir écrire une seule ligne, Gemma Salem décide, pour guérir, de transformer en livre son obsession : cette longue lettre adressée à l'auteur de Gel est le récit d'une frustration, d'un désespoir infinis. Et d'une attente, elle aussi infinie. La Quête s'abolit dans son propre mouvement, comme chez Kafka, comme dans ces rêves où l'on croit enfin trouver la clé de l'énigme. L'échec est si évident qu'il ne reste plus qu'à mourir un peu plus chaque jour, ainsi que l'écrivait Thomas Bernhard. Pessimisme tempéré par la douceur mystérieuse de Gemma Salem qui, à la fin de son étrange voyage d'hiver, nous murmure, réconciliée : «Il n'y a que par les détours du malheur que nous sommes heureux.». Pas courant Très bon état
[RAMUZ Charles-Ferdinand] KOHLER Pierre; THOMAS Max-Marc (bibliographie):
Reference : 14814
(1929)
Genève, aux Editions de l'Anglore, 1929. In-8 broché de [6]-III-55-[7] pages, couverture rempliée.
Edition originale au tirage limité à 500 exemplaires sur vélin anglais, celui-ci un des 400 numérotés en arabe (358). Non coupé, sauf la partie bibliographie. Exemplaire enrichi d'un envoi autographe à M. Gagnebin, "érudit, bibliothécaire, historiographe", signé Max-Marc Thomas, "bibliographe & éditeur".
Broché, 21X13 cm, 1980, 125 pages, collection entailles, les éditeurs français réunis. Une phrase au styo page de faux-titre (envoi ?), Bon état.