2 parties en 1 volume. Genève, Henry-Albert Gosse (i.e. Den Haag ?). 1758. 12°. 2 f., 109 p., 3 p. table, 82 p., 1 f. table. Cartonnage d'époque.
Weller 152 (plutôt douteux: Henry-Albert Gosse fils due libraire Peter Gosse de Hague s'est installé avec une succursale à Genève). - Edition originale. - "Les Questions sur la tolérance de Maultrot et Tailhé cherchent à mettre en lumière tous les fondements philosophiques, religieux et historiques de l'idée de tolérance. Les deux auteurs évoquent les épisodes de l'histoire chrétienne marqués par l'intolérance, notamment l'Inquisition espagnole et la croisade des Albigeois. Un chapitre entier est consacré à la révocation de l'Edit de Nantes, considérée comme une atteinte aux lois, aux droits et à la liberté des sujets, en sus d'une erreur tactique puisqu'il visait à réunir les protestants au catholicisme. Dans la deuxième partie de l’ouvrage, ils examinent les effets de la persécution, et démontrent qu'elle n'est ni de l'intérêt des souverains, ni de celui de l’Eglise. On remarquera que les auteurs, par prudence sans doute, prennent leurs exemples dans l'histoire ancienne, et dans les pays étrangers de préférence à la France." Magali Perbost et Agnès Bach: Autour de l'édit de Nantes). - Légères traces de mouillures.
En France [Paris],, , 1760 ; in-12, basane de l’époque, dos un peu frotté, mors fendus. - 1 f. – 109 pp. – 82 pp. – 1 f. - Nouvelle édition des Questions sur la tolérance parues à Genève en 1758. Les auteurs cherchent à établir les principes d’une tolérance fondée sur le droit naturel et le droit des gens. Ils dénoncent l’intolérance religieuse (contre les protestants) et en déplorent les conséquences politiques et sociales. Magnifique manifeste en faveur de la liberté de conscience, du respect de la différence: « qu’il y ait dans un village différentes religions; l’orthodoxe, celui même qui professe la Religion dominante n’aura pas plus le droit de propriété sur son lot que l’hérétique ou le non-conformiste le sien!... Je fonde ce droit sur le principe d’égalité, base commune de tous les droits. » Les auteurs posent en principe « qu’il n’est jamais permis de déroger au principe d’égalité, en conséquence de ses opinions, quelles qu’elles soient », car on violerait les lois du Décalogue, le Droit des gens, le Droit de la Nature, les Loix de l’humanité et la bienséance. (INED 4263)."