Quai Voltaire, 1992, in-8°, 369 pp, traduit de l'allemand, index, broché, couv. à rabats, bon état
Par le fils du célèbre économiste Werner Sombart (1863-1941), une vision fine et lucide de l'Allemagne bourgeoise et intellectuelle des années 1930. Nicolaus Sombart a été, des années durant, directeur des Affaires culturelles au Conseil de l'Europe. — "Aussi bien écrit que traduit, le livre de N. Sombart est un de ces livres au charme étrange qui ne ressemblent à aucun autre, et dont la lecture fascine autant qu'elle déroute. Elle fascine, car cette recherche d'une enfance et adolescence nous fait découvrir un monde englouti différent, le monde de la grande bourgeoisie du quartier berlinois dans lequel l'auteur a grandi et s'est formé. « Monde à part » où le jeune fait ses premières expériences entre « la bibliothèque », c'est-à-dire l'univers et pétri de la culture classique de son père, le sociologue Werner Sombart (1863-1941), et « le salon », l'univers mondain, raffiné et de sa mère (d'origine roumaine), où il découvre le monde des ambassades, s'émerveille devant l'intelligence et la distinction des diplomates français (Pierre Margerie, puis André François-Poncet), côtoie les derniers représentants de la vieille Europe (tel le comte balte de Keyserling), où il se prend de passion pour le monde du théâtre (dominé par la figure immense de Gustaf Gründgens, protégé et enchaîné par Göring), et, grâce à Cergiu Celibidache, pour celui de la musique, où il s'initie aux amitiés adolescentes et rentre en contact par elles avec l'élitisme homosexuel et esthétisant des « communautés masculines » (Männerbund), crispées sur le refus de la modernité, où son jugement se forme dans les longues conversations en tête à tête qu'il mène, « fasciné comme un papillon », avec Carl Schmitt. Mais cette plongée fascinante dans un monde disparu est aussi déroutante, car elle nous révèle un monde d'illusion et d'aveuglement, un monde sur lequel le nazisme paraît sans prise immédiate, mais qui n'en est pas moins complice et gangrené, un monde qui « vit le dos tourné à l'avenir, sans projet d'existence, sans utopie », un monde dans lequel les rares personnes à faire preuve de lucidité (tels son père ou encore C. Schmitt, rongé de culpabilité pour son engagement du début en faveur du régime) se sentent impuissantes et condamnées. « Je n'ai pas de réponse, nous prévient d'emblée N. Sombart. Je ne peux que raconter selon le principe de l'association d'idées : prendre des fils qui pendent de la corbeille aux souvenirs, et jouer comme un chat avec la pelote, jusqu'à ce qu'elle ait disparu. Lorsqu'il l'a totalement dévidée, le chat regarde dans le vide, d'un air stupide...»" (Etienne François, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1993) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Cerf. 1999. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur acceptable. 392 pages.. . . . Classification Dewey : 943-Allemagne, Autriche, Hongrie
Trad. de l'allemand par Jean-Luc Evard. Classification Dewey : 943-Allemagne, Autriche, Hongrie
Fischer. 1996. In-12. Broché. Etat d'usage, Couv. convenable, Coiffe en pied abîmée, Intérieur acceptable. 301 pages.. . . . Classification Dewey : 430-Langues germaniques. Allemand
Fischer Taschenbuch, Geschichte, 10526 (1990). Erweiterte und überarbeitete Neuausgabe. Classification Dewey : 430-Langues germaniques. Allemand