Paris Senefelder 1826 310 x 435 mm, lithographie sur feuille de papier fort non rogné
UNE ÉPREUVE SIGNÉE PAR L'INVENTEUR DE LA LITHOGRAPHIE. Épreuve lithographique issue de l'imprimerie d'Aloys Senefelder, gravée par Eugène Forest d'après Palmérus (non-identifié). Elle porte en pied une mention manuscrite autographe signée à l'encre noire : « je certifie l'édition en entière pareille à la présente épreuve. / Paris ce 17 avril 1826 / Senefelder ». Scène paysanne et animalière dans le goût de Paulus Potter, l'estampe représente au premier plan deux vaches et au second plan un couple de paysans. Pour s'extraire de la misère, le comédien munichois Aloys Senefelder envisage d'imprimer et de vendre ses propres oeuvres dramatiques. Les fonds manquent toutefois pour acquérir presse, caractères et papiers : déterminé à mettre au point un procédé plus économique, Senefelder développe en 1796 une sorte de proto-lithographie permettant de monter une pierre en relief par un procédé chimique. Le compositeur Franz Gleissner est aussitôt séduit par ses essais sur partitions : ils s'associent pour fonder une maison d'impression d'oeuvres musicales. Ce procédé proto-lithographique, peu coûteux, demande toutefois le concours d'ouvriers spécialisés traçant le motif à l'envers directement sur la pierre. Senefelder ne tarde pas à le perfectionner : dès 1798, il découvre l'autographie permettant de transférer un dessin sur la pierre et en conséquence la lithographie « chimique » que nous connaissons aujourd'hui. Si l'invention est un succès, Senefelder souffre de la concurrence de ses anciens ouvriers, élèves et associés. Il tente de s'établir à Vienne et à Munich puis, en 1818, se tourne vers Paris, où seuls Godefroi Englemann et le comte de Lasteyrie l'avaient précédé. De nouvelles difficultés l'attendent cependant : il met plus d'un an à obtenir son brevet, et sa « papyrographie » , nouveau procédé utilisant le carton-pierre, ne rencontre aucun succès. Déçu, Senefelder regagne Munich en 1824, laissant son neveu et élève Édouard Knecht aux commandes de l'imprimerie. Ce-dernier témoigne : « Senefelder n'était pas l'homme qu'il fallait pour diriger un établissement. Le travail de l'atelier, les études et les recherches poussées jusqu'à un certain point, étaient de son ressort ; mais le développement et la perfection de l'art, et surtout la direction des ouvriers, étaient au-dessus de ses forces. Tout était en désordre dans un atelier sous sa direction : il ne savait ni gouverner ni compter, et personne n'était si naïvement étonné que cet homme si distingué sous d'autres rapports, lorsqu'on lui démontrait, à la fin du mois, qu'il avait plus dépensé qu'il n'avait eu de gain. » (Charles Lorilleux. Traité de lithographie, histoire - théorie - pratique. 1889) Bien que l'imprimerie demeure au nom de Senefelder, détenteur du brevet, les sources biographiques supposent qu'il n'y joue plus aucun rôle à compter de son départ pour Munich. La présente épreuve démontre cependant sa participation au moins occasionnelle aux activités éditoriales. Une lithographie conservée au Musée départemental du château de Sceaux porte par ailleurs la même mention manuscrite, celle-là datée du 11 août 1828. Malgré nos recherches, nous n'avons trouvé aucun exemplaire de cette lithographie au catalogue des collections publiques. Quelques pales rousseurs et taches.
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1819 1819. 1 volume in-folio, demi-basane verte à petits coins, médaillon doré au centre du premier plat avec mention "Prix des écoles académiques de la ville de Lille". 1 frontispice, 20 planches.
Rare exemplaire de ce recueil de 20 planches réalisé par l’inventeur de la lithographie Aloys Senefelder, pour illustrer son ouvrage « l’Art de la lithographie », (Paris, Treutel & Würtz,1819).L’auteur a pour but, avec ce complément, de présenter toutes les techniques (taille-douce, eau forte, lithographie couleur…) qu’il a lui-même mis au point, ainsi que les nombreuses utilisations possibles de la lithographie. En effet, ce procédé connu en France depuis peu, (inventé par Senefelder en 1796 en Bavière) est encore souvent considéré comme une simple technique d’impression plutôt que comme un art à part entière. Créé par Senefelder par nécessité (il est alors acteur et auteur sans le sou à la recherche d’une solution lui permettant d’imprimer ses pièces et celles de sa troupe à moindre coût), il développe la gravure sur pierre, support peu onéreux, ainsi que plusieurs procédés chimiques, facilement délégables à une main d’oeuvre peu qualifiée et donc peu chère.Avec la découverte de ces nouveaux procédés, il va totalement révolutionner le domaine de l’impression.Le recueil contient:-1 portrait frontispice-Pl. I: titre gravé-Pl.II: dessin à la plume pointillé, « vierge à l’enfant » d’après M.Electrine Stuntz.-Pl.III: Dessin à la plume, « Landeck in Tirol » d’après Clemens Senefelder-Pl.IV: partition à la plume, « Vive le Roi, vive la France! »-Pl.V: dessin à la plume exécuté par Albrecht Dürer en 1515 pour le livre de prière de l’Archiduc de Bavière (premier ouvrage d’art sorti des presses lithographiques à Munich en 1808.) -Pl.VI: taille de bois transportée sur pierre, « Seed Sown » d’après John Thurston.-Pl.VII: dessin dans le genre Etrusque -Pl.VIII: Fac-simile extrait du livre des psaumes, première initiale du psautier de Mayence-Pl.IX: « Le génie de la lithographie », dessin d’après Nicolas-Henri Jacob. 1816-Pl.X: gravure en taille douce transportée sur pierre, portrait de Louis XVI en médaillon-Pl.XI: 3 miniatures gravées à l’eau forte par Falger d’après Jacques Callot-Pl.XII: Dessin au crayon, « Sainte Cécile » d’après M.Electrine Stuntz-Pl.XIII: Eau forte sur pierre-Pl.XIV: dessin sur papier et transporté sur pierre d’après Nicolas-Henri Jacob-Pl.XV: textes de différentes typographies transposés sur pierre-Pl.XVI: échantillons de résultats obtenus par différentes interjections-Pl.XVII: dessin à plusieurs planches-Pl.XVIII: gravure à la pointe-Pl.XIX (Non numérotée): plusieurs essais lithographiques gravé au burin par Falger-Pl.XX (Non numérotée): 1 schéma de presse à mainRousseurs. Gardes renouvelées. Reliure légèrement frottée.
Munich, chez l'auteur, 1819, in-8 cart. (230 pages). Une planche dépliante.
Réimpression Paris 1974. bon
Paris, 1974, 225x240mm, 230pages, reliure skyvertex jaune. Réimpression de l’édition de Munich, chez l’Auteur, 1819. Très bel exemplaire.
1 planche dépliante en n/b, Pour un paiement via PayPal, veuillez nous en faire la demande et nous vous enverrons une facture PayPal
Royaume de Belgique. Ministère des Affaires Économiques. Inspection de l'industrie; monographies industrielles, aperçu économique, technologique et commercial. Bruxelles, Office de Publicité, J. Lebègue - Albert Dewit, 1920. Un volume relié (17 x 25 cm) de 292 pages. Nombreuses planches en noir et blanc. Reliure demi toile verte à coins, dos lisse, titre doré. Reliure légèrement usée sinon bon exemplaire.
Paris, De Nobele, 1974, Réimpression de l'édition de 1819, in-8o, (6)-230 pages, 1 planches dépliante, reliure skivertex éditeur.