La Haye Chez Henry van Bulderen 1694 un volume in 16°, [13] ff. (epître au roi, avis au lecteur, table) et 501 pp. Reliure en demi-basane postérieure (19e), dos lisse orné de filets et de fleurons dorés. (reliure un peu frottée, un mors ouvert, présence de cernes claires sur la plupart des feuillets avec atteinte au texte, rousseurs, petite galerie de ver en bordure supérieure à quelques feuillets et une autre en bordure inférieure à quelques feuillets avec la perte de quelques lettres, erreur de numérotation à quelques feuillets). Ouvrage pamphlétaire qui critique la politique de Louis XIV (Quérard, "supercheries.", I-762).
A La Haye, chez Henri van Bulderen, M. DC. XCIV. 1694, in-12vo, (15 x 9 cm), 14 ff. (titre, épître, avis au lecteur) + 501 p., reliure plein basane d’époque, dos à cinq nerfs, entrenerfs ornés et pièce de titre en maroquin rouge partiellement effacés, plats, dos coiffes et coins usés.
Deuxième éd. (la première édition date de 1693). Gatien de Sandras de Courtilz, écrivain fécond; né à Paris en 1644, mort le 6 mai 1712. Courtilz de Sandras a laissé plus de quarante volumes manuscrits et en plus une vingtaine d’ouvrages imprimés antérieurement à 1700. Quérard, II: p. 317-318, Image disp.
Phone number : 41 (0)26 3223808
Cologne, Pierre Marteau, 1689 ; 2 tomes en 1 vol. in-12, basane brune, dos orné, tranches jaspées. 10 ff. n. ch., 210 pp - Titre, 270 pp., 1 f. de table.Quatrième édition. La situation de l'Europe à l'époque du règne de Louis XIV: Rome, la France, l'Espagne, l'Angleterre, la République de Hollande, les intérêts du Prince d'Orange, ceux du roi de Suède, du roi du Danemark, de la Russie, de la Pologne, du Portugal, de la République de Venise, des Cantons suisses, de l'Empire turc, de la Transilvanie.L'ouvrage paraît à l'enseigne Cologne, Pierre Marteau, adresse fictive utilisée pour de nombreux livres dont le contenu politique, religieux contrevenait aux normes de l'autorité, ainsi que pour les contrefaçons. Sandras de Courtilz (Paris 1644-1712) est surtout connus pour les Mémoires de D'Artagnan. Auteur très, fécond et imprudent, il fut emprisonné plusieurs années à la Bastille. Il s'est rendu en Hollande en 1680 pour y faire imprimer ses romans historiques et ses pamphlets. Coiffe sup. un peu abimée. Ex-libris manuscrit sur le titre: Jacobi Julien 1689.
1698 rel. époque (fente sur qq. cms à un mors). in-12, titre, 279pp., 1698 (sl., s.n.),
Lever-638 indique l'édition d'Amsterdam H. Desborde 1697.
1694 basane brune, dos à n. (très usagée, 1 mors fend. , mq. de cuir au dos, mouillure claire en coin à une vingtaine de ff.)) in-16, (14ff.), 501pp., La Haye Henri van Bulderen 1694,
INED " Quelques interessants conseils à Louis XIV sur la politique à suivre envers les divers ordres du royaume. Critique du luxe du clergé. L'argent doit circuler et non être thesaurisé. .."
1713 reliure plein veau brun in-octavo, dos à nerfs décoré or à compartiments ornés de petits fers dorés- titre frappé or - pièce de titre à filets or sur fond marron-clair, coiffes supérieure et inférieure manquantes, plats épidermés, coins abimés - toutes tranches rouges - très rares et légères rousseurs, présence d'un petit trou page 135-136 affectant nullement la compréhension du texte, 448 pages, 1713 La Haye Henri Van Bulderen Libraire Editeur,
contenant ce qui s'est passé de plus particulier sous le Ministère du cardinal de Richelieu et du cardinal de Mazarin avec plusieurs particularités remarquables du règne de louis le Grand. "mémoires supposés du comte de rochefort que l'on attribue à Sandras de Courtilz" ( Brunet III col 1604 ), cinquième édition revue et corrigée, bon état.
à la Haye chez Manay van bulderan marchand libraire dans le pooten à l enseigne de Mezerai 1694. In 12 plein veau dos à nerfs 499 pages
texte de sandras de courtilz né peut-être à Montargis vers 1644 et mort à paris le 8 mai 1712 il fut embastillé en 1693 et ne fut libéré qu'en 1699. Il profita de sa détention pour écrire différents romans galants dont le testament politique. Les mémoires de M. d'Artagnan qui lui valurent une seconde incarcération, connaîtront une singulière fortune remaniés par Alexandre Dumas père ( Bompiani dictionnaire des auteurs)
1698.In-12 en veau d'époque.279 p. BE.Mouillures dans le bas des dernières pages sans toucher au texte.
Cologne Pierre Marteau 1686 In-12 illustré de la marque de l'éditeur au titre, 8f. (titre et Preface) et 402p.
:: Première édition de cette biographie. Barbier t. IV, p 970. Un titre similaire parait en 1643, une traduction du latin qui serait due à François HOTMAN (Barbier, idem). :: Gaspard de Coligny (1519-1572), Seigneur de Châtillon, amiral (1522) de France, chef des protestants, assassiné lors de la Saint Barthélémy à Paris le 24 août 1572. Son père, autre Gaspard de Coligny (1470-1522), était maréchal de France et avait épousé la soeur du connétable de Montmorency. Sa fille Louise (1555-1620) épousa Guillaume le Taciturne, prince d'Orange. Son arrière-petit-fils est le grand Turenne, maréchal de France, un des meilleurs généraux de Louis XIV. :: Reliure de l'époque, veau, dos orné, 5 nerfs. Coins émoussés, coiffe de tête limée, nerfs frottés, mors forcés. Bon exemplaire.
Phone number : 1 514 820 2324
S.l., s.n., 1698. In-12, rel. de l'ép. plein veau moucheté brun, dos à nerf, caissons ornés de fleurons et décors aux fers dorés, pièce de titre fauve, titre doré, roulettes dorées sur les coupes, tr. teintées, 279 pp., texte en français ancien. Ex-libris Michel Normand en pp. de garde, qq. notes manuscrites au titre. Deuxième édition.
Biographie de ce Maréchal né à Metz le 11 octobre 1599 qui s'engagea à 14 ans aux Gardes Françaises qui tenaient garnison à Metz. Rapidement il se distingua sur tous les champs de bataille. Il devint gouverneur de Sedan en 1642. En janvier 1651 il est élevé au grade de lieutenant-général et est nommé Marquis. En 1660 il est fait maréchal de France avant de mourir, le 7 mai 1662 . Coiffe de tête arasée, mors supérieur fendu, 3 coins émoussés, mouillure angulaire sans gravité, qq. piqures, bel ex. - Frais de port : -France 5,7 € -U.E. 8 € -Monde (z B : 12 €) (z C : 22 €)
[Chez Pierre Marteau] - ANONYME ; [ BUSSY-RABUTIN ; SANDRAS DE COURTILZ ; LENOBLE ; etc. ]
Reference : 52356
(1696)
Nouvelle Edition ; Beaucoup augmentée, & enrichie des Figures. Divisée en six Parties, Chez Pierre Marteau, 1 vol. in-32 reliure de l'époque pleine basane marron, dos à 4 nerfs, Chez Pierre Marteau, Cologne, 1696, 587 pp. avec frontispice et 7 planches hors texte [Contient : ] La France Galante, ou Histoires Amoureuses de la Cour - Les Vieilles amoureuses - Histoire de la Maréchale de la Ferté - La France devenuë Italienne, avec les autres desordres de la Cour - Suite de la France Galante, ou les derniers dereglemens de la Cour - Les Amours de Monseigneur le Dauphin avec la Comtesse de Rourre - Le Divorce Royal ou Guerre civile dans la Famille du Grand Alcandre -
L'ouvrage, illustré d'un frontispice et de 7 figures hors texte, est divisé en fait en sept parties. "La France Galante" est un résumé des pièces comprises dans les Amours des Dames ; "Les Derniers dérèglements de la Cour" évoquent les Amours de Madame de Maintenon ; "Les Vieilles Amoureuses" évoquent Madame de Lionne et le Duc de Saux, et la marquise de Coeuvres et l'Evêque de Laon ; "Le Divorce Royal" contient un dialogue entre Mesdames de Maintenon et de Montespan. Etat très satisfaisant (reliure frottée avec mq. en coiffe, plat sup. un peu faible, qq. soulignements anciens au crayon, ex-libris contrecollé en garde portant la devise "Prest d'acomplir"). Gay, 614
1691 La Haye. Henry van Bulderen. 1691. 1 volume in-12, plein maroquin vert XIXème à longs grains, triple filet en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné légèrement passé, tranches dorées, triple filet doré en encadrement sur la doublure. Reliure signée Vogel. (4) ff. ; 448 pp.
…contenant ce qui s’est passé de plus particulier sous le ministère du cardinal de Richelieu et du cardinal Mazarin, avec plusieurs particularités remarquables du règne de Louis le Grand.Nouvelle édition de ces mémoires apocryphes du Comte de Rochefort publiées pour la première fois en 1687.Mêlant faits réels et inventions, ces mémoires offrent un témoignage romancé de la société sous Louis XIV et de ses intrigues politiques, et influenceront fortement la littérature d’aventure et les récits historiques du XIXème siècle.Mention de 4ème édition, revue et corrigée. Petit cachet de collection sur la page de titre. Rousseurs. Petits accrocs et frottements à la reliure. Barbier III, 204.
Amsterdam, La Compagnie 1758. 4 volumes in-12°plein veau d’époque dos à nerfs ornés de caissons et fleurons dorés, pièces de titres vieux rouge et tomaisons verte. Avertissement et 400 + 414 + 431 + 475 pages.
Edition originale de ces mémoires de l’intendant des finances de Louis XV. Agréable exemplaire.
[sans auteur] - [SANDRAS de COURTILZ Gatien)] - [COLIGNY (Gaspard de)].
Reference : 30929
(1686)
A Cologne, chez Pierre Marteau, 1686. Un vol. au format in-12 (163 x 103 mm) de 8 ff. n.fol., 402 pp. et 1 f. bl. Reliure de l'époque de pleine basane marbrée havane, armes dorées surmontées d'une couronne de marquis au centre de chacun des plats, dos à nerfs orné de filets gras à froid, doubles caissons d'encadrement dorés, larges fleurons dorés, titre doré, roulette sur les coupes, tranches mouchetées.
Edition originale. Exemplaire revêtu d'une reliure aux armes ; non identifiées. ''J'espère avoir tracé ici un portrait qui ressemble en quelque façon à son original.'' Barbier IV, Dictionnaire des ouvrages anonymes, 970. Angles émoussés. Dos présentant un éclat altéré. Petit manque affectant chacune des coiffes. Quelques abrasions affectant les plats. Quelques rousseurs dans le corps d'ouvrage. Discrète cerne en marge des derniers feuillets. Du reste, bonne condition.
La Haye, Henry vau Bulderen, 1694. In-12°. 10 f. n. ch. (épître au roy), 374 p., 1 f. table Frontispice gravé. Plein parchemin.
Une de plusieurs contrefaçons une année après l'édition originale. -Un trou de vers traverse les pages de part en part, en haut à gauche, inscription à l'encre sur la page de titre.
Cologne Chez Pierre Marteau 1686 In-12 de 8ff.,n.ch., 402 pp., plein veau, dos à nerfs, orné, pièce de titre, mors usés, manque à la coiffe supérieure.
Barbier t. IV, p 970.
Cologne, Marteau, 1710. Small 8vo. Uncut. Original blue blank wrappers. Wrappers on volume 2 partly gone. Spine-paper partly gone. Protected by later blank wrappers. Stamp on title-pages. Engraved portrait. (6),427(2),416 pp., 4 folded engraved maps/plans.
Amsterdam, Desordes, 1697 et La Haye, van Dole, 1699. Bound in one contemp. full vellum. Handwritten titles on spine. Engraved portrait. (2),186 pp. + Pilham: Engraved portrait. (14),283,(9) pp. Bothe works fine and clean, printed on good paper.
La Haye, Henry van Bulderen, 1710. 1 vol. in-12, veau brun, dos à nerfs orné de caissons dorés, pièce de titre en maroquin La Vallière, tranches jaspées de rouge. Reliure de l'époque, dos fané, coiffe sup. élimée, coins râpés. (4) ff., 448 pp. Quelques rousseurs.[C46]
L'une des nombreuses éditions de ces célèbres et savoureux mémoires apocryphes du comte de Rochefort. Ce livre avait été imprimé pour la première fois en 1687.
À la Sphère, Sur l'imprimé A Cologne, chez Jean du Païs, 1661 ; in-16 ; plein veau fauve glacé, dos à nerfs décoré et doré, pièce de titre grenat, roulette décorative dorée sur les coupes, tranches marbrées (reliure de l'époque) ; (8), 240 pp.
Contrefaçon qui a échappé à Willems (1371) et aux grandes bibliothèques françaises. Cet ouvrage a longtemps été attribué au duc de Rohan, c'est pour cette raison que l'ouvrage Maximes des Princes et Estats souverains, qui date de 1665, et qui, lui, reprend de larges extraits du duc de Rohan, est souvent joint à celui-ci. Minuscule usure à un coin supérieur, bel exemplaire très frais.
A Cologne, chez Pierre Marteau, 1689 in-12 (14 x 8 cm), 466 pp., reliure d'époque plein vélin crème, titre abrégé manuscrit au dos, tranches neutres(quelques bandeaux et culs-de-lampe). Titres : Les Vieilles amoureuses, Histoire de la Maréchale de La Ferté, La France devenue Italienne avec les autres désordres de la cour du grand Alcandre. Livre imprimé par Jean Elzevier, avec la sphère sur la page de titre, sous le pseudonyme de Pierre Marteau. Inscription manuscrite "ex libris Boursault 1748". (plats tachézs et angle inférieur du second plat rongé).
Intérieur en bon état
Cologne, Pierre Marteau, 1700. 1700 1 vol in-12° (161 x 99 mm) de: [4] ff. (page de titre, avertissement) ; 471 p. ; [24] pp. (table des matières). Lettrines, bandeaux et culs-de-lampe. (Corps d'ouvrage frais). Pleine basane d'époque, dos à nerfs orné et titré à l'or, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées de rouge.
Rare édition (E.O. : 1699, Cologne) de cette biographie de Jean de la Fontaine due à Gatien de Courtilz de Sandras (1644-1712), en réalité un roman historique richement documenté sur la vie à lépoque de Louis XIV. Engagé dans la compagnie des Mousquetaires, Courtilz de Sandras quitte l'armée au bout de 18 ans pour devenir polygraphe et vivre de sa plume. Il est volontiers présenté comme un aventurier et un littérateur fantasque. Il fait plusieurs séjours en Hollande où il fait publier ses écrits. A son retour, cet auteur fécond et imprudent est emprisonné à la Bastille pendant 6 ans (1693-1699). Les Mémoires de Messire Jean Baptiste de La Fontaine est lune de ses grandes uvres. Publiées chez léditeur factice Pierre Marteau quand Courtilz de Sandras venait de sortir de la Bastille, ces mémoires sont un véritable roman d'aventures, et contiennent notamment un long témoignage sur la vie dans cette sinistre prison. Si les mémoires du Chevalier dArtagnan du même auteur ont fourni à Alexandre Dumas la matière dun immense succès littéraire, ces mémoires de La Fontaine nen offrent pas moins une mine abondante de détails piquants empruntés à la chronique galante et scandaleuse de la Cour de France. Ces mémoires apocryphes du célèbre fabuliste sont ainsi une précieuse source dinformations historiques. Louvrage sachève par une table de 24 pp. qui donne un aperçu dune grande précision sur le contenu de ce travail. Extrait de la table: Bordeaux (madame de) va à la campagne pour fuir les galans ; Chapelier de Villefort, il se plaît à shabiller en femme ; Capitaine des Chasses de Mr. Trimouille, écrit dune manière hautaine au Sr. de Fontenai ; Enquête sur les joyaux de la couronne danoise, Espions, les Sieurs de Fontenai & de Vau vont en Poitou en cette qualité. Ce quils découvrent & ce quils écrivent à la Cour ; Mousquetaires, insolence dun mousquetaire. Exemplaire conservé dans sa reliure dépoque, intérieur frais. 1 volume 12mo (161 x 99 mm) of : [4] ff. (title page, warning) ; 471 p. ; [24] pp. (table of contents). Lettering, headbands and endpapers. (Fresh body of work). Full contemporary basane, spine ribbed and titled in gold, gilt roulette on the edges, edges speckled with red. Rare edition (E.O.: 1699, Cologne) of this "biography of Jean de la Fontaine" by Gatien de Courtilz de Sandras (1644-1712), in reality a richly documented historical novel about life in the time of Louis XIV. Enlisted in the company of the Musketeers, Courtilz de Sandras left the army after 18 years to become a polygrapher and live from his pen. He is often presented as an adventurer and a whimsical writer. He made several stays in Holland where he had his writings published. On his return, this fertile and imprudent author was imprisoned in the Bastille for 6 years (1693-1699). Les Mémoires de Messire Jean Baptiste de La Fontaine is one of his great works. Published by the fake publisher "Pierre Marteau" when Courtilz de Sandras had just come out of the Bastille, these memoirs are a real adventure novel, and contain in particular a long testimony about life in this sinister prison. If the memoirs of the Chevalier d'Artagnan by the same author provided Alexandre Dumas with the material for a huge literary success, these "memoirs of La Fontaine" offer no less a wealth of piquant details borrowed from the gallant and scandalous chronicle of the French Court. These apocryphal memoirs of the famous fabulist are thus a precious source of historical information. The work ends with a 24 pp. table which gives a very precise overview of the contents of this work. Excerpts from the table (translated from French): "Bordeaux (Madame de) goes to the country to escape the galans"; "Chapelier de Villefort, he likes to dress as a woman"; "Capitaine des Chasses de Mr. Trimouille, writes in a haughty manner to the Sr. de Fontenai"; "Investigation of the Danish crown jewels", "Spies, the Sirs de Fontenai & de Vau go to Poitou in this capacity. What they discover & what they write to the Court"; "Mousquetaires, insolence of a musketeer". Copy preserved in its period binding, fresh interior.
COLOGN JEAN DE CLOU 1685 in-12 plein-veau reliure plein veau brun raciné in-douze (binding full calfskin duodecimo) (16,4 x 10,7 cm), reliure d'époque, dos à nerfs (spine with raised bands) décoré or (gilt decoration) filets or (gilt line) et filets à froid (blind-stamping line decoration), entre-nerfs à compartiments à fleuron or au fer plein (floweret with full blocking stamp) dans un encadrement d'un filet or avec rinceaux or aux angles, titre frappé or (gilt title), pièce de titre sur fond bordeaux avec double filets or (label of title with gilt line), coiffes supérieure et inférieure défraîchies et manquantes (head and tail of the spine lightly faded), manque de cuir au pied sur 1 cm2, dos frotté avec dorure fanée, plats avec de légères épidermures (lights scratches on the covers), coins écornés (corners dog-eared), roulettes sur les coupes (fillets on the cuts) avec manque de dorure (blurred gilding), toutes tranches jaspées (all marbled edges), rouges (red edges), orné d'un superbe titre frontispice gravé sur cuivre en noir par JACOB GOLE + une vignette gravée sur bois en noir en bas de la page de titre + bandeaux (illuminated of headpieces), lettrines et de culs-de-lampe (illuminated of headpieces and headpieces) en noir, (8 p. de préface) + 392 Pages, 1685 A COLOGNE. CHEZ JEAN DE CLOU Editeur,
2ème Edition de cette vie du Marechal Henri de la Tour d'Auvergne, Vicomte de TURENNE (1611-1675) Attribuée à COURTILZ DE SANDRAS. (QUERARD. SUPERCHERIES LITTERAIRES. I. 996).......COURTILZ DE SANDRAS : Capitaine au régiment de Champagne, il quitte le service en 1688, se rend en Hollande pour y faire imprimer des ouvrages, qui pour la plupart sont des romans historiques ou des pamphlets. Il rentre en France en 1702, est enfermé à la Bastille pour des publications scandaleuses et y reste 9 ans...Note(s) : D'après Quérard, Du Buisson est le pseudonyme de Sandras de Courtilz, mais A. Waddington "déclare au contraire que le capitaine Du Buisson a réellement existé et que Sandras de Courtilz s'est borné à mettre une préface en tête de l'édition de 1688" [Bourgeois et André, 1908]. J. Lombard, "Courtilz de Sandras et la crise du roman à la fin du grand siècle", 1980, p. 222-227 a démontré l' existence de Du Buisson, et lui attribue ce texte.....RARE........en bon état malgré les petits défauts de reliure signalés (good condition in spite of the smalls defects indicated). Sujet(s) : Turenne, Henri de La Tour d'Auvergne (1611-1675vicomte de) (HL) bon état général
Édition en partie originale des « Mémoires de M. D’Artagnan ». L’un des plus saisissants et éblouissants ensembles bibliophiles décrit dans « chefs-d’œuvre du Musée Condé, Château de Chantilly ». Cologne, 1701. 3 volumes in-12. Maroquin olive à recouvrement, triple filet, dos orné de feuillages entourant un médaillon chargé du chiffre VV surmonté d’une couronne de duc, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrure. Reliure de l’époque. 155 x 90 mm. Courtilz de Sandras, Gatien. Mémoires de M. D’Artagnan, Capitaine-Lieutenant de la première Compagnie des Mousquetaires du Roi, Contenant quantité de choses particulières et secrettes qui se sont passées sous le Règne de Louis le Grand. Cologne, Pierre Marteau (Rouen), 1701. Édition en partie originale des Mémoires de M. D’Artagnan avec les trois volumes à la date de 1701. Quérard mentionne les dates de 1701-1702 pour les trois volumes Rahir indique 1700-1701, certains volumes n’ayant que le titre renouvelé. Quelques exemplaires possèdent cependant les trois volumes à la date de 1700. « M. Alexandre Dumas s’est avantageusement servi de l’ouvrage rédigé par Courtilz de Sandras pour son roman intitulé « Les Trois Mousquetaires ». Les noms d’Athos, Portos et Aramis, ces noms si pittoresques y sont écrits en toutes lettres ; les duels, les amours de D’Artagnan et ses aventures avec Milady y sont bien réellement racontées » (Quérard). « Il faut voir dans les « Mémoires de D’Artagnan » une préfiguration du roman réaliste, car Sandras ne leur donna cette apparence de vérité historique que pour mieux captiver ses lecteurs. Dans la préface l’auteur prétend puiser la matière de son œuvre dans les papiers de D’Artagnan ». (Dictionnaire des Auteurs, I, 699). « Trois écrivains ont collaboré aux « Trois Mousquetaires » : Gatien de Courtilz pour le scénario et l’intrigue ; Maquet pour la rédaction grossoyée, le brouillon et en quelque sorte la maquette ; Alexandre Dumas pour l’animation du récit et les dialogues, la couleur, le style, la vie ». (Henri d’Alméras). Écrivain à succès, Gatien de Courtilz Sieur de Sandras (1644-1712) vécut une existence assez tumultueuse en raison de ses écrits polémistes. « La hardiesse de sa plume lui valut douze années de Bastille ». (Quérard). Il livre dans ses écrits un tableau coloré de la fin du grand siècle, riche en anecdotes, scandales et détails croustillants. L’auteur écrira l’ouvrage à la Bastille où il aurait rencontré D’Artagnan et où les livres censurés, saisis, étaient déposés dans son « Enfer », qui deviendrait « la plus belle bibliothèque, soigneusement inventoriée, des ouvrages interdits du royaume ». (Portier des Chartreux). Souvent réédité malgré saisies et interdictions, ce texte brode sur la vie réelle de Charles de Batz Castelmore, comte d’Artagnan (1611-1673), cadet d’Armagnac qui vint chercher fortune à Paris en 1640, devint mousquetaire et se mit au service de Mazarin. Courtilz de Sandras se serait inspiré des papiers laissés par Charles de Batz après sa mort au siège de Maastricht. Il est fait la part belle aux faits d’armes et aux intrigues de la Cour, dont l’arrestation de Fouquet qui fut opérée par d’Artagnan. Le présent texte ayant été très vite réédité, la majorité des exemplaires de cette édition originale sont constitués de tomes des différents tirages successifs, datant de 1700, 1701 ou 1702. D’Artagnan est né en 1613. Il n'est toujours pas mort. Quatre cents ans d'intrigues amoureuses, de manœuvres politiques, de regards séducteurs et de duels implacables n'ont rien altéré de sa fougue, et sans doute est-il immortel. Il est la légende et la vérité. L'histoire et le roman dans sa vie se rencontrent, ils se plaisent, ils se marient. On le verra dans ces mémoires apocryphes, rédigés peu après la mort du maréchal d'Artagnan par un témoin oculaire : le divorce n'est pas pour demain. D'Artagnan est là, jour après jour, bataille après bataille, dans sa vie réelle, entre les éminences, les altesses et les reines. Mais il est déjà un mythe, une personne et un personnage, un portrait de Saint-Simon et un héros d'Alexandre Dumas. Infatigable et passionnant, vrai comme la fiction et incroyable comme la vérité. Très séduisant exemplaire en maroquin à recouvrement, vraisemblablement relié pour le marquis de La Vieuville (1652-1719), l'un des grands curieux de son temps. La reliure, sans doute exécutée par Luc-Antoine Boyet dans le premier quart du XVIIIème siècle, fait partie d'un ensemble de reliures ornées au dos d'un petit chiffre VV croisé et couronné, dont un exemple est reproduit par Isabelle de Conihout et Pascal Ract-Madoux dans Reliures françaises du XVIIème siècle. Chefs-d'œuvre du musée Condé, 2002, groupe 10, n° 47. L'exemplaire a figuré au catalogue de la première vente de la Beckford Library, à Hamilton Palace (1882, n° 415) : Brunet, dans la Bibliomanie en 1882, revient sur la vente des livres rassemblés par William Beckford (1759-1844), l'auteur de Vathek, et cite cet exemplaire de D'Artagnan (p. 26) ; il en relève le prix exceptionnel (52 livres), dû à sa très belle reliure avec les VV (ou W) qui étaient encore, avant les recherches d'Isabelle de Conihout et de Pascal Ract-Madoux, attribués à tort à Vignerot Richelieu. Les présentes reliures, remarquables, sont ainsi étudiées dans le volume intitulé : « Reliures Françaises du XVIIème siècle. Chef-d’œuvre du Musée Condé, château de Chantilly » : « Sont proposés ici à notre admiration et à notre enseignement - nous irons de découverte en découverte - deux groupes ou plutôt deux groupements de reliures du plus haut luxe appartenant à deux périodes bien distinctes du XVIIème siècle, respectivement 1615-1665 et 1690-1710. Elles sont inédites et reproduites ici pour la première fois. Toutes ont été choisies de main de maître dans le cabinet de livres rares du duc d'Aumale (1822-1897), sans doute la plus belle collection de ce type jamais constituée en France, avec celle d’Ambroise Firmin-Didot (1790-1876) aujourd’hui dispersée et celle, un peu en retrait, du baron James de Rothschild (1844-1881) conservée à la Bibliothèque nationale de France. Bien qu'on n'ait pas cherché ici à faire jouer ces deux groupements en couple dialectique, une très simple comparaison ou confrontation fait apparaître quant aux pratiques et usages sociaux de ces objets des contrastes très éclairants. Entre 1690 et 1710 environ, un petit nombre d'amateurs, mondains cultivés et par ailleurs grands curieux, dans une émulation qu'on peut deviner, font recouvrir certains textes élus de reliures aux décors ou évidemment inspirés ou prétendant évoquer des décors de reliures d'une autre époque, le premier XVIIème siècle. Vingt-quatre ici présentes en proposent presque tous les modèles ; elles sortent d'un même atelier parisien. Déroutantes parce que archaïsantes quelquefois jusqu'au pastiche, elles avaient égaré — au moins la plupart d'entre elles - les meilleurs historiens et connaisseurs ; on les avait mal datées et attribuées presque au petit bonheur, quelques-unes à Louis XIII et Anne d'Autriche quand ce n'était pas à Sully ! - confondant le modèle et la réplique. Ainsi éparpillées, elles manquaient le plus saisissant et historiquement exploitable de leurs effets : l'effet de groupe. Or le principal mérite, éclatant, de cette exposition est l'identification et la caractérisation d'un petit groupe original d'amateurs aux traits distinctifs forts. C'est comme la découverte d'une nouvelle constellation ; le kaléidoscope a tourné et tout est à revoir ! Les collections de ces amateurs relèveraient du modèle du cabinet curieux tel qu'on le trouvera bientôt chez Du Fay ou Hoym. Comme eux, et même semble-t-il plus encore, ils sont très sélectifs quant aux textes et comme eux très exigeants quant au raffinement des reliures, ce qui les range, à côté d'eux, dans la mouvance du luxe aristocratique et pourtant, pour les textes comme pour les reliures, ils font un pas de côté très inattendu. Pour les textes, ils s'en tiennent très sélectivement et très obstinément au vernaculaire et à ce que l'époque subsumait sous le nom d' « antiquités gauloises » et d'aménités littéraires, c'est-à-dire pour l'essentiel à la littérature nationale médiévale et du XVIème siècle, prolongée ici jusqu'au XVIIème, en gros tout ce que la Contre Réforme et l'humanisme gallican avaient répudié. Quant au traitement proprement bibliophilique des exemplaires, ils y apportent une extrême exigence, ce qui ne suffirait pas à les distinguer de certains cabinets constitués au même moment (Longepierre, madame de Chamillard, etc.) s'ils n'y ajoutaient cette volonté stupéfiante et jusqu'ici ignorée - ou repérée seulement chez des amateurs des décennies ultérieures (Châtre de Cangé) - d'adopter des décors très archaïsants, témoignant de nostalgies ou de dévotions qu'il faudra interroger. (Jean Viardot). « C'est dans le milieu des « curieux » parisiens, à l'extrême fin du XVIIème siècle, qu'ont fait leur apparition des reliures spécialement destinées à recouvrir des livres rares. Ces reliures ont en commun deux caractéristiques : elles ont été exécutées exclusivement sur des livres français ou traduits en français, leurs décors sont toujours soit imités de modèles anciens, soit inventés dans un esprit plus ou moins archaïsant. Nous avons pu retrouver plus de deux cents de ces reliures qui, n'ayant jamais été étudiées, n'ont pas encore de nom et que nous proposons d'appeler archaïsantes. Elles se répartissent en une quinzaine de groupes. Dix de ces groupes sont représentés dans le cabinet des Livres du duc d'Aumale par vingt-quatre reliures, toutes exposées : 1. reliures aux écussons (n° 26) 2. reliures « Louis XIII-Anne d'Autriche » (n° 27, 28, 29) 3. reliures « Louis XIII-Anne d'Autriche sans chiffres » (n° 30, 31) 4. reliures au grand W (n° 32, 33) 5. reliures à l'éventail et pseudo-Le Gascon (n° 34, 35, 36) 6. reliures à bordure et inscription La Vieuville (n° 37) 7. reliures à dentelle La Vieuville (n° 38, 39, 40, 4l) 8. reliures « plein or » (n° 42, 43) 9. reliures « antiquités gauloises » (n° 44, 45, 46) 10. reliures au petit W (n° 47, 48, 49). Les reliures archaïsantes ont toutes été exécutées entre 1690 et 1710 environ par un seul atelier. Cet atelier est celui de Boyet ou plus exactement celui de son doreur, les corps d'ouvrages ayant pu être faits par deux relieurs différents. En effet, Luc-Antoine Boyet, reçu maître vers 1684, n'avait probablement pas d'atelier de dorure chez lui. Les reliures qu'on s'accorde à lui attribuer sont dorées au moyen de fers et roulettes dont plusieurs sont omniprésents dans l'ensemble de la famille archaïsante. Nous reproduisons en annexe quelques-uns des fers employés sur les reliures exposées. Notre datation des reliures archaïsantes, souvent très différente de celle qui a prévalu jusqu'ici, repose sur plusieurs évidences : - Les reliures archaïsantes recouvrent parfois des ouvrages contemporains : les dates de publication les plus tardives que nous avons rencontrées sont 1694 (groupe 7), 1700 (groupe 9) et 1707 (groupe 10). La Vieuville Chevalier d'honneur de la reine Marie-Thérèse et gouverneur du Poitou, René François, Marquis de La Vieuville (1652-1719), habite l'hôtel familial, situé à l'angle du quai des Célestins de la rue Saint Paul, à quelques pas de l'Arsenal. Il est le petit-fils de Charles de La Vieuville, surintendant des Finances de Louis XIII. En 1624, celui-ci avait été brusquement disgracié, accusé de malversations et, après une condamnation à mort par contumace, privé de tous ses biens, titres et charges. C'est Anne d'Autriche devenue régente qui devait le sauver de la ruine et rétablir sa fortune. En 1651, au comble de la faveur, il était même fait duc et pair. À la mort du surintendant, son fils Charles II était autorisé à porter le titre sa vie durant mais, les lettres patentes n'ayant jamais été enregistrées, René François perdit définitivement la couronne ducale à la mort de son père. Cette couronne perdue est l'élément essentiel de la « dentelle La Vieuville », dont une tradition de la librairie a transmis le nom jusqu'à nous. L’un des plus beaux ensembles bibliophiliques vendu au prix exceptionnel de 52 livres à la vente Beckford soit davantage encore que l’extraordinaire « Poliphilo – Hypnerotomachia - Alde 1499 », conservé dans son ancienne reliure italienne, vendu 48 livres par Quaritch en janvier 1875 (valeur actuelle : 1 500 000 €).
édition_originale
Précieux exemplaire ayant appartenu à la célèbre comtesse de Tencin. Amsterdam, Pierre Rouge, 1700. 4 tomes en 4 volumes in-12 de : I/(5) ff. dont 1 portrait, 456 pp., (8) ff., pte. dech. sans manque p. 249; II/ 440 pp., (7) ff., pte. bande de papier découpée ds. la partie sup. du titre; III/ 478 pp., (8) ff.; IV/ 442 pp., (11) ff., pte. bande de papier découpée ds. la partie sup. du titre. Plein veau brun, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 147 x 80 mm.
Edition peu courante de cet ouvrage dont s’inspira Dumas pour ses Trois Mousquetaires. Courtilz de Sandras (1644-1712) fut lui-même mousquetaire avant de quitter l’armée pour vivre de sa plume. Rare édition de cet ouvrage «très curieux» (Jacob), la source des célèbres Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas. «M. Alexandre Dumas s’est avantageusement servi de l’ouvrage rédigé par Courtils de Sandras pour son roman intitulé les Trois mousquetaires.Les noms d’Athos, Portos et Aramis, ces noms si pittoresques y sont écrits en toutes lettres; les duels, les amours de D’Artagnan et ses aventures avec Milady y sont bien réellement racontées.» (Quérard). «Il faut voir dans les Mémoires de d’Artagnan une préfiguration du roman réaliste car Courtilz de Sandras ne leur donna cette apparence de vérité historique que pour mieux captiver ses lecteurs.Dans la préface l’auteur prétend puiser la matière de son œuvre dans les papiers de D’Artagnan» (Dictionnaire des Auteurs, I, 699). « Trois écrivains ont collaboré aux Trois Mousquetaires : Gatien de Courtilz pour le scénario et l’intrigue ; Maquet pour la rédaction grossoyée, le brouillon et en quelque sorte la maquette ; Alexandre Dumas pour l’animation du récit et les dialogues, la couleur, le style, la vie. » (Henri d’Alméras) Dans les Mémoires de Mr de d’Artagnan s’élabore le mythe du gentilhomme de peu qui joue un rôle important dans un ordre social senti comme immuable. Gatien de Courtilz sieur de Sandras (1644-1712) vécut une existence assez tumultueuse en raison de ses écrits polémistes. «La hardiesse de sa plume lui valut douze années de Bastille.» (Quérard). Il livre dans ses écrits un tableau coloré de la fin du grand siècle, riche en anecdotes et scandale. L’auteur écrira l’ouvrage à la Bastille où il aurait rencontré D’Artagnan et où les livres censurés, saisis, étaient déposés dans son "enfer", qui deviendrait "la plus belle bibliothèque, soigneusement inventoriée, des ouvrages interdits du royaume". (Portier des Chartreux). Souvent réédité malgré saisies et interdictions, ce texte brode sur la vie réelle de Charles de Batz-Castelmore, comte d’Artagnan (1600-1673), mousquetaire au service de Mazarin. L’écrivain avait publié un Testament politique dans lequel il critiquait ouvertement l’absolutisme du roi Louis XIV. Les Mémoires de d’Artagnan sont pour l’auteur une nouvelle occasion d’élaborer une critique du régime. Précieux exemplaire provenant de la bibliothèque de la célèbre comtesse de Tencin. Claudine-Alexandrine Guérin de Tencin, baronne de Saint-Martin de l’isle de Ré, née le 27 avril 1682 à Grenoble, morte le 4 décembre 1749 à Paris, est une femme de lettres et salonnière française. Elle est la mère de d'Alembert. Après vingt-deux années passées de force au couvent, elle s'installe à Paris en 1711 et est introduite dans les milieux du pouvoir par ses liens avec le cardinal Dubois. Six ans plus tard, elle ouvrira l'un des salons les plus réputés de l'époque. D'abord essentiellement consacré à la politique et à la finance avec les spéculateurs de la banque de Law, ce salon devient à partir de 1733 un centre littéraire. Les plus grands écrivains de l’époque le fréquentent, en particulier Fontenelle, Marivaux, l’abbé Prévost, Charles Pinot Duclos et plus tard Marmontel, Helvétius, Marie-Thérèse Geoffrin et Montesquieu. Madame de Tencin a publié aussi avec succès quelques romans dont les Mémoires du comte de Comminge en 1735, Le Siège de Calais, nouvelle historique en 1739 et Les Malheurs de l’amour en 1747. «Aux «précieuses ridicules» du XVIIesiècle succède l’esprit des Lumières, que le salon de Mme de Tencin incarne à merveille: il mêle l’intrigue politique aux discussions philosophiques les plus hardies. Claudine Guérin de Tencin (1682-1749) s’installe à Paris en 1711. Maîtresse du Régent, elle fréquente les cercles du pouvoir et ouvre, en 1717, un des salons les plus réputés de l’époque. Ce salon, appelé «le bureau d’esprit», est d’abord essentiellement consacré à la politique et à la finance avec les spéculateurs de la banque de Law. En 1733, il évolue pour devenir un centre littéraire et philosophique de premier plan. Les plus grands écrivains du moment le fréquentent: Fontenelle, Marivaux, l’abbé Prévost, Marmontel ou Montesquieu. Mme de Tencin est la mère de d’Alembert. Elle a également publié avec succès quelques romans». (Gallica).