BELLE LETTRE DANS LAQUELLE GEORGE SAND APPORTE SON SOUTIEN ERNEST FEYDEAUGeorge Sand rpond aux trois articles que Feydeau venait de faire paratre dans La Presse Lettres sur la crmation . La romancire avait elle-mme consacr, lanne prcdente, un article sur la question de lincinration des cadavres (article paru galement dans La Presse, le 25 octobre 1856) : & Je vous remercie beaucoup de mavoir cite avec sympathie et redresse dans mon erreur. Je vous remercie surtout davoir si bien plaid la question, et jespre que, malgr le peu despoir que vous avez dy intresser lternel ingrat quon appelle le public, vous laisserez en lui une plus forte trace de ceci que tous ceux qui lavaient essay avant vous& Elle regrette & quun travail dune autre nature qui me prend tout mon tems met empche de poursuivre cette croisade ; mais jen suis charme maintenant, puisque Mr Bonneau [Rdacteur La Presse, qui avait crit sur le mme sujet] est venu rompre encore des lances, et vous ensuite, de meilleures lances encore. En effet, vous avez tout dit sur ce sujet et le plaidoyer est complet. Vous avez dit le dernier mot et le plus frappant, cest la ncessit invitable, plus ou moins prochaine, dune translation profanatoire, hideuse. Je ne savais pas tout cela, moi, et me voil, grce vous, bien plus de mon avis que je nen tais dj& Aprs lui avoir prsent ses compliments, elle linvite lui adresser son plaidoyer & Si vous le publiez en brochure, comme je suis loin de Paris et que la plupart du tems, je ne sais pas quand mes propres ouvrages paraissent, je vous demande de penser moi et de men envoyer un exemplaire& Flatt par la lettre de George Sand, Ernest Feydeau lui rpondra le 2 fvrier, en des termes les plus amnes. Fils dun officier napolonien, ERNEST-AIM FEYDEAU [1821-1873], se fit remarquer en littrature en 1858, par la publication de Fanny, un roman populaire qui rencontra un trs large succs sur fond de scandale et permit son auteur de lui assurer quelque postrit. Mais ce qui rend Ernest Feydeau plus intressant nos yeux, cest son appartenance au groupe intime des amis de GUSTAVE FLAUBERT : THOPHILE GAUTIER, les FRRES GONCOURT qui le citent plusieurs reprises dans leur Journal, et GEORGE SAND avec laquelle il eut de nombreux changes pistolaires. Remari en seconde noce avec Locadie Bogaslawa Zelewska, nice du vicomte de Calonne, il est le pre du clbre vaudevilliste GEORGES FEYDEAU.
CHARMANTE LETTRE UN AMI DE LONGUE DATE, LE CAPITAINE D'ARPENTIGNY, RENCONTR DANS LES ANNES 1840, ET QUE GEORGE SAND ENCOURAGEA CRIRE : George Sand s'excuse du retard pris lui rpondre ...Je voulais m'informer si l'affaire dont vous me parlez avait quelque solidit, et elle n'en a pas... tranche-t-elle ...C'est un coup de d, or, on ne peut jouer que quand on a de quoi courir la chance et je ne suis pas dans cette position... Elle lui demande donc de rpondre ... bien poliment la personne qui vous a crit que je suis occupe, ne pouvoir rien entreprendre en dehors de ma tche, et c'est presque la vrit... Elle a eu grand plaisir recevoir de ses nouvelles ...Vous en avez dout puisque vous ne m'avez crit que trois lignes et vous avez eu tort. Je vous garde bon souvenir et bonne amiti, Maurice aussi, et nous avons souvent parl de vous. J'ai souvent demand de vos nouvelles Mme Marliani, elle a d vous le dire. Nous nous reverrons, et vous me rendrez la bonne causerie et la bonne amiti d'auparavant...N Yport en 1791, Casimir Stanislas d'Arpentigny, militaire de carrire, ayant franchi tous les grades, se trouva sous-lieutenant la chute de Napolon. Il termina sa carrire militaire avec le grade de capitaine en 1844. Son dossier militaire le reprsente comme frondeur, critique vis--vis de ses suprieurs, il incitait ses camardes l'indiscipline. Disciple de Lavater et de Spurzheim, il est l'auteur de deux livres qui eurent de nombreuses rditions : la Chirognomonie (1843) et la Science de la main (1865). Il aurait t prsent George Sand en 1841 par le comte d'Aure. George Sand le poussa vers l'criture. Il devint ainsi un collaborateur de la Revue indpendante et publia dans divers journaux. Il fut trs li Alfred de Musset.
Paris, Souverain, 1846. 2 2 volumes in-8 (207 x 127 mm), 306 pp. ; 306 pp. Demi-basane verte à long grains, dos lisse orné de filets dorés, auteur, titre et tomaison dorés, frottements et petites épidermures, restauration dans la marge pp. 21-22 et petite déchirure dans la marge inférieure pp. 39-40 du tome 2 (reliure de l’époque).
Édition originale, des deux premiers volumes parus en 1846. Le Péché de Monsieur Antoine parut pour la première fois dans la revue d’opposition L’Époque, en treize feuilletons du 1er octobre au 13 novembre 1845. Il parut ensuite chez l’éditeur Hyppolite Souverain en six volumes, les deux premiers en 1846 et les suivants en 1847. Planté dans un décor rural, ce roman narre comment le jeune Émile, tombant amoureux de Gilberte, fille de Monsieur Antoine, noble ruiné, parvient à échapper au refus du père et créer une communauté agraire fondée sur un idéal de justice social. Dans son récit, l’homme du peuple triomphe par l’amour, qui permet seul d’échapper à une société hiérarchisée et de rétablir la fraternité universelle. S’étant d’abord fait connaitre par une œuvre passionnée, reflet de sa relation amoureuse avec Alfred de Musset, George Sand (Paris, 1804-Nohant, 1876) développa sous la Monarchie de Juillet une littérature sociale. Influencée par Rousseau, ses théories du Contrat social et de la Nouvelle Héloïse, George Sand se rapprocha de démocrates et utopistes sociaux de son époque, tels Armand Barbès et Emmanuel Arago. Comme d’autres romans socialistes de l’auteur parus peu de temps avant la révolution de 1848, dont Horace (1841) et Le Meunier d’Angibault (1845), ce roman préfigure la volonté de progrès social et de changement politique nés lors de la mise en place de la Seconde République. De la bibliothèque du Tsar à Tsarkoïe Selo. Fondée au XVIIIe siècle près de Saint-Pétersbourg, la ville de Tsarkoïe Selo fut la résidence de la famille impériale jusqu’à la Révolution russe de 1917, où elle fut rebaptisée Pouchkine. Bon exemplaire de la bibliothèque impériale russe. Clouzot, p. 245. Vicaire, VII, 230 (pour l’édition préoriginale).
Bruxelles, Meline, Cans & Compagnie, 1840. In-12 (137 x 97 mm), 2 ff. n. ch., 171 pp. Demi-veau noir à coins, dos lisse orné, tranches jaspées, mors fendus en tête et en queue, quelques rousseurs aux deux premiers et aux deux derniers feuillets (reliure de l'époque).
Préfaçon belge de cette pièce en trois actes de George Sand. Cette édition, inconnue à Clouzot, parut la même année que la pré-originale dans la Revue des deux mondes (15 mars et 1er avril). Une autre préfaçon bruxelloise de 193 pages fut également publiée en 1840 par Hauman. La première édition française (édition originale), ne paraîtra qu'un an après dans le volume XXV des Oeuvres de Georges Sand. Celle-ci est communément considérée comme la première édition des oeuvres complètes de l'auteur comprenant 27 volumes éditée par Bonnaire puis Magen, Comon et Souverain. Bon exemplaire en demi-veau de l'époque. Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, VII, p. 305.
Paris, Revue des Deux Mondes, 1871, in-8vo, 3 volumes entiers, avec d’autres articles, reliure en demi - toile simple. (Edition pré - originale).
Phone number : 41 (0)26 3223808
Paris, Revue des Deux Mondes, 1871, in-8vo, 3 volumes entiers, avec d’autres articles, reliure en demi - toile, simple. (Edition pré - originale).
Phone number : 41 (0)26 3223808
Paris, Revue des Deux Mondes, 1874, in-8vo, 5 volumes entiers de la revue, avec d’autres articles, reliure en demi - toile simple. (Edition pré - originale).
Phone number : 41 (0)26 3223808
Sand (Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant, dite George ; 1804-1876) :
Reference : 21873
(1844)
Paris, Perrotin, 1844 ; in-12, broché ; [8], 432 pp., couverture jaune bouton-d'or, titre encadré (3 fr.50).
Bel exemplaire de ce tome, tel que paru à toutes marges ; cette édition des oeuvres comprend 12 tomes ; la couverture porte le nom de Garnier Frères. Rare dans cette condition.
Sand (Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant, dite George ; 1804-1876) :
Reference : 21874
(1847)
Paris, Garnier Frères, 1847 ; in-12, broché ; 419 pp., Catalogue Garnier Frères 36 pp., couverture jaune bouton-d'or, titre encadré.
Cette édition, commencée par Perrotin est reprise et achevée par Garnier Frères dans une présentation identique. Bel exemplaire à toutes marges, rare dans cette condition.