Broché bon état .Contenu propre . 283 pages . 1947. PHOTOS SUR DEMANDE
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PHOTOS SUR DEMANDE
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Broché état correct .Tampon en page de garde. Pied de dos manquant . 222 pages . 1950.PHOTOS SUR DEMANDE
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PREMIERE EDITION DE 1943. BROCHE EN BON ETAT. LEGERS FROTTEMENTS ET PETITS PLIS AUX COINS DE LA COUVERTURE, ASPECT GENERAL TRES SATISFAISANT. PLI DE LA PREMIERE PAGE DE GARDE BLANCHE. CONTENU IMPECCABLE. BRENTANO'S, NEW YORK, 1943. 72 PAGES. PHOTOS SUR DEMANDE
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BROCHE 1982
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BROCHE
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Relié sous rhodoïd bon état .Ex. numéroté .Contenu propre. 1954.206 pages . PHOTOS SUR DEMANDE
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BROCHE. INTERIEUR IMPECCABLE. COUVERTURE LEGEREMENT DEFRAICHIE.
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broche couverture legerement defraichie.
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Broché bon état . Contenu propre .1953. 221 pages . Carnets gallimard 1953
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EDITION 1953.Broché bon état . Contenu propre . 150 pages . 1953. Lettres de jeunesse -1923-1931 gallimard 1953
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POCHE EN TRES BON ETAT. INTERIEUR IMPECCABLE. PLI SUR LE 1ER PLAT. AUTRE IMAGE SUR LA COUVERTURE.
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POCHE EN BON ETAT.COINS LEGEREMENT CORNES. INTERIEUR PROPRE
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PHOTOS SUR DEMANDE. Broche, couverture rempliee, reedition nrf de 1968. Parfait etat
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Gallimard BROCHE
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Broché état correct .Couverture fragilisée .Pied de dos manquant . 219 pages .1941.PHOTOS SUR DEMANDE
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Librairie Plon Collection Jacques Haumont | Paris 1953 | 13 x 20 cm; (dessin : 20,3x26,2cm) | broché
Première édition sous ce titre avec les illustrations de Saint-Exupéry, un des 20 exemplaires numérotés sur Madagascar, tirage de tête. Parue quelques jours après lédition originale sans illustrations, publiée chez Gallimard (Lettres de jeunesse 1923-1931). Ouvrage illustré de 10 dessins en couleurs dAntoine de Saint-Exupéry ainsi quune vignette de couverture aussi daprès un dessin de lauteur. Louvrage est enrichi dun exceptionnel dessin au crayon bleu et rouge dAntoine Saint-Exupéry sur un papier filigrané avec une inscription au crayon au verso «?Donné à Léon Werth [dédicataire du Petit Prince]?». Pli horizontal et infime décharge de rouille en partie inférieure, sans atteinte au dessin. * Bien que Léon Werth nait jamais attaché de valeur aux éditions bibliophiliques des uvres de son cher ami, il a vraisemblablement gardé avec révérence cet exemplaire en grand papier, comme il lavait fait avec ceux personnellement reçus de lauteur. Ces livres avaient bravé avec lui lexode et les persécutions antisémites?: «?Je nai quun souci cest demporter Terre des hommes. Non pas parce que cet exemplaire est de luxe, de haut luxe. Je nai quun maigre respect pour les belles éditions. Mais parce que Saint-Exupéry me la donné, parce que le beau papier, les pages non rognées ne sont pas richesse et vanité, mais amitié.?» (33 jours, Paris, Éd. Viviane Hamy, 1992, p. 48) C Cette belle tradition des «?pages damitié?» semble être perpétuée ici par Werth, qui a sans doute reçu un exemplaire de tête offert par léditeur en lhonneur de son ami disparu. Faute de dédicace, il aurait ajouté ici un cadeau graphique de lauteur du Petit Prince à cette édition posthume de la correspondance de Saint-Exupéry avec Rinette (Renée de Saussine) la sur dun de ses camarades au lycée Saint-Louis. Le personnage de ce croquis est par ailleurs assez proche stylistiquement des «?dessins pour Rinette?» au crayon bleu et rouge qui figurent en illustration de ce même ouvrage. On y retrouve lhabituelle silhouette zoomorphe faite de traits décisifs, marquée par une touche de rouge vif et affublée dune cravate pratique courante chez Saint-Exupéry qui samusait à créer des personnages fantastiques aux proportions étranges, portant souvent des cols de manteau, nuds papillon, et autres cravates, prémices de la fameuse écharpe du Petit Prince. Des croquis de camarades de caserne que le jeune conscrit réalise à Casablanca lors de son service militaire aux aquarelles du Petit Prince, la vie de Saint-Exupéry est rythmée par cette activité marginale mais omniprésente, le dessin. Sur les lettres à ses amis, dans les marges de ses manuscrits, en tête de ses livres offerts, sur les télégrammes reçus, les factures, les nappes, les prospectus, sur tout ce qui lui passe par la main et offre un support à son imaginaire, Saint-Exupéry dessine, esquisse, caricature, croque, illustre, invente, griffonne des êtres vivants ou imaginaires, des amis et des amies. Hormis ceux réalisés en marge de lettres et manuscrits ou offerts à des proches, la plupart de ses dessins antérieurs à son exil américain furent jetés par Saint-Exupéry. Exemplaire en tirage de tête de cette importante correspondance de jeunesse accompagné dune précieux dessin coloré et contrasté de Saint-Exupéry offert au dédicataire du Petit Prince. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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s. l. s. d. | 13.40 x 20.90 cm | une feuille
Dessin original à la mine de plomb et crayons de couleur bleu et rose signé de la main d'Antoine de Saint-Exupéry, sur feuillet filigrané «Navarre». Pli horizontal. L'écrivain-artiste signait très rarement ses oeuvres graphiques. Cet étonnant personnage en costume et nud papillon, fruit de l'imaginaire baroque et débordant de l'auteur du Petit Prince, est l'un des rares dessins portant sa signature. * Des croquis de camarades de caserne que le jeune conscrit réalise à Casablanca lors de son service militaire aux aquarelles du Petit Prince, la vie de Saint-Exupéry est rythmée par cette activité marginale mais omniprésente, le dessin. Sur les lettres à ses amis, dans les marges de ses manuscrits, en tête de ses livres offerts, sur les télégrammes reçus, les factures, les nappes, les prospectus, sur tout ce qui lui passe par la main et offre un support à son imaginaire, Saint-Exupéry dessine, esquisse, caricature, croque, illustre, invente, griffonne des êtres vivants ou imaginaires, des amis et des amies. Puis, distraitement, il jette ces uvres éphémères, prolongement de ses humeurs et de sa rêverie du moment. Parmi ces croquis d'inspirations éphémères, qui semblent pourtant tous, par un trait ou l'autre, préparer sonimpérissable chef d'oeuvre, très rares sont les dessins pleinement assumés par l'artiste dilletante. Si toute l'oeuvre graphique de Saint-Exupéry est aujourd'hui très recherchée, les dessins pleine page et signés par l'auteur du Petit Prince, sont d'une très grande rareté, et les témoins privilégiés de la passion de Saint-Exupéry pour l'Homme à travers toutes ses expressions. Ce mystérieux et excentrique personnage fait partie des créatures de Saint-Exupéry que Delphine Lacroix nomme "monstres sacrés dont les rôles ne sont pas définis" (Antoine de Saint-Exupéry. Dessins, aquarelles, pastels et crayons). Entouré d'un halo de cheveux bleus, ses grands yeux expressifs et effrayants, presque d'inspiration cubiste, semblent être nés d'un griffonnage de l'auteur. Il y a ajouté des éléments figuratifs puis un nud papillon pratique courante chez Saint-Exupéry qui s'amusait à créer des personnages fantastiques aux proportions étranges, souvent affublés de nuds papillon ou de cravates. Il est difficile de dater précisément les dessins de l'écrivain. C'est à New-York, en pleine maturation du Petit Prince, que Saint-Exupéry commence à conserver plus systématiquement ses croquis. En effet, hormis ceux réalisés en marge de lettres et manuscrits ou offerts à des amis, la plupart de ses dessins antérieurs à son exil américain furent jetés par Saint-Exupéry. Précieuse création graphique signée, colorée et contrastée de Saint-Exupéry, qui a heureusement échappé au triste sort de bon nombre de ses dessins. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Manuscrit du XVIIIe siècle. In-folio de 70 pages (trois cahiers) qui sont la copie, faite à l'époque sur le document original, par un membre de la famille Saint-Exupéry, de l'intégralité du rapport officiel de ces deux commissaires.
Les différentes pièces présentées remontent avec certitude à 1235, où noble Raymond de Saint-Exupéry épousa demoiselle de Carbonnière, les commissaires indiquant dans leur rapport que "cette maison de Saint-Exupéry est une des plus anciennes et des plus nobles de la Province de Périgord dont l'origine se perd dans la nuit des temps". Les branches issues sont celle des Seigneurs de Miremont (branche ainée), éteinte au XVIe siècle, et celle des Seigneurs du Fraysse (à Terrasson en Dordogne) qui se subdivisa en deux au XVIIIe siècle donnant celle des Marquis de Saint-Exupéry dont il s'agit ici, et celle des Comtes de Saint-Amans en Quercy, ancêtres de l'écrivain ANTOINE DE SAINT-EXUPERY. Ce document renferme donc la généalogie d'Antoine, du XIIIe au XVIIIe siècles, le restant du document intéressant la branche des Saint-Exupéry (comte de Rouffignac et de Floirac).A noter que cette enquête concerne également les familles d'Emeri, de Foucauld, Pettitte, de Bertin, de Vassal de La Tourette, de La Bermondie, Rey de la Martinie, de Gironde, de Baudet, de Montalembert, de La Grange Gourdon de Floirac, de Chapt de Rastignac, de Seguy avec de nombreux et curieux renseignements généalogiques.
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Scénario de film, inédit : une traversée de l'Atlantique... en bateau ! S.l.n.d. [circa 1940]. 12 pages en 13 f. (210 x 270 mm) à l'encre noire, chiffrés à la mine de plomb et d'une autre main ; plis de papier d'envoi postal. Scénario de film, inédit, parmi sept projets connus, dont seulement trois sont autographes.
En habitué des salles obscures, Saint-Exupéry fut, comme tous les jeunes gens de sa génération, un amoureux du cinéma. Ses velléités de scénariste se manifestent entre 1931 et 1936, période pendant laquelle il écrit sept projets et participe à l'adaptation pour le cinéma de certains de ses livres. On peut rapprocher ce scénario d'un passage de sa Lettre à un otage : le recueil débute précisément par l'évocation de sa traversée vers les États-Unis depuis le Portugal, en décembre 1940, où il décrit les joueurs de roulette et de baccara, pour la plupart des réfugiés en partance. Lauren Bacall et Humprey Bogart auraient pu être convoqués ! Huit heures à vivre raconte une histoire aux antipodes de l'univers romanesque du Petit Prince : un monde sombre et peuplé de truands, d'escrocs et de prostituées qui débute dans les bas-fonds de la ville de Rio pour se poursuivre dans les soutes d'un paquebot frappé par une épidémie de peste. Le bateau atteindra finalement Lisbonne avec à son bord 1 500 émigrés, dont beaucoup de malades. Cinq terroristes, à bord du navire, vont profiter du désarroi et de la panique du capitaine pour commettre les pire méfaits. Ce scénario s'inspire de celui d'Igor, un script confié à Pierre Billon à l'été 1940, à Nice, juste avant le départ de l'écrivain pour les États-Unis : « Ceci est pour vous. C'est un sujet de film. Si je reviens nous y travaillerons ensemble, sinon vous le réaliserez tout seul. » Il ajouta en souriant : « Ne l'égarez pas. C'est l'unique exemplaire... et je l'ai tapé moi-même ! » Présenté à l'exposition Antoine de Saint-Exupéry aux Archives nationales de novembre 1984 (n° 450), ce dactylogramme est composé de vingt feuillets avec quelques corrections manuscrites. Christian Janicot, dans sa préface à l'Anthologie du cinéma invisible, souligne combien l'univers d'Igor est éloigné du registre habituel de Saint-Exupéry, ainsi que le résume Pierre Billon : « L'essentiel de cette histoire n'est pas la révolution. C'est, avant tout, le drame qui se passe à bord d'un vieux paquebot à vapeur qui, partant d'Amérique du Sud, regagne un pays d'Europe. Au cours de la traversée deux hommes sacrifient leur vie pour qu'un troisième arrive et puisse accomplir sa mission qui est de diriger le soulèvement qui délivrera son pays d'un régime d'oppression. » Pour Igor, il n'existe aucun manuscrit. Huit heures à vivre, qui en constitue une version remaniée et plus littéraire, à vraisemblablement été composé aux Etats-Unis, dans le deuxième semestre de l'année 1940. À bord du paquebot, une exploratrice amoureuse suicidaire malade de la peste, son amant malade également, des terroristes auteurs d'un attentat, dont un certain Felicio, arrêté par la police du pays et qui refuse de livrer ses complices en fuites, qui se fondent dans la foule des autres voyageurs. L'exploratrice craint elle de perdre son amant et lui apprend qu'elle a la peste ; elle se suicide. S'ensuit un long passage sur la question du suicide comme devoir : « - N'est-ce pas, docteur ?, le suicide est une lâcheté. Un suicide par une femme c'est même violent. Est-il responsable de cette mort ? Non bien sûr ! Il n'est responsable de rien. Le suicide ne se comprend... que... que par exemple s'il sauve des compagnons. Alors oui. Que s'il défend une cause. Alors il est même non seulement excusable, mais je dirais même un devoir.» Tiendra-t-elle les dernières heures de la traversée pour survivre ? Saint-Exupéry en donnera une réécriture, sous la forme d'un manuscrit non titré reprenant l'intrigue mais cette fois-ci depuis l'Afrique ; il avait été présenté en 2011 chez Artcurial (9 mai 2011, section Saint-Exupéry, n° 269). L'écrivain produira par ailleurs un dernier scénario - un film sur la Résistance -, en 1941. En 1935, il avait donné écrit le scénario d'Anne-Marie, l'histoire d'une jeune femme ingénieur qui rêve d'apprendre à voler et gravite dans un groupe de camarades pilotes, tous amoureux d'elle. Raymond Bernard réalise le film la même année, Annabella incarnant le rôle titre, archétype de la femme moderne et séduisante, aviatrice et aventureuse. C'est le seul scénario original qui sera porté à l'écran. Vol de nuit, sorti un an plus tôt, mais auquel Saint-Exupery n'a participé en rien, a été un grand succès qui le persuade d'adapter Courrier Sud, auquel il songeait depuis 1931. Son scénario est prêt en 1936, pour lequel une toute jeune débutante, Françoise Giroud, l'assiste ; il est communiqué au réalisateur Pierre Billon. Deux producteurs sont trouvés : André Aron et son associé l'aviateur Édouard Corniglion-Molinier, ami et compagnon d'aventures de Malraux. Le tournage a lieu à la fin de l'année 1936 à Mogador (aujourd'hui Essaouira), au Maroc. Le film sort sur les écrans en 1937. Pour Anne-Marie et l'adaptation de Courrier Sud, on ne connaît que des tapuscrits corrigés et aucun manuscrits ni même brouillons autographes. Citons également le projet inachevé d'un film, inspiré par le raid manqué Paris-Saigon du 31 décembre 1935 qui se termina, après un atterrissage forcé en plein désert, par un sauvetage grâce à une tribu de nomades. Le projet avait été rédigé sous forme d'un dactylogramme de quinze feuillets, présentés à l'exposition Antoine de Saint-Exupéry aux Archives nationales en novembre 1984 (n° 448), ainsi que Sonia, un synopsis sur un dactylogramme de neuf pages, offert à Raymond Bernard, le réalisateur d'Anne-Marie. Ce synopsis contient un élément qui servira, transformé, pour Huit heures à vivre : y figure le personnage d'une danseuse espagnole pestiférée, laquelle contamine le navire et entame la traversée de l'Atlantique. Vente Antoine de Saint-Exupéry, (Artcurial, 2012, n° 146) ; Histoire postale, héros de l'aviation (Artcurial, 2018, n° 96) ; Paule Bounin, L'oeuvre cinématographique de Saint-Exupéry. Études littéraires, 2001, p. 113-124 ; Christian Janicot, Anthologie du cinéma invisible, 1995.
s. l. s. d. | 22 x 28 cm | une feuille
Dessin original à la mine de plomb et crayon de couleur rose signé de la main d'Antoine de Saint-Exupéry, sur feuillet filigrané «Navarre». Pli horizontal, annotation au crayon en partie supérieure gauche, minuscules déchirures en marge inférieure. Précieux dessin signé par Saint-Exupéry - l'écrivain-artiste signait très rarement ses uvres graphiques - d'un personnage aux proportions caricaturales, non sans rappeler quelques les traits de la physionomie même de l'écrivain. * «?Je ne sais pas ce qui m'a pris, je dessine toute la journée et de ce fait les heures me paraissent moins brèves. J'ai découvert ce pourquoi j'étais fait?: le crayon Conté mine de charbon?». Des croquis de camarades de caserne que le jeune conscrit réalise à Casablanca lors de son service militaire aux aquarelles du Petit Prince, la vie de Saint-Exupéry est rythmée par cette activité marginale mais omniprésente, le dessin. Sur les lettres à ses amis, dans les marges de ses manuscrits, en tête de ses livres offerts, sur les télégrammes reçus, les factures, les nappes, les prospectus, sur tout ce qui lui passe par la main et offre un support à son imaginaire, Saint-Exupéry dessine, esquisse, caricature, croque, illustre, invente, griffonne des êtres vivants ou imaginaires, des amis et des amies. Puis, distraitement, il jette ces uvres éphémères, prolongement de ses humeurs et de sa rêverie du moment. De ces croquis d'inspirations éphémères, qui semblent pourtant tous, par un trait ou l'autre, préparer sonimpérissable chef d'oeuvre, très rares sont les dessins pleinement assumés par l'artiste dilletante. Si toute l'oeuvre graphique de Saint-Exupéry est aujourd'hui très recherchée, les dessins pleine page et signés par l'auteur du Petit Prince, sont d'une très grande rareté, et les témoins privilégiés de la passion de Saint-Exupéry pour l'Homme à travers toutes ses expressions. Parmi tous ces dessins aux styles incroyablement variés, apparaît cependant un personnage récurrent, autoportrait humoristique qu'il décline en une infinité de silhouettes et personnages. Il se transforme tantôt, comme ici, en féroce caricature, ou en la silhouette enfantine et bienveillante qui sera celle du Petit Prince. Exécuté d'une manière large et rapide, ce dessin présente une grande communauté de style avec un comique autoportrait en pied, aussi dans les mêmes teintes et aux furieux traits striés (vente Bibliothèque R. Et B.L., 7 octobre 2014, lot 196). Plusieurs de ses attributs sont à rapprocher du propre visage de l'écrivain: l'ombre de cheveux de part et d'autre d'un crâne rond, ou les fameux sourcils arqués en V qui seront plus tard caractéristiques du visage du Petit Prince. Il est difficile de dater précisément les dessins de l'écrivain. C'est à New-York, en pleine maturation du Petit Prince, que Saint-Exupéry commence à conserver plus systématiquement ses croquis. En effet, hormis ceux réalisés en marge de lettres et manuscrits ou offerts à des amis, la plupart de ses dessins antérieurs à son exil américain furent détruits par Saint-Exupéry. Précieux portrait qui a heureusement échappé à l'impitoyable liquidation de Saint-Exupéry. La silhouette comique dégage un air familier d'autodérision, planant souvent sur les dessins d'un écrivain-aviateur qui ne crut jamais tout à fait en son talent de dessinateur. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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s. l. s. d. | 13.40 x 20.90 cm | une feuille
Dessin original à la mine de plomb et crayons de couleur rose et bleu signé de la main d'Antoine de Saint-Exupéry, sur feuillet filigrané «Navarre». Pli horizontal, annotation au crayon en marge supérieure gauche, minuscule manque en marge inférieure droite du feuillet. L'écrivain-artiste signait très rarement ses uvres graphiques. Superbe caricature exupérienne, véritable personnage de bande dessinée, et l'un des rares dessins signés de l'écrivain. * «?Je ne sais pas ce qui m'a pris, je dessine toute la journée et de ce fait les heures me paraissent moins brèves. J'ai découvert ce pourquoi j'étais fait?: le crayon Conté mine de charbon?». Des croquis de camarades de caserne que le jeune conscrit réalise à Casablanca lors de son service militaire aux aquarelles du Petit Prince, la vie de Saint-Exupéry est rythmée par cette activité omniprésente, le dessin. Sur les lettres à ses amis, dans les marges de ses manuscrits, en tête de ses livres offerts, sur les télégrammes reçus, les factures, les nappes, les prospectus, sur tout ce qui lui passe par la main et offre un support à son imaginaire, Saint-Exupéry dessine, esquisse, caricature, croque, illustre, invente, griffonne des êtres vivants ou imaginaires, des amis et des amies. Puis, distraitement, il jette ces uvres éphémères, prolongement de ses humeurs et de sa rêverie du moment. Parmi ces croquis d'inspirations éphémères, qui semblent pourtant tous, par un trait ou l'autre, préparer sonimpérissable chef-d'uvre, très rares sont les dessins pleinement assumés par l'artiste dilettante. Si toute l'uvre graphique de Saint-Exupéry est aujourd'hui très recherchée, les dessins pleine page et signés par l'auteur du Petit Prince, sont d'une très grande rareté, et les témoins privilégiés de la passion de Saint-Exupéry pour l'Homme à travers toutes ses expressions. Parmi tous ses dessins aux styles incroyablement variés, cette tête moustachue est un exemple des plus réussis de ses « affreuses caricatures » comme les appelait sa sur Simone qui fut victime de ses parodies graphiques, comme bon nombre des amis de l'écrivain. On retrouve la prédilection de Saint-Exupéry pour les nuances de bleu et rose qui animent souvent ses dessins colorés. Loin d'être esquissé en marge, le dessin se distingue par son intentionnalité : fait rare, l'écrivain a pris la peine de le signer. Les rehauts colorés ainsi que les contrastes de la mine de plomb lui donnent un délicieux air de cartoon aux yeux exorbités. Il est difficile de dater précisément les dessins de l'écrivain. C'est d'ailleurs à New York, en pleine maturation de ce chef-d'uvre du conte humaniste, que Saint-Exupéry commence à conserver plus systématiquement ses croquis. En effet, hormis ceux réalisés en marge de lettres et manuscrits ou offerts à des amis, une grande partie de ses dessins antérieurs à son exil américain furent détruits par Saint-Exupéry. Précieuse création graphique du père du Petit Prince, parangon de l'extrême vivacité et l'attention au contraste qui animent ses dessins. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Précieux exemplaire nominatif de tête avec envoi New York, Éditions de la Maison française, [1942]. 1 vol. (185 x 230 mm) de 253 p. Demi-maroquin bleu nuit à bandes, titre doré, tête dorée, couverture et dos conservés, étui bordé (reliure signé d'A.[lain] Lobstein). Édition originale. Un des 25 premiers exemplaires sur Strathmore (après un exemplaire unique réservé a l’auteur). Celui-ci est nominatif pour Madame la Comtesse de Montgomery avec un envoi signé : « avec toute ma profonde amitié, Antoine Saint-Exupéry ».
« Je combattrai quiconque prétendra asservir à un individu - comme à une masse d'individus - la liberté de l'homme. » Avant de reprendre ce combat où il laissera sa vie, démobilisé après la « drôle de guerre », Saint-Exupéry se réfugie aux États-Unis, et c'est à New York qu'il écrit ces lignes. Cette édition, parue en février 1942, est également la première intégrale puisqu'y figurent (p. 34) les sept mots d'une phrase où l'auteur traite collectivement « d'imbéciles » son ordonnance, un ponte de l'état-major et Hitler «qui a déclenché cette guerre démente» et dont la censure en France exigera la suppression dans l'édition Gallimard de décembre 1942. Le texte paraît en pré-originale, en anglais, en janvier 1942 dans la revue Atlantic Monthly, puis en volume le mois suivant : l'oeuvre sera en tête des best-sellers pendant six mois : « ce livre est un grand et beau livre, peut-être le vrai livre de la guerre de 1939 » écrit Pierre Mac Orlan dans le journal Les Temps nouveaux le 8 janvier 1943. Précieux exemplaire de tête offert à la Comtesse de Montgomery : née à Paris en 1899, Madeleine de Montgomery passe son enfance au château de Fervaques, acquis en 1831 par son arrière-grand-père, le marquis de Portes. Elle tient à partir de 1930, dans son somptueux appartement du 77 avenue de Malakoff, un salon très prisé. Jeune, élégante et influente, sa beauté et sa personnalité font de ses réceptions l'un des lieux des plus populaires de Paris et le monde littéraire s'y presse : éditeurs, patrons de presse et écrivains. Kessel, Cocteau, Malraux et Colette en sont des habitués, comme Saint-Exupéry qui s'y rend à plusieurs reprises, d'autant que la jeune femme est passionnée d'aviation et possède son propre aéronef, un Morane-Saulnier avec lequel elle est représentée sur une photographie publiée à la une du Figaro en mai 1935. Maîtresse du patron de presse Jean Prouvost, elle deviendra directrice du journal Marie-Claire, que son amant lance en 1937. Pendant, la guerre elle agit comme une véritable héroïne de la Résistance, se réfugiant en Normandie où elle fonde un Centre maternel et infantile dans son manoir pour accueillir de nombreux enfants de mobilisés ; elle deviendra ensuite directrice des sections féminines et sanitaires de la Mission française auprès de la Croix-Rouge aux États-Unis en 1943. C'est probablement pendant ce séjour à New York qu'elle peut rencontrer à nouveau Saint-Exupéry : des retrouvailles suffisamment importantes pour qu'il lui réserve un exemplaire nominatif de son livre. Elle reprendra son salon après-guerre et sera plusieurs fois citée dans le journal de Pierre Lazareff, qui la voit en « Diane chasseresse aux attaches fines et nerveuses, avec ses cheveux cendrés, ses yeux d'aigue-marine et ses longues mains fines qui accentuaient chacune de ses phrases comme autant de point d'exclamation, elle inspirait par sa seule présence d'interminables tournois d'idées et d'éloquence ». C'est également pendant cette mission à New York qu'elle rencontre celui qui allait, en 1946, devenir son époux : le général Antoine Béthouart, Compagnon de la Libération et figure de proue du commandement militaire français libre pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-là même qui, promu général de division et désigné chef de la Mission militaire à Washington, rencontre Saint-Exupéry au début de l'année 1943 : il va y négocier avec le gouvernement américain les livraisons de matériel permettant de rééquiper l'armée française. Mais surtout, c'est lui qui signera, le 1er avril 1943, le tant attendu ordre de mission que trépigne d'obtenir un Saint-Exupéry désespéré de ne pas servir son pays. Ses amis tentent de le faire changer d'avis, mais le 4 mai 1943, après un départ précipité et alors que Le Petit Prince est en cours de publication, il débarque à Alger où l'attend Georges Pélissier ; Béthouart le rejoindra quelques mois plus tard, en novembre 1943, lorsqu'il est nommé chef d'état-major de la Défense nationale à Alger et promu général de corps d'armée. Il accompagnera à ce titre le général de Gaulle dans ses différents voyages à Rome, Londres et débarquera avec lui à Courseulles en Normandie le 14 juin 1944. On connaît par ailleurs les exemplaires offerts à Consuelo, à Léon Werth, à Bernard Lamotte, à Jane Lawton, à Curtice Hitchcock, à Elisabeth Reynal, à Jacques Maritain, à Isaac Molho, à Anne Morrow et Charles Lindbergh, Jean Renoir, à Natalie Paley, à Nadia Boulanger et à Lewis Galantière. Très belle provenance sur ce papier de tête du grand texte de Saint-Exupéry sur le second conflit mondial. Des bibliothèques Michel Demont (ex-libris) et Jean-Claude Mocellin (Alde, « Un siècle de littérature», 19 mai 2022, n° 50).
Envoi signé New York, Raynal & Hitchcock, [1942]. 1 vol. (130 x 190 mm) de 198 p. et 1 f. Cartonnage et jaquette éditeur. Traduction anglaise par Stuart Gilbert, préface d'André Gide. Envoi signé : « Pour Mademoiselle Marcelle Boucher, en très amical souvenir, Antoine de Saint-Exupéry ».
En 1929, devenu directeur de l'exploitation de la compagnie « Aeroposta Argentina », Antoine de Saint-Exupéry a pour mission d'ouvrir une ligne vers la Patagonie et la Terre de Feu, quelque 2500 kilomètres au sud de Buenos Aires. C'est en Argentine qu'il écrit les premières lignes de Vol de nuit, dans l'appartement 605 de l'historique Galería Güemes, dans le centre de Buenos Aires, où il s'installe au cours de l'année 1929, une fois nommé directeur de « l'Aeroposta Argentina». Un an plus tard, il rencontre, lors d'un événement organisé à l'Alliance française de Buenos Aires, sa futur femme, Consuelo Suncín, sa « rose » ; il se marie avec la jeune femme, d'origine salvodorienne, en avril 1931, un mois avant la parution de Vol de nuit aux éditions Gallimard. L'ouvrage, préfacé par André Gide, reçoit les faveurs du public et de la critique, recevant le prix Femina. Vol de nuit se vend à plus de 150 000 exemplaires et, immédiatement traduit aux États-Unis, devient un best-seller, retenu dans la sélection du Book of the Month Club. En janvier 1941, Antoine de Saint-Exupéry décide de quitter définitivement la France occupée et de s'établir à New York. Il travaille aux dernières lignes de Flight to Arras, qui paraît en janvier 1942 dans la revue Atlantic Monthly, puis en volume le mois suivant : c'est un nouveau best-seller, qui permet à Antoine et Consuelo de Saint-Exupéry de s'installer à la fin de l'année dans l'appartement de Greta Garbo à Beeckman Place, à New York, où ils recevront et rencontreront les élites de la société new-yorkaise. Plusieurs événements auront lieu à l'Alliance française en fin de l'année 1942 et au début de l'année 1943, juste avant que Saint-Exupéry ne quitte New York. Il s'agit donc ici d'une des dernières dédicaces qu'il ait pu faire sur place. L'exemplaire provient de la collection de William Scherry, grand spécialiste américain de Saint-Exupéry, lecteur à l'Alliance française et fondateur de l'association « Remembering Saint-Exupéry», qu'il a dirigée de 1998 à 2010. Timbre humide bleu à la page de titre, « French Institute-Alliance française Library, 22 East 60th Street, New York, NY 10022».
s. d. | 21.40 x 27.20 cm | 9 pages sur 8 feuillets
Manuscrit autographe complet d'Antoine de Saint-Exupéry. 9 pages sur 8 feuillets à l'encre noire.Traces de pli horizontaux et verticaux. Un petit manque au centre de deux feuillets. Exceptionnel manuscrit inédit de Saint-Exupéry, à rapprocher de ses réflexions politico-économiques publiées dans les Carnets (1989, p. 43). Alors que les effets de la crise de 1929 se font ressentir en France, celui qu'on a surnommé "l'écrivain autodidacte", se passionne ici pour l'économie et apporte des hypothèses de réforme. A grands renforts de formules mathématiques et d'équations, il noircit de sa légendaire écriture des pages «Pour rendre les idées claires sur aujourd'hui» (feuillet 1), sur le fonctionnement économique de l'Etat et le marché du travail. Ces lignes inédites témoignent de la grande curiosité intellectuelle de Saint-Exupéry, son insatiable besoin d'innovation dans tous les domaines du savoir: mécanique, technologique, politique, économique... Saint-Exupéry tente ici de réformer le système capitaliste dont il faisait la critique et qu'il personnifieraen la figure du businessman dansLe Petit Prince. Dans ce texte, il élabore des théories où l'Etat se fait unique employeur, banquier et gestionnaire de la production: «Si l'Etat paie tous les salaires y compris ceux des administrations et se considère comme propriétaire de tous les produits (rien à changer au système capitaliste en ce sens qu'il peut payer aux administrations des primes spéciales rentrant dans leurs salaires et fonction de la qualité ainsi que la quantité. Il débourse une somme X. Il vend (ayant taxé ses stocks de façon à ce qu'ils expriment Y)». Sa réflexion fait suite aux conséquences du krach boursier qui avait eu raison de l'Aéropostale, colosse aux pieds d'argile où Saint-Exupéry avait déployé ses talents d'aviateur-écrivain. On se souvient également des sublimes lignes tirées de Terre des Hommes précisant l'opinion de l'écrivain sur la valeur du travail: «La grandeur d'un métier est peut-être, avant tout, d'unir des hommes: il n'est qu'un luxe véritable, et c'est celui des relations humaines». Soucieux d'une meilleure répartition des richesses, il forme au fil des pages une théorie à mi-chemin entre Keynes et Marx, sur le marché du travail et le régime des retraites. L'écrivain était bien au fait du labeur de l'ouvrier, lui qui passa de longues heures, penché sur la mécanique de ses carlingues. Il détaille ses vues sur les durées de travail «Soit en fin de compte 5 heures de travail par exemple pour produire - par homme - tout ce qui est nécessaire à l'homme. Avec un travail faible et il est possible d'alimenter les hommes de tout ce qui leur est - et peut avec l'augmentation du luxe - leur devenir nécessaire», et fait des calculs sur les épargnes, les retraites, le pouvoir d'achat. Ses réflexions autour du travail inondent ses chefs-d'uvre littéraires ainsi que ses écrits personnels, aspirant à un monde meilleuret une communauté humaine plus égalitaire : «À côté du poète le nez dans les étoiles (ce qu'il pouvait être parfois), de l'enfant piégé dans une grande carcasse d'homme qui regretta toujours le paradis perdu de sa jeunesse, de l'humaniste mystique de Citadelle, facettes d'un être infiniment complexe, Saint-Exupéry était aussi un homme de son temps, passionné par la modernité, en particulier technique, et qui essaya sans cesse de réfléchir à tous les problèmes qui se posaient à elle. D'où ces carnets, notes, feuillets épars innombrables qu'il noircissait sans relâche et transportait toujours dans ses poches et ses malles, et dont il aurait peut-être un jour fait un livre.» (Jean-Claude Perrier) Rares pages d'une personnalité profondément humaniste, d'un homme aux dons multiples d'aviateur, de romancier, de combattant politique et penseur économique. Saint-Exupéry pose ici les fondations d'une société idéale, et tente de calculer les facteurs à l'origine d'un ordre social harmonieux. - Photographies et détails sur www.Edition-Ori
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