Pays-Pourri, 3 mai 1790, à 11 h du matin. 2 pp. in-4 (21 x 16,3 cm), adresse.
La recherche des mulâtres insurgés. En avril 1790, des mulâtres assassinèrent quatre Blancs au Fond-Parisien, dans le quartier de la Croix-des-Bouquets, près de Port-au-Prince. Ils s’enfuirent, pour certains, dans la partie espagnole de Saint-Domingue, et, pour d’autres, au Pays-Pourri, près de la frontière espagnole. Le chevalier d’Attel, destinataire de la présente lettre, fut envoyé à leur recherche, d’abord au Fond-Parisien, puis au Fond-Verrette: «Un Nègre d’un habitant du Pays-Pourri ayant été pris par nos mulâtres à craindre, et qui s’est heureusement sauvé, vient de nous rapporter […] que le nombre des mulâtres s’est considérablement augmenté. Il en a compté 32 tous armés, et en outre un grand nombre de Nègres; leur gîte dans le bois est proche de l’habitation Coustard […]. Si vous demeurez quelques heures, il est très possible que vous les voyez défiler par le Fond-Verrette pour se rendre à l’espagnol car tel est leur dessein…». L’auteur de cette lettre était peut-être un parent de Joseph Bonne Hilaire Parisot de Plémont, propriétaire d’une caféterie et d’une cotonnerie (source: Colons de Saint-Domingue sur le site domingino.de). Commandant le détachement au Fond-Verrette, le chevalier d’Attel semble apparenté à la famille d’Attel de Luttange, originaire de Lorraine. Provenance: archives personnelles de Louis-Antoine de Thomassin, comte de Peynier.