Lausanne, Cahiers de la Renaissance Vaudoise, 1969. 2 volumes in-8 sous étui toilé, soit un volume broché et une chemise de même présentation contenant les planches.
Bien complet des 17 dessins et de l'eau-forte originale, justifiée (69) et signée par Étienne Delessert. Exemplaire de luxe de l'édition originale, tirage limité à 5326 exemplaires, celui-ci un des 126 lettrés et numérotés sur Arches (69), signés par l'auteur au justificatif. Chemise un brin insolée, pour le reste en parfaite condition.
Lausanne, Musée des Arts décoratifs, 1976. Petit in-folio, 4 estampes et 2 feuillets pour le justificatif sous chemise imprimée, portefeuille à 4 rabats, imprimé au premier plat.
2 acryligraphies de Étienne Delessert imprimées par Jean Genoud et 2 lithographies d'Alain Le Foll imprimées par Wolfensberger, toutes originales, tirées sur Rives, numérotées et signées par les artistes. Édité à l'occasion de l'exposition Imaginaires au Musée des Arts décoratifs. Tirage limité à 32 exemplaires numérotés, avant 75 hors portefeuille. Notre exemplaire est l'un des 22 après 3 de tête et outre 7 HC, il porte le numéro 16. Les estampes sont numérotées 16/100. Exemplaire enrichi d'un envoi autographe signé de Delessert au justificatif. Portefeuille très légèrement insolé, pour le reste en parfaite condition.
Paris, l'Edition d'Art H. Piazza, 1926. In-8 de [4]-XI-[3]-178-[2] pages, demi-maroquin à coins, dos à 6 nerfs orné de décors dorés et mosaïqués, titre doré, filets dorés sur les plats, tête dorée, gardes marbrées, couvertures et dos conservés, étui. Reliure signée Max Fonsèque.
Illustrations en couleurs de Etienne Dinet, décorations de Mohammed Racim. Tirage limité à 985 exemplaires, celui-ci un des 800 numérotés sur vélin B. F. K. (920).
HOMÈRE; RONSARD Pierre de; JODELLE Étienne; MAGNY Olivier de; SALEL Hughues (trad.); PELETIER DU MANS Jacques (trad.):
Reference : 21044
(1571)
A Paris, Pour Claude Gautier libraire, tenant sa boutique au second pillier de la grand'salle du Palais, 1571. 2 parties en un volume petit in-8 de [8]-207-[1]-8; 29-[2] feuillets (sig, A-Z8; Aa-Ee8 et A-D8). Le feuillet 126 mal chiffré 125 et un feuillet non chiffré entre 213 et 214 (ornement typographique). Plein vélin ivoire à rabats, dos lisse décoré de roulettes dorées, filets et petit médaillon central dorés sur les plats, tranches dorées.
Une des première éditions d'Homère en français. C'est en effet la première langue vernaculaire dans laquelle a été traduit L'Illiade, puis l'Odyssée. En 1530, Samxon donne une traduction de l'Illiade à partir de la traduction latine de Lorenzo Valla. Hugues Salel est le second traducteur de l'Illiade, mais le premier a travailler à partir du texte grec. "Salel ne fait pas d’Homère un historien : en effet, on ne croit plus guère, à partir de la moitié du XVIe siècle, à l’origine troyenne des rois de France. Contrairement à la traduction de Samxon, son projet est sinon commandé, du moins vivement encouragé par François Ier, qui en reçoit la lecture à mesure que son valet de chambre avance dans son entreprise – laquelle prend fin au dixième livre, quand meurt le roi. La traduction de Salel vise donc d’abord un cercle restreint de lecteurs incapables de lire Homère autrement qu’en vernaculaire, a fortiori en grec. Comme le reste de la noblesse d’épée, la cour de François Ier est séduite par ces récits de guerre antiques mais remis au goût du jour; l’emploi du vers s’explique aussi par la volonté de séduire ce public courtisan." L'épître liminaire de "Dame Poësie" s'adresse à François Ier. En 1545 paraît sa traduction des dix premiers livres du texte. En 1570 Claude Gautier publie ces dix livres avec les livres onze, douze et en partie le treizième. Et il fait suivre les deux premiers livres de l'Odyssée qui ont été traduits pour la première fois en français pas Jacques Peletier du Mans et publiés une première fois dans ses "Oeuvres poétiques" en 1547. Véritable production de la Renaissance, cette édition comporte plusieurs textes encomiastiques de Pierre de Ronsard, Étienne Jodelle, Olivier de Magny, François Charbonnier, Jean de Pardeillan, Pierre Paschal, Jacques Tahureau. Agréable exemplaire de cette seconde émission; jolies vignettes de titre (ainsi que les bandeaux, lettrines et culs-de-lampe). Un seul exemplaire répertorié sur RareBookHUB, chez Maggs en 1930. Déchirure sans manque au feuillet 100. Brunet, III, 290; Tchemerzine, IV, p.264 à Olivier de Magny et V, p. 153 à Peletier du Mans. Ellen Delvallée, "Première transmission de l’Iliade en France au xvie siècle : Lemaire, Samxon, Salel" in Notre Homère. UGA Éditions, 2021.
A Paris, de l'imprimerie de Belin, an VI de la République. 3 volumes in-8 de XVI-336; [4]-343 et [4]-359-[1] pages, cartonnage de papier vert d'eau, étiquettes de titre orange.
Orné de trois frontispices dessinés par Bornet et gravés par Jourdan. Édition originale. Étienne-François de Lantier (1er octobre 1734 à Marseille - 31 janvier 1826 à Marseille1) est un écrivain et dramaturge français du XVIIIe siècle. En 1798, inspiré par la vie du Comte de Saint-Germain, il publie les Voyages d’Anténor qui connurent à l’époque un très grand succès avec 16 éditions et des traductions en diverses langues, qui lui valurent à l'ouvrage le surnom d’Anarchasis des boudoirs, en référence à l’œuvre de l'abbé Barthélemy, Voyage du jeune Anarchasis en Grèce, publié en 1788. wiki.
Zurich, Fédérations des coopératives Migros, Editions M, Cabas en papier de la Migros, 40,5 x 32 x 17 centimètres, poignées.
33ème cabas édité par la Migros, créé par l'artiste lausannois Etienne Delessert. Un des 150 exemplaires signés et numérotés par l'artiste et enrichi d'une intervention à l'encre rouge et orange et au crayon blanc. (138/150).
Genève, Editions Claude Givaudan, 1967. Livre-objet présenté sous une boîte carrée en carton, sérigraphiée sur toutes ses faces (intérieures et extérieures), contenant 62 feuillets carrés (21 x 21 cm).
Singulière publication de l'extravagant éditeur genevois Claude Givaudan. 4 feuillets imprimés sur carton jaune sont le titre, le mode d'emploi, la table et la justification: édition originale tirée à 1204 exemplaires (987). Les 58 autres feuillets sont imprimés en sérigraphie et illustrés d'une photographie d'une oeuvre d'Étienne Martin (47), 7 sont imprimés en sérigraphie recto/verso, et 4 sont illustrés d'une photographie au recto uniquement. Au crédit des photographes, on peut citer Craven, Robert Descharnes, Leni Iselin, Laurent Pinsard et Marc Vaux. "Pour lire cet album, après une prise de connaissance des photos et de leur triple aspect, s'en servir comme d'un jeu de cartes en prenant une feuille au hasard pour en recouvrir telle ou telle case. A ce moment, la véritable lecture s'anime et nous passons du livre au jeu, c'est-à-dire à une image mouvante et parlante. […] La participation active du spectateur-lecteur rend la Demeure sphérique. Ce jeu est un des dialogues possibles avec le monde." En parfaite condition.
BUFFON George Louis Leclerc comte de & LACEPEDE Bernard Germain Etienne de Laville-sur-Illon comte de:
Reference : 4362
Paris, Imprimerie Royale, Entre 1774 et 1790. Ensemble de 57 volumes in-12 reliés en plein veau marbré du temps, dos lisses ornés de filets et fleurons dorés, étiquettes de tomaison et titre en maroquin vert et rouge. Seuls six volumes présentent quelques infimes différences de reliures. Bel ensemble réunissant 695 planches hors texte et 4 cartes dépliantes.
Du comte de Lacépède ne sont pas présentes dans cette collection les parties concernant les poissons et les cétacés. Histoire naturelle générale et particulière (13 volumes, 38pl. et 4 cartes); Histoire naturelle des oiseaux (18 volumes, 261pl.); Histoire des animaux quadrupèdes (13 volumes, 346pl.); Histoire naturelle des minéraux (9 volumes) [avec] Bernard Germain Etienne de Laville -sur-Illon comte de Lacépède: Histoire naturelle des quadrupèdes ovipares et des serpens [sic] (4 volumes).
A Amsterdam, Chez Zacharie Chatelain, 1751. 2 volumes in-12 de LXXXVIII-204 + 321 pages. Demi-veau havane à coins, dos lisses ornés de filets dorés, pièces de titre bordeaux, de tomaison bleu clair. Bel état.
Originaire de Metz où il exerçait ses fonctions d’avocat général, Pavillon était l’ami de Bossuet et entra à l’Académie française grâce à son appui. Son oeuvre est indissociable du règne de Louis XIV et contient de nombreuses lettres adressées à des personnages de la Cour, ainsi que des vers de circonstance. Ex-libris de Charles-Edouard Lardy.
Paris, Librairie Générale et Internationale, sans date. Petit in-8 de 310-[2] pages, demi-maroquin noir, dos à 5 nerfs avec titre doré, couvertures conservées, tête mouchetée. Très légèrement frotté en tête et en queue.
Rare et, de plus, enrichi d'un envoi autographe signé de l'auteur.
A Paris, chez les Libraires Associés, Oeuvres de M. l'Abbé de Condillac, tome I, 1787. 2 parties en un volume in-12 de [4]-XVI-383 pages, demi-veau blond à coins, dos lisse orné de filets, titre et tomaison doré, étiquettes de titre caramel, pastille de toamaison bordée d'une couronne de feuilles, tranches jaunes.
Il s'agit du premier volume des oeuvres de Condillac, mais le texte ici présent est bien complet. Troisième édition, revue et augmentée.
Paris, Duchesne, 1765. 2 volumes in-12 de XIX-324 + [4]-VIII-359 pages, deux frontispices, vignette répétée aux titres et une figure, plein veau marbré, dos lisses ornés de filets et fleurons dorés, étiquettes de titre en maroquin rouge, de tomaison vert (rel. du temps, léger accrocs au coiffe, coins lég. ouverts).
Ces deux volumes renferment des oeuvres mêlées (dont le poème «Le Chevalier Duvet», chevalier de la gente féline, illustré d’un jolie gravure de Gravelot), un traité de la prononciation, un discours sur la lecture, ainsi qu’un long texte sur l’histoire et la géographie de la Nouvelle-Ecosse (Canada).
Paris, Chez Fessard, 1737 - 1746. In-folio de [60] feuillets montés sur onglets, plein veau moucheté, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, triple filet doré en encadrement des plats, roulette dorée aux coupes, dentelle dorée intérieure. Jolie reliure pastiche signée Pagnant.Pretty binding imitation signed by Pagnant.
60 planches en 5 cahiers, gravées par le comte de Caylus sur les dessins de Bouchardon. Belle suite en premier tirage des eaux-fortes de Caylus. L'ensemble des gravures porte encore la signature de Caylus, "C[aylus]. S[culptist]." qui sera effacée par Fessard lorsqu'il retouchera les cuivres. La cinquième suite est ici avant les numéros gravés, et a pour éditeur Fessard, et non pas Joullain, comme le mentionne Cohen. Cohen, 179; Mayor, Prints and People: A Social History of Printed Pictures, Princeton, 1981, n° 203.
Rouen, Loys du Mesnil, 1628. Petit in-12 de [24]p., 181ff., [2]p. bl., [8]p., 50ff. [mal chiffrés 1 à 20, 23 à 46, 45 à 50], 64ff., 60ff., 60ff., plein vélin ivoire à rabats, titre inscrit à l'encre au dos. Un cahier légèrement déboîté, quelques cahiers courts de marge, petit accident au second ff. de l'avant-propos, page de titre salie. Un lecteur attentif a inscrit quelques annotations et autres corrections au crayon gris. Reliure ancienne.
Illustré de 5 vignettes de titres, 2 répétées deux fois, 4 portraits dont un répété trois fois, 17 emblèmes et de très nombreux symboles et compositions typographiques (dans le premier livre des Bigarrures), et in fine la devise de Tabourot, "Tous accord" sur un tambour gravé. Rare exemplaire réunissant les deux livres de Bigarrures (numérotés I et IV, les livres II et III n'ayant jamais paru), Les Touches, Les Escraignes dijonnoises, et Les Contes facétieux, chacune des parties disposant de feuillets de titres distincts, elles furent souvent séparées et revendues séparément. Le terme de « touche » renvoie au vocabulaire de l'escrime ; les « escraignes » désignaient dans la Bourgogne natale de l'auteur des huttes en terre dans lesquelles les filles des vignerons se réunissaient pour la veillée, et ce nom était par extension appliqué à des contes ou à des traits souvent peu édifiants. Célèbre recueil "bigarré" de cet auteur rabelaisant qui traite avec une parfaite érudition la question du divertissement langagier. Un véritable traité des mécanisme de l'humour à la Renaissance: Tabourot explique tout d'abord, dans Les Bigarrures, le fonctionnement des jeux de mots fondés sur l'ambiguïté inhérente à la langue (« équivoques », « entends-trois ») ou sur la déstructuration de celle-ci (contrepèteries, rébus). Il s'intéresse ensuite aux formes traditionnelles de l'épigramme (Les Touches) ou du fabliau (Les Contes et Les Escraignes) proposant une attaque ou un récit dont la force comique réside en un glissement de sens : passage du figuré au littéral, changement d'échelle ou de registre, etc. Salué pour ses Bigarrures par les milieux savants de l'époque, Tabourot resta en revanche incompris dans cette démarche concernant les contes populaires considérés comme d'inspiration vulgaire. Les Bigarrures comprennent l'une des première présentations théoriques des rébus, dits « de Picardie », dans leurs utilisations emblématique ou simplement ludique. Plusieurs passages très lestes offrent des exemples caractéristiques de la littérature érotique d'avant l'âge classique. Alain Nicolas, vente Beaussant Lefèvre, 3/12/2010. C'est un peu l'ancêtre de l'Oulipo!!.
Paris, Jean Richer, 1608. In-12 de [12ff.]-181ff., [1ff]-[4ff.]-50ff. [mal chiffrés 1 à 20, 23 à 46, 45 à 50], 60ff., 60ff.(mal chiffré 59), 64ff., plein vélin ivoire à rabats, titre inscrit à l'encre au dos. Plusieurs vers ont cru spirituel de faire quelques galeries dans les marges, mais sans jamais s'aventurer dans le texte, se contentant des marges. Papier légèrement bruni, les pages de garde sont proprement décollées. Reliure ancienne.
5 vignettes de titres (de l'imprimeur ), 1 portrait répété 3 fois (Tabourot) et 1 portrait du sieur Gaulard, 17 emblèmes et de très nombreux symboles et compositions typographiques (dans le premier livre des Bigarrures), et in fine la devise de Tabourot, "Tous accord" sur un tambour gravé. Rare exemplaire réunissant les deux livres de Bigarrures (numérotés I et IV, les livres II et III n'ayant jamais paru), Les Touches, Les Escraignes dijonnoises, et Les Contes facétieux, chacune des parties disposant de feuillets de titres distincts, elles furent souvent séparées et revendues séparément. Le terme de « touche » renvoie au vocabulaire de l'escrime ; les « escraignes » désignaient dans la Bourgogne natale de l'auteur des huttes en terre dans lesquelles les filles des vignerons se réunissaient pour la veillée, et ce nom était par extension appliqué à des contes ou à des traits souvent peu édifiants. Célèbre recueil "bigarré" de cet auteur rabelaisant qui traite avec une parfaite érudition la question du divertissement langagier. Un véritable traité des mécanisme de l'humour à la Renaissance: Tabourot explique tout d'abord, dans Les Bigarrures, le fonctionnement des jeux de mots fondés sur l'ambiguïté inhérente à la langue (« équivoques », « entends-trois ») ou sur la déstructuration de celle-ci (contrepèteries, rébus). Il s'intéresse ensuite aux formes traditionnelles de l'épigramme (Les Touches) ou du fabliau (Les Contes et Les Escraignes) proposant une attaque ou un récit dont la force comique réside en un glissement de sens : passage du figuré au littéral, changement d'échelle ou de registre, etc. Salué pour ses Bigarrures par les milieux savants de l'époque, Tabourot resta en revanche incompris dans cette démarche concernant les contes populaires considérés comme d'inspiration vulgaire. Les Bigarrures comprennent l'une des première présentations théoriques des rébus, dits « de Picardie », dans leurs utilisations emblématique ou simplement ludique. Plusieurs passages très lestes offrent des exemples caractéristiques de la littérature érotique d'avant l'âge classique. Alain Nicolas, vente Beaussant Lefèvre, 3/12/2010. C'est un peu l'ancêtre de l'Oulipo!!.
Lausanne, L'Age d'Homme, 1983. In-8 broché de 197-[3] pages couverture à rabats illustré d'une composition d'Edvard Munch.
Edition originale enrichie d'un envoi autographe de l'auteur.
Paris, Onfroi, 1788. In-8 de [4]-362-[2] pages, demi-basane beige, dos lisse orné de filets dorés, pièces de titre beige et verte (manque de peau en haut du dos uniformément épidermé).
Illustré d'une carte de l'Asie mineure et des îles de la Grèce que l'auteur a visitées et d'un planche dépliante figurant le labyrinthe de Crète. Edition originale. Après avoir séjourné en Egypte, Savary restera deux ans sur plusieurs îles de l'archipel grec dont 15 mois en Crète. "Ses lettres sur la Grèce sont d'un très grand intérêt et restituent les conditions de vie des lieux qu'il visita ainsi que le caractère de leurs habitants plutôt que l'approche archéologique adoptée pour les lettres sur l'Egypte. Ces lettres perpétuent le sentiment anti-turc et le goût romantique exprimés auparavant par Guys et Choiseul-Gouffier" (Blackmer, Greece and the Levant, 1493).
A Messine [Paris], Par une Société de libraires, 1753. 2 volumes in-12 de [2]-XLI-[1]-216 et [2]-307 pages, plein veau moucheté brun, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, pièces de titre bordeaux. tranche rouges.
Premier volume illustré d'un frontispice reproduit en fac-simile et deux vignettes de titre gravées. Il s'agit probablement de la contrefaçon de la première édition sensément éditée en Hollande la même année, ayant pour principales différences le nombre de pages initiale (XXXVII au lieu de XLI) sans qu'il n'y ai de variante dans le texte; et les vignettes de titre qui sont légèrement différentes et orientées à l'opposée. (comparaison ex. de la BNF et e-rara). "Morelly est considéré comme un des utopistes les plus importants du XVIIIe siècle: il porte en lui le germe de toute les planifications de notre temps, qu'elles soient instituées sur notre gauche ou sur notre droite, ou même droit devant nous. Nous n'y échapperons pas, parce que les utopistes n'écrivent pas tous, il en est qui agissent" Versin. Inscription ancienne (1814) sur la page de titre. Coiffes, coins et mors restaurés. Malgré les défauts signalés, agréable exemplaire de cette singulière publication.Quérard, VI, 310; Versin, 602.
Paris, de l’imprimerie de Jules Didot l’aîné, imprimeur du Roi, 1822-1826. 2 volumes in-plano, [8] pages pour le faux-titre, le titre, la dédicace et l'avis de l’éditeur; 40 pages pour le précis historique de la Sicile, [90] pages de notices; 1 carte et 45 planches; [4] pages pour le faux-titre, le titre; [94] pages de notices, 2 pages de table; 48 planches. Demi-chagrin rouge à coins. Quelques défauts aux reliures (coins frottés, épidermures), rousseurs parfois prononcées. Le doreur a inscrit au dos "Voyage en Cicile"!
1 carte de la Sicile et 93 splendides aquatintes en noir et blanc, et parfois légèrement teintées. Notre exemplaire renferme une planche supplémentaire, qui n'est pas mentionnée dans la table des gravures, à savoir la "Vue générale des temples de Selinunte", gravée par Hegui d'après un dessin de Cassas, ce qui porte le nombre de planches, outre la carte géographique, à 93. Sans la liste des souscripteurs, comme souvent. C'est là un des plus beaux livres consacrés à la Sicile, et la plus belle réussite des publications d'Ostervald. On estime le tirage à environs 500 exemplaires en tout. Brunet V, 1379; Graese, VI, 400.
Paris, Chez Onfroi, 1785, 1786. 3 volumes in-8 de X-395-[3]; [2]-310; [2]-310 pages. plein veau moucheté brun, dos à nerfs ornés de filets et fleurons dorés, pièces de titre et tomaison beige, tranches rouges.
Illustré de 3 cartes géographiques dépliantes, et une grande vue de l'intérieur de la grande pyramide, dépliante aussi. Édition originale. Les deux premiers volumes constituent la relation de son voyage ; le dernier est consacré à l’étude de la religion et de la mythologie, d’après les textes arabes. Ces lettres, adressées à son ami Lemonnier, eurent d’abord une vogue prodigieuse et tous les journaux en firent le plus grand éloge. Parti en 1776 pour l'Égypte, et après avoir séjourné successivement à Alexandrie, Rosette, et au Caire, il en rapporte une description vivante faite au contact quotidien avec la population. Parlant l'arabe, son récit offre un contraste frappant avec l'austère description que fit Volney deux ans plus tard. C'est l'un des premiers voyages littéraires en Égypte, plus d'un siècle après François Savary de Brèves mais longtemps avant Chateaubriand, Lamartine ou Flaubert. (Wiki). Ex-libris XVIIIe non identifié. Auréole dans l'angle inférieur des 15 dernières pages du premier volume.
[La Chaux sur Cossonay], Parisod, 1967. In-8 de 18-[6] pages, en feuilles sous couverture grise imprimée. Non coupé.
Illustré de 2 vignettes de Pierre Estoppey. Édition originale de ce poème au tirage limité à 70 exemplaires numérotés, le nôtre portant le numéro 19. Très légèrement insolé, pour le reste en belle condition.
Paris, Editions "Je sers", 1930. 2 volumes in-4 de 233-[3] et 314-[6], demi-vélin ivoire, couvertures conservées.
Figures hors-texte en noir et en couleurs.
A Paris, chez Henri Agasse, an X (mai 1802). Grand in-4 de VIII-832 pages, demi-veau brun à coins, dos lisse orné de filets dorés, pièces de titre et tomaison rouges et vertes.
Illustré d'un beau portrait de Montucla gravé par P. Viel d'après une miniature et de 17 planches dépliantes hors-texte. Troisième volume uniquement qui contient les mathématiques pures, l'optique et la mécanique. Brunet, III, 1874; Quérard, Fr. litt. VI, 274. Exemplaire en parfaite condition.
Leipzig, Hartmann, 1827. In-8 de XXII-647-[3] pages, cartonnage de l'éditeur.
Orné de 11 planches dépliantes sur onglets par F. Milde et d'un tableau dépliant. Première édition allemande de ce texte important pour la psychiatrie moderne et notamment dans l'étude des types d'épilepsie pour lequel l'auteur distinguait l'intensité des crises en les nommant "le grand mal" et "le petit mal". Esquirol J.E.D. (1722-1840), psychiatre en poste à La Salpétrière, fut l'élève de Philippe Pinel avec qui il fonda l'école française de psychiatrie. Partageant un enseignement commun, Esquirol introduisit pour la première fois des méthodes statistiques dans la recherche psychiatrique tout en suivant les idées humanistes de son professeur. Rousseurs au texte et aux planches, quelques usures d'usages à la reliure (frottements). Ancienne étiquette de la librairie J.E.G. Müller à Berne. Précieux exemplaire provenant de la bibliothèque du docteur Paul Dubois, pionnier de la psychothérapie, avec son tampon gaufré. Heirs of Hippocrate, 1268.
Paris, G. Masson, 1894. Un volume in-8 de VI-335 pages, demi-maroquin vert, dos lisse orné de filets, roulettes et titre dorés.
Avec 214 figures dans le texte et 3 planches hors-texte. Édition originale du livre le plus rare et le plus célèbre de l’auteur (un incendie détruisit bon nombre d’exemplaires). Ci-dessous un passage de la notice consacrée à ce livre dans l’excellent catalogue publié par la Bibliothèque Nationale, En français dans le texte, en 1990; notice n°318, rédigée par Jacques T. Quentin: “Ce qui importe à Marey c’est d’avantage l’analyse du mouvement en tant qu’objet d’étude scientifique, et non sa synthèse à des fins commerciales ou spectaculaires : « Supposons qu’une bande pelliculaire portant des images positives défile au foyer d’un objectif et que cette bande soit fortement éclairée par derrière, les images serraient projetées sur un écran» (Le Mouvement). Il réalise ainsi la projection de ses films en 1893, mais il refusera toujours d’adopter la perforation latérale comme système d’entraînement. En 1895, le premier brevet de Louis Lumière rendra indirectement hommage au pionnier, en utilisant jusqu’au vocable que Marey avait forgé; ce brevet concerne en effet «un appareil servant à l’obtention et à la vision des épreuves chronophotographiques» (brevet du 13 février 1895). De fait, «les premiers films de l’histoire du cinéma sont ceux que Marey réalise à partir de 1888, avant même ceux d’Edison» (Michel Frizot). Sans qu’il y paraisse, Marey a transfiguré le réel le plus immédiat. En captant le mouvement pour mieux enregistrer les phénomènes vivants, il est parvenu à transcrire une idée du temps en terme d’espace [... ] ”. Mors inférieur fendu sur 5 cm., triste trace d'étiquette décollée au bas du dos.