A Paris, chez Buisson [Francfort, 1784], 1788. In-8 de 1 portrait, ((4)-366-(2) pp.Dossier des pièces pour un chanoine ressuscité à demi, contre les auteurs de sa mort et leurs complices. Sans lieu [Francfort], 1784. In-8 de (336) pp., 1 portrait, 1 carte de visite gravée dans le texte et 1 planche hors texte.Question intéressante pour tout le clergé, consultée à Paris sur les droits de juridiction de S.A.E. Mgr l'Archevêque de Mayence. Sans lieu, 1784. In-8 de 28-(4) pp.Ensemble 1 vol. in-8, demi-veau havane, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin vert olive, tranches rouges (reliure de l'époque).
Remise en vente de l'édition originale de 1784 avec une nouvelle page de titre à l'adresse de Buisson et le feuillet de Permission daté du 18 octobre 1787.« Récit de niches les plus extravagantes. Livre singulier parmi les singuliers. L'errata vaut son pesant d'or. » (Caillet, 9714, 9716, 9717).François-Louis Rumpler de Rorbach (Obernai, 17 mai 1730 – Strasbourg, 17 mai 1806), « esprit remuant et original, d'une humeur bizarre jusqu'à l'excentricité » (chanoine Schir, cité par le Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne), avait fait des études de droit civil et de droit canon à Strasbourg avant de se faire recevoir avocat au Conseil souverain d'Alsace, puis d'entrer dans les ordres à la mort de son père. Chanoine à Haguenau en 1759, aumônier ordinaire de la maison royale à Versailles de 1765 à 1771, il troqua son canonicat de Haguenau pour une prébende à Saint-Pierre-le-Jeune de Strasbourg, et fut dès lors continuellement en procès avec ce chapitre. C'est de ces procédures interminables qu'est né l'extraordinaire corpus ici réuni : une autobiographie rocambolesque, un dossier de pièces judiciaires et une consultation canonique, le tout publié à Francfort en 1784 et remis en vente à Paris en 1788.L'illustration est d'une singularité remarquable : deux portraits de l'auteur, une planche « Fondation d'une maison d'orphelines et d'une école françoise » à Obernai, et la curieuse carte de visite gravée dans le texte.Après la Révolution, Rumpler acquit à ses frais le Mont Sainte-Odile, les ruines de Niedermünster et le couvent des Capucins d'Obernai, cacha les reliques de sainte Odile pendant la Terreur et en organisa la translation solennelle en 1800.Caillet, 9714, 9716, 9717 ; Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, notice Rumpler François-Louis.