Paris, Pagnerre, 1845 in-8, 256 pp., dérelié.
Unique édition de cet ouvrage très engagé, composé par un avocat, ancien Conseiller aux cours d'appel de la Guadeloupe et de la Martinique et qui forme, parmi les nombreux livres de cette époque sur l'esclavage, "l'un des moins suspects de concessions aux multiples intérêts liés à la question esclavagiste". Son auteur, en effet, s'effectua un séjour assez difficile dans les Antilles, car, arrivé dès 1829, il ne voulut pas transiger avec ce qui demeurait du système colonial et repoussa les arguments mis en avant par les planteurs pour défendre leur mode particulier d'exploitation. Rappelé en métropole pour "insoumission aux règles sociales" en vigueur dans les îles, il vint s'établir dans le Tarn, devint en 1846 maire de la commune de Cadix, dans le canton de Valence d'Albigeois.Sa démonstration part de ce qu'il a vu et de la dénonciation de l'image édulcorée que les planteurs et écrivains à leur solde continuent de donner de la situation réelle des esclaves dans les Antilles. Alors que le gouvernement, dans les années 1838-1845 commandite études et rapports en vue d'éclairer le débat colonial et d'aboutir à une émancipation au moins progressive, Rouvellat de Cussac estime que les Français et leur gouvernement continueraient à ignorer "ce qui se passe dans nos pays d'Outre-mer relativement à l'esclavage des Noirs, tant qu'ils ne seraient informés que par des personnes intéressées directement ou indirectement à cacher ou à déguiser la vérité." D'où sa description sans concession, la plus proche possible de la réalité, des conditions de vie serviles : "On se donne beaucoup de soin, dans nos Antilles, afin que tout ce qui s'y passe de relatif aux esclaves, soit ignoré en France, et pour ensevelir des faits révoltants dans l'oubli le plus profond."Sabin, 73509. Ryckebusch III, 7298.Bel envoi de l'auteur à Monsieur Delpech, Professeur à l'école de droit de Toulouse... - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.