Genève / Paris, Slatkine / Champion, Edition du tricentenaire Jean-Jacques Rousseau - Oeuvres complètes XII et XIII, 2012. 2 forts volumes grands in-8, couvertures imprimées en deux tons. En belle condition. Les volumes comportent quelque illustrations hors-texte.
Volumes 12 et 13 des Oeuvres complètes de Jean-Jacques Rousseau sous la direction de Raymond Trousson et Frédéric S. Eigeldinger. Les Ecrits contiennent: Projet concernant de nouveaux signes sur la musique - Mémoire adressé à Jean-Jacques Dortous de Mairan, Jean Hellot et Jean-Paul de Fouchy - Dissertation sur la musique moderne - Lettre au "Mercure de france" - Lettre sur lopéra italien et français - Lettre à Raynal sur Blainville - Lettre à M. Grimm, au sujet des remarques ajoutées à sa lettre sur "Omphale"; - Lettre sur la musique française - Lettre d'un symphoniste de l'Académie royale de musique à ses camarades de l'orchestre - Examen de deux prinicpes avançés par M. Rameau - Essai sur l'origine des langues - L'origine de la mélodie - Extrait d'une Réponse du petit faiseru à son prête-nom, sur un Morceau de l'"Orphée" de Gluck - Lettre à M. Burney et Fragment d'observations sur l'"Alceste" italien de Gluck - Rousseau copiste de musique.
Editions de Phenicie, 2012. Plaquette in-8 brochée sur agrafes de 36 pages.
"A l'heure du tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau, revoici une occasion pour entretenir les liens qui nous relient encore à sa pensée humaniste et naturaliste. Il est ici question d'une passion qu'il s'était faite pour la botanique, passion qui le conduisit pour quelques jours pluvieux d'août 1769 jusqu'aux sommets du Pilat. Si les résultats botaniques de cette excursion pédestre ne lui laissèrent pas une impérissable impression, le souvenir de ce passage marqua suffisamment les mémoires pour que, vingt ans plus tard, lorsqu'éclatait la Révolution française, son patronyme lui fut emprunté pour parer la commune de Saint-Chamond d'un nom plus républicain : " Vallée Rousseau " !"
[Rousseau Jean-Jacques] Christian Delécraz, Danielle Buyssens:
Reference : 19791
(2013)
Genève, Infolio / MEG, 2013. In-4 broché, couverture à rabats. Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Musée d'ethnographie de Genève.
"« C'est de l'homme que j'ai à parler »: ainsi commence le « Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes » paru en 1755. Prise pour une invitation à suivre un Jean-Jacques Rousseau anthropologue, cette phrase a donné lieu à une exposition au MEG et à cet album. De Genève aux Amériques, en passant par la Suisse et par l'Orient, le parcours nous emmène sur les traces de Rousseau, en essayant de capter ce qui, de son époque, nous parle encore. Comme un voyage dans une époque qui a réfléchi avant la nôtre à l'histoire de l'humanité et au destin des peuples de la Terre, ce petit livre richement illustré nous parle d'égalité et de différences et met en évidence des interrogations de Rousseau qui nous concernent toujours."
Genève, Slatkine, 1994. In-8 broché à l'italienne, couverture photographique imprimée en deux tons. Abondamment illustré en noir et en couleurs.
Genève, Slatkine, 1994. In-8 broché à l'italienne, couverture photographique imprimée en deux tons. Abondamment illustré en noir et en couleurs.
Exemplaire agrémenté d'un envoi autographe signé de l'auteur.
Amsterdam / Paris, Frédéric Muller / Firmin Didot, 1858. In-8 broché, couverture imprimée. Accrocs et manques en bords de la fragile couverture, petits manques en tête et en queue, fentes au dos - il est, depuis que la photo a été prise, recouvert bien entendu de papier cristal. Intérieur frais, non coupé. Frontispice dépliant.
Office national suisse du tourisme, 1962. In-12 broché sur agrafes, couverture décorée (un peu tachée). Illustré de lettrines et de gravures anciennes.
Une petite curiosité en 4 langues (Français, allemand, italien, anglais).
Stéréotype d'Herhan, An XI = 1802. In-16 de XI-240 pages, demi-veau blond à coins, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre brune. Reliure légèrement frottée.
En introduction, Lettres de M. Rousseau sur Ver-vert, la Chartreuse et autres pièces, suivies de Ode adressée à Gresset par Frédéric II, Roi de Prusse.
L'Encyclopédie Sonore – 190 E 109, collection Les pages qu'il faut connaître, sans date. 33 tours, format 45, poschette illustrée. Pochette et disque en parfait état.
Textes dits par Jean Deschamps et Pierre Blanchar.
Classiques Garnier, 1961. In-8 broché, couverture imprimée sous jaquette illustrée. Tampon de possesseur sur garde, microscopique accroc à la jaquette (en tête).
Genève, chez Albert Kundig, 1922. In-8 broché de 36 pages, couverture décorée rempliée - un peu défraîchie, début de fente au mors supérieur.
Cet ouvrage était offert par l'imprimeur genevois à l'occasion de la quatrième conférence du Bureau International du Travail.
Lausanne, la Guilde du livre, collection des Classiques, 1941. In-12, pleine buflette rouge décorée, gardes rouges et or.
Lausanne La Guilde du livre, collection Correspondances et mémoires, 1959. In-8, cartonnage avec titre en vert et plume dorée au dos. Illustratrions en noir.
Tirage limité à 8030 exemplaires numérotés, celui-ci numéro 1336. Présentation, choix et notes de Marcel Raymond.
Lausanne La Guilde du livre, collection Correspondances et mémoires, 1959. In-8, cartonnage avec titre en vert et plume dorée au dos. Illustrations en noir.
Tirage limité à 8030 exemplaires numérotés, celui-ci numéro 185. Présentation, choix et notes de Marcel Raymond.
Librairie Garnier Frères, collection Classiques Garnier, 1927. Fort volume in-12 broché, couverture imprimée. Dos légèrement foncé, agréable condition générale.
Librairie Garnier Frères, collection Classiques Garnier, 1926. Fort volume in-12 broché, couverture imprimée. Dos légèrement foncé, agréable condition générale, non coupé.
Librairie Garnier Frères, collection Classiques Garnier, 1926. Fort volume in-12 broché, couverture imprimée. Dos légèrement foncé, quelques repères dans le texte.
Genève 1780 12 20x26 Genève, s. n. e., 1780 1782. Douze volumes in-4° (205 x 255 mm). Contenu:Tome I. [Faux titre: Collection complète des uvres de J. J. Rousseau. Tome premier]. Collection complète des uvres de J. J. Rousseau, citoyen de Genève. Tome premier. Contenant les ouvrages de politique. A Genève, 1782. [8]+539+[1] pages.Tome II. [Faux-titre: Julie, ou la nouvelle Héloïse. Tome premier]. La Nouvelle Héloïse, ou lettres de deux amans, habitans dune petite ville au pied des Alpes.; recueillies et publiées par J. J. Rousseau. Tome premier. A Genève, 1780. [4]+[XLVII+[1bl]+548 pages. Tome III. [Faux-titre: Julie, ou la nouvelle Héloïse. Tome II]. La Nouvelle Héloïse, ou lettres de deux amans, habitans dune petite ville au pied des Alpes.; recueillies et publiées par J. J. Rousseau. Tome II. Genève, 1780. [4]+537+[1bl] pages.Tome IV. [Faux-titre: Emile, ou de léducation. Tome premier]. Emile, ou de léducation. Par J. J. Rousseau, citoyen de Genève. Tome premier. Genève, 1780. [4]+IV+485+[1bl] pages.[Tome V. [Faux-titre: Emile, ou de léducation. Tome II]. Emile, ou de léducation. Par J. J. Rousseau, citoyen de Genève. Tome II. Genève, 1780. [4]+537+[1bl] pages.Tome VI. [Faux-titre: Mélanges. Tome premier]. Jean-Jacques Rousseau, citoyen de Genève, à Christophe de Beaumont, archevêque de Paris []. Genève, 1781. 633+[1bl]+[1]+[1bl] pages.Tome VII. [Faux-titre: Mélanges. Tome second]. Discours sur cette question. Quelle est la vertu la plus nécessaire aux héros; & quels sont les héros à qui cette vertu a manqué? Proposée en 1751 par lAcadémie de Corse. [...]. Genève, 1781. 598+[2] pages. Tome VIII. [Faux-titre: Théâtre, poésie et musique. Première partie]. Narcisse ou lamant de lui-même, comédie représentée par les Comédiens ordinaires du Roi, le 18 décembre 1752. [...]. Genève, 1781. XXX+[2]+583+[1] pages. Tome IX. [Faux-titre: Dictionnaire de musique]. Dictionnaire de musique. Par J. J. Rousseau. Genève, 1781. XIV+[2]+772 pages et 14 planches gravées dépliantes de musique.Tome X. [Faux-titre: Collection complète des uvres de J. J. Rousseau. Tome dixième]. Collection complète des uvres de J. J. Rousseau, citoyen de Genève. Tome dixième. Contenant la première partie des Mémoires, composée des Confessions & des Rêveries du promeneur solitaire. A Genève 1782. [4]+517+[1] pages.Tome XI. [Faux-titre: Collection complète des uvres de J. J. Rousseau. Tome onzième]. Collection complète des uvres de J. J. Rousseau, citoyen de Genève. Tome onzième. Contenant la seconde partie des Mémoires, ou Rousseau juge de Jean-Jacques, en trois dialogues. A Genève, 1782. [4]+466+[3: Avis de la Sté Typographique de Genève du 1er mars 1782]+[4: Note des pièces qui entreront dans le supplément]+[1bl] pages. Tome XII. [Faux-titre: Collection complète des uvres de J. J. Rousseau. Tome douzième]. Collection complète des uvres de J. J. Rousseau, citoyen de Genève. Tome douzième. Contenant des pièces sur divers sujets, & un recueil de lettres sur la philosophie, la morale, et la politique. A Genève, 1782. [4]+679+[1bl] pages. Un ex-libris héraldique gravé est collé au premier contreplat de chaque tome, ayant appartenu à Jean-François-Paul Grand (Paris, 1752 Lausanne, 1829), banquier à Paris (Grand & Cie), associé de son père dès 1775, administrateur de la Caisse dEscompte de 1784 à 1790, acquéreur du domaine de Valency à Lausanne en 1794. Il réunit dans la maison, toujours existante, une «importante bibliothèque», que Charles Morton put encore examiner vers 1930 chez ses descendants (Charles Morton: Anciens ex-libris héraldiques vaudois, no 87). Reliures de lépoque en demi-basane fauve, dos lisse orné de filets, pièces de titre vertes et pièces de tomaison jaunes, tranches jaunes, ex-libris du premier propriétaire frappé en or au bas des dos: «Paul Grand». Les volumes sont en très bon état, à part des traces claires de giclures (?) sur les dos et des coins occasionnellement légèrement émoussés; lintérieur des volumes est irréprochable.
Superbe édition publiée par la Société Typographique de Genève, en trois formats, in-4°, in-8° et in-12°; le texte en a été établi par Paul Moultou (1731-1787) et Pierre-Alexandre Du Peyrou (1729-1794).Exemplaire en douze tomes, incluant les trois volumes du premier supplément paru en juin 1782, qui contiennent notamment la première partie des Confessions et les Rêveries du promeneur solitaire (X), Rousseau juge de Jean-Jacques (XI) et des pièces diverses (XII). Les tomes XIII et XIV parus en septembre-octobre 1782, le tome XV de 1783 et les tomes XVI et XVII de 1789, contenant notamment la seconde partie des Confessions, sont absents. Très bon
Paris, P. Didot l'Aîné, An IX (1801) 22 volumes in-8 de VIII, 314 pp. - (2) ff., 298 pp. - (2) ff., 423 pp. - (2) ff., 298 pp. - (2) ff., 337 pp. - (2) ff., 426 pp. - (2) ff., 532 pp. - (2) ff., 408 pp. - (2) ff., 412 pp. - (2) ff., 340 pp. - (2) ff., 412 pp. - 299, (1) pp. - (2) ff., 431 pp. - (2) ff., LXIII, 355 pp. - (2) ff., 504 pp. - (2) ff., 416 pp. - (2) ff., IV, 352 pp. - (2) ff., 464 pp. - (2) ff., 519 pp. - (2) ff., 428 pp. - (2) ff., 376 pp. - 379 pp., veau Lavallière glacé, roulettes dorées en encadrement sur les plats, dos lisses ornés de caissons frappés d'un fer historié, pièces de titre et de tomaison de maroquin noir, roulettes dorées sur les coupes et bordures intérieures, tranches dorées (R. P. Bozerian).
"Édition collective de Jean-Jacques publiée par Didot, sous le Consulat. Dès avant sa mort, l'engouement suscité par les écrits de Jean-Jacques encourage les éditeurs à proposer des éditions collectives. Le renom du citoyen de Genève atteint des sommets sous la période révolutionnaire, stimulant un intérêt pour ses écrits politiques. Établie par Jacques-André Naigeon - le disciple de Diderot -, François Joseph Fayolle et l'abbé François Bancarel, cette nouvelle édition entend se ""distinguer de toutes celles qui ont paru jusqu'ici"", et servir ainsi ""de type à celles qu'on donnera dans la suite"". Le soin des éditeurs s'est porté sur l'établissement des textes. ""Le Contrat Social, et le Discours sur l'Origine de l'inégalité […], ont été imprimé sur un exemplaire corrigé de la main de l'auteur […]. L'Emile a été collationné avec le plus grand soin sur deux manuscrits autographes, […] ; nous n'avons pas balancé à rétablir divers passages […] pour lesquels on avait exigé des cartons […]. Le texte des Confessions a été rétabli dans toute sa pureté d'après le manuscrit que Rousseau avait enveloppé et cacheté […] que sa veuve vint offrir, dès 1793, à la Convention nationale. […]. Le citoyen Clos, nous a généreusement offert l'exemplaire des Lettres de la Montagne, qu'il tient de l'amitié de Jean-Jacques, et dans lequel on remarque plusieurs corrections de sa main, […]"". Cette édition comprend 20 volumes auxquels ont été réunis les 2 tomes de la Correspondance originale et inédite de J.-J. Rousseau avec Mme Latour de Franqueville et M. Du Peyrou, Paris, Giguet et Michaud, an XI-1803. L'ouvrage comprend 14 planches de musique notée ""airs principaux du Devin du village"" (t. IX), 13 planches hors-texte repliées de partitions et schémas (t. XII, Dictionnaire de musique) ainsi qu'une reproduction en fac-similé imprimé à l'encre brune d'une lettre manuscrite de Rousseau adressée à Madame de Créqui, en 1751 (t. XVIII). Cette édition de Didot ne comporte initialement pas d'illustrations, mais notre exemplaire a été enrichi de 25 planches issues de la ""collection Dupréel"" (Cohen, 913 ; Girardin, pp. 112-146), dont 10 gravées sur des dessins de Moreau le Jeune et 4 d'après Le Barbier. Parmi cet ensemble de tailles-douces, on note, à côté des illustrations des écrits de Rousseau, son portrait en médaillon numismatique à l'antique par Augustin de Saint-Aubin, ainsi que son tombeau sur l'île des Peupliers à Ermenonville. Très bel exemplaire en reliures uniformes de Jean-Claude Bozerian, dit Bozerian l'Aîné, actif à Paris, de 1790 à 1811. Le fer répété au dos des volumes représente une figure de la Charité allaitant, assise entourée de trois autres enfants. L'un brandit un bonnet phrygien au bout d'un bâton, tandis que deux d'entre eux allument le feu d'un vase ardent. De la bibliothèque Rudolf Gutman (1880-1966) avec ex-libris. Bulletin Morgand n° 4, nov. 1905, n° 558, exemplaire cité. - Girardin, Iconographie des Œuvres de Jean-Jacques Rousseau, Paris, 1910, pp. 112-146. - T. Dufour, Recherches bibliographiques sur les œuvres imprimées de J.-J. Rousseau, 1925, t. I, 402 et 363. - P. Stewart, Éditer Rousseau Enjeux d'un corpus (1750-2012), ENS, 2012."
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ROUSSEAU (Jean-Jacques), STANISLAS Ier LESZCZYNSKI Roi de Pologne, MENOUX (Joseph de)
Reference : 38265
3 ouvrages reliés en un volume in-8 (182 x 112 mm), demi-maroquin acajou à coins, dos à nerfs orné de compartiments garnis d'un décor d'encadrement doré, titre doré, tête dorée (rel. fin XIXe).
1- Edition originale, exemplaire bien complet du frontispice gravé par Ch. Baquoy : "Satyre, tu ne le connais pas", qui n'a été joint qu'à un nombre réduit d'exemplaires. Louvrage a été imprimé à Paris, sous la fausse adresse de Genève, par les soins de Diderot pour le compte du libraire Pissot."Le livre qui rendit Rousseau célèbre"; son succès foudroyant propulsa le Citoyen de Genève sur lavant-scène de la République des Lettres. En répondant par la négative à la question mise au concours par l'Académie de Dijon, Rousseau prend le contre-pied de ses contemporains pour dénoncer un ordre social fondé sur le luxe et les inégalités, corrompu et bafouant les véritables valeurs. Et de démontrer que les progrès indéniables des sciences et des arts ne se sont pas accompagnés dun progrès moral. La descendance de cet essai sera immense."Une force insoupçonnée et sincèrement rebelle apparaît dans ce Premier Discours, une pensée novatrice qui sonne juste. Et la lumière que Rousseau jette sur l'homme et sur le lien social va contribuer à remettre en cause une certaine idée du progrès" (Jacques Berchtold).(Dufour, n°13. Gagnebin, III, p. 1854-1855).2- Edition originale. (Conlon, Ouvrages relatifs à J.J. Rousseau, n°2).3- Edition originale de la réponse de Rousseau à la brochure de Stanislas Leszczynski (cf. ci-dessus). (Dufour, n°23, p. 24).Mors légèrement frottés.Très bon exemplaire, frais, grand de marges, bien relié.
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[ Chez Marc-Michel Rey] - ROUSSEAU, Jean-Jacques ; [ MERCIER DU ROCHER, André Charles François ]
Reference : 60167
(1777)
4 vol. in-12 reliure demi-basane marbrée, Chez Marc-Michel Rey, Amsterdam, 1777, xi-338 pp. (dernier f. de table paginé 337-338 monté par erreur en fin du tome 4) ; 2 ff., 255 pp. ; 2 ff., 240 pp. ; 2 ff., 318 pp., avec 5 planches hors texte, non signées
Exceptionnel exemplaire tout à fait remarquable pour les diverses longues notes manuscrites, couvrant plusieurs des gardes blanches (et quelques marges), rédigées par l'avocat poète et militant jacobin André Mercier du Rocher. Il y évoque notamment ses souvenirs et rapporte les témoignages vécus d'une connaissance directe de Jean-Jacques Rousseau. Né à La Rochelle, André-Charles-François Mercier du Rocher (1753-1816) est bien connu pour son parcours politique mais également pour son Journal ainsi que pour ses Mémoires, source importante pour l'histoire de la Révolution Française en Vendée.Dans le tome premier on peut lire cette note manuscrite importante : "Lorsque j'arrivai à Paris au mois de mai 1780, un des commis de la Douane se présenta au Bureau de la Diligence rue contre escarpe pour fouiller les paquets des voyageurs. Lorsqu'il voulut bouleverser les miens, je lui observai que je n'avais ni sel ni tabac, ni marchandises de contrebande ; n'importe dit-il, il faut voir il tombe sur cet ouvrage, en lut le frontispice et s'écria : L'Emile de Rousseau ! Monsieur c'est un livre prohibé, et il s'en serait emparé si deux de mes compagnons de voyage, un capitaine de la Marine Royale et [ Puyard ? ] de Montjourdain qui a péri depuis avec tant d'autres gens lettrés, ne s'y fussent opposés. Ce livre était donc bien confisqué partout !". L'annotateur signale également qu'un "M. C*** a imprimé un Emile chrétien en 3 vol. in-12 dont le librairie Crapet place St Michel à Paris ne put se défaire au très bas prix d'une livre dix sousn dans l'année 1787", et copie en regard un extrait d'une "Epître à la Raison" évoquant Voltaire, tirée du Mercure de février 1785. En dernière garde du même tome, Mercier du Rocher commente une note de la page 28 : "On ne se tue point pour les douleurs de la goutte dit l'auteur. J'ai connu à Paris un homme très [ ... ] des Principes de J. J. Rousseau, qui s'est coupé le cou avec un rasoir pour éviter les douleurs de la gravelle. Il se nommait Murice, il avait été Prêtre et curé et avait abandonné sa cure pour vivre en laïque avant 1780".En garde du tome second, on découvre une autre longue et remarquable note manuscrite : "j'ai rencontré le onze 8bre 1806, à Paris, un M. De Vouron, fils naturel du Duc de Grammont, c'est un homme d'une figure agréable, et d'une éducation soignée, c'est la Bonté, la douceur, la Bonhomie personnifiées. Il a vécu très familièrement avec J. J. Rousseau et a demeuré ensuite [ chez ] un des ennemis de Rousseau, c'est tout dire, chez Palissot qu'il n'aime pas autant que le Bon Jean-Jacques. Il m'a raconté plusieurs particularités de ce dernier. Avez-vous lu Télémaque lui demandait J.J. (De Vouron était alors jeune). Oui, Monsieur Rousseau. Comment trouvez-vous ce livre ? Il est bon, dit Vouron, mais... "Quoi ? Mais, repart vivement Rousseau ? Il manque de feu, dit Vouron. Monsieur, répond J. Jacques, le feu y est sous la cendre. Une autre fois, M. de Vouron se promenant seul rencontra Rousseau seul aussi. Comment, dit le Philosophe, jeune homme, vous êtes seul ? Vous êtes bien seul aussi, Monsieur Rousseau. Oh ! je suis plus âgé que vous ; et puis [j'ai ] l'expérience des hommes. M. de vouron dit un jour à Rousseau qui se plaignait de ses malheurs, c'est le sort des grands hommes ; vous devez vous attendre à cela. Mais répondit Rousseau d'un air fâché, vous n'êtes pas consolant Monsieur de Vouron. Cette réponse montre clairement que Rousseau voulait être plaint plutôt que flatté. Il était logé près d'un Maréchal Ferrant. En rentrant chez lui il failli avoir la cuisse cassée d'un coup de pied de cheval qui ne fit que l'effleurer. Rousseau racontait cet accident avec des yeux affectés d'un sentiment si extraordinaire que Vouron ne put s'empêcher d'en rire. Le Philosophe se tut alors en se regardant à un Miroir. M. de Vouron dit M. Palissot très aimable, il la [illisible] avec François de Neufchâteau, qu'il croit plutôt un politique qu'un homme de Lettres."Etat très satisfaisant (manques en coiffe, accroc à un dos, reliure un peu frottée, ex-libris ms. "ex bibliotheca A.C.Fr. Mercier du Rocher, Rupellensis, 1782"). Dufour, 201 ; McEachern, Emile, 29
3 ouvrages reliés en un volume in-8 (196 x 123 mm), plein veau marbré de l'époque, dos lisse orné de compartiments richement fleuronnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges.
1- Deuxième édition publiée quelques semaines après l'originale, de ce brûlot qui envenima la "querelle des Bouffons" pour des décennies. "Le résumé des idées de Rousseau sur la musique (...), le plus impitoyable des réquisitoires contre la musique française qui fit scandale (). En manière de représailles, les musiciens de l'Opéra brûlèrent Rousseau en effigie dans la cour du théâtre" (Catalogue exposition Rousseau, B.N. 1962, n° 116). Rousseau ne critiquait pas seulement l'infériorité de la langue française, mais aussi l'esthétique de l'opéra français de son temps, "le conventionnel des représentations, les airs à roulades sans rapport avec les sentiments, l'apparat ridicule des scènes à machines, les éclats vocaux et les excessives gesticulations des interprètes (), l'absence d'action dramatique, l'abus d'une mythologie ressassée et la pompeuse niaiserie des livrets" (Cf. Jacques Gheusi, "E. Universalis").(Bibliothèque Cortot, p. 171. Fétis, 3943. Dufour, 32. Gregory, p.237. RISM B/VI/2 p.734. Sénelier, 120. Tchemerzine-Scheler, V, 529).-2- Edition originale. La réponse de Rousseau à l'article "Genève" qui venait de paraître dans l'Encyclopédie, dans lequel D'Alembert suggérait des réformes pour la ville de Genève: projet pour une "cité philosophe" de liberté politique et culturelle, notamment par la levée de l'interdiction d'un théâtre permanent. Rousseau résume, dans sa critique, tout ce qu'il dénonçait déjà comme une illusion: "le théâtre comme école de l'hypocrisie, le bel esprit, la civilité telle qu'on la conçoit à Paris sont inconciliables avec les murs de véritables citoyens. Ses thèses sur les spectacles ne sont qu'un aspect de sa réflexion sur la modernité: à quelles conditions la république est-elle possible ? Comment lier adéquatement morale, esthétique et politique" (cf. B. Bachefen, ENS éditions). Quelques piqûres aux premiers feuillets.(Gagnebin, V, 1812. Tchemerzine-Scheler, V, 535). -3- Édition originale de cette réfutation en règle du "Discours" de Rousseau présentée par Charles Borde devant lacadémie de Lyon. La "Dernière réponse" de Rousseau figure, en première édition, sous faux-titre particulier à partir de la page 61. (Conlon, n°5. Dufour, n°24).Très bon exemplaire, très bien relié à l'époque.
Phone number : 33 01 47 07 40 60
1782 Genève, Société typographique, puis Barde & Manget, 1782 - 1782 ; 12 volumes in-4, dos en veau havane , pièces de titre en maroquin rouge, plats de veau glacé porphyre, encadrements et décors dorés, roulettes intérieures, tranches rouges (reliure d'époque).Tome 1 La politique Tome 2 Julie ou la nouvelle Héloise 1780Tome 3 Julie ou la nouvelle Heloise tome 2 1780Tome 4 Emile ou de l'education tome 1 1780Tome 5 Emile ou de l'éducation tome 2 1780Tome 6 Emile 1780Tome 7 Mélanges 1782Tome 8 Theatre Poesie . Pièces sur la musique 1782Tome 9 Dictionnaire de musique 1782 Tome 10 Confessions , Reverie du promeneur solitaire 1782Tome 11 Confessions tome 2 1782Tome 12 Pieces sur des sujets divers , receuil de lettres sur la philosophie , la morale et la politique 1782Certainement la plus importante des éditions collectives de Rousseau, en partie originale Elle comporte pour la première fois Les Confessions et de nombreuses autres premières éditions : Les Trois dialogues ou Rousseau jugé de Jean-Jacques, L’introduction nécessaire aux Rêveries, les Considérations sur le gouvernement de Pologne, Les amours de Milord Edouard Bomston (Nouvelle Héloïse), L’Engagement téméraire, Émile et Sophie ou Les Solitaires, Lettres sur la botanique, Fragments pour un dictionnaire des termes d’usage en botanique.L’illustration, en premier tirage, se compose d’un portrait de Jean-Jacques Rousseau d’après La Tour gravé par Saint-Aubin, de 12 fleurons de titre de Choffard, Le Barbier et Moreau gravés par Choffard, Dambrun et Leveau, et de 37 figures hors texte par Moreau le Jeune (30) et Le Barbier (7) gravées par Choffard, Dambrun, de Launay aîné, de Launay jeune, Duclos, Duflot, Halbou, Ingouf, Le Mire, Leveau, Martini, Romanet, Saint-Aubin, Simonet et Trière.Quelques épidermures perdues sur quelques charnières, bel exemplaire cependant, dans une jolie reliure décorative du XVIIIème siècle.
ROUSSEAU (Jean-Jacques), NOLIVOS DE SAINT-CYR (Paul-Antoine-Nicolas)
Reference : 36632
2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronné et cloisonné, tranches rouges.
1- Edition originale. La réponse de Rousseau à l'article "Genève" qui venait de paraître dans l'Encyclopédie, dans lequel D'Alembert suggérait des réformes pour la ville de Genève: projet pour une "cité philosophe" de liberté politique et culturelle, notamment par la levée de l'interdiction d'un théâtre permanent. Rousseau résume dans sa critique tout ce qu'il dénonçait déjà comme une illusion: "le théâtre comme école de l'hypocrisie, le bel esprit, la civilité telle qu'on la conçoit à Paris sont inconciliables avec les murs de véritables citoyens. Ses thèses sur les spectacles ne sont qu'un aspect de sa réflexion sur la modernité: à quelles conditions la république est-elle possible ? Comment lier adéquatement morale, esthétique et politique" (B. Bachefen, ENS éditions).(Gagnebin, V, 1812. Tchemerzine-Scheler, V, 535).2- Edition originale et unique de cet ouvrage composé par Paul-Antoine Nolivos de Saint-Cyr, qui rencontra Rousseau à Venise. Membre de la "coterie holbachique", l'auteur était un proche de madame d'Holbach. Devenu "Laval", comédien aux portes de Genève, il mène ici une polémique ardente pour "venger" d'Alembert et Voltaire de la 'Lettre sur les spectacles' de Rousseau."Apologie de la comédie et des comédiens en réponse à Rousseau. C'est sans contredit le meilleur de tous les ouvrages qui parurent en réplique à cette lettre" (Quérard, 'Supercheries littéraires', 1847, II, n°3889). (Conlon, 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau', n°87. Soleinne, 'Bibliothèque dramatique', V, I, n°674).Quelques épidermures. Coiffes restaurées. Mors frottés et fendillés. Intérieur frais.
Phone number : 33 01 47 07 40 60
(La réponse et la défense de Rousseau à la condamnation de son Emile et de son "système criminel") ROUSSEAU Jean-Jacques. (Genève, 1712 - Ermenoville, 1778) "JEAN-JACQUES ROUSSEAU, CITOYEN DE GENEVE, A CHRISTOPHE DE BEAUMONT, ARCHEVEQUE DE PARIS...". 1763, Amsterdam, M.M. Rey. (Relié avec:) BEAUMONT Cristophe de. "LETTRES A MONSIEUR ROUSSEAU, POUR SERVIR DE REPONSE A SA LETTRE CONTRE LE MANDEMENT DE MONSIEUR L'ARCHEVEQUE DE PARIS". 1763, Amsterdam, M.M. Rey. 2 Ouvrages en 1 volume in-12° (183x121 mm) (dimensions pages 179x114 mm) I: XL (y compris un faux-titre et un titre), 129, (3) pp. II: (2) ff., (faux-titre et titre), 136 pp. Reliure de l'époque en veau marbré. Encadrement avec un filet à froid sur les plats. Dos lisse, divisé en six compartiments, avec décorations et fleurons dorés; pièce de titre en maroquin rouge. Filet doré sur les coupes. Tranches bleutées et gardes de papier décoré. Edition à la date de l'originale de Rousseau. Edition Originale de la réponse de C. de Beaumont. Infimes usures à trois coins et infimes brunisseurs à quelques pages. Très bel exemplaire. A la suite de la parution de "Emile, ou de l'éducation...", en 1762, l'Archevêque de Paris, Christophe de Beaumont, fit publier un Mandement qui condamnait les idées déistes de Rousseau. Celui-ci avait déjà quitté la France sous la menace d'une prise de corps décrétée par le Parlement de Paris. Réfugié à Môtiers, avec cette Lettre Rousseau répond à son adversaire. "Il fait l'apologie de la religion naturelle, s'estimant sincèrement chrétien et suiveur de Jésus-Christ et non des prêtres. Il récuse le péché originel et les miracles". "Vous dites que mon plan d'éducation, loin de s'accorder avec le Christianisme, n'est pas même propre à faire des Citoyens ni des hommes; & votre unique preuve est de m'opposer le péché originel. Monseigneur, il n'y a d'autre moyen de se délivrer du péché originel & de ses effets, que le baptême. D'où il suivrait, selon vous, qu'il n'y aurait jamais eu de Citoyens ni d'Hommes que les Chrétiens. Ou niez cette conséquence, ou convenez que vous avez trop prouvé". Rousseau défend la tolérance et la liberté de penser. Le ton est polémique et vivement antipapiste, dans un souci de plaire aux pasteurs protestants. (LCPCLUM-0005) (900,00 €) (Tous les livres provenant d'Italie possèdent la licence d'exportation (Attestato di Libera Circolazione) du Ministero dei Beni e Attività Culturali)
(La réponse et la défense de Rousseau à la condamnation de son Emile et de son "système criminel") (www.cepays-ci.com)