Paris, Maison Quantin, 1888. Reliure bradel in-4 demi-maroquin longs grains à coins, 47 p (quelques rousseurs). Edition originale. L'un des 22 exemplaires de tête sur papier impérial du Japon, avec deux épreuves du frontispice, dont une signée au crayon rouge par Félicien Rops (les volumes conservant les deux épreuves du frontispice sont devenus fort rares). Exceptionnel exemplaire, par ailleurs, issu de la bibliothèque de Charles Bouret, comprenant, en outre, un dessin original en couleurs (aquarelle, encre et crayon) d'Armand Rassenfosse sur la première garde. Ex-libris de Charles Bouret, gravé par Deville, portant la devise en espagnol « Siempre mas » (toujours plus). Libraire spécialisé dans le livre hispaniste, bibliophile excessivement raffiné, Charles Bouret (Paris, 8 octobre 1941 – 8 octobre 1892), succéda à son père, Adolphe-Emeri Bouret, au sein de la « Libreria Rosa, Bouret & Cie ». Sa bibliothèque, composée essentiellement d'ouvrages de bibliophilie contemporaine, fut dispersée un an après sa mort, du 16 au 18 février, puis du 9 au 11 mars 1893. « Il était à l’affût de toutes les éditions de luxe que publiaient Jouaust, Conquet, Launette et Boudet, Ferroud, Calman Levy, Testard, Hachette et Quantin, etc. Il ne lui suffisait pas, le plus souvent d'avoir des exemplaires exceptionnels de ces éditions, avec des tirages à part et des suites d'épreuves ; il cherchait à les enrichir de dessins originaux ; il en faisait ainsi des exemplaires uniques qu'il confiait ensuite, pour les habiller richement, à Cuzin, ou à Marius Michel, ou à Chambolle ou à Champs. » D'Eylac, in « La bibliophilie en 1893 ».