Paris, Plon-Nourrit et Cie, 1918, in-12, VI-291 pp., préf. Henri Davignon. Exemplaire avec déchirure sans manque au 1er plat, avec manque important au 4e ; intérieur frais, intègre et ferme. Peu commun.
Robert de Wilde, né le 15 juillet 1883 à Tervuren et décédé à Bruges le 27 septembre 1947, est un lieutenant-général de l'armée belge. Il entre à l’École royale militaire en 1904 (55e Promotion) et est nommé sous-lieutenant d’infanterie en 1907. Pendant les premiers mois de la Première Guerre mondiale, Robert de Wilde tient un journal, puis participa à la retraite de Liège, aux siège d'Anvers, puis à ceux de la 3ème division d'artillerie à Pervyse, Oostkerke et OudStuyvekenskerke. Ses souvenirs portent sur les huit premiers mois de la guerre; ils prennent fin le 9 avril 1915, lorsque leur auteur est nommé capitaine et qu'il doit prendre le commandement d'une batterie. Durant la guerre, il prend part à la retraite sur la Gette, puis à Anvers, aux combats sur le pourtour du camp retranché. Sa conduite à Haecht lui vaut d’être créé chevalier de l’Ordre de Léopold. On le retrouve avec l’amiral Ronarch à la défense de Dixmude. Nommé capitaine en 1915, il prend le commandement d’une batterie. Après 54 mois passés au front, il finit la guerre comme commandant. Le 11 novembre 1922, son père, Robert de Wilde, fut anobli avec une concession de noblesse héréditaire pour la conduite exemplaire de ses six fils durant la première Guerre mondiale; dont l'un, André de Wilde, y laissa la vie. [Wikipédia]
Les amis de la culture européenne, 1990, 178 pp. Bon état général, un coin corné sans incidences.
Peu courant ouvrage du controversé Robert Dun (passant des Brigades internationales à la Division Charlemagne). Après guerre, écologiste, il s'inscrit dans le nationalisme européen et le mouvement du néopaganisme.« L’huissier de l’histoire sonne à la porte et nous présente la facture de l’ère dite chrétienne. Cette facture parle de surpopulation, de famines, d’abêtissement, de drogues et névroses universelles, de catastrophes écologiques, de menaces apocalyptiques, de domination mondiale d’une véritable crapulocratie. Nous n’avons plus le temps de concocter des sommes que personne ne lirait. Nous écrivons pour le peuple, pour le petit reste qui mérite encore ce nom, c’est-à-dire pour tout homme capable de réflexion et d’engagement, quels que soient son niveau d’instruction livresque et ses origines sociales. »
Éditions Sutter, 1962, in-8, br., sous jaquette illustrée, 173 pp., illustrations en noir par Robert Kuven. Exemplaire non coupé en tbe, jaquette usée avec petites déchirures et taches.
Redslob s’efforça d’expliquer au public français les origines de l’autonomisme, en particulier les difficultés de la « génération sacrifiée », les maladresses des « revenants » et les injustices des commissions de triage. Il démentait la vulgate officielle selon laquelle l’Alsace était restée fondamentalement française pendant la période allemande. Elle était en train de le redevenir ; elle ne désirait pas le retour de l’Allemagne. Il fallait éviter de donner à ses habitants des leçons de patriotisme, ne pas déconsidérer la formation qu’ils avaient reçu à l’école ou à l’université allemandes. De même il était inutile de persécuter les autonomistes. Ils feraient leur temps jusqu’à ce que le robuste bon sens alsacien se soit convaincu de l’inanité de leur politique. Pourtant leurs excès risquaient de jeter le discrédit sur la face germanique de la culture des Alsaciens et empêcher ce dernier de jouer leur rôle naturel de trait d’union entre les deux civilisations. De 1945 à 1952, il fut doyen de la faculté de Droit de Strasbourg. Professeur émérite en 1953, il enseigna aussi dans d’autres universités allemandes et autrichiennes. Grand excursionniste, il fut président du Club Vosgien de 1935 à sa mort. Redslob a publié de nombreux ouvrages sur des sujets forts variés en allemand, en dialecte et en français, ainsi que d’innombrables articles dans les Dernières Nouvelles, L’Alsace française, Les Vosges, etc… Ses causeries hebdomadaires à Radio-Strasbourg mêlaient l’alsacien au français. Notable protestant, il fut membre du Chapitre de Saint-Thomas. Le 27 septembre 1970, une plaque à sa mémoire fut inaugurée au sommet du Grand Ballon. Légion d’honneur (officier). Kuven pratiqua principalement l’aquarelle, un genre où il excella grâce à la bonne connaissance de la technique du dessin qui en est la base. Les aquarelles de Kuven sont le résultat d’un travail appliqué, inlassable. Elles ont permis à l’artiste d’exprimer la légèreté d’une atmosphère et les nuances dans les teintes. Sa grande maîtrise du dessin et son don d’observation lui permirent de détailler la personnalité du modèle. Amoureux du terroir alsacien, Kuven consacra de nombreuses aquarelles aux paysages les plus divers et aux forêts riches en teintes harmonieuses : sous-bois, lisières de bois, villages du Hanauerland et du Sundgau (Franken), rues et vieux quartiers de Strasbourg, Rosheim, Niedernai, Mittelbergheim, Kaysersberg. Signalons que Kuven consacra un album d’aquarelles au Mont-Sainte-Odile. [Nouveau dictionnaire de Biographie alsacienne, version en ligne]
Paris, Mercure de France, 1975, in-8, br., couv. verte rempliée, 215 p. Portrait de l'auteur en frontispice, bandeau d'éditeur conservé. Bel exemplaire.
Paris, Georges Crès et Cie., 1917, in-8, Préface de Maurice Barrès. Illustrations de O. D. V. Guillonet, gravées par Gauguet, 72 p., un des 500 ex imprimés sur papier à la forme justifié n°144. Ex-libris et classification bibliographique Collection Claude Parent.
Paris, J. Peyronnet et Cie, collection historique de l'"Alsacienne". 66e D.I., 1932, 2 vols. in-8, un relié l'autre broché, 386-498 pp., illustrations et planches en noir. Préface du général Brissaud-Desmaillet. Ensemble peu commun en bon état, le second volume n'est pas coupé, la reliure du premier est de modeste facture mais solide. Les intérieurs sont propres et frais.
Pimienta est mobilisé comme simple soldat en 1914, blessé lors de la bataille de la Marne. Il est ensuite volontaire pour retourner au front. Il est promu caporal, puis sergent au 28e bataillon de chasseurs alpins, qui fait partie de « l'Alsacienne », surnom de la 66e Division d'infanterie, dont il a été plus tard l'historien. Décoré de la croix de guerre avec quatre citations, il reçoit la médaille militaire en 1921 puis la croix de chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire en 1931. Durant le conflit, le 28e bataillon de chasseurs alpins (28e BCA) fait partie de la 54e brigade d'infanterie, 27e division d'infanterie, 14e corps d'armée ; d’octobre 1914 à novembre 1916, il est rattaché à la 66e DI. Il s'illustrera à la bataille du Hartmannswillerkopf. [Wikipédia]
Mulhouse, France numismatique, 1985, in-4 (20,8 x 30 cm), dos agrafé, non paginé, prtrait en frontispice, illustrations en noir et blanc, préf. Jean Favière, conservateur en chef des Musées de Strasbourg.
Bon état général.
Paris, Éditions OPTA, coll. Club du livre d'anticipation n°28, 1970, in-8, cartonnage éditeur, pleine toile turquoise au premier plat décoré par une comète dorée, rhodoïd, signet, 400 pp. Illustrations intérieures de Moebius. Traduction de Jacques de Tersac. Tirage limité à 5000 exemplaires numérotés de 1 à 5000 (celui-ci justifié n°3681) et à 150 exemplaires hors-commerce de collaborateurs marqués H.C.
Très bel exemplaire sans réel défaut ; présence d'un ex-libris discret en page de garde.
Paris, Éditions OPTA, coll. Club du livre d'anticipation n°47, 1974, in-8, cartonnage éditeur, pleine toile bleu acier au premier plat décoré par une comète argentée, rhodoïd, signet, XVI-507 pp. Illustrations intérieures de Georges Raimondo. Introduction ; bibliographie ; traduction de Christian Meistermann. Tirage limité à 5800 exemplaires numérotés de 1 à 5800 (celui-ci justifié n°1624) et à 120 exemplaires hors-commerce de collaborateurs marqués H.C.
Bords légèrement délavés, autrement très bel exemplaire à l'intérieur propre et frais.
Paris, Éditions OPTA, coll. Club du livre d'anticipation n°49, 1974, in-8, cartonnage éditeur, pleine toile turquoise au premier plat décoré par une comète dorée, rhodoïd, signet, 444 pp. Illustrations intérieures de Loro ; traduction de Ben Zimet. Tirage limité à 6000 exemplaires numérotés de 1 à 6000 (celui-ci justifié n°413) et à 120 exemplaires hors-commerce de collaborateurs marqués H.C.
Couleur des bords à peine délavée, discret ex-libris en page de garde, autrement très bel exemplaire à l'intérieur propre et frais.
Auto-édition, 1958, in-8° cousu, 21 pages, édition originale, l'un des 100 exemplaires hors-commerces et signés par l'auteur, envoi de l'auteur au poète Jean Vagne.
Couverture passée par endroits, autrement bon exemplaire.
Paris, Delachaux et Niestlé ; MNHN, 2012, in-8, br., 544 p., nombreuses ill. en noir, index, biblio, tables. En parfait état.
Paris, Armand Colin, 1919, in-12, br., 347 p. Ex-libris et classification bibliographique Collection Claude Parent. Bon état sous papier cristal.
Paris, Lavauzelle, 2004, br., 2004, cahier central d'illustrations en noir, annexes, index. TBE avec envoi de l'auteur en page de faux-titre.
En 1939, Henri Maux est conduit de la Ligne Maginot au Réduit breton. Il se retrouve à Vichy et se consacre pendant deux ans au Commissariat à la lutte contre le Chômage de zone sud, menant son entreprise à son idée et avec les hommes de son choix. Il parvient à mettre sur pied un service original, efficace et généreux qui s'évertue à secourir les chômeurs français, ainsi que nombre d'exclus et d'étrangers. Il ne cesse de livrer des combats opiniâtres pour faire reconnaîtr à ses protégés le droit au travail et un statut égal pour tous. son but est de donner à chacun, quelque soit son origine, les moyens d'une existence digne. a la fin de 1942, son service devenu hautement suspect aux yeux du gouvernement, va se trouver balayé par l'invasion d la zone libre et la tornade du STO. Maux donne sa démission, suivi par nombre de ses adjoints, comme lui engagés dans la Résistance, et choisi une position de retrait volontaire.
éditions Champflour, 1999, in-8 broché de 191 pages, couverture illustrée, photographies noir et blanc, envoi de l'auteur à Pierre Biarnès ancien journaliste au Monde et sénateur. Publié avec le concours du Ministère des Affaires étrangères. TBE.
Paris, Collège de France, 1989, in-4, br., couverture à rabats, 414 p., index. Menus défauts au dos et aux plats, intérieur propre et frais, bon état.
Paris, Charles-Lavauzelle, 1933, in-8, relié, dos muet, couverture non conservée, XI-286 pp., 11 cartes, annexes. Reliure frottée avec accrocs aux chasses supérieures, tranches salies, date manuscrite en page de titre, intérieur propre.
Oxford University Press, 2009, in-8, br., 292 p., index. Très bon état.
Robert Wakefield, Thomas Wakefield, James P. Carley (ed), Charles Burnett (ed)
Reference : 63140
, Brepols- PIMS, 2024 Hardback, 348 pages, Size:152 x 229 mm, Language: English. ISBN 9780888442314.
Summary Robert Wakefield and his brother Thomas were pioneers in the study and teaching of Hebrew in early modern England. Robert was trained at Cambridge, acquired expertise in Aramaic, Hebrew, and Arabic, and obtained professorial status in Louvain, Cambridge, and Oxford. Thomas took possession of his brother's books and manuscripts upon his death; he enjoyed long tenure as praelector in Hebrew at Cambridge and was a compulsive annotator of his books. This volume draws together the political, linguistic, and bibliographical materials that shaped the careers of these two scholars, revising previous claims and producing a compelling analysis of Hebrew learning in sixteenth-century England. TABLE OF CONTENTS List of Figures Abbreviations Preface 1 James P. Carley and Charles Burnett Introduction 2 James P. Carley Robert and Thomas Wakefield: A Biographical Sketch 3 Jessica Crown Robert Wakefield's Inaugural Orations in Context 4 Joanna Weinberg The Remarkable Hebraism of Robert Wakefield 5 Charles Burnett Robert Wakefield and Arabic 6 Richard Rex Robert Wakefield and the King's Great Matter 7 Saverio Campanini The ?Ezra Scroll? of Bologna in the Crossfire of the Royal Divorce: John Fisher, Robert Wakefield and an Erased Text 8 Judith Olszowy-Schlanger ?My Silent Teachers?: Hebrew Manuscripts as the Source of Robert Wakefield's Hebraism 9 James P. Carley Robert Wakefield's Manuscript Collections and the English Monastic Libraries: A Parallel to John Leland's Mission 10 James P. Carley Books Owned or Annotated by the Wakefield Brothers 11 Benjamin Williams ?Great Mountains Suspended from Every Single Letter?: Thomas Wakefield and His Hebrew Bibles 12 Herbert L. Kessler Thomas Wakefield's ?Antiquissimus Codex? and San Marco's Musivum Novissimum Appendix 1 David R. Carlson Robert Wakefield, ?Oratio Oxonii habita in Collegio Regio? (1532) Appendix 2 Joanna Weinberg A Hebrew Responsum about Levirate Marriage (1530) Bibliography Contributors Index of Manuscripts Indexes of Printed Books General Index
Louis de Robert, Le Roman du Malade. Paris, Bibliothèque Charpentier - Eugène Fasquelle, 1911. In-12, 326p. Edition originale, un des 10 exemplaires sur hollande, seul papier annoncé à la justification mais le tirage total en grand papier est à 15 exemplaires (avec 5 japon). Notre exemplaire est justifié n°1 à l'encre mais cela nous semble apocryphe. Le numéro est normalement imprimé et il est aussi quasi-certain que les n°1 à 5 soient réservés aux japon. Notre exemplaire devait être un exemplaire de passe. Le plus grand roman de Louis de Robert qui obtint le prix Fémina. Ce roman, quoique méconnu, fut admiré de Colette et Marcel Proust et il y a même une analogie entre le héros du roman et celui de Du côté de chez Swann, qui ne parait que 2 ans plus tard. Proust en dit : « Pour ceux qui, comme moi, croient que la littérature est la dernière expression de la vie, si la maladie vous a aidé à écrire ce livre-là, ils penseront que vous avez dû accueillir sans colère la collaboratrice inspirée ». Robert aura même une grande importance dans la publication du roman de Proust dont il corrigea certaines épreuves. Proust lui offrira un des exemplaires sur hollande de son roman alors que Robert n'avait offert qu'un exemplaire du tirage courant de son roman, tout en se disant « son admirateur » dans la dédicace (Proust n'avait alors publié que Les Plaisirs et les Jours). A ce sujet, nous conseillons la lecture de « Louis de Robert & Marcel Proust, une amitié littéraire » édité par Benoît Forgeot et facilement téléchargeable sur internet. Certains détails de notre fiche sont d'ailleurs directement issus de ce catalogue. Exemplaire enrichi d'une L.A.S. de Robert à Robert (!) : « Mon cher confrère, j'ai lu avec le plus vif plaisir le volume que vous avez bien voulu m'envoyer avec une dédicace qui prouve la persistance de la sympathie que vous m'avez déjà exprimée, si j'ai bonne mémoire, au moment du Roman du Malade, votre Nicolas Jonquille m'a fait passer d'agréables moments. C'est plein d'esprit. Croyez, je vous prie, à mes sentiments les meilleurs. Louis de Robert ». On notera que Les Aventures singulières de Nicolas Jonquille, de Robert de Machiels (1880-1965), ont été publiées en 1914. C'est d'ailleurs son dernier roman, s'étant surtout essayé aux comédies, drames et autres formes théâtrales. Demi-maroquin fauve à coins, filets en bordure, dos à nerfs décoré dans les caissons, tête dorée, couvertures et dos conservés. Très bel exemplaire, rare en grand papier.
ROBERT (Charles), RENIER (Léon), DEZEIMERIS, DELFORTRIE, PIGANEAU, CARTIER, TUETEY
Reference : 7974
Bordeaux, Paris, Tours, 1847-1884. Fort in-8, reliure d'époque demi-vélin vert d'eau, pièce de titre.
Imposant recueil factice de tirés-à-part de numismatique et d'épigraphie et d'articles de revues archéologiques sur ces mêmes sujets, principalement par Charles Robert (exemplaire de l'auteur ?) : Considérations sur la monnaie à l'époque romane et description de quelques triens mérovingiens (Charles Robert, 1851, 1 pl.), Monnaies de Macon (Ch. Robert, 1860, 3 pl.), Inscription de Périgueux mentionnant les Primani (Ch. Robert, tiré à part de la Revue Archéologique, 1877), Rapport sur l'épigraphie romaine de Vence (Ch. Robert, Extrait de la Revue des Sociétés savantes, 1877), Etude sur quelques inscriptions antiques du musée de Bordeaux (Ch. Robert, 1879, 5 pl.), Nouvelles observations sur les noms des deux premiers Gordiens (Ch. Robert, 1881, 1 tirage photographique d'époque), Rapport sur les annales de la Société des Lettres, Sciences et Arts des Alpes-Maritimes (Ch. Robert, 1877), Lettre à M. de Saulcy sur les monnaies messines du trésor de Saint-Vith (Ch. Robrert, 1877, gravures dans le texte), Etat actuel de la numismatique de Toul (Ch. Robert, 1868, 1 pl.), Note sur des débris antiques recueillis en 1855 à Kustendjé, Dobrudja (1862), Le boutoir romain (Ch. Robert, 1876, 2 pl. h-t, gravures dans le texte), Inscriptions de Troesmis (Léon Renier, s.d.), Société archéologique de Bordeaux : Tome VI, 2e fasc., Juillet 1879 (textes de Dezeimeris, Delfortrie, Piganeau, etc., 2 pl., gravures dans le texte), Société archéologique de Bordeaux : Tome VI, 3e et 4e fasc., Octobre et Décembre 1879 (4. pl. dont une en couleurs), Monnaies du XIIIe siècle (E. Cartier, 1847, 2 pl.), Inventaire des biens de Charlotte de Savoie, Reine de France, 1483, publié pour la première fois d'après le manuscrit original déposé à la Bibliothèque Impériale (A. Tuetey, 1865), Michel Colombe et son oeuvre (Antony Roulliet, 1884, envoi). * Voir photographie(s) / See picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
1753 Paris : L'Auteur, 1753.: [Robert de Vaugondy, A. Boudet],sans date ni texte dans le cartouche [1752 ?] [publisher: Paris] [A Paris] [Chez les Auteurs, Quay del'Horloge du Palais] [Chez Boudet Libraire Imprimeur du Roi, rue St. Jacques] 1 map : colour ; 48 x 58 cm Size : , Original Outline Coloring Auteur: Didier Robert de Vaugondy; Gilles Robert de Vaugondy; Antoine Boudet,Le titre est en haut et à dr. dans un cartouche rocaille aux armes du Roi avec limites en coul. ; 590 x 490
Relief shown pictorially. Subdivisions outlined in colour."Avec Privilege."In: "Atlas Universel" by Gilles Robert de Vaugondy and his son Didier, first issued in Paris in 1752, not dated in title cartouche, Decorative title cartouche in top right hand corner.Scale bar in bottom right hand corner ; four scale indicators : "Mille pas géometriques de 60 au degré, 10"[=10.4 cm], "Lieues communes de France de 25 au degré, 4"[=10 cm], "Grandes Lieues de France de 20 au degré, 3"[=9.3 cm], "Lieues Parisiennes, de 28 1/2 au degré, 4"[=9 cm], "Toises de Paris de 57060 au degré, 9510"[=10.4 cm].North up. Marginal grid. Longitude from Ferro island. Meridian from Paris shown on the map. Description: 1 map : colour ; Données mathématiques cartographiques: Scale [ca. 1:177800]. Autres titres: Atlas universel. Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
SL, 18 aout 1966 [dédicace]. 1966 1 vol grand in-4° (290 x 260 mm) de: 37 ff. comportant 37 uvres originales à pleine page sur papier bristol épais et 1 uvre supplémentaire exécutée sur une serpente. Joint 4 photographies en noir et blanc de lartiste et un exemplaire de "I Meyerson, Jacobsen, figures", Edité à 200 exemplaires par la Galerie de France, Paris, 1957. Pleine toile bleue chinée, dos muet.
Rare album de 37 dessins originaux (encre, gouache, crayon de couleur) dus à lartiste danois Robert Jacobsen dédicacé à sa femme, Hélène Jacobsen et daté 18 aout 1966. Robert Jacobsen (1912-1993) est un sculpteur et peintre danois originaire de Copenhague. Cet autodidacte issu dun milieu modeste réalise ses premières sculptures en bois à18 ans. Après avoir découvert la peinture de Klee, Kandinsky ou encore Mondrian, il suit l'enseignement d'un sculpteur et d'un tailleur de pierre. En 1941, il expose au Salon d'automne de Copenhague. En 1947, il bénéficie d'une bourse de lÉtat français et vient à Paris. Il partage un logement avec Richard Mortensen puis Asger Jorn, installé à Suresnes, au sein d'une communauté d'artistes danois. Il réalise des sculptures en fer soudé dont il dit : « La soudure fut ma chance. Ainsi je suis devenu un sculpteur de ferraille. C'est tout, il n'y a pas à broder, ni de belles histoires à inventer. Avec la pierre, tu vogues entre les formes. Avec du fer, tu sais la forme, tu choisis l'espace ». Il organise sa première exposition en 1950 et reçoit le grand prix de la Biennale de Venise en 1966. Dans les années 1970, il revient au Danemark pour honorer des commandes publiques. Une grande statue de lui est exposée en permanence devant la gare de Copenhague. En 1962, il devient professeur à lAcadémie des beaux-arts de Munich et à lAcadémie royale des beaux-arts du Danemark de 1976 à 1985. Robert Jacobsen a eu le génie de réaliser de magnifiques statues abstraites avec des plaques de tôle, genre qui donne généralement des objets encombrants et prétentieux. Chez lui, au contraire le métal délimite des volumes d'ombre et de vide d'une rare harmonie, et qui portent à penser. Dans louvrage « Figures » que lui a consacré son compatriote I. Meyerson (Paris, 1957), il est écrit (P 4) : « L'atelier de Jacobsen. Une courette. Une petite porte. On descend deux marches. On est dans un grand hangar : 12 mètres de long sur 6 de large et 6 de haut. A droite, un mur blanchi à la chaux ; à gauche, deux fenêtres hautes ; dans le fond, une grande porte vitrée à petits carreaux ; un plafond à poutres apparentes. Sur le mur, sur des étagères, sur des sellettes, par terre, des sculptures abstraites en fer, ces constructions de volumes d'air qui ont créé le nouvel espace de la sculpture. Au milieu : deux établis, un poste de soudure à l'arc, une grosse enclume, une bille de bois portant la grande cisaille, des chalumeaux et des bouteilles d'acétylène et d'oxygène. Contre les fenêtres : un tour électrique, deux établis encore et un tableau noir, où sont posés, rangés, accrochés étaux, perceuses, polisseuses, ponceuses, marteaux, pinces, tenailles, cisailles, pinces à crocodile, forets, limes. Dans le coin à gauche au fond, deux grandes caisses : les caisses aux trésors. Les créations de Jacobsen peuvent se diviser en deux catégories : dun côté, les figures et silhouettes réalisées lors de son « temps libres », poétiques et légères, parfois inspirées de lart primitif quil collectionnait et, de lautre, la facette la plus connue de son travail consistant en des constructions géométriques que lartiste peint en noir afin de leur donner lapparence de dessins dans lespace. Quelques-unes parmi ses nombreuses expositions personnelles : 1948, Galerie Denise René, Paris.1951 - Galerie Birch, Copenhague. 1953, Galerie Denise René, Paris.1954, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles 1955, Stedelijk Museum, Amsterdam. 1962, Kootz Gallery, New-York.1969 - Galleri Haaken, Oslo. 1970 - Galerie Birch, Copenhague - 1973 - Nordjyllands Kunstmuseum, Aalborg - 1975 - Kunstmusem, Helsinki. 1978 - Kunstmuseum, Aarhus -1984, Galerie Denise René, Paris. 1987 - Kunsthalle de Mannheim. 1990, Galerie Denise René, Paris. Ses uvres sont exposées dans les musées du monde entier, parmi lesquels : Musée dArt Wallon, Liège ; Museo de Arte Moderna, São Paulo ; Von der Heydt Museum, Wuppertal ; Wilhelm Hack Museum, Ludwigshafen ; Lembruck Museum, Duisburg ; Sculptors Museum, Glaskasten ; Neue Pinakothek, Munich ; Didrichsenin taidemuseo, Helsinki ; Musée National dArt Moderne, Paris ; Musée de Grenoble ; Musée des Beaux-Arts de Rennes ; Fond National dArt Contemporain ; Musée Rodin, Paris ; Stedelijk Museum, Amsterdam ; Kröller-Müller Museum, Otterlo ; Nationalgalerie, Oslo ; Moderna Museet, Stockholm ; Musée des Beaux-Arts, La Chaux-de-Fonds ; Magyar Nemzeti Muzeum, Budapest ; Carnegie Institute, Pittsburgh ; Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Washington ; Fondation Herzog, New York ; Carnegie Institute, Philadelphie Le présent album, dédicacé à sa femme en aout 1966, comporte 37 uvres originales réalisées à pleine page sur papier bristol épais et 1 uvre supplémentaire exécutée sur une serpente. Ces dessins sont à rapprocher de ses uvres de lépoque, parmi lesquelles sa série des Cosmonautes (1962). Provenance: Ancienne collection Robert Jacobsen. Joint à lalbum : 4 photographies en noir et blanc de Jacobsen et un exemplaire de I Meyerson, Jacobsen, figures, Edité à 200 exemplaires par la Galerie de France, Paris, 1957. Ensemble en parfait état. 1 large 4to volume (290 x 260 mm) comprising 37 folios, featuring 37 original full-page works on thick Bristol board and 1 additional work executed on a sheet of paper. Includes 4 black-and-white photographs of the artist and a copy of I Meyerson, Jacobsen, figures, published in an edition of 200 copies by the Galerie de France, Paris, 1957. Full blue marbled cloth, blank spine. Rare album of 37 original drawings (ink, gouache, colored pencil) by the Danish artist Robert Jacobsen, inscribed to his wife, Hélène Jacobsen, and dated August 18, 1966. Robert Jacobsen (19121993) was a Danish sculptor and painter from Copenhagen. This self-taught artist from a modest background created his first wooden sculptures at the age of 18. After discovering the paintings of Klee, Kandinsky, and Mondrian, he studied under a sculptor and a stonemason. In 1941, he exhibited at the Copenhagen Autumn Salon. In 1947, he received a grant from the French government and moved to Paris. He shared a home with Richard Mortensen and later Asger Jorn, living in Suresnes as part of a community of Danish artists. He created sculptures from welded iron, about which he said: Welding was my lucky break. Thats how I became a scrap-metal sculptor. Thats all there is to it; theres no need to embellish or invent fancy stories. With stone, you navigate between forms. With iron, you know the form; you choose the space.. He held his first exhibition in 1950 and received the Grand Prize at the Venice Biennale in 1966. In the 1970s, he returned to Denmark to fulfill public commissions. A large statue of him is on permanent display in front of the Copenhagen train station. In 1962, he became a professor at the Academy of Fine Arts in Munich and at the Royal Danish Academy of Fine Arts from 1976 to 1985. Robert Jacobsen had the genius to create magnificent abstract sculptures using sheet metal, a medium that typically results in bulky and pretentious objects. In his work, however, the metal defines volumes of shadow and void with a rare harmony, inviting contemplation. In the book *Figures* dedicated to him by his compatriot I. Meyerson (Paris, 1957), it is written (p. 4): Jacobsens studio. A small courtyard. A small door. You descend two steps. You find yourself in a large shed: 12 meters long, 6 meters wide, and 6 meters high. To the right, a whitewashed wall; to the left, two tall windows; at the back, a large glass door with small panes; a ceiling with exposed beams. On the wall, on shelves, on trestles, on the floor, abstract iron sculpturesthose constructions of air volumes that have created the new space of sculpture. In the middle: two workbenches, an arc welding station, a large anvil, a wooden block holding the large shears, torches, and acetylene and oxygen cylinders. Against the windows: an electric lathe, two more workbenches, and a blackboard, where vices, drills, polishers, sanders, hammers, pliers, tongs, shears, alligator clips, drill bits, and files are placed, arranged, and hung. In the far left corner, two large crates: the treasure crates. Jacobsens creations can be divided into two categories: on the one hand, the figures and silhouettes created during his free timepoetic and light, sometimes inspired by the primitive art he collectedand, on the other, the best-known facet of his work, consisting of geometric constructions that the artist paints black to give them the appearance of drawings in space. A few of his many solo exhibitions: 1948, Galerie Denise René, Paris. 1951 Galerie Birch, Copenhagen. 1953, Galerie Denise René, Paris. 1954, Palais des Beaux-Arts, Brussels 1955, Stedelijk Museum, Amsterdam. 1962, Kootz Gallery, New York. 1969 - Galleri Haaken, Oslo. 1970 - Birch Gallery, Copenhagen - 1973 - Nordjyllands Kunstmuseum, Aalborg - 1975 - Kunstmuseum, Helsinki. 1978 - Kunstmuseum, Aarhus - 1984, Galerie Denise René, Paris. 1987 - Kunsthalle Mannheim. 1990, Galerie Denise René, Paris. His works are exhibited in museums around the world, including: Walloon Art Museum, Liège; Museo de Arte Moderna, São Paulo; Von der Heydt Museum, Wuppertal; Wilhelm Hack Museum, Ludwigshafen; Lembruck Museum, Duisburg; Sculptors Museum, Glaskasten; Neue Pinakothek, Munich; Didrichsenin taidemuseo, Helsinki; National Museum of Modern Art, Paris; Grenoble Museum; Museum of Fine Arts of Rennes; National Contemporary Art Fund; Rodin Museum, Paris; Stedelijk Museum, Amsterdam; Kröller-Müller Museum, Otterlo; Nationalgalerie, Oslo; Moderna Museet, Stockholm; Museum of Fine Arts, La Chaux-de-Fonds; Magyar Nemzeti Muzeum, Budapest; Carnegie Institute, Pittsburgh; Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Washington; Herzog Foundation, New York; Carnegie Institute, Philadelphia This album, dedicated to his wife in August 1966, contains 37 original full-page works on heavy Bristol paper and one additional work executed on tissue paper. These drawings are similar to his works from this period, including his Cosmonauts series (1962). Provenance: Formerly in the Robert Jacobsen collection. Also included with the album are four black and white photographs of Jacobsen and a copy of I. Meyerson's *Jacobsen, Figures*, published in an edition of 200 by Galerie de France, Paris, 1957. The entire set is in excellent condition.
S.l., s.d. 2 vol. in-8, titre, 75 pp. [1914], 2 ff. vierges, 15 pp. [1915], 25 pp. [journées des 25 et 26 septembre 1915], [18] ff. n. ch. [combats de Frise, janvier 1916], 13 pp. [Notes sur Verdun], le tout sur sur papier réglé, avec un plan manuscrit "in fine" ; pp. 2-415, avec des dessins au crayon de bois et 22 tirages photographiques de l'époque, contrecollés, dont un portrait en pied de l'auteur p. 315, en feuilles sous chemise de toile recouverte de tissu fantaisie, larges rabats de tissu rose à lacets au second volume (reliure amateur ).
Importante copie de deux séries de pièces ayant servi à l'édition de l'un des premiers témoignages publiés de poilu sur l'enfer du front, et notamment de Verdun. Elle a été réalisée par le père de l'auteur de façon très soignée : écriture fine et très lisible, comportant très peu de ratures ou biffures. Les billets joints au volume II montrent que le texte avait fait l'objet d'une lecture par les proches avant même la publication.Robert Desaubliaux, né en 1890 à Paris, dans le VIIe arrondissement, et élève de l’Institut agronomique au moment de son passage devant le Conseil de révision, était le fils d’un commissaire-priseur. Pendant la Grande guerre il servit d'abord au 11e Cuirassiers (de Saint-Germain), et tint en effet un journal très savoureux, qui connut une première édition imprimée, parue dès 1919 chez Bloud et Gay ("La Ruée, étapes d'un combattant, la Meuse, l'Yser, l'Artois, la Somme, Verdun", un volume in-8 de 307 pages), et une seconde en 2005 aux Presses de la Renaissance sous le titre un peu modifié de "La Ruée, journal d'un poilu" (in-8 de 319 pages). En 1915, mécontent de l’inaction de la cavalerie, il répondit à l’appel de Joffre et demanda à passer dans l’infanterie. Il fut nommé sous-lieutenant au 129e d’infanterie, du Havre. Après dix mois passés dans l’Artois, sur la Somme et à Verdun, il fut blessé le 19 mai 1916 à Fleury-devant-Douaumont, ce village dont il ne reste que trois pierres (" Ici fut Fleury "), le 19 mai 1916. Fait qui mérite une notation (car il est peu fréquent), Jean Norton Cru admire son récit et le qualifie de " document sincère et complet ", un peu à l'égal de la publication du Journal de Genevoix. 1. Le premier volume reproduit, sans doute à partir d'un original composé au jour le jour et malmené par les intempéries, les réflexions de l'auteur sur les différentes étapes de ses campagnes, du 31 juillet 1914 à avril 1916. L'initium marque bien les illusions de ce début des hostilités : "Depuis huit jours, il n'est question que de la guerre. C'est un coup de tonnerre dans un ciel serein. Vainement les journaux essayent de rassurer l'opinion publique, mais on sent que toutes les raisons tombent à faux; D'ailleurs, la France et la Russie marchent de pair. L'Angleterre donnera sans doute son concours à la France. Nous ne pouvons engager la lutte dans de meilleures conditions. Les parents étaient en Bretagne et sont revenus en toute hâte à Paris. Je les ai revus une dernière fois, et j'ai eu l'intuition que c'était bien la dernière fois avant de partir. J'ai eu sans doute des larmes dans la voix en leur disant adieu, mais je me suis efforcé de me montrer le plus gai possible et de les persuader que la guerre était improbable." Par la suite, toujours un certain mouvement réflexif vient commenter l'événement brut. 2. Le second volume fait l'objet d'une présentation encore plus soignée : non seulement la couvrure est enrichie de rabats, mais a été contrecollé sur le plat supérieur un feuillet à encadrement de roses aquarellées et portant le chiffre de Robert accompagné des trois dates 1914-1915-1916 ; de surcroît le contreplat supérieur accueille un autre feuillet aquarellé (une composition de motifs guerriers avec épées, casques et couronne de lauriers) reprenant ces trois dates en chiffres romains. Cependant, il commence à la page 2 par la suite d'une lettre dont nous ne possédons pas le début. Pour le reste, les autres missives ont été soigneusement recopiées, et elles couvrent la période du 3 août 1914 au 1er octobre 1916 (de Nevers, pour sa sortie de l'hôpital). Signées "Bob", adressées aux parents de l'auteur (correspondance séparée pour le père et la mère), à sa soeur Germaine et à son frère André, ces lettres sont souvent fort longues et tranchent par leur ton et leur élévation sur le genre désormais très défriché des correspondances de guerre. Les petits tirages qui agrémentent le texte présentent le plus grand intérêt car ils donnent une idée concrète de la vie au front (Robert se faisant raser, Robert devant sa tente, etc.). Les quatre dernières sont cependant postérieures à la guerre : datées de 1919, elles montrent la famille Desaubliaux sur les lieux mêmes où Robert a été blessé. Quelques coupures de presse ont également été insérées pour documenter un événement militaire. Cf. Le Gall (Erwan) : Une ruée qui conserve encore bien des mystères. In : Ar Brezel (2020). Cette recension assez critique ne s'intéresse surtout qu'aux liens de Desaubliaux avec la Bretagne.ON JOINT : 1. Un feuillet dactylographié reproduisant les trois citations de Robert Desaubliaux entre 1915 et le 11 mai 1916. - 2. Trois billets (dont deux sur papier de deuil) communiquant à Marthe (la mère de l'auteur ?) les réflexions et sentiments nés de la lecture des lettres de Robert. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Très bel exemplaire de ce somptueux ouvrage d’ornithologie comportant de belles épreuves des gravures, immense de marges, avec témoins. Paris, F. Poilly, [1673]. In-folio de 31 gravures sur cuivre, la première portant le titre, qq. petites restaurations dans les marges blanches. Maroquin rouge moderne, double filet à froid autour des plats, dos lisse portant le titre doré en long, tranches dorées sur témoins. Etui. 390 x 244 mm.
Somptueuse et très rare suite de 31 gravures sur cuivre d'oiseaux par Nicolas Robert. Nissen, IVB, 787; Ronsil 2599; vgl. Bradley Martin 1837; Brunet IV, 1326; Graesse VII, 136; Ronsil 2599; Ronsil L'Art 19, 97; Yale/Ripley 242. Sur Robert, voir Thieme/Becker XXVIII, 423; A.-P. de Mirimonde «Un peintre de la réalité, Nicolas Robert» dans La Revue des Arts (1958) VIII.2. Nicolas Robert (1614-85) était le «Peintre du Roi» Louis XIV depuis 1644. Cette spectaculaire suite de la plus grande rareté n'est pas sans rappeler les aquarelles originales d'ornithologie sur vélin que Nicolas Robert a produites pour Gaston d'Orléans et Louis XIV. À partir de 1666, dans le cadre de son rôle de «Peintre ordinaire du Roi pour la miniature», Robert devait fournir un minimum de 54 aquarelles originales sur vélin d'histoire naturelle par an. Il s'inspirait principalement de la Ménagerie de Versailles pour ses sujets ornithologiques, mais ne travaillait pas exclusivement pour le roi. Il continua à graver et publier ses propres œuvres en collaboration avec d'autres artistes : le présent ouvrage en est un exemple non négligeable. Les 31 compositions montrent cependant certaines différences stylistiquespar rapport auxvélins que Robert a produits pourLouis XIV: les sujets sont représentés au sein de paysages élaborés, et la plupart des planches comprennent des sujets multiples, conférant aux planches une vivacité qui fait souvent défaut aux travaux d'ornithologie. Les oiseaux sont désignés dans la gravure par leurs noms latins et français: aigle, vautour, hibou, cygne, oie sauvage, mouette, grue, héron, cigogne, autruche, poule, dinde, perroquet, pigeon... Très bel exemplaire de ce somptueux ouvrage d’ornithologie comportant de belles épreuves des gravures, immense de marges, avec témoins.