Très bel exemplaire de ce somptueux ouvrage d’ornithologie comportant de belles épreuves des gravures, immense de marges, avec témoins. Paris, F. Poilly, [1673]. In-folio de 31 gravures sur cuivre, la première portant le titre, qq. petites restaurations dans les marges blanches. Maroquin rouge moderne, double filet à froid autour des plats, dos lisse portant le titre doré en long, tranches dorées sur témoins. Etui. 390 x 244 mm.
Somptueuse et très rare suite de 31 gravures sur cuivre d'oiseaux par Nicolas Robert. Nissen, IVB, 787; Ronsil 2599; vgl. Bradley Martin 1837; Brunet IV, 1326; Graesse VII, 136; Ronsil 2599; Ronsil L'Art 19, 97; Yale/Ripley 242. Sur Robert, voir Thieme/Becker XXVIII, 423; A.-P. de Mirimonde «Un peintre de la réalité, Nicolas Robert» dans La Revue des Arts (1958) VIII.2. Nicolas Robert (1614-85) était le «Peintre du Roi» Louis XIV depuis 1644. Cette spectaculaire suite de la plus grande rareté n'est pas sans rappeler les aquarelles originales d'ornithologie sur vélin que Nicolas Robert a produites pour Gaston d'Orléans et Louis XIV. À partir de 1666, dans le cadre de son rôle de «Peintre ordinaire du Roi pour la miniature», Robert devait fournir un minimum de 54 aquarelles originales sur vélin d'histoire naturelle par an. Il s'inspirait principalement de la Ménagerie de Versailles pour ses sujets ornithologiques, mais ne travaillait pas exclusivement pour le roi. Il continua à graver et publier ses propres œuvres en collaboration avec d'autres artistes : le présent ouvrage en est un exemple non négligeable. Les 31 compositions montrent cependant certaines différences stylistiquespar rapport auxvélins que Robert a produits pourLouis XIV: les sujets sont représentés au sein de paysages élaborés, et la plupart des planches comprennent des sujets multiples, conférant aux planches une vivacité qui fait souvent défaut aux travaux d'ornithologie. Les oiseaux sont désignés dans la gravure par leurs noms latins et français: aigle, vautour, hibou, cygne, oie sauvage, mouette, grue, héron, cigogne, autruche, poule, dinde, perroquet, pigeon... Très bel exemplaire de ce somptueux ouvrage d’ornithologie comportant de belles épreuves des gravures, immense de marges, avec témoins.
Chez Marcel Sautier, 1966. Petit in-4 en feuilles sous chemise et étui de l'éditeur (27,5 x 17,5 cm), 64 p., Poème de Robert Ganzo illustré de six eaux-fortes dOssip Zadkine.Tirage à 200 exemplaires numérotés, celui-ci le n° 74, l'un des 175 exemplaires sur Grand papier d'Auvergne à la main du Moulin Richard de Bas, signé par Robert Ganzo et par Ossip Zadkine. Très frais, excellent état.
Paris : Editions de l'Herne, 1982. Sous la direction de M. L. Roth et R. Olmi. In-4 broché (27 x 21 cm), 348 pages, quelques illustrations photographiques, bibliographie. Textes inédits de Robert Musil : Je commence aujourd'hui un journal, Sur la physiologie de la création, Testament II, Je ne peux plus continuer, Histoire de cannibale, Le conte du tailleur, Les assoiffés, L?auberge de banlieue, À travers Charlottenbourg, Éruption de l'instant, L'homme allemand en tant que symptôme, Le théorème de l?amorphisme humain, La situation de notre génération, Rôle de l'idéologie par rapport à la vie, L'Allemand moyen et la guerre, Espion, etc. Essais, articles et témoignages de Marthe Robert, Jean Paulhan, Ignazio Silone, Thomas Mann, Jacques Bouveresse, Edmonde Charles-Roux, etc Très bon état de cette première édition.
Dewart Gallery, Bruxelles/Galerie Charlotte Moser, Genève/Galerie Rachlin Lemarié, Paris, 18 juin-21 juillet 2000. Grand album relié avec des anneaux métalliques, la couverture illustrée s'anime avec un disque rotatif (30 x 30 cm). Edition tirée à deux mille exemplaires, contenant un CD enregistré spécialement à Paris en mai 2000, au Studio Davout. Paroles et musique de Robert Combas. - Publié à l'occasion de l'exposition Marilyn Combas, ce superbe album comporte 50 reproductions en couleurs de Marilyn (les Marilyn originales sont issues de technique mixte sur sérigraphie d'après Andy Warhol). Texte original sur Marilyn Monroe écrit par Robert Combas Texte sur Robert Combas écrit par Richard Leydier (traduit par Vivian Rehberg). Bien complet du CD, l'ensemble est en parfait état.
Un brillant témoignage sur les fêtes de la Renaissance, imprimé à Paris en 1597. De la bibliothèque Horace de Landau, avec ex-libris. S. l., 1597. In-4 de 24 planches gravées numérotées y compris le titre frontispice. Les planches 19 et 22 sont coupées au cadre et remontées. Ainsi complet. Demi-maroquin rouge à coins, dos à nerfs avec le titre et la date de publication frappés or. Reliure du XIXe siècle. 289 x 193 mm.
Édition originale fort rare illustrant les mascarades de la Renaissance, œuvre de Robert Boissard, dessinateur et graveur au burin né à Valence en 1570. Lipperheide, 3167 ; Brunet, I, 1070 ; Rahir, 331 ; Colas, 368 ; Cicognara, 1594 ; Graesse, Trésor de Livres rares, I, 475. Parent de Jean-Jacques Boissard, il a gravé d’après les dessins de celui-ci plusieurs des figures illustrant les Icones vivorum illustrium (Francfort, 1597). On lui doit, en outre, un portrait de Ronsard et un portrait d’Henri IV. Entièrement gravé, l’ouvrage est orné d’un titre dans un encadrement architectural, et de 23 planches dessinées par Jean-Jacques Boissard et gravées par Robert Boissard. La plupart ont été à l’époque rehaussées de couleur jaune. Le volume fut imprimé à l’époque de la grande vogue des mascarades. Généralement données dans les résidences royales, ces divertissements étaient essentiellement chorégraphiques. Ils avaient lieu dans une salle ayant la forme d’un « carré long », garnie sur les côtés de fauteuils ou de gradins, dans lesquels prenaient place le roi, sa famille et, selon leur rang, des courtisans. Une troupe de danseurs, conduite par un prince ou une princesse, accompagnée de quelques figurants, chanteurs et instrumentistes, paraissait au cours d’un bal, après avoir convenu d’un thème en rapport avec leurs déguisements et les entrées qu’ils exécutaient. Spectacles assez brefs, sans intrigue, ils pouvaient néanmoins comporter quelques décorations et même des machines. Mais généralement les représentations n’avaient lieu qu’avec des costumes auxquels on accordait le plus grand soin en dépensant pour eux des sommes aussi importantes que pour ceux des opéras. Les mascarades étaient organisées pendant le carnaval, au mois de janvier, février et mars, avant le carême, période de l’année durant laquelle s’exprimaient, selon des habitudes séculaires, plus de liberté et de fantaisie. Cette suite des mascarades qui a rendu célèbre le nom du graveur Robert boissard, n’est pas un simple recueil de « grotesques ». Ces couples maniérés aux visages caricaturaux sont accompagnés de légendes moralisatrices qui mettent ces inventions à mi-chemin entre les recueils de devises et d’emblèmes, si en vogue à l’époque, et ceux des proverbes, plus populaires, dans le genre de ceux de Lagniet (vers 1650). Bel exemplaire à grandes marges. Un brillant témoignage sur les fêtes de la Renaissance, imprimé à Paris en 1597. Provenance : de la bibliothèque Horace de Landau (1824-1903) avec son ex libris sur le contre-plat.
STEVENSON (Robert-Louis) - LE BRIS, Michel (sous la direction de)
Reference : 33543
(1965)
Paris : Editions de l'Herne, 1995. Sous la direction de Michel le Bris In-4 broché (27 x 21 cm), 370 pages, quelques illustrations, bibliographie. Au sommaire : "Textes autobiographiques, Stevenson essayiste, Deux nouvelles, Romans inachevés, Stevenson poète, Entretiens, Sur Stevenson". Très bon état.
DEBRE Robert] DEBRE Olivier / CHANCEL Jacques / DEBRE Michel. CARNEIRO Paulo / MANCIAUX Michel / ROYER Pierre / AUJALEU / SAUGER / LATOUR Bernard / AUGER Pierre / MANDE Raymond / GRECO Jean-Marie / BERNARD Jean / OUIZILLE Jeanne-Yvonne / SIPRIOT Pierre / HERRAULT André / THIEFFRY Stéphane / MARIE Julien / DAUSSET Jean / WOLFF Etienne / BRISSAUD / R.P. HAMMAN.
Reference : 33222
(1980)
Bernard Grasset, 1980. In-4 broché (27 x 21,5 cm), 282 pages, illustré en frontispice d'un croquis de Olivier Debré et de planches photographiques hors-texte. Edition originale, celui-ci l'un des exemplaires numérotés hors-commerce sur vélin Afnor (n° 136). Très bon état.
L’un des plus fameux philosophes et alchimistes anglais, traitant de la Création. Goudae, Petrus Rammazenius, 1638. Grand in-4 de (4) ff. y compris le titre gravé, 144 ff. (numérotés 152 par erreur); 30 ff., (1) f. d’errata relié entre les ff.28 et 29, nombreuses gravures dans le texte. Relié en plein veau brun moucheté de l’époque, double filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, tranches rouges sur marbrures. Reliure de l’époque. 317 x 195 mm.
Édition originale posthume du dernier essai de Robert Fludd traitant de la Création. Sir William Osler, Biblotheca Osleriana : A catalogue of books illustrating the history of medecine and science, n°2629 ; DSB V, 47ff. - Ferguson I, 284. - Wheeler Gift 112-113. - Mottelay S. 554. - Gardner 237 & 236. - Wellcome I, 2331 & 2332. - Poggendorff I, 763 (nur Tl. I). Dans son ouvrage, Robert Fludd (1574-1638), l’un des plus fameux philosophes et alchimistes anglais, démontre l’égalité entre le Soleil – source de lumière et de vie – et Dieu. 'In the first half of the seventeenth century [Fludd] was one of England's best known philosophers. Certainly few Englishmen of his day managed to draw the attention of such a distinguished group as Kepler, Mersenne, and Gassendi – each of whom wrote at least one work discussing, and usually complaining of, Fludd's theories. To many Europeans he seemed the most prominent of all English philosophers of his day 'Fludd, like most other Renaissance scientists, and certainly like all Paracelsians, had a bitter hatred of Aristotle even though Aristotelian influences are evident throughout his work. As his authority he preferred to turn to God's two books of revelation – one, His written book, the Holy Scriptures, and the other, nature, God's book of Creation Fludd stated that the origin of all things may be sought in the dark chaos (potential unity) from which arose the light (divine illumination or actual unity). He affirmed that there is true unity in this dichotomy since "Light was unto the eternall unity all one with darkness, though unto our weak capacities they are opposite in property". Continuing, he explained that it was from the darkness or shades of the chaos through the divine light that there appeared the waters which are the pervasive matter of all other substances. This is then true Mosaic philosophy, which is built upon the three primary elements of darkness, light, and the waters or the Spirit of the Lord. And it is with the aid of this divine knowledge that we may bring order even out of the confusion found in the writings of the ancients on the subject. With a careful analysis of their texts Fludd showed that when Aristotle wrote of the prima materia, Plat of the hyle, Hermes of the umbra horrenda, Pythagoras of the "symbolical unity", and Hippocrates of the deformed chaos, they were all writing in reality of the darkness or the dark abyss of Moses. Similarly by some name or another all of these philosophers knew something of the Mosaic "light" and "waters". However, in their interpretations they often varied far from the truth and it is to the works of Plato and the Pymander of Hermes that the true adept is urged to go for enlightenment' (Debus, The English Paracelsians pp. 105-109). Disciple de Paracelse, il défend surtout dans cet ouvrage célèbre la médecine magnétique, qui le mène à la médecine transplantatoire : Fludd expose ainsi les vertus de la transplantation d’une maladie entre les hommes, les animaux et les végétaux. L’édition comprend in fine la réponse de Fludd à la réfutation de cet ouvrage publiée par le prêtre écossais Foster: Responsum ad Hoplocrisma-Spongum M. Fosteri (Ibid., id., 1638 – 30 ff.). L’ouvrage est illustré d’un titre gravé sur cuivre (répété en tête de la deuxième partie) et d’environ 30 gravures dans le texte dont 4 gravures sur cuivre. Bel exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque. Provenance: A N. Brugière de Lamotte (ex-libris gravé) et ex-libris manuscrit de l’époque sur le titre.
Jean-Michel SANEJOUAND - François Barré, Robert Fleck, Germain Viatte, Fabrice Hergott.
Reference : 30266
(1995)
Centre Georges Pompidou, Paris, 1995..- In-4 broché (30 x 23,5 cm), 144 pages, illustrations en noir et en couleurs.- Catalogue de l'exposition présentée par le Centre Georges Pompidou du 28 juin au 25 septembre 1995. Textes de Robert Fleck, Germain Viatte, Fabrice Hergott... Cette rétrospective de l'oeuvre de Jean-Michel Sanejouand confronte le lecteur à plusieurs types d'oeuvres bien définis. Textes de François Barré "L'espace pour le loger le monde", de Robert Fleck "Histoire d'une subversion", de Germain Viatte "Les exercices graphiques de J.-M. Sanejouand" et de Fabrice Hergott "Les figures du chaos" - Chronologie, bibliographie et expositions.- 1200g.- Etat neuf.
Très bel exemplaire sur grand papier, conservé broché, tel que paru. Paris,Éditions du Seuil,1957. 4 volumes in-8, conservés brochés. 196 x 136 mm.
Édition originale française dans une traduction impeccable de Philippe Jaccottet. L’un des 55 exemplaires numérotés sur vélin neige, seul tirage de tête. «Une entreprise poétique, dont l’importance décisive pour l’évolution, l’élévation, l’enrichissement spirituel du roman allemand ne fait aucun doute. Ce livre étincelant, qui maintient de la façon la plus exquise le difficile équilibre entre l’essai et la comédie épique, n’est plus, Dieu soit loué, un «roman» au sens habituel du terme : il ne l’est plus parce que, comme l’a dit Gœthe, «tout ce qui est parfait dans son genre, transcende ce genre, pour devenir quelque chose d’autre, d’incomparable». Son ironie, son intelligence, sa spiritualité relèvent du domaine le plus religieux, le plus enfantin, celui de la poésie. Ce sont les armes de la pureté, de l’authenticité, du naturel, contre l’étranger, le trouble, la falsification, contre tout ce que Musil a appelé, avec un mépris rêveur, «les qualités».L’Homme sans qualitésest un roman actuel, au sens le plus fort».Thomas Mann,Das Tagebuch. Représentant l’impossibilité du romanesque au XXe siècle, ce texte porte en filigrane la citation de Pascal: «On n’aime personne, mais des qualités». L’intention de Robert Musil était d’y dénoncer certaines erreurs notoires de l’idéologie européenne, erreurs auxquelles nul remède n’avait, de son point de vue, été apporté, «en procédant du principe selon lequel les idées déterminent le cours de l’histoire, certes, mais le problème est que les gens ne parviennent pas à en concevoir de nouvelles». Il propose, dans une trame et un style qui présentent à la fois un caractère onirique et fantastique, un parcours d’hommes et de femmes «sans qualités», qui ne disposent que de métiers, de statuts, d’identités, de certitudes, formant un groupe de «gens de la réalité», alors qu’Ulrich - fascine par la suprématie de la pensée – se définit comme «homme du possible», sorte d’homme expérimental qui a «la faculté de penser tout ce qui pourrait être […] et n’accorde pas plus d’importance à ce qui n’est pas». “Robert Musil’s vast novel is one of the twentieth century’s most esteemed work of fiction. From its opening paragraph Musil’s distinctive style alerts us to the playful and peculiar attributes of his intelligence. The Man Without Qualities has often been hailed as the equal of Joyce’s Ulysses and Proust’s In Search of Lost Time. An intellectual engine that never comes to rest, Musil’s masterpiece is alive with a play of erudition, insight and acuity that, paragraph by paragraph, is its own unparalleled reward.” Très bel exemplaire conservé broché, non coupé, tel que paru.
Editions de Valence 1949. In-4 en feuillets sous couverture illustrée, et sous double emboîtage (30 x 24 cm), Frontispice en couleurs et magnifiques illustrations en deux tons avec hors texte en couleurs par Louis Touchagues. Photo de l'artiste et d'un de ses modèles en début d'ouvrage. Texte par Robert Rey, traduit en anglais, en fin d'ouvrage, par Vvyan Holland. Tirage à 1948 exemplaires numérotés ( n° 926).- 1,2kg.- Bel exemplaire avec une chemise cartonnée et un étui au papier marbré, en parfait état.
Les ballets, métiers, costumes du siècle de Louis XIV. 120 superbes estampes de Bonnart et Berain. Paris, vers 1700.In-folio de 120 planches montées à onglets (infimes déchirures restaurées sans manques). Vélin. 340 x 260 mm.
Un important et rare recueil de costumes du XVIIe siècle, d’un intérêt manifeste pour la connaissance des modes et du costume sous le règne de Louis XIV. Ce recueil comprend 120 belles eaux-fortes de grand format (270 x 185 mm) sur papier fort, la plupart gravées par Nicolas Bonnart (père) ou Robert Bonnart et éditées par Nicolas Bonnart fils. Sont décrits sous ce nom de «recueils Bonnart» quelques rares recueils d’estampes publiées dans le dernier quart du XVIIe siècle par une famille de graveurs marchands d’estampes, les Bonnart. Ces estampes étaient publiées à l’époque, soit à l’unité, soit par séries. Il est donc impossible d’en donner une nomenclature exacte. «Les Bonnart éditeurs d’estampes de modes, dont ils étaient au besoin les graveurs, étaient quatre frères, fils de Henry mort vers 1682. On ne sait pas si ces frères furent concurrents, mais la manière et le format des gravures publiées par eux ont de grandes analogies qui permirent leur réunion pour former des recueils plus ou moins importants composées d’estampes portant les signatures: Bonnart, R.B. dol (Robert Bonnart), H.B. (Henry Bonnart), I.B.F. (Jean-Baptiste Bonnart)». En plus des frères Bonnart, figurent dans le présent recueil des estampes dessinées par Berain et gravées par Lepautre. «Ces réunions d’estampes ont un intérêt considérable pour la connaissance des modes sous Louis XIV. Certains sont de vraies estampes de modes et peuvent êtres citées comme les prototypes des magnifiques suites publiées au XVIIIe siècle». Colas. Bibliographie générale du costume et de la mode. Ces recueils hautement convoités depuis trois siècles par les marchands d’estampes pour être disséquées et vendus à la planche, sont devenus introuvables. Les estampes sur les métiers traités avec burlesque et les costumes de théâtre et d’opéra dessinés par Berain témoignent d’une grande fantaisie et évoquent les mascarades et mises en scène spectaculaires présentées au Roi Soleil. Jean Berain (1640-1709) qui signe ces estampes était dessinateur du roi et ornemaniste; il dessinait des costumes et préparait des mascarades pour Louis XIV. «Il collaborait régulièrement à la décoration, à la machinerie de l’opéra; il ordonnait des fêtes, des feux d’artifice et des carrousels.» Benezit, I, 638. Cette belle réunion de 120 eaux-fortes comprend diverses séries et se compose ainsi: Les Saisons: 2 suites de 4. Les Mois: 12 gravures. Les 4 parties du Monde: 4. Les points cardinaux: 4. Apollon: 1. Les sens: 5. Les 3 parties du jour. Les Impératrices romaines: 12. Les Muses: 9. Les Parques: 3. Costumes de théâtre et d’opéra: 10. Suite de Métiers: orfèvre, berger, jardinier, architecte, sculpteur, peintre. Costumes féminins étrangers: 12 dont 3 suisses, 2 allemandes, 2 turques, 2 grecques, 1 perse. Costumes d’Amazones: 4. Costumes masculins étrangers: 8 dont le portrait de «Celebi Mehemet Effendi». Personnages de comédies: 10 don Arlequin, Crispin, Scaramouche (1pl. coupée au sujet). Divers caractères: 8. Précieuse suite, rare, d’eaux-fortes de grande beauté, très évocatrices du siècle de Louis XIV.
Hazan (1 mars 1998). In-4 broché (26,5 x 19,2 cm), 248 pages, nombreuses illustrations. L'objectif de Robert Rosenblum est de dégager une autre tradition de l'art moderne - à contre-courant de l'école française. Elle prend sa source dans le romantisme du Nord (Angleterre, Allemagne et Scandinavie) et exprime des préoccupations beaucoup plus religieuses et mystiques que celles des tenants de « l'art pour l'art » parisien. Tradition protestante en l'occurrence, ancrée dans une inquiétude spirituelle tenace s'opposant à la brillance et au pathétique plus extraverti du romantisme latin et catholique de l'Espagne, de l'Italie et de la France- 850g. - Comme neuf.
Éditions Paris-Musées / Hoëbeke, 1995. Publié à l'occasion de l'exposition "Le Paris de Doisneau", présentée au Musée Carnavalet-Histoire de Paris à l'automne 1995. In-8 broché (24 x 20 cm), 128 pages, 107 photographies de Robert Doisneau dont 84 en pleine page, et un portrait photographique de Doisneau par Hamilton en frontispice.- 480g.- Très bon état.
Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, 1993. In4 broché à l'italienne (30 x 24 cm), 120 pages illustrées. "Pour la première fois un ensemble de toiles qu'il a réalisé depuis trois ans d'après des poèmes à caractère "métaphysique" prenant la forme de récits épiques ou mythologiques." Laurence Bossé.- 800g.- Comme neuf.
G. de Bussac, Clermont Ferrand, 1982. Robert-Henri DESBORDES, Edition imprimerie. In-12 (15 x 22 cm) broché, 205 pages, illustré de photographies.- 340g.- Envoi autographe de l'auteur (dédicace). Très bon état.
Paris, Plon (Carte du ciel, Cahiers de poésie), 1945, in-8 broché de 175 pages non rognées, couverture rempliée illustrée, bandeaux, lettrines, impression en noir et rouge. Textes de : Paul Claudel, Georges Bernanos, Giovanni Papini, Robert Morel, Armand Hoog, P. de La Tour du Pin. Exemplaire N° 1106 sur 1400 exemplaires numérotés de 1 à 1400. Excellent état.
Chez Robert Morel, 1969. Cartonnage pelliculé illustré d'une photographie de Pierre Ricou, pages de garde dorées avec une figure de la vierge, illustré de photographies de Christian Ansaldi. Exemplaire de l'édition originale. - 330g.L. - Très bon état
Editions Robert Morel, 1962. Cartonnage de toile bleue, gardes blanches ornées d"empreintes de feuilles", au format 20 x 13,3 cm, Signet rose bonbon. Illustrations par Odette DUCARRE. Edition originale. - 525g.L. - Dos et premier plat pâlis, par ailleurs bon état
Editions B. Arthaud, 1929. In-4 relié de 33 x 25,5 cm, reliure éditeur demi-basane brun-noisette à coins (effets marbrés),titre doré sur pièces de titre, filets et ornements dorés, tête dorée, couverture en couleurs intégrée, 160 (2) pages, illustré de nombreuses photographies en sépia dans le texte et de 15 superbes aquarelles de Marius Hubert-Robert, reproduites hors-texte en couleurs.-2110g.C. - Petits rousseurs sur le bord des tranches, par ailleurs intérieur très frais, reliure solide et en bon état.
Dutilleul, 1955. In-12 broché, 102 pages, édition originale tirée à 310 exemplaires. Très bon état.
Outre leur remarquable intérêt iconographique, les grandes Chroniques de France présentent un intérêt capital pour l'histoire littéraire, linguistique et fondatrice de la nation française. Paris, G. Eustace / F. Regnault, 1514 : Le premier (second, tiers) volume des grans chroniqs de France. Nouuellement imprimees à Paris. Auecques plusieurs incidences suruenues durant les regnes des trefchreftiens roys de France tant es royaumes dytallie Dalmaigne Dāgleterre Despaigne Hongrie Jherusalem Escoce Turquie Flandres et autres lieux circonuoisins. Auecques La Cronique frere Robert Gaguin contenue a la cronique Martinienne. Ilz se vendent a paris en la rue neufue noftre dame a lenfeigne de agnus dei. (In fine vol III:) Imprimees a paris Lan mil cinq cens et quatorze le premier iour de octobre pour guillaume eustace libraire du Roy... In-folio. I/ (6) ff., 206 ff. chiff. 204; II/ (8) ff., 189 ff. chiff. 199 ; III/ (12) ff., 276 ff. Bâtarde, à double colonne de 50 lignes à la page et titre courant. Maroquin rouge, plats entièrement ornés d'un riche décor à la fanfare composé de compartiments quadrilobés répartis régulièrement, chacun orné d'une fleur de lys de maroquin bleu, compartiment central carré vide, doublure de maroquin bleu entièrement ornée d’un semé de fleurs de lys dorées, au centre l’écu royal aux fleurs de lys de maroquin rouge, tranches dorées sur marbrure et richement ciselées. Lortic. 304 x 204 mm.
Précieuse et très rare édition, en partie originale des grandes Chroniques de France dites de Saint-Denis, œuvre fondatrice de l'histoire du royaume et de l'état français. C'est la seconde édition illustrée, ornée de 50 superbes gravures sur bois provenant la plupart de l'atelier de vérard. Brunet, 1, 1865; Moreau, Éditions parisiennes, 1514-796. Sous ce titre des Chroniques de France on désigne une vaste compilation d'œuvres historiques élaborée entre le XIIè et le XVè siècle par les moines de l'abbaye de Saint-Denis. Le recueil complet retrace l'histoire des rois de France et de la monarchie française depuis les origines mythiques troyennes jusqu'en 1461. Ces chroniques virent le jour sous la demande pressante de Saint-Louis qui désirait légitimer et consolider la dynastie capétienne. Elles furent commencées en latin par Suger puis traduites par Alexandre Primat qui offrit ce « roman des rois » à Philippe Le Hardi en 1274. Primat relie donc les capétiens à la branche carolingienne en remontant à Charlemagne, l'avenir dynastique capétien se trouvait ainsi fortement conforté. Jusqu’en 1350 le travail de Primat fut repris et continué au scriptorium de Saint-Denis dont l’activité historiographique se manifesta de façon intense avec des historiens comme Guillaume de Nangis et Richard Lescot. Jean Juvenal des Ursins rédigea ensuite la chronique des années 1380-1402, Gilles le Boubier dit «le Héraut Berry» celle des années 1402-1422, et Jean Chartier celle du règne de Charles VII. C'est un de ces manuscrits continué jusqu'en 1461 que Pasquier Bonhomme reproduisit dans son édition de 1477, la première imprimée des grandes chroniques. Même si leur diffusion resta limitée dans le temps et l'espace, les «grandes chroniques » ont eu au moyen âge un succès considérable. « Récit essentiellement généalogique et mythique, matrice d'une histoire monarchique, chrétienne, française et par là déjà nationale, elles ont fixé en langue vernaculaire la mémoire dynastique». Très précieuse et rare édition gothique de ces chroniques, en partie originale, la troisième en date et la seconde illustrée après celle qui immortalisa le nom de Vérard en 1495 ; dans cette édition, le texte est continué jusqu'à la date de 1513. L’iconographie magnifique se compose de 50 figures sur bois dont 27 de très grand format (230 x 170 mm) (205 x 170 mm), qui proviennent du fonds Vérard. Claudin dans sa célèbre bibliographie des incunables illustrés consacre une place primordiale à cette illustration et reproduit plusieurs des bois à pleine page. «On y remarque une suite de grandes planches qui occupent presque toute la page en tête de chaque livre. L'une d’elles, qui représente un combat en champ clos, rappelle la manière de l'artiste qui a dessiné « Le Baptême de Clovis » et « La Bataille de Tolbiac » dans « La Mer des Hystoires ». Les édifices et les arbres sont figurés en raccourci de la même façon. Le dessin est ferme, les tailles déliées, il y a de la souplesse dans les attitudes des personnages du premier plan, dont les visages expriment la diversité des sentiments qui les agitent. Les planches suivantes paraissent être d'une autre main. Le trait de dessin est plus lourd, les tailles sont plus épaisses. Dans celle qui représente le Sacre du Roi, l'archevêque de Reims, les évêques et les pairs de France apportent au monarque, assis près de l'autel, la Sainte Ampoule, la couronne, la bannière, l'écusson, les éperons et le glaive de justice, selon le cérémonial. Toutes les figures ont une expression de bonhomie qui ne déplait pas, malgré la naïveté de la composition. La planche qui représente Charles VIII entrant dans sa bonne ville de Paris est fort intéressante. Au premier plan, à gauche, les femmes se précipitent au-devant du Roi ; plus loin, l'auteur des «Croniques de France » présente son livre an monarque. Une troisième planche nous fait assister à l'arrivée du jeune roi Charles VIII à Paris, à son retour du sacre. Une députation vient lui souhaiter la bienvenue. Les costumes sont intéressants à étudier et les figures sont rendues avec un remarquable sentiment de réalisme ». Claudin. Histoire de l'Imprimerie en France, II, pp. 451 à 456. Outre leur remarquable intérêt iconographique, les grandes Chroniques de France présentent un intérêt capital pour l'histoire littéraire, linguistique et fondatrice de la nation française. L'édition fut partagée entre François Regnault et Guillaume Eustace et certains des exemplaires, tel celui-ci, portent sa devise sur le feuillet de titre ainsi que la grande devise de Eustace au verso (200 x 125 mm). Superbe exemplaire, grand de marges et très frais, revêtu d'une somptueuse reliure à la fanfare, doublée et mosaïquée, chef-d'œuvre de dorure réalisée par Lortic et inspirée des reliures Renaissance des Êve. Il provient des bibliothèques Rattier (1913, n° 3) et Édouard Moura (1923, n° 962) avec ex-libris. L’exemplaire cité par Bechtel: - Vente Paris (24 avril 2002, n° 28, 42000 €, maroquin Lortic, ex. Moura). - Librairie Sourget (Cat XXXV, mai 2007, n° 15, 75000 €, ex. Moura 962).
Buyse, Lille 1994. In-12 broché (18 x 13,5 cm), non paginé (32 pages), illustré de quelques photographies. Couverture illustrée d'une sérigraphie par Alain Buyse. Bel exemplaire de l'édition originale au tirage de 500 exemplaires, celui-ci le n° 444.
Skira 1965.- Collection "Art idées histoire". In-folio relié plein cartonnage éditeur sous jaquette et rhodoïd, étui de protection(31 x 24,5 cm) 226 pages. 75 planches couleurs. Très bon état.
Editions Skira, 1977. In-4 relié sous jaquette illustrée (35 x 31 cm), 246 pages, Très nombreuses illustrations noir-blanc et en couleurs, certaines contre collées. Table des matières : Ouvertures - La déréalité de l'image 1870-1876 - La décade mauve 1876-1885 - Le temps des manifestes et l'exigence produite 1885-1892 - L'image en crue 1892-1896 - L'Ambivalence du désir et de la mort 1870-1900 - Le signe en site propre 1894-1896 - L'écriture de l'énigme 1896-1900 - L'espace du rêve 1900. Bibliographie, index illustré et table des illustrations. Très bon état.