Pierrefitte-sur-Seine, Archives Nationales, 2016, in-4 br. (24,5 x 28), 196 p., préface de Françoise Banat-Berger, riche iconographie en n. et en coul., couverture à rabats, annotation en page de faux-titre, très bon état.
Catalogue de l'exposition du 13 avril au 19 septembre 2016, Paris, musée des Archives nationales. Pierrefitte-sur-Seine, Archives nationales, 2016 - Un regard sensiblement différent de celui des expositions sur des explorateurs comme celle consacrée à Jean-François Lapérouse, par exemple en 2008 au Musée de la Marine, ou à Marcel Griaule au musée de l'Homme une décennie plus tôt. En effet, cet événement, qui s'est déroulé du 13 avril au 19 septembre 2016 au musée des Archives nationales, dans l'hôtel de Soubise, avait une tout autre ambition. Pascal Riviale, son commissaire, souhaitait montrer "les éléments constitutifs du voyage scientifique proprement dit, ainsi que les rapports que le voyageur établit avec son “terrain” (p. 9), sans se focaliser sur une personne en particulier. L'historien dix-neuviémiste, spécialiste de l'Amérique latine et de la muséographie, a ainsi sélectionné 117 objets provenant des fonds de son institution, les Archives nationales, mais aussi du quai Branly, du musée des Arts et métiers, de la bibliothèque Éric-de-Dampierre ou de collections privées. La muséographie qui en découle s'organise autour de trois thématiques : "L'invitation au voyage", "Sur le terrain" et "Au retour".
L'Harmattan, 1996, in-8 br. (16 x 24), 425 p., coll. "Histoire des Sciences Humaines", une carte, six diagrammes, très bon état.
Dès le moment où Francisco Pizarro et ses hommes révélèrent au Vieux Monde ses fastes et ses mystères, le Pérou exerça sur l'Europe une fascination devenue proverbiale. Au cours des siècles, la curiosité provoquée par cette lointaine contrée ne devait jamais cesser, oscillant constamment entre la rêverie poétique sur cet empire déchu et les interrogations relatives à la nature et à l'origine de l'homme américain. Née au XVIIIe siècle, la science ethnologique devait prendre toute sa mesure au XIXe siècle, tandis que les grandes puissances industrielles entreprenaient de mettre le globe terrestre en coupe réglée. Dans cette vaste quête visant à établir un tableau classificatoire des peuples et des races, les somptueux vestiges laissés au Pérou par les civilisations antiques comme les Incas constituaient une énigme pour les anthropologues de cabinet et les aventuriers de toutes sortes. En proposant une histoire de l'archéologie française au Pérou, l'auteur montre comment s'est développé puis institutionnalisé un champ de recherche propre à l'américanisme. Il décrit la façon dont se sont organisées la collecte et l'analyse des antiquités péruviennes, à travers un ballet incessant du terrain au laboratoire et du cabinet au musée. Il met en scène tous les acteurs de cette entreprise scientifique (médecins, négociants, marins, explorateurs) qui a cristallisé un certain nombre de querelles théoriques et institutionnelles avant de trouver progressivement la place que nous lui connaissons aujourd'hui dans la recherche. Voir le sommaire sur photos jointes.