Lyon, La Manufacture / Paris, Délégation à l'Action artistique de la Ville de Paris, 1987, in-4°, 231 pp, nombreuses photographies de monuments et reproductions de documents anciens en noir et en couleurs, sources et biblio, index, reliure percale éditeur, jaquette illustrée, sous emboîtage illustré, bon état
"Cet ouvrage est paru à l'occasion de l'exposition organisée par la délégation artistique à la ville de Paris, dans la chapelle de la Sorbonne, du 5 mars au 20 avril 1987, et consacrée à la construction de la nouvelle Sorbonne. Ce livre, abondamment illustré de plans, de dessins, mais aussi de photographies, anciennes ou récentes, est plus que le catalogue d'une exposition. Il présente une étude à plusieurs voix, de ce monument qui impose sa présence au cœur du Quartier latin et qui pour beaucoup symbolise encore l'Université française. Monument méconnu, puisqu'il n'a quasiment fait l'objet d'aucune étude, en dehors de la monographie que son architecte, Nénot, lui a consacrée, et de l'ouvrage de J. Bonnerot dont la première édition date de 1927. En introduction générale au livre, B. de Andia, déléguée artistique à la ville de Paris, présente un historique rapide de la vie de la Sorbonne jusqu'à la décision de Jules Ferry, en 1881, de la reconstruire. Elle rappelle en particulier les circonstances de la fondation du collège de la Sorbonne par Robert de Sorbon, le rôle à la fois politique et religieux joué par la Sorbonne jusqu'à la Révolution et montre ensuite les hésitations du pouvoir, après la Révolution, sur le parti à prendre ; elle voit dans la décision de Jules Ferry de reconstruire la Sorbonne, l'affirmation du monopole universitaire, et dans la « nouvelle » Sorbonne, le symbole d'une république laïque. Cette opinion est largement partagée par plusieurs des auteurs ayant contribué à ce volume, et en particulier par André Tuilier (L'enjeu politique et idéologique de la Sorbonne ) et Maurice Agulhon (L'idéal républicain en Sorbonne). Bruno Foucart souligne en outre que le programme de la nouvelle Sorbonne entendait maintenir et affirmer l'union des sciences et des lettres, par la cohabitation des deux facultés de lettres et de sciences dans le même bâtiment, et que le parti adopté par Nénot, contesté par certains de ses contemporains parmi les plus illustres, comme Anatole de Baudot, a reçu l'approbation de nombreux autres (Les murs de la science ). De même, François Loyer replace l'œuvre de Nénot dans le mouvement de construction scolaire et universitaire du XIXe siècle et en dégage les caractéristiques essentielles : culture et modernité (L'architecture de la Sorbonne entre culture et modernité). (...) On trouvera en annexe la liste des peintures de la Sorbonne, l'indication des sources et de la bibliographie, et un index." (Thérèse Charmasson, Gazette des archives, 1988) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Manufacture, 1987 ,in-4 cartonnage sous jaquette sous étui, nombreuses illustrations, 231 pp. TRES BON ETAT.