Édition originale de l’un des ouvrages les plus recherchés de Restif, présentant les 14 premières parties aux bonnes dates, et bien complète de la rare 15e partie en édition originale. Londres, et se trouve à Paris, 1788-1790. 15 parties reliées en 15 volumes in-12. I/ 1 gravure, (2) ff., 240 pp.; II/ 1 gravure, pp. 241 à 484, III/ 1 gravure, pp. 485 à 720; IV/ 1 gravure, pp. 721 à 956, 1 cahier décousu; V/ 1 gravure, pp. 957 à 1191 [1196]; VI/ 1 gravure, pp. 1197 à 1440; VII/ 1 gravure, pp.1441 à 1680, pt. manque de papier en marge de la p.1449 sans atteinte au texte ; VIII/ 1 gravure, pp. 1681 à 1920, pt. manque de papier en marge des pp. 1763 et 1839 sans atteinte au texte ; IX/ 1 gravure, pp. 1921 à 2160 ; X/ 1 gravure, pp. 2161 à 2400, pt. manque de papier n’atteignant pas le texte p. 2355; XI/ 1 gravure, pp. 2401 à 2640, manque de papier n’atteignant pas le texte pp. 2627 et 2639; XII/ 1 gravure, pp. 2641 à 2880; XIII/ 1 gravure, pp. 2881 à 3120; XIV/ 2 gravures, pp. 3121 à 3360, pt. trou p. 3181; XV/ 1 gravure, pp. 1 à 264 chiffrée 164, erreur de num. Qq. ff. brunis. Total de 16 gravures. Demi-basane fauve, dos lisses richement ornés de motifs et filets dorés, pièces de titre et de tomaison rouges, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 164 x 95 mm.
Édition originale de l’un des ouvrages les plus recherchés de Restif, présentant les 14 premières parties aux bonnes dates, et bien complète de la rare 15e partie en édition originale. Jacob, Restif de la Bretonne, pp. 258-300; Rives Child, pp. 303 à 306. La 16e partie ne figure pas ici. Elle ne fut publiée par Restif qu’en 1794 et presque tous les exemplaires en furent détruits par crainte du comité de police de la commune de Paris. Le bibliographe Jacob affirmait ainsi: «on peut assurer qu’il n’en existe pas 10 exemplaires». «Le spectateur nocturne c’est Restif, que l’on reconnait plus particulièrement avec son grand chapeau, dans la première figure. Entre autres sujets curieux, il faut remarquer Restif présentant sa fille à la comtesse Fanny de Beauharnais à un diner chez Grimod de la Reynière…» (Cohen, 882-883). Restif, Le Spectateur nocturne, trace dans les 14 premières parties un extraordinaire tableau de Paris d'avant la Révolution. L’édition est ornée en premier tirage de 16 (sur 17, sans la planche Le Billard) gravures non signées de Binet dans lesquelles Restif est presque toujours représenté avec son costume caractéristique de spectateur nocturne. La planche Le Billard (partie VIII) fut rarement ajoutée et manque à la plupart d'exemplaires. La 15e partie, publiée en 1790, deux ans après, présente pour l’historien un intérêt exceptionnel: elle est, en quelque sorte, le journal personnel de Restif pendant la Révolution. Elle a un titre différent des autres: ‘La Semaine nocturne: Sept Nuits de Paris; qui peuvent servir de Suite aux III-CLXXX déjà publiées, Ouvrage servant à l’Histoire du Jardin du Palais-Royal’. «Elle constitue un document d’une valeur unique sur cette époque troublée; il faut lire d’un seul trait ces 600 pages haletantes, à peine interrompues par de petites nouvelles dans le goût des ‘Contemporaines’; on y verra combien la conscience française fut psychiquement déchirée d’avoir à exécuter celui, qui, la veille, était appelé le Père de la Nation». Ce journal personnel et cette description virulente de la Révolution valurent à Restif, de Marat en particulier, de passer devant le Comité de Police de la Commune de Paris. Ce grand ouvrage essentiellement parisien a toujours été recherché alors même que les œuvres de Restif étaient encore décriées, négligées et presque inconnues. C’est un livre unique qui représente la physionomie morale de Paris à la fin du XVIIIe siècle. Les ouvrages de Restif se rencontrent très difficilement en jolie condition d’époque. Édition originale bien complète de la rare 15e partie, conservée dans sa reliure de l’époque strictement uniforme, condition rare.
30 fructidor 1797 An V [16 septembre 1897] | 18.50 x 21.30 cm | 3 pages sur un double feuillet
Rarissime lettre autographe signée «Restif Labretone» adressée à la citoyenne Fontaine. Trois pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet de papier vergé. Reste de cachet de cire, pliures inhérentes à l'envoi. Cette lettre a été publiée, avec quelques inexactitudes, dans Lettres inédites de Restif de Labretone de V. Forest et É. Grimaud, 1883. * Les époux Fontaine sont des négociants de Grenoble et Restif de la Bretonne entama une correspondance avec eux à partir du 15 mars 1797. Importante lettre témoignant de l'achèvement de la publication du grand uvre autobiographique de Restif: Monsieur Nicolas ou les Ressorts du Cur Humain dévoilé. «J'aurai achevé le Cur humain Dévoilé sous 15 jours je ferai aussitôt votre paquet, pour le tenir prêt...» Les huit premiers volumes de cette grande somme autobiographique, imprimés par Restif lui-même ouvrier typographe de formation dans son logement du 11 rue de la Bûcherie, ont été confiés au «malhonnête» libraire Nicolas Bonneville qui n'honore pas ses dettes auprès de l'écrivain. Outre des déconvenues de santé («J'échange mes maladies, et ne les guérit pas»), Restif fait également part à sa correspondante de ses déboires littéraires: «L'Auteur de la Nature me conservera une amie sincère pour me dédommager des scélérats de l'Institut, et du perfide Mercier». En effet, l'année précédente, l'auteur apprend avec amertume qu'il n'est pas admis à l'Institut national et Louis-Sébastien Mercier, qui avait pourtant fait son éloge dans son Tableau de Paris et avait soutenu sa candidature, se détourne alors de lui. À cette somme de malheurs, s'ajoutent les finances. Désargenté et vivant de maigres rentes accordées par l'Etat, il maintient tout son soutien à la République: «Par quelle fatalité ne vois-je donc jamais les vues des gouvernans qui m'accueillent; ou comment ne voient-ils pas tout d'un coup, que je suis attaché à la Révolution au point que je l'aime encor, lorsqu'elle me bat.» Restif, profondément antiroyaliste, a écrit plusieurs pamphlets en ce sens et vient justement d'ajouter à la fin de Monsieur Nicolas une apologie du coup d'État du 18 fructidor an V. Cependant, cette date signe la fin du versement de l'indemnité que lui avait allouée Lazare Carnot après son échec de l'Institut: «Vous connaissez les événemens du 18 fructidor' je ne vous en parlerai pas. Ils m'ont rendu la vie; mais en affligeant et mon cur et ma reconnaissance.» Mais le grand chagrin de Restif, c'est la perte de sa fille, Filette, née de son aventure avec Louise Allan et dont la paternité ne lui fut révélée que tardivement: «Je vous écris au lit, pleurant sur ma Filette morte depuis 11 mois moins dix jours [...] Filette était ma fille, et de Louise, dont elle avait l'âme et la beauté.» Les lettres autographes signées de Restif de La Bretonne parvenues jusqu'à nous sont rarissimes. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Exemplaire en plein maroquin rouge décoré. Leipzig, Büschel et se trouve à Paris, chez Belin, puis chez Mérigot, 1780-1785. 42 tomes en 21 volumes in-12. Plein maroquin rouge, triple filet doré autour des plats, dos somptueusement ornés, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée de Chambolle-Duru vers 1870. 163 x 98 mm.
Edition originale des Contemporaines, ornée en premier tirage de 283 fines estampes hors-texte de Binet, dont de nombreuses avant la lettre et 10 dépliantes. Paul Lacroix, Bibliographie des ouvrages de Restif de la Bretonne, 162-188. Restif commença Les Contemporaines en 1779. Il avait composé un petit nombre de Nouvelles qu'il devait intituler «Nouvelles Parisiennes». Le succès des premiers volumes lui fit poursuivre son œuvre qu'il porta successivement à 17 tomes, puis à 30 et enfin à 42. L’auteur dut se défendre en justice contre plusieurs plaintes en diffamation déposées par des parisiennes qui sentaient « dépeintes sous d’assez tristes couleurs » par Restif. «Je ne fouille pas dans l’intérieur des familles pour y découvrir des faits capables d’alarmer leur tranquillité... J’ai mis des noms français et cité des rues pour donner plus de naturel à mes récits... Malgré cette innocence dans mes vues, je me vois accusé, poursuivi, obligé de consumer en frais le médiocre produit de mon ouvrage». L’ouvrage est à juste titre célèbre et recherché pour son illustration très raffinée, composée de 283 fines figures à pleine page dessinées par Binet. «Binet s’était soumis aux caprices de Restif qui lui imposait des types et des formes rencontrées dans son imagination. Très bon et très habile dessinateur, Binet consentait ainsi à donner des tailles de poupée et des pieds d’enfants aux femmes qu’il représentait». Ces estampes étaient recherchées dans toute l’Europe où Restif était considéré comme le souverain arbitre de la mode française. Les modistes et les couturiers, en particulier, s’inspiraient de ces modèles du bon goût. Toutes les gravures de cet exemplaire bien complet sont d’excellent tirage et parfois même avant la lettre, sans la légende. «Ces nombreuses figures ont coûté beaucoup d’argent». P. Lacroix. La publication de ces nouvelles campées sur le vif provoqua l'indignation de quelques-unes des femmes décrites par Restif. « Ces historiettes m'ont attiré une foule de chagrins, par ma véracité.» Exemplaire relié en plein maroquin rouge décoré, enviable condition pour l’une des principales œuvres de Restif de la Bretonne.
Exemplaire bien complet de l’ensemble de ses gravures et conservé dans sa reliure de l’époque. Neufchatel, et se trouve à Paris, chez Humblot, 1779. Deux parties en 1 volume in-12 de (3) ff., 152 pp., 7 gravures hors-texte ; 139 pp. , (3) pp., 7 gravures hors-texte, les pp. 21-22 ont été reliées par erreur après la p. 38. Demi-basane à coins, dos lisse, pièce de titre de maroquin rouge à grain long. Reliure de l’époque. 161 x 93 mm.
Édition originale de second tirage « du plus célèbre de tous les livres de Restif » (Dictionnaire des Œuvres). Rive Childs, 249; Lacroix, pp. 152-154; Cohen, 501; Pichon, 3426; Bulletin Morgand et Fatout, 5243 et 9533; Sander, 1713. Bien que Rives Childs la considère comme une seconde édition, il s'agit en fait d'un second tirage quasiment identique au premier, avec les mêmes gravures. Elle est ornée de 14 gravures à pleine page hors texte et de 2 portraits en médaillon représentant le père et la mère de l’auteur, sur le titre de chaque partie. Considéré par son auteur comme l’écrit le plus estimable qu’il eût produit, cette biographie vivante du père de Restif reste une des peintures les plus précises de la condition paysanne peu avant la Révolution et une excellente source de renseignements sur le monde rural en France au dix-huitième siècle. L’auteur relate avec une grande fraîcheur de style les travaux et les jours d’Edmé Restif (1692- 1764),laboureur bourguignon. Le ton sensible adopté par l’auteur s’accordait si bien au goût du jour que ce fut un succès. Avec pour toile de fond la France au dernier siècle de l’Ancien Régime, Restif fait revivre une inoubliable figure de paysan vénéré de ses concitoyens, les villageois de Sacy. C’est là du meilleur Restif avec, dans la facture, l’aisance et le coloris d’un écrivain-né. C’est à la fois un monument élevé à son père par un fils se reprochant, sans trop y croire, d’avoir dérogé en abandonnant la terre, un document sur la vie paysanne et l’évocation d’un cocon familial, d’une communauté patriarcale et du pays de son enfance. (Dictionnaire des Œuvres). Voici ce qu’en dit Restif : « Cet ouvrage, le plus estimable des miens et celui dont le succès a été le plus général, me fut inspiré tout à coup, en finissant l’impression du “Nouvel Abeilard”, à laquelle j’avais travaillé sans relâche, je mis la main à la plume avec ardeur et je l’écrivis tout d’un trait, car je ne fus occupé d’autre chose, tant que l’impression dura. » (Mes ouvrages, p. 149). « C’est de ce petit ouvrage composé en 1778 qu’un homme en place a dit:“Je voudrais que le Ministère en fit tirer cent mille de ces petites parties pour les distribuer gratis à tous les chefs de villages”. » (Revue des ouvrages, p. CLXXXV). Le Journal de Paris (du mercredi 24 mars 1779) avait fait le plus grand éloge de La Vie de mon père:« Cette nouvelle production de Restif de la Bretonne nous semble au-dessus de tout ce qu’il a publié, tant pour le choix du sujet que par l’utilité, la simplicité, on peut même dire par la grandeur des sentiments.Tout y est naturel, intéressant, vrai. » Exemplaire bien complet de l’ensemble de ses gravures et conservé dans sa reliure de l’époque.
Edition du cent cinquantenaire 1956 Petits In-4. 1956. Brochés sous couvertures rempliées chemises et étuis. 1956-1957. Lithographies originales de Suzanne Ballivet - Ex. n° 337 sur papier vélin du marais (Un des 410)
Bon état
[Binet] - Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne [Restif de la Bretone]
Reference : AMO-4495
(1788)
à Londres, et se trouve à Paris, chés les libraires nommés en tête du Catalogue, 1788-1789. [Parties 1 à 14]. 14 parties reliées en 7 volumes in-12 (18,2 x 11,2 cm - Hauteur des feuillets : 178 mm.). 3359-(1) pages (la dernière est mal chiffrée 2359). Pagination continue (avec erreurs de pagination - complet). Reliure demi-maroquin rouge à coins, dos à nerfs orné, tête dorée, non rogné (ébarbé). Reliure signée Belz-Niédrée (vers 1865-1875). Quelques légères usures aux reliures (coins frottés parfois légèrement émoussés, plats et coupes légèrement frottés, extrémités de quelques coiffes légèrement frottées, une petite déchirure du cuir recollée au dernier volume. Intérieur des volumes frais à très frais. Très séduisant état non rogné (relié sur brochure). Quelques figures sont plus ou moins courtes de marges et certaines ont été réenmargées au moment de la reliure. Collationné complet.
Restif, Le Spectateur nocturne, trace ces 14 parties un extraordinaire tableau de Paris d'avant la Révolution. Deux autres parties seront publiées en 1791 et 1794. La quinzième partie de 1791 est rare tandi que la seizième partie de 1794 est très rare. Ces deux dernières parties qui ne se trouvent pas ici sont des descriptions virulentes de la Révolution qui valurent à son auteur, à cause de Marat en particulier, de passer devant le Comité de Police de la Commune de Paris. Pris de crainte, son libraire abandonna la vente de ce monumental ouvrage. Restif dut d'ailleurs, même en 1806 lors d'une remise en vente, le faire cartonner. L'ouvrage est illustré de 16 planches gravées que Cohen attribue à Binet, y compris la planche Le Billard qui fut rarement ajoutée et qui manque à beaucoup d'exemplaires. Nombre de ces planches représente Restif dans son curieux costume de "Spectateur nocturne", cape et grand chapeau surmonté d'un hibou. "Les Nuits de Paris sont plus qu'un recueil d'anecdotes pittoresques sur le petit peuple parisien: pour leur étrangeté poétique, le mystère qu'on devine dans les détails familiers, la bizarrerie des rencontres, la fertilité du hasard autour du promeneur toujours vigilant, toujours présent comme un Maldoror ou un Fantômas aux drames cachés dans les ténèbres, on peut les rapprocher d'oeuvres modernes inspirées par la capitale, le Spleen de Paris, le Paysan de Paris ou Nadja" (Henri Coulet, Le Roman jusqu'à la Révolution, p. 493). "Ce grand ouvrage, essentiellement parisien, a toujours été recherché, alors même que les oeuvres de Restif étaient encore décriées, négligées et presque inconnues de notre génération," écrit Paul Lacroix en 1875, ajoutant: "c'est, en effet, un livre unique qui représente la physionomie morale de Paris vers la fin du dix-huitième siècle" (Bibliographie de Restif de La Bretonne, p. 299). "Ce vaste ouvrage de plus de 3000 pages, 16 parties et 8 volumes prend la forme d’un recueil de notes d’un « Hibou-Spectateur » qui parcourt la ville, un Paris urbain, nocturne, contrasté juste avant la chute de la Monarchie. Le narrateur se fait observateur et conteur aussi tant les tableaux se teintent de pittoresque et de picaresque : ces écrits seront étudiés de près par les historiens du siècle suivant comme autant d’instantanés et de traces d’une période très particulière où les classes sociales se mêlent et où la misère règne. Les femmes y occupent une place singulière par les dominations et les outrages qu’elles subissent. Le fil narratif du volume suit la logique de scènes parfois juxtaposées ayant pour lien l’unité du regard porté et du récit composé. Le tableau d’ensemble reste sombre, « misérabiliste » déploreront des contemporains, annonçant par certains côtés Balzac, Flaubert ou Zola : différence majeure, les tableaux esquissés sont collectifs et relèvent d’une approche presque sociologique quand les écrivains du XIXe siècle choisiront d’imaginer des héros et héroïnes dont les parcours se détachent de cette toile de fond sociale." (Bnf, les Essentiels, Les Nuits de Paris, en ligne). Références : Rives Childs, Restif de la Bretonne, 303-306 ; Cohen, col. 882-883 ; Paul Lacroix, Bibliographie des ouvrages de Restif de la Bretonne, pp. 258-301. Bel exemplaire, grand de marges, de ce livre important relié au plein moment de la Rétivomanie (1870-1875).
Paris Arcanes 1953 302 pages in-8. 1953. broché. 302 pages. In-8 broché (191x141 mm) 302 pages. L'anti-Justine le pornographe Dom Bougre. Couverture en bon état général malgré le dos bruni. A noter le dos de la couverture qui se décolle (à recoller). Intérieur propre avec papier non coupé. Poids : 410 gr
Paris Editeur Louis-Michaud 288 pages in-12. Sans date. relié. 288 pages. In-12 (188x129 mm) 288 pages. Livre relié Demi-Cuir Dos à quatre faux-nerfs titré en lettres dorées Couverture conservée (plats). Les moeurs légères au XVIIIe siècle. Illustrations et documents de l'époque en noir. Reliure en bon état avec le dos insolé. Intérieur propre un peu jauni. Poids : 550 gr
Louis-Michaud (Les moeurs légères au XVIIIe siècle) 283 pages in12. Sans date. Relié. 283 pages. Demi-Cuir titré au dos en lettres dorées Couverture conservée (plats). Illustrations et documents de l'époque en noir
Etat Correct Dos de la reliure insolé et frotté. Intérieur propre
Louis-Michaud (Les moeurs légères au XVIIIe siècle) 287 pages in12. Sans date. Relié. 287 pages. Demi-Cuir titré au dos en lettres dorées Couverture conservée. Introduction et notes de P.-L. Rousseau. 30 reproductions d'estampes de Binet et un autographe
Bon Etat Reliure en bon état malgré le dos insolé. Intérieur propre un peu jauni
Louis Michaud 304 pages in12. Sans date. Relié. 304 pages. Demi-Cuir titré au dos en lettres dorées Couverture conservée. Illustrations en noir
Etat Correct Dos de la reliure insolé et un peu frotté. Intérieur propre bien que jauni
[RESTIF DE LA BRETONNE, Nicolas Edme Restif dit Restif de la Bretonne].
Reference : 110659
A Neufchâtel et se trouve à Paris, chés Guillot, libraire de Monsieur, rue Saint-Jacques, vis-àvis celles des Mathurins, 1786, 4 volumes in-12 de 180x105 mm environ, Tome 1 : Les Filles, 272 pages, Tome 2 : Les Femmes, 312, Tome 3 : Les Epouses, 312 pages, Tome 4 : Les Mères, 324 pages, demi-chagrin à coins bleu nuit, dos à nerfs portant titres et tomaisons dorés, ornés de caissons à motifs dorés, date dorée en queue, cuir souligné d'un filet doré sur les plats, tranches dorées sur témoins, gardes marbrées. Edition originale rare, sans les feuillets de table et bibliographie in-fine du tome IV (c'est souvent le cas), complète des 34 hors-texte. Des déchirures dans les marges avec parfois de légers manques de papier, et des restaurations anciennes, quelques mouillures claires, des taches d'encre anciennes éparses, infime manque de texte au centre d'une page du tome I, quelques frottements légers sur les reliures, papier fragile, sinon bon état pour une série rare.
Nicolas Edme Restif, dit Restif de La Bretonne, également épelé Rétif et de La Bretone, est un écrivain français né le 23 octobre 1734 à Sacy et mort le 3 février 1806 (à 71 ans) à Paris. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
Amsterdam, Changuion, La Haye, Gosse & Pinet, 1770. 2 vol. in-8°, veau fauve marbré, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, pièces de titre en maroquin rouge, pièces de tomaison en basane verte, filet doré sur les coupes, tranches rouges. Reliures de l'époque, mors fendus, accroc avec manque à une coiffe, mais agréable exemplaire. xij-388 pp., 88 pp., puis pp. 477 à 492, (4) ff. 466 pp. Quelques rares rousseurs.
Rare ensemble en reliure uniforme des deux premières parties des Idées singulières. Troisième édition en partie originale, très rare, du Pornographe. "Elle est incontestablement la plus complète et la meilleure" (Rives Childs). C'est une réimpression de la seconde imprimée en 1775 sous la fausse date de 1770 à laquelle Restif a ajouté la note Q qui forme les pages 477 à 492. Le projet de règlement pour les filles publiques occupe les pp. 57 à 102 et les réponses relatives à ce projet s'étendent de la page 110 à la page 146. Dans la seconde partie du volume, on trouve (pp. 181 à 252, avec une double numérotation), un opuscule portant une page de titre spéciale : Représentation à Mylord maire de la ville et cité de Londres sur les filles entretenues de France, vulgairement dites courtisanes ou demoiselles du bon ton, par un Anglais actuellement à Paris. Plus loin, (pp. 313 et suivantes), on trouve une étude singulière sur les seize classes de prostituées actives existant en France ainsi qu'un opuscule de 88 pp., paginé séparément avec une nouvelle page de titre, intitulé Lit de Justice et d'Amour, ou le Code de Cythère (Erotopolis, chez Harpocrates, seul imprimeur de Cupidon, à la coquille de Vénus & aux ruines du temple de l'Hymen nec-non au treizième des Travaux d'Hercule, l'an du monde 7776). L'auteur de ce dernier morceau est un certain Mouet, fils d'un libraire, employé au cabinet des livres du roi à Versailles, d'après le marquis de Paulmy. Entre les pp. 477 et 492, figure un beau morceau de Restif avec la nomenclature des courtisanes en activité, qui comprend de croustillants détails et qui paraît pour la première fois. Le Pornographe lui-même, qui constitue la première partie, est un roman par lettres qui traite du problème social de la prostitution. Pour Restif, plutôt que réprimer, il faut mieux organiser la prostitution et la réglementer en regroupant les femmes publiques dans des établissements qu'il appelle Parthenions, de manière à éviter tous les problèmes d'hygiène et de criminalité qu'elle entraîne. La seconde partie (notes justificatives) comprend des pièces fort curieuses dont "Représentation à Mylord maire de la ville et cité de Londres sur les filles entretenues de France, vulgairement dites courtisanes ou demoiselles du bon-ton" (avec un titre spécial et une double numérotation des pages), une sorte de physiologie des prostituées qui sont distinguées en seize classes (Pidansat de Mairobert serait l'auteur de ce morceau), ainsi que la réimpression d'un opuscule de 88 pages, attribué à J.-P. Moët, intitulé Lit de justice de l'amour ou Code de Cythère (publié pour la première dois en 1746) sorte d'utopie sociale dont Restif s'est fortement inspiré, dans laquelle l'auteur suggérait la constitution de couvents de prostituées encadrés par des prêtres. Edition originale et seule édition de la Mimographe donnée par Restif et tirée, selon ses dires dans Monsieur Nicolas, à 2000 exemplaires. "Cet ouvrage est rare, peut-être très-rare, n'ayant pas été réimprimé par l'auteur ni par ses contrefacteurs ordinaires" (Lacroix). La Mimographe reprend les protagonistes féminins de la série des Idées singulières, Mme de Tianges et Mme des Arcis. Restif y a inséré au milieu de sa compilation sur l'art théâtral, plein de détails historiques et de particularités curieuses, un petit roman sur les moeurs du théâtre. Il suggère notamment, comme idée singulière, de recruter les acteurs parmi les enfants trouvés... La Mimographe fait partie des ouvrages imprimés par Restif lui-même. Il le composa entièrement chez l'imprimeur Michel durant l'été 14769 et lui donna "des peines infinies". Lacroix, VI, n°3 et VII; Rives Childs VI-5 et VII-1; Cioranescu, 52677; Gay-Lemonnyer III, 230 et III, 814; Soleinne V, 55.
Rarissime et superbe exemplaire conservé dans ses brochures de l’époque, condition très recherchée. Neufchâtel, Paris, Guillot, 1786. 4 volumes in-12 de: I/ 272 pp. et 8 planches; II/ 312 pp. et 9 planches ; III/ 312 pp. et 9 planches; IV/ 324 pp., (8) ff., 8planches. Brochés, non rognés, sous couvertures d’attente muettes et 4 étuis de maroquin rouge à filets dorés et chemises de Rivière & Son. Exceptionnellement complété de: Binet. Les Françaises. Suite de 17 planches gravées. 1786. In-4 oblong (217 x 278 mm). Chemise et étui de cartonnage. Suite complète des 34 planches sur 17 feuilles destinées à illustrer Les Françaises de Restif de la Bretonne. Avec les papillons imprimés portant le titre et la tomaison. 185 x 115 mm (texte); 278 x 220 mm (suite)
Edition originale de ce recueil de nouvelles qui sont autant de véritables tableaux de mœurs, que l’auteur mit 26 jours à écrire. Recueil de nouvelles et de deux pièces de théâtre à l’intention des jeunes gens des deux sexes, inscrites dans le cycle des Contemporaines qui «offrent un tableau général de nos mœurs» d’après Avis de l’Éditeur où l’auteur a tâché de ne pas donner que de jolis riens, lançant son fameux avertissement prophétisant la Révolution proche : «Riches, ne soyez donc plus ni durs, ni insolents, où vous hâterez une révolution désastreuse pour vous! Tandis qu’il en est temps, prévenez-la, en devenant justes & raisonnables. [...] Faites de vos vastes domaines un usage utile, ou l’État va vous les ôter» (La Femme dépensière, vol. II, p. 139). Cet ouvrage est fort rare ; il contient 34 gravures numérotées, correspondant aux 34exemples que renferme l’ouvrage. Deux de ces figures seulement sont signées, la 28ème et la 31ème : Binet del., E. Giraud l’aîné scul. Dans ces estampes, Restif ne s’est plus contenté de commander, à son dessinateur, des pieds de femme d’une extrême petitesse ; il a imaginé, par une autre bizarrerie, de donner, aux têtes de femmes les plus hautes de taille, une dimension si exiguë, que ces têtes ne paraissent pas appartenir aux corps ; il a exigé que son dessinateur représentât les jeunes filles et les jeunes garçons comme des poupées à ressorts. Rien n’est plus étrange que ces femmes longues et maigres, à têtes de lilliputiennes, et que ces enfants qui semblent sortir d’un bocal d’esprit de vin. On peut supposer que c’était un nouveau goût anormal qui couvait dans l’imagination excentrique de l’amoureux des petits pieds... On n’a pas encore remarqué que, dans ces figures, la plupart gravées finement, il y a certainement des portraits, entre autres celui d’une femme âgée, qui reparaît sans cesse sous différents noms dans les Exemples. Le portrait de Grimod de la Reynière fils est très ressemblant dans un des trois convives assis à table (estampe de la Femme d’ivrogne.) » P. L. Jacob. Bibliographie des ouvrages de Restif de la Bretonne. Cette édition originale est donc illustrée de 34 figures gravées en taille-douce par Giraud l’aîné d’après Louis Binet, numérotées, dont deux signées (n° 28 et 31). Avec les 8feuillets non chiffrés à la fin du IVème volume contenant une table des Contemporaines et des Parisiennes et autres ouvrages de Restif. «Dans aucun des autres ouvrages de Restif, Binet n’a autant exagéré la petitesse des têtes, des pieds et la finesse des tailles des femmes» (Cohen). Plusieurs personnages de l’entourage de l’auteur sont représentés dans les illustrations, comme Grimod de la Reynière, que le Bibliophile Jacob dit reconnaître dans la figure 20 (III, p.84) illustrant l’Épouse d’ivrogne. Il est bien complet des 8 feuillets de table que l’on trouve à la fin du dernier volume. Exceptionnel exemplaire conservé dans ses rarissimes brochures de l’époque de l’introuvable suite complète de format oblong in-4.
Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne [Restif de la Bretone]
Reference : AMO-3378
(1802)
Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne [Restif de la Bretone] FRAGMENT DE MANUSCRIT AUTOGRAPHE INÉDIT. Vers 1802 / 1804 1 page in-4 Cachet de collection ancienne. Papier vergé. ON JOINT : Transcription dactylographiée par un précédent propriétaire-collectionneur (2 pages in-8).
Le texte se compose de deux parties. La première partie occupe les 2/3 supérieurs de la page et contient un texte cite plusieurs femmes connues de l'époque. "Dans la circonstance qui avait lieu en cet instant, Paris était rempli de Députés de toutes les Provinces. La fortune des deux soeurs fut rapide. Touts les filles du Palais-Egalité furent délaissées. La Siphilis disparut, les charlatans n'eurent plus rien à faire. Grâces en soient rendues au Castriot célèbre, dont la réputation attira les deux cousines à Paris [...]." Dans la seconde partie du fragment (1/3 inférieur de la page) Restif a rédigé des notes au sujet de la "Pornographie", c'est-à-dire l'étude de la Prostitution. "La Prostitution fait comme une population à part, dans le local célèbre, qui fait le sujet de cet article. Les Magnats en sont les Abbesses de cette population femelle et stérile. Les maquerophoros en sont les fléaux ; les vieilles-filles en sont les agentes et la vermine ; les enfants qu'elles prostituent en sont les victimes et les élèvres. J'ai proposé au Gouvernement de mettre de l'ordre, dans cet horrible caos du désordre [...]." A la fin de la page on lit "coté 33 jusqu'à 43", indication par Rétif de l'endroit précis où devait s'insérer ce fragment dans le corpus du Pornographe. Un peu plus haut, au début des "Observations" Rétif indique "au folio 10, 11, 12 etc. [...] à placer après le grand M". Nous pensions, d'après la transcription ancienne qui en avait été faite, avoir à faire à un fragment du Pornographe, mais il s'avère, à la lumière de recherches récentes faites par le spécialiste reconnu de Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne, que ce fragment serait inédit et appartient à un ouvrage autre que le Pornographe. Nous réservons la primeur de cette découverte au futur acquéreur de ce fragment inédit qui fera vraisemblablement prochaine l'objet d'une publication scientifique. détail Homme de lettres marginal, grand adversaire de Sade, Nicolas Edme Restif de la Bretonne (1734-1806) a observé pendant "mille et une nuits ce qui se passe dans les rues de la capitale". Sa passion des femmes l'a conduit à y fréquenter avec assiduité les prostituées. Débauché en quête de vertu, Restif expose, dans Le Pornographe ou la Prostitution réformée (1769), ses idées singulières sur la question : il propose d'instaurer des maisons de passe, tenues selon un règlement minutieux, sous la protection de l'État ; des filles publiques, indispensables à la Nation, vivraient ainsi harmonieusement, loin des regards, dans des "parthénions", sorte de phalanstères idéaux pour les filles de petite vertu (Présentation d'édition du Pornographe, éd. Mille et une nuits, 2003). Fils de paysans de l'Yonne, devenu ouvrier typographe à Auxerre et Dijon, Nicolas Restif de La Bretonne s'installe à Paris en 1761 : c'est alors qu'il commence à écrire. Il a une vie personnelle compliquée et est sans doute indicateur de police. Polygraphe, il fait paraître de très nombreux ouvrages touchant à tous les genres, du roman érotique (L'Anti-Justine, ou les Délices de l'amour) au témoignage sur Paris et la Révolution (Les Nuits de Paris ou le Spectateur nocturne, 1788-1794, 8 volumes) en passant par la biographie avec La Vie de mon père (1779) où il brosse un tableau idyllique du monde paysan avant la Révolution avec la figure positive de son père. Il a également touché au théâtre sans grand succès. Cherchant constamment des ressources financières - il mourra d'ailleurs dans la misère -, il écrit aussi de nombreux textes pour réformer la marche du monde. Cependant l'œuvre majeure de Restif de la Bretonne est sa vaste autobiographie, Monsieur Nicolas, en huit volumes échelonnés entre 1794 et 1797. Ce livre fleuve se présente comme la reconstruction d'une existence et expose les tourments de l'auteur/narrateur comme à propos de la paternité - le titre complet est Monsieur Nicolas, ou le Cœur humain dévoilé -, mais témoigne aussi de son temps et constitue une source très abondante de renseignements sur la vie rurale et sur le monde des imprimeurs au XVIIIe siècle. C'est aussi un philosophe réformateur pénétré de rousseauisme qui publie des projets de réforme sur la prostitution, le théâtre, la situation des femmes, les mœurs, et un auteur dramatique. (source Babelio). détail Les manuscrits autographes de Restif de la Bretonne sont de la plus grande rareté.
Paris, RÈgnault, 1784 3 volumes in-12 de 302 pp., (4) ff. contenant une analyse de la DerniËre Avanture d'un homme de quarante-cinq ans, suivie d'une liste des ouvrages de l'auteur. - 216 pp. - 217-455 pp., suivi du Dernier Post-Script de l'Editeur ainsi que de la Table de La PrÈvention nationale, basane marbrÈe, 3 filets dorÈs en encadrement, dos lisses ornÈs d'un dÈcor dorÈ ‡ la grotesque, piËces de titre et de tomaison de maroquin vert, tranches rouges.
Edition originale et premier tirage. Elle contient 10 figures hors texte non signÈes. La figure pour L'AmitiÈ au tome II se retrouve dans Les Contemporaines. Dans la cinquiËme estampe, Restif s'est reprÈsentÈ sous les traits du pËre de famille. On a ajoutÈ et montÈ en frontispice un beau portrait repliÈ de Restif dessinÈ par Binet et gravÈ par Berthet. Ce drame, qui ne fut jamais jouÈ, Ètait destinÈ au cÈlËbre acteur dramatique Granger (cf. Monsieur Nicolas, t. XI, p. 48). Restif en avait tirÈ l'intrigue de La MalÈdiction paternelle. Bel exemplaire. Rives Childs, Restif de la Bretonne, pp. 284-285. - Lacroix, Restif de la Bretonne, pp. 215-219.
4 tomes reliés en 2 volumes in-12 (168 x 102 mm), basane havane marbrée, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, palette en tête et pied, pièces de titre de veau fauve, tranches rouges (rel. fin XIXe dans le goût du XVIIIe), (1) f. de faux-titre, 240 p.; (1) f., p. 241-482; (1) f., p. 483-728 ; (1) f., p. 729-979, (1) pages de "corrections" (pagination continue). A La Haye et se trouve à Paris, Chez Maradan, libraire, rue des Noyers, n°33, 1788
Edition originale sous page de titre de retirage de cet ouvrage, lun des plus rares de Restif, salué par la critique (Dawes, Corbin) comme lun de ses meilleurs."Il est presque certain que la plupart des exemplaires ont été détruits par la famille de Restif. Cest là ce qui fait son extrême rareté" (Rives Child, p. 294-295).Présenté sous forme de récit épistolaire intime, ce roman transpose, avec une virulence singulière, les propres déboires conjugaux de Restif. Paul Lacroix y voyait "la plus violente vengeance quun mari trompé, ou qui croit lêtre, nait jamais exercée contre son épouse infidèle". Le narrateur, double évident de lauteur, découvre les preuves accablantes de la trahison de celle quil aimait et croyait irréprochable.Au-delà du simple drame conjugal, le texte conjugue confession amoureuse, critique sociale et étude psychologique. Restif analyse les causes du naufrage matrimonial ennui, légèreté féminine, mais aussi responsabilité du mari et interroge les mécanismes du pouvoir dans le couple ainsi que la condition féminine. Louvrage sinscrit dans la série des "contes moraux" publiés à la même époque, mais se distingue par la violence du ton et la crudité de lintrospection.Précieux témoignage de la veine autobiographique et polémique de Restif, où la fiction se confond avec la vengeance personnelle.(Monselet, n° 32. Lacroix, XXXV-1. Rives Child, XXX-2).Ex-libris au contreplat : "Collection restivienne L.L., Bruxelles" et ex-libris gravé de Paul Mage sur la garde supérieure.Petite réparation marginale sans perte, page 239.Très bon exemplaire, très frais, bien complet de ses pages de faux-titre et de titre.
Neufchatel, Paris, Veuve Duchesne, 1778. 4 vol. in-12 (170 x 100 mm), 1 f. n. ch., 448 pp., 4 ff. n. ch. ; 2 ff. n. ch., 464 pp., 8 ff. n. ch. ; 2 ff. n. ch., 472 pp., 4 ff. n. ch. ; 2 ff. n. ch., 423 pp., xxiv pp., 4 ff. n. ch. Demi-chagrin noir, dos à nerfs janséniste, titre, auteur et tomaison en doré, tranches mouchetées rouges, quelques pâles rousseurs, auréole en tête des 25 premières pages du tome 3 et 3 feuillets réenmargés ; réparation de papier à 3 feuillets du tome 4 et mouillure dans le coin inférieur des 50 premières pages (reliure de la fin du XIXe siècle).
Édition originale. ‹‹ Ce roman est un de ceux auxquels Restif travaillait lui-même à l'imprimerie. ‹‹ […] L'Amour par lettres, ou le Nouveil Abeilard, s'imprimait chez André Cailleau, frère de la dame veuve Duchesne ; pour accélérer la besogne et ne pas m'occuper d'autre chose, j'aidais à l'ouvrier, travaillant même les dimanches. ›› ‹‹ L'idée de cet ouvrage disait Restif, est une des plus heureuses qui me soient tombées dans la tête… Il faut une muse à tout écrivain : Rose Bourgeois l'avait été pour la famille vertueuse ; Cadette Forterre, pour Lucile ; […] Mlle Londeau, la charcutière, pour le Nouvel Abeilard. Elle passait un soir, par la rue de Bièvre, couverte d'une calèche, chaussée d'un soulier bien fait, à talons élevés et minces ; elle me ravit ; je commençais mon travail. Tous les soirs, je vins m'enivrer du plaisir de la voir et sa vue me mettait en verve : j'écrivais le soir et le lendemain matin, avec une inconcevable ardeur. C'est elle qui est cette Julie, dont il est si souvent question dans l'ouvrage. ›› Des figures des plus charmantes. Cet ouvrage est illustré d'un frontispice et 9 figures non signés, en premier tirage. ‹‹ Les figures qui ornent cet ouvrage sont peut-être les plus charmantes qu'on trouve dans les œuvres de Restif. Bordes de Fortage observe que les dix gravures du Nouvel Abeilard ‹‹ se rapprochent beaucoup plus de la manière de Marillier que de celle de Gravelot, quoi qu'on en ait dit. ›› Très bon exemplaire. Rives Childs, Restif de la Bretonne, p. 247 ; Restif de la Bretonne, Monsieur Nicolas, X, p. 234 ; Mes Ouvrages, p. 147-148 ; Cohen/de Ricci, Guide de l’amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle, col. 874.
A Paris, chez la Veuve Duchesne, 1767. 4 vol. in-12 de XXXVI-251 pp. ; 288 pp., 300 pp. ; 299-(13) pp., basane marbrée, dos orné à nerfs, pièce de titre et de tomaison en veau blond, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale du premier livre de Restif. L'ouvrage fut tiré à 2000 exemplaires ; il n'a été ni réédité, ni contrefait. L'ouvrages est dédié « Aux jeunes beautés ».Restif le retravailla longtemps avant de le donner à l'impression ; il réunit les éléments de son ouvrage à partir d'anecdotes amoureuses qui lui avaient été racontées, ce qui, selon Courbin (Le Monde de Restif, 14558), est une des clefs du phénomène Restif.Restif raconte sa vocation de romancier, ses amours du temps avec Mlle Bourgeois qui lui donna l'énergie nécessaire pour écrire. Le roman se vendit mal et, en 1784, l'auteur en avait encore des exemplaires, car, dit-il, « l'orthographe, qui est conforme à la prononciation, fit tort à la vente ». Il lui rapporta 600 livres à peine. Bel exemplaire.Lacroix, n°1, p. 77. Rives Childs, 197.
A Londres, Paris, chez Le Jay, Libraire, rue S.-Jacques, 1771. 4 parties en 2 volumes in-12 (166 x 90 mm) de (4)-192-164 pp. ; 200-182 pp., demi-veau vert à coins, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (relié vers 1800).
Édition originale de premier tirage, rarissime à l'adresse "A Paris, chez Le Jay, Libraire rue St Jacques" dont il n'a été tiré que 200 exemplaires, les plus anciens - les 800 supplémentaires sont à l'adresse d'Humblot. Lacroix : « Tiré à 1000 exemplaires, l'édition était épuisée à cette époque et l'ouvrage, un des plus rares de l'auteur, n'a jamais été réimprimé ».Dans Monsieur Nicolas, Rétif narre les circonstances de sa publication seulement intitulée Le Marquis de Tavan : « En 1771 ayant traité avec le libraire Costard, pour un ouvrage intitulé Le Nouvel Émile, je me proposai d'y faire entrer Le Marquis de Tavan comme exemples historiques. Mais je ne tardais pas à m'apercevoir qu'ils gâteraient un ouvrage pour lequel ils n'avaient pas été faits. J'en fis donc un petit roman, que j'imprimai pour mon compte mais que je changeai absolument de fond et de forme, en le composant moi-même à la casse aidé néanmois par le jeune Ornefuri [Fournier] … » (Mes ouvrages III. Le Marquis de Tavan).Divisé en cinq livres (L'Enfance, l'Amour honnête, l'Age des Passions, le Mariage, la Conduite des nouveaux époux), l'École de la jeunesse est une exhortation morale faite aux Jeunes-gens où l'auteur livre toutefois des conseils très sensés sur le choix d'une épouse et d'un époux.« Cet ouvrage présente une particularité assez inattendue pour un ouvrage de Restif : il contient un abrégé de la doctrine chrétienne suivi d'une histoire des autres religions. Cet aspect encyclopédique rattache l'École de la Jeunesse à la série des Graphes à laquelle le "réformomane" comme il s'intitulait lui-même, dut envisager de l'incorporer puisque le Nouvel Emile qui devait le remplacer fut tiré dans le format in-8 avec le faux-titre l'Educographe. Mais Restif retourne bien vite à son penchant naturel car cette histoire des religions s'achève sur un éloge du culte du phallus. La sexualité a toujours chez Restif un caractère sacré, presque religieux. Il a très bien vu et senti les liens étroits qui unissent sexualité et mysticisme (…) Nicolas, fait que l'on ignore souvent fut un des esprits les plus religieux de son temps, les problèmes spirituels le passionnaient, il avait à un haut degré le sens du rite et du sacré (…) » (Jean-Claude Courbin).Coupes et coins frottés, quelques feuillets roussis et pâles mouillures mais très bon exemplaire.Paul Lacroix, Bibliographe de Restif de la Bretonne, VIII p. 107 ; Rives Childs, Restif de la Bretonne, VIII, p. 216.
A Neufchâtel et à Paris, Guillot, 1786 ; 4 tomes en 2 volumes in-12°, , demi veau fauve, dos lisses, fils et fleurons dorés, tranches jaspées. Reliure moderne dans le style de l'époque. - 272 pp. - 312 pp. - 312 pp. - 324 pp. - EDITION ORIGINALE ornée de 34 planches gravées hors texte, qui correspondent aux 34 nouvelles. Elles sont l'œuvre de Binet, le dessinateur habituel de Restif. Lacroix p. 243 signale que parmi toutes ces figures se trouvent de nombreux portraits authentiques. Le portrait de Grimod de La Reynière est très ressemblant parmi les 3 convives de la planche illustrant "" La Femme d'ivrogne "" Au sujet de ces planches très finement gravées - Restif avait exigé que l'illustrateur représentât les jeunes filles et les garçons comme des poupées à ressort - voyez les notes de Lacroix et de Cohen. "" Cet ouvrage est fort rare "" précise Paul Lacroix. Voir aussi la notice de M. Courbin dans le catalogue Restif de la librairie Rousseau-Girard n°14634 : "" ... Restif prophétise tout à la fois la Révolution, les réformes agraires que tous les pays, soit au XIX°, soit au XX° siècle devaient tour à tour connaître, ainsi que le collectivisme et la prééminence de l'intérêt général sur les intérêts particuliers "". Il insiste aussi sur la façon peu flatteuse avec laquelle Restif met en scène le célèbre gastronome Grimod de La Reynière et son aventure avec Madame Mitoire. L'exemplaire est beau et frais, les figures sont d'un beau tirage. Il ne possède pas à la fin du tome IV le s7 ff. non chiffrés contenant une table et la liste des livres de l'auteur, dont parle Rives Childes p. 296 - Ces feuillets semblent manquer souvent. Lacroix p. 241 ne les signale pas. "
A La-Haie, ChÈs Gosse & Pinet, Et se trouve ‡ Paris, ChÈs la d.me Veuve Duchesne & Belin, 1782 2 parties en un volume in-8 de (1) f., 16, 202 pp., mal chiffrÈ [203]-472 pp., (3) ff. de tables et ouvrages de l'auteur, demi-basane mouchetÈe, dos lisse ornÈ de caissons de fleurons dorÈs, piËce de titre de maroquin rouge, tranches paille (reliure de l'Èpoque).
Rare Èdition originale de ce quatriËme volume de la sÈrie des "IdÈes singuliËres" ou des "graphes". Il prend place aprËs la Mimographe, le Pornographe et les Gynographes - et avant le Thesmographe et le Glossographe. CommencÈ en 1776 et repris en 1780, cet ouvrage fut achevÈ en 1781. "C'est surtout dans l'Andrographe que Restif a donnÈ pleine carriËre ‡ ses thÈories socialistes" (Rives Child). "Plan de rÈformes sociales : sÈvËre subordination des femmes aux hommes ; Èducation publique des enfants ; religion chrÈtienne ; mariage obligatoire. Chaque homme s'ÈlËvera gr‚ce ‡ son seul mÈrite et franchira ainsi les diverses classes de la sociÈtÈ. Restif reste fidËle ‡ ses idÈes communautaires (Ègal partage des terres, artisans rÈunis en communautÈ, etc." (I.N.E.D., 3779). Bel exemplaire en reliure de l'Èpoque. Rives Child, Restif de La Bretonne, XXIV : "Tabarant (Le vrai visage de Restif) avait le pressentiment que l'Andrographe ne circula que par le colportage. Il est des plus rares".
A Neufch‚tel, et se trouve ‡ Paris, chÈs Guillot, 1787 4 volumes in-12 de 300 - 388 - 392 - 380 pp., (2) ff., basane marbrÈe, dos lisses ornÈs et dorÈs, piËces de titre et de tomaison de maroquin citron, tranches rouges (reliures ‡ l'imitation).
…dition originale de ces "Quatre volumes que je regarde comme les plus utiles des soixante-cinq qui composent l'entiËre collection des Contemporaines" (Monsieur Nicolas, t.†XI). RÈdigÈes entre dÈcembre 1785 et octobre 1786, Les Parisiennes parurent en avril 1787. Un hygiÈniste promoteur du bidet ? Voici comment Restif de la Bretonne prÈsentait lui-mÍme Les Parisiennes dans son rÈcit autobiographique Monsieur Nicolas : "Mais míÈtant aperÁu que je níavais pas encore donnÈ aux femmes, dans les quatre volumes prÈcÈdents [Les FranÁaises], tous les prÈceptes-pratiques nÈcessaires, je composai ceux-ci, dans lesquelles jíenseigne aux femmes les moyens de conserver le got des hommes, par leur caractËre et leur propretÈ. Pour cet article-ci je leur mets le doigt dessus en leur disant : Lavez-vous comme une Musulmane. Je leur recommanderais volontiers de s'abluer aprËs chaque dÈjection, grosse ou menue, et je le fais d'une maniËre couverte. Ces quatre volumes, tant au moral qu'au physique, sont rÈellement un livre classique pour les personnes du sexe" (ibid., t.†XIII). "Voici le caractËre gÈnÈral des Filles de Paris†: Elles sont lÈgËres, futiles, coquettes ; jamais une idÈe solide n'est entrÈe dans leur tÍte". Dans son Avant-propos, l'auteur indique que c'est ‡ la suite de l'affirmation d'une mËre de famille prÈfÈrant pour les femmes l'enseignement de la morale ‡ celui des sciences, que fut Ètabli en 1785, un "LycÈe-des-Múurs". Les huit dames qui le prÈsidaient, dÈcidËrent d'y tenir des sÈances hebdomadaires pour prÈsenter un caractËre de femme associÈ ‡ un discours moral. Ce LycÈe particulier "ne s'occupera que de morale propre aux Femmes, savoir : de la PropretÈ, de la Parue, de l'AmabilitÈ, de la Pudeur & de la Modestie, de la DÈcence en fesant [sic] l'amour, de la ManiËre dont une Femme doit aimer son Mari, des Caresses permises, des Moyens de rendre constant un Mari, de la FidÈlitÈ conjugale, de la ManiËre d'Èlever les Enfans" Les Parisiennes , jeunes files, nouvelles mariÈes, Èpouses ou mËres, rÈunissent ainsi 40 caractËres et 8 discours. Les quatre volumes sont illustrÈs d'une suite de 20†tailles-douces hors texte numÈrotÈes. Ces compositions ont ÈtÈ dessinÈes et gravÈes par Louis Binet mais aussi Richomme, Aze et Berthet, selon les informations donnÈes par l'auteur dans son journal intime, Mes Inscriptions. "Elles sont trËs-singuliËres ; elles offrent des tÍtes de femmes si variÈes et si piquantes qu'on peut les prendre pour des portraits. Il faut en attribuer la composition au caprice de Restif, qui, sans savoir dessiner, faisait exÈcuter ses esquisses ou ses donnÈes par les dessinateurs qu'il employait" (P.†Lacroix). Parmi toutes ces figures de femmes, qui satisferont comme il se doit tous les podophiles, on apprÈciera notamment La Fille-colËre (3), La Fille haÔssant le mariage (6), La Fille hardie (l'EffrontÈe) (8), La Contrariante (12), La Femme-riche AltiËre (l'Insolente) (17), L'…pouse chaste (la Sans-tempÈrament) (21), L'…pouse-dominatrice (la Raisonneuse) (25), L'…pouse-Buveuse (la Gourmande) (27), La MËre-DÈnaturÈe (la PrÈfÈrante) (32), La MËre-qui se sacrifie (34), ou encore La Mar‚tre-cruelle (la MËre-remariÈe) (38). Bel exemplaire en jolies reliures dans le got de l'Èpoque. Quelques rousseurs. J.†R. Childs, Restif de la Bretonne, Paris, 1949, pp.†302-303. - P.†Lacroix, Bibliographie et iconographie de tous les ouvrages de Restif de la bretonne, n∞†XXXII - H.†Cohen, Guide de l'amateur de livres ‡ gravures du XVIIIe siËcle, Paris, 1912, 879.
RESTIF DE LA BRETONNE (Nicolas Edme) ou RETIF DE LA BRETONNE
Reference : 38571
(1784)
1784 2 parties en 3 volumes in-12 (163 x 100 mm), demi-basane acajou de l'époque, dos lisses ornés de doubles filets dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin havane et fauve, tranches rouges, les 3 volumes sous chemise et emboîtage, 302, (8) p. ; (1) f., 216 p. et [-216], 451, (1) p., 3 pages de titre ornées d'encadrements typographiques gravés. La-Haie [i.e. La Haye], Genève (tome II) et trouve à Paris, Regnault, 1784.
Edition originale ornée de 10 figures hors texte de Binet, non signées, gravées en taille-douce. Dans lune delles, le père de famille prend les traits de Restif lui-même (I, 158). Exemplaire bien complet des 8 pages non foliotées, ici reliées en fin de première partie.Adaptation dramatique du roman épistolaire 'La Malédiction paternelle', la pièce transpose sur la scène les conflits familiaux et conjugaux. Le héros, Dulis, reprend le patronyme de la grand-mère maternelle de Restif, pseudonyme récurrent de lauteur. Louvrage juxtapose plusieurs versions du drame, chacune conçue comme une expérimentation dramaturgique.Le premier tome souvre sur une "Analise de la Pièce", suivie dune "Seconde composition, ou Seconde Variante", écrite "à la manière de Shakespear", sans unité de temps ni de lieu, afin de tout représenter en "tableaux vivants". Les volumes suivants développent une première variante de 'La Prévention nationale', accompagnée de pièces justificatives : "Correspondance authentique", "Notice sur Jeanne dArc", "Récit du chevalier dAssas", projets de réformes théâtrales, critiques et historiettes. Lensemble se clôt sur divers fragments, dont une lettre de Voltaire et une suite à la 'Dernière aventure dun homme de 45 ans' (1783).Françoise Le Borgne a qualifié ce vaste ensemble de "laboratoire dramaturgique" ('Rétif de la bretonne et la crise des genres littéraires', Champion, 2011), rapproché des théories de Diderot. Restif destinait sa pièce à la troupe des Italiens, dirigée par Granger, mais elle ne fut jamais jouée : comme lindiqua la "Correspondance philosophique" de Grimm et Diderot, sa représentation aurait excédé vingt-quatre heures !Rare témoignage de lambition théâtrale de Restif, qui cherchait à faire de la scène un instrument de réforme civique et morale.(Cohen-Ricci, col. 878. Lacroix, XVII, p. 215-219. Rives-Childs, XXVII, p.284-286).Quelques piqûres et rousseurs éparses, infimes traces de restauration à la reliure.Très bon exemplaire, bien relié à l'époque en trois volumes, protégés sous étui et chemise.
G. Charpentier et Cie, éditeurs Broché In-12 (12 x 18,5 cm), broché, 383 pages, sans date, édition précédée de la Vie de Restif, d'une étude sur Restif écrivain, son oeuvre et sa portée d'une bibliographie raisonnée de ses ouvrages et de notes par J. Assezat ; dos fendu réparé à la colle, petites déchirures sur les bords des plats, brunissures à l'intérieur, en l'état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.