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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.‎

Reference : 018999

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S. + enveloppe, 5 mai 1939, 1p 1/2 in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Cher ami, J'ai vu Daudet hier soir. Il a bien ri, de bien bon coeur. Il m'a dit : -ne vous occupez pas de cela ! Laissez-le faire. S'il veut donner sa démission, qu'il la donne ! C'est un enfant. Il faut le remettre en nourrice. Ce qui est drôle, c'est qu'il croit que cela nous ferait quelque chose et que cela aurait de l'importance ! Tou le monde s'en fouterait, nous autres, le public, et le quartier de la Santé ! C'est idiot de dire que Sacha n'a pas de talent : il en a trop. Et au lieu de nous soucier de Descaves, de sa bile et de sa rogne, - à votre place, je ne retournerais même pas le voir, - il faut s'occuper d'élire Sacha le plus vite possible ! Est-ce l'avis de Larguier ? Un temps. Il se remet à lire, et il ajoute : -sa démission ! Mais il n'y a qu'à lui dire qu'il ne peut pas la donner ! Que les statuts le lui défendent ! Quel raseur ! Voilà. Je vous ai rapporté fidèlement l'entrevue. Il me reste à vous serrer les deux mains. René Benjamin ». [suit une note autographe de Léo Larguier] « René Benjamin était venu me dire qu'il avait vu L. Descaves, qu'à l'idée de l'élection de Sacha Guitry, il était devenu fou, affirmant qu'il démissionnerait le lendemain de l'élection. J'avais conseillé à Benjamin de voir Daudet ; il m'écrit ceci après l'avoir vu ». [443] ‎


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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.‎

Reference : 019010

‎Photos au moment de son élection à l'Académie Goncourt‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. Photographies + L.S. de Joseph Van Melle. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). 1 : « Merci, mon cher Larguier, R. Benjamin 25.5.38 » (de la main de Van Melle) au dos d'un portrait. 2 : une photo quand René Benjamin apprend son élection à l'Académie Goncourt. 3 : L.S de Van Melle. René Benjamin est élu le 25 mai 1938, jour de ces documents. [444] ‎


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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. ‎

Reference : 018568

‎Lettre autographe signée à Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Paris, 8 mai 1939, 2p in-4. Au poète et écrivain Léo Larguier (1878-1950), alors secrétaire de l'Académie Goncourt, à propos du couvert de Paul Neveux : « Cher ami, Dorgelès est aussi gai que Daudet à l'idée de la rogne Descaves ! Et de plus, il a trouvé quelque chose d'exactement magnifique pour que l'élection puisse être légalement précipitée. L'élection se fait d'ordinaire au bout de six mois : c'est vrai ! Mais. Elle a lieu, une fois au bout de trois mois et trois jours ! Et ce fut pour élire Pol Neveux ! Céard mourut le 16 août 1924, et Neveux fut élu le 19 novembre de la même année. Une tradition s'impose à ce fauteuil. Il faut l'établir. Et miracle : si on l'établit - ce sera encore trois mois et trois jours. Car Pol Neveux est mort le 25 mars, et le déjeuner de juin aura lieu le mercredi 28 ! Le président et le Gros niais ne peuvent pas résister à cet argument. Sacha, que j'ai vu hier, rit férocement à l'idée, non pas que Descaves démissionnera, mais qu'il fera un article - et il prend subitement un air très doux pour dire : -Alors, j'en ferai un aussi ! Dorgelès avait déjà eu vent de la colère Descaves. Deffoux (peut-on s'appeler Deffoux et être seul !) l'avait rencontré et lui avait confié la désolation de l'auteur de Sous-offs. Il parait, le pauvre, qu'il se lamente en disant : -et moi qui croyais connaître Benjamin ! Je n'ai pourtant jamais caché mon jeu. Je vous envoie, avec cette lettre, un livre sur Sacha, que j'ai publié en 1933, et. envoyé à Descaves ! Mon cher ami, je suis honteux de n'offrir à mademoiselle Larguier qu'un livre coupé ! Mais c'est le dernier que j'aie de la première édition. de l'édition ordinaire - et combien ! - hélas ! De l'édition de luxe, je n'ai plus depuis longtemps aucun exemplaire. Je suis tout vôtre de tout coeur. René Benjamin ». Le point principal de cette lettre est la date de l'élection du nouveau membre, plus rapidement qu'à l'habitude, mais le cas s'était déjà produit pour l'élection de Neveux au deuxième couvert. L'élection de Sacha Guitry eut bien lieu le 28 juin 1939, par sept voix au second tour, seulement trois mois et trois jours après la mort de Neveux. On voit ici que l'élection était déjà jouée. Le « Gros Niais » est Jean Ajalbert que René Benjamin détestait. Très belle lettre. [184] ‎


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‎René BENJAMIN‎

Reference : 84934

(1915)

‎Gaspard‎

‎Arthème Fayard & Cie | Paris 1915 | 11.50 x 18.50 cm | relié‎


‎Edition originale sur papier courant. Reliure en demi maroquin rouge, dos à cinq nerfs sertis de filets dorés et orné de quadruples caissons dorés, date dorée en queue, encadrement de filets dorés sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollé en pied d'un contreplat, couvertures et dos conservés, tête dorée, élégante reliure de l'époque signée Franz. Envoi autographe signé de René Benjamin au peintre Maxime Dethomas. Notre exemplaire est également enrichi d'un second envoi autographe signé de René Benjamin qui provient d'un autre ouvrage et qui a été monté sur onglet : "A Pauley, merveilleux artiste d'une vie frémissant, de la part... de Gaspard qui aimait tout ce qui est vivant. René Benjamin. Avril 1935... Et de quel coeur je vous remercie de ce que vous avez fait pour moi ! " Bel exemplaire agréablement établi de cet ouvrage qui fut couronné du Prix Goncourt 1915. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.‎

Reference : 018992

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Vichy, 17 novembre 1941, 2p in-8. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher ami, J'arrive en zone libre et ma première lettre est pour vous. J'ai eu votre carte du 5. Rosny, Sacha et moi savions bien que ce brave Champion était de l'Institut, mais rien dans le testament ne s'oppose de ce fait à son élection chez nous. L'Académie française encore c'est voyant, ça peut être gênant, mais les autres ! La vérité, mon cher Larguier, c'est que discuter tout ça par cartes est impossible. Vous viendrez ; nous causerons ; nous déciderons. Brisson a dit à Sacha, que je viens de voir, que Dorgelès et vous alliez avoir vos laissez-passer. Je suis à Vichy jusqu'à samedi (22) Hôtel Aix et Chambéry - du 22 nov[embre] au 4 ou 5 déc[embre] en Suisse. Le 5, 6, 7 à Lyon, hôtel d'Angleterre, à côté de la gare de Perrache. Je serai sans doute à Paris le 8 au soir. Je rapporterai les votes à Daudet. Si ce n'est pas Champion qui passe (Daudet a été enthousiaste), ce sera bien entendu Tharaud, mais Sacha fait la grimace. Ce ne sera pas l'andouille de critique. Ça jamais ! Rosny, Daudet, Sacha et Benjamin ont dit "Jamais !" Je suis ravi à la pensée de vous revoir. A bientôt. Mettez-moi un mot à Lyon - et croyez-moi à vous de tout coeur. René Benjamin ». [443] ‎


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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.‎

Reference : 018997

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Paris, 8 décembre 1939, A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950) contre l'écrivain Jean Ajalbert : « Mon cher ami, Cet abominable vieux crétin a tout le temps, tout le temps besoin de faire de la copie ! C'est affreux. C'est une diarrhée de petites rancunes avec borborygmes de jalousies. J'ai eu envie de lui écrire. Puis. Temps perdu ! Où a-t-il été pêcher ce texte qu'il cite ? Dans quels ragots de journaliste ? Salaud ! Et il est capable de vivre vingt ans, de nous épier vingt ans, de baver vingt ans. et de nous enterrer ! A vous de tout coeur René Benjamin ». Le crétin est Jean Ajalbert. On joint l'article contre lequel Benjamin écrit. [443] ‎


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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.‎

Reference : 019000

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S. + enveloppe, Paris, 29 juin 1939, 2p in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher Larguier, En lisant Le Temps hier soir, j'ai sauté : pas de Maurice Magre au 1er tour ! Qu'est-ce qui s'est passé ? Etais-je le type de secrétaire-crétin ? C'est grave incision était-elle de moi ?. J'ai sauté sur le téléphone. J'ai prévenu l'agence Havas et l'agence Radio. Et je vous envoie la confirmation de ce que je vous dis par le papier reçu de Deffoux ce matin. Mais je n'ai pas vu de rectification dans les journaux du matin ! C'est à désespérer de tout ! Les agences ne servent à rien. Si c'est moi qui suis en faute - et vraiment quand je remue mes souvenirs il n'y a pas moyen que j'en sorte ! Pris entre la gueule de Le Grix et la tête de Pierre Descaves qui me guettaient en ennemis, tout est possible ! - si c'est moi le coupable, quelles excuses vous faire ? Quelles excuses faire à Maurice Magre ? Je n'y comprends rien. Je suis bien embêté et bien confus. Descaves vient de m'écrire ceci : "Benjamin, J'espère, n'ayant plus rien à me demander, que vous n'avez plus rien à me dire. Restons-en là, voulez-vous ? Nous nous reverrons encore. mais de loin. L.D." Ce mot est particulièrement dégoûtant. Car jamais, au grand jamais, je n'ai rien demandé à Descaves. C'est un malheureux qui n'est maître ni de ses nerfs ni de sa pensée. Cher Larguier, je pars dans quelques jours. Si je ne vous revois pas, bon été ! Ne m'en veuillez pas trop pour cette histoire de scrutin, où. si j'ai cafouillé, j'ai fait tout pour réparer, et croyez-moi de tout coeur à vous. René Benjamin ». [443] ‎


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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.‎

Reference : 019001

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Savonnières, 11 août 1941, 1p 1/2 in-8. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher ami, Le Bon Rosny m'envoie une affectueuse semonce. Il me traite, il nous traite d'enfants qui ne connaissons pas les lois ! Voulez-vous pour l'apaiser lui envoyer à Ploubazlanec, Côtes du Nord, la carte suivante : "Mon cher Président, j'approuve pleinement, en tant que vice-président de notre académie la démarche que vous avez l'intention de faire auprès des autorités occupantes pour obtenir l'exemption qui nous est nécessaire si nous voulons donner en décembre le Prix Goncourt dans une assemblée générale. Croyez, mon cher Président, etc." Merci d'avance, cher ami ! Je suis toujours à vous de tout coeur. René Benjamin Heureux de ne plus me balader et d'être rendu à mon travail. [au dos, côté adresse, note de Larguier] J'écris : mon cher Président et ami, Benjamin qui me donne souvent de vos nouvelles, ce qui me fait grand plaisir, me parle des demandes que vous souhaitez de faire pour obtenir l'exemption qui est nécessaire, si nous voulons attribuer un prix en décembre. J'ignore tout de ces formalités, mais puisque vous les jugez nécessaires, je les approuve pleinement ». [443] ‎


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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.‎

Reference : 019009

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Paris, 24 novembre 1939, 2p in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher Larguier, Vous nous avez bien manqué avant hier ! D'abord, il y a eu un spectacle inédit : l'arrivée de Descaves. Le malheur, dans sa laideur et sa rogne, avait fait le calcul suivant : "En rentrant, je forcerai Sacha et Benjamin à sortir !" Quelle psychologie ! Sacha est arrivé heureux, épanoui. Il a fait une entrée aussi aisée que sur scène. Et Descaves, à cette minute, a eu l'air du machiniste qui vient de recevoir le décor sur la gueule ! Sacha, pendant deux heures, n'a pas été gêné une seconde. Et je me suis payé une large bosse ! Vers la fin du repas, où nous étions huit (vous étiez regretté, et on était heureux de ne pas avoir Ajalbert !) on a parlé du prix - qui sera donné le mercredi 6, à midi précises, chez Drouant (cette fois, on compte sur vous !) On en a parlé curieusement comme toujours - dans le plus parfait désordre. Chacun a un candidat. Personne n'a lu les mêmes livres. Et il y a ceux qui n'ont pas d'idées, ou s'en f.. ! Je voudrais voter pour un soldat. C'est Brasillach. Carco dit : "Non ! . un déserteur s'il a du talent !" Et Daudet prône Simone ! Dorgelès cache son jeu. Rosny ainé préside et attend. Descaves a l'air d'une boule de pain rassis et ne profère aucun son (ah ! Le pauvre vieux qu'il est ridicule et laid !) Rosny jeune parle de Relâche, de Colling. Cher Larguier, je repars dans une heure passer quelques jours en Touraine. Puis, je file à Bruxelles faire une conférence. Je ne rentrerai à Paris que le mardi 5, dans l'après-midi. On pourrait peut-être se voir dans la soirée, diner ensemble par exemple. Mettez-moi, à ce moment-là un mot, que je trouverai en rentrant. Ce sera une si vive joie de vous revoir. A vous de grand coeur, cher ami. René Benjamin ». [444] ‎


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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.‎

Reference : 018987

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S. + enveloppe, Paris, 21 mai 1939, 1p in-8. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher Larguier, C'est bien au mercredi 31 mai, midi œ chez Drouant qu'est fixé et l'assaut définitif aux vieillards pour décider de l'élection de juin ! A vous l'honneur de décider avec le maître-queux ce qui nous régalera. Je suis vôtre le plus affectueusement du monde. René Benjamin ». Les vieillards sont Descaves, Ajalbert et Rosny ainé. [443] ‎


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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.‎

Reference : 018988

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Le Plessis, Savonnières, 1er mars 1944, 2p in-8. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher Larguier, Voulez-vous avoir l'amabilité de m'écrire si vous êtes encore pour quelque temps à Paris ? Et si oui, pour combien de temps ? Accepteriez-vous - puisque vous avez donné votre vote - que le prix soit donné sans assemblée, uniquement par correspondance, et par un simple communiqué à la presse ? Car la dite presse a été ignoble, elle continue à l'être, et je ne me vois pas, moi secrétaire, l'aborder cette année, le sourire aux lèvres. Il vaudrait mieux éviter cette rencontre. La correspondance quotidienne avec Rosny continue, et ma mort approche ! La sienne aussi. Le pauvre cher homme est menacé d'évacuation, et m'écrit : « c'est la ruine ! ». A vous bien affectueusement. René Benjamin « Passage de l'homme » est un beau livre. « Nans le berger » est bourré de talent, mais quelle vulgarité - et quelle absence de goût ! Louis Thomas, qui veut enrichir l'Académie, m'écrit des lettres à se tordre ». Belle lettre. [443] ‎


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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.‎

Reference : 018990

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S. + enveloppe, Bourg [en Bresse ?], 28 juillet 1941, 2p in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher ami, Je suis à la dernière étape de mon voyage. Demain, je repasse la ligne. Je veux vous remettre, pendant que c'est possible, un petit mot. Le père Rosny est opposé à une élection en temps de guerre. Il veut en cela imiter l'Académie Française. Je crois qu'il a raison. D'autant plus que nous aurons déjà toutes les peines du monde à donner un prix ! Daudet qui n'écrit plus (!) - il signe à peine - c'est sa femme qui écrit - me fait savoir qu'il approuve, bien sûr, l'idée de le donner à Lyon ! Et il ajoute que le livre de Gazave lui parait bien ! Pauvre Daudet. Il ne sait pas que le pauvre Gazave est mort ! Dorgelès m'a écrit. 1° qu'il tenait toujours à son idée démagogique de réserve le prix 40 à un prisonnier. Je lui réponds avec netteté que ce sont là des semblants de charité - pour la galerie - mais que ça ne signifie rien du tout. 2° que si on élisait quelqu'un, il voterait volontiers pour Tharaud. Moi aussi. Tout le monde votera pour Tharaud. Sauf les deux vieillards sinistres. Mais on s'en f. ! Je vais tâcher, vers la fin d'août, d'aller à bicyclette, voir le père Rosny dans son Ploubazlanec. Mais j'ai du travail à en crever. Et la lecture des livres des jeunes génies ne me dit rien. Il faudrait pourtant, si on donne un prix, essayer qu'il ne soit pas trop mal donné. Recevez-vous des livres ? Ah ! Mon cher Larguier, quel drame nous vivons ! Mais celui que vit l'Allemagne est bien plus grand. On sent qu'elle se précipite vers un malheur affreux, celui de son éternel destin. C'est là une aventure auprès de laquelle tous les prix Goncourt et la gueule sinistre de Descaves sont sans intérêt. La poésie. Oui voilà ! Faites des vers et croyez-moi, de tout coeur, tout à vous. René Benjamin ». [443] ‎


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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.‎

Reference : 018991

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Paris, 28 mai 1938, 1p in-8. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher confrère, Léon Daudet m'a dit ce que vous aviez fait pour moi et avec quelle gentillesse d'âme vous l'avez fait. Antoine me disait de vous récemment : "quel poète exquis !" Voilà un trait qui illustre cette phrase. Et comme j'en suis le bénéficiaire, je ne puis vous dire assez comme je suis touché ! Mais. je vous le dirai mieux bientôt ! René Benjamin ». [443] ‎


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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.‎

Reference : 018993

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Vichy, 7 juillet 1941, 2p in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher Larguier, Me voici de nouveau en zone libre. Je n'aurai pas la joie, cette fois, d'aller jusqu'à vous. Mon temps est terriblement compté. J'ai à faire des voyages difficiles pour gagner des camps de jeunesse, et aussi pour atteindre la Suisse, où je crois que je vais faire deux ou trois conférences sur le maréchal. Mais j'ai promis au père Rosny de vous écrire. Je ne me suis pas beaucoup forcé : c'est une joie pour moi. Le père Rosny, qui va bien - (sa femme vient d'être assez malade et est rétablie) - m'envoie des messages fréquents et confus. Il veut que je vous en fasse part. Ce n'est pas commode. Il faudrait d'abord que je saisisse sa pensée. À moins que je ne vous copie textuellement un passage de sa dernière lettre. Je crois que c'est mieux. Vous interpréterez. "Voici. (lettre du 26 juin). Voici, écrit-il, la situation exacte (!), nous ne pouvons pas faire un acte public comme celui de distribuer le ou les prix Goncourt sans avoir obtenu des autorités occupantes ce qu'ils appellent l'exemption (???). la première chose c'est d'avoir votre approbation, puisque vous êtes dans la zone occupée avec moi. Vous rendriez service à notre pauvre académie en sommeil en écrivant de là-bas à Larguier, et à Dorgelès et en obtenant leur approbation. Léo Larguier nous rendrait grand service en venant habiter Paris. Nous aurions une majorité." Le cher homme est terriblement l'esclave de la lettre et de la loi. En avril, il a passé des journées entières à la Préfecture de Police pour donner des signatures, faire des demandes et des visites, parce qu'il prétendait que notre compagnie devait être déclarée aux allemands, etc. etc.. Sinon, ses bien pouvaient être saisis, etc. etc.. Ne comprenant rien à rien en ces affaires, je l'ai laissé agir, en me demandant s'il n'agissait pas. pour rien. Quand vous aurez interprété son texte, envoyez-moi un mot à l'adresse qui est en haut de cette lettre. J'y serai de nouveau vers le 20. Dites-moi aussi vos projets et votre état d'âme. Je vais bien et travaille beaucoup, et j'ose dire dans l'espoir. Pourtant, l'opinion publique est bien puérile et bien mauvais en zone occupée. Je viens de la parcourir tout en faisant quinze conférences dans les villes, grandes et petites, sur le maréchal. Mais. on peut avoir - et si facilement - tant d'influence sur elle. Mon cher Larguier, je souhaite que vous nous écriviez de beaux vers, et je vous donne les deux mains bien affectueusement. René Benjamin ». [443] ‎


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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.‎

Reference : 018994

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Le Plessis, 29 octobre 1943, 2p in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mais, mon cher Larguier, il ne s'agit pas d'être « gêné » par Billy ! Il s'agit, comme Carluccia (?) me le disait, il y a trois jours, de ceci qu'après les élections de Sacha et de La Varende avec Billy, l'académie va retomber dans le sixième dessous, précisément au niveau des caves et de l'Ajalbert que vous étiez le premier à ne pas tolérer ! Ne m'objectez pas l'état du monde, au milieu duquel l'Académie Goncourt n'offre aucun intérêt. On peut toujours raisonner ainsi, et c'est toujours inutile. Éternel problème de la misère et de la grandeur de nos vies ! Il n'est permis à personne d'abandonner sa petite besogne. Faisons la nôtre. Je n'ai cessé de dire, depuis que je vous connais : « Larguier est un Roi ! ». Continuez à voter royalement. N'élisez pas un critique, un de ces hommes qui nous font tant de mal. Cherchons ensemble un homme d'imagination. Vous ne viendrez pas ? Mais moi, je ne peux pas aller cette année à Avignon. J'ai tous les soucis de santé autour de moi, une vie infernale, un travail débordant. Si Billy entre, Sacha veut s'en aller. La Varende veut s'en aller. Le dernier surtout à l'air sérieux. Si le premier était entraîné par le second, je serais capable de suivre. Parce qu'au fond, je retombe de haut ! Je me suis naïvement donné beaucoup de mal depuis cinq ans pour cette académie. Je suis déçu. Je sais que c'est Dorgelès, avec sa sentimentalité, qui a fait tout le mal. Mais que vous, vous suiviez, ça me dépasse. Est-ce fatigue ? Est-ce dégoût ? Resaisissez-vous. Il y a quelque années encore, quand il se formait deux camps irréductibles dans leurs deux choix, eh bien pour pouvoir continuer à déjeuner ensemble, on ne s'entêtait pas, on se mettait d'accord sur un troisième ! Nous abandonnons Paul Fort. Abandonnez Billy. Paul Fort n'est pas, dites-vous, plus que Ponchon. Mais Billy est bien moins ! C'est le raté, l'aigri, l'homme qui n'a rien à dire et à écrire. Vous aimez la fécondité, la largeur, la grandeur. Ne les reniez pas par votre vote. Sacha n'aime pas Béraud. Il a dit : « je l'accepte ». Et Mac-Orlan, habilement pressenti reviendrait peut-être sur. une boutade. Mais non, mais mille fois non, je n'ai pas reçu Staline. Ai-je l'habitude de recevoir du Larguier sans le dire ? Ah ! cher mai, aidez-nous ! Et vous ne me donnez pas votre adresse ! A vous de tout coeur. René Benjamin ». [443] ‎


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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.‎

Reference : 018996

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S. + enveloppe, Lyon, 29 novembre 1942, 2p in-8. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher ami, J'ai votre bonne lettre. J'arriverai sans doute à Avignon un peu plus tôt que je n'ai dit - peut-être jeudi 3 ou vendredi 4 dans la soirée. Cela dépend d'amis suisses qui m'avaient donné rendez-vous à Annemasse où je vais parler, mais voici la frontière fermée ! Sera-t-elle rouverte ? Je vous télégraphierai jeudi matin. s'il y a moyen de télégraphier, ce que j'espère. Que tout est difficile, mon Dieu - mais après cette horrible journée du 27, peut-être la plus grave de notre vie, que j'aurai de joie à vous revoir ! Dorgelès ne nous rejoindra pas. Il s'est enfui, pris de panique, du côté de Toulouse. Nous essaierons à nous deux de raisonner utilement sur notre pauvre Académie. Au cas où vous ne trouveriez pas de chambre pour moi, dites-le à mes amis, les Saint-Priest, 24 rue Petite Fusterie. Ils me feraient la charité d'un lit - tels que je les connais. Mais je ne veux les déranger qu'à toute extrémité. A vous, avec ma meilleure amitié. René Benjamin ». L'horrible journée du 27 est le sabordage de la flotte française à Toulon. Dorgelès s'est réfugié à Montsaunès où il se pensait en sécurité. Il tire de ce passage Vacances forcées. [443] ‎


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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.‎

Reference : 018998

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S. + Enveloppe, Paris, 30 mai 1939, 2p in-8 A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher ami, Voulez-vous être assez bon, avant que nous déjeunions demain ensemble, pour prendre connaissance du document ci-joint. C'est une lettre que Sacha Guitry a reçue du sieur Ajalbert. Elle lui a semblé d'une grande bassesse (vous savez qu'il n'a pas vu Ajalbert depuis vingt ans). Il m'a téléphoné tout de suite son dégoût, me disant qu'il ne répondrait pas, mais qu'il m'enverrait une copie, afin que je la montre à mes collègues. Je l'ai montrée hier à Daudet, après être passé rue St Benoit, où vous n'étiez pas. Daudet m'a dit : « il faut rire ! » mais il était attristé. J'ai téléphoné ce matin la lettre à Dorgelès, en supprimant bien entendu l'horrible allusion à sa femme et à Jean G. - mais il pouvait entendre tout le reste. Et la voici pour vous. Vous, mon cher ami, qui aimez la grandeur et avec des instincts princiers, je crois que souffrirez. A demain. Vous serez gentil de me rendre le document après le déjeuner : nous partirons ensemble. A vous de tout coeur. René Benjamin ». On joint la copie de la lettre d'Ajalbert, de la main de Léo Larguier (2p in-8). Jean G est Jean Guitry (1884-1920), acteur, frère ainé de Sacha. [443] ‎


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Reference : 019004

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Savonnières, 4 juin 1940, 2p in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher ami, Le brave Rosny, en me donnant votre adresse, m'apprend "que vous êtes surpris de ne rien avoir de moi". L'explication est simple. Je traîne une vie de vieillard, et je n'ai pas très envie d'en faire part à ceux que j'aime ! A la clinique, j'ai souffert mille morts. Je n'avais qu'une occasion d'ironie, c'était de me souvenir de ma vantardise chez vous, quand je vous disais la veille de mon opération : "Dans trois semaines, je serai des vôtres !" Notez que le fois, sous les ordres de Martel qui est un magicien, s'est conduit admirablement. Ayant lâché sa vésicule, il a repris une vie de vieux garçon, qui est une vie de sage, sans vanité, et on n'entend plus parler de lui ! Mais. une opération est un choc si rude que tous les maux ou demi-maux, qu'au cours des années, on avait avec plus ou moins de peine endormis, se réveillent, et que la carcasse est littéralement assaillie. Depuis que je suis rentré ici - il y a un moins aujourd'hui - je souffre d'un lumbago affreux, qui m'interdit toute liberté de geste, me cloue sur place, m'épuise et me tue ! C'est une récidive. Je fais des rayons X. je n'en éprouve rien. Le maréchal-ferrant m'a aperçu. Il m'a trouvé tapé. Il a dit à ma fille : "Bigre ! Il a pris un coup de blanc !" Le poil blanc ne serait rien. Mais quelle fatigue générale ! Et à un moment si cruel, où on aimerait au moins avoir sa lucidité, pour essayer d'avoir le courage dont on est capable. Mon fils a attrapé des salons d'aspirant, et depuis quinze jours il est au Maroc. Il va peut-être avoir à se battre contre les Italiens ? Dans quel enchevêtrement de nouvelles et d'idées nous vivons ! Je suis heureux de vous savoir loin de Paris. Paris doit être énervant. C'est toujours là que sont les paniquards et les mouches du coche. Je songe à ce que vous me disiez au dernier dîner que nous avons eu ensemble : "Ou. il n'y aura pas la guerre, ou ça sera l'apocalypse". c'est l'apocalypse, cher Larguier. Mais elle passera, comme le reste. Et Hitler crèvera comme Descaves. La grande difficulté, c'est d'être à la fois attaché, comme il convient au milieu des beautés miraculeuses de la vie, et détaché comme il importe parmi les ignobles sottises des hommes. Si vous avez un moment, écrivez-moi. Quoique je sois gâteaux, je vous lirai avec un plaisir infini. Et si vous habitez un château enchanté, et si vous avez une Cadillac à votre disposition, envoyez-la moi que je vous rejoindre et que nous causions une heure ou deux ensemble ! A vous de tout coeur. René Benjamin ». Thierry de Martel (1875-1940) meurt le 14 juin 1940. [444] ‎


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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.‎

Reference : 019005

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Savonnières, 1er octobre 1943, 2p in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher Larguier, Pardonnez-moi de venir troubler votre retraite. en vous disant que c'est moi le plus embêté. Ce métier de secrétaire est odieux ! Ce que je voudrais savoir, c'est ceci. Comme dans quelques semaines il se peut, au train où vont les bombardements (Nantes, quel crime affreux !) comme il se peut qu'il ne reste de la France qu'une agglomération de familles vagabondes ayant tout perdu. sauf la vie qui leur sera à charge, trouvez-vous utile de nommer un 10e Goncourt ? Dans ce désastre, l'Académie a-t-elle encore un sens ? Si vous ne pensez pas que tout est désespéré, il faut faire une élection. Pour faire l'élection, il faut trouver non seulement un candidat qui obtienne une majorité - ceci n'est rien - mais qui ne hérisse pas ceux qui ne voteront pas pour lui. Je me souviens de vos paroles sur Paul Fort : "S'il est élu, je ne remettrai pas les pieds à l'Académie ! Je ne veux pas déjeuner à côté de cette bête sifflante !" De son côté, Sacha dit d'André Billy : "Si ce cuistre est élu, je retire le legs de toutes mes collections à l'Académie !" Est-ce que ces violences d'une part et d'autre ne suffisent pas pour écarter ces deux noms et en essayer un troisième ? Le grand talent de Béraud rallierait-il vos suffrages ? Voyez-vous quelqu'un d'autre ? Autre question : viendrez-vous cette année en décembre à Paris ? Si les bombardements ne l'ont pas détruit d'ici là, acceptez-vous le principe d'y fixer une ou deux réunions dans la semaine du 6 ou 11 décembre ? J'écris par le même courrier à Dorgelès et à La Varende. J'irai dans quinze jours à Paris ; je verrai Sacha. Je vous espère en bonne santé. Recouvert de soucis et d'angoisses (un fils se battant en Tunisie, l'autre trépané avec une encéphalite), j'ai passé un été détestable. Mais je puis encore vous envoyer mon affection et je le fais de grand coeur. René Benjamin ». [444] ‎


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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.‎

Reference : 019006

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Paris, 17 décembre 1940, 1p 1/2 in-8. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher Larguier, Je vous ai écrit une longue lettre. Je suis désolé que vous ne m'ayez pas répondu. Le drame prévu se déroule. Les êtres se battent les uns contre les autres. Comme vous avez dit : "si Paul Fort est élu, on ne me reverra pas !" tout, pareillement, La Varende m'écrit : "Si Billy est élu, je m'en vais de l'Académie !" Et Sacha tient le même langage ! La sagesse est en ce cas de se tourner les uns ou les autres vers un troisième candidat. Béraud ? Mac Orlan ? Un. un écrivain. Billy n'est pas un écrivain. Je vous supplie de réfléchir à la situation. Je pars demain pour la Suisse. si j'ai un passeport à Vichy. Je pars en tout cas pour Vichy où je serai jusqu'au 29 Hôtel du Parc, aux bons soins du Dr Ménétrel. A vous de tout coeur. René Benjamin ». Bernard Ménétrel (1906-1947) était un conseiller de Pétain. [444] ‎


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Reference : 019007

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S. + enveloppe, Paris, 22 avril 1939, 2p in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher Larguier, Sacha vient de me téléphoner de Lausanne qu'il acceptait avec émotion - et sachant que vous avez été le premier à applaudir l'idée de l'avoir parmi nous, il me prie de vous dire tout de suite qu'il vous tend les deux mains. Je jubile. Nous allons tenir une magnifique élection. Car j'ai vu le père Rosny hier, et il marchera. Il m'a dit "L'homme vous dit "Vive Sacha" mais le Président est obligé de vous dire : "Je consulterai mes collègues !" Comme les collègues, c'est nous, nous savons la consultation que nous lui donnerons ! Je préviens Daudet par lettre. J'ai eu tout à l'heure Dorgelès au téléphone. il est enchanté. Mais il est d'avis que jusqu'au déjeuner de fin mai, nous fassions le silence sur cette histoire, pour prévenir tous les échos de salopards. Si nous rencontrons "le gros niais", il est entendu que nous ne savons rien de neuf, - et fin mai au déjeuner, vous, Daudet, Dorgelès, Carco et moi, nous demandons, et étant la majorité nous obtenons, que l'élection ait lieu fin juin - par les beaux jours ! J'ai dit à Sacha qu'il se taise aussi, et je l'ai senti très heureux. Il sent toute sa jeunesse, tout ce qu'il aimait à vingt-cinq ans, revenir en lui. Cher Larguier, vous êtes un être poétique, loyal et charmant. Si Dieu nous prête vie, nous ferons quelque chose de cette Académie. A vous de tout coeur. René Benjamin ». On notera que Jean Ajalbert est nommé gros niais. [444] ‎


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Reference : 019008

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Lyon, 12 mai 1942, 2p in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher Larguier, Ainsi, je suis donc passé encore une fois pour Marseille sans avoir le bonheur de vous voir ! Je l'ai espéré. Mon espoir n'a servi qu'à aiguiser ma déceptions. Nous reverrons-nous avant le Jugement Dernier ? C'est pourtant bien important, dans cette époque de crapulerie infinie, que les quelques honnêtes gens se retrouvent. Voilà cette petite Académie qui nous est chère, définitivement et heureusement divisée. Les deux vieillards et leur voyou se sont mis d'eux-mêmes à l'écart. Quel soulagement ! Nous sommes maintenant assez nombreux pour nous tenir, l'emporter en toutes circonstances, n'appeler parmi nous que des gens propres. Ce pauvre pays n'a pas besoin d'autre chose. Dans notre petit domaine, j'espère que nous le servons. Mon ami, je viens de faire le plus étonnant voyage du monde. Ce Maroc est une splendeur. Mon fils ainé est là-bas. Il vit dans la beauté. C'est peut-être l'essentiel ici-bas. Nous avons eu, ma femme et moi, le bonheur de le voir heureux. Je suis ici à Lyon pour une conférence. Je vais de ville en ville, promenant ma conviction que le maréchal est un très grand homme, et j'essaye, en le montrant familièrement dans sa grandeur quotidienne, de toucher les coeurs. Mais Daudet est parti ! Sa femme a réussi à avoir un peu d'essence, et à l'emmener à St Rémy de Provence. Hélas, il va mal, il s'en va tous les jours un peu ; il n'a plus, m'a dit un ami, l'usage de ses mains. Déjà, la visite que je lui avais faite en décembre m'avait été un affreux chagrin. Je n'avais déjà plus rien retrouvé de l'ami de génie : j'avais vu un petit vieillard, immobile dans un coin de chambre. Cher Larguier, faites-nous oublier la tristesse des temps et le drame de la vie en chantant et en nous enchantant ! Continuez à écrire ce "poème" de votre existence dont vous m'avez lu de si belles pages. Ne vous souciez pas de vos souliers ! Un poète en espadrilles domine le monde des gens bottés, chaussés et bien pourvus. Je vous envoie avant de repasser dans ma zone terriblement occupée, ma vive et sincère affection. René Benjamin. P.S. Sacha va bien. Il a disputé à Goering à l'hôtel Drouot la lorgnette de l'Empereur à Austerlitz. Il l'a eue pour 70.000f. Ce n'est pas le talent d'Ajalbert qui aurait pu nous sauver cela. Et le vieux cher Rosny va très bien. Le Descaves lui envoie sans cesse des billets tendancieux et perfides. Impavide, il ne répond jamais. Un jour l'autre crèvera de rage ! ». [444] ‎


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‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. ‎

Reference : 018570

‎Lettre autographe signée à Léo Larguier‎

‎René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Vichy, jeudi 20 mars 1941, 2p in-4. Au poète et écrivain Léo Larguier (1878-1950), alors secrétaire de l'Académie Goncourt : « Mon cher Larguier, J'ai passé avec vous des heures d'une amitié libre, confiante, parfaite. Avant de rentrer dans la zone mélancolique où nos vainqueurs ont seuls des libertés, je tenais à vous le redire en vous remerciant. Dimanche, j'ai vu Dorgelès. Mardi, Carco. Et ce même jour, j'ai aperçu la gueule d'Ajalbert. je n'étais plus dans le domaine de la poésie. Dorgelès a écrit dans Gringoire un article assez démagogique pour dire avec éclat et sonorité : -réservons le prix de 40 pour le jour où les prisonniers seront rentrés et pourront courir leur chance ! Pas mal de concierges lui ont écrit qu'il avait un grand coeur ! Il se trouve alors buté sur son idée. Carco flotte. Il n'a pas d'idée. Le projet de donner un prix - au moins un - à Lyon, si on ne peut mieux - leur agrée en tout cas. Quand à Ajalbert, ce salaud, il est venu à ma conférence de Nice, pour voir, pour espionner comme Descaves, pour m'empoisonner avec une gueule impossible ! Mais, j'ai eu vite fait de passer au-dessus ! Il ne m'a même pas tendu la main. C'est le goujat parfait. Il s'attendait à ce que je rate ma conférence. Je ne l'ai pas ratée. Il était déçu ! Et voilà. Je rentre travailler, et oublier tout cela. sauf vous. Le père Rosny recevra nos impressions dans toute leur vérité. En prenant hier soir à Cannes un train de nuit, j'ai pu arriver ce matin à temps à Vienne pour revivre auprès du maréchal quelques heures pathétiques. Ça ce n'est pas de l'Ajalbert, ce n'est pas du toc, du vrac, et de l'envie. C'est simple, c'est large, c'est beau. A vous, mon cher Larguier, du fond du coeur. Faites de beaux vers, et pour ceux qui vous aiment, portez-vous bien. René Benjamin ». Très intéressante lettre au moment de décerner le prix Goncourt en temps d'occupation montrant les dissensions au sein de l'Académie. Ce prix lui fut donné, sur pression du régime de Vichy, le 22 décembre 1941 à Henri Pourrat. Très belle lettre. [184] ‎


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‎René Benjamin‎

Reference : Auto66

(1939)

‎Lettre autographe signée de René Benjamin - 1939‎

‎ 1939 Feuillet In4 - lettre manuscrite , signée et datée + enveloppe timbrée et oblitérée 1939 a l'adresse de Mr Marcel Mayer 13 Rue Solférino Paris 7e - Petite coupure sur un pli . " Le 18 Juillet 1939 . Monsieur j'aime beaucoup cette histoire ! je l'aime trop ! vous savez conter ce genre de malheur avec tant d'esprit que j'ai oublié de m'indigner pour rire ! Avouez qu'il y a du sublime chez ce genre de parvenus ! Les carosses et les biches , c'est irrésistible " Etc . Au recto l'enveloppe est collée avec annotation de Marcel Mayer : En réponse a une lettre ou je lui décrivais les transformations d'Abondant par son nouveau propriétaire le Baron de Koenigswartes . René Benjamin ( 1885/1948) , écrivain , journaliste et conférencier eut le prix Goncourt pour son ouvrage Gaspard en 1915 . Il fait preuve ici d'antisémitisme au sujet du Chateau d'Abondant ( Eure et Loir Propriété alors de la famille Rothschild . ‎


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L'Encrivore - Vendôme
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‎René Benjamin‎

Reference : 400089785

‎Les Justices de Paix bois de Bruyer Le Livre de Demain Fayard‎

‎ Sans date. René Benjamin: Les Justices de Paix bois de Bruyer/ Le Livre de Demain Fayard . René Benjamin: Les Justices de Paix bois de Bruyer/ Le Livre de Demain Fayard‎


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