Editions Cahier d'art | Paris 1947 | 18.50 x 24.50 cm | broché
Edition originale supposément imprimée à 500 exemplaires numérotés. "Le papier nécessaire à la fabrication de cet ouvrage fut offert par Gallimard, mais on ne put tirer que 258 exemplaires et non 500 comme l'annonce l'achevé d'imprimer" (d'après une note de Paul Eluard). Un légère trace de pliure sur la couverture, légère insolation marginale affectant essentiellement le deuxième plat. Ouvrage illustré de 11 photographies de Nusch Eluard par Man Ray et Dora Maar. Le Temps déborde est un recueil de 11 poèmes, publié en 1947 soit quelques mois après le décès brutal et inattendu de Nusch, la compagne de Paul Eluard. Poignante ode à leurs dix-sept années de vie commune, l'ouvrage est illustré de saisissants portraits de Nusch dans un état de beauté pure. Cet exceptionnel exemplaire est signé par Dora Maar sur ou sous chacun de ses cinq clichés. Nous navons connaissance que dun autre exemplaire signé par la photographe, et aucun autographé par Man Ray. En 1965, Aragon, lors d'un hommage à son ami, reviendra sur sa découverte de ce chef-d'oeuvre : "Il le signait d'un nom inventé Didier Desroches, parce qu'il avait tué Paul Eluard. Je le laissai dire. Ce qu'il m'avait montré de Didier était d'une beauté confondante. Ce petit livre qui devait paraître comme l'uvre d'un inconnu, c'est peu en dire qu'à mes yeux il surpasse tout ce qu'Eluard a signé de son nom. Je le pensais alors, et je le pense aujourd'hui." Rare et bel exemplaire. * La confusion a longtemps plané sur lattribution de chaque photographie du recueil à Man Ray ou Dora Maar. Etrangement, on sest peu intéressé à la question : comme le remarque Mary Ann Caws, les portraits de la muse des surréalistes par Dora Maar ont "originellement été attribués à Man Ray, puisquils étaient clairement superbes dans leur construction et leur réalisation" ("These photographing women: The scandal of genius",Angels of anarchy : women artists and surrealism, 2009). Une conséquence aussi, de linvisibilisation du travail de photographe de Dora Maar, quelle abandonnera sur les injonctions de Picasso. Les deux séries de Dora Maar et Man Ray sont dautant plus mêlées par leur style et la fascination des artistes pour Nusch ils frappent par l'audace des cadrages, et par la subtilité de sa composition entre ombre et lumière rendant compte des recherches formelles de ces deux photographes surréalistes. Au-delà de lalchimie esthétique, photographes et modèle se fréquentaient tous assidûment : lensemble de ces clichés date des années 1935-1938, alors que Dora Maar, aux côtés de Picasso, passe des étés à Mougins avec Paul et Nusch Eluard ainsi que le couple Man Ray-Ady Fidelin, où ils se livrent à des "jeux de rôles, d'identité et de couple"(Alicia Ortiz Dujovne, Dora Maar). Certaines illustrations du recueil sont bien connues :la "Nusch au miroir" de Man Ray, son diptyque aux yeux fermés et ouverts, ou encore le célèbre portrait par Dora Maar illustrant le poème "lExtase" "où le modèle plonge ses doigts dans une chair étrangement moelleuse pour tant de minceur" (ibid.). Dora Maar l'avait employé pour créer le mythique et prémonitoire photomontageLes années nous guettent dans lequel son visage se voile dune toile daraignée. Sur d'autres, l'attribution est incertaine - c'est notamment le cas de son portrait aux seins nus drapé d'un rinceau végétal, illustrant "En vertu de l'amour" que cet exemplaire, par l'absence de signature, permet d'attribuer à Man Ray. Sublime tombeau poétique accompagné des plus beaux portraits de Nusch, figure tutélaire de limaginaire visuel partagé entre Man Ray et Éluard et qui inspira à Dora Maar ses plus belles uvres dans le registre du portrait - oeuvres enfin rendues à leur autrice par cet exemplaire cinq fois signé de sa main. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
GLM | 1937 | 16.2 x 25.2 cm | En feuilles
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Préface d'André Breton intitulée "Convulsionnaires" composée d'aphorismes et imprimée sur papier vélin crème. Illustrée de 12 photographies légendées par Man Rayimprimées sur papier couché jaune paille. Couverture bleu Klein parfaitement conservée sous chemise noire à fenêtre et à un rabat. Exemplaire en superbe état de ce célèbre "livre de dialogues" surréaliste de Man Ray préfacé par André Breton. * "Dans cet ouvrage surréaliste il ny a donc pas seulement un dialogue surprenant et énigmatique entre les photographies et leurs légendes, mais aussi entre les artistes André Breton et Man Ray. [...] Ce quil [Man Ray] veut, cest créer du chaos psychique et aviver limagination du lecteur-spectateur. Dans ce livre de dialogue, le photographe apparaît comme une lanterne magique qui accentue lénigme en léclairant." (Wouter Marinissen, La lanterne magique: Man Ray et léclairage de lénigme dans La Photographie nest pas lart) Le magicien-photographe rassemble ici douze chefs-d'oeuvre, parmi lesquels figurent de saisissants portraits féminins répondant aux désirs surréalistes de Breton dans la préface, dont celui de se transformer en femme : "Je voudrais pouvoir changer de sexe comme de chemise". Le Sex-Appeal tout en transparences ("l'une des photographies préférées de Man Ray, selon le Musée national d'Art Moderne) s'accompagne de visages énigmatiques et glamour (Miriam Hopkins et Pleinair artistiquequi s'oppose à la photographie Vide-air utilitaire représentant l'Empire State Building). Plusieurs clichés naissent de la luminosité même, comme sonCahier acheté à un mendiant combinant prise de vue solarisée et photogramme inversé :"Le gros plan sur le carnet, dégageant de leur contexte et de toute échelle de mesure, les motifs réticulés du papier de la reliure, oblige à une autre perception de l'objet : vue au microscope ou nébuleuse lointaine, il prend une dimension sur-réelle par le simple fait du cadrage et du grossissement." (Bibliothèque nationale de France). D'autres vues mettant en scène des animaux aux légendes contradictoires et provocantes éveillent le psyché du spectacteur : la chaotique colonie de fourmis intitulée Cerveau bien ordonné, l'accouplement de grenouilles par photomontage qui devient Quand la nature fait des machines et la rayographie d'une chauve-sourisproclamant même avec arrogance sa nature reproductible et commerciale dans son titre Photographie intégrale et cent pour centautomatique. La série s'achève avec le très surréaliste autoportrait du buste de Man Ray affublé de lunettes-grille intitulé Dans les yeux des autres : "Cela signifie-t-il que Man Ray considère ce portrait à lunettes comme ce qu'il donne à voir à autrui, et qui constitue un double masque, puisqu'il est inspiré d'un masque de plâtre et que les yeux sont rendus quasiment invisibles par un accessoire aussi spectaculaire ?" (Agnès Vinas). Précieux manifeste de Man Ray anticonformiste oscillant entre apologie et dérision, dont le titre ironiqueLa Photographie n'est pas l'art introduit l'uvre d'un artiste qui a contribué à établir la photographie comme un art. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Jean Petithory | Paris 1966 | 26.5 x 30.2 cm | Relié sous étui
Edition originale, imprimée à 37 exemplaires, le nôtre un des quelques hors commerce réservés aux collaborateurs et amis, signé à la justification par Man Ray. 15 photographies contrecollées sur papier vélin Montgolfier filigrané monté sur onglets, chacune portant le cachet imprimé de l'atelier Man Ray ("épreuve originale atelier Man Ray Paris"). Exemplaire enrichi du bulletin de souscription et de l'invitation à l'exposition de Simone Loliée pour la sortie du livre. Reliure d'éditeur par Mercher, portant sa signature dans le négatif du papier photographique de chaque garde et contreplat, dos lisse en chagrin noir, titre, auteur et date à l'or sur la longueur, plats à fond d'or et décor photographique d'après une composition originale de Man Ray spécialement conçue pour cet ouvrage, couvertures conservées, étui de papier noir. Illustré de 15 épreuves originales des photographies de mannequins prises par Man Ray lors de l'Exposition internationale du Surréalisme de 1938.Les mannequins des grands magasins avaient été détournés par Man Ray lui-même, Salvador Dali, Oscar Dominguez, Marcel Duchamp, Max Ernst, Espinosa, Maurice Henry, Marcel Jean, Léo Malet, André Masson, Sonia Mossé, Joan Miró, Wolfgang Paalen, Kurt Seligmann et Yves Tanguy. Ils étaient présentés dans une scénographie surréaliste imaginée par Marcel Duchamp et un éclairage réalisé par Man Ray lui-même. * Ces exquises photographies documentent et mettent en scène la "rue surréaliste", célèbre galerie de mannequins féminins formant une haie le long de panneaux de rues aux noms hautement symboliques (certaines existantes comme la rue des Vieilles Lanternes où se suicida Gérard de Nerval, ou encore rue Vivienne où vécut Lautréamont, côtoient des inventions comme la rue aux Lèvres, la rue de Tous-les-diables, la rue de la Transfusion-de-Sang). Ces habitantes d'un Paris onirique, dénudées, habillées par un pêle-mêle dobjets incongrus, accueillent le visiteur dans une pénombre inquiétante à la Galerie des Beaux-Arts rue du Faubourg Saint-Honoré. Les installations de cette première exposition internationale du surréalisme parisienne, organisée par André Breton et Eluard marquent un événement décisif de lhistoire du mouvement. Pour la première fois, il sagit moins dune seule rétrospective dartistes quun ensemble de mises en scène fantasmagoriques, de spectacles vivants et d'uvres éphémères, préfigurant les concepts modernes de "linstallation" et du "happening". Près de 3000 personnes se seraient pressées pour cette exposition parisienne de 1938, qui se visita à la lumière des lampes électriques : "[] on a limpression de se pencher sur certains murs exhumés, et, le premier, den découvrir les signes." (Jean Fraysse, Le Figaro Littéraire, 29 janvier 1938). Depuis la sculpture dHausmann, les tableaux de Chirico en passant par les uvres dHans Bellmer, le mannequin occupe en effet une place centrale dans le vocabulaire artistique Dada puis surréaliste, et se voit mentionné en 1924 dans leManifeste de Breton. Ces "femmes-objets" alignés dans lesprit du musée Grévin offraient dinfinies possibilités de travestissement du corps et dexploration de linconscient : "À l'alignement, comme des armures, des femmes, des captures de rêves, attendent sous une lumière indécente. Ces images humaines flottaient dans nos mémoires. L'une d'elles, qui ressemble étrangement à la fiancée des Grandes Espérances, le roman de Dickens, abritée sous un voile en lambeaux et fragile (poser un doigt et il tomberait en poussière) s'entoure du mystère des recluses dans les appartements moisis. Sur sa tête, les ailes ouvertes, un oiseau de nuit guette. Des champignons ont envahi ses jambes. On entend claquer des persiennes." (Jean Fraysse, ibid.). Certains sont demeurés célébrissimes, comme Le bâillon vert à bouche de pensée, le mannequin dAndré Masson enfermé dans une cage à oiseau, ou encore celui de Duchamp qui est considéré comme la seule version "tridimensionnelle" de son alter ego
Gallimard | Paris 1934 | 12 x 19 cm | relié
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers, un des exemplaires du service de presse. Reliure à la bradel en pleine toile vert amande, dos lisse légèrement décoloré et comportant une petite tache en tête, petites taches sur les plats, couvertures et dos conservés, tête brune, reliure de l'époque signée de M.P. Trémois. Exceptionnel et précieux envoi autographe signé d'André Breton à Man Ray pour qui est écrit l'avant-dernier chapitre de ce texte : " A Man Ray, dans la lumière qu'il a recréée, de tout coeur. André Breton". - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard | Paris 1937 | 14.50 x 19.50 cm | Relié
Edition originale, un des 9 exemplaires numérotés sur japon, tirage de tête, seuls grand papiers avant 35 sur pur fil et quelques-uns sur papier de couleur. Quelques discrètes restaurations en tête et en pied du dos. Reliure plein maroquin noir, dos lisse, nom de l'auteur en large en palladium, titre à la chinoise en palladium et au froid naturel, plats avec mosaïques incrustées de chagrin à grain long noir, auteur et titre à la chinoise au froid naturel et au palladium, encadrements intérieurs de maroquin noir, gardes en agneau velours parme, trois tranches palladium sur témoins, étui, superbe travail signé Thomas Boichot. Ouvrage illustré de 20 planches photographiques hors-texte reproduisant 7 photographies de Man Ray, 4 de Brassaï, une de Dora Maar, de Henri Cartier-Bresson, et Rogi André, ainsi que des uvres de Max Ernst, et la statue d'un « personnage féminin » de Giacometti dans laquelle l'écrivain voyait l'expression d'un « désir d'aimer et d'être aimé »... * À partir de sa rencontre le 29 mai 1934 avec sa future femme Jacqueline Lamba (« cette femme était scandaleusement belle », p. 63) et des débuts de leur relation amoureuse, André Breton propose une méditation sur le coup de foudre et la passion qui dépossède l'être humain de sa raison, réfléchit sur le hasard et se lance dans une relecture de leur relation, en y décelant toutes sortes de fantasmagories, ressentis, instants vécus et autres signes. Il achève l'ouvrage sur une lettre ouverte à leur fille Aube, née en décembre 1935, qu'il conclut ainsi : « Je vous souhaite d'être follement aimée » (p. 176). Un chef d'oeuvre de la littérature surréaliste, prolongement et versant opposé de Nadja, publié neuf ans plus tôt - également considéré comme un « livre-objet, dans le plus pur style surréaliste, intercalé avec des photographies de Cartier-Bresson, Brassai, et Man Ray [...]Il prouve son existence surprenante dans le monde réel, étant non seulement un livre, non seulement la trace d'un amour extraordinaire entre André Breton et l'artiste avec laquelle il a partagé sa vie - mais un objet inséré follement et réellement, maintenant dans notre monde » (Mary Ann Caws, Mad Love, University of Nebraska Press, 1987, p. xvi). _____________________________ Note d'intention du relieur : 1. Le Cur "Strié" : Le Cristal et l'Organique Dans L'Amour fou, Breton développe l'idée de la "beauté convulsive" qu'il définit notamment comme "érotique-voilée". Le Cristal : Breton est fasciné par le cristal (structure immuable, rigide, parfaite). Les stries verticales très droites qui forment le cur rappellent cette structure cristalline. La Contradiction : Mettre ces lignes rigides dans la forme organique et pulsionnelle d'un cur illustre la tension bretonienne entre la rigueur du destin et le tumulte des sentiments. 2. Le Noir : Le "Soleil Noir" de la Passion Bien que l'amour soit le sujet, le choix du noir total (maroquin et décor) renvoie à la "Nuit du Tournesol" (chapitre célèbre du livre). L'amour fou chez Breton n'est pas une romance légère ; c'est une force obscure, fatale, qui bouleverse tout sur son passage. Le noir évoque aussi l'aspect nocturne de la quête de l'amour dans les rues de Paris, un thème central du récit. Le cur, fragmenté en segments rigides et striés, incarne l'oxymore de l'«explosante-fixe » : le sentiment organique est ici saisi dans une structure cristalline et architecturale. Nous avons tenté de dépasser l'imagerie classique du cur (donc de l'amour) pour épouser la "beauté convulsive" prônée par le chef de file du surréalisme. Le noir intégral évoque la dimension nocturne et fatale de la passion bretonienne. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Galerie Alphonse Chave | Vence 1969 | 20.3 x 25.5 cm | En feuilles sous couverture
Edition originale, un des 500 exemplaires de ce catalogue édité à l'occasion de l'exposition "Les invendables", de 40 dessins et peintures à la galerie Alphonse Chave. Illustrée de 5 lithographies en noir en pleine page et 6 contrecollées en couleurs. Avec son style provocateur caractéristique, Man Ray débute par une préface se moquant de la tendance des collectionneurs à acheter des « noms » sur des toiles plutôt que les uvres elles-mêmes. Parmi les oeuvres sélectionnées pour cet ouvrage, on trouve plusieurs exemples de la série des peintures automatiques (dont la couverture) réalisées sans l'usage du pinceau et ainsi désignées comme "Peintures naturelles ", accompagnées de subtiles références à d'illustres confrères : un Déjeuner sur l'herbe, un Centaure très picassien, mais aussi des pantins désarticulés (Antipolis) qui laissent évoquer des compositions de Chirico, ou encore un Observatoirerappelant des natures mortes de Braque. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions Surréalistes | Paris 1934 | 14.50 x 19 cm | broché sous chemise et étui
Edition originale, un des 500 exemplairesdu tirage ordinaire. Notre exemplaire est présenté sous chemise et étui en plein cartonnage blanc. Quelques petites rousseurs sans gravité, agréable exemplaire. Exemplaire complet de sa bande annonce et de son prière d'insérer. Précieux envoi autographe signé de René Char : "A Man Ray au voyant carnassier de tout coeur R. Char." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Le Phare de Neuilly | Neuilly-sur-Seine S.d. [1933] | 18.20 x 25.10 cm | 3 volumes brochés
Édition originale de cette importante et très rare collection complète en 4 numéros en 3 livraisons. Collection complète de cette revue surréaliste luxueuse, dirigée et financée par Lise Deharme, qui se singularise par la place éminente quelle accorde à la photographie. Couvertures illustrées par Man Ray, illustrations en noir. Complet de son feuillet de souscription. Contributions de Salvador Dali, Hans Arp, Dora Maar, Oscar Dominguez, Brassaï, Lee Miller, Jacques Lacan, James Joyce, Georges Ribemont-Dessaignes, Ilarie Voronca, Nathalie Barney, Benjamin Fondane, Pierre Drieu La Rochelle, Alejo Carpentier, Eugène Jolas, Lise Hirtz [Lise Deharme], Raymond Queneau, Claude Sernet, Roger Vitrac, Robert Desnos, Jean Follain, Léon-Paul Fargue, Pierre Keffer, Jacques Baron, Gottried Benn, Céline Arnauld, Monny de Boully, Georgette Camille, André de Richaud, Jules Supervielle, Claire Goll, Paul Laforgue, David Herbert Lawrence, Marcel Jouhandeau, Paul Dermée, Jean Painlevé, Nadar, Pétrus Borel et Stendhal. Quelques discrets frottements sans gravité sur les coins et les coiffes. Dos du troisième volume insolé. Très bel exemplaire de cette rare revue davant-garde, qui «naquit au cours de quelques dîners qui réunissaient les dissidents du Surréalisme et autres poètes dans cette hospitalière demeure [de Lise Deharme]. Robert Desnos fournit le titre. Georges Ribemont-Dessaignes en fut le rédacteur en chef. Man Ray avait composé la couverture: sur fond photographique de bateaux à voile, la découpure dun phare. [...] On y trouve des curiosités: un conte de Petrus Borel, une photo de Nadar, des chansons populaires, une enquête sur la névrose de guerre, des épitaphes prises dans un cimetière de bêtes. Entre autres curiosités, je signale un sonnet en bonne forme régulière du célèbre psychanalyste Jacques Lacan. II est intitulé Hiatus irrationalis.» (Jacques Baron, Cahiers de lHerne Raymond Queneaup. 333). - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Éditions Variétés | Bruxelles 1928 | 18.2 x 26.5 cm | Broché
Edition originale. Contributions d'Albert Valentin "Eugène Atget", Morely Callaghan "Une passion de rustre", E.L.T. Mesens "Hans Arp", Pierre Mac Orlan "L'aube", Denis Marion "La découverte de l'Amérique", Paul Fierens "Vénus et les mannequins", Franz Hellens... Numéro illustré de photographies d'Eugène Atget, Man Ray, Germaine Krull, Mylander et de dessins de Marc-Eemans, Ramah, Frits van der Berghe, Hans Arp, Fernand Léger, Léopold Survage... Dos et plats légèrement et marginalement insolés sans gravit, agréable état intérieur. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Georges Crès & Cie | Paris 1917 | 22 x 27 cm | relié
Edition originale, un des 23 exemplaires numérotés sur Japon impérial, tirage de tête. Reliure à la bradel en demi peau gaufrée kaki, dos lisse, plats de papier ornés de spirales dorées à effet moiré, couvertures illustrées conservées, spirales dorées à effet moiré sur les coupes, tête dorée, élégante reliure signée de Goy & Vilaine. Envoi autographe signé de Marcel l'Herbier. Ouvrage orné de deux illustrations originales de Marcel Féguide. Notre exemplaire est bien complet du portrait photographique de l'auteur par Man Ray.Très rare ouvrage imprimé en trois couleurs et achevé d'imprimer le 18 Avril 1917, 990ème jour de guerre. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Nrf | Paris 1924 | 13.50 x 19 cm | broché
Edition originale, un des 535 exemplaires numérotés sur vergé Navarre, seul tirage avec 10 Japon. Ouvrage illustré d'un portrait de l'auteur en frontispice par Man Ray. Bel exemplaire malgré une petite déchirure sans gravité en tête du dos. Envoi autographe signé de Jacques Baron : " à Jeanne, Pierre et Jacques et X Collet. De tout coeur. Vraiment. Jacques." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Nrf | Paris 1924 | 13.50 x 19 cm | broché
Edition originale, un des 535 exemplaires numérotés sur vergé Navarre, seul tirage avec 10 Japon. Précieux et bel envoi autographe signé de Jacques Baron à " Jeanine et Raymond (Queneau). Fraternité amical (sic) et tout et tout. Jacques. Ce 19 Avril 1935 en leur domicile de Neuilly dit Neu Neu pour les dames" enrichi de ce quatrain manuscrit : "Salut aux ombres d'aujourd'hui / Ravissant la muraille en rêve / S'en allant d'amis en amis / De chansons aussi nues qu'une Eve." Ouvrage illustré d'un portrait de l'auteur en frontispice par Man Ray. Bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions Surréalistes | Paris 1937 | 14 x 20.50 cm | broché
Edition originale, un des 135 exemplaires numérotés sur papier perle persan, seul tirage après 15 vert roy Louis. Ouvrage illustré, en frontispice, d'un portrait d'André Breton par Man Ray. Dos et plats légèrement et marginalement décolorés comme généralement, une toute petite déchirure en tête du dos au niveau de la coiffe, une infime tache en dessous de l'envoi autographe. Envoi autographe signé de Gui Rosey à Benjamin Crémieux. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Au sans pareil | Paris 1934 | 14.50 x 21.50 cm | broché
Edition originale, un des 300 exemplaires numérotés sur Montgolfier, seul tirage avec 8 Japon. Ouvrage orné, en frontispice, d'un portrait photographique inédit de Jacques Rigaut par Man Ray. Très bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Denoël | Paris 1959 | 12 x 18.50 cm | broché
Edition originale de la traduction française pour laquelle il n'a pas été tiré de grand papier. Très bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Denoël | Paris 1965 | 12 x 18.50 cm | broché
Edition originale de la traduction française pour laquelle il n'a pas été tiré de grand papier, un des exemplaires du service de presse. Bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions Palantines | Paris 2001 | 14 x 19.50 cm | reliure de l'éditeur sous étui
Edition originale bilingue, le texte en français précédant celui en anglais. Reliure de l'éditeur en pleine toile noire, dos lisse, exemplaire complet de sa jaquette illustrée. Bel exemplaire illustré de reproductions d'oeuvres de Joaquin Ferrer. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
S. n. | Milano Juillet 1912 | 23 x 29.50 cm | une feuille
Edition originale bilingue français-italien sur deux colonnes. Deux traces de pliure centrale, une horizontale, l'autre verticale. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Denoël | Paris 1989 | 16 x 24.50 cm | broché
Edition originale de la traduction française, un des 1000 exemplaires numérotés sur centaure ivoire, seuls grands papiers. Bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
( Bandes Dessinées ) - Ray Bradbury - Dave Gibbons - Kent Williams - P.Craig Russell - John van Fleet - Chuck Roblin - Ray Zone - Ralph Reese - Al Williamson.
Reference : 28721
(1993)
A Byron Preiss Visual Publications, Inc.Boook 1992. In-4 cartonnage éditeur pleine toile violette non paginé au format 26,5 x 18 cm. Couverture avec titre embossé. Dos carré avec titre. Plats et intérieur frais. Complet de la belle jaquette illustrée par Dave Gibbons. 6 nouvelles de Ray Bradbury adaptées par WKent Williams, P.Craig Russell, John van Fleet, Chuck Roblin, Ray Zone, Ralph Reese, Al Williamson, préfacées par Ray Bradbury. Edition originale en état proche du neuf. Rarissime exemplaire tiré spécialement à 1200 exemplaires numérotés ( n° 273 ), signés par Ray Bradbury, Kent Williams, P.Craig Russell, John van Fleet, Chuck Roblin, Ray Zone, Ralph Reese et Al Williamson.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
( Bandes Dessinées ) - Ray Bradbury - Bruce Jensen - Timothy Truman - Chuck Roblin - Steve Leialoha - Lebbeus Woods - Wally Wood - Ray Zone.
Reference : 28723
(1993)
A Byron Preiss Visual Publications, Inc.Boook 1992. In-4 cartonnage éditeur pleine toile violette non paginé au format 26,5 x 18 cm. Couverture avec titre embossé. Dos carré avec titre. Plats et intérieur frais. Complet de la belle jaquette illustrée par Timothy Truman et Steve Fastner. 6 nouvelles de Ray Bradbury adaptées par Bruce Jensen, Timothy Truman, Chuck Roblin, Steve Leialoha, Lebbeus Woods, Wally Wood et Ray Zone, préfacées par Ray Bradbury. Edition originale en état proche du neuf. Rarissime exemplaire tiré spécialement à 1000 exemplaires numérotés ( n° 760 ), signés par Ray Bradbury, Bruce Jensen, Chuck Roblin, Steve Leialoha, Ray Zone + signature non identifiée.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
Eluard par Man Ray, 1927 [Paris, 1927]. Tirage noir et blanc sur papier (170 x 230 mm). Tampon au dos « MAN RAY 31 bis, Rue Campagne Première PARIS» et note manuscrite au crayon «Éluard, 1927», mais en tirage postérieur. Tirage avec recadrage du célèbre portrait d'Éluard prit par Man Ray à Paris en 1927 dans son atelier du 31bis rue Campagne Première.
La rencontre entre Paul Éluard et de Man Ray prend sa source au tout début des années 1920 : c'est le 14 juillet 1921 que Man Ray, qui résidait jusqu'alors à New York, arrive à Paris. Au café Certà, passage de l'Opéra, quartier général des Dadaïstes, Marcel Duchamp l'introduit à un groupe d'amis auquel appartient Éluard. Man Ray reviendra sur cette rencontre dans son Autoportrait : « Une demi-douzaine d'hommes et une femme étaient assis autour d'une table, dans un coin isolé. Après les présentations, nous essayâmes de converser. Jacques Rigaut, qui parlait quelques mots d'anglais, traduisait les questions et les réponses. C'était assez sommaire, et pourtant je me sentis à l'aise avec ces inconnus qui semblaient m'accepter comme un des leurs, sans doute à cause des goûts qui m'étaient attribués. En outre, ils semblaient déjà au courant de mes activités new-yorkaises. André Breton, qui devait quelques années plus tard fonder le mouvement surréaliste, paraissait déjà dominer les autres et portait sa tête imposante comme un défi ; Louis Aragon, écrivain et poète, semblait également sûr de lui et quelque peu arrogant. Le poète Paul Éluard, avec son grand front, ressemblait à une version, en plus jeune, du portrait de Baudelaire que j'avais vu dans un livre. » La première véritable rencontre artistique des deux hommes aura lieu dans le n° 7 de La Révolution surréaliste, en juin 1926. Éluard y publie un texte en prose intitulé « A la fenêtre », que vient illustrer une photographie de Man Ray intitulée « Course d'autos » ; cette collaboration marque un rapprochement certain entre les deux hommes, qui n'ira que culminant au cours des années trente pour s'ouvrir sur une réelle amitié dont témoigne, en 1934, le poème d'hommage à l'oeuvre photographique de Man Ray qu'Éluard fait paraître dans La Rose publique sous le titre « Man Ray ». Facile et Les Mains libres suivront. Une séance de pose aura lieu en 1927, avec plusieurs (au moins quatre) prises de vues sous des angles différents, mais toutes ce jour-là (même costume, même pochette), et c'est la plus ancienne que nous connaissions (faussement datée parfois de 1922). Les épreuves comportent au verso le tampon de l'atelier, au 31 bis rue Campagne première, comme ici - mais l'épreuve proposée est clairement plus tardive.
Seule épreuve signée connue par Man Ray [Paris, circa 1950]. 1 tirage sur carte, d'après-guerre, signé « Man Ray » à la mine de plombe en angle inférieur droit. L'épreuve est signée Man Ray à la mine de plomb en angle inférieur droit et contient au dos la mention, de la main de Char, «René Crevel».
Ce tirage constitue l'un de ceux que Man Ray a fourni dans les années 50-60 à ses amis proches. Un tirage figurait dans la vente Breton (2003, n° 5106), identique à celui-ci – sans être signé. C'est la seule épreuve signée connue : ce tirage constitue l'un de ceux que Man Ray a fourni dans les années 1950-1960 à ses amis proches. Un tirage figurait dans la vente Breton (2003, n° 5106), identique à celui-ci - mais non signé. Notre épreuve est celle de René Char, avec une note au verso de la main du poète. Le suicide de Crevel le frappa douloureusement. Des années plus tard, il avouera : « Je n'ai pu, depuis la mort de ce frère précieux, relire un seul de ses ouvrages. C'est dire combien je m'ennuie de lui, de l'éclat de sa présence, des conquêtes de sa pensée dont il était prodigue. C'est l'homme, parmi ceux que j'ai connus, qui donnait le mieux et le plus vite l'or de sa nature. Il ne partageait pas, il donnait. » Toutes les autres épreuves recensées de ce portrait iconique sont vierges de la signature de Man Ray, et souvent dans des tirages tardifs réalisés par Gassman. Lorsque Pierre Paraf, le directeur de La République, rend hommage à René Crevel dont le suicide vient d'être découvert, il évoque un artiste « dont les généreuses indignations étaient servies par un âpre talent satirique ». L'écrivain et poète, surréaliste de la première heure, mais exclu du mouvement en 1935 et membre critique du Parti communiste depuis 1922, s'est donné la mort à son domicile, ne laissant qu'une note pour sa maîtresse, la comtesse argentine Tota Cuevas de Vera : « Prière de m'incinérer. Dégoût. » Peut-être celui d'une France bourgeoise et parlementaire de la IIIe République qu'il méprisait l'une et l'autre, telle qu'il la décrivait avant sa mort dans les colonnes de Comoedia : « Vice en pantoufle, adultères rondouillards, mesquinerie, lésine, sourire faussement bonhomme, au fond positivisme insensible jusqu'à la minute catastrophique, où, alors, la terreur pousse les esprits soi-disant libres à remettre Dieu à la mode, à s'en tirer par une assurance sur la vie et sur la mort. Tous ces symptômes d'ailleurs accusent une maladie qui, pour être celle de la Troisième République, ne date point d'hier. » René Crevel consacre un article à Man Ray dès 1925, qu'il présente comme l'auteur d'une chasse miraculeuse et comme un sorcier, un « chasseur du mystère » (Crevel, « Le Miroir aux objets », L'Art vivant, n° 14, 15 août 1925). Man Ray tire ce portait sept ans plus tard. Il sera utilisé bien plus tard pour la couverture de la biographie de Michel Carassou et également par Claude Courtot pour le frontispice de son René Crevel aux « Poètes d'aujourd'hui » chez Seghers (1969), une image dont Marie Laurencin témoigna de son extraordinaire justesse, avec ses « cheveux jamais pareils et (s)on visage changeant d'adolescent rieur et malheureux ». Jean-Claude Vrain, dans son catalogue de Portraits d'écrivains, datait ce portrait de 1932 : « Ce très beau portrait tranche avec la plupart des photographies de René Crevel que nous possédons. L'écrivain y fait moins dandy, sa mise est moins élégante. Il apparaît ici sous un aspect beaucoup plus ‘terrien', en bras de chemise, le col déboutonné. Son visage, moins angélique que d'habitude, mais toujours d'un aspect poupin, exprime une détermination et une force que l'on retrouve dans certains de ses textes les plus virulents comme Le Clavecin de Diderot » (n° 307 du catalogue). La version proposée, non signée, était également un tirage tardif des années 1970 par Pierre Gassman. Le Centre Pompidou conserve le négatif de la photo qui a servi à ce recadrage, sous la cote AM 1995-281 (524). Provenance : René Char