Plon 1992 Plon,1992, 713 p., cartonnage éditeur sous jaquette, environ 21x14cm. Bords de la jaquette froissés, un code barre contrecollé au second plat de la même, dos un peu aplati vers le premier plat, des taches discrètes sur les plats. Bon état pour le reste et intérieur bien propre.
Texte établi, présenté et annoté par Philip Kolb. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
Plon 1991 Plon, 1991, 857 p., cartonnage éditeur sous jaquette, environ 21x14cm. Dos froissé et un peu aplati vers le premier plat, des taches discrètes sur le premier plat, un coin émoussé sans gravité. Bon état pour le reste et intérieur bien propre.
Texte établi, présenté et annoté par Philip Kolb. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
NRF Gallimard In-Octavo 1929 NRF, Librairie Gallimard, Coll. In-Octavo, 10 tomes en 18 volumes, 1929-1936, brochés, environ 23x14 cm, numéroté 164 (l'un des 403 sur Hollande Pannekoek) sur chaque volume, la plupart des volumes on leurs pages non coupées (sauf les tomes Du Côté de chez Swann et ceux de La Prisonnière). Tome I-1 : couverture en mauvais état avec manque important sur le dos, de petits manques en bordure de 4 pages. Tome I-2 : dos insolé et quelques taches sur les plats, petits manques de papier en bordure de 4 pages. Tome III-3 : une déchirure sans manque en travers d'une page. Tome IV-2 : une petite tache sur le dos. Tome V-2 : bas du dos restauré avec de petits manques. Tome VII-2 : haut et bas du dos émoussés. Tome IX : haut du dos émoussé. Tome X : de petites manques épars en bordure des plats.A part les couvertures des 2 premiers volumes, l'ensemble reste, malgré les défauts mentionnés, une belle édition.
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1981,1982,1983 André Sauret, 1981-1983, 8 volumes in-4 de 215x280 mm environ, 349 - 355 - 344 - 348 -331- 354 - 372 - 313 pages, un des 3700 exemplaires sur grand vélin, complet des 72 illustrations hors-texte (lithographies originales de Jacques PECNARD). Pleine reliure éditeur bleue maroquinée, motifs en cuir rouge incisé, titres dorés, tranches de tête dorées, gardes marbrées, étuis assortis. Bel ensemble, bon état.
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Gallimard Gallimard Gallimard, 336p+342p+336p, 1952, petits in-8 brochés. Couvertures un peu défraîchies (notamment le haut du dos du tome 1 restauré). Un nom inscrit au stylo sur la première page dans l'angle supérieur droit. Pages jaunies mais propres. Bon état général.
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Paris. Gallimard, NRF. In-12. Br. Tome I : Hommage à Marcel Proust. 1927. 319 p. Ex. N° 465 sur vélin pur fil Lafuma-Navarre. Tome II : Répertoire des Personnages de " A la Recherche du Temps Perdu" par C. Daudet. Précédé de "La Vie Sociale dans l'Oeuvre de Marcel Proust" par R. Fernandez. 1927. 175 p. Ex. N° 465 sur Vélin pur fil Lafuma-Navarre. Tome III : Morceaux Choisis de Marcel Proust. 1928. 372 p. Ex. N° 465 sur Vélin pur fil Lafuma-Navarre. Tome IV : Au Bal avec Marcel Proust par La Princesse Bibesco. 14ème édition. 1928. 202 p. Tome V : Autour de Soixante Lettres de Marcel Proust par L. Daudet. 1929. 242 p. Ex. N° 468 sur Vélin pur fil lafuma-Navarre. Tome VI : Marcel Proust Lettres à la NRF. Bibliographie Proustienne par G. Da Silva Ramos. Proust à la Mazarine. 1932. 283 p. Ex. N° 162 sur vélin pur fil Lafuma-Navarre. Tome VII : Répertoire des Thèmes de Marcel Proust par R. Celly. 1935. 382 p. Tome VIII : L'Amitié de Proust par G. Cattaui. 1935. 228 p. Bon état. Rousseurs. Couvs. défraichies.
André sauret 1950 304 pages in8. 1950. Broché. 304 pages. exemplair N°1829 sur vélin d'arches dos légèrement bruni
Très Bon Etat
S.D. TRE?S BELLE ET INTE?RESSANTE LETTRE DANS LAQUELLE MARCEL PROUST E?VOQUE LE PEINTRE VE?NITIEN VITTORE CARPACCIO [pour Proust, le symbole me?me de Venise, dont il se servira dans Albertine disparue] ET LES « MORNINGS IN FLORENCE » DE RUSKIN, publie?s par Laurens (en 1908) : ...Si plus tard votre collaborateur vous rend le Carpaccio italien (que je ne connais pas) je serai tre?s heureux de le lire, si vous pouvez me le pre?ter. Quant au franc?ais je vais e?crire a? Venise ou? on me dit quil a e?te? e?dite?. Carpaccio est un artiste si charmant quon voudrait pouvoir e?tre toujours plus renseigne? sur son œuvre et sur sa vie. Si vous naviez de?ja? dispose? du cpte rendu, je me serais mis a? votre disposition pour le faire. Si M. Laurens publie les Mornings in Florence vous devriez lui conseiller ceci. La magnifique e?dition de Ruskin (Library Edition) qui parai?t chez Alen... Proust pre?cise que les Mornings contiennent un ...ine?dit « The visible church », tre?s inte?ressant. M. Laurens naurait pas le droit de le publier, car il ny a pas assez de temps quil a paru. Mais par voie dappendice ou de note en disant franchement ou? il le prend, il pourrait en donner de longs extraits. Du reste les Mornings in Florence sont bien courts pour constituer un volume, il devrait y ajouter Val dArno qui est dailleurs infiniment supe?rieur aux Mornings in Florence lesquels sont le plus mauvais ouvrage de Ruskin, franchement me?diocre... En grand admirateur du critique dart anglais John Ruskin, et, à la suite de la traduction quil fit (avec laide de sa mère Jeanne Proust) de La Bible dAmiens du critique anglais (parue au Mercure de France, en 1904), Marcel Proust avait été promu « expert en études ruskiniennes ».En novembre 1905, Proust fut donc approché par Auguste Marguillier, un ancien collaborateur de Charles Ephrussi (un ami de Proust), devenu directeur de La Chronique des arts, pour un compte-rendu de Pierres de Venise de Ruskin, que Mathilde Crémieux, une cousine de Proust, venait de traduire et qui allait paraître chez Henri Laurens, le futur éditeur des Matins de Florence de Ruskin. En janvier 1906, Proust adressait à Marguillier une notice au sujet du Gainsborough de Gabrielo Mourey paru dans La Chronique des Arts, puis dans les « Villes dart », une collection (éditée par H. Laurens) très appréciée par lauteur de La Recherche ; toujours dans la même collection, Proust découvrit avec plaisir le Carpaccio de G. et L. Rosenthal (paru en 1906), auquel il fait allusion dans cette lettre.Introduit dans La Recherche, au travers des chatoyantes robes du couturier Fortuny offertes à Albertine par le Narrateur, le peintre vénitien Vittore Carpaccio (1460-1526) fut longuement étudié par Proust lors de ses séjours à Venise grâce aux ouvrages de Ruskin.
Gallimard 1962 in12. 1962. Broché.
Bon Etat livre jauni couverture légèrement abîmée
Pennac Daniel Proust Marcel Sarraute Nathalie Flaubert Gustave Collectif
Reference : 278881
(2005)
ISBN : 2070314510
Gallimard / folio 2005 107 pages poche. 2005. broché. 107 pages.
Etat de Neuf
Le club du meilleur livre 1960 in8. 1960. Cartonné.
Etat Correct couverture défraîchie rousseurs sur tranche intérieur propre
1949 Gallimard, 3 volumes brochés, 1949, 218-206-230 pp, bon état.
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1949 Gallimard, 1949, 333 p., broché, des rousseurs sur le dos, un mors en partie fendu sur environ 2cm, intérieur bien propre.
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Un des 12 rares grands papiers, imprimés sur hollande Paris, Mercure de France, (12 mai) 1906. 1 vol. (135 x 190 mm) de 224 p., [1] et 1 f. Demi-maroquin taupe à coins, filets dorés sur les plats, dos à nerfs ornés de caissons d'encadrement, tête dorée, date en pied, couvertures et dos conservés (reliure signée de [Jean] Duval). Édition originale de la traduction française par Marcel Proust. Longue préface inédite de Proust : « Sur la lecture ». Un des 12 premiers exemplaires sur hollande (n° 9).
Marcel Proust commence à s’intéresser aux ouvrages de Ruskin à l’automne 1899 lorsqu’il se plonge dans la lecture de celui qu’il appelle « ce grand homme », après avoir découvert le chapitre intitulé « La lampe de la mémoire » des Sept Lampes de l’architecture. Une révélation. Apprenant quelques mois plus tard la mort du critique d’art, il écrit à Marie Nordlinger, une amie anglaise, cousine de Reynaldo Hahn, pour lui exprimer, outre sa tristesse, son désir de pérennité des ouvrages de l’écrivain : il prépare alors plusieurs hommages à Ruskin sous forme d’articles nécrologiques et de notes qui deviendront, avec des modifications amplifiées, les péritextes de sa future traduction de la Bible d’Amiens. Une tâche ardue puisque Proust connaît à peine l’anglais : c’est madame Proust mère qui fait le ‘mot à mot’, collaborant ainsi d’une manière capitale à la traduction de La Bible d’Amiens. Malade, elle fut remplacée par Marie Nordlinger dans ce rôle de défricheuse lorsque Proust aborda Sésame et les lys, aidée par Robert d’Humières, le traducteur de Kipling au Mercure de France. Après la mort de sa mère, Proust reprit les épreuves et écrivit à Marie Nordlinger : « J’ai clos à jamais l’ère des traductions que Maman favorisait ». Il désirait de son propre aveu se consacrer à son œuvre personnelle et décide, dans cette idée, de faire précéder sa traduction d’une préface ô combien importante, un texte délicieux intitulé « Sur la lecture » : « Il n’y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré. Je n’ai essayé, dans cette préface, que de réfléchir à mon tour sur le même sujet qu’avait traité Ruskin : l’utilité de la lecture. Ruskin a donné à sa conférence le titre symbolique de Sésame, la parole magique qui ouvre la porte de la caverne des voleurs étant l’allégorie de la lecture qui nous ouvre la porte de ces trésors où est enfermée la plus précieuse sagesse des hommes : les livres ». Remaniées, ces 52 pages prendront ensuite place dans Pastiches et mélanges sous le titre « Journée de lecture ». Précieux exemplaire sur hollande, celui de Jeanne Jacquemin. Peintre autodidacte, elle enflamme la critique à sa première exposition en 1892 et étonne par son physique androgyne et sensuel : la jeune femme rousse « aux yeux préraphaéliques » incarne parfaitement le symbolisme. Membre de la société de la Rose-Croix, elle est admirée par Huysmans, Verlaine, Odilon Redon, et noue avec Stéphane Mallarmé une relation d’amitié et d’admiration réciproque. La « peintresse aux yeux verts », ainsi qu’il la surnomme, est souvent citée dans le Journal d’Edmond de Goncourt ; elle donnera plusieurs lithographies pour L’Estampe moderne et illustrera La Mandragore, un « Conte de Noël » de Jean Lorrain publié en 1894. Dépressive, elle est soignée par le docteur Samuel Pozzi, le père français de la gynécologie, qui connaissait à merveille le Tout-Paris. Amant de Sarah Bernard, surnommé « Docteur Dieu », c’est un ami de la famille Proust ; du père, le Pr. Adrien Proust, épidémiologiste de renom, comme de ses fils Robert (qui fut son élève à l’hôpital Broca) et Marcel (à qui il procura en 1914 la dispense lui évitant d’être envoyé au front). Il encouragea le développement de la radiothérapie, essentiellement à l’hôpital Tenon où le service d’oncologie-radiothérapie porte désormais son nom. Il soigna Jeanne Jacquemin des années durant. L’exemplaire passa ensuite entre les mains du libraire Ronald Davis – c’est probablement lui qui fit établir la reliure, comme il fit exécuter à la fin des années 1920 tout un ensemble des œuvres de Proust (Christie’s, Londres, 2007, lot n° 133), dont un Swann et ce volume sur hollande. Sur ce même papier, on ne connaît par ailleurs que les exemplaires suivants : Léon Blum (conservé à la BnF) ; n° 2 (reliure de Maylander, collections Simonson-Hayoit-Leroy) ; n° 8 (collection R. et B. Loliée). Aucun des 12 ne figurait à l’exposition Proust et son temps de 1971. De la bibliothèque de Jeanne Jacquemin (ex-libris).
Paris. Gallimard, NRF. Brochés In-12. Non complet. Tome I : Hommage à Marcel Proust. 1927. 319 p. N° 179 sur vélin pur fil Lafuma-Navarre. Tome II : Répertoire des Personnages de " A la Recherche du Temps Perdu" par C. Daudet. Précédé de "La Vie Sociale dans l'Oeuvre de Marcel Proust" par R. Fernandez. 1927. 175 p. ex libris principis obsta. Tome III : Morceaux Choisis de Marcel Proust. 1947. 372 p. Tome IV : Au Bal avec Marcel Proust par La Princesse Bibesco. 1928. 202 p. ex libris principis obsta. Tome VI : Marcel Proust Lettres à la NRF. Bibliographie Proustienne par G. Da Silva Ramos. Proust à la Mazarine. 1932. 283 p.
Bel ensemble en bon état. Rousseurs. Couvertures défraichies.
[Novembre 1913]. 4 pages in-12 (180 x 134 mm) en un bi-feuillet replié.
Précieuse lettre originale signée Marcel Proust. Cette lettre, adressée à une dame, lui demande d'intervenir auprès de Pierre Lafitte, rédacteur en chef de l'Excelsior. Proust voudrait faire précéder l’article le concernant, rédigé à sa demande par son ami Jean Cocteau, Buste, d'un chapeau “court et simple”, qu’il a rédigé et déjà envoyé à Dominique Sylvaire. À condition toutefois que ledit chapeau n’ait pas pour effet que l’article ne passe “en moins bonne place”. Proust et Cocteau se sont rencontrés en 1910 chez Geneviève Strauss (veuve du compositeur de Carmen). L'article de Jean Cocteau, auquel fait référence Proust, fut publié en bonne place dans la rubrique La Galerie des bustes de l'Excelsior le 23 novembre 1913, neuf jours après la publication de Du côté de chez Swann (14 novembre 1913). “Du côté de chez Swann ne ressemble à rien que je sache et me rappelle tout ce que j’admire. C’est le cousinage des chef-d’œuvres.”, “une miniature géante, pleine de mirages, de jardins superposés, de jeux entre l’espace et le temps, de larges touches fraîches à la Manet” (Jean Cocteau, extraits de l’article). Proust “agent littéraire”. Loin de l’image du Proust écrivain en retrait du monde et désintéressé, on découvre ici le Proust “pragmatique, stratège, organisant tactiquement la publicité autour de ses livres, veillant à leur bonne diffusion, surveillant de près le discours journalistique les concernant, tel un véritable ‹‹ agent littéraire ›› avant la lettre et, moins attendu peut-être, un Proust au moins aussi soucieux de sa médiatisation personnelle que celle de ses livres” (Leriche) Françoise Leriche, "Proust, un sens publicitaire aigu". Bulletin d'informations proustiennes No. 48 (2018), pp. 81-91.
Mercure de France, 1906. In-12 br. " Collection d'auteurs étrangers ". Les deux conférences de John Ruskin, réunies sous le titre Sésame et les Lys, ont été publiées en 1865. La traduction, les notes et la préface : Sur la lecture sont de Proust. Année de l'E.O. Envoi autographe de Marcel Proust au Docteur Émile Gagey. Le Docteur Gagey a loué, à la grande consternation de Proust à cause du bruit, l'entresol de 102 boulevard Haussmann, Proust habitait au premier étage directement au-dessus. Dans une lettre à Mme. Catusse [Fut la plus chère amie de la mère de Proust] d'octobre 1906, Proust a écrit : " ma tante ayant eu l'idée qui n'a pas mon approbation entière de louer l'entresol (ce n'est pas fait mais cela va l'être) du 102, au Docteur Gagey (?), cet homme demande des travaux fous, et il est probable que cela va me forcer à prolonger mon charmant hivernage. De plus (ceci tou à fait entre nous) comme nous n'avons pas le droit de louer à un médecin, je suis convaincu qu le locataire du deuxième que malgré mes prières on n'a pas voulu consulter, va nous faire un procès, etc..." En février 1907 il la écrit " Les travaux du locataire sont presque achevés ".
Paris, Grasset, 8 novembre 1913. In-12 (180 x 116 mm), 1 f. bl., 2 ff. n. ch., 523 pp., 1 p. n. ch. Demi-maroquin bordeaux à coins, filet doré d'encadrement, dos à nerfs, auteur, titre et date dorés, tête dorée, non rogné, couvertures conservées, étui bordé, restaurations marginales et manques angulaires au feuillet d’envoi (Loutrel-Delaporte).
Édition originale en premier tirage. Elle possède les fautes et remarques signalées par Max Brun : barre verticale à Grasset sur le titre, achevé d’imprimer au verso de la page 523 et absence de table des matières. Mention fictive de “troisième édition” sur la première de couverture. Précieux exemplaire enrichi d’un envoi autographe “à Lucien Henraux, son ami, Marcel Proust”. Collectionneur d’art et passionné d’automobile, fidèle du salon de Madeleine Lemaire, Lucien Henraux (1877-1926) était un ami et ancien camarade de classe de Proust. Il faisait partie, au printemps 1903, du petit groupe d’amis (avec Antoine Bibesco, Gabriel Trarieux et Georges de Lauris) qui accompagna Proust dans ses excursions pour visiter les églises d’Île-de-France et de Bourgogne, notamment à Saint-Loup-de-Naud en Seine-et-Marne dont l’écrivain se souviendra pour son personnage Robert de Saint-Loup (Carter, Marcel Proust, p. 335.). Henraux est fréquemment cité dans la correspondance, ainsi que son frère, Albert – président de la Société des Amis du Louvre. Comme le note Pyra Wise, Proust avait une opinion changeante sur les Henraux selon ses interlocuteurs. S’il leur garde une amitié sincère, il a parfois moqué leur rusticité auprès de correspondants plus mondains. Peu avant la parution de Swann, à la fin de décembre 1911, il visite ainsi avec Lucien Henraux une exposition sur la Chine ancienne et écrit à Reynaldo Hahn : “[Lucien Henraux] m’a parlé de Cocteau, j’ai vu qu’il le connaissait beaucoup. Mais il a ajouté, ce qui était d’un comique qui aurait été assez triste s’il l’avait senti : ‹‹ Mais ce que je crains pour lui c’est le monde, il va trop dans le monde, s’il va dans le monde il est perdu ››. Mais j’ai vu qu’il ne disait pas cela comme un mondain déplore la raison de sa propre faiblesse, mais comme un solitaire qui donne la recette de ses vertus”. En 1921 Proust se désolera que son état de santé l’empêche de revoir cet ami qui,“s’il ignore mon état […] doit me croire bien ingrat et bien oublieux alors que le souvenir de notre amitié me tient compagnie. Mais je n’ai jamais été en état de le voir ni de lui répondre. Un de ces jours je demanderai à une double piqûre d’adrénaline et de caféine la force de lui écrire un petit mot pour qu’il sache que je ne l’ai jamais oublié” (Correspondance, XX, p. 220). Lucien Henraux a marqué de nombreux passages au crayon dans les marges de son exemplaire. Exemplaire de choix parfaitement relié par Loutrel-Delaporte. Pyra Wise, “Lettres et dédicaces inédites de Proust et de quelques correspondants”, Bulletin d'information proustienne, n° 40, 2010, pp. 9-28. Max Brun. “Contribution à l'étude des premiers tirages de l’édition originale de Du côté de chez Swann”, Le Livre et l’Estampe, 1966, n° 45-46, pp. 5-39.
Editions de la Diffrence Broch D'occasion bon tat 01/01/1986 150 pages
Paris Gallimard, Cahiers Marcel Proust n° 5 1972 1 vol. broché in-8, broché, 332 pp., bibliographie et index. Exemplaire du service de presse, en belle condition.
S.l.n.d. [Paris], vers le 7 août 1922 [cf. le cachet postal] ; 6 pages in-8 (180 × 137 mm) ; avec enveloppe
Belle lettre littéraire : Proust y cite Vigny, Lamartine et Baudelaire. Marcel Proust, habitué des mauvaises critiques, écrit à l’auteur des Amorandes non « une lettre de consolation » mais des lignes soulignant la grandeur qu’il a trouvée à son roman. Ce faisant, il convoque Lamartine, Vigny et Baudelaire pour conjurer le déni de justice critique infligé à Julien Benda. Il évoque aussi les attaques qu’il avait subies à propos de À la recherche du temps perdu pour rappeler à son correspondant qu’il est vain de prêter attention aux « critiques qui ne portent pas ». "Monsieur Je n’ai pas l’honneur de vous connaître et je suis trop malade pour vous écrire. J’ai seulement voulu vous dire que les Amorandes me paraissent extrêmement différentes de ce qu’en pensent des critiques remarquables mais à mon avis fourvoyés pour un jour, et de jeunes sots – et même de vieux – qui font chorus. Il est naturellement plus difficile à ceux qui ont énormément à dire de trouver une forme nette, qu’à un Moréas par exemple. Les livres vides donnent aisément l’illusion de la perfection et en revanche votre «Il rêvera toujours à la chaleur du sein » [vers de Vigny mis en exergue par Benda sous le titre de son roman] n’est pas toujours clairement exprimé, parce qu’il est inexprimable. Mais c’est sa grandeur. Cette lettre n’est pas une lettre de consolation. Je me suis moi-même, à propos du livre le plus composé, le plus concerté qui soit [la Recherche], vu trop souvent accusé de me laisser aller à l’effusion de ma sensibilité particulière ou, pis encore, à peindre à tort et à travers tout ce que je voyais, pour savoir qu’on n’est nullement blessé de ces critiques qui ne portent pas et n’ont d’autre avantage que de permettre aux Pierrefeu d’entonner leurs airs de bravoure. Je crois que vous êtes victime d’un déni de justice sans qu’il y ait mauvaise et méchante intention de personne, sans que personne ait plus tard à arracher « la corde injurieuse où la haine a vibré » [Lamartine]. Mais comme je crois mon appréciation plus juste, je me suis permis de vous le faire connaître malgré le terrible effort que c’est pour moi dans l’état où je suis de tracer même quelques lignes. Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les plus distingués Marcel Proust Je ne sais qui signe Paul Rival dans la Nouvelle Revue Française. Si vous l’ignorez aussi et avez quelque curiosité de l’apprendre, je pourrai demander à Jacques Rivière, quand il sera revenu à Paris, quel est ce nouveau critique. Ce qu’il dit de l’homme perdant sa virilité, du cas qui se particularise, cela m’aurait fort diverti si cela ne m’avait surtout agacé. Mais j’espère surtout que vous n’avez de cette injuste presse aucun ennui, ni même l’orgueilleuse joie d’être mal compris. J’ai eu de bien plus mauvaises presses que vous (cela continue d’ailleurs) et je me serais cru très ridicule en affectant « ce regard calme et haut, qui damne tout un peuple au bord de l’échafaud». Je crois que je cite un peu inexactement ces vers admirables [Baudelaire, « Les Litanies de Satan »]." Les Amorandes, roman de Julien Benda paru en 1922, reçut un accueil critique tel que son auteur, qui l’avait conçu comme un marchepied pour l’Académie française, se retira quelques années de la vie littéraire. Jean de Pierrefeu livra une critique assassine du roman de Benda dans le Journal des débats du 19 juillet 1922, sous le titre « Un romancier philosophe ». (Il faudra attendre 1927 pour que paraisse La Trahison des clercs, le livre qui fit la célébrité de Benda.) Les vers de Baudelaire, cités de mémoire par Proust, sont en fait : « Toi qui fais au proscrit ce regard calme et haut / Qui damne tout un peuple autour d’un échafaud ». On joint : - Un exemplaire de l’édition originale des Amorandes dans le tirage spécial pour la société de bibliophiles « Les XX », signé par Julien Benda (no 4). Références : Ph. Kolb (éd.), Correspondance de Marcel Proust, tome XXI, Paris, Plon, 1993, no 277.
Paris, Librairie Gallimard, les Cahiers Marcel Proust, 1, 1927. In-4 tellière de [2]-319-[3] pages, demi-maroquin marron à coins, dos (légèrement passé) à nerfs, tête dorée, couvertures et dos conservés.
Avec un portrait de Marcel Proust en frontispice. Edition originale tirée à 675 exemplaires numérotés, celui-ci un des 115 réimposés au format in-4 Tellière, sous la couverture habituelle blanche à filets noirs et rouges, celui-ci n° LXXXVIII.
1932 Paris, Plon / La Palatine, 1932, In huit ,iv-327 pp, broché,sous papier cristal, couverture cornée et , état usagé,, quatrième de couverture un peu déchirée
1/1800 exemplaires sur alfa ,.
PROUST, Marcel. - PROUST, Robert. - BRACH, Paul. - LA COMTESSE DE NOAILLES.
Reference : 98753
Genève - Paris, La Palatine à la Librairie Plon 1930, 225x145mm, frontispice, 241pages, broché. Edition originale sur papier de Hollande Van Gelder, numérotée n.° H.81 / H.150, tirée à 152 exemplaires, 3ème tirage après 38 exemplaires sur Chine et 59 exemplaires sur Japon, et avant 455 exemplaires sur papier pur fil des Papeteries Lafuma à Voiron et 2400 exemplaires sur papier d’alfa. Bel exemplaire avec tranches non rognées.
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