A Paris, Léon Vanier, Libraire-éditeur, 1889. Grand in-8, un portrait en frontispice, XII. pp + 167 pp.: demi-maroquin brun à coins, plats de papier rouge et noir, dos à 4 nerfs orné, tête dorée, non rogné, couvertures illustrées conservées. (reliure exécutée pour la librairie Louis Conard).
Seconde édition, tirage à petit nombre sur vélin, sans tirage de luxe, édition dédiée " A la mémoire de Baudelaire, que la Mort empêcha d'achever, en traduisant l'ensemble de ces poèmes, le monument magnifique et fraternel dédié par son génie à Edgar Poë ". L'illustration comprend la reproduction de 8 compositions d'Edouard Manet : le portrait de Poë, les cinq autographies parues en 1875, réduites, et deux nouvelles encres inédites envoyées par Manet pendant l'été 1881 : " Annabel Lee " et " La Cité en la mer ". Cette dernière est une illustration assez impressionnante dans sa simplicité : quelques touches ont suffi à Manet pour suggérer l'atmosphère (plus que la lettre) du poème : une tête de mort domine le tourbillon où vient s'engloutir une ville entière. Ici encore, on retrouve une influence assez directe des maîtres japonais, de Hiroshige en particulier". (Jean-Michel Nectoux, Mallarmé, un regard dans les ténèbres, 1998, p. 50).Bel exemplaire complet des fragiles couvertures illustrées qui sont parfaitement conservées. Bel exemplaire. Photos sur demande.
Paris, Léon Vanier, 1889, in-4, XII-167 pp, Demi-maroquin rouge des ateliers Laurenchet, filet doré sur les plats, dos à nerfs orné de filets dorés et fleurons à froid, couverture conservée, Deuxième édition de la traduction de Mallarmé, dont l'originale a paru chez Deman en 1888 avec un un portrait et un fleuron de Manet. Celle-ci étant la première édition réellement illustrée par Manet d'un portrait de l'auteur en frontispice, du fameux corbeau en couverture et en tête du poème éponyme ainsi que du tombeau d'Edgar Poe et 6 planches en noir hors-texte. L'ouvrage est dédié à Charles Baudelaire "Que la Mort seule empêcha d'achever, en traduisant l'ensemble de ces poèmes, le monument magnifique et fraternel dédié par son génie à EDGAR POE". Le recueil débute sur le célèbre sonnet de Mallarmé en hommage au poète romantique américain : Le Tombeau d'Edgar Poe, avec sa gravure en regard. Ce poème avait auparavant paru en 1877 dans un recueil de textes en hommage à Poe où il figure comme unique contribution française. Le reste du recueil comprend la nouvelle du Corbeau, dix-neuf poèmes en prose et, dans une seconde partie les Romances et Vers d'album, et les Scolies. Cette dernière partie offre la traduction de textes divers épars, de jeunesse ou encore "Ces riens" selon Poe, accompagnés du commentaire de Mallarmé sur leur traduction, leur édition et leur intérêt littéraire. Magistral chef-d'oeuvre de traduction poétique entre deux des plus célèbres poètes américain et français. Couverture roussie, quelques petites taches au premier et dernier ff. bl. Bel exemplaire néanmoins dans une belle demi-reliure signée. Carteret, IV, 320 : "Très recherché pour les illustrations du grand artiste". Couverture rigide
Bon XII-167 pp.