Face à cet abécédaire organique, où les caractères sont vivants et désormais indomptables, Bernard Noël interroge :<br data-mce-fragment="1"><br data-mce-fragment="1"><em data-mce-fragment="1">N’est-il pas bouleversant de penser que si, depuis son origine, le monde fut pour l’homme visible, il lui fallut des millénaires pour le rendre dicible, et bien des siècles encore pour rendre la parole lisible et donc visuelle par l’écriture. Et le plus simplement par l’invention de l’alphabet qui ne remonte guère qu’à trois mille ans. L’alphabet qui réussit avec si peu de lettres – le nôtre vingt-six – à représenter tous les sons de notre langue.</em><em data-mce-fragment="1"><br data-mce-fragment="1"></em><br data-mce-fragment="1"> Les dessins de Roland Sénéca – exposés en France comme à l’étranger depuis 1973 – sont des corps aux contours oniriques, proches de l’indescriptible. Dans des enchevêtrements fantasques, les matières déchirent le sens et transcendent l’énigme de la lettre : ces mystérieux spécimens n’attendent que le regard pour s’exprimer. Roland Sénéca et Bernard Noël ont entretenu une correspondance nourrie. Fascinés tous deux par les rapports entre la langue et le visible (<em>Une machine à voir</em>) ce livre, tentative de représentation de la lettre, apparaît comme un glissement de la forme vers le sens. Saint Clément de rivière, 2022 Fata Morgana 40 p., illustrations noir et blanc, broché avec rabats. 12 x 17
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<p>La jouissance orgastique est le sujet de ce livre, cette sensation que l'enfant découvre par hasard. ébranlé des pieds à la tête il n'aura de cesse de comprendre cet éblouissement à nul autre pareil, comme un idiot qui essaierait de rejoindre la ligne d'horizon. De l'attachement de Roland Sénéca au “désir de corps”, Claude Louis-Combet dit ceci: “Sénéca s'applique à la dénition du corps humain… Les signes qui individualisent sont éliminés… Il ne reste de l'homme qu'un archétype debout dans l'irrévocable et dont les caractères se déchiffrent à partir de la géologie plutôt qu de l'histoire”. A la manière d'une carte de géographie, aussi représentative qu'abstraite, les dessins de Roland Sénéca nous proposent de rentrer dans le corps, minéral et fantasque, d'en jouir l'instant d'un verbe.</p> Saint-Clément-de-Rivière, 2017 Fata Morgana 80 p., broché. 17 x 24
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<p><meta charset="utf-8"><span>L'oeuvre picturale qui se déploie dans ces pages est une succession de ?gures organiques aux silhouettes multiples, amas de matières ?breuses parsemées d'en?ures végétales et bestiales. Dans une étreinte charnelle, elles croisent rêve et réel. Le monde des formes convoque cette imageries anatomique qui, vivante, respire, se dégrade et invente</span><span id="js-showResume" class="showResume">reliefs et surfaces dans sa métamorphose.<br></span></p><!----> Paris, 2024 Fata Morgana 80 p., nombreuses illustrations, broché. 17,5 x 24,5
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Paris, 2004 Erc 279 p., 156 figures, broché. 21 x 29,7
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<p>Lorsque Bernard Noël s’interroge sur la nature de l’œuvre de Roland Sénéca, il y voit «des forces nouées à l’intérieur de formes simples - des formes qui sont à la fois débordantes et assiégées tant elles implosent ou explosent sous l’effet d'une fureur qu'indiquent stries et fêlures. A moins qu’il ne s'agisse là de gestes soudain statufiés comme le fut selon la légende biblique Celle qui se retourna vers l’image qu’il ne fallait pas regarder. On perçoit des autopsies, des projections, des jaillissements de feu cru... » Mais le plus souvent, les dessins de Sénéca restent des énigmes, auxquelles l’artiste répond cependant ici par de courts poèmes en regard de ses œuvres.</p> Saint-Clément-de-Rivière, 2013 Fata Morgana 80 p., broché. 17 x 24
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<p>“Autrement dit, ça bande avec le dessin. Le fou de métaphysique se gratte. Il bouche les intervalles dans le bain du langage. L'articulation: dessin, texte, se déduit de notre constitution. Nous voyons et nous nommons. Un désir d'unité les lie qui n'est que la résultante de notre enveloppe. Le dessin comme première transcription de l'état d'être. Le texte déplie les plis, semble offrir le sens”. A nouveau Roland Sénéca nous propose de suivre ses vertiges, ceux de sa double quête vers les origines du dessin et du langage…</p> Saint-Clément-de-Rivière, 2020 Fata Morgana 104 p., broché. 17 x 24
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<p>«La gure de Lily Pute, vierge folle, liliale et libidinale, éprise d'elle-même et soumise au désir des autres, sommeillait probablement, comme un précipité de vieilles concupiscences, dans quelque repli de mon subconscient, lorsque, en 1983, Roland Sénéca m'envoya cinq ou six gravures sans titre destinées à provoquer des spasmes d'imagination au l d'une correspondance grapho-poétique. La perception de formes qui, en elles-mêmes, ne portaient pas d'autre intention que celle d'être là, me mettait immédiatement, et de jouissive façon, en état de dialogue. Ainsi se constituèrent quatre albums de dessins. Pour l'écrivain, prosateur de longue haleine, cette brève percée poétique accordée au rythme de quelques images fortes, fut un de ces heureux moments de distraction attentive qui, avec l'air de batifoler, ne s'éloignent jamais du centre, mais au contraire le touchent au plus près.» Claude Louis-Combet.</p> Saint-Clément-de-Rivière, 2016 Fata Morgana 55 p., broché. 14 x 22
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<p>“On cherche le corps et l’on trouve la pince. On cherche le vivant, et c’est la pierre ou l’arbre fossilisé des forêts carbonifères ou des souvenirs de cromlech. On ne sait si l’homme que l’on croyait connaître y fut d’abord et, pour tout dire, au commencement, ou s’il existe seulement en puissance, pour un avenir repoussé à l’infini.” (Claude louis-Combet) L’univers de Roland Sénéca n’est ni figuratif ni abstrait, il n’a pas plus de destination que d’origine : timidement le verbe souffle un sens sur des formes qui n’ont de compte à rendre qu’à elles-mêmes.</p> Saint-Clément-de-Rivière, 2019 Fata Morgana 104 p., broché. 17 x 24
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<p>L’histoire de l’art s’est longtemps articulée autour de la représentation du corps et Roland Sénéca ne déroge pas à cette tradition en le décomposant pour le réimaginer sous formes d’organes, ossements, cellules aux contours oniriques. Ces dessins restent bien souvent des énigmes auxquelles l’artiste tente tout de même de répondre par quelques lignes poétiques qui leur font face.</p> Saint-Clément-de-Rivière, 2015 Fata Morgana 96 p., broché. 17 x 24
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<p>L'ouvrage présente une vaste sélection d'œuvres d'Erté, mettant particulièrement l'accent sur celles des années 1910, 1920 et 1930 – de loin les plus originales et les plus réussies de toute sa carrière. En suivant les trois grands domaines qui ont caractérisé la production de l'artiste (la mode, le théâtre et la série de l'alphabet et des chiffres), il offre une large perspective sur son œuvre. Les écrits de Valerio Terraroli, commissaire de l'exposition, retracent le parcours d'un artiste capable de saisir, avec goût et ironie, la nature changeante de la mode et ses inventions les plus éblouissantes et luxueuses. Toujours à la croisée de la modernité et de l'exotisme, ces créations matérialisent une élégance impossible – parfois à la limite de l'affectation – et les qualités cyniques et sauvages de la femme fatale, aussi à l'aise au cinéma qu'à la chorégraphie théâtrale. Ce qui suit est un essai d'Alessandra Tiddia qui situe Erté par rapport à deux artistes italiens, Alberto Marini et Umberto Brunelleschi, témoignant ainsi d'une ambiance européenne commune ainsi que d'un langage visuel d'une élégance suprême, caractérisé par des éléments stylistiques et décoratifs très particuliers.</p><p>The book presents a vast selection of works by Erté, emphasizing in particular those from the 1910s, 1920s and 1930s – by far the most original and successful of his entire career. By following the three main spheres that characterised the artist’s production (fashion, theatre and the series of the alphabet and numbers), it offers a broad perspective on his oeuvre. Writings by Valerio Terraroli, curator of the exhibition, retraces the career of an artist capable of capturing, tastefully and with irony, the shifting nature of fashion and its most dazzling and luxurious inventions. Always posed between modernity and exoticism, these creations materialise impossible elegance – at times verging on the affected – and cynical, feral qualities of the femme fatale, equally suited to the cinema and to theatrical choreography. Following is an essay by Alessandra Tiddia that places Erté in relation to two Italian artists, Alberto Marini and Umberto Brunelleschi, this bearing witness to a shared European ambience as well as a supremely elegant visual language, distinguished by highly characteristic stylistic and decorative elements.</p> Fontanellato, 2026 Franco Maria Ricci 144 p., nombreuses ill. couleur, reliure toile éditeur 23 x 32
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Paris, 2024 Points 132 p., nombreuses photographies N/B, broché. 18,5 x 17
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4 volumes Leeven, 1984 Editions Peeters Leuven vol. 1 : 62p., 29 pl. N/B., cartes, relié. vol.2 : 220 p., 38 pl.N/B., cartes, reliure toile.vol. 3 : 114 p., 29 pl. N/B, cartes, reliure toile.vol. 4 : 143 p., 33 pl. N/B., carte, relié. 19,5 X 27
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LOUBERT Ann, PAYOT Daniel, RECHT Roland , THELOT Jérôme, ZIMMER Alexis .
Reference : 26159
ISBN : 9782850351020
Stéphane Spach glane et collecte. Il soustrait le décor, fixe, et répète.<br class="autobr" data-mce-fragment="1"> Il n’en plante un que pour mieux révéler les contours et la matérialité nue de l’objet.<br class="autobr" data-mce-fragment="1"> Il s’agit presque toujours de délier l’objet, de le dégager de ses liens, afin de (le) faire voir autrement (de faire sentir, toucher autrement, car ces objets ainsi saisis sont pleins d’entailles, de plis et d’éraflures).<br class="autobr" data-mce-fragment="1"> Alors, la familiarité – ou l’absence – des relations qu’avec lui nous entretenions se met subrepticement à vaciller. Le familier inquiète, et c’est par là qu’il suscite, qu’il oblige presque, l’attention.<br class="autobr" data-mce-fragment="1"> L’attention particulière qu’il déploie lorsqu’il saisit (capture) des paysages n’est qu’un autre versant de ce travail qui s’attache à produire le cadre d’une célébration de l’ordinaire. Une banalité – des lieux, des éléments qui les composent – qui se situe au seuil de nos regards familiers, de leur absence ou de leur effacement. Paris, 2022 L'Atelier cotemporain 336 p., broché. 22 x 30
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<em data-mce-fragment="1">«ne rien laisser à la mort»<br data-mce-fragment="1"> me disait Georges Perros.<br data-mce-fragment="1"> Mais le squelette<br data-mce-fragment="1"> lui appartient<br data-mce-fragment="1"> dès le premier jour.</em><br data-mce-fragment="1"><br data-mce-fragment="1"> Les édifices organiques et le verbe perçant se font face une nouvelle fois : le regard se perd dans les compositions – bribes de vivants, gorgés de fureur, envieux de sérénité – et l’esprit y effleure, grâce aux quelques mots lachés comme des pistes, la si précieuse vérité. Si la présence d’aucun des deux n’élucide le mystère de l’autre, ils offrent ensemble un signe neuf à investir, un pas de plus vers le songe. Des dessins la chair explose, jaillit, en amas de fibres, de bulbes et de racines osseuses, les mots, eux, tiennent de la légèreté, sont un clin d’œil à la vie, au corps et ses alentours. Cette œuvre énigmatique, intensément poétique, aspire le lecteur vers l’imaginaire : à chaque page, un dessin et quelques lignes finissent de ranimer l’esprit profond, d’en faire surgir l’essentiel. 2022 Fata Morgana 88 p., illustrations noir et blanc, broché avec rabats. 17 x 24
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Paris, 1995 Gallimard 200 p. plus 24 p. hors-texte, 276 illustrations dont 24 couleur, broché.
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<p>26ème supplément à GALLIA.</p> Paris, 1973 173 p., 57 planches hors texte, broché. 22 x 28
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Paris, 1954 605 p., reliure toile éditeur. 18 x 23,5
Occasion
Fribourg-Paris, 1980 306 p., 469 illustrations, relié toile sous jaquette. 25 x 31
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<p>Collection Milan Poche Histoire. «Les mystères du Nil« tome I.</p> Toulouse, 2003 Seuil 187 p., broché. 12,5 x 18
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<p>Collection «L'univers des formes«. </p> Paris, 1970 423 p., 420 planches, reliure toile éditeur. 22,5 x 28
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<p>Collection «L'univers des formes.«</p> Paris, 1968 Univers des formes - Gallimard 437 p., 441 nombreuses illustrations N/B et couleur, relié toile. 22,5 x 28
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<p>Collection Milan Poche Histoire. «Les mystères du Nil« tome II.</p> Paris, 2004 251 p., broché. 12,5 x 18
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<p>XXXIe supplément à «Gallia«.</p> Paris, 1977 72 p., 77 planches hors texte, broché. 22 x 28
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GRIMAUD-HERVÉ Dominique, SERRE Frédéric, BAHAIN Jean-Jacques, NESPOULET Roland.
Reference : 8746
Paris, 2005 Errance 136 p., nombreuses illustrations, broché. 21 x 29,7
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