[JACQUESSON DE L'HERBUT (E.-J.) - FAUCOMPRE (Joseph)] - VILHARDIN DU BOUCHAT.
Reference : 14688
Moulins, Veuve Vernoy, 1767 ; 44 pp. Rousseurs sur la première page. Bon état
Factum présenté par le Sieur Edme-Joseph Jacquesson de l'Herbut contre son "associé" dans la création de la manufacture de fils et toiles à Moulins en 1760. Il veut faire reconnaître sa part d'investissement, et qu'il est à l'origine de cette création. Son adversaire, Joseph-François FAUCOMPRÉ DE GODET (Lille 1731 - Londres 1796), était un négociant filtier dont la famille était originaire de Lille. Il s'est établit à Moulins en 1760 et est qualifié seigneur de Godet (à Yzeure) et de Robbé (?), où il établit une filature de lin et des fabriques de toile. Si les débuts semblent difficiles il réussit dans son entreprise et a été anobli par lettres-patentes du mois de mars 1778, en récompense des "services importants rendus au commerce et à l'état par des entreprises considérables, dont les résultats heureux n'avaient pas peu contribué alors à la prospérité de la province". En 1786 il fut reçu chevalier de l'ordre royal de Saint-Michel. Il émigra et mourut à Londres le 5 août 1796. Il avait épousé, en 1757, Suzanne Farrouilh, belle-sur du comte de Lambertye. Il eut de ce mariage quatre enfants dont Stanislas, né en 1759, officier au régiment de Bourbonnais ; et Anne-Philippine-Suzanne, née en 1758, religieuse bénédictine de la congrégation de Saint-Maur, en l'abbaye de Saint-Pierre d'Yzeuve. Le document est rédigé par Vilhardin du Bouchat, avocat du plaignant.Le document est rédigé par Vilhardin du Bouchat, avocat du plaignant.
Saint-Marcel-En-Murat, Lectures Bourbonnaises n°3 mars-juin 1954 ; in-8, broché. 24 pp. Bon état.
La revue Les lettres bourbonnaises a été fondée et était dirigée par Gaston Depresle qui en assurait lui-même l'impression ; elle perdura jusqu'en novembre 1958. La moitié de la revue s'emploie à présenter Joseph Voisin et a donner des extraits de ses livres. L'autre partie s'intéresse aux publications récentes d'auteurs bourbonnais.
Colmar, Alsatia, 1956 ; in-8, broché. 315 pp. Portrait en frontispice.
Née en 1891 (à Fumay), Charlotte Périn, Sur Joseph Marie en religion, deviendra, après des études d'infirmière, la première directrice de l'école d'infirmières de Colmar en 1927, puis de celles d'infirmières et d'assistantes sociales de Saint-Chamond en 1940 et de Mulhouse en 1945. Elle est morte le 29 mai 1954.
Paris, René Kieffer, 1921 ; in-8 (25 x 16,5 cm), broché. 4 ff.-141 pp.-1 f. Couverture rempliée illustrée en couleurs. Etui d'éditeur. Exemplaire très frais, non coupé.
Edition tirée à 560 exemplaires, un des 500 numérotés sur vélin, illustrrée de 44 compositions en couleurs par Joseph Hémard (dont la couverture).
Versailles, Les belles histoires de nos pères, 1928 ; in-8, broché. 123pp. Illustrations en noir in-texte, page 173 légèrement déchirée, quelques rousseurs, bon état cependant.
Rodolphe Salis, originaire de Châtellerault est résté célèbre pour avoir créé le cabaret du Chat noir à Paris. Les illustrations de Hémard, tout comme le texte sont empreinte de légèreté et d'une pointe de grivoiserie.
Moulins, Desrosiers, 1883 ; brochure in-12. 6 ff. non chiffrés.
Publications de 3 hommages rendus à ce moulinois lors de ses obsèques. Artisan cordier il était aussi reconnu pour son dévouement à Dieu, un de ses fils mourut sous l'uniforme de zouave pontifical, l'autre Jean-Baptiste, devint curé, vicaire de l'évêque de Moulins, auteur de nombreux manuels d'enseignement de l'histoire et d'ouvrages et d'articles sur le Bourbonnais.
Moulins, Imprimeries Réunies, 1937 ; in-8, broché. 111pp. Quelques figures in-texte. petit choque en queue. Bon exemplaire.
Joseph Viple, alors président de la Société Bourbonnaise des Etudes Locales, et correspondant de la Commission des Monuments Historiques, s'est porté sur le site de la découverte de Glozel dés le 30 juillet 1924 (environ 1 mois après les premières découvertes). Il avait dabord fait un rapport en faveur d'un site préhistorique, mais après le procès qui eut lieu contre les Fradin, il reprend l'ensemble du dossier et démontre son erreur pour affirmer que les "fameuses tombes" ne sont en réalité que des fours de verriers et les objets insolites retrouvés des imitations récentes.
P., Baudouin, 1820 ; 2 vol. in-12. 2 ff.-XII-331 pp. - 2 ff.-XXIV-274 pp. Pleine basane fauve marbrée, dos lisses ornés, pièce de titre rouges, pièces de tomaison noires. Tranches marbrées. Bel exemplaire. De la bibliothèque de l'avocat marseillais, Alexandre Clappier, écrivain, compilateur entre autres de "Le barreau français, collection des chefs-d'oeuvre de l'éloquence judiciaire en France" paru chez Panckoucke en 1823-1824 en 16 volumes.
Ces deux volumes réunissent les uvres des deux frères Chénier, précédés chacun d'une notice biographique et artistique sur ces poètes par Henri de La Touche.Il avait déjà paru chez Baudouin en 1819 un premier recueil inédit des poésies et uvres en prose d'André Chénier. La présente édition reprend celle de 1819 mais sans les "Mélanges de prose". Le volume consacré à Marie-Joseph Chénier (cadet d'André de deux ans) réunit une sélection de poésies composées entre 1783 et 1806.
P. Alphonse Lemerre, (Imprimerie Girerd à Riom), 1892 ; in-8, broché.VII-233 pp.-1 f. Couverture brunie présentant des rousseurs. Débroché.
Joseph-Hyppolyte Bonneton était originaire de Gannat (1832) et fut magistrat à Moulins puis à Riom. Il publia de nombreux articles dans les revues savantes du département. Il se fit remarquer par un recueil de légendes et nouvelles préfacé par Théodore de Banville (1877). Il réunit ici 17 études et récits aussi divers que Delacroix et son oeuvre, La nécrobie de Latreille ; La perdrix grise du roi René, Saint Yves patron des avocats...
Paris, Editions Bossard, coll. des Chefs-d'uvre méconnus, 1924 ; in-8 (19 x 13,5 cm), broché. 300 pp. - 1 f. - portrait de Louise Labé en frontispice. Couverture insolée.
Edition tirée à 2500 exemplaires imprimés sur papier Bibliophile Inaltérable des Papeteries Montgolfier Frères de Saint-Marcel-lès-Annonay.
P., A.-J. Marchant, 1802 ; in-8 broché. VIII-1f.-189pp.- 1 tableau et 4 planches hors-texte dont 2 dépliantes 1f. (table des chapitres) 3ff. (catalogue du libraire). Couverture d'attente en papier bleu, étiquette de titre. Mouillure pale en fond.
Nouvelle édition, corrigée et augmentée, de louvrage paru en 1774 (Chambéry, Gorrin). Joseph Alexis Barthélémy Costa de Beauregard (1726-1797), marquis de Saint-Genys, agronome et naturaliste, préconise dans cet ouvrage, à titre expérimental, l'assolement des plantations des terres agricoles ; il s'intéresse à un nouveau type de charrue plus propre aux terrains de montagne et consacre un long chapitre à la culture de la vigne et à la vinification... Nouvelle édition agronomie Savoie.
P., Lamy (De limprimerie de Baudouin), 1805 ; 2 parties en 1 vol. in-12. XII-669pp. Demi-basane verte, dos lisse orné de fers et roulettes dorés, titre doré. Mention du propriétaire de louvrage en queue, (LH Roger). Mors et coiffe inf. frottés. Intérieur frais cependant.
EDITION ORIGINALE. Deux parties réunies en 1 volume (complet) sans titre intermédiaire pour la seconde partie qui commence page 313. Denis Louis Joseph Robin de Scévole (1722 1809, Argenton-sur-Creuse), avocat au Parlement de Bourges, publie en 1786 un recueil de poèmes, LAmbigu littéraire ou tout ce qu'il vous plaira, dont lun est dédié à Voltaire qui lui répondra depuis son château de Ferney; il accueille et correspond avec de nombreux écrivains et artistes à Argenton. Il publie régulièrement aussi des articles sur lagronomie, réunis dans le présent recueil qui paraît quatre ans avant sa mort. Il y joint plusieurs discours et sa correspondance, notamment avec M. Jouyneau des Loges, secrétaire perpétuel de lécole académique de Poitiers. Acquis aux idées nouvelles du XVIIIème siècle, Denis de Scévole sera élu, à la constitution des districts après la convocation des Etats Généraux de 1789, administrateur de celui d'Argenton, dont il deviendra le premier président. Il acquiert en 1791 les château et manoir d'Eguzon.
Paris, Chez l'auteur - Dentu - germer-Baillière, 1858 ; plaquette in-8, brochée. 39pp. Le nom de l'auteur et la date ont été grattés sur le couverture et le titre. Quelques rousseurs.
Article extrait du Journal du magnétisme, corrigé et augmenté. Piérart (1818-1879) fut dabord instituteur, puis fit oeuvre d'historien avant de fonder la Revue spiritualiste en 1858. Il publia une volumineuse Histoire de Saint-Maur-des-Fossés qui fut très contestée à cause d'affirmations invressemblables. Il avait acquis les ruines de l'abbaye de Saint-Maur, où il mourut. (P. GILLON et aliquis, "De linstituteur républicain au spiritualisme : le singulier parcours de Zéphyr-Joseph Piérart (1818-1879)", Le Vieux Saint-Maur, n° 71-72, 1998-1999, p. 3-69).
1811 18X11,5, 160 pages, broché, état correct, couverture défraîchie, septième édition, traduction de l'anglais et préface de Mary Sterling, ISBN: 2703300816
Métaphysicien et psychologue, Joseph Murphy, expérience à l'appui, montre comment la foi peut guérir spirituellement et physiquement.
P., Bossange Père et Bossange Frères, 1824 ; 2 vol. in-8, brochés. 2ff.- XI-467 - 2ff.-503pp. (Index des noms in fine). Couvertures de papier rose imprimées, des manques aux dos. Quelques rousseurs pâles, intérieurs frais malgré tout, non rogné.
Edition originale. Joseph Eusèbe Baconnier de Salverte (1771-1839) fut d'abord avocat, fonctionnaire au ministère des Relations Extérieures, professeur d'Algèbre à l'Ecole des Ponts... Il est compromis dans l'insurrection royaliste du 5 octobre 1795 et condamné par contumace puis acquitté en 1796. Il publie alors des brochures politiques et antireligieuses, mais se fait surtout remarquer par son activité au sein de la Société du Caveau pour lequel il donne de nombreuses chansons. La politique ne le quitte pas pour autant et il est élu député de Paris en 1828, dans l'opposition. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la philosophie, le littérature... en 1813 il publie l'introduction à un ouvrage considérable sur l'histoire des civilisations : "De la civilisation depuis les premiers siècles..." (Paris, Schoell), dont le présent "Essai historique et philosophique sur les noms d'hommes" devait constituer une partie. Il en avait déjà fait paraître quelques morceaux dans la Bibliothèque Universelle, à Genève en 1818. C'est une étude très documentée, avec de multiples références à l'Antiquité, aux traditions chinoises arabes, persanes, égyptiennes..., sur l'origine des noms de famille en Europe, l'adoption des noms héréditaires, altération des noms étrangers, les emprunts aux noms des divinités, les fausses étymologies, les changements de noms opérés par les voyageurs ou prescrits par la religion... Il y a sans doute beaucoup d'appréciations personnelles, mais l'ouvrage se lit avec aisance. Son travail ne sera pas ignoré de ses continuateurs dont Coston, "Origine, étymologie & signification des noms propres", 1867, ou Paul Hecquet-Boucrand, "Dictionnaire étymologique des noms propres d'hommes", 1868.
P., Bossange Père et Bossange Frères, 1824 ; 2 vol. in-8.2ff.- XI-467 - 2ff.-503pp. Demi-percaline verte, dos lisse, titre et fleuron dorés. Des rousseurs. Petite tâche d'encre atteignant les trois derniers feuillets du tome 1.
Edition originale. Joseph Eusèbe Baconnier de Salverte (1771-1839) fut d'abord avocat, fonctionnaire au ministère des Relations Extérieures, professeur d'Algèbre à l'Ecole des Ponts... Il est compromis dans l'insurrection royaliste du 5 octobre 1795 et condamné par contumace puis acquitté en 1796. Il publie alors des brochures politiques et antireligieuses, mais se fait surtout remarquer par son activité au sein de la Société du Caveau à laquelle il donne de nombreuses chansons. La politique ne le quitte pas pour autant et il est élu député de Paris en 1828, dans l'opposition. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la philosophie, le littérature... en 1813 il publie l'introduction à un ouvrage considérable sur l'histoire des civilisations : "De la civilisation depuis les premiers siècles..." (Paris, Schoell), dont le présent "Essai historique et philosophique sur les noms d'hommes" devait constituer une partie. Il en avait déjà fait paraître quelques morceaux dans la Bibliothèque Universelle, à Genève en 1818. C'est une étude très documentée, avec de multiples références à l'Antiquité, aux traditions chinoises arabes, persanes, égyptiennes..., sur l'origine des noms de famille en Europe, l'adoption des noms héréditaires, altération des noms étrangers, les emprunts aux noms des divinités, les fausses étymologies, les changements de noms opérés par les voyageurs ou prescrits par la religion... Il y a sans doute beaucoup d'appréciations personnelles, mais l'ouvrage se lit avec aisance. Son travail ne sera pas ignoré de ses continuateurs dont Coston, "Origine, étymologie & signification des noms propres", 1867, ou Paul Hecquet-Boucrand, "Dictionnaire étymologique des noms propres d'hommes", 1868.
Montluçon, "Les Conférences" (Lyon, imp Poncet), sd. [1908] ; in-12, broché. 30 figures in-texte. Dos recolé, couverture tâchée.
EDITION ORIGINALE, Avec un RNVOI AUTOGRAPHE de l'auteur. "Etude-conférence donnée à la salle des fêtes de l'Institution Saint-Joseph [de Moulins] le 2 février 1908".
Paris, Aux Dépens de la Société Hippocrate et Ses Amis, 1932 ; in--4, en feuilles, sous chemise à rabats et étui d'éditeur, dos de vélin blanc, titre doré. 2ff. bl.-4ff.- n. ch.-192pp.-2ff.-2ff. bl. Légers frottements sur l'étui, si non bel et frais exemplaire.
Edition tirée à 135 exemplaires numérotés sur de Hollande signés par Daragnès et Bédier (ex. N° 110). Illustrée de 27 compositions in-texte gravées sur bois en couleurs. L'ouvrage a été réalisé par Daragnès dans son atelier de Montmartre avec la rigueur et le talent qu'on connait à ses ouvrages ; il a une incomparable maîtrise pour transcrire sur bois les aquarelles ou dessins de sa composition ou les uvres imaginées par d'autres artistes.
Paris, J. Brianchon, 5825, [1825]) ; in-12. 2ff- 238pp.-3 planches dépliantes hors-texte. Demi-percaline verte, dos lisse, titre doré. Traces d'adhésif au verso de la première planche. Des rousseurs.
Edition originale. Rare dictionnaire, attribué à Ch. Fr. Nicolas Quentin par Dobron (N°3827) : "Contient d'intéressants renseignements sur Arminius, Cagliostro, Caroline de Naples, Jacques de Molay, les chevaliers Kadosch et de la Rose-Croix, les Templiers, etc". Pour Fesch, (Franc-maçonnerie, col. 1115-1116), et Albert Caillet (III, 9033), l'ouvrage est de Joseph Quantin, romancier, fondateur de la revue "L'Abeille maçonnique", et Vénérable de la loge des Rigides Observateurs, Paris.Relié à la suite : [BAZOT (Etienne-François)]. Le tuileur-expert des sept grades du rite français ou rite moderne ; trente-trois degrés du rite écossais ancien accepté ; Grades symboliques de la Grande Loge d'Ecosse ; Maître écossais du régime rectifié de Dresde ; Grand Inspecteur Général anglais primitif ; [...].P., Michalet - Delaunay - Roret, 1836 ; 3ff.-XXIV-296pp. Sans la planche allégorique signalée sur le titre. (Caillet, 869, pour la première édition de 1828)
P., Desprez, 1770 ; in-12. XII-598pp.-1f. Veau marbré, dos à nerfs orné. Triples filets sur les plats. Pièce de titre fauve. Coiffes frottées avec petits manques, coins frottés. cachet ex-libris sur le titre.
Première édition de ce dictionnaire très pratique rédigé par Pierre-Joseph Macquer, médecin, professeur de chimie et de pharmacie au Jardin des Plantes de Paris, (il était déjà l'auteur d'un dictionnaire de Chimie), et par H.-G. Duchesne, dont il semble que se soit là la première publication. Il sera par la suite le principal rédacteur d'un dictionnaire de l'industrie, basé sur le principe de l'Encyclopédie.
P., José Corti, 1914 ; in-8, broché. 66 pp.-1 f. Couverture insolée, déchirure avec manque de papier au dos, avec une atteinte au second plat.
Edition originale sur papier ordinaire (après 20 exemplaires sur vélin du Marais) avec un bel envoi autographe de l'auteur. Philosophe et historien de la philosophie, spécialiste de Platon, de Dante, dEschyle, de Sophocle, de Jules Lachelier, également musicologue (Liszt, La Musique tsigane, Wagner), Joseph Baruzi fut, comme son frère Jean, habitué des Décades de Pontigny. Il publia, entre autres, Le Rêve dun siècle (1904), La Volonté de métamorphose (1911) et, après la guerre, Somnia terrae (1949).(Sources : Institut Mémoires de l'édition contemporaine (IMEC).
Réunion très rare de l’ensemble des gravures des vues et ports de France, de Joseph Vernet, dans leur superbe tirage d’origine. Paris, J. P. Le Bas, [1760-1778]. In-plano oblong de (2) ff., 16 planches, reliure du temps à dos de veau fauve marbré orné de faux nerfs et de motifs dorés, cartouche de maroquin rouge avec dentelle en encadrement et titre dorés au centre des plats, non rogné. Reliure de l’époque. 800 x 550 mm.
[video width="996" height="1920" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2024/07/VERNET-bis.mp4"][/video] Superbe suite des 16 vues des ports d’après Joseph Vernet finement gravées par Charles-Nicolas Cochin et Jacques-Philippe Le Bas. L’exemplaire comporte les deux planches supplémentaires - la dernière (Le Havre) d’après Cochin - terminées à l’eau-forte par P. Martini. Joseph Vernet n’a pas peint de tableau représentant le port et la ville du Havre. La planche n°16, jointe à la série des gravures reproduisant les peintures de Joseph Vernet, a été dessinée par C. N. Cochin et gravée par J. Ph. Le Bas. Vernet reçut du marquis de Marigny, directeur général des bâtiments du roi et frère de la marquise de Pompadour, une commande de Louis XV pour la représentation des principaux ports de France, tâche à laquelle il s’attela en 1753. Après avoir peint Marseille et le golfe de Bandol, il partit pour Toulon, puis Antibes et Sète. De Bordeaux, où il reçut un accueil très brillant, il redescendit à Bayonne puis remonta vers La Rochelle et Rochefort. Installé à Paris en 1763, il se rendit à Dieppe, dernier port qu’il représenta. Nicolas Ozanne accompagna Joseph Vernet pendant une partie de son voyage. La commande royale concernait vingt ports, mais Vernet n’en peignit que neuf, plus la baie de Bandol, de 1753 à 1765, donnant lieu à quinze tableaux. La guerre de Sept Ans et les difficultés financières qui en découlaient suspendirent ses travaux. Liste des seize planches: Planche N°1. Le port neuf ou l’Arsenal de Toulon, vu de l’angle du parc de l’artillerie - peinture de 1755 - gravure de 1760. Planche N°2. L’intérieur du port de Marseille, vu du Pavillon de l’horloge du Parc - peinture de 1754 - gravure de 1760. Planche N°3. La Madrague ou la Pêche du Thon, vue du golfe de Bandol - peinture de 1754 - gravure de 1760. Planche N°4. L’entrée du Port de Marseille, vue de la Montagne appelée Tête de More - Peinture de 1754 - gravure de 1760. Planche N°5. Le Port vieux de Toulon, vu du côté des Magasins aux Vivres - peinture de 1756 - gravure de 1762. Planche N°6. La Ville et la Rade de Toulon vues à mi-côte de la montagne qui est derrière - peinture 1755 - gravure 1762. Planche n°7. Le Port d’Antibes en Provence, vu du côté de la Terre - peinture de 1756 - gravure de 1762. Planche N°8. Le Port de Cette en Languedoc, vu du côté de la mer, derrière la jettée isolée - peinture 1756-57 - gravure 1762. Planche N°9. Vue de la Ville et du Port de Bordeaux, prise du Côté des Salinières - peinture 1757-59 - gravure 1764. Planche N°10. Vue de la Ville et du Port de Bordeaux, prise du Château Trompette - peinture 1757-59 - gravure 1764. Planche N°11. Vue de la Ville et du Port de Bayonne, prise à mi-côte sur le Glacis de la Citadelle - Peinture de 1759-61 - gravure de 1764. Planche N°12. Vue de la Ville et du Port de Bayonne, prise de l’allée de Bouflers, près de la Porte de Mousserole - peinture de 1759-61 - gravure de 1764. Planche N°13. Le Port de Rochefort vu du Magasin des Colonies - peinture de 1761-62 - gravure de 1767. Planche N°14. Le Port de La Rochelle, vu de la petite Rive - peinture de 1761-62 - gravure de 1767. Planche N°15. Vue du Port de Dieppe - peinture 1763-65 - gravure de 1778. Planche N°16. Le Port et la Ville du Havre, vus du pied de la Tour de François premier, 1776. Les ordres du roi étaient clairs: «vos tableaux doivent réunir deux mérites, celui de la beauté pittoresque et celui de la ressemblance, autant que son intention: voir les ports du royaume représentés au naturel dans vos tableaux». A Toulon: le quai aux vivres est une véritable exposition de ce que l’on pouvait trouver à bord en matière de sacs, de jarres, de corbeilles, de paniers, de bouteilles et de futailles. Le vin, la viande salée, les fromages dont on voit des meules que l’on roule, les légumes secs, les épices, le bétail sur pied sont embarqués sur l’allège à quai qui chargera les munitions à bord d’un vaisseau en partance. A Marseille: sur le quai du vieil arsenal, au fond du port, s’active une foule animée et colorée de femmes et d’hommes du peuple auxquels se mêlent gentilshommes, femmes de qualité et religieux. Des levantiers, Turcs ou Barbaresques enturbannés arpentent aussi les quais. L’entrée du port est animée de multiples embarcations, canots, allèges, bateaux pêcheurs, tartanes. A Bordeaux, sur le quai des Salinières, nous voyons des jésuites, d’élégantes jeunes femmes en robes à panier, mais aussi des boulangers et un garçon vacher; un précieux tilbury lancé à vive allure contrastant avec un attelage de bœufs traînant un lourd charroi de tonneaux. Sur le fleuve, des bateaux de commerce viennent charger le vin contenu dans les tonneaux alignés sur le quai. A Rochefort, nous voici sur le quai aux vivres: les tonneaux de vin de Bordeaux, les chaudrons, les marmites sont destinés à l’approvisionnement des vaisseaux, de même que les bestiaux qui paissent dans la prairie. Les paquets de toiles à voiles et les gros écheveaux de chanvre vont alimenter les ateliers de l’arsenal dont la magnifique corderie qui s’étend sur la droite. A La Rochelle, au milieu des ballots, des panières, des fûts, des bois, des ancres, des femmes et des hommes travaillent, se reposent ou discutent, en un mot vivent sous nos yeux une attitude, un geste, un regard nous les rendent plus proches que de longs discours sur la société du XVIIIe siècle. Alors que bien souvent Vernet prend de grandes libertés face aux demandes très précises du roi pour le choix des sites ou du point de vue d’où il les dépeint, il répond pleinement à ses vœux en décrivant partout des scènes de la vie quotidienne: devant nos yeux vit tout un peuple au naturel. Témoignage pittoresque de la vie portuaire en France au temps de la marine à voile et de la douceur de vivre sous le règne de Louis XV le bien-aimé. Réunion très rare de l’ensemble des gravures des vues et ports de France, de Joseph Vernet, dans leur superbe tirage d’origine. Avec Joseph Vernet et sa descendance directe s'affirme une dernière fois la continuité de cette école d'Avignon qui, depuis le XIVe siècle, n'a cessé de se manifester par des artistes de talents et de caractères forts différents mais unis par d'indiscutables affinités. On peut faire remonter l'origine de cette école à l'époque où Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux, devenu pape sous le nom de Clément V, transporta la cour pontificale à Avignon. Dans cette «petite ville paisible, dont le charme ne pouvait leur échapper, les papes firent éclore un puissant foyer artistique, dont l'éclat devait se prolonger jusqu'au XIXe siècle. À Avignon, qui garde intacts tant de vestiges de son destin exceptionnel, le jeune Joseph Vernet pouvait à chaque pas rencontrer des monuments susceptibles de lui donner un avant-goût de la ville unique qui devait plus tard le révéler à lui-même. Face au Palais des Papes s'élève cet Hôtel de la Monnaie, construit par un cardinal Borghèse, légat du Pape, et qui porte sur sa façade le dragon et l'aigle, armes de la famille, enfin la colline des Dons, où la vue est si belle sur le Rhône et sur Villeneuve est une réduction de ces jardins du Pincio, qui forment avec la Villa Médicis l'un des plus beaux lieux de Rome et du monde. Cet appel de l'Italie, Joseph Vernet le ressentit de bonne heure, et son père, Antoine Vernet, fut assez heureux pour intéresser aux dons brillants du jeune peintre plusieurs nobles personnages de la ville, en particulier le marquis de Caumont et le comte de Quinson, qui lui ouvrirent leur bourse et lui permirent de partir pour Rome, qui offrait à cette époque aux artistes des ressources incomparables. Mais au cours de ce voyage pour rejoindre la Ville éternelle, dont la première étape le conduisit à Marseille, Joseph Vernet devait faire une rencontre capitale : celle de la mer ; en effet des hauteurs qui dominent la ville elle lui apparut pour la première fois dans toute sa beauté ; ce fut le coup de foudre, et lorsque quelques jours plus tard, après une tempête spectaculaire, Vernet arrive à Civita-Vecchia, son destin est fixé : il deviendra le peintre de la mer qui, désormais, sera présente dans presque toutes ses œuvres. La vie que mène à Rome le jeune artiste est des plus agréables ; il y a été fort bien accueilli et s'y est fait rapidement une clientèle avide de tempêtes et de naufrages. Les livres de raison de Vernet nous donnent sur ses travaux des renseignements précis : en 1743 il est reçu membre de l'Académie de Saint Luc, honneur assez rare pour un étranger, la mer l'attire de plus en plus, c'est avec joie qu'il se rend en pèlerinage à Naples, où le maître qu'il admire tant, Salvator Rosa, trouva la source principale de son inspiration. Cependant à Rome la popularité de Vernet croît de jour en jour ; sa clientèle devient européenne. En Italie, Joseph a trouvé la fortune, la gloire et l'amour ; aussi n'est-il pas pressé de quitter un pays qui l'a si bien reçu. Pourtant, sollicité par ses protecteurs français, il se décide à rentrer définitivement dans son pays, mais il retourne en Italie à plusieurs reprises et ce n'est qu'en 1753 qu'il se fixe en France pour toujours. Grâce au haut patronage de M. de Marigny, directeur suprême des Beaux-Arts et frère de Mme de Pompadour, qui avait à ce moment toute la faveur de Louis XV, Vernet obtint du roi une commande où il devait donner toute la mesure de son talent : Les Ports de France. La mer qui l'inspira si souvent dans ses œuvres antérieures va lui fournir encore un thème important, mais elle ne sera cette fois que le complément de ses compositions ; pour un moment il va cesser de peindre des tempêtes, des orages et des coups de vent. Ces ports de France seront des paysages où la vérité et la fantaisie se mêlent agréablement, témoin ce Port de Marseille lumineux et doré comme un Claude Gellée, qui nous montre au premier plan un groupe réuni pour un goûter en plein air, un autre pour un bal ; les robes et les ombrelles des femmes animent ce paysage aux lignes si nobles et lui donnent un air de fête familiale. Même procédé dans la Vue de la Ville et de la Rade de Toulon, où nous voyons à mi‑hauteur des collines qui dominent la rade, s'activer sur une terrasse monumentale, des cavaliers, des chasseurs, des joueurs de boules et des dames en grande toilette. Cette volonté d'humanisation du paysage se retrouve dans presque toutes les œuvres de J. Vernet, même dans celles où elle pourrait paraître artificielle; dans les tempêtes, les naufrages, les orages, nous verrons toujours l'homme opposer à la force aveugle des éléments son courage, son ingéniosité ou son désespoir. Cette introduction du drame humain au milieu des aspects pittoresques d'une nature hostile, c'est là la véritable originalité de Joseph Vernet. «C'est un grand magicien, que ce Vernet, écrit Diderot, on croirait qu'il commence par créer un pays et qu'il a des hommes, des femmes, des enfants en réserve, dont il peuple sa toile comme on peuple une colonie, puis il leur fait le ciel, le temps, la saison, le bonheur, le malheur qu'il lui plaît ». La production de J. Vernet est considérable et ses contemporains raffolèrent de lui. Dans cette œuvre consacrée presque exclusivement à la mer, aux tempêtes, et aux orages, on peut distinguer au moins deux périodes, une période romaine profondément marquée par les peintres napolitains, Salvator Rosa et Solimena, qu'il admirait sans réserve ; il leur doit ce sentiment dramatique de la nature et cette largeur de facture qu'il manifesta dès ses premières œuvres. À son retour en France, son art s'humanise et s'enrichit de détails savoureux qui, loin d'en altérer le caractère, lui confèrent une grande part de son charme. Certes, J. Vernet a entendu le message de Poussin et de Claude Gellée, mais au sublime de l'un et au mystère de l'autre, il a substitué un pathétique humain et familier, et s'il n'atteint pas leur grandeur, il garde avec son siècle un contact plus étroit et une audience plus large en lui tenant un langage plus accessible. Après les fêtes galantes de Watteau et les Bergeries de Boucher, la nature telle que la conçoit Vernet et si apprêtée qu'elle nous paraisse, est une nature vraie et non un décor d'opéra. Si Vernet eut une influence manifeste sur le goût de son temps, il est plus difficile de percevoir son passage dans la peinture moderne. Pourtant bien des œuvres qui nous ravissent toujours portent sa marque indiscutable ; comment ne pas penser à lui devant les Ruines et les Cascades d'Hubert Robert et plus près de nous, comment oublier le Ponte Rotlo en admirant les Corot d'Italie ? Heureusement la postérité si sévère envers les gloires récentes en apparence les plus solides et qu'elle précipite si volontiers en enfer ou en purgatoire, révise tôt ou tard ses jugements les plus définitifs ; et tandis que les grandes batailles d'Horace Vernet ne font plus recette, la gloire du grand peintre des Ports de France, si aimable et si française nous apparaît toujours aussi pure et aussi justifiée.» J. Dupuy. Très bel exemplaire à grandes marges relié en demi-veau fauve.
Port-Saïd et Saint-Denis de la Réunion, 21 février 1883 - 26 novembre 1884 29 pièces in-8, en feuilles.
Ensemble de correspondances adressées à ses parents (Joseph Bartet, gendarme maritime et Marie-Catherine Bernard) ou ses beaux-parents (les Audouin) - il est difficile à la simple lecture de faire le départ - par l'officier d'infanterie de marine le capitaine Joseph-Désiré Bartet (1841-10 avril 1893) à l'occasion d'une affectation à la Réunion, où il était accompagné de sa seconde épouse Blanche-Aline Audouin, auteur de nombreuses lettres également, ainsi que des enfants de son premier mariage, et d'une fille née du second : en effet, il était depuis le 11 juillet 1882 inspecteur adjoint des services administratifs et financiers de la Marine et des colonies, et c'est à ce titre qu'il servit dans l'île de 1883 à 1885.Ce petit dossier semble avoir été préparé pour un projet d'impression par le fils de l'auteur, médecin de la marine Albéric Bartet (7 août 1871-20 février 1968), si l'on se réfère à un passage d'un cahier, rédigé en juin 1946 et trouvé dans les archives de ce dernier: "Je suis allé au 11 de la rue de Sèvres, voir une maison d'édition : La Revue ou Les Oeuvres françaises (elle porte les deux titres) pour lui proposer la publication d'un ouvrage en prose et en vers, 'Souvenirs de Bourbon'. La première partie est composée d'après les extraits de correspondances de mes parents pendant les vingt-quatre mois que nous avons passés à La Réunion de mars 1883 à mars 1885". En dépit de sa collaboration régulière au périodique de la marine Cols bleus, le brave homme se vit répondre qu'on le recontacterait, ce qui, en langage d'éditeur de tous les temps, signifie : Cause toujours .. Le jeune Albéric (que ses parents appellent couramment Alfred, d'un de ses prénoms), alors âge de douze-treize ans, était du voyage et complète souvent les lettres de son père par une souscription du genre "Je vous embrasse, cher grand-père et chère grand-mère, ainsi que mon oncle, ma tante, Lucie et Emma". On trouve aussi des passages signés maladroitement de Marie, la jeune soeur d'Albéric. Le rythme de cette correspondance est assez régulier, et comprend généralement une longue lettre par mois. La matière en est entièrement d'ordre privé, avec une part considérable consacrée aux trois enfants (deux du premier lit, une fille du second), mais intéresse néanmoins pour la découverte de la Réunion par un couple de métropolitains de moyenne bourgeoisie.1. Du 21 février 1883 : lettre d'étape à Port-Saïd, faisant le point sur la traversée de la Méditerranée depuis le détroit de Messine.2. Du 26 février 1883 : expédiée depuis la rade d'Aden, compte-rendu d'une brève descente à terre à Suez.3. Du 24 mars 1883 : très longue missive de 20 pages, relatant l'arrivée dans l'île le 7 mars et tous les détails d'une installation compliquée par le prix demandé des maisons disponibles à la location ; trois domestiques indiens sont quand même employés par les époux Bartet.4. Du 20 avril 1883 (de Blanche) : nouvelles des enfants et des premières habitudes prises par la famille dans sa nouvelle résidence.5. Du 23 avril 1883 : missive de 8 pages, exprimant les premières impressions sur la colonie ("Vous n'avez pas idée de la richesse du pays et de l'apathie des habitants. Hors de Saint-Denis, les habitants meurent de faim à peu près").6. Du 13 mai 1883 : longue missive de 16 pages, rédigée par les deux époux, donnant des informations sur les connaissances que se fait le couple, sur les bals, etc.7. Du 19 juin 1883 : de nouveau, longue missive de 16 pages, encore rédigée à quatre mains, dans laquelle a été inséré un dialogue en créole.8. Du 14 juillet 1883 : lettre de 12 pages, dans laquelle Joseph explique avoir donné congé à tous les domestiques pour qu'ils puissent profiter des festivités du 14 juillet, qui durent ici deux jours. 9. Du 10 août 1883 : lettre de 8 pages seulement, de Blanche, tournant essentiellement autour de ses récents ennuis de santé.10. Du 14 août 1883 : lettre de 8 pages de Joseph, avec d'intéressants détails sur la pénurie de viande dans l'île, consécutive aux opérations de la première campagne de Madagascar, commencée en mai 1883 par le blocus des côtes de la Grande Île.11. Du 5 septembre 1883 : lettre de 8 pages, écrite par Blanche, presque toujours seule à Saint-Denis, puisque Joseph est en tournée d'inspection comptable pour un mois ("Il lui faut visiter toutes les localités de l'île, et ce n'est pas peu dire. Dans les endroits proches de Saint-Denis, il part le matin et revient le soir, mais faire cela pendant 31 jours en travaillant encore une partie de la nuit, c'est bien pénible").12. Du 11 septembre 1883 : brève missive de 4 pages de Joseph, comportant une intéressante liste de prix des principales denrées (beaucoup plus chères qu'en métropole, comme encore de nos jours).13. Du 8 octobre 1883 : 4 pages écrites par Joseph, et tournant autour d'un accident survenu à son père. Après l'arrondissement de Saint-Denis, il va aborder le contrôle de l'arrondissement sous-le-vent (ouest de l'île), ce qui ne lui permettra pas de rentrer tous les soirs.14. Du 8 octobre 1883 : 8 pages de Blanche, portant également sur l'accident de son beau-père. 15. Du 4 novembre 1883 : 4 pp. de Blanche, portant sur des nouvelles du quotidien.16. Du 4 décembre 1883 : 8 pp. de Blanche, signalant une excellente notation annuelle de Joseph par l'inspecteur général Châtelain.17. Du 31 décembre 1883 : 4 pp. de Blanche, informant que Joseph assure l'intérim de Châtelain, nommé à Pondichéry.18. Du 28 janvier 1884 : 4 pp. de Blanche, sur les cadeaux envoyés de France.19. Du 19 février 1884 : 4 pp. des deux époux, sur les changements dans les dates de départ des paquebots.20. Du 12 avril 1884 : 8 pp. de Blanche, portant surtout sur le retour en métropole, très attendu.21. Du 14 avril 1884 : 4 pp. de Joseph, sur un envoi de timbres de collection de la Réunion.22. Du 8 mai 1884 : 8 pp. de Blanche, portant essentiellement sur des questions de budget domestique.23. Du 8 juin 1884 : 4 pp. de Blanche, adressées sa soeur Ernestine, envisage le mariage de ses nièces.24. Du 8 juin 1884 : 8 pp. de Blanche, adressées à ses beaux-parents, donnant des anecdotes sur les enfants.25. Du 7 juillet 1884 : 4 pp. de Blanche, idem.26. Du 3 août 1884 : 4 pp. de Blanche, avec des allusions à l'épidémie de choléra sévissant à Marseille.27. Du 3 septembre 1884 : 4 pp. des deux époux.28. Du 30 septembre 1884 : 6 pp. de Blanche.29. Du 26 novembre 1884 : 4 pp. de Joseph, souhaitant déjà la nouvelle année (en anticipation d'une arrivée du courrier le 20 décembre). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Avignon Seguin Aîné 1852
In-12 (189 x 120 mm), xlv - (1) pp. - (1) ff., 437 pp., demi-cartonnage bleu à la bradel, coins, non rogné (reliure d'époque). Edition originale de ce recueil de poésies en provençal, contenant 10 poèmes de Frédéric Mistral, 16 de Joseph Roumanille, ainsi que de Joseph-Jacques-Léon d'Astros, Théodore Aubanel, Gustave Bénédit, François-Henri-Joseph Blaze (Castil-Blaze), Augustin Boudin, Marius Bourrelly, Barthélémy Chalvet, Antoine-Blaise Crousillat, Paul Giéra (Glaup), Anselme Mathieu, etc. Orné d'un portrait dédicace de Roumanille, et enrichi d'un feuillet de vocabulaire provençal manuscrit du même. Contient un Glossaire franco-provençal. Célèbre recueil, qui fut l'une des premières manifestations du Félibrige, fondé en 1854 par sept poètes provençaux dont Joseph Roumanille, Frédéric Mistral, Théodore Aubanel, etc. (quelques défauts sur les coupes et les coins, quelques petites mouillures claires, rousseurs). // 12o (189 x 120 mm), xlv - (1) pp. - (1) ff., 437 pp., bradel blue quarter-cloth, uncut (contemporary binding). First edition of this poetry collection in Provençal dialect, containing 10 poems by Frédéric Mistral, 16 by Joseph Roumanille, and also by Joseph-Jacques-Léon d'Astros, Théodore Aubanel, Gustave Bénédit, François-Henri-Joseph Blaze (Castil-Blaze), Augustin Boudin, Marius Bourrelly, Barthélémy Chalvet, Antoine-Blaise Crousillat, Paul Giéra (Glaup), Anselme Mathieu, etc. Illustrated with a portrait of Roumanille with dedication, enriched with an handwritten leaf of Provençal vocabulary by him. Contains a "Glossaire", french-Provençal. Famous poetry collection, one of the first expression of the Félibrige, founded in 1854 by seven Provençal poets including Joseph Roumanille, Frédéric Mistral, Théodore Aubanel, etc. (some defects on corners and turns-in, some little light water-stains, spots).
Lot de 10 L.A.S. montées ensemble sur onglet par le destinataire Gustave Lévy, dont 7 Lettres autographes signée de François Deloncle et de 3 longues lettres autographes signées de Joseph Deloncle, adressées à et réunies par Gustave Lévy dont : 1 L.A.S. de Joseph Deloncle datée de Mayotte, 2 juillet 1889 : "A Diego Suarez je n'ai pas trouvé traces de passage de votre protégé" [ ... ] "Enfin notre campagne décline et il n'est que temps. J'en reviendrai complètement dégoutté de mon métir, ayant désappris le peu que m'avait donné mon service dans les ports et surtout mes relations avec M. Meslant. Au dégoût vient s'ajouter encore le découragement. Notre corps est mort, et il faudrait un rude coup pour le relever, l'avancement y est presque nul, aucunes compensations n'est offerte aux ennuis et aux difficultés d'un métier des plus mesquins" [ ... ] "Allons, j'entame mon antienne et vous allez me dire "Voilà Joseph qui me la refait à la Jérémie" [ ... ] Nous allons et venons tout le temps : juif errant de la côte malgache, le B. B. est partout, bien chez les Mahafales dans la baie Saint Augustin au Sud de Madagascar, aujourd'hui dans les Comores, hier arrêtant par sa formidable apparence les sauvages guerriers de sa Majesté Tompoumane de la baie St Augustin, aujourd'hui bombardant la Grande Comore où le féroce Ashimou avait élevé l'étendard de la révolte [ ... ] "Nous revenons des Comores où un sultan s'était déclaré indépendant ; il avait refusé de reconnaître l'autorité des princes que nous avions nommé, et les autres Comores menaçaient de se révolter en face de notre faiblesse. Enfin on a autorisé le concours de la force en présence des échecs diplomatiques et nous sommes allés protéger son Altesse Saïd Ali à coups de canons, victoire, triomphe, rentrée pittoresque dans la capitale. Le Saïd ali au milieu d'une multitude de gens de race arabe qui nous acclament, lancent des fantasias avec des cris à rendre sourd tout un décor d'opéra comique [ ... ] Puis nomination dans l'ordre peu connu - mais très estimé - de l'Etoile des Comores. Votre serviteur est chevalier et nous avons tous eu un sabre pris sur l'ennemi. En avant la musique !!! Tout cela aide à passer le temps et ici il faut le tuer deux fois. [ ... ] Et puis nous avions Papinaud, le tonnelier député, gouverneur Papenaud, qui a force de faire des tonneaux est devenu un foudre de guerre tout à fait réjouissant. Il voulait tout brrrûler, couper toutes es têtes, et envoyer des personnes en Calédonie, "un pays peuplé de sauvages, qui mangent les blancs, mon bon, et les prréfèrrent aux noirs encore, eh ! oui !" Quel beau Tartarin ! Brave homme, finaud comme un paysan, prometteur comme un Roumestan, et incapable de faire du mal à une mouche [ ... ] "Il est énergique, et au lieu de retenir notre commandant ce qui eut été dans l'ordre des choses, c'était lui qu'il fallait retenir" [ ... ] "je crois qu'on en ferait difficilement un ambassadeur mais comme gouverneur de Mayotte, il est très bien" [ ... ] / 1 LAS de Joseph Deloncle datée d'Obock, le 7 novembre 1891 : [ ... ]Pour moi, je continue à être content de mon sort ; ma femme et les bébés votn bien et j'ai pu faire quelque chose pendant mon intérim. On m'a un peu traité d'emballé, mais j'ai la conscience d'avoir noué avec les abyssins des rapports utiles et peu me chaut que cela ennuie l'Italie" [... ] "Mon chef M. Lagarde est un homme charmant, bien élevé, auquel je suis sincèrement dévoué, il ne me lâchera pas et je lui crois le bras long. Puis j'ai l'inspection dans deux ans" [ ... ] / 1 LAS de Joseph Deloncle datée d'Obock, le 17 mai 1892
Remarquable ensemble de lettres des frères Deloncle adressées à leur ami Gustave Lévy, dont 2 remarquables lettres de Joseph (qui fut un temps gouverneur intérimaire à Obock), dans lequel il évoque ses pérégrinations à Madagascar, ses "succès militaires" lors des événements de la Grande Comore en 1889, ses contacts avec les Abyssins lors de son séjour à Obock.