Paris, Gallimard, 1950. In-8 (207 x 140 mm), 334 pp., 1 f. n. ch. Broché, papier bruni, petites restaurations en haut et en bas du dos, chemise en demi-chagrin bleu foncé, dos lisse, auteur, titre et date dorés, étui bordé (P. Goy & C. Vilaine).
Édition originale du chef d’œuvre de Nimier. Cette chronique intime, à la fois cynique et tendre, d’un peloton de hussards qui pénètrent en Allemagne en 1945 rendit Roger Nimier célèbre à 25 ans. Elle rassembla sous son nom, à la suite d’un article de Bernard Frank dans la revue "Les Temps modernes", la génération littéraire des «Hussards»: Antoine Blondin, Michel Déon, Jacques Laurent et Roger Nimier. Se plaçant sous le patronage de leurs aînés Jacques Chardonne et Paul Morand, ces écrivains se sont distingués par un anticonformisme insolent dans la manière et dans le style et une opposition à l’existentialisme de Sartre. Céline, qui n’était pas réputé pour sa bienveillance en matière de critique, jugea le Hussard bleu épatant: «je me marre dès la première page et, à la vingtième j’arrête plus! Voilà un roman comme j’aime – en direct et savant quand même, oh! subtil habile roublard… sensible – oh! là là je désopile!» (lettre à l’auteur, 15 octobre 1950). Exemplaire du service de presse enrichi d’un envoi autographe à Didier Lambert: «Pour Monsieur Didier Lambert, ces histoires un peu romanesques, Roger Nimier». Ancien résistant du réseau Combat, Didier Lambert (1910-1962) avait fondé après-guerre l’hebdomadaire économique et financier "La Vie française" qui perdura jusqu’en 1999 sous ce titre et jusqu’en 2008 sous le titre "La Vie financière". Bon exemplaire conservé dans un bel emboîtage en forme de reliure.