Leide, Jacob de Meurs, 1665. In-folio (38x25cm), titre frontispice, portrait, 290pp.-1f-134pp. erreurs de pagination, veau tacheté époque, dos à nerfs orné avec pièce de titre, réparation au dos avec caissons conservés et coins, trou sur la carte, réparations aux feuillets 93 & 188, petit trou de ver en marge, un feuillet (page 59) facsimilé manuscrit ancien, réparation à 1 planches, 2 feuillets renforcés en marge. Illustré d’un titre frontispice, un portrait de Colbert, une carte dépliante, 34 planches doubles et nombreuses vignettes
Première édition française, traduite par Jean Le Carpentier. L’ouvrage est distribué en deux parties : la première relate le voyage des émissaires hollandais de Batavia à Pékin et le déroulement de leur ambassade ; la seconde, avec page de titre particulière, offre une description générale de l’empire de Chine abordant l’histoire, la politique, la religion, les sciences et divers aspects de la vie quotidienne. Johan Nieuhof (1630-1672), au service de la Dutch East India Company, participa à l’ambassade comme dessinateur et chroniqueur. Son récit relate l’expédition envoyée en 1655 auprès de l’empereur de la dynastie Qing, désigné en Europe comme le « Grand Cham de Tartarie », c’est-à-dire l’empereur Shunzhi Emperor. Les ambassadeurs Pieter de Goyer et Jacob de Keyser quittèrent Batavia et gagnèrent Pékin par la côte puis le Grand Canal. L’ambassade n’aboutit pas à l’ouverture commerciale espérée mais fournit à l’Europe l’un des premiers témoignages détaillés sur la Chine des débuts de la dynastie Qing. La remarquable iconographie gravée dans les ateliers de Jacob van Meurs constitue l’un des ensembles les plus spectaculaires consacrés à la Chine au XVIIe siècle : vues de villes, paysages, monuments, cérémonies, costumes et scènes de la vie quotidienne. Plusieurs de ces compositions furent largement reprises dans la littérature géographique ultérieure, notamment chez Athanasius Kircher, Olfert Dapper ou Arnoldus Montanus. The Dutch being at the height of their power, having supplanted the Portuguese, desired to gain access to China and a portion of the China trade. After much opposition the Government succeeded in sending certain merchants to try the pulse of the Chinese at Canton. Upon their report it was determined to despatch ambassadors from Batavia to the Court of Peking to solicit liberty to trade. This is the embassy written up by Nieuhoff, who was steward to the ambassadors. Its failure led the Dutch to send other embassies.