S. n. | à Lyon 1684 | 10 x 15.50 cm | relié
Edition originale. Un frontispice représentant Mercure fouettant un satire. Reliure en plein veau marbré fin XVIIIe. Dos lisse orné. Pièce de titre en maroquin rouge. Coiffes frottées. Pamphlet contre Boileau qui l'avait ridiculisé dans ses satires. L'ouvrage est un examen des oeuvres de Boileau. Nicolas Pradon, dit Jacques Pradon (1632-1698) est l'auteur de 8 tragédies. Il est plus célèbre pour sa rivalité avec Racine que par la qualité de ses pièces. Racine aurait dit : « La seule différence entre Pradon et moi est que moi je sais écrire. » Il fut du parti des anciens dans la querelle des Anciens et des Modernes. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Chez Jean Strik | La Haye [Lyon] 1685 | 9.50 x 15.50 cm | relié
Edition originale. Reliure postérieure en plein vélin, dos lisse date et lieu d'impression dorés, gardes et contreplats de papier peigné. Ouvrage satirique contre les ouvrages de Boileau-Despréaux. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Réimpression de l'édition de Lyon donnée en 1684. Violente attaque contre Boileau. 1/2 maroquin havane, dos à nerfs. Reliure XIXè signée Heldt Jeune. La Haye (à la sphère) 1686 1 volume petit in-12.
BOILEAU DESPRÉAUX, Nicolas; PERRAULT, Charles; PRADON, Nicolas; REGNARD, Jean-François; BELLOCQ, Pierre de | QUERELLE DES SATIRES, 1694
Reference : 103643
(1694)
Cologne, La Haye, Paris, Châlon, 1694, in-12, 6 pièces en 1 vol, Veau glacé brun du XIXe s, dos à nerfs et fleuronné, triple filet d'encadrement sur les plats, tête rouge [Ch. de Haas], Ensemble de satires publiées en 1694 : quatre sont directement provoquées par la première, le Dialogue ou Satire X, dans laquelle Boileau déroule ses fameux vers contre les femmes. Ces opuscules constituent les pièces essentielles de la Querelle des Satires qui a lieu cette année-là : cet épisode clef de la Querelle des Anciens et des Modernes, qui a marqué la fin du XVIIe siècle, illustre la manière dont la satire a été utilisée par Boileau et ses adversaires pour défendre une esthétique classique inspirée des modèles antiques d'un côté et, de l'autre, un style littéraire délivré des règles strictes du classicisme. - Dialogue ou Satire X. Du Sieur D*** [Boileau-Despréaux]. Cologne. [4]-20 pp. Réimpression de l'édition originale de cette célèbre satire, parue la même année chez Denys Thierry. Outre le ton généralement misogyne, ce texte est une provocation contre l'esthétique galante et moderne, portée par un milieu littéraire féminin. Tchémerzine II, 276 (e). - L'Apologie des femmes. Par Mr P** [Charles Perrault]. Cologne. [24]-12 pp. Perrault fut le principal adversaire de Boileau. Le célèbre conteur soutient ici la cause des Modernes et flatte ses précieux appuis. Cette édition est publiée la même année que l'originale et que le Recueil Moetjens dans lequel figure aussi l'Apologie. - [Nicolas Pradon] Réponse à la Satire X du Sieur D***. Cologne. [6]-15 pp. Cette réimpression à la date de l'originale est de la plume de l'un des critiques les plus acerbes de Boileau. L'auteur défend un style littéraire moins soumis aux règles strictes du classicisme et s'en prend directement à l'autorité du polémiste. - Nouvelles remarques sur la satire de monsr. Boileau contre les femmes (...) Par le Sieur D.M. [Franc?ois Salvat de Montfort?]. La Haye, Pierre van Thol. 48 pp. - Satyre contre les maris. Par le Sieur R** T.D.F. [Jean-François Regnard?]. Suivant la copie imprimée à Paris. [4]-24 pp. - [Pierre de Bellocq] Les Petits-Maistres. Chaalons, Jean et Claude Bouchard. 22 pp. L'auteur était valet de chambre de Louis XIV. (Découpe comblée sur la page de titre. Marges courtes). Dos passé, léger frottement et petites taches sur les plats. Bel exemplaire établi par le relieur parisien Ch. de Haas. Les marges d'époque ont été conservées. Bel ex-libris enluminé sur le contreplat : armes (d'azur à trois furets rampants d'argent, les deux du chef adossés, accompagnés de trois étoiles d'or, deux en flancs et une en pointe) et devise "Disjecta quaerendo collegi" dans un phylactère (famille Bigault de Cazenove?). Sur la garde blanche, étiquette gravée de la bibliothèque de Georges Massoulard. Pascal Debailly. "Nicolas Boileau et la Querelle des Satires". Littératures classiques, 2009, 68 (1), 131-144 [en ligne]. Couverture rigide
Bon 6 pièces en 1 vol.
1677 Paris, Ribou, 1677 ; in-12 (149 x 82 mm) de [6] ff., 71-[1] pp., maroquin vert foncé, trois filets dorés en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné aux petits fers, coupes filetées, dentelle intérieure, tranches dorées (Gruel).
Édition originale rare de cette tragédie, publiée la même année que la Phèdre de Racine. Créée sur la scène de l'Hôtel Guénégaud le 3 janvier 1677, elle connut un succès éphémère avant de tomber aux oubliettes de l'histoire. L'universitaire Thomas Pavel a récemment cherché de la réhabiliter : « On s'est posé de nombreuses fois la question de savoir pour quelle raison pendant le premier mois des représentations parallèles de cette tragédie et de celle de Racine les spectateurs ont pu préférer celle-là et négliger celle-ci. Ce choix aurait-il pu être autre chose que le résultat d'un complot ? Et ce complot, en blessant Racine, ne l'a-t-il pas persuadé d'abandonner le théâtre ? Pradon, auteur sans talent, présence néfaste pour le vrai génie, n'aurait été admiré, selon Boileau, que par un “tas grossier de frivoles esprits” (Épître VII. À M. Racine). Et pourtant les rares lecteurs de Phèdre et Hippolyte, disponible depuis 1992 dans la Pléiade consacrée au théâtre du XVIIe siècle [...], sont agréablement surpris de découvrir une oeuvre fort différente de celle de Racine mais bien construite, persuasive et, de surcroît, émouvante. » TRÈS BEL EXEMPLAIRE EN MAROQUIN VERT DE GRUEL. Il provient des bibliothèques Charles Giraud (cat. 1855, n° 1774), Félix Solar (cat. I, 1860, n° 1747) et El. Huillard (cat. I, 1870, n° 644).